Note : hum, bonjour à tous (: alors, tout d'abord, je tiens à vous prévenir que, comme vous vous en doutez, je ne possède pas Teen Wolf ou ses personnages (même si j'aimerais beaucoup avoir Peter rien que pour moi, eheh). Et puis, il faut aussi savoir que c'est ma toute première fic, que je suis super stressée rien qu'à l'idée et que je ne risque pas d'être aussi douée que la plupart des auteurs géniaux que j'ai découvert sur ce site (je passe ma vie sur FF j'ai l'impression, tout ça à cause de vous, vous n'avez pas honte ?), mais, en tous cas, je ferais de mon mieux :D.

Chapitre 1 : Retour vers le futur.

Tout le monde connaît Stiles comme étant la seconde moitié de Scott. Tout le monde les connaît comme étant les meilleurs amis du monde. Deux frères, deux jumeaux. Ils sont le portrait même de l'amitié éternelle et indestructible.

Ce que les gens ignorent, c'est qu'il y a toujours eu quelqu'un avant Scott, qu'il y avait déjà quelqu'un qui occupait le rôle de « Meilleur Ami du Monde, pour la Vie » dans la vie de Stiles.

Avant que les McCall n'arrivent à Beacon Hill, le Shérif était Monsieur DeLano. Un homme merveilleux, qui ressemblait étrangement à un personnage de bande-dessinée aux yeux de Stiles. DeLano avait pris l'agent Stilinski sous son aile, et c'est ainsi que Jess, de trois ans plus âgé, se retrouvait obligé de se coltiner le petit Stiles. Les deux garçons n'avaient rien à voir l'un avec l'autre. Stiles était déjà égal à lui-même, hyperactif, beaucoup trop intelligent et curieux pour son propre bien. Un enfant irritant au possible. Surtout pour un garçon comme Jess, posé, peu enclin aux conversations comme aux relations humaines – s'il pouvait vivre dans sa bibliothèque et ne pas en sortir, il serait heureux. Et personne ne comprenait réellement leur relation. Ils se détestaient. Ils étaient toujours en train de se disputer, de se hurler dessus ou à se plonger dans les pires embrouilles. Et pourtant, si l'un d'eux entendait quelqu'un dire de mal de l'autre, ils fonçaient tête baissée pour défendre leur honneur.

Puis, un jour, Jess atteint l'adolescence, creusant les tensions qui régnaient dans leur duo. La mère DeLano finit par quitter la ville, sans prévenir personne, délaissant mari et fils. Aggravant le mauvais caractère de Jess. Stiles était assez grand et mature pour savoir qu'il y avait bien des moyens d'aider son ami mais ils décidèrent d'un accord tacite qu'ils se contenteraient d'augmenter leur quota de bêtises. Ils firent sûrement quelque chose de grave, ils finirent sûrement par dépasser les bornes, parce qu'un jour, Stiles ne trouva personne chez les DeLano. Et son père lui apprit que le Shérif avait pris sa retraite, était parti rejoindre de la famille à New-York. Et Stiles se retrouva seul. Jusqu'à ce que Scott emménage – et il fit tout pour que cette amitié ne s'achève jamais.

Tout avait bien commencé, pour une fois. Stiles était arrivé à l'heure à l'école, se glissant à sa place trois secondes avant que M. Harris n'arrive. Il n'avait pas eu d'heure de colle et la meute de loup-garous l'avait étonnement laissé en paix. Pas de psychopathe en liberté, pas de meurtre à résoudre, pas de chasseurs assoiffés de sang – ou de vengeance. C'était vraiment une journée parfaite.

Alors, quand il entra en trombe, il passa dans la cuisine, attrapa une pomme et lança un simple « Yo, pap' » avant de se diriger vers les escaliers.

« Stiles, vient par ici », lui ordonna son père, de sa voix qui voulait dire Stiles-je-sais-ce-que-tu-as-fait-et-tu-va-le-regretter.

Alors Stiles fit marche arrière, tout en croquant dans sa pomme. Il essayait de se remémorer les derniers jours, et surtout, les dernières fois qu'il avait enfreint la loi. Nope, rien, il était parfaitement clean pour une fois.

« Je te promet, Papa, je suis tout à fait innocent. Mais si je dois subir un interrogatoire, je demande mon avocat de suite.

Es-tu sûr ? Demanda son père, les bras croisés. Tu n'as rien fais d'illégal ? Tu ne t'es pas trouvé sur les lieux d'un crime ? Tu n'as pas été retenu par M. Harris ?

Nope, nope, nope. Je suis parfaitement, totalement, absolument innocent.

Tant mieux, parce qu'il faut que je t'annonce quelque chose. Non, laisse-moi parler. Tu te souviens de l'ancien Shérif ? Tu te souviens qu'on était ami ? Et qu'il avait un fils, Jess ?

Hum... Oui, peut-être ?

Tant mieux. Il est dans ta chambre. Il vient vivre avec nous, il a des problèmes familiaux. J'attends de toi que tu prennes soin de lui. Je rentre tard, ne m'attendez pas. Pas de bêtises ? »

Stiles regarda son père enfiler sa veste, ramasser ses clés, tout en achevant sa tirade. Il avait parlé si vite que Stiles n'avait pas pu en placer une. Il avait parlé si vite, en s'agitant tellement, que Stiles savait bien ce qu'il en était : son père avait conscience de lui faire un coup foireux. Son père était surtout encore moins doué que lui pour échapper aux représailles – parce qu'il y allait avoir des représailles, oui, oui, Stiles commençait déjà à les planifier, au fin fond de son esprit.

« Duh. » lâcha-t-il avant de finalement gagner sa chambre.

Stiles lâcha ses affaires au pied de son lit, faisant le plus de bruit possible.

« Qu'est-ce que tu fais là ? » demanda-t-il, d'une voix presque aussi froide que M. L'Alpha Terrifiant-Hale. Mais le jeune assit devant son ordinateur n'était pas aussi facilement impressionnable, il le savait bien.

« Bonjour Stiles, quel plaisir de te revoir. Qu'est-ce que tu deviens ? Toujours après Lydia ? », Jess se retourna enfin, appuyant ses coudes sur les accoudoirs de la chaise de Stiles, de Stiles.

« Bouge. C'est ma chambre, mon ordi, ma chaise. », il se voulait agressif, impressionnant, mais il ne provoqua qu'un rire chez son invité.

« Très bien, très bien », répondit-il en se levant, présentant ses mains pour montrer son innocence. « Si c'est comme ça que tu accueilles tes vieux amis.

Je me suis casser la cheville à cause de toi, tu parles d'un ami.

Je me suis retrouvé en caleçon dans la rue, en plein hiver, à cause de toi.

Tu m'as accusé d'avoir volé les bonbons de l'épicerie. Et tu les as même pas partagé.

Tu m'as fais prendre par mes parents pendant que j'étais ivre.

Tu m'as attiré une haine éternelle de la part de Jackson.

Tu m'as fait atterir en prison avec tes conneries.

Oh, commence pas, ça n'a même pas été noté dans ton casier ! Et surtout, tu es parti sans dire un mot ! Pendant des années ! De longues années pendant lesquelles tu n'as pas pris la peine d'écrire une lettre, envoyer un mail, écrire un sms ou même téléphoner ! »

Alors qu'ils s'étaient approché à chaque reproche qu'ils se lançaient, Jess finit par se figer sur place pendant quelques secondes. Stiles s'apprêtait à reprendre la parole, à extérioriser la foule de pensées qui lui traversait l'esprit, quand Jess le prit dans ses bras. Et le serra fort, très fort.

« Tu m'as manqué, Stilinski.

Je te déteste toujours, Abruti. »

Mais il l'avait dit d'une manière si douce, si calme, qu'il ne trompait personne.

« Puis lâche-moi, tu m'étouffes. »

Jess relâcha son étreinte pendant une fraction de seconde avant de le reprendre dans ses bras, encore plus violemment que la première fois.

« Stiles, dis-moi, t'as l'habitude de laisser les gens s'introduire par ta fenêtre ? » demanda-t-il doucement, sa voix se perdant dans le cou de Stiles.

« Hum, non pour- » Stiles n'eut pas l'occasion de terminer sa phrase. En quelques secondes, Derek, Derek Hale le terrifiant, emprissonnait Jess entre le mur et son corps de pierre, d'une étreinte de fer. Pour une fois que ce n'était pas Stiles qui se retrouvait jeté contre les murs, il en était presque soulagé.

« Oh, quelle entrée ! Il y a vraiment de l'amélioration, Hale. Ça fait très Dawson. Oh, attend, ça ferait de toi... Joey, c'est bien ça ? Oh, regarde, même Stiles partage l'idée. »

En vérité, Stiles riait bêtement, toujours au milieu de sa chambre. Il venait de comparer Derek – Derek le ténébreux, aux vestes de cuir et à la garde-robe plus sombre que l'ébène – à Joey. Il allait avoir du mal à s'en remettre. Quoi que... le regard que lui lança Derek finit par le calmer, et son rire se transforma rapidement en hoquet.

« Qu'est-ce que tu fais là, Jess ? » grogna le loup-garou.

C'est à ce moment que Stiles finit par sortir de sa torpeur. Son ami était de retour, il avait prévu pendant des années quelle serait sa vengeance, il n'avait vraiment pas besoin qu'un Alpha vient tout gâcher en lui tuant après une heure à peine.

« Eh, hop, hop, hop. On se calme les garçons. Derek, t'enlèves tes mains de mon ami (et il eut la bonne idée de tirer sur le bras de Derek, ce qu'il regretta dès que ce dernier lui lança un regard froid). Non, sérieusement, on se calme. (et soudain, l'illumination). Quoi ?! Vous vous connaissez ?! Toi... Et Derek ? Me dis pas que vous étiez amis, ce n'est pas possible ! »

La tension finit par retomber. Les plus âgés se lancèrent quelques regards noirs, dialoguèrent par haussement de sourcils. Et finalement, Jess reprit la parole.

« Stiles, c'est... compliqué. »

Et c'est comme ça que toute l'harmonie qu'avait connu Beacon Hill, ou, au moins, la meute de Derek, partit en fumée.