Bonjour, bonjour...

Me revoilà partie dans l'aventure d'une traduction d'une nouvelle fiction.

Concernant les délais de publication, je vais essayer de poster une fois par semaine, au max cela prendra 15 jours (eh oui les vacances sont bientôt finies et je débute une formation par correspondance en plus du boulot, ce qui veut dire moins de temps). Mais pour celles qui me connaissent déjà, vous savez que je suis plutôt régulière dans mes posts.

En attendant j'espère vraiment que cette fiction vous plaira et que vous lui réserverez un bon accueil.

Bon allez, je stoppe les bla-bla et vous livre le prologue, histoire de poser les choses, puis dans la foulée, enfin ce soir ou demain, je vous poste le 1er chapitre.

Bises.

Chris

21 août 2003

Je lui serrais la main plus fort quand je vis son frère, Emmett, mettre le dernier sac dans le coffre. Ça y était. Je regardais derrière moi pour voir Charlie, se tenant debout, maladroitement, les bras croisés, et le front plissé d'une manière montrant qu'il pensait sérieusement à quelque chose.

Emmett se dirigea vers moi et m'enlaça en me disant :

- Je suppose que ça y est Bells.

Je grinçais des dents à ces mots. Je n'avais jamais vraiment voulu que quelqu'un les dise à haute voix.

- Prête pour l'Université de Purdue en Indiana? Demanda Emmett en me poussant l'épaule.

Je déglutis et acquiesçais lentement. Je jetais alors un coup d'œil au garçon à côté de moi. Le beau, intelligent, et drôle Edward Anthony Cullen. Ses yeux semblaient vides. Ils n'avaient pas la couleur verte de l'assurance que je cherchais.

C'était comme s'il me suppliait de ne pas y aller avec ses yeux, mais sa bouche me dit le contraire quand il parla.

- Allez Bella, appelles-moi quand tu descends de l'avion.

Il m'attira dans une étreinte et embrassa mon front. Comment allais-je faire sans lui?

Il me semblait que c'était hier que nous avions été diplômé du Lycée de Forks, et cet été était passé trop vite.

J'avais été accepté à Purdue en section commerce, tandis qu'Edward allait à UCLA pour devenir scénariste. Nous avions obtenu tout ce que nous voulions, excepté l'autre.

Nous allions être séparés, chacun à un bout des États-Unis Nous avions donc décidé que ce serait mieux si nous rencontrions, chacun, d'autres personnes, nous resterions simplement amis.

C'était le mieux, non?

Nous étions amis depuis l'âge de 9 ans. Puis je m'étais rendue compte que j'étais follement amoureuse de mon meilleur ami, celui qui avait toujours été là pour moi.

Je soupirais et sortais d'une étreinte qui traînait un peu trop en longueur. Comme j'avais l'habitude de le faire, je ne pus m'empêcher de respirer son odeur une dernière fois. Ça allait me manquer ... beaucoup.

Nous avions pris la bonne décision, n'est-ce pas?

Alors, pourquoi je me sentais si mal? Il allait terriblement me manquer. Il était dans ma vie depuis si longtemps. Il avait été mon premier coup de foudre, premier baiser, premier petit ami, le premier amour, premier amant.

Et, oh mon Dieu, quel bon amant il était!

Je ne pensais pas qu'un autre gars pourrait me faire ressentir ce que je ressentais pour Edward.

La voix d'Edward me sortit de mes pensées, et tout en faisant courir ses doigts sur ma pommette, il me sourit et me dit:

- Tu restes prudente, et intelligente! Je ne veux pas que tu te retrouves dans de mauvais draps ou que tu te fasses violer.

Je hochais la tête et lui sourit en retour.

- Promets-moi d'appeler tout le temps. Dis-je. J'avais besoin de ça.

Il hocha la tête et me serra de nouveau. Charlie se racla la gorge, je m'approchais et le serrais pour lui dire au revoir.

Il m'embrassa sur le front et soupira:

- Prends soin de toi Bells, on se voit aux vacances de Thanksgiving.

Je me mis à pleurer. Stupides larmes. Je regardais Emmett, et il hocha la tête vers la voiture.

Je les saluais une dernière fois, mais avant de rentrer dans la voiture, je regardais les deux hommes que j'aimais le plus, de deux manières complètement différentes, et quelques larmes s'échappèrent.

Emmett démarra la voiture et les larmes coulaient encore quand enfin j'arrivais à changer la station de radio. On frappa à ma fenêtre. Je me retournais pour voir Edward, qui se tenait là, me faisant signe d'ouvrir la fenêtre.

Bien sûr, je le fis ... Je ne pouvais jamais rien lui refuser.

Je descendis la fenêtre et il se pencha dans la voiture. J'éclatais en sanglots. C'était gênant d'écouter les bruits qui s'échappaient de mes lèvres, mais je n'y pouvais rien, et je n'avais pas vraiment l'énergie d'essayer.

Je tentais de me concentrer sur le son de sa voix de velours, de la mémoriser pendant qu'il parlait.

- Ne pleures pas Bella. Je t'aimerai toujours, de toutes les manières possibles. Amuses-toi dans l'Indiana. Forks t'attendra.

Il caressa ma joue et essuya les larmes qui tombaient.

La voix d'Emmett nous tira de notre moment.

- Désolé de vous interrompre, mais Bella, tu vas rater ton avion.

Je soupirais. Edward me fit un sourire qui n'atteignit pas ses yeux. Il se pencha davantage et me fit un câlin.

Je remontais la fenêtre et Emmett partit. Je ne savais pas pourquoi je l'avais fait, mais je m'étais retournée pour regarder Edward et Charlie.

Charlie s'agitait. Même de loin, je pouvais dire que Charlie était souriant, d'un sourire que les gens ont quand ils versent des larmes de joie. Charlie n'était pas homme à montrer son émotion, même à moi. Mais ensuite je vis Edward.

Il était encore debout, au milieu de la route, regardant fixement le véhicule qui s'éloignait de lui. Puis, lentement, il fit un signe, se retourna et commença à marcher.

Emmett frotta mon épaule tout en me disant :

- Bella, tout va bien se passer.

Je souris légèrement. Mon frère de substitution savait toujours exactement ce que j'avais besoin d'entendre. Et à ce moment, ses mots étaient exactement les mots de réconfort dont j'avais besoin.

Enfin, environ une heure plus tard, je me préparais à monter dans l'avion. J'embrassais Emmett et commençais à pleurer à nouveau. Il me serra et me caressa le dos en me chuchotant à l'oreille:

- Au revoir Bells, je t'aime.

- Je t'aime aussi Em.

Puis je remontais la longue allée et entrais dans l'avion.

Je quittais Forks. Je quittais ma vie, mon Edward, mes amis, et mon père, pour aller à l'Université.

Je me retournais pour regarder une dernière fois Emmett, mais si j'avais su que je ne le reverrai pas avant 5 ans, je l'aurai regardé plus longtemps.

Et si j'avais su que je n'aurai pas parlé à Edward pendant 3 ans, je lui aurai fait jurer, au lieu de promettre, de me téléphoner tous les jours pour le reste de nos vies.

16 septembre 2008

Je me réveillais à cause du bruit d'un camion et d'une main sur le bas de mon dos.

- Bébé, je vais au boulot. Les nouveaux voisins sont là.

Je sentis les lèvres de Mike sur ma joue et l'entendis quitter notre chambre puis la maison.

Je me levais et me dirigeais vers la fenêtre. Je tirais les rideaux et vis un camion de déménagement garé dans l'allée à côté.

Cette maison devait encore sentir les chats et le pipi de chat. Sans compter les poils de chat qui devaient être restés dans le tapis. Pauvre Mme Carter, elle ne pouvait plus payer la maison et elle avait dû déménager dans un petit appartement qui n'acceptait pas de chats.

Elle avait essayé de nous les donner à Mike et moi, mais j'avais refusé, lui disant que j'étais allergique. J'avais également utilisé cette excuse pour ne pas aller chez elle, mais c'était une gentille vieille dame.

Puis je vis son visage. Je me figeais, choquée. Je ne savais pas quoi faire. Mais je savais une chose ... je devais vraiment me présenter à mes nouveaux voisins.