Comment Robert peut-il porter un enfant ?

Réponse dans cette ultime partie !

Bonne lecture !

Partie finale :

Robert, à demi-assis sur son lit d'infirmerie, écoutait les bavardages de l'escouade Alpha et souriant distraitement, il porta toute son attention à Carl qui, à ses côtés, lui tenait la main.

Le jeune journaliste, encore pâle, était ébloui par l'amour immense lue dans le regard si bleu de son petit-ami et ressentait la chaleur de cette affection lui chauffer le cœur.

« -Il faut que nous parlions, Jenkins. Décida Razak qui, d'un bref signe de la tête, ordonna aux autres troopers de sortir. Higgins, vous aussi, mon garçon. Nous devons régler certains détails concernant …Votre état. »

Les autres troopers, non sans un coup d'œil éloquent vers le journaliste, les laissèrent seuls.

Higgins, ne comprenant rien, manifesta son étonnement sur les dernières paroles du lieutenant. Ses sourcils se fronçèrent, signe de perplexité.

Il se tourna vers Carl qui le contemplait, avec une gravité intense. Cela provoqua des frissons d'angoisse chez le jeune paper-boy.

« -Que se passe-t-il, Carl ? Voulut savoir Robert, d'un ton incertain et plein d'appréhension. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? »

Il trembla en songeant que peut-être les Arachnides avaient pu lui faire subir des expériences.

Carl, percevant les pensées du brun, le prit tendrement dans ses bras et lui murmura les mots les plus doux qu'ils pussent exister au monde.

« -Vous devez retourner sur Terre, Higgins. Fit le lieutenant Razak, sans brutalité. La Sicon vous transfert dans une unité de soin, afin de s'assurer de votre bien-être et de votre sécurité. Ainsi que celle de la Terre. »

La panique menaça de submerger le jeune Robert dont la détresse et l'angoisse transparurent sur son visage.

Secoué par ce qu'il venait de vivre avec la reine des Arachnides, traumatisé et connaissant la réputation des unités de soin de la Sicon, Higgins chercha à s'arracher des bras de Carl.

« -Non, lieutenant ! Supplia Robert, d'une voix poignante. S'il vous plait, ne me livrez pas à eux ! Puis, je ne comprends pas ! Quelle danger puis-je être pour la Terre ? Carl, ne m'abandonne pas ! »

Le lieutenant Razak et Jenkins se consultèrent du regard et sans un mot, le leader de l'escouade Alpha s'en alla de la chambre.

« -Mon aimé, écoute-moi. Dit Carl, tendrement, en rivant son regard à celui de Robert. Tu as confiance en moi, n'est-ce pas ? »

Higgins opina de la tête, sans hésitation. Avec une curiosité indéniable, il vit son amant s'approcher de lui, poser une main sur son ventre et apposer son front sur le sien.

Une vague de chaleur pleine d'amour irradia de Carl et enveloppa le jeune Higgins dont une paix confinant à une plénitude envahit son âme et son corps.

Les traits du journaliste se détendirent et brusquement, une émotion, teintée de surprise émerveillée, fit monter des larmes aux yeux de Robert.

Comment avait-il pu ignorer le petit être qui commençait à pousser en lui ? Les larmes coulèrent sur les joues du jeune brun quand il ressentit l'appel de son fils et le lien de communication, qui se constituait entre Carl, l'enfant et lui.

Robert sut que son fils avait cherché à entrer en communication avec lui et avait tenté de le protéger de la Reine des Arachnides, en bloquant l'accès aux pensées du jeune journaliste.

Tout comme le jour sur Tesca où Carl avait perçu l'appel télépatique de secours de leur enfant alors qu'Higgins s'était retrouvé acculé par les insectes.

Carl, plus réceptif et plus sensible, avait entendu les tentatives de contact de leur futur enfant. Il avait aussi saisi le motif de l'intérêt de la Reine pour Higgins et le bébé aux dons et aux pouvoirs immenses : Cloner le patrimoine génétique de l'enfant et le distribuer à la progéniture de la Reine auraient permis aux Arachindes de créer une armée d'insectes aux pouvoirs incommensurables.

Robert perçut une onde douce se propager dans son esprit et dans une lumière éclatante, il eut la réponse à sa question : Son fils lui disait que des forces dans l'Univers avaient permis sa naissance miraculeuse et que celui-ci avait désiré naitre pour concrétiser l'amour inconditionnel entre les deux hommes.

Carl, délicatement, mit fin à la fusion de leurs deux esprits et les deux amoureux, revenant à la réalité, se contentèrent de se contempler. En silence.

…..

La flotte entière traquait le vaisseau de la Reine qui s'était enfuie de Klendathu. Selon Carl, celle-ci se dirigeait vers la planête Terre et il était urgent de la stopper avant qu'elle ne débuta l'invasion de la Terre.

L'escouade Alpha et Bêta occupaient leur temps d'inactivité par des entrainements intensifs de musculation et de simulation de combat.

Depuis qu'elles avaient combattu, ensemble, la Reine des Arachnides, les deux escouades étaient devenues bien proches et ce rapprochement était, certainement, facilité par la romance qui se dessinait entre un caporal et le leader de l'unité Bêta…

Puis les membres de ces deux escouades partageaient le même secret au sujet de l'état de Robert qui avait été transféré dans une unité de soin de la Sicon.

Le lieutenant Razak, avec l'accord des deux parents, les avait briéfé sur le mystère de la conception de l'enfant à venir.

Il fallut deux bons mois pour que les informations furent digérées et acceptées par les deux escouades entières…

« -Courrier ! Annonça un jeune trooper, avec des petits paquets dans es mains. Rico, pour vous ! Dizzy pour vous ! »

Avec une hâte et un ravissement évidents, les troopers appelés s'emparèrent de leur courrier et s'isolèrent dans un coin pour les lire. A la grande déception de Carl, il n'y eut aucune missive pour lui.

Le jeune trooper se mordit la lèvre inférieure, stressé par le fait que cela faisait bientôt un mois que Robert ne lui avait plus écrit.

Rico, voyant la détresse de son meilleur ami, vint lui tapoter, gentiement, l'épaule.

« -Ne t'en fais pas. Rassura-t-il, doucement. Je suis sûr que tout va bien pour notre paper-boy. »

Touché par le soutien de son ami, Carl finit par lui sourire et se remit à ses exercises physiques.

« -Un appel depuis la Terre pour l'officier Jenkins ! » Lança une voix, par l'interphone.

Sans se faire prier deux fois, suivis par ses compagnons d'arme, Carl se pressa vers la salle des télécommunications.

….

Inspirant profondément, Carl mit l'écran en route et se figea, les yeux écarquillés…D'émerveillement.

Sur l'écran, Higgins, en tenue d'hôpital, l'air pâle et épuisé, lui souriait tendrement et tenant dans ses bras un bébé minuscule et adorable.

Tous les troopers s'immobilisèrent et demeurèrent admiratifs et attendris devant le petit bout de vie enveloppé dans une chaude couverture de laine bleue.

« -Bonjour, Carl. Fit Robert, avec chaleur et tendresse. Je te présente ton fils. »

Avec délicatesse, le jeune brun positionna le bébé ,profondément endormi , face à l'écran pour que Carl puisse mieux apercevoir les traits de son enfant.

Le bébé avait les cheveux chatains sables et ressemblait à Carl par ses traits fins. Le nourrison, comme pressentant la présence de son autre père, ouvrit les yeux et Carl retint son souffle :

C'était le même regard de Robert et ses magnifiques yeux bruns, intelligents et curieux.

« -Il est magnifique ! Murmura Jenkins, fasciné, ne pouvant détacher ses yeux de son bébé. Magnifique… »

Les autres troopers, d'un commun accord, se décidèrent de partir pour laisser de l'intimité aux jeunes parents.

« -Comment vas-tu ? Demanda Carl, en étudiant le visage épuisé de son amour. La Sicon ne te traite pas trop comme un animal de laboratoire ? »

Une immense fierté envahit Jenkins lorsque Robert l'informa que leur fils l'avait protégé jusqu'à sa naissance, créant un bouclier mental contre les intrusions des autres télépathes.

Ainsi les pensées de Robert avaient été préservées, à la grande consternation des techniciens de laboratoire.

« -Il veut être appelé Carl Bobby Junior. Fit Robert, d'une voix timide et douce. Qu'en dis-tu ? »

Carl resta silencieux, un long moment, mettant au supplice le jeune Robert avant de sourire amoureusement :

« -Cela me plait bien. »

A la lueur amusée dans les yeux bleus de Carl, Higgins sut que ce dernier l'avait fait volontairement « mijoté ».

Lentement, avec douceur, Robert se pencha vers l'écran et apposa une de ses mains.

« -Tu me manques, Carl. Déclara le jeune journaliste, gravement. Prends soin de toi, mon amour. Je voudrai que Carl Bobby Junior connaisse le bonheur d'être serré dans tes bras. »

Presqu'avec solennité et timidité, Carl superposa sa paume sur celle d'Higgins et les deux hommes, pendant une éternité, ne dirent mot, ne communiquant que par le regard.

Leurs mains se pressèrent contre l'écran, voulant effacer la vitre et la distance qui les séparaient.

« -Je te le promets, mon amour. Fit Carl, d'un ton ferme et rassurant. Je te promets aussi ceci : Je ferai, tout ce qu'il faudra, pour que notre fils ne soit obligé de porter l'uniforme comme ses deux parents. »

A cette promesse, Robert eut un sourire de gratitude et tandis que les deux amoureux se contemplèrent, Carl Bobby Junior cala son visage ,plus confortablement, contre le torse de son papa et s'endormit paisiblement.

Fin.

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