Chapitre 8 : La solution de l'extrême.

- Je vous ai donné le code pour accéder à mes fichiers ! Vous ne voyait pas ce que ça signifie ! Je suis prêt à être jugé pour mes actes ! Jugé devant des instances officielles !

Jonathan intervînt :

- Si tu es déclaré coupable Adrian, te plieras-tu à leur jugement ?

Je le regardais ne sachant sincèrement que répondre. Je ne pouvais pas lui mentir, il le saurait de suite, mais moi-même je ne savais comment je réagirais face à ces accusations.

- Il faut comprendre Adrian, que si tu étais emprisonné Jon ne pourrait veiller sur toi, et tu serais un danger pour tous.

Je souris tristement à cela.

- Apparemment mon procès est déjà finit avant même d'avoir commencé. Si je résume, la sentence est soit la mort donnée par mes pairs, soit l'incarcération à vie mais sans garantie que je m'y conforme. Ce n'est pas un choix que vous avez là, c'est une évidence…

Je laissais alors échapper une larme de désespoir car je venais de trouver une autre alternative mais qui me mènerait à quelque chose de peut-être pire que la mort.

- Je ne suis pas prêt à accepter une condamnation à mort pour mes actes. Il existe cependant une autre solution. Ces menottes sont faites à partir d'un alliage incassable. La seule option envisageable…

Je ne pus finir ma phrase tant la possibilité même de ce que je vivrais me dégoutait, mais au moins j'aurais une chance, aussi minime soit-elle, de m'échapper.

- Tu proposes quoi ? demanda impatiemment Daniel. De t'en faire une cellule ? Il faudrait au minimum une camisole pour t'empêcher de nuire !

Je souris qu'il ait si vite compris. Le Hibou, le plus naïf de notre groupe, avait comprit ce que je proposais. Un moment de compassion passa furtivement dans son regard de dégoût.

- Cela n'est pas envisageable, dit-il.

- Ce n'est pas à toi d'en juger Daniel, intervînt Jonathan. Je ferais part de cette idée au procureur. A présent, je pense qu'il est temps d'arrêter Adrian.

Laurie approuva alors que Daniel ne semblait plus quoi penser.

- Adrian Veidt, je vous arrête pour crime contre l'humanité et complot envers le président des Etats-Unis d'Amérique, commença Laurie.

Elle s'approcha et me releva.

- Tout ce que vous pourrez dire sera retenu contre vous, continua-t-elle.

Manhattan s'approcha et m'attrapa au bras, prêt pour la téléportation en détention.

- Pourrais-je au moins l'annoncer moi-même à mon personnel pour déléguer la direction ?

Daniel m'emmena près de mon bureau sans un mot. Je déléguais toute mes affaires à mes adjoints. Je fus près à partir pour mon interrogatoire dix minutes plus tard, tout en ayant subtilisé rapidement un petit objet caché dans une trappe secrète. J'eus crains pendant un instant que Jon avait vu mon mouvement imperceptible pour un œil humain, mais le fait qu'il se taise me prouva le contraire. Les trois justiciers m'entourèrent, Laurie tenant mon bras gauche, Daniel tenant le droit et Jon une main sur mon dos. Je ressentis la douleur de la téléportation avant de me retrouver assis sur une chaise dans ce qui semblait être une salle d'interrogatoire de la CIA, les mains toujours dans le dos menottées.