Auteur : All About Eric

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Romance/Angst

Disclaimers : Tout l'univers de Sookie et Eric appartient à Charlaine Harris. L'histoire que vous allez lire appartient à All About Eric. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Bêta : GingerRin...Merci Marine!

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 1 -

-PoV Sookie-

Je n'oublierais jamais la première fois où je vis le Roi.

J'avais sept ans, et j'étais appuyée contre le mur du grand hall du palais, agrippant fermement la main de ma grand-mère en attendant d'être identifiée.

J'étais récemment venue vivre avec ma Gran, qui était une femme de ménage au palais, après la mort de mes parents dans une crue éclair. Jason, mon frère aîné, était parti vivre avec le frère de Gran. Ça ne l'avait pas dérangé; lui et Oncle Bartlett s'était toujours bien entendu, et Gran pensait qu'un garçon devait avoir un modèle masculin, et son propre mari était mort depuis longtemps. J'avais mes propres raisons d'être heureuse que ce soit Jason et pas moi qui soit parti à Monroe. Jason me manquait, mais je savais que tout irait bien; il n'était pas au goût d'Oncle Bartlett. Depuis aussi longtemps que je pouvais m'en rappeler, j'avais toujours su ce que mon grand-oncle éprouvait pour moi, même s'il n'avait jamais rien dit à haute voix. Il n'en avait jamais eu besoin. Son esprit avait juste une impression dégoûtante.

Le groupe d'adultes autour de moi bougea légèrement, et j'essayai de jeter un coup d'oeil sous le bras de l'homme devant moi, mais je ne vis pas grand chose. J'étais plus curieuse qu'autre chose. Même si les vampires avaient pris le contrôle de l'Amérique il y a des années, j'en avais rarement vu. Mes parents avaient toujours bien pris garde à me garder à l'abri la nuit, et notre maison était au bout d'une route sans fin à l'extérieur d'une petite ville de Louisiane, et il n'y avait aucune raison qu'un vampire passe par là. Depuis mon arrivée deux jours plus tôt, j'avais cherché à en voir, mais Gran ne m'avait pas laissée sortir après le couché du soleil.

A cet instant, l'homme devant moi se décala, et me donna une vue claire. Un jeune homme de notre groupe était en trai nde s'avancer vers le milieu du grand hall, dans une flaque de lumière. Il semblait nerveux mais il savait quoi faire (on avait tous été briefé très prudemment) et il commença par s'incliner avant de tourner lentement sur lui-même, laissant toute la cour le voir. Un faible murmure résonna lorsque tous les vampires inspirèrent pour mémoriser son odeur, alors que le Chef du Personnel donnait son nom et sa position. Avec leur mémoire presque parfaite, il était désormais catalogué dans l'esprit de chaque vampire présent comme intouchable. Je savais vaguement que c'était pour ça que j'étais venue vivre avec Gran; elle m'avait expliqué que même s'il y avait beaucoup de vampires dans le palais, je serais bien plus en sécurité ici que presque n'importe où, parce que le Roi avait ordonné que les vampires qui vivaient, travaillaient ou venaient en visite au palais n'avaient pas le droit de se nourrir d'un membre des Services Domestiques; c'était immoral et complètement inutile; il y avait bien assez de donneurs volontaires. C'était pour ça que, chaque mardi, toute addition ou altération à la population servante devait paraître à ce qu'ils appelaient la parade d'identification, et c'était mon tour ce soir.

Le Chef du Personnel donna à l'homme un bracelet en acier couvert d'un morceau d'émail bleu, ce qui était une autre mesure de sécurité; ça voulait aussi dire 'ne pas toucher', et tous les vampires absents à la parade reconnaîtraient et respecteraient le bracelet. Le porter n'était pas obligatoire, mais s'il arrivait quelque chose, ceux qui ne le portaient pas ne pourraient s'en prendre qu'à eux-même. Gran portait toujours le sien, mais l'émail était jaune, ce qui indiquait qu'elle était en charge d'une équipe. Le jeune homme s'inclina à nouveau et quitta la flaque de lumière et un autre homme s'avança et ça continua. Et ça continua. Et ça continua. Je commençai rapidement à m'ennuyer. J'écoutai les pensées des gens autour de moi, mais personne ne pensait à rien d'intéressant; en tout cas, rien d'intéressant pour une fille de sept ans. Puis je tournai la tête vers la gauche, et soudainement, je fus intéressée.

Il y avait une scène, un peu comme celle pendant les assemblées à mon ancienne école, sauf qu'elle était en pierre; trois larges marches y menaient, et la scène était couverte de bannières noires, chacune décorée d'une plume en or stylisée ou d'une immense épée brodée, la garde haute. Au sommet des marches se trouvait un trône en or recouvert de coussins en velours rouge. Il y avait une vraie épée appuyée contre le trône, presque aussi grande que celle sur les bannières, et assis sur le trône se trouvait le Roi.

Il y avait d'autres vampires sur la scène, et des humains aussi, mais le Roi fut celui qui attira mon regard. Il semblait plutôt détendu, une de ses chevilles posée sur son autre genou, ses coudes posés sur les repose-bras du trône, et ses doigts entremêlés sous son menton alors qu'il observait attentivement les humains qui allaient et venaient. Il portait une bague en or avec un énorme rubis dessus, et la pierre attrapait la lumière des torches à chaque fois qu'il bougeait.

J'étais fascinée. Il ne ressemblait à personne que j'ai jamais rencontré, que ce soit à la maison, à l'école ou à l'église. Il était beau. Il était habillé tout en noir, et il semblait plutôt jeune pour un adulte - il avait l'air d'avoir le même âge que mon Papa, mais il ne ressemblait pas du tout à mon Papa. J'aurais cru que sa couronne serait beaucoup plus extravagante, mais ce n'était qu'un simple cercle d'or sur ses cheveux blonds, qu'il avait très longs; je n'avais jamais vu de tels cheveux chez un homme auparavant. Ils descendaient bien en-dessous de ses épaules.. Ils étaient presque de la même couleur que la couronne et tout aussi brillants. Ses yeux d'un bleu brillant étaient fixés sur la jeune femme actuellement dans la lumière mais il n'y avait pas vraiment d'expression sur son visage pâle. Je me dis qu'il avait l'air de s'ennuyer, comme moi.

Puis je remarquai quelque chose de bizarre. Il luisait. Ce n'était pas vraiment remarquable mais j'en étais sûre. Les seules parties de sa peau que je pouvais voir étaient son visage et son cou et un peu de son torse dans le col en V de sa chemise, et ses mains, mais tout luisait, comme les étoiles fluorescentes collées au plafond de ma chambre à la maison. Je regardai autour de moi et vis que tous les autres vampires présents luisaient aussi! Je pouvais voir des visages et des bras et d'autres parties de corps là où leurs vêtements ne les recouvraient pas (certains d'entre eux ne portaient pas grand chose - j'étais surprise qu'ils n'aient pas froid). Oh, c'était trop cool! Je ne savais pas que les vampires luisaient dans le noir! Je tirai sur la main de ma grand-mère.

"Gran, pourquoi ils luisent?"

Gran se pencha vers moi et me fit signe de me taire, mais je ne renoncerais pas si facilement.

"Mais Gran, pourquoi?"

"Pourquoi quoi mon chou?" La voix de ma grand-mère était basse, mais ma voix était forte et semblait porter comme celle de tous les enfants, surtout quand ils étaient en train de dire quelque chose de potentiellement embarrassant.

"Pourquoi ils luisent comme ça?"

"Qui, chérie?"

"Tous les vampires!"

"Tais-toi maintenant, Sookie, ils ne luisent pas."

"Si, ils luisent! Regarde! Je peux les voir! Tu ne peux pas les voir, Gran? Tu ne peux pas voir qu'ils luisent?"

Les gens autour de moi commençaient à s'agiter, et une expression inquiète apparut sur le visage de ma grand-mère. Elle me prit dans ses bras et commença à reculer dans le groupe, mais c'était trop tard. Les têtes des vampires s'étaient tournées vers nous en entendant mes questions insistantes.

Puis le Roi regarda dans notre direction.

Instantanément, tout le groupe d'humain se figea. Personne ne bougea d'un muscle alors que nous étions scannés par ce regard bleu glace inhumain. Je sentis les bras de ma grand-mère trembler légèrement, et je gigotai lorsqu'ils me serrèrent trop fort. Je ne pouvais plus respirer.

"Gran, lâche-moi, tu me fais mal!"

J'entendis ma grand-mère prendre une brusque inspiration, et regardai autour de moi pour voir les yeux du Roi s'attarder sur nous. Ses mains reposaient maintenant sur les repose-bras de son trône, et alors que je le regardai, il nous fit signe d'approcher du doigt.

Immédiatement, ma grand-mère s'avança, me gardant dans ses bras. Elle s'avança jusqu'à entrer dans la lumière, et le Chef du Personnel lui lança un regard noir parce qu'elle l'embarrassait. Il ne pouvait rien dire, cependant, en présence du Roi.

Puis le Roi parla.

"Posez l'enfant." La voix était aussi froide que les yeux.

Gran me posa au sol et fit une révérence avant de me tourner vers le Roi, ses mains restants sur mes épaules d'une manière protectrice.

"Reculez."

J'entendis Gran prendre une profonde inspiration, mais elle n'osa pas protester. Je sentis ses mains me relâcher et soudainement, je me retrouvai toute seule dans la flaque de lumière.

Le Roi se pencha en avant et alors que je le regardai droit dans les yeux, je sus à quoi il me faisait penser. J'étais allée au zoo avec mes parents récemment, et j'avais vu ce vieux lion dans un des enclos, allongé à l'ombre. Lorsqu'il avait regardé paresseusement autour de lui, il avait croisé mon regard et s'était focalisé sur moi. Ça avait été plutôt effrayant. J'avais soutenu son regard pendant quelques minutes, incertaine de ce qu'il allait faire, mais finalement, il avait tourné la tête et recommencé à regarder l'horizon. Le vampire qui m'étudiait maintenant me faisait penser à ce lion; allait-il m'attaquer ou se contenterait-il de m'ignorer? Il avait une sorte d'impassibilité qui me donnait l'impression qu'il pourrait devenir très dangereux très rapidement, comme le lion.

Je sentis une sorte de démangeaison dans ma tête et je levai la main pour gratter ma tête blonde. Un murmure résonna dans la pièce. La démangeaison empira et je secouai la tête pour essayer de m'éclaircir les idée avant de reposer mon regard sur le Roi. Ses yeux se plissèrent. Puis il parla à nouveau.

"Quel est ton nom, enfant?"

Bon, ça c'était plutôt facile.

"Je m'appelle Sookie. Sookie Stackhouse, et j'ai sept ans."

"Pourquoi es-tu là ce soir, Sookie Stackhouse?" Il y eut un mouvement derrière moi et ma grand-mère prit la parole.

"C'est ma petite-fille, votre majesté, elle est..." sa voix s'étrangla dans sa gorge lorsque le Roi tourna son attention vers ma Gran. Je sentis qu'elle était vraiment nerveuse.

"Silence." Puis il me regarda à nouveau. Il ne clignait pas beaucoup des yeux. Je me dis qu'il jouait peut-être à un jeu avec moi, qu'il me fixait comme Jason le faisait, pour voir qui serait le premier à détourner les yeux. J'aimais ce jeu.

"Je t'ai demandé pourquoi tu es là ce soir."

"Je suis venue vivre avec ma Gran. Ma maman et mon papa se sont noyés et je n'ai nulle part d'autre où aller."

"Ta...Gran." Le mot lui semblait inconnu. "Adele Stackhouse est ta grand-mère?" Ma première rencontre avec une mémoire vampirique, mais à l'époque, je n'étais pas surprise qu'il connaisse son nom. Je pensais que tout le monde connaissait ma Gran, et donc j'étais simplement surprise qu'il ait besoin de me demander. Je me dis qu'il n'était peut-être pas très intelligent.

Je hochai la tête. "Oui, c'est ma Gran. Je vous l'ai déjà dit."

Un halètement échappa aux autres humains et aux gardes lycanthropes. En y repensant, je réalise qu'ils étaient horrifiés par ma réponse. Ne savais-je donc pas à qui j'étais en trainde parler? Enfant ou pas, il y a quelque chose qui s'appelle l'instinct de survie, et apparemment, je n'en avais pas.

Le Roi continua à me fixer sans cligner des yeux. Il semblait réfléchir à sa réponse.

"Tu peux nous voir luir." Ce n'était pas une question.

"Ouais, c'est très joli."

"Joli?" Ça le surprit; un sourcil se haussa à moitié - une réaction plutôt impressionnante venant d'un vampire.

"Uh-uh, c'est comme les lucioles autour de ma maison. Mon papa disait toujours que c'était des fées, mais je savais que c'était juste des lucioles. Papa racontait beaucoup d'histoires de fées."

Une nouvelle pause. Puis le Roi se renfonça sur son trône et jeta un coup d'oeil à ma grand-mère. Je savais que ses pensées étaient un mélange de fierté parce que sa petite-fille était assez courageuse pour ne pas être intimidée par un roi vampire, et d'inquiétude parce que sa petite-fille était assez stupide pour ne pas être intimidée par un roi vampire.

Puis j'eus un gros choc. J'essayai d'écouter les pensées du Roi et fus très surprise de découvrir que je ne pouvais pas l'entendre. J'essayai à nouveau mais il n'y avait qu'une sorte de vide dans ma tête. Je me tournai vers ma grand-mère pour lui dire,

"Gran, je ne peux pas l'entendre!"

Elle fut complètement surprise par cette étrange remarque.

"Quoi? Je veux dire, pardon?" dit-elle en me regardant, donc je montrai le Roi du doigt et dis,

"Lui! Je ne peux pas l'entendre!"

Cette fois-ci, un murmure choqué agita la pièce. Les vampires étaient tous complètement silencieux et toujours en trainde m'observer alors que je me tenais dans la lumière, mais les humains étaient tous en train de discuter entre eux. Apparemment, j'étais non seulement assez malpolie pour répondre au Roi, mais ensuite je lui avais tourné le dos et maintenant, je le pointai du doigt comme s'il était une attraction de foire! Ils ne pouvaient pas se rappeler de la dernière fois où quelque chose de ce genre était arrivé! Tous les yeux se posèrent vers la silhouette immobile sur la scène pour voir comme il réagirait à cette triple insulte, et graduellement, le silence retomba.

Lorsque plus le moindre son ne fut audible, le Roi se pencha à nouveau en avant pour m'étudier. Il sembla prendre une décision et regarda ma grand-mère.

"L'enfant devrait être au lit. Emmenez-la. Et enseignez-lui la politesse." Je sentis le soupire de soulagement mental de Gran. Il avait accepté ma présence dans le palais.

"Oui, votre majesté," dit Gran. "Merci, monsieur." Elle refit une révérence, m'attrapa rapidement et me porta loin de la lumière, vers la porte de service. Une fois qu'on fut loin du hall, elle me posa par terre et s'appuya contre le mur. Elle tremblait de tout son corps maintenant que sa tension retombait, mais je savais qu'elle avait plein de questions.

"Qu'est-ce qui ne va pas, Gran?"

"Rien, chérie." Ma grand-mère s'interrompit, et me demanda ensuite, "est-ce qu'ils luisent vraiment?"

"Oui," dis-je. "Tu ne peux pas les voir?"

"Je suppose que mes yeux se font vieux," dit-elle en m'attrapant par la main et en m'entraînant vers l'aile des servants.

Alors qu'on montait dans l'ascenseur de service, je pus entendre l'esprit de ma Gran essayer de décider si elle devait me poser une autre question ou non. Elle pensait à un mot que je ne connaissais pas.

"C'est quoi hypnotiser?"

"Pardon?"

"Tu te demandais si le Roi avait essayé de m'hypnotiser. C'est quoi hypnotiser?"

Ma grand-mère me regarda avec consternation.

"Comment sais-tu que je me demandais ça, Sookie?"

"Tu l'as dit dans ta tête."

"Dans ma tête?"

"Uh-uh. Les gens disent tout le temps des trucs dans leurs têtes. Papa disait que ce n'était pas poli d'écouter - que c'était comme de lire leur journal intime, mais je ne peux pas toujours l'ignorer, et de toutes façons, je pensais que ça ne te dérangerait pas."

On était arrivées dans nos quartiers maintenant, et Gran ouvrit la porte. Parce qu'elle était une des servantes les plus expérimentées, elle avait une adorable petite suite - une chambre, un salon, une petite kitchenette et sa propre douche. La plupart des servants vivant au palais devaient partager les sanitaires, mais elle avait son intimité, et assez de place pour accueillir une petite petite-fille.

Elle verrouilla la porte derrière nous et se laissa tomber sur le canapé, m'attirant devant elle.

"Maintenant, dis-moi honnêtement, ma puce. Ne t'inquiète pas, je ne suis pas fâchée, dis-moi juste la vérité. Peux-tu toujours entendre ce que les gens...disent dans leurs têtes?"

"Ouaip."

"Okay, chérie; dis-moi, à quoi je pense là?"

J'attrapai la main de ma grand-mère dans la mienne. "C'est plus facile si je te touche," dis-je.

Je devins sérieuse pendant un moment et écoutai attentivement avant de dire, "tu penses à quelqu'un qui s'appelle Fintan et tu te demandes si c'est à cause de lui que je peux t'entendre. C'est qui Fintan, et pourquoi il te rend triste?"

Je fus surprise par la réaction de ma grand-mère. Elle se renfonça sur le canapé et me regarda fixement pendant une minute avant de se pencher pour me serrer dans bras en me berçant.

"Fintant était quelqu'un que je...connaissais, il y a longtemps. Il était quelqu'un de très spécial, et je pense que tu es très spéciale aussi. Tu me fais penser à lui. Un jour, quand tu seras plus âgée, je te parlerais de lui. Maintenant, dis-moi chérie, est-ce que tu as...sentis quelque chose quand le Roi te regardait?"

Je secouai la tête. "Non, juste une démangeaison."

"Une démangeaison?"

"Ouais, dans ma tête? Je voulais me gratter mais je pouvais pas trouver l'endroit, mais ensuite c'est parti."

"Je vois." Ma grand-mère était sur le point de dire quelque chose d'autre, mais quelqu'un toqua à la porte. Lorsqu'elle ouvrit, je vis un membre du Personnel. Il tendit la main, révélant un petit bracelet. "Le Roi envoie ceci pour votre petite-fille."

"Oh, j'avais complètement oublié. Merci beaucoup d'avoir pris la peine de me le ramener," dit Gran. Elle avait complètement oublié de prendre un bracelet d'identification pour moi suite à cette étrange scène qui venait de se dérouler, et je savais qu'elle était reconnaissante que quelqu'un y ait pensé. Elle était aussi légèrement surprise qu'ils en aient trouvé un si petit si rapidement, il n'y avait pas beaucoup d'enfants dans le staff qui résidait au palais. Elle ferma la porte après son départ et eut l'air songeuse pendant quelques minutes, mais ensuite, elle alla dans son placard et en sortit une boîte à cookies. Elle m'en donna un et me dit, "C'est pour avoir été brave ce soir. Tu as été très courageuse, mais chérie, si jamais tu rencontres à nouveau le Roi - bien que ce soit peu probable - rappelles-toi juste que c'est malpoli de lui tourner le dos."

"Pourquoi?" Ça ne me semblait très grave.

"C'est juste quelque chose qu'on ne fait pas à la royauté. Ils n'aiment pas ça. Et ne montre personne du doigt. Ce n'est pas digne d'une dame."

"Oh. Okay." En seulement deux jours, je m'étais déjà rendue compte que c'était quelque chose qui comptait beaucoup pour ma Gran.

Je mâchouillai mon cookie pendant que ma Gran s'affairait à préparer mes affaires pour aller au lit, et ensuite, elle m'aida à me brosser les dents, et écouta mes prières, et ensuite elle me mit dans le grand lit pour dormir. Elle me caressa les cheveux, et me sourit en essayant de penser à de bonnes choses pour ne pas m'inquiéter. Je n'étais pas inquiète; je ne savais pas pourquoi je devrais l'être.

"Sookie, chérie, est-ce que tu as dit à beaucoup de monde que tu peux entendre ce qu'ils pensent?"

"Ben, à Bon Temps, je l'ai dit à mes copains d'école mais ils se sont moqués de moi et m'ont insultée. Ils m'appelaient Sookie Stackhouse la Cinglée, et ils disaient que j'avais tout inventé."

"Bien, je pense que maintenant que tu es ici avec moi, il vaudrait mieux qu'on en parle à personne. Ce sera notre secret, juste à toi et moi, et comme ça, personne ne t'insultera. Okay?"

"Okay, Gran." Ça me semblait être une bonne idée.

"Tu me le promets, mon chou?"

"Je te le promets."

"Bonne nuit, chérie."

"Nuit, Gran."

Ma grand-mère éteignit la lumière et tira la porte, mais je restai éveillée pendant longtemps, et je pensai au bel homme sur le trône en or, et lorsque je m'endormis enfin, il fut dans mes rêves.


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