From Past, with love...

Le club des reviewers anonymes (encore mieux que le cercle des poètes disparus !):

mitub : Merci pour tous ces compliments ! Je suis très contente que ça te plaise surtout si d'habitude tu es adepte d'un autre pairing ! Merci beaucoup !

Kathreen : Tant mieux si leur relation te plait à ce point ! J'espère qu'elle ne te décevra pas dans la suite :D Merci beaucoup pour ta review !

Bya-kun : La promenade nocturne arrive, j'espère qu'elle te plaira ! =) faut bien que Salazar profite un peu de sa naïveté ! Merci pour tes deux reviews et à bientôt =)

Asmodya : Contente que ça te plaise ainsi =) de la douceur il va y en avoir, c'est pas un couple qui va essayer de blesser l'autre pour une petite preuve d'amour =) Merci beaucoup ! A bientôt !

Note

Voilà, merci encore à vous tous pour toutes vos reviews ! Ça me fait toujours aussi plaisir ! J'espère que ce chapitre vous plaira, comme toujours n'hésitez pas à laisser un mot, j'y réponds toujours avec plaisir !

Donc bonne lecture !


Chapitre Huitième

Le Sacrifice de Lily

Il ne pensa même pas à ouvrir les yeux, il voyait. Il n'aurait su l'expliquer, mais il sentait la magie douce et murmurante de Salazar entourer chacune des particules de lui-même, elles se mêlaient à lui et le guidaient. Il ne dépendait plus de ses cinq sens, il percevait, il sentaitles choses instinctivement. Il n'était qu'un nuage de particules tellement infimes qu'elles ne pouvaient être perçues par l'œil humain. Il n'était qu'énergie et il pouvait sentir celles de ses camarades de chambre enfermées dans leur corps.

Salazar le guida vers l'extérieur du dortoir et il ne s'étonna même pas de traverser magiquement les rideaux de son lit et les murs du château. Après tout, la matière n'était réelle que pour les perceptions de l'esprit…

Ils s'élevèrent vers les hauteurs du château, sortant parfois dans la fraîcheur du parc, savourant la sensation de se laisser porter par un vent léger et agréablement frais. Le plaisir de sentir l'eau du lac rouler, glisser, contre chacune de leurs particules sans jamais les noyer, de faire bruisser doucement dans un courant d'air les feuilles du saule cogneur. Il pouvait s'étaler sur toute la surface du parc ou se réduire à l'équivalent d'une tasse de thé. Il n'en revenait pas de voler ainsi dans le silence le plus total.

Puis, ils atteignirent la tour d'astronomie à une vitesse extraordinaire, le point le plus haut du château. Il sentit à nouveau Salazar l'entourer et il eut un vertige lorsque, d'une poussée déroutante, chacune de ses molécules se ressoudèrent, abandonnant l'énergie chaleureuse de l'homme aux yeux d'argent qui les enveloppait tous les deux. Il se sentit réintégrer violemment un corps physique. La connexion qu'il avait perçue entre eux deux s'estompa violemment lui arrachant une respiration affolée. Il tituba un instant et ne dut qu'à la rambarde de la tour à laquelle il s'accrocha, de ne pas s'écrouler.

Il se retourna brutalement, cherchant des yeux l'homme qui l'avait amené jusqu'ici. Une brise lui effleura la main et il suivit des yeux la direction vers laquelle elle filait. Il observa avec stupéfaction le corps de Salazar réapparaître progressivement, assis nonchalamment sur la rambarde, une jambe dans le vide et l'autre remontée contre son torse, le regard tourné vers la forêt interdite s'étalant au loin sur des kilomètres. Harry s'approcha et s'appuya à son tour contre la barrière près de lui, balayant du regard le parc illuminé par la subtile lueur de la lune. Les cheveux de Salazar effleurèrent sa joue dans un vent doux.

Un silence agréable s'étendit, seulement brisé par le hululement régulier d'une chouette en contrebas. Harry observa à la dérobée le profil svelte de l'étrange sorcier. Ses yeux argentés brillaient plus que jamais et un sourire sincère et doux pliait ses lèvres fines. Sa peau diaphane rayonnait sous les rayons des astres et ses longs cheveux d'un noir de jais étaient doucement agités par la brise fraîche. Il ferma les yeux et leva la tête vers les étoiles. Harry l'observa savourer le vent de liberté totale qui soufflait sur eux deux. Un instant fixe et immobile dans le temps qu'ils défiaient ensembles. En rendant possible ce qui n'était pas censé l'être.

La nuit était froide et Harry se rendit soudain compte du peu de vêtement qu'il portait. Il éternua violemment, arrachant un léger rire à l'homme qui sortit de son immobilité pour se tourner vers lui.

Il agita la main et un t-shirt le couvrit. Encore une fois et une couverture épaisse et douce apparut entre ses bras. Il descendit de son perchoir et enveloppa consciencieusement le plus jeune dedans. Harry se sentit mal à l'aise sous l'attention et baissa les yeux.

– Merci, dit-il d'une voix étranglée et l'autre répondit par un sourire cryptique qui l'étonna.

Salazar passa un bras autour de lui pour le frictionner à travers la couverture et lui permettre de se réchauffer plus vite.

– C'était…étrange, ajouta-t-il. Est-ce que vous ressentez tout ça à chaque fois ?

Salazar tourna à nouveau son regard vers l'horizon et passa sa langue sur ses lèvres pour humidifier ce que le vent de plus en plus fort venait assécher.

– Non, les sensations sont exacerbées et j'ai davantage de contrôle que tu ne pourras jamais en avoir même sous cette forme, répondit-il lentement. Il s'agit d'une certaine forme de magie et seule ta confiance en moi m'a permis de te la faire partager, de te guider. Tu pourrais passer toute une vie à essayer, mais jamais tu n'y parviendrais sans danger.

– Comment se fait-il que vous y parveniez aussi bien ? S'étonna alors Harry et à peine eut-il prononcé cette question qu'il sut qu'il n'aurait pas de réponse ce soir-là.

Salazar lui lança un regard indéchiffrable ponctué d'un clin d'œil léger qui fit sourire le plus jeune. Il saurait en temps voulu, bien que tous ces secrets commencent à mettre sa curiosité à l'épreuve de manière un peu trop forte pour qu'il puisse se réfréner de poser des questions.

– Vous êtes vraiment étrange, déclara Harry et il s'agissait juste d'une constatation dépourvu de toute animosité.

Salazar hocha la tête avec un sourire sincère accroché aux lèvres.

– Oh j'oubliais ! Je souhaitais te montrer autre chose ce soir, s'exclama-t-il tout à coup en le fixant de ses yeux trop argentés, attrapant ses épaules d'une poigne douce. Regarde autour de toi. Dis-moi ce que tu vois.

Harry l'observa perplexe puis embrassa l'environnement autour de lui du regard, un sourcil relevé dans une interrogation muette.

– Euh… Les murs de la tour d'astronomie, pourquoi ?

– Et sais-tu pourquoi il s'agit de la tour d'astronomie ?

– Parce qu'elle est la plus haute tour, lança Harry du tac-au-tac.

Salazar émit un petit rire.

– Effectivement, cela pourrait l'expliquer, concéda-t-il. C'est parce que d'ici on y voit toutes les étoiles et pour une autre raison que tu comprendras ce soir. Une autre question… Sais-tu ce qui protège le château ?

– Les charmes de protection et les boucliers érigés tout autour ? hasarda le jeune homme, peu certain de savoir où Salazar voulait en venir.

– En partie oui, mais penses-tu que nous aurions laissé de si maigres protections protéger nos élèves ? interrogea-t-il doucement et Harry sentit avec étonnement toute l'affection qu'il faisait passer dans le mot « élèves ».

Il ne comprenait plus pourquoi on avait assimilé Salazar à un personnage haineux et froid, ni comment il avait pu en venir, d'après la légende, à ne plus vouloir accepter les sorciers nés de parents moldus. Il nota mentalement de lui poser la question plus tard.

– Rowena et moi-même avons cherché le moyen de protéger, de manière inaltérable, toutes les générations futures d'élèves de Poudlard. Nous avons trouvé une magie qui pouvait nous permettre d'arriver à ce résultat, c'était une magie ancienne et puissante, continua l'homme.

– J'ai déjà entendu des légendes sur le fait que le château était impénétrable depuis l'extérieur pour quiconque n'en aurait pas l'autorisation. Il y a des théories toutes plus étranges les unes que les autres, mais personne n'a jamais su ce que les fondateurs avaient pu faire pour mettre à l'abri leurs élèves contre toutes attaques extérieures. On parle d'une pierre protectrice, de sang de dragon, de sacrifices, de magie noire même et autres…

Salazar éclata d'un grand rire.

– Ce château est profondément imprégné de magie blanche, bien que j'aie tenté à maintes reprises de changer cela ! dit-il en riant gaiement.

– Vous vouliez instaurer de la magie noire dans le château ? s'exclama Harry, étonné.

Salazar soupira et passa une main distraite dans ses cheveux, laissant une mèche s'écouler entre deux doigts fins.

– Tu es plein de préjugés, jeune homme, sourit-il en se tournant à nouveau vers le ciel et les étoiles brillantes. Je sais ce que l'on vous enseigne désormais. Les livres sont assez clairs sur votre façon de penser. Mais, il faut que tu saches que la magie noire ne désigne à l'origine que certaines formes de magie dangereuses si elles ne sont pas maniées avec des intentions louables. On y intègre la magie du sang, de l'esprit, les magies médicales…

Harry entrouvrit la bouche pour protester.

– Oui vos médecins actuels l'utilisent encore surement et pourtant les perçois-tu comme de « mauvaises personnes » ? Les sorciers ont juste oublié avec le temps d'où elle provenait.

Harry referma la bouche et se concentra sur les paroles de l'homme.

– La magie noire est puissante, brute et requiert un grand contrôle de son noyau magique, continua-t-il d'une voix exceptionnellement calme. Voilà pourquoi les arts noirs ont souvent été réservés à des familles dites de Sang-Pur. Les enfants nés moldus voyaient leur magie être plus distante dû à leur sang de sorcier trop dilué, il devenait périlleux pour eux de la maîtriser, cela aurait pu les tuer et déclencher de grandes catastrophes. J'ai voulu ouvrir une section parallèle aux autres cours à l'époque, réservée aux sorciers de pure souche ou tout du moins avec au minimum un parent sorcier afin de leur apprendre à gérer leur magie tout en jaugeant si oui ou non ils seraient aptes à l'utiliser à bon escient sans se tuer ou tuer d'autres personnes. Les cursus en médecine sont longs à cause de ça et peu de nés-moldus accèdent au rang de guérisseur, c'est une réalité qui doit encore être vérité aujourd'hui.

Harry hocha lentement la tête, semblant mieux comprendre d'où venaient ces légendes sur la haine de Slytherin envers les nés moldus. L'Histoire avait déformé ses intentions et avaient fait naître l'image du personnage tel que les petits sorciers le connaissaient aujourd'hui. Il se sentit étrangement soulagé ; cette question lui avait longtemps torturé l'esprit, il n'aurait jamais pu accepter de manière aussi aveugle cet homme si celui-ci avait pu haïr certains de ses amis et approuver l'ouverture de la chambre des secrets… Merde, pensa-t-il. Comment expliquer alors la chambre des secrets ? Il rangea cette question dans un coin de sa tête et laissa Salazar reprendre la parole.

– Pour en revenir à ce que je souhaitais te montrer, tu connais assurément le type de magie dont je parle. Tu ne l'as jamais pratiquée, jamais étudiée mais… je la sens pulser en toi, murmura-t-il soudain, tournant vers lui un regard profondément méditatif.

Harry voulut démentir ses paroles quand quelques mots lui revinrent brutalement à l'esprit.

– Une magie puissante et ancienne, répéta lentement Harry.

Des mots que Dumbledore lui-même lui avait offert pour expliquer la protection de sa mère… Un déclic se fit soudainement dans son cerveau.

– Maman…, souffla-t-il.

Salazar tourna un regard doux vers lui.

– Elle s'est sacrifiée pour toi, n'est-ce pas ? Lorsqu'elle a senti le danger qui planait au-dessus de son bébé, elle a dû vouloir te protéger par le moyen le plus infaillible. Voilà comment elle en est arrivée à la même conclusion que Rowena et moi-même avions atteint près de mille ans avant elle. Ta mère devait être d'une grande intelligence et son sort a parfaitement réussi dans sa fonction. L'amour inconditionnel qu'elle ressentait à ton égard a renforcé la puissance de l'enchantement. Cela a dû lui drainer tellement d'énergie qu'il ne lui restait sans doute pas plus de quelques années à vivre.

Harry resta soufflé sous les révélations. Même un homme venant de siècles en arrière en savait bien plus que lui sur sa propre vie. Il s'appuya plus lourdement sur la rambarde, digérant difficilement le flot d'informations. Sa mère s'était condamnée à l'instant même où elle avait prononcé son sortilège. Elle s'était sacrifiée par deux fois pour sa survie. Une première fois en achevant de lui donner une protection tellement puissante qu'elle lui retirait la majeure partie de son souffle de vie. Puis, une seconde fois, en se sacrifiant pour son fils, renonçant au peu de temps qu'il lui restait à vivre en se mettant entre son bébé et l'homme qui souhaitait le tuer. Elle devait avoir été tellement douce et aimante.

Harry sentit une larme rouler sur sa joue et une bouffée d'amour pour sa mère qu'il espérait qu'elle percevrait peu importe où elle était.

– Elle t'aimait plus que sa propre vie Harry et elle est toujours à tes côtés et ce, depuis qu'elle a insufflé à sa protection sa propre énergie vitale, dit lentement Salazar, ses yeux semblant refléter la douleur qu'Harry ressentait. Son sang, son amour et sa force coule en toi, n'en doute jamais. Elle devait être une femme exceptionnelle et tu as, à ce que j'en sais, beaucoup hérité d'elle. Plus que tu ne le penses.

D'autres larmes roulèrent, suivant le sillon des autres. Il ne s'était jamais senti aussi proche de sa mère, il ne l'avait jamais senti exister à ce point à travers lui, qu'à travers les mots de Salazar. Il se sentait soulagé sans trop pouvoir l'expliquer, en fermant les yeux il aurait presque pu voir le visage doux et souriant de sa mère, sentir ses bras aimants le bercer dans une étreinte maternelle. Comme un souvenir lointain. Un sourire triste naquit sur ses lèvres et il se laissa glisser le long de la barrière de la tour. Salazar s'agenouilla devant lui et essuya d'une main douce les perles salées qui s'échappaient silencieusement des grands yeux verts du plus jeune, se perdant dans la couverture qu'il tenait enroulée autour de lui.

– Maintenant je pense que tu es prêt à voir, dit Salazar d'une voix délicate.

A suivre...


Blabla de J' :

Oui voilà je sais que vous allez vouloir me buter, mais souvenez-vous que si vous me tuez, vous n'aurez jamais aucune suite… :D

Merci d'avoir lu, j'espère que ça vous a pu !

A bientôt ! (LOL)

Lots of Love,

Jelyel !

PS : Version corrigée au 16 Septembre 2015, je sais pas comment vous avez pu lire mes fautes abjectes avant xD