Elle flottait, aussi légère qu'une plume. Ses pieds ne touchaient rien, pas la terre, pas le sol, et même pas le plafond, ce qui pour elle serait tout à fait possible avec cette sensation de ne rien peser. C'était aussi comme si rien ne pouvait l'atteindre. Pas même le temps. Si elle devait rester là, dans cet étrange espace, elle se demanda si elle vieillirait. Elle était entourée par une chaleur réconfortante, et une douce lumière qui lui prenait toute sa vision mais qui n'était pas difficile à regarder.

Puis il y eu une rafale de vent et l'espace ainsi que tout ce qui se trouvait autour d'elle commença à changer. Le sol apparut une nouvelle fois sous ses pieds, comme si il s'élevait pour venir à elle au lieu qu'elle soit déposée dessus. La lumière commença à rapidement disparaitre, et elle cligna plusieurs fois des yeux pour enlever les taches résiduelles. Son équilibre était parfait au lieu qu'elle ait l'impression de tanguer comme le Transplannage avait tendance à faire. Mais elle savait une chose pour sûre.

Quelques moments plus tôt, elle ne se trouvait pas dans une forêt.

Elle se mit à la surveiller immédiatement. Les arbres étaient très, très grands, intimidant même. Ils bloquaient presque tout le ciel, et malgré le fait que ce soit mi hiver, beaucoup d'entre eux avaient gardés leurs feuilles. Même si plusieurs étaient aussi encore blanc.

- Hermione ? Elle sursauta. Elle avait complètement oubliée qu'elle n'était pas seule. Se retournant rapidement, elle vit que Ron semblait incertain. – Qu'est-ce que … Non, plutôt, où est-ce qu'on est maintenant à ton avis ?

- Je ne sais pas plus que toi. Répliqua-t-elle, mystifiée. – Je ne sais pas. On … on est entré dans cette lumière, encore, mais je ne pense pas …

- Peut-être qu'Harry est par ici. Dit-il, optimiste pour la première fois depuis longtemps. – Je veux dire, c'est ce que ça a fait avant, enfin presque, non ? Peut-être qu'il est passé par là il n'y a pas longtemps ?

- Ça pourrait être une coïncidence, Ron. On ne devrait pas espérer.

Mais même alors qu'elle disait ça, ses propres espoirs augmentaient, espérant que peut-être, juste peut-être, son meilleur ami était quelque part, peut-être même près de là où ils étaient. Son cœur battant un peu plus vite, elle regarda autour d'elle, puis elle sortit sa baguette.

- Pointe-moi, Harry Potter. Murmura-t-elle, regardant sa baguette tournée et attendant qu'elle s'arrête. Ce qu'elle ne fit jamais. Un peu frustrée – elle avait eut les même résultats à chaque essai qu'elle avait fait, et des résultats similaires d'autres sorts de traque, mais elle avait espéré que ça fonctionnerait, juste parce qu'ils pourraient être proches.

Apparemment, elle se trompait.

- De quel côté on va ? Demanda Ron en tournant complètement sur lui-même pour regarder autour d'eux. – Tout est pareil pour moi.

Hermione se mordilla la lèvre, pensive. Ils ne se trouvaient pas sur un chemin. Il n'y avait rien qui pourrait les conduire à leur ami, et elle doutait vraiment qu'un sort quelconque pourrait les aider. Mais elle en essaya tout de même quelques-uns, évidemment, mais comme elle le pensait, les résultats étaient tous les même.

- Hey, est-ce que tu sens ?

- Sens quoi ? Elle fronça des sourcils, relevant la tête juste un peu et reniflant doucement. Elle trouva rapidement de quoi il parlait. – Est-ce que c'est … l'océan ? … On devrait peut-être …

Elle ne prit pas la peine de terminer. A la place, elle utilisa un autre sort des Quatre-Points, et cette fois elle s'arrêta sur une direction bien particulière, pointant juste à sa gauche. Ils suivirent le chemin rapidement, et elle essaya de calmer ses pensées. Elle avait tellement de choses à lui dire …

Elle mena le chemin, puisque c'était elle qui tenait la baguette, et devait faire très attention à où elle allait. Il y avait beaucoup de taillis et de racines qui n'attendaient que ça pour la faire tomber. Et ce fut une bonne chose qu'elle le fasse, car juste quelques minutes après qu'ils aient commencés à marcher, elle avança presque dans le vide pour tomber dans l'océan.

Ron cria de surprise, et manqua presque aussi de tomber.

- C'était ... c'était juste. Ça va 'Mione ?

- Ça va. Répondit-elle en grimaçant, regardant autour d'elle avec attention après avoir rangée sa baguette et avoir fermement agrippée un arbre. Elle dût pas mal se pencher, et elle était consciente de la prise qu'avait le Weasley sur le dos de son T-shirt, sa propre baguette dans sa main juste au cas où. Elle surveilla la ligne, puis le vit. – Regarde ! Tu vois ça ?

- Voir quo- Sa question fut coupée lorsqu'il se pencha juste assez pour l'apercevoir. Ses yeux s'écarquillèrent et il dit d'un ton impressionné : - C'est … Cette chose doit être aussi grande que Poudlard.

Hermione ne pouvait pas détourner son regard. Si l'imposant château avait été construit pour éviter d'être trouvé – même si pour tout dire, elle ne savait même pas où ils se trouvaient, et donc autant qu'elle sache, une ville pouvait très bien se trouver à un ou deux kilomètres – il n'était pas vraiment camouflé. Il était énorme ils étaient loin de lui, mais il dominait tout de même toute la zone. Les arbres les plus grands faisaient plusieurs étages, si elle se fiait aux fenêtres, et pourtant il y avait plusieurs étages au-dessus. L'endroit où il était placé tirait un peu vers l'océan, et du coup le bâtiment attirait l'attention. Mais la chose qui attirait vraiment le regard était sa couleur.

Un blanc pur qui contrastait vraiment avec le vert des feuillages.

- Est-ce que tu penses ... ?

Il ne finit même pas de peur qu'en parler ruinerait leur chance et écraserait leurs espoirs. Hermione déglutit avant de reculer doucement vers la terre ferme. Juste pour être sûre, elle s'éloigna du bord.

- Recule, tu ne sais jamais quand le bord peut s'effondrer. Prévint-elle.

- Si ça peut supporter tous ces arbres, je ne crois pas qu'il aurait du mal avec nous. Marmonna Ron, mais il recula tout de même. Une fois qu'il fut assez loin, il tourna son regard plein d'espoir vers elle : - Alors, on y va ? Quelles sont les chances qu'on trouve quelqu'un, ou quelque chose, qui ne veuille pas nous tuer ?

- Je dirais que nos chances sont minces en ce moment. Dit-elle avec un léger sourire qu'elle espérait encourageant. – Mais ça vaut le coup d'essayer. Je ne me pardonnerais jamais si on partait et qu'en fait … il était vraiment là.

Ron acquiesça, même si il semblait toujours incertain. Rapidement, il prit son courage et sa détermination à deux mains, une chose qui fut réconfortante pour elle.

Ils se mirent en route, suivant le bord de la falaise en direction du château blanc. Ils devaient rester prudents. Tous deux manquèrent plusieurs fois de glisser ou de tomber dedans. Les branches et le feuillage accrochaient leurs vêtements et leur peau, et à la fin elle décida de faire quelque chose contre ça. En revanche, au bout d'une heure, ils commencèrent à être fatigués de marcher et de se frayer un chemin seuls, et ce ne fut que lorsqu'ils décidèrent de faire une pause que quelque chose d'intéressant arriva.

Ils pensèrent au début que c'était une sorte d'animal. Ils en avaient vu beaucoup, que ce soit des oiseaux ou des insectes. Heureusement, ils ne rencontrèrent rien de bien dangereux, mais personnellement, Hermione se dit que ce ne serait pas une bonne idée d'en ignorer la possibilité. Alors quand les buissons se mirent à bouger, elle sortit immédiatement sa baguette. Ils continuèrent douloureusement, pensant à ce qu'ils pourraient trouver, et, si ils trouvaient Harry, comment la situation allait se jouer. Elle vit que Ron avait fait la même chose, mais au lieu que ce soit quelque chose d'effrayant qui émerge, ce fut quelque chose de petit et rond avec des ailes de chauve-souris qui battaient rapidement l'air pour se maintenir en vol.

- Qu'est-ce que c'est que cette chose ?! S'exclama Ron, abaissant sa baguette dans sa confusion. Quelque chose semblait familier à Hermione, mais elle ne pouvait pas mettre la main sur quoi.

- Je ne sais pas. Murmura-t-elle en guise de réponse. – Ca ne me dit rien … ça semble familier, mais je ne vois pas …

La créature voleta dans les airs avant de passer entre les arbres et leurs têtes. Un moment plus tard, une voix humaine en sortit juste alors qu'elle s'arrêtait assez loin pour qu'ils ne puissent pas l'attraper.

- Qui êtes-vous ? Donnez la raison de votre présence.

Elle était surprise. Est-ce que c'était une nouvelle technologie Moldue ? Ou est-ce que c'était un château appartenant à une organisation magique quelconque ? La voix ne donnait aucune information. Elle était jeune, mais un peu plus âgée qu'eux. Un adulte, dont la voix était terne et décidée. Elle hésita et échangea un regard avec son compagnon.

- Je ... On est là, à la recherche de quelqu'un.

- Qui est-ce que vous cherchez et qui pourrait être ici ? Est-ce que c'était une légère exaspération ou de l'amusement ? Elle ne pouvait pas dire.

- Ça ne vous concerne pas. Répliqua Ron, et elle résista l'envie de lui jeter quelque chose. – Qui êtes-vous, d'abord ?

- Ce n'est pas de cette façon que vous obtiendrez des informations de ma part. Soupira la voix. – Vous êtes juste comme il vous a décrit. J'imagine que vous cherchez Harry, n'est-ce pas ?

- D'où vous connaissez Harry ?! Cracha Ron par-dessus le halètement d'Hermione. – Est-ce que vous lui avez fait quelque chose ? Où est-il ?!

- Vous êtes les dernières personnes qui devraient s'inquiéter de ce qu'on a pût lui faire. La voix avait une once d'irrespect, mêlée de déception. Hermione essaya de repousser le sentiment de culpabilité que ça engendra, comme si elle venait d'être grondée par ses parents. – Mais je peux vous dire qu'il est vivant et en bonne santé. Si c'est tout ce que vous vouliez savoir, vous êtes libres de partir maintenant.

- Pas tant qu'on ne l'a pas vu ! S'exclama le rouquin avec colère. – Laissez-nous le voir !

- Même si il ne veut pas vous voir ?

Le silence les enveloppa, et elle sentit son estomac se retourner. Elle l'avait craint depuis qu'elle était redevenue 'elle-même'. Et si il ne voulait plus leur parler ? Et si il mourrait, sans qu'elle n'ait la chance de s'excuser ? Et si il ne voulait pas l'écouter ? Elle glissa un regard par-dessus son épaule et pût voir que Ron était aussi paralysé, puis elle reporta son attention sur la petite chose :

- Je vous en prie. Supplia-t-elle. – On doit vraiment lui parler. Si … si il ne veut pas nous voir, je comprendrais, mais on a des informations pour lui. Laissez-nous le voir au moins pour ça.

Il n'y eu pas de réponse de la part de la créature pendant un moment, puis elle soupira.

- Et aussi déterminés qu'on me l'a dit aussi. Très bien. Mais la forêt est très dangereuse et il est difficile de la traverser. Quelqu'un se dirige vers vous en ce moment même, alors patientez juste un moment.

- Mais ça va prendre trop de temps. Argua Ron.

- La patience est une virtue. L'autre était définitivement amusé maintenant. – Ne vous inquiétez pas. Lenalee sera avec vous dans juste un instant. Alors tenez le coup jusque-là.

Puis elle battit plus fortement des ailes et d'éleva au-dessus des arbres jusqu'à qu'ils ne puissent plus la voir.

- Qui est Len-ah-lee ? Se demanda-t-il en prononçant le nom lentement. – En tout cas, je ne pense pas que ces personnes soient comme nous.

- A vrai dire, dit-elle avec suspicion, ce château est probablement le quartier général de ces Exorcistes. Je ne peux pas voir où pourrait être Harry sinon. Après tout, ils n'ont pas dit qu'ils ne connaissaient rien à la magie avant.

Un air de compréhension se dessina sur le visage de l'autre avant de former une expression qui criait 'évidemment !'. Elle sourit affectionnément, avant de se sentir coupable. Elle ne pouvait qu'imaginer ce que ça avait pût être pour Harry, surtout après que les deux personnes envers qui il avait le plus confiance l'avaient abandonné quand il en avait le plus besoin … perdu au milieu de ces 'Exorcistes', qu'il ne connaissait pas vraiment, ne comprenait pas, en qui il ne pouvait pas avoir confiance. Avec personne ne sachant la plus petite chose sur la magie. Eloigné de toutes choses familières …

Un sifflement la tira de ses tristes pensées, la rendant à la place alarmée. Sa baguette était dans sa main en l'espace d'une seconde, et sa tête se releva, suivit par celle de Ron, qui ne faisait sans doute que la suivre.

Les arbres s'écartèrent comme si une puissante rafale les secouait, les branches tremblantes violemment alors qu'une personne passait pour atterrir près d'eux. L'expression de Ron disait exactement ce dont elle pensait – 'Qu'est-ce qui a bien pût par Merlin tomber du ciel ?'

C'était une fille – elle se releva presque aussitôt qu'elle fut sur le sol, laissant échapper un soupir de … soulagement ? Inquiétude ? Hermione ne pouvait pas dire, mais l'autre fille était jeune elle se demanda qu'elle était leur différence d'âge. L'autre portait une sorte d'uniforme, jupe courte, veste portant un emblème familier. Mais ce qui attira l'attention d'Hermione fut les étranges et hautes bottes, parce que pour elle ça ne pouvait être que ça, attachées aux pieds de l'autre. Elles semblaient en effet d'origine magique, mais la fille ne portait pas de robe, et elle reconnaissait facilement l'insigne de la Congrégation de l'Ombre maintenant.

Puis la fille posa son regard sur eux, et Hermione manqua presque le sourire de bienvenue qu'elle leur lança. Elle était asiatique, chinoise pour être plus précise, et très belle. Elle pensa, pendant un moment, à Cho Chang, et se demanda ce qu'Harry pensait d'elle.

- Bonjour. La fille ne fit aucun mouvement pour se rapprocher, mais son sourire ne faiblit à aucun moment. – Je suis Lenalee. Je vais vous guider à travers la forêt, si ça vous convient ?

- Est-ce que tu es ... une Exorciste ? Demanda Ron avec juste un peu plus de mécontentement qu'Hermione pensait était prudent d'utiliser.

- En effet. Cilla Lenalee, puis elle haussa les épaules et sourit de nouveau. – Est-ce que c'est mal ?

Le Weasley ouvrit la bouche, et Hermione pouvait dire à son expression que ce qu'il avait à dire n'était pas quelque chose de très plaisant, et donc elle s'avança, espérant rester au moins sur un terrain neutre.

- Non, pas du tout. Elle lui offrit un sourire à elle, et fut agacé de constaté qu'il était tendu. – On est juste … un peu à cran. On s'est … beaucoup inquiété, et maintenant qu'on a-

- Où est Harry ? Coupa Ron, et elle lui lança presque un sort. – Est-ce qu'il va bien ?

Lenalee fronça légèrement des sourcils pendant un court instant, un qui semblait presque déçu et qui fit presque perdre le control à Hermione.

- Il va bien. Répondit sincèrement l'autre d'un ton assez neutre. – Il a été entre de bonnes mains ici. Maintenant, si vous voulez me suivre. Faîtes attention de ne pas marcher dans ses trous. Il y en a plein par ici.

Le changement de sujet était tellement visible qu'Hermione ne pensa pas que l'autre avait tentée de le cacher. Etait-elle déçue ou agacée ? Ca ne semblait pas normal. Elle ne pouvait pas mettre sa baguette dessus, mais elle se doutait qu'il y en aurait d'autres qui arboreraient des opinons secrètes à propos d'eux, et elle ne voulait vraiment pas voir le moment où elle les verrait. Une partie d'elle s'indigna, se demandant quel droit ils avaient de les juger.

Elle la suivit aux côtés de Ron, juste derrière l'Exorciste, et ce fut juste parce qu'il ne faisait pas attention que, quelques minutes plus tard, Ron marcha droit dans un trou et se tordit la cheville. Il fut chanceux qu'elle en ait apprit suffisamment pour faire en sorte qu'il puisse de nouveau marcher, et après quoi elle se sentit un peu plus calme, et peut-être coupable. En revanche ça ne fit qu'augmenter la colère de Ron, et elle remercia les cieux qu'il n'ait rien dit jusque-là.

Mais sa chance était à bout. Ils approchaient du château, le bâtiment les surplombant malgré la distance qui les séparait toujours, quand enfin il parla faiblement, ce qu'elle ne prit pas comme un bon signe.

- Comment est-ce qu'Harry a passé son Noël ? Seul ?

Elle fut surprise à la question. Elle devait admettre qu'elle était curieuse – Noël était passé depuis une semaine, et ça avait été la fête la plus solitaire et pleine de culpabilité qu'elle avait passée. Pour eux deux et probablement pour tout ceux de la Lumière, mais elle s'autorisa un moment d'auto-pitié en pensant que la sienne avait été pire.

- Je pense que tu devrais demander cela à Harry. Les yeux de Lenalee brillèrent de savoir, et Hermione comprit rapidement.

- Tu sais quoi ? Dit Ron en arrêtant de marcher, ignorant les tentatives de la sorcière pour le faire taire. – C'est tout ce qu'on a reçu des gens de votre espèce, et ça ne fait même pas depuis si longtemps ! Vous pensez qu'on est de la merde ou quoi ? Qu'on n'aurait pas dût venir ? Vous nous jugez pour une fichue erreur !

L'Exorciste sembla surpris de le voir s'énerver, puis hésitante. Hermione se demanda si peut-être le léger agacement ou le jugement était juste un fragment de son imagination nerveuse, mais la fille se détendit et adopta un sourire patient, doux qu'une mère avait pour ses enfants.

- Vous savez ... les Exorcistes ... beaucoup ne survivent pas longtemps. Hermione et Ron s'immobilisèrent tous les deux sur place à ses mots inattendus. – Je sais que chacun surmonte ce fait à sa manière ... et que beaucoup, comme moi-même, trouvent le réconfort dans la Maison, et dans les amis. On est tous dedans – on se bat tous ensemble. Comme vous, dans votre propre guerre.

Les mots non prononcés étaient plus visibles pour Hermione, et elle se sentit coupable. Elle aurait dût rester avec son ami, qui était la personne qu'il fallait le plus protéger et surveiller et aider. Elle aurait probablement dût faire beaucoup de choses différemment, et l'excuse d'avoir l'Horcrux autour de son cou semblait vraiment faible dorénavant, même si ça avait été un facteur décisif dans ses actions.

Ron apparaissait opprimer, et avait probablement perdu son envie de râler. Il avait encore plus de raison d'être honteux, et il avait pris la chose encore plus mal qu'elle.

- Mais ! Le sourire de Lenalee devint plus chaleureux, plus sincère. – Ce n'est pas une raison pour être abattu ! Ce qui est fait est fait, et vous avez juste à travailler plus dur pour qu'Harry vous pardonne. Tout le monde fait des erreurs, et vous avez de la chance qu'il n'y ait pas eu de conséquences plus dramatiques, alors prenez cette chance pour ce qu'elle est.

Les épaules du sorcier à côté de Hermione s'affaissèrent, la colère justifiée qu'il avait accumulé et qu'il maintenait pour une future confrontation avec leur ami s'écroulant comme du pain moisi. Elle se sentait elle aussi découragée, mais elle fut la première à suivre de nouveau l'Exorciste.

Les arbres semblaient plus proches les uns des autres qu'avant, mais ça pouvait être son imagination. Ils grimpèrent jusqu'à finalement atteindre les énormes doubles portes se dressant devant eux. Elles étaient gigantesques, tellement semblables à celles de Poudlard, et elle savait qu'elle n'était pas la seule à admirer les nombreuses, très nombreuses fenêtres qui longeaient les murs du château. C'était vraiment un bâtiment magnifique, intimidant d'une manière différente que Poudlard. Peut-être était-ce parce que Poudlard était tout simplement ancien et empli de magie. Ici, en revanche, se trouvait le Quartier Général d'une organisation dédié à gagner une guerre en grande partie secrète.

Une fois arrivés aux portes, Lenalee les conduisit à l'intérieur. Elle était calme, ne regardant pas autour d'elle comme les deux autres derrière elle.

Il y avait des armures familières et des pierres blanches les entourant, et Hermione devait admettre que peut-être Harry n'avait pas été autant exclu de tout ce qui lui était familier que ce qu'elle avait pensé. Tout était si lumineux, brillant, et elle était impressionnée. Les vitraux faisaient pleuvoir sur eux une multitude de lumières colorées alors qu'ils avançaient dans le couloir, et elle avait l'impression d'être dans un rêve.

Ils furent conduit à travers plusieurs couloirs jusqu'à atteindre un balcon surplombant une gigantesque salle avec tellement de vitraux, de chandeliers, et d'autres choses qu'elle avait du mal à se rendre compte de tout. C'était magnifique. Ajoutez les petites formes en-dessous agenouillées en face d'une grande statue et en train de prier, ça semblait presque irréel.

- Bienvenue à la Congrégation de l'Ombre. La nouvelle vois les fit sursauter, et ils se tournèrent pour voir un autre homme chinois les regardant avec attention. – Une vue magnifique, n'est-ce pas ?

Ils acquiescèrent tous les deux, parce que c'était la seule chose qu'ils pouvaient faire. Ils furent surprit de voir l'homme sourire légèrement avec de se présenter :

- Je suis Komui Lee, le Superviseur de cette branche.

- Ravie ... de vous rencontrer. Offrit faiblement Hermione, puis, se reprenant, elle continua d'une voix plus assurée - Je suis Hermione Granger, et c'est Ron Weasley. Est-ce que … allez-vous nous laisser voir Harry ?

- Eh bien, je ne peux pas vous dire non après vous avoir laissés venir jusque-là, n'est-ce pas ? Dit Komui en haussant des épaules. – Bien sûr, tout dépendra de lui. Mais je vais vous conduire à lui. Il se trouve en ce moment à l'infirmerie.

- Pourquoi ? Demanda Ron avec anxiété. – Est-ce qu'il va bien ?

- Oui, oui, il va bien. Répondit l'homme en hochant de la tête avec un petit mouvement de la main. – Il se repose simplement. Il devrait bientôt être libéré, je crois. Je suis sûr que la Matrone était juste prudente, et est allée jusqu'au bout.

Hermione était rassurée d'entendre qu'on s'occupait de lui. Mais elle n'était pas convaincue que ça avait été agréable d'être ici non plus.

- Lenalee, tu peux venir avec nous si tu veux. Je suis certain qu'ils apprécieront la compagnie … enfin, du moment qu'ils ne l'apprécient pas trop, du moins.

- Je comptais leur rendre visite un peu plus tard, après avoir terminée mes rondes. Répliqua la fille avec honnêteté. – Ca ne prendra pas trop longtemps, mais vous devriez y aller sans moi.

- Comme tu voudras. Komui haussa de nouveau des épaules et commença à marcher. Vers la fin du couloir, il pointa en direction de Ron et le prévint avec un froncement des sourcils. – Et toi. Laisse-moi te prévenir. Ne te fait pas d'idées sur ma Lenalee, comprit ? Magie ou pas, elle est hors limites pour des vagabonds !

Ron et Hermione échangèrent un regard stupéfait, puis Ron réalisa qu'il attendait une réponse, alors il cligna des yeux et dit :

- Um, d'accord ? Je ne ferais rien.

- Si tu regardes ma chère sœur d'un mauvais œil … Komui lui lança un regard démoniaque, et quand il sembla réaliser que le garçon disait la vérité, il sourit de nouveau. – Bon, du moment qu'on se comprend. L'infirmerie n'est pas loin.

Ils échangèrent un autre regard avant de se calmer et de continuer à le suivre. Hermione essayait par tous les moyens de se calmer, chose difficile sur le moment. Ses pas semblaient étrangement bruyants, ainsi que les battements de son cœur. Lançant un regard à son compagnon, elle vit que Ron était dans le même état, si ce n'est pire.

La porte de l'infirmerie était relativement grande, flanquée de deux armures de chaque côtés. Komui leur fit signe de s'arrêter, ce qu'ils firent.

- Attendez un instant.

Puis l'homme disparut à l'intérieur. Ils s'approchèrent pour écouter, ce qui était plus une habitude qu'autre chose. Elle avait été laissée légèrement ouverte, et elle pensa que ça avait peut-être été fait exprès. Ils entendirent des sons de surprise, suivit d'une voix qu'elle reconnue vaguement.

- Komui ! Qu'est-ce que tu fais là ?

- J'ai le droit de rendre visite, non ? Tellement suspicieux ! Souffla Komui d'un air indigné, et elle aperçut un morceau de son long manteau blanc.

- Tu es celui qui est suspicieux. Une autre voix grommela. – Ne joue pas à l'innocent. Ca ne te réussit pas.

- Je ne vois pas de quoi tu parles. Vint la réplique neutre du Chef, suivit par un léger rire qu'elle pût identifier comme étant le Sien. – Harry, tu te donnes vraiment à fond. Si la Matrone arrive et te vois en dehors de ton lit encore une fois elle ne sera pas contente.

- Je ne peux pas m'en empêcher. Arriva la réplique vaguement amusée qui envoya le cœur d'Hermione dans sa gorge. – Je serais bien dans mon lit, mais Lavi a insisté pour voir les livres, et de toute façon j'en avais marre de rester allongé.

- C'est tes funérailles. Rit Komui, et elle fut surprise par la familiarité de la situation. – Mais il se trouve que je suis là pour une bonne raison cette fois. Harry, est-ce que la Matrone t'as dit quand tu seras relâché ?

- Pas vraiment. Répondit Harry avec un ton légèrement étonné. – Mais elle a laissée entendre que je pourrais partir plus tard dans la journée, peut-être pour le déjeuner, et c'est dans pas longtemps.

- Ce n'est pas loin en effet. Je préfèrerais que ça attende jusqu'à que tu sois relâché, mais …

- Mais ... ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Rien de grave, à proprement parler. Mais il y a une petite … surprise qui t'attend. Deux, en fait.

Elle ne s'attendait pas à ce que les portes soient ouvertes de l'intérieur, leur révélant l'infirmerie. Elle étouffa son cri de surprise et se crispa.

L'infirmerie était aussi blanche que les autres salles, mais avait aussi plus de décorations. Les lits étaient semblables à ceux qu'elle avait connus à Poudlard, et il y avait deux rangées, leurs têtes placées contre deux murs opposés. Harry se trouvait trois lits plus loin, assis au bord du lot et faisant face à l'Exorciste, Lavi, qu'elle se rappelait bien. Tous deux étaient entourés de livres et de papiers, rendant la scène presque comique. Allen se trouvait sur le lit à la gauche de Lavi, un Link endormi à côté de lui, et ils les regardèrent avec une surprise totale.

Hermione était trop surprise et pétrifiée pour dire quoi que ce soit, et elle se douta qu'il devait en être de même pour Ron, qui se tenait droit comme un pic à sa gauche. Ses yeux rencontrèrent ceux d'Harry, et elle se sentit se crisper encore plus.

Harry était différent. Ses yeux étaient différents. Ses cheveux étaient un peu plus long, un peu mieux coiffés. Ses lunettes étaient plus petites qu'avant, propres, et elles étaient placés devant des yeux verts qui montraient le savoir, le pouvoir, et la connaissance qui n'étaient pas là avant qu'ils ne partent. Il y avait quelque chose en lui qui semblait montrer de la résignation. Il avait été bien nourrit, et il semblait être en bonne santé, mais c'était ses yeux qui l'inquiétait le plus.

- ... Ron ... Hermione. Commença Harry en premier, et rien que ça montrait sa personnalité. – Comment est-ce que vous nous avez trouvés ?

- Ça. Ron semblait vouloir plaire parce qu'il sortit le déluminateur que Dumbledore lui avait laissé et le tint devant lui. – Je ne sais pas comment à fonctionne. Mais un jour, quand on était ... quand vraiment …

Il sembla se battre avec lui-même pendant un instant :

- Ça a absorbé toutes les lumières de la pièce et on savait … alors on l'a sorti et il nous a amené à une gare. Et quand ça a recommencé, ça nous a amené à ... Godric Hollow, après ... l'attaque. Puis ça nous a amené près d'ici.

- Je vois ... Il y eut un silence tendu avant qu'Harry ne soupire. – Et ... pourquoi êtes-vous revenus ?

Elle ne pouvait pas nier que ça faisait mal d'entendre cette question, posée si calmement, et elle craignit que peut-être il était trop tard. Elle était pourtant plus choquée qu'il pose une telle question en face d'autres personnes. Qu'il s'attende à ce qu'ils se vident devant une audience. Elle le regarda et vit que Ron le prit de la même manière, et son expression montra une certaine traitrise. Alors qu'elle savait qu'il ne pourrait probablement pas se décider à dire tout ça en face des autres, elle était fatiguée de se sentir aussi mal, même si ça ne changera probablement pas pendant un long moment. Si elle le devait, elle irait jusqu'à le supplier.

- Harry, on- Komui la coupa avant qu'elle n'ait le temps de terminer :

- Je vais voir la Matrone, soyez sage.

Puis il se glissa par la porte, la refermant derrière lui, le bruit de ses pas s'effaçant après quelques secondes. Elle dût prendre une autre profonde inspiration et se préparer de nouveau.

- Harry, on regrette vraiment ce qu'on a fait. Je sais … Je sais que ça n'a pas été facile pour toi et on … il n'y a rien que je puisse dire pour t'expliquer à quel point on est désolés, et il n'y a pas vraiment d'excuse pour ça non plus.

Harry les regarda avec plus d'attention qu'avant, et elle essaya d'ignorer les regards des autres présents dans la pièce. Il fronça des sourcils dans sa direction, puis se détourna et se remis à trier les papiers. C'était étrange de le voir si studieux. Quand il ne répondit pas pendant plusieurs longues secondes, Ron perdit sa patience.

- Ecoute. Commença le rouquin avec une voix beaucoup plus faible que les autres avaient attendu. – Ca n'a pas été facile pour nous non plus, okay ?! Ce n'est pas comme si on n'avait fait que rester assis à nous morfondre. Qu'est-ce que tu veux qu'on dise ?

- Ce n'est pas une attitude à avoir quand on essaye de se faire pardonner par quelqu'un. Répliqua immédiatement Harry, faisant sursauter ses deux visiteurs. Ron serra les poings, sa colère grimpant, et sa culpabilité faisant sûrement de même. Hermione cligna des yeux pour faire disparaître les premières traces de larmes – elle s'y était attendu ! – mais c'était plus difficile qu'elle n'aurait aimée l'admettre.

- Harry. Hésita-t-elle. – Je ... ne t'en veux pas pour être en colère contre nous. Si ... Si tu ne veux plus qu'on soit amis, je peux aussi le comprendre. Mais, j'ai fait quelques recherches pendant qu'on était … partis. Au moins pour ça, laisse-nous t'aider.

Il en termina avec ses papiers, puis les plaça sur la pile de livres la plus proche, le regard pensif, puis haussa des épaules :

- D'accord.

Il y eut un moment de silence avant que Ron ne lâche :

- ... D'accord ?!

Harry les regarda avec un regard légèrement calculateur puis leur fit un léger sourire. Elle se demanda si elle était la seule à remarquer la touche de tristesse dedans.

- Je ne peux pas me permettre de refuser des informations dorénavant. Admit-il, et elle se demanda vraiment ce qui avait pût lui arriver pour le faire autant changer. – Hermione est intelligente, elle pourra au moins m'aider à comprendre certains trucs qui me tracassent depuis un moment. En espérant. Au moins je suis sûr que ça ne dérangera pas Komui si vous restez un peu.

Hermione ne savait pas si c'était mieux que d'être jeté dehors ou non. Ils avaient le droit de rester. Mais Harry ne semblait pas prêt à leur pardonner pour quoi que ce soit, ne semblait pas enclin à penser à eux en tant qu'amis. Elle supposa que c'était mieux, parce que si les informations pouvaient l'aider d'une façon ou d'une autre, alors ça valait le coup. Même si ça faisait mal.

Ron cligna plusieurs fois des yeux, paraissant comprendre l'attitude froide avec laquelle ils étaient traités. Il gigota, mal à l'aise, sans doute incertain de la manière dont il devait agir maintenant.

- Au fait, comment le Ministère s'est-il occupé de l'attaque sur Godric Hollow ? S'enquit Harry. – Je pensais qu'ils essayeraient de couvrir l'affaire.

Ron et Hermione échangèrent un regard avant qu'Hermione ne s'aventure doucement :

- A vrai dire, c'est quelque chose que je voulais voir avec toi. Elle fouilla dans son sac pendant un moment avant de trouver ce qu'elle cherchait. Elle le sortit et hésita avant de faire un pas en avant, la jeune femme aillant l'impression de trépasser. Elle approcha le lit de Lavi, et le tendit inconfortablement quand elle approcha. Elle était contente que Ron l'ait suivie.

Il prit le paquet avec curiosité, puis le retourna pour voir clairement ce que c'était. Elle pût clairement voir son expression lorsque ses yeux s'écarquillèrent.

- Qu'est-ce que ?! S'exclama-t-il avec incrédulité. Lavi se pencha en avant et rit. Allen pencha la tête sur le côté, curieux.

- Eh bien, commença-t-elle. Personne n'aurait imprimé l'histoire – le Ministère a vraiment essayé de la couvrir. Mais le photographe, un homme du nom de Simm, clamait avoir été présent durant l'attaque. Il l'a imprimé en masse, ce que t'es en train de regarder, mais au lieu de le vendre il allait partout pour le donner, s'infiltrant dans des maisons et des magasins. Pour autant que je sache, il a réussi à ne pas se faire attraper, mais le Ministère le recherche activement.

Elle savait que disait le paquet. C'était le rapport très détaillé de Simm sur ce qui s'était passé durant l'attaque, de l'avertissement initial par un jeune homme blond, à la fin maussade quand tout était détruit et qu'il était partit. Parmi tout ça se trouvait une bonne partie concernant Harry. Elle avait une bonne raison de ne pas faire confiance aux reporters, alors elle avait envie d'ignorer les choses les plus choquantes de l'article, mais elle ne pouvait pas dire pour sûr si elles étaient véridiques ou non. Sincèrement, elle l'espérait, mais la présence de photos semblait lui prouver qu'elle se trompait. Alors que l'histoire par elle-même était plutôt longue, à cause des détails et des citations, la véritable raison de son épaisseur venait du grand nombre de photos. C'était daté du jour de l'attaque, juste un peu plus de deux semaines auparavant.

La photo sur la couverture montrait un de ces Akumas, qui étaient aussi expliqués en détails dans l'article, flotant horriblement près et préparant ses canons avant qu'une figure floue ne le découpe de par en dessous, sautant et se tournant tout en jetant un sort. La photo serait alors illuminée de blanc avant de recommencer. Elle l'avait regardée pendant un long moment. Ça avait un mouvement aussi impressionnant que dangereux.

Elle espérait aussi que la partie sur un homme mourant dans les bras d'Harry n'était pas vraie. Il n'y avait pas de photo pour accompagner ce fait, mais il y avait des citations. Simm clamait qu'il avait une mémoire photographique, mais elle pensait que c'était juste pour embellir la chose. D'un côté ou d'un autre, de telles nouvelles à propos du Garçon-Qui-A-Survécu avait eu un grand impact sur la communauté magique, renforçant la confiance de la population, et plus que tout, leur espoir.

Harry se frappa le front avant de tourner la page, son visage se colorant juste un peu alors que ses yeux passaient rapidement sur les compliments de son apparition.

- C'est une blague. Marmonna-t-il. – Partout où je vais ...

Quelques moments plus tard, il tourna l'avant dernière page et regarda l'image de lui, son regard baissé vers la main qui perçait son torse, suivit d'une autre image en-dessous qui le montrait en train d'échanger des coups avec Tyki Mikk, dont le visage n'était jamais révélé. C'était la dernière image, et la dernière page contenait surtout des encouragements pour la communauté sorcière, et il fut embarrassé de voir qu'il avait été cité.

- Si tu n'étais pas célèbre avant … Sourit Lavi avec amusement. – Je suis sûr que c'était pour le mieux. Peut-être.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Allen. – Quelqu'un a pris des photos d'Harry ?

Harry le passa avec un soupir :

- Désolé ... ça te dérange si je le garde pour que je puisse le lire en détails plus tard ?

- Tu peux le garder. Se dépêcha de répondre Hermione. – Après tout je n'en ait pas besoin.

Harry hocha distraitement de la tête. Il ouvrit la bouche, peut-être pour les remercier, mais c'est à ce moment que les portes de l'infirmerie s'ouvrirent à la volée et qu'une femme plus âgé entra, suivit par Komui. Elle regarda Harry et fronça des sourcils.

- Et que croyez-vous faire ? Juste parce que vous vous sentez bien ne veut pas dire que vous allez bien ! Siffla-t-elle. – Retournez sur votre lit, Mr Potter, ou je vous y forcerais.

Harry se leva rapidement, passant à côté de Ron et d'Hermione, et se glissa sur le lit en face de celui d'Allen. Il se s'allongea pas pour autant et à la place s'assis sur le rebord.

- Alors, Harry, quelles sont les nouvelles ? Demanda Komui de sa position à l'entrée. – Est-ce que tes amis restent ?

- Si ça vous va. Répliqua rapidement le jeune homme. – Je pense qu'ils pourraient m'aider, et Hermione a parlée d'informations importantes.

Komui fixa l'autre du regard pendant un moment avant de hocher la tête :

- Certainement. Mais soit prudent, Harry, et ne te rend pas encore malade. Je viendrais te voir plus tard pour les arrangements.

Harry eut la décence de paraître honteux avant de hocher la tête. Komui s'éclipsa par la porte. L'autre femme se plaça ensuite devant lui, et Hermione avança vers le bord du lit, se sentant un peu anxieuse. Elle sentit Ron se placer à ses côtés, et elle ne manqua pas le froncement de sourcils de la Matrone.

- Très bien, Mr Potter. On enlève le T-shirt.

Harry n'y réfléchit pas à deux fois avant d'attraper le bas de son haut et de le passer par-dessus sa tête. La première chose qu'elle remarqua fut l'étranger objet attaché sur l'avant-bras du brun et qui maintenait fermement sa baguette en place. La deuxième chose qu'elle nota fut les bandages qui couvraient le torse et l'estomac de son ami. Elle serra les dents alors qu'elle regardait Harry faire ce qui lui était demandé, levant ses bras droits au-dessus de sa tête.

- Est-ce que ça gêne ? Des pincements, des sensations d'étirements ?

- Pas vraiment. Répondit-il alors qu'elle commençait à défaire les bandages. Voyant le regard terne de la Matrone, il changea : - Je me sens courbaturé, c'est tout.

Elle hocha la tête et continua. Il n'y avait rien d'étrange en dessous des bandages. Elle appuya doucement sur les côtes du jeune homme, et le voyant secouer la tête, appuya plus fort. Elle continua ses petits tests avec attention.

En attendant, Hermione et Ron étaient conscients qu'Harry avait aussi changé physiquement. Il avait toujours été en forme, mais maintenant il avait des muscles puissants qui s'étaient développés durant son séjour ici. Ses bras étaient ce qui était de plus visible. Hermione détourna son regard quand il l'a vit regarder, se sentant un peu mal à l'aise et concernée.

- Très bien, Potter. Puisque Komui insistait et que vous semblez vous être vite rétablit, vous pouvez quitter l'infirmerie. Mais si je vous trouve en train de vous ruiner la santé, vous le regretterez, vous me comprenez ?

Il acquiesça avec joie, se glissant hors du lit et attrapant son haut. Il le remit, puis se tourna vers Lavi.

- Où est-ce que je dois mettre les livres ? A la librairie ?

- Je suis sûr que Yuu n'aimerait pas le désordre. Lui dit Lavi avec un rictus. – Je vais m'en occuper. De plus, je ne vais nulle part, et je veux les lire. Ils sont fascinants.

- Tu es sûr ? Le visage d'Harry ainsi que le ton de sa voix montrait son inquiétude. – Est-ce que tu veux que je prenne ceux que tu as déjà lus alors ?

- Non non, c'est bon. Fit l'autre avec un mouvement de la main. – Ne t'inquiète pas pour ça. Va prendre une pause au moins. Tu as la chance de pouvoir partir d'ici avant Allen et moi, alors soit content.

- Oh, je le suis. Rit Harry. – Complètement. Merci alors. Je repasserais. Je peux te prendre quelque chose ? Toi aussi, Allen.

Allen leva les yeux du paquet avec une légère surprise avant de sourire :

- Je n'ai besoin de rien, merci. Ils m'amènent toujours plein de nourriture, et il n'y a rien d'autre qui me ferait plaisir. Tient, le document.

Harry alla reprendre le paquet et s'arrêta lorsque le sourire de l'autre s'élargit.

- Je n'ai pas pût le voir vraiment, mais on dirait que tu t'es bien défendu. Bien joué.

Il rougit et hocha de la tête, semblant plus satisfait qu'Hermione aurait pensée.

- Je n'ai besoin de rien non plus, donc tu peux y aller, 'kay ? Dit à Yuu que je lui dis de venir nous voir. Salua Lavi en prenant un livre.

- Je le ferais. Salua Harry en retour. – A plus tard.

Il se retourna vers Hermione et Ron et hocha de la tête :

- Venez. Je suis affamé, et vous ?

Ron hocha de la tête avec hésitation.

- Parfait. Malgré ses ... excentricités, les plats de Jerry sont fabuleux. Sourit Harry en avançant vers la porte. – Vous pouvez demander tout ce que vous voulez. Je n'ai pas été capable de trouver une recette qu'il ne connaisse pas, pas encore. Laissez-moi juste passer par ma chambre pour me changer et déposer ça.

Hermione acquiesça, un peu excitée de voir le reste de l'Ordre. Elle essaya de calmer les papillons dans son estomac.

Les choses ne s'étaient pas passées comme elle l'avait souhaitée, mais elle avait une autre chance. Elle allait la prendre avec ses deux mains, elle refusait de la laisser passer.