Stephenie Meyer détient les droits de la saga Twilight, et les personnages originaux et l'intrigue de Hello Beautiful sont la propriété de l'auteure, SoapyMayhem.

Voici donc tel que promis le outtake publié la semaine dernière par SoapyMayhem.

Si vous êtes toujours avec moi, j'espère que ce dernier chapitre vous plaira. Bonne lecture.

Résumé : Durant un voyage à Chicago avec sa belle-fille, Edward réfléchit sur l'ampleur de ses sentiments pour Bella. Alors qu'elle est ivre, Bella fait une confession surprenante. Point de vue d'Edward des chapitres 53 à 57.

o ~ O ~ O ~ My Beautiful ~ O ~ O ~ o

o ~ Edward Cullen ~ o

Je passai la majeure partie du trajet de retour à l'hôtel à me raisonner – à me dire que je pouvais faire ceci, que je pouvais me débarrasser de ces putains de sentiments et empêcher mon corps de réagir comme il le faisait chaque fois qu'elle était dans les parages. Si seulement je pouvais trouver autre chose sur quoi me concentrer, je ne sais pas… quelque chose pour me distraire d'une quelconque façon, alors peut-être que je pourrais passer à travers le reste du voyage sans me comporter de manière inappropriée avec ma belle-fille comme un crétin qui ne pense qu'au sexe.

Jouer le rôle d'un homme impuissant pour la plus grande partie de l'année avait été presque impossible avec l'objet de mes plus sombres désirs déambulant constamment dans mon champ de vision, vêtue seulement de ces putains de shorts minuscules, alternant entre les débardeurs outrageusement décolletés et la moitié de mes vieux chandails d'université qu'elle avait réquisitionnés de mon placard.

Pourquoi ne pouvait-elle pas ressembler à la plupart des adolescentes ? Ce serait tellement plus facile à gérer si son corps ne me tentait pas, ne me hantait pas avec l'envie de la dévorer comme un homme affamé.

Les filles de cet âge-là attiraient rarement mon œil, du moins pas souvent au cours des dix ou douze dernières années, mais il y avait quelque chose à propos de Bella. Elle avait une âme bonne et charitable… une vieille âme, et pour rendre les choses infiniment pires, ma belle-fille avait, sans l'ombre d'un doute, le putain de cul le plus appétissant que j'avais jamais vu.

La plupart du temps, j'étais déconcerté que Dieu ait créé une créature aussi magnifique et qu'il l'ait placée sur mon chemin, me tentant au-delà de la raison – me rendant fou de désir, ressentant un insatiable besoin d'enfoncer ma bite dans son corps étroit. Ce serait vachement bon. Il n'y avait aucun doute sur ce fait dans mon esprit.

Bella était l'incarnation du péché, et je savais que j'étais sûrement destiné à croupir en enfer à cause de toutes les pensées immorales que son corps délicieux m'inspirait. Sans parler des innombrables fois où j'avais pris ma queue en érection dans mon poing et l'avais pompée furieusement jusqu'à l'orgasme, prononçant son nom telle une fervente prière.

Mais je ne pouvais rien faire à ce sujet maintenant. Surtout après ce jour où je l'avais palpée dans la cuisine. C'était ce jour-là que j'avais réalisé que j'avais vraiment perdu le contrôle. Je ne pouvais pas laisser ça se reproduire. Je ne pouvais simplement pas laisser ça déraper aussi loin. Déjà dans la situation actuelle, je me tenais trop près du feu, mes paumes brûlées par le souvenir de sa chair veloutée, si moelleuse et parfaite au toucher.

Je ne savais pas combien davantage je pourrais en supporter. Le plus merdique étant qu'il n'y avait aucun moyen pour moi de pouvoir éviter de passer du temps avec elle, et honnêtement ce n'était pas ce que je souhaitais non plus. Mon esprit autant que mon corps semblait ardemment désirer sa présence – et peut-être même plus. D'une part, je voulais toujours être dans son entourage, l'adorer, la protéger, la baiser, tout ce que je pourrais faire pour être près d'elle, mais d'autre part, la partie rationnelle de mon cerveau, celle qui n'était pas encombrée de luxure et des picotements étranges de l'amour, semblait m'empêcher de perdre le contrôle, me rappelant que Bella n'était pas à moi.

C'est ma belle-fille, et rien de plus. Elle ne sera jamais à moi… ma belle…

Du moins pas avant que Renée ne soit sortie du tableau.

Une fois que le divorce serait définitif, je savais que j'aurais besoin de prendre un peu de temps pour m'éloigner de cette vie, et de ce que Renée et moi avions été par le passé. Peut-être même laisser Bella grandir un peu, sortir et vivre sa vie d'adulte avec l'espoir qu'un jour, si je pouvais rester impliqué dans sa vie d'une manière ou d'une autre, elle puisse me voir différemment, de la façon que moi je la voyais.

Puis je ne pouvais m'empêcher de me demander ce qu'elle penserait de mon plan – si jamais elle décidait d'aller à Northwestern, sentirait-elle que ma présence ici dans la ville était un agacement, ou peut-être même une invasion de sa vie privée ? Ou le verrait-elle pour ce que c'était – ma tentative de rester proche, de sorte que, à tout le moins, si je ne pouvais pas l'avoir, je serais quand même là à titre d'ami, quelqu'un en qui elle pourrait avoir confiance et sur qui elle pourrait compter, quelqu'un qui pourrait aller la chercher si elle buvait trop, ou lui fournir un endroit tranquille pour étudier durant les examens de mi session, peut-être même être cette épaule sur laquelle pleurer si un quelconque enfoiré décidait de lui briser le cœur.

Je n'osais pas espérer plus. Pas si je voulais garder ma santé mentale.

Mon esprit était tellement concentré sur Bella que c'est à peine si j'enregistrai que la voiture avait finalement arrêté devant l'hôtel et que le chauffeur était en train d'en faire le tour pour venir m'ouvrir la portière.

« Est-ce que ce sera tout pour aujourd'hui, M. Cullen ? » Demanda l'homme, espérant probablement avoir son congé pour la soirée. À ce stade, je n'avais aucune intention de monopoliser davantage de son temps. Mon esprit était terriblement épuisé, et j'avais également hâte de voir Bella, même si j'étais encore assez préoccupé par la conversation que nous avions eue la veille.

« Oui, ce sera tout, » répondis-je en lui faisant signe qu'il pouvait disposer. J'attrapai mon porte-documents et me préparai à monter à notre étage et à affronter mes peurs, espérant pouvoir trouver la force de résister à l'objet de mes désirs.

Dès que j'ouvris la porte de notre suite, la vue de Bella m'agressa sans que j'aie besoin de faire un pas de plus à l'intérieur. Ma bite remua, remarquant la petite mini-jupe en jeans qu'elle portait. Elle n'avait pas besoin de se retourner et de se pencher pour que mon cerveau évoque l'image du denim remontant sur son séduisant petit cul, me donnant un aperçu de son slip en satin rose que j'avais un jour trouvé collé à la paroi intérieure du sèche-linge – le même slip que j'avais été tenté de garder, avant de réaliser que c'était carrément pervers.

Jésus Christ…

Mon imagination se mit à galoper avec moi, et je ne pus m'empêcher de souhaiter qu'elle porte cette petite culotte, sachant que c'était trop espérer qu'elle puisse avoir pensé à moi et désirer ma bite tellement fort qu'une tache d'humidité en aurait mouillé le centre, juste entre ses cuisses bien galbées.

La température semblait avoir monté jusqu'à 40 degrés Celsius à l'intérieur, et je n'avais encore rien dit à ma belle. M'éclaircissant un peu la gorge, je marmonnai un rapide « As-tu eu une bonne journée ? » Elle ne répondit pas, cependant ; elle était trop occupée à me regarder bizarrement pendant que je retirais ma veste et ma cravate dans le but de refroidir mon corps et d'oublier les pensées obscènes qui rampaient dans mon cerveau dépravé.

Toujours pas de réponse. Étais-je si transparent ? Pouvait-elle dire que je luttais avec tout ce que j'avais de volonté pour ne pas bander comme un étalon en ce moment ? Pouvait-elle voir ma demie gaule s'agiter dans mon pantalon ?

Et puis merde… Il fallait que je dise quelque chose. Il fallait que je sache ce qui trottait dans sa jolie petite tête. « Bella ? »

« Hein ? » Demanda-t-elle avec de grands yeux, les levant enfin vers mon visage patient et serein. Il fallait au moins que j'aie l'air d'être en contrôle, même si en réalité j'avais l'impression que je pouvais craquer n'importe quand.

« Je t'ai demandé si tu avais eu une bonne journée, » m'empressai-je de répéter, les sourcils relevés en points d'interrogation.

Bella et moi bavardâmes de tout et de rien pendant plusieurs minutes. Je détestais le fait d'avoir rendu les choses tellement malaisées entre nous. Nous étions si proches et ouverts l'un envers l'autre avant que ma putain de bite ne commence à se mettre dans le chemin.

C'était aussi plus facile lorsque je pensais que Bella et Riley étaient encore ensemble. Je devais admettre que c'était un gentil garçon, mais bon Dieu, je voulais lui arracher la tête, surtout quand j'avais réalisé qu'ils étaient probablement rendus au stade de la baise. Ça me rendait fou, mais c'était exactement le rappel dont j'avais besoin pour m'assurer de garder mes distances.

À présent que Riley n'était plus dans le décor, je devais constamment me rappeler que Bella était toujours ma belle-fille et que ça signifiait qu'elle était hors limites, le fruit le plus défendu qu'on puisse imaginer. Je ne pouvais pas l'avoir.

Pour le moment, j'allais devoir accepter d'être son ami et son beau-père. À contrecœur, je lui demandai ce qu'elle voulait faire ce soir. Oui… ça n'importait pas que j'aie déjà donné son congé à mon chauffeur pour la nuit. Nous avions besoin de sortir de cet espace confiné avant que les réactions de mon corps ne me trahissent.

À ma question, toutefois, une émotion étrange, que je ne reconnaissais pas, joua sur son visage pendant un bref instant avant d'être remplacée par une autre qui ne pouvait pas être décrite autrement que comme espiègle.

« Tu sais… je suis pas mal crevée après aujourd'hui – ça t'ennuierait que nous restions simplement ici ? » Demanda-t-elle prudemment en réponse, ses yeux ne quittant jamais les miens.

Putain… Je ne crois pas que je puisse y faire face en ce moment. Ravalant la boule de désir dans ma gorge, j'insistai, dans l'espoir qu'elle change d'idée. « Tu es certaine que tu ne veux pas sortir, dîner quelque part ou aller au cinéma ? » S'il te plaît, Bella… Elle hocha la tête, me faisant comprendre qu'elle n'avait pas envie de sortir. Foutrement génial. « Euh, d'accord… Alors nous pourrions regarder un film ici si tu veux ? »

Peut-être que si nous étions dans l'obscurité ensemble et que son esprit était concentré sur l'écran de télévision, elle ne remarquerait pas ma bite tendue dans mon pantalon durant les prochaines heures.

Aussitôt que les mots quittèrent ma bouche, je sus qu'elle avait ses propres plans.

« Peut-être qu'on pourrait aller essayer la piscine ? » Suggéra-t-elle innocemment, provoquant l'éclatement d'une guerre au plus profond de moi. Chaque os rationnel de mon corps criait après moi pour me mettre en garde, s'assurant que j'aie compris que si je me retrouvais à moins de trente mètres de Bella et de l'un de ses bikinis dangereusement sexy, il n'y aurait aucun moyen d'empêcher mon corps de réagir. Ma bite, d'autre part, était en train de se réveiller une fois de plus pour me supplier d'accéder à la requête de Bella, m'implorant d'invoquer chaque once de charme dans mon corps dans l'intention de séduire ma belle, de l'avoir allongée sur le dos devant moi, les jambes écartées, nue, attendant que je la vénère avec mes doigts… ma langue, et mon sexe qui se morfondait.

Tu es en train de péter les plombs, Cullen… Calme-toi.

« Euh… Je ne sais pas, » lui dis-je nerveusement, détestant le fait que je n'arrivais pas à garder la maîtrise de mon corps assez longtemps pour emmener ma belle-fille à la piscine. Je m'étais toujours considéré comme une personne morale, un gars intègre. C'était une blague. Quel putain de pervers j'étais, au bout du compte…

« Allez, Papa. Je veux aller faire trempette ! » Dit-elle, faisant saillir sa lèvre inférieure toute charnue d'une manière qui me rendit dur comme le putain de roc. Et là, mon cerveau enregistra ce qu'elle venait de dire.

Papa…

Jésus Christ – n'importe quoi sauf ce genre de conversation impliquant le mot Papa. La réaction que j'avais quand ses lèvres exquises formaient ces petites syllabes inoffensives était carrément indécente. Pour aggraver les choses, elle choisit ce moment précis, alors que j'étais déjà douloureusement dur, pour croiser les bras sur ses petits seins arrogants, ce qui sembla juste leur donner un aspect encore plus guilleret, et putain d'enfer… je ne pouvais pas ne pas lui donner ce qu'elle voulait.

Ce que je veux, c'est enfoncer ma queue dans quelque chose de chaud et humide avant que mes couilles n'explosent.

Me sentant hébété et quelque peu interloqué, je raclai ma gorge et hochai la tête en signe d'accord.

Bon Dieu… J'étais prêt à abdiquer. J'étais une putain de chiffe molle…

« Je vais, heu… Je vais juste aller chercher mon maillot, » marmonnai-je au bout d'un moment avant de me diriger maladroitement vers ma chambre. Je n'avais aucune idée si Bella avait vu la tente très proéminente sur le devant de mon pantalon. Il n'y avait rien à faire si elle l'avait vue. Il ne me restait plus qu'à espérer et prier qu'elle n'ait pas fait le rapprochement et tiré la conclusion qu'elle était la raison de la réaction inappropriée de mon corps.

Une fois dans le sanctuaire de ma chambre, je m'effondrai contre la porte, ma main se posant immédiatement sur ma bite, histoire de me procurer juste un peu de soulagement. Dur comme je l'étais, je ne pensais pas pouvoir passer à travers la soirée si je ne m'occupais pas d'abord de cette situation.

Je détachai ma ceinture en vitesse, la laissant pendre librement tandis que je déboutonnais mon pantalon et atteignais mes boxers, trouvant ma verge dure et sensible. Ça n'avait pas d'importance que ce soit seulement ma main qui fournisse la stimulation, c'était tellement bon que je dus me mordre la lèvre pour m'empêcher de gémir et d'alerter Bella sur la nature de mes activités illicites.

Putain, c'est si foutrement bon… mais la petite minette savoureuse de Bella serait infiniment meilleure. Bordel…

Ma main couvrit brièvement mon gland gonflé avant de glisser jusqu'à la base, puis de remonter. Augmenter la pression ne fit qu'intensifier la sensation alors que j'imaginais Bella penchée dans sa petite jupe de denim, présentant une chatte rose et parfaite, lubrifiée à souhait et prête à être enfilée.

Oh oui… putain oui…

Il n'y aurait rien pour m'empêcher de glisser en plein dedans, regardant son petit corps frémir de plaisir en s'étirant pour accueillir mon membre viril volumineux, et… oh putain… le bruit de succion humide que je savais que sa chatte produirait pendant que je m'enfoncerais dans sa douce chaleur.

Bordel de merde…

Mon imagination était tellement vivide avec les divers fantasmes que j'avais de baiser et de faire l'amour à ma belle, que ce ne fut pas long avant que j'éjacule en jets chauds et abondants partout dans ma main.

Puis la honte revint me hanter encore une fois, bien que je doive admettre que je ne me sentais pas aussi coupable ces jours-ci que ça avait été le cas au début, loin de là.

Mon désir de Bella n'avait pas décliné le moins du monde. Si ça se trouve, je la désirais plus que jamais – plus que toute autre femme que j'avais rencontrée au cours de ma vie.

Si seulement je pouvais contrôler mes pulsions, au moins jusqu'à ce que je puisse divorcer de Renée et donner à Bella suffisamment de temps et de distance pour qu'elle me considère juste comme un homme et non pas comme son beau-père. Peut-être que c'était impossible, mais je n'avais pas l'intention d'abandonner. Il fallait que je vérifie s'il pourrait y avoir un jour quelque chose de plus entre nous… n'importe quoi.

Ne voulant pas faire attendre Bella plus longtemps, je me débarrassai de mon complet-cravate étouffant avant de fouiller dans mon sac pour trouver mon maillot de bain.

Je souhaitais presque ne pas l'avoir empaqueté avec le reste, de sorte que j'aurais au moins eu une excuse pour ne pas aller à la piscine avec elle, mais alors ma bite me rappela que je l'avais mis dans mes bagages en songeant que j'aurais peut-être l'occasion de la voir à nouveau en bikini.

La foutue guerre qui se déroulait à l'intérieur de mon corps était exaspérante. Je ne serais pas étonné si je perdais la boule un de ces jours.

Si je voulais être honnête, j'avais l'impression que j'allais finir dans un hôpital psychiatrique à un moment donné de toute façon, surtout si Bella continuait à s'habiller dans des vêtements étriqués et à m'appeler papa avec cette voix de petite fille boudeuse qu'elle utilisait toujours quand elle tentait d'obtenir quelque chose.

Lorsque je sortis de ma chambre en short de surfeur, Bella m'attendait, vêtue de ce machin truc bleu par-dessus son maillot de bain. Je ne pouvais pas faire autrement que de me questionner sur l'utilité de ce putain de bidule, parce qu'il était tellement translucide qu'elle aurait pu tout aussi bien ne pas le porter.

La soirée s'annonçait vachement longue…

*~*HB*~*

Il ne nous fallut pas longtemps pour prendre l'ascenseur et monter jusqu'au dernier étage, en l'occurrence le toit, où était située la piscine de l'hôtel.

Dès que nous arrivâmes, l'un des employés de l'hôtel nous aborda et nous demanda ce que nous voulions boire, me faisant paniquer sur le champ.

« Je vous remercie, M. et Mme Cullen – nous vous apporterons vos boissons dans quelques instants. »

M. et Mme Cullen… Mon cœur s'emballa dans ma poitrine de façon on ne peut plus embarrassante à la pensée de Bella devenant ma femme. Oh mon Dieu… Suis-je sérieusement en train de rougir ?

Ça ne peut pas se produire, putain de bordel…

« Est-ce que ça va ? » S'enquit soudainement Bella, probablement surprise et préoccupée par l'expression abasourdie plaquée sur mon visage. Pour empirer les choses, elle tendit sa petite main et la posa sur mon biceps, commençant à le caresser de manière réconfortante.

Son contact, sa main nue sur ma peau, me fit l'effet de recevoir une décharge électrique, et toute l'énergie voyagea vers le bas jusqu'à ma bite, la ramenant à la vie avec une ardeur redoublée.

« Ou-oui… Je euh… Je vais bien… Il faut juste que… Je reviens tout de suite, » bégayai-je, repérant une salle de bain à ma gauche. Que Bella puisse croire que j'étais victime d'un épisode de diarrhée explosive m'était complètement égal, il fallait que je m'éloigne d'elle au plus vite avant que l'érection monstre que j'arborais ne jaillisse hors de mon putain de short.

Ce n'est que lorsque je fus à l'intérieur de la pièce que je me rendis compte que je n'étais pas entré dans une salle de bain, mais plutôt dans un vestiaire rempli de serviettes.

Maintenant j'ai l'air d'un foutu crétin. Super. « Putain cette fille, » grognai-je avec irritation, sachant que ce n'était pas vraiment sa faute. Je n'avais personne d'autre à blâmer que moi-même.

Après plusieurs minutes de débat interne, à enjoindre ma bite à se soumettre et à me réprimander d'agir comme l'abruti pervers que j'étais, je quittai le vestiaire et trouvai Bella au bord de la piscine, s'apprêtant à plonger dans l'eau. En la voyant si peu vêtue, je sus que j'allais devoir garder mes yeux fixés sur quelque chose d'autre que ses petits seins coquins si j'avais un quelconque espoir de sortir d'ici sans incident.

Remarquant l'expression sinistre sur mon visage, elle appela mon nom, ses yeux interrogateurs me demandant de manière éloquente si j'allais bien.

Évidemment que ça ne va pas. Je suis un homme de trente-cinq ans qui est amoureux de sa belle-fille de dix-huit ans.

Je n'allais pas bien du tout, bon sang de merde.

Je marmottai une excuse, lui disant qu'il fallait que je retourne à la chambre, prenant soin de lui faire savoir que j'étais d'avis qu'elle devrait rester et s'amuser sans moi.

Je ne voulais pas qu'elle me suive à la chambre. J'avais besoin d'espace et de temps pour réfléchir, besoin de me remettre la tête à la bonne place afin de pouvoir passer à travers le reste du week-end.

La déception sur son visage était évidente, me faisant sentir comme le plus gros trouduc de la planète, mais il était déjà trop tard. Bella m'assura qu'elle serait de retour dans une heure, et sur ce, je quittai rapidement les lieux, en direction de notre suite.

*~*HB*~*

Une heure s'écoula, puis une autre. Je commençais à être un peu inquiet.

Était-il arrivé quelque chose ? Bella s'était-elle fait quelques copines au bord de la piscine, perdant momentanément la notion du temps ?

Était-elle là-haut en train de discuter avec un quelconque connard dans un Speedo ?

À cela, mes pensées commencèrent à déraper, et je me mis à imaginer un jeune quidam dans le genre baratineur contant fleurette à Bella et la ramenant à sa chambre d'hôtel pour…

Oh, putain non… elle est à moi. D'accord, bon peut-être qu'elle n'est pas à moi, mais je suis quand même responsable d'elle, foutue merde.

Sans hésiter davantage, je filai vers les ascenseurs, ne portant rien d'autre que mon maillot de bain et une chemise dont j'avais retroussé les manches.

Au moment d'arriver au sommet de l'hôtel, je réalisai que j'avais oublié d'enfiler mes putains de chaussures.

Cette fichue gonzesse va finir par causer ma mort…

Les doubles portes de l'ascenseur s'ouvrirent, et tout ce qu'il y avait autour de moi disparut dès que j'aperçus Bella qui se tenait là, échevelée, son corps penchant dangereusement contre un palmier en pot pour la garder en équilibre.

Elle était si manifestement ivre que ce n'était même pas drôle.

« Jésus Christ ! » M'exclamai-je, choqué d'avoir trouvé ma douce dans un tel état. Ce comportement ne ressemblait pas du tout à la Bella que je connaissais.

« Edward, » cria-t-elle, mais le reste de ses paroles fut prononcé d'une voix tellement pâteuse que je n'avais aucune idée de ce qu'elle venait de me dire. Ensuite elle enroula ses bras autour de mon cou, amenant ses lèvres à seulement quelques centimètres des miennes.

Il aurait été si facile de me perdre dans une brume de luxure, mais l'odeur de son haleine saturée d'alcool était assez rebutante pour m'empêcher de l'assaillir comme je le voulais si farouchement.

« Bella… Nom de Dieu, tu es ivre… Putain, laisse-moi te ramener à la chambre, bébé. »

Bébé…

Oh putain… ce n'était pas bien d'errer dans cette direction. Et c'est elle qui est ivre…

Heureusement, son cerveau embrouillé par l'alcool se méprit sur le sens de mes paroles, m'épargnant d'avoir à me justifier. « J'suis pas… J'suis pas un bébé. Je suis une… une… f-femme, » se lamenta-t-elle un peu avant de carrément se mettre à pleurer. Je pouvais sentir ses larmes mouiller ma chemise.

Bon sang, elle était dans un état lamentable, mais je devais admettre qu'elle avait raison. « Je sais, crois-moi. Je le sais foutrement. »

Notre badinage sans conséquences se poursuivit jusqu'à ce que j'aie transporté la pauvre petite complètement saoule à notre suite, où je dus lutter pendant au moins quelques minutes pour décider si oui ou non j'allais la mettre dans mon lit pour la nuit afin de pouvoir veiller sur elle.

Ma bite se réveilla à nouveau à cette pensée, mais je l'ignorai. Bella était ma priorité numéro un pour le moment.

Sachant que c'était pour le mieux, je la déposai à contrecœur sur le divan-lit du salon, prenant soin de la couvrir, le minuscule petit maillot blanc qu'elle portait ne faisant pas très bien le boulot.

« Bonne nuit, ma belle, » murmurai-je, déposant un baiser sur la peau délicate de sa joue. Elle remua légèrement, les mains tendues dans l'obscurité de la pièce, cherchant quelque chose.

« Edward, » soupira-t-elle alors que ses petites mains s'enroulaient autour de mon cou, m'attirant plus près comme si elle voulait me dire un secret.

« Qu'y a-t-il ? » Demandai-je en riant un peu, me penchant nerveusement vers sa bouche.

« Mmm… c'est une autre raison pour laquelle je t'aime, » marmonna-t-elle, pouffant de rire légèrement. Mon cœur palpita dans ma poitrine à l'écoute de ses mots, même si ce n'était pas la première fois que je les entendais. Je savais qu'elle m'aimait, mais quelque chose me disait que ce n'était pas de la même façon que moi je l'aimais.

« Ouais ? Et quelle est cette raison ? » Demandai-je, essayant de faire de mon mieux pour paraître amusé, alors qu'en réalité je sentais que je mourais intérieurement, foutrement reconnaissant que Bella ne soit sans doute pas assez lucide pour remarquer la tristesse dans ma voix.

« Hmm ? » Répondit-elle faiblement, semblant avoir oublié ce qu'elle venait de dire.

« Tu as dit que c'était une autre raison… pour laquelle tu m'aimais… » Insistai-je, espérant qu'elle serait en mesure de former une phrase complète.

« Ah ouais… J'aime que tu m'appelles encore ma belle… mais… tu sais quoi ? » Sa voix était tout sucre et toute innocence, et la réponse de mon corps ne servit qu'à me faire sentir comme le plus gros pervers de la planète.

« Quoi ? » Dis-je d'une voix rauque, sentant un serrement dans ma poitrine et une tension dans ma bite tandis que j'attendais anxieusement les mots qui étaient sur le point de quitter ses lèvres douces et enivrées.

« Toi aussi tu es mon beau. »

o ~ O ~ Fin ~ O ~ o

Voilà, j'espère que vous avez aimé lire cette fic. En tous cas moi j'ai eu un immense plaisir à la traduire.

À bientôt peut-être, au détour d'une autre de mes histoires…

Milk