Note de l'auteur:

Il est indispensable de lire le chapitre précédent pour pouvoir comprendre les évènements ici. Une dernière fois: si vous n'avez pas l'âge, merci de quitter la page. Et surtout, ceci est une fiction alors ne faites pas ça chez vous. Protection et responsabilité vont de paires. D

Merci. Bonne lecture.

°o0O0o°

Take me back to how it used to be

I'll never close my eyes again

How could I ever forget a place like this?

Somewhere I can call my own

.

Forgive and Forget – Miss May I

.

[Fais moi revenir à notre normalité d'antan

Je ne refermerai plus jamais mes yeux

Comment pourrais-je jamais oublier un endroit comme celui-ci ?

Quelque part que je peux appeler 'mien']

°o0O0o°

POV Bella

Etait ce pour ça ? Etait ce pour ça que mon frère avait tant insisté pour venir à la soirée d'Alice ? Pour ça qu'il m'avait dit -deux fois plutôt qu'une- de me préparer dans les règles?

Tout était flou autour de moi. Ou presque. Car je n'avais que très vaguement conscience du petit monde qui nous entourait. Seuls comptaient la tension qui rigidifiait le dos d'Alice, le regard d'excuse d'Emmett et cette étrange… Chose qui émanait de Rosalie. Qu'est ce que Rosalie et Emmett foutaient si près l'un de l'autre, d'ailleurs ? Ils n'étaient même pas censés se connaitre et encore moins se tolérer !

Et Edward. Et ses yeux verts profonds qui me scrutaient avec une intensité insoutenable.

J'avais tout simplement peur de comprendre le sens de toute cette mascarade.

« Joyeux anniversaire de mariage, Alice. »

Sa voix de velours… Toujours aussi douce, toujours aussi séduisante, grave et hypnotique. Insupportablement lui. Pire que dans mes cauchemars, mieux que dans mes fantasmes. Il me tuait, me consumait à petit feu et là, alors que je me croyais enfin guérie, je découvris péniblement que durant tout ce temps, durant toutes ces journées à m'appuyer sur Emmett, mon cas ne s'était jamais amélioré… Pire. Mon cas s'est empiré. Car mon erreur a été de croire que je pouvais avancer, oublier, me pardonner. Etre forte. Mais en fait, je n'avais jamais été aussi impuissante qu'à cet instant. Vulnérable. Confuse. Terrifiée.

Coupable.

Je crus entrer en transe lorsque tout le monde se mit à évoluer autour de moi, comme des silhouettes parlantes et voilées que je ne voulais ni comprendre ni définir. Mais lui… Oh, lui, resta debout devant moi, immobile et concentré, me scrutant sans aucune gêne, ses prunelles assombries par je ne sais quelles émotions. Admiration ? Dégoût ? Appréhension ? Haine ?

Hier encore, je pouvais me vanter d'avoir connu Edward Anthony Cullen comme le fond de ma poche mais la vérité était que je voulais, plus que tout, arrêter tout simplement de le trouver fascinant. Monumentale erreur. Chaque lueur jouant dans ses yeux, chaque tremblement de ses lèvres pleines, chaque contraction de sa mâchoire carrée, chaque once de bronze reflétant dans ses cheveux auburn… Depuis le premier jour, Edward Cullen avait été ma plus grande fascination. Et ni ma volonté ni celle d'Emmett ni même celle de Rosalie –qui était sur le point d'intervenir- n'allait changer ça.

Dix huit jours. De cure, de désespoir et de déni. Et j'en étais toujours au même point.

Edward ne me lâcha pas des yeux et mon cœur tout éparpillé se rassembla pour la première fois, battant frénétiquement contre ma poitrine face à son vif intérêt. J'étais prête à devenir une flaque d'eau à ses pieds. Complètement pathétique. Car enfin. Enfin, alors que je crus que nous allions rester ainsi, il s'approcha, tout près. Trop près. Son parfum suave, masculine et que j'avais toujours secrètement associé à un chocolat noir intense me chatouilla les narines. Et lorsqu'il leva la main à la hauteur de mon visage, mon cœur s'arrêta de battre. Il hésitait, cela se voyait… Ne sachant sans doute pas où ni comment me toucher. Ne sachant sans doute pas à quel point ses gestes… M'atteignaient. Aussi minuscules soient ils.

Moi, j'étais paralysée, mes yeux allant de sa main suspendue dans les airs à son visage à l'expression indécise.

« J'ai besoin de te parler. » Finit il par dire.

Je ne pus qu'acquiescer car j'étais incapable d'émettre la moindre syllabe. Car je crus mourir lorsqu'il abaissa abruptement ses doigts qui n'étaient pas loin de frôler mes joues.

Comme je suis pathétique.

« Y a-t-il… Hum… Un endroit où l'on pourrait parler tranquillement ? »

J'hochai la tête une nouvelle fois. Comme l'idiote pathétique que j'étais. Et sans même le vouloir, je tournai brusquement les talons et me dirigeai vers l'aile sud de la résidence Whitlock.

Une fois dans le couloir, je ne me retournai pas, ne voulant pas voir le vide derrière moi. Car il n'aurait pas pu me suivre après une telle performance en matière de mutisme, vous ne croyez pas ?

« Attends ! » Entendis je derrière moi. Et mon cœur explosa à nouveau avant de se reconstruire tout seul. Encore.

J'entendais sa course saccadée, son souffle pantelant mais je ne m'arrêtai pas pour autant… Il me rattrapait, me courrait après. Et peu importaient les morales burlesques de mon frère durant ces deux dernières semaines… Je ne pus m'empêcher d'aimer ça. D'aimer son intérêt. D'attirer son attention. De le faire courir.

« Isabella, attends. » Souffla t il et il attrapa fermement mon poignet.

Je sentis tout de suite l'air se raréfier autour de moi, l'atmosphère devenu lourd et crépitant, et à en juger par son expression décomposée, il devait le sentir lui aussi.

« S'il te plait, dis quelque chose. » M'intima t il.

Lorsque j'acquiesçai pour la troisième fois, son regard s'assombrit de colère mais je le coupai court en poussant une porte juste derrière moi, l'incitant à me suivre.

J'essayai de ne pas trop penser au fait que c'était une des chambres d'amis des Whitlock.

J'essayai de ne pas trop penser au fait que je l'avais délibérément attiré dans la plus reculée de tous.

Non, ce n'était pas délibéré… C'était juste… Je ne pouvais plus aller plus loin avant qu'il ne me rattrape.

« Bien. Parlons. » Dis je avec une voix et un courage survenus de nulle part alors que j'étais plantée au beau milieu de la pièce, les bras ballant et dos à lui.

Je n'étais pas vraiment effrayée de me retrouver là, immobile mais appréhensive, juste sous ses yeux, comme une proie vulnérable et offerte. Mais pour tout dire, c'est nettement plus facile que de lui faire face lorsqu'il cracherait ses accusations et que moi, je n'aurais d'autres choix que de plaider coupable.

Les émotions… Jouaient avec mes humeurs.

« Bella, regarde moi. »

Je soupirai, fermai les yeux en souriant amèrement. Et obtempérai. J'aurais du me douter qu'il me demanderait de faire tout ce que je ne voulais pas faire aujourd'hui.

Lorsque je plongeai dans ses yeux, je vis à nouveau cette lueur incompréhensible voiler son regard émeraude mais j'étais sûre sur l'instant que c'était de la colère. Pure.

« Pourquoi ? » Dit il froidement.

Ce simple mot, prononcé avec sa voix si dure, suffit amplement à frigorifier mon sang mais aussi à éveiller mes pensées.

Nous y étions. Finalement. Nous en étions aux explications. Mes paupières battirent difficilement tout comme mon cœur.

Directement dans le vif du sujet, zéro détour. Insupportablement Edward.

« Je ne pense pas avoir une réponse qui puisse te satisfaire. » Rétorquai je honnêtement.

« Pourquoi ? » Répéta t il en s'avançant vers moi.

Je pris peur en voyant cette lueur s'accentuer dans ses yeux alors je reculai instinctivement.

« Je ne sais pas ce que tu veux entendre de moi. »

« Pourquoi ? »

« Je t'ai dit que… »

« Je t'ai entendu. » Coupa t il, amorçant encore un pas vers moi alors que je reculais. « Je veux. Juste. Une réponse. »

« N'importe laquelle ? » Tentai je.

« N'importe laquelle. »

Et comme dans tous ces films clichés que j'abhorrais tant, je me retrouvais coincée entre le mur et lui. Lui qui était proche, si proche… Si… Intoxiquant.

Je déglutis péniblement, essayant de rassembler mes pensées, à la recherche d'une réponse valable. Il voulait une réponse… Mais est ce que cela devait insinuer qu'il devait se tenir aussi près de moi ? Son comportement me terrifiait, me déconcentrait car cela ne lui ressemblait tellement pas. Aucunement.

« La solitude ? » Répondis-je avec crainte.

Il acquiesça mais ses sourcils se froncèrent. « Mais encore ? »

Je le regardai incrédule. « La dispute ? »

Il acquiesça encore et m'encouragea silencieusement à poursuivre, ce que je fis, tremblante. « Je… Euh… La sortie de mon nouveau livre ? » Un soupir rageur franchit ses lèvres parfaites à ce souvenir cuisant de sa longue, longue absence. Je me souvenais de cette douleur et du vide qui m'a alors entouré. Aussi, je me mis à débiter les mots de manière saccadée : « Ton long séjour en Italie, en Allemagne, au Canada. Les rumeurs avec ta partenaire Heidi Volturi. Ta sœur. Tes fans. Tes promesses vides. Tes… »

Il tapa violemment le mur avec le plat de sa main et je sursautai, me taisant, complètement pétrifiée. Il plaça ses paumes bien à plat contre le mur derrière moi, ses avant bras dénudés frôlant chacune de mes deux joues. « Ce que tu es en train de dire… C'est que tout ça, c'est de ma faute ? Est-ce que c'est ce que tu insinues, Bella ? » Siffla t il, menaçant.

Lorsqu'il releva les yeux vers moi, il ne restait plus une seule lueur verte, plus aucun emblème porteur de l'espoir, tant son regard était noirci par la rage… Et la haine.

« N-Non. » Bégayai je en réponse.

« Est-ce que tu voulais me punir pour quoi que ce soit, Bella ? »

« N-Non. » Fis je encore, tétanisée par son regard assassin.

« Est-ce que tu pense que je méritais ça ? »

« Non. »

« Est-ce que… Tu voulais me remplacer ? »

« Non. »

« Est-ce que tu le désirais auparavant ? »

« Non. »

Et peut être était ce mon imagination débordante mais il me sembla que son regard s'adoucit après cela. Un tout petit peu.

Il voulait parler de ce qu'il s'était passé mais les effets dévastateurs de ma haute trahison faisaient encore des ravages sur lui. Aussi, il a trouvé une manière de me poser toutes les questions qui le turlupinaient durant ces mois… Ces longs mois de séparation.

Au fur et à mesure qu'il posait ses questions, mes réponses devinrent plus fermes. Plus sûres. Moins hésitantes. Quand bien même j'ignorais quel était le but de cet interrogatoire improvisé, je décidai d'être la plus sincère possible car mon frère avait beau m'avoir martelé maintes et maintes fois qu'Edward n'était celui qu'il me fallait… C'était encore à moi de décider. Et je décidai à cet instant de tenter le tout pour le tout pour lui. Pour mon couple. Pour nous.

« Est-ce qu'il était mieux que moi, Bella ? »

« Non. »

« Est-ce que… Est-ce que tu l'aimais ? »

Un autre « non » catégorique franchit mes lèvres et son regard s'intensifia de nouveau. Me sondant, m'analysant, me calculant presque… La question fatidique. Mais il ne semblait pas encore satisfait. Il n'en avait pas encore fini et j'avais peur de la question qui allait suivre.

En attendant, il se pencha vers moi, approchant son visage du mien, si près que nos nez se frôlèrent presque. Je pouvais sentir son souffle chaud balayer ma bouche, me faisant frissonner jusqu'à mes orteils. A cet instant, j'aurais tout fait, tout donné pour un baiser. Un seul de ses baisers. Uniques et affolants. Délicieux, toxiques, puissants.

« Et moi, Bella ? » Souffla t il tout bas alors qu'il fermait les yeux. « Et moi, est ce que tu m'aimes ? »

Mon cœur rata un battement face à la douleur avec laquelle il avait prononcé cette dernière phrase. A ce manque de confiance en soi dont il faisait preuve. Toutes ces années ensemble, j'ai toujours pensé que de nous deux, j'étais plus celle qui avait besoin d'être rassurée en permanence et pourtant… Et pourtant, il était là, devant moi, blessé et incertain, cherchant des réponses qu'il connaissait déjà.

« Oui, Edward. » Murmurai-je en osant poser ma main sur sa joue. Et il se laissa faire, gardant toujours ses yeux clos.

Sa chaleur m'envahit immédiatement, partant de mes doigts tremblant, remontant dans mes bras avant de s'implanter directement dans mon cœur, aussi violemment qu'un coup de poignard. Si douloureux et pourtant si bon.

Et en une seule seconde, ses lèvres vinrent s'écraser contre les miennes, m'offrant ce baiser que je désirais tant, me plaquant littéralement contre le mur. Ce n'était ni doux, ni tendre. En six années de relations, Edward ne m'avait jamais embrassé comme ça. Pas avec cette passion, cette ferveur, ce désespoir. Cette douleur. Mes réflexions n'étaient plus qu'un chao total à perte de vue car mon corps, ma tête, mon cœur étaient complètement ravagés, incendiés, trucidés par le plaisir, le désir et la douleur qu'Edward suscitait en moi. Ses lèvres, ses dents, sa langues… Tantôt il me caressait, tantôt il m'agressait complètement, me mordant, m'adulant, me poussant contre la surface dure, léchant subrepticement mes plaies. Une de ses mains vint attraper mes cheveux, tirant légèrement dessus, pour me ramener fermement contre lui alors que l'autre tenait ma hanche avec force, si fort que ses ongles auraient pu s'incruster dans ma peau si je ne portais pas ma robe. Bientôt, il vint s'attaquer à mon cou, plantant ses dents contre ma peau sensible, sa langue léchant ensuite cette dernière pour apaiser la douleur. Et moi… Et moi, je ne fis que frissonner violemment sous ses assauts brutaux, peinant à ravaler mes gémissements, répondant à chacun de ses baisers avec encore plus de force et de désespoir.

Ma main glissa inconsciemment sur ses épaules carrées, le ramenant davantage contre moi si cela fut encore possible et il grogna contre mes lèvres. Délice et tentation divins.

Sa main sur ma hanche alla descendre plus bas encore, jouant dangereusement avec les méandres de mon désir, caressant ouvertement le rebondi de mes fesses avant qu'il ne frôle ma cuisse et prenne possession de l'arrière de mon genou pour m'obliger à remonter ma jambe contre sa hanche. Sans tarder, il annonça tout de suite la couleur en me donnant un coup de rein puissant et bien placé, me cognant durement contre le mur. Mais je m'en fichai… Son désir… Son excitation se frottait délicieusement contre mon intimité en feu.

Il réitéra le mouvement et je ne pus retenir un gémissement.

Ce son sembla lui faire plus d'effets que ce je croyais possible car il revint vers ma bouche et me dévora jusqu'à ce que je n'ai plus de souffle, continuant ses coups butoirs, poussant de plus en plus fort contre moi, ma tête cognant régulièrement contre le mur. J'étais tellement excitée et il m'avait tellement manqué que je ne percevais plus la rudesse de ses gestes. Pour moi, il n'y avait plus que lui, son regard brûlant qui me consumait entièrement, sa virilité qui ne cessait de durcir tout contre moi.

« As-tu envie de moi, Bella ? » Chuchota t il d'une manière si sensuelle que je ne pus qu'hocher la tête. « As-tu envie que je te prenne là, contre ce mur, tout de suite ? »

« Le-Le lit. » Parvins je à articuler entre deux baisers.

Et sans que je m'y attende, je me sentis décollée du mur avant d'être jetée sans aucune douceur sur l'énorme lit aux parures gris perles. La vitesse fulgurante et la violence de son geste me donnèrent le tournis, tant j'étais choquée qu'il me traitât ainsi, et lorsque je tentai de me redresser en prenant appui sur un coude, il me repoussa en arrière avec cette même brusquerie qui ne lui ressemblait pas. Je cessai cependant de me poser toutes questions lorsqu'il vint s'allonger entièrement sur moi, son corps couvrant le mien alors qu'il prenait appui sur ses avant-bras, avant de baiser ma bouche de manière sauvage.

D'une main autoritaire, il remonta ma jambe sur sa hanche puis recommença à bouger sur moi, me faisant gémir à n'en plus finir alors que nous n'avions même pas commencé à nous déshabiller.

A cette pensée, je me rendis compte que je m'étais montrée très passive depuis le début de nos ébats alors que ce n'était jamais le cas en général. Je me mis donc à déboutonner discrètement sa chemise bleue nuit de mes mains tremblantes alors qu'il avait à nouveau glissé ses lèvres au creux de mon cou, suçotant durement ma peau… J'étais sûre que ça laisserait des traces et ce sera tant mieux. Car autant j'aimais l'indépendance, autant j'aimais lui appartenir. Et si tout le monde pouvait le savoir, ce sera vraiment, vraiment tant mieux.

Il remonta ma robe jusqu'à mon ventre et sans crier gare, il déchira promptement ma petite culotte. Je criai de surprise mais n'osai pas me protester lorsqu'il caressa presque tendrement ma fente sur toute la longueur, m'arrachant des soubresauts de pur plaisir ainsi qu'un gémissement plaintif. Sa douceur et sa légèreté contrastaient vivement avec la brutalité dont il avait fait preuve.

« Déjà… Tellement mouillée. Est-ce pour moi, Isabella ?» Susurra t il à mes oreilles. J'avalai difficilement ma salive et ahanai un 'oui' presque inaudible en réponse. Sa voix grave me fit frissonner davantage, encore et toujours, de la plus délicieuse des manières mais je voulais plus. Du concret. Ainsi, je lui arrachai littéralement sa chemise, faisant sauter les restes de ses boutons d'un seul coup et n'attendis pas son accord pour palper et redessiner ses muscles de mes doigts avides. Il grogna, son ventre se contractant contre ma paume et je souris fièrement en voyant qu'il réagissait toujours aussi facilement à mon toucher.

Comme pour se venger de sa chemise qui était partie s'envoler quelque part près du lustre, il tira sans aucune vergogne sur mon décolleté, déchirant ma belle petite robe noire en jersey de la plus chaude des manières avant que sa bouche ne vienne dévorer ma poitrine, me mordant partout où il pouvait. Toujours avec cette avidité, toujours avec cet empressement et cette brutalité qui enflammaient mon bas ventre comme jamais. Je me frottai à lui sans aucune honte, ceinturant maintenant son ventre avec mes jambes, la peau douce de sa hanche échauffant dangereusement celle de mes cuisses.

Oui.

Après un autre baiser qui m'a retourné le cœur et le cerveau, il se recula, créant un espace considérable et non désirable entre nous mais je ne bronchai toujours pas. Et cela ne me ressemblait tellement pas… D'être si… Silencieuse, coopérative... D'habitude, je faisais plus dans la provocation. Mais il m'avait manqué et là, sous lui, j'étais incapable de dresser la moindre résistance, totalement et irrévocablement soumise au moindre de ses désirs. Je le vis déboucler habilement sa ceinture et il se délesta rapidement de son pantalon en même temps que ses chaussures. Je n'eus pas bien le temps de le détailler car déjà il revenait à la charge, dévastant mon corps entier de ses baisers incendiaires, coléreux, fervents.

Son sexe, toujours emprisonné dans l'étau de son boxer, vint une fois de plus taper contre le mien.

« Est-ce que tu aimes ça, Bella ? » Grogna t il avec un ton qui me fit perdre la tête.

Voyant que je ne répondais pas, il poussa une nouvelle fois contre moi. « Oui. » Sifflai je entre mes dents. Il m'embrassa durement, avec une telle intensité et une telle dévotion que j'en pleurerais presque. Mon cœur, entier et vivant, battait la chamade sous sa main chaude qui empaumait mon sein.

Mais lorsqu'il se recula, il darda mes yeux avec un regard noir. De colère. Ou de désir. « Est-ce qu'il fait ça mieux que moi, Isabella ? »

Ma bouche tomba de stupéfaction alors que mon corps entier se tendait à sa phrase, dure et injuste. Voulait-il remettre l'interrogation là, alors qu'il était sur le point de…

« Réponds-moi ! » Aboya t il en pressant plus fort ma poitrine, m'arracha un cri de douleur.

« Non ! » Pleurnichai je.

Sa bouche fondit sur la mienne pour la énième fois mais je restai figée par son soudain accès de colère. Sentant que je n'avais pas participé à ce baiser, il abandonna ma bouche pour susurrer à mon oreille. « Est-ce qu'il t'a embrassé comme ça aussi, Isabella ? » Fit sa voix dangereuse alors qu'il mordillait mon lobe. Maintenant, son interrogatoire me rendait vraiment nerveuse et très mal à l'aise, ce qui fit redescendre mon excitation d'une manière considérable. Car je ne voulais plus penser à mes bêtises et aux douleurs qui allaient avec. « Est-ce que ses mains te font frissonner comme les miennes ? » Non. Je ne voulais plus penser au fait qu'il était là, enfin revenu vers moi et que moi, tout ce que j'avais à offrir était un corps souillé, empli de culpabilité et de honte. Je ne voulais plus me sentir sale. Même si je l'étais et même si rien ni personne ne pourrait changer ça. « Est-ce qu'il a su t'exciter comme ça, Bella ? Réponds ! »

« Non ! » Grinçai-je entre mes dents serrées.

« Hum. »

Et lorsque je le vis émettre un sourire diabolique alors qu'il abaissait son dernier vêtement, je ne pus m'empêcher de frissonner de terreur car enfin, enfin je compris… Son comportement. Ses questions. Sa violence. Sa passion. Je compris que ce n'était que rage, haine et frustration refoulées. Une haine qui m'était entièrement destinée. Je compris que ce n'était pas du sexe réconciliation. Je compris qu'il n'était pas là pour revenir vers moi. Qu'il n'était pas là pour me faire l'amour.

Il était là pour me prendre sans aucune considération. Il était là afin de me baiser comme un animal.

Et il me le prouva en me pénétrant d'un coup sec et brutal, dévastant mon intimité avec son chibre gonflé à l'extrême et dur comme de la pierre. Son grognement bestial se mêla à mon cri de surprise et de douleur alors que sa main droite s'ancrait à ma cuisse, la griffant jusqu'au sang. Il se ressortit lentement de mon antre, le souffle étonnamment calme… Avant de revenir brutalement en moi, m'écartelant sans vergogne et butant au fond de mon ventre avec une douleur exquise. Il réitéra le mouvement, une fois, deux fois et mon désir pour lui revint aussi vite qu'il n'était parti. Sa bouche était de nouveau sur ma poitrine pendant que son sexe m'étirait, me remplissait et m'agressait à chacun de ses coups de rein. Mes méninges étaient complètement cramées, mes appréhensions ont foutu le camp et mes sens complètement ébouillantés ne trouvaient apaisement que dans ses caresses fiévreuses, ses pupilles incandescentes et ses coups lancinants. Je me perdais. Et comme s'il l'avait senti, il revint à la charge avec ses phrases blessantes tout en accélérant la cadence.

« Est-ce qu'il a été mieux que moi, Isabella ? Il t'a baisé comme ça ? » Son souffle était haché, heurtant comme ses coups butoirs, me pompant, encore et encore… « Est-ce qu'il t'a fait criée comme une petite salope ? »

J'étais brisée, totalement déchirée entre le plaisir intense qu'il me procurait et l'humiliation poignante et mortifiante qu'il m'infligeait. J'avais envie de repousser, le gifler, le blesser au possible, tant ces paroles me faisaient mal. La culpabilité et la honte m'assaillirent de toute part, me submergea et me noya, tourbillonnant vicieusement avec mon désir insoutenable et mon excitation diluvienne pour que je puisse encore apprécier ses coups de reins, ses caresses, baisers et morsures.

Mes émotions, complètement en vrac, formaient à présent en moi un maelstrom inéluctable qui aspirait, mélangeait et engloutissait tout sur son passage alors qu'Edward me faisait sienne avec une force inouïe.

Son pelvis claquait maintenant contre mon bassin mais ce n'était jamais assez. Aussi, il remonta ma jambe contre son épaule, se délectant de ce nouvel angle qui lui permettait d'entrer en moi encore plus profondément, touchant ce point précis qu'il avait été le seul à atteindre aussi facilement. Mes parois se contractèrent violemment en réponse, ma bouche gémissant lourdement son nom.

« Putain, oui. Juste là ? » Haleta t il.

Je criai mon plaisir et il se pencha davantage sur moi jusqu'à atteindre mon visage, mon menton rencontrant désormais mon genou, son sexe s'enfonçant de plus en plus vite et de plus en plus profondément en moi, cognant de plus en plus fort et avec une précision délirante ce minuscule carré de peau hypersensible au fond de mon ventre. J'étais proche. Si proche.

Il lécha ouvertement la peau de mon cou qu'il avait maltraité depuis le début de nos ébats, retraçant ma jugulaire, remontant à mon oreille dont il grignota le lobe. Seigneur dieu !

« Je vais te faire jouir tellement… Fort… Que tu ne voudras plus jamais d'une autre queue que la mienne… Même dans tes fantasmes les plus fous. »

Il me besogna encore, me remplissant laborieusement, et je sus qu'il aura encore raison sur toute la ligne. Je ne voulais déjà plus que lui, seulement lui. Mais alors que je crus enfin atteindre les portes du paradis, il se retira brusquement, s'arrachant littéralement de notre étreinte, de mon corps, laissant un vide cruel au creux de mon antre qui me fit crier de frustration. Je le regardai se redresser entre mes jambes.

« Mais pas si vite. D'abord… » Souffla t il. « Je veux… Que tu te mettes à quatre pattes. »

Mon souffle se bloqua dans ma poitrine… Edward… Edward… Ce n'était plus Edward. Mon Edward… Ses yeux étaient injectés de sang alors qu'il dévorait mon intimité du regard, imaginant sans doute toutes les choses qu'il pourrait en faire. C'était un regard purement lubrique et prédateur que je ne lui connaissais pas, sans aucune once de tendresse. Il voulait juste me baiser. Ce n'était plus mon Edward.

« Qu'est ce que tu attends ? » Me dit il avec colère. Et je le regardai avec encore plus d'incrédulité : il était dans son plus simple appareil bien sûr, assis sur ses talons, son énorme phallus entouré de ses longs doigts. Mais malgré son sexe que je désirais au plus vite en moi, je ne pus empêcher mes yeux de se délecter de ses traits, de ses cheveux en batailles, et mes oreilles, de son souffle rapide. Il n'avait jamais été aussi beau et aussi désirable qu'à ce moment même et un tel constat m'affligea d'une tristesse sans nom. Car je savais… A l'intérieur… A l'intérieur, il ne devait rester qu'une épave délaissée et cruellement douloureux que j'avais moi-même créé puis détruit sans considération,. Une épave que je voulais redorer avec tout cet amour qui me tuait lentement, qui me sortait par tous les pores… Je crevais d'amour pour Edward et ici, les jambes écartées devant lui, je ne savais plus quoi faire.

Je le voulais mais il me voulait d'une autre façon. Lui, il me voulait comme une chienne.

Mon regard revint à nouveau sur sa queue et je déglutis durement, pesant l'envie contre l'appréhension, deux gestes qui ne lui échappèrent pas. Il retrouva soudainement sa place initiale en rampant rapidement vers mon corps et plongea directement au creux de mon sexe palpitant.

« C'est ça que tu veux ? » Grogna t il, ses ongles se plantant sur mes épaules alors qu'il me prenait avec force. Mes gémissements traduisirent assez clairement mon assentiment et lorsqu'il le comprit, il se retira de nouveau, se rasseyant sur ses talons. « Alors à quatre pattes, Isabella. Et plus vite que ça ! »

Sans plus d'analyse, je m'exécutai docilement, faisant face à la tête de lit, lui offrant totalement mon cul. Je le voulais, je l'aimais, je brûlais pour lui, souffrais pour lui donc peu importait… Je prendrais ce qu'il me donnerait et donnerai tout ce qu'il voudra.

« Oui. Comme ça. » Approuva t il dans un murmure alors que je fermais les yeux, imaginant que nous étions encore ensemble, amoureux et insoucieux, et que ceci n'était rien d'autre qu'un petit jeu de domination et de soumission entre nous. Qu'après, je retrouverais mon Edward. Mon Edward et ses étreintes chaleureuses. Mon Edward qui m'aimait. Mon Edward qui…

« Hum… Est-ce qu'il t'a prise par là ? » Me questionna t il alors qu'il faisait glisser son chibre contre mon anus, me figeant sur place. Non.

Non.

Mon Edward n'avait jamais été adepte de ça. Il n'y avait jamais touché, il…

« Réponds moi, Isabella. » Gronda t il.

« Non. » Tremblai je, horrifiée à l'idée qu'il voudrait peut être gouter à cette autre orifice à présent. Personne n'y avait jamais touché et en y pensant, personne ne m'avait jamais touché avant Edward, tout comme j'avais été la première pour lui. Mais il a fallu que je fasse cette… Erreur monstrueuse.

Il frotta encore plus sa verge contre mon petit trou et je commençai sincèrement à paniquer.

« Tu m'as fait mal, Bella. » M'accusa t il, sa voix devenue tellement dure tout en continuant de titiller mes fesses. « Horriblement mal. »

Je déglutis, ma bouche s'asséchant aussi rapidement qu'une flaque d'eau en plein désert alors que mes yeux, eux, ne demandaient qu'à verser son torrent de larmes. « Je sais. Je… Pardonne-moi » Parvins-je à croasser, ma voix rendu presque mutique par ma peur.

« Te pardonner ? » Fit il d'une voix sceptique. « Et si… » Frottement. « … Et si tu me faisais… » Un autre frottement qui me valut une presque crise cardiaque. « … Du bien pour changer ? »

Il dirigea ensuite sa queue gonflée vers mes lèvres intimes, frottant son gland à l'entrée de mon vagin… Je me croyais tirée d'affaire : j'avais soufflé trop vite. Il attrapa fermement mes hanches et commença à insérer son gland enduit de ma cyprine dans mon petit orifice.

Les larmes que j'ai tant refoulées ces deux dernières semaines firent enfin surface. Larmes que j'ai du ravaler sous les yeux moralisateurs de mon grand frère ou devant mes propres amis… Larmes qui lui étaient réservées, qui nous étaient réservées. Larmes traitresses ! Il ne restait plus rien d'Edward et moi. Ou du moins, dans le cœur d'Edward, il ne restait plus rien de moi. Il ne m'aimait plus. Et cela me déchira mille fois plus douloureusement que son large sexe qui forçait son passage vers cette exigüité qu'il désirait tant.

Ma bouche s'ouvrit grand sous la douleur insupportable mais aucun cri, aucun sanglot, aucun son… Rien n'en sortit. A un moment, il ne bougea plus, la moitié de son énorme érection enfoncée en moi. Mes deux mains s'enfoncèrent dans les oreillers, tordant les taies en lins sous mes doigts, tandis que les larmes coulaient à flot sur ma joue. Silencieusement, j'acceptai cette douleur car elle n'était sûrement que chiquenaude comparée à la sienne. Comparée à la nôtre. Je ne le haïssais pas d'agir ainsi, je me haïssais moi même d'avoir transformé un homme merveilleux en cet animal profondément meurtri qui cherchait à se faire lécher ses blessures par tous les moyens possible. Je ne m'en voudrais certainement jamais assez pour mériter son pardon ni même sa pitié. Tout ce que je méritais, c'était ceci.

Et quand bien même mon corps protestait, je serrai fortement les dents et reculai mon bassin de sorte à aller à son encontre.

La douleur faillit me terrasser lorsqu'il fut entièrement en moi, me brûlant, m'écartelant de la plus désagréable des manières et pourtant… Je prendrai cette brûlure avec joie si cela pouvait apaiser ses blessures, lui faire sentir bien. Un tant soit peu.

« Bella… » Souffla t il, ses mains sur mes hanches. « Si tu savais… Si tu savais comme t'es bonne avec ça… » J'encaissai ses paroles sans broncher, bougeant lentement contre lui, m'empalant sur sa verge alors que lui restait parfaitement immobile. Seule ses mains accompagnaient mes mouvements, serrant mes fesses à chaque retour, ses ongles griffant ma peau. « Oui… Comme ça, oui… Oh… Putain… Heidi n'était jamais aussi étroite… »

A sa dernière phrase, je me figeai, me donnant un répit contre la douleur physique, vite remplacée par l'amertume de la douleur psychologique. Mon cerveau lui s'était arrêté lorsqu'il a prononcé le nom d'une autre femme : Heidi. Jamais aussi… Etroite.

Et si, jusque là, mon cœur avait réussi à battre la chamade avec un amour puissant et un espoir fou, là, il était juste… Complètement émietté, gigotant faiblement dans ma poitrine, rendant l'âme alors qu'il s'étouffait avec cet amour même qu'il portait à cet être abject. Aussi abject que moi en fin de compte.

« Qu'y a-t-il, bébé ? Pourquoi tu t'arrêtes ? » Demanda t il et je devinai un certain sarcasme à en juger par sa voix. Puis, il se mit à bouger pour la première fois en moi, sans attendre ma réponse. La douleur était moins présente cette fois ci mais celle qui était dans mon cœur demeurait inaltérable. Je me contentai juste de serrer les dents, de tarir des larmes que je savais désormais sans fin… « Ah… C'est cette… Heidi qui te dérange ? » Ahana t il en accélérant. « Hm… Je la baise depuis que… Tu m'as quitté pour… Ton autre mec… » Ses mots me lacéraient comme ses coups de rein. Des poignards. Un million de poignards qui tailladaient mon cœur, le déchiquetant. Doucement, lentement. Alors que mon était déjà mort, perdu dans les limbes de ma douleur. « Mais je dois admettre… Que tu es un bien meilleur coup… Et à ce que je crois comprendre… Je suis mieux que ton Jacob. » Poignard. Heidi. Poignard. Jacob. Poignard. Poignard. Poignard. Juste retour des choses. Poignard empoisonné, enduit d'acide et de venin.

« Regarde-moi, Isabella. Regarde-moi quand je te baise. »

Sans bruit, complètement vaincue, je relevai la tête et fermai hermétiquement la bouche avant de regarder par-dessus mon épaule. Et je ne sus jamais quelle tête j'avais car au moment où son regard croisa le mien, il se figea. Net. Un camaïeu d'émotions étrange traversa alors ses yeux noircis par le désir mais je n'avais plus le cœur à traduire. Aucun amour ne transparaitra jamais dans ses yeux et je le savais pertinemment alors je détournais timidement mes yeux humides. J'arrêtai d'espérer. Je le devais.

Après quelques secondes à rester complètement immobile, il décida enfin de se retirer de mon petit antre. Mais cela ne m'offrit aucun soulagement… Car ce geste… Ce geste tentait de me donner un espoir encore plus vain que les précédents.

Il se repositionna à l'entrée de ma féminité encore mouillée de ses pénétrations antérieures même si toute mon excitation était déjà retombée à cause de mes émotions. Il poussa en moi avec plus de douceur qu'il n'en avais fait preuve précédemment.

« J'ai compris, Bella… Tu me préfères ici ? » Asséna t il.

J'avais bien fait d'arrêter d'y croire.

A présent, il fallait que j'arrête de me faire du mal. Que j'arrête d'analyser. Il fallait juste attendre que ce calvaire soit terminé et me détendre le plus possible.

« Redresse-toi. » M'ordonna t il. Et j'obtempérai à la seconde, mon dos rentrant en contact avec son torse dur. Ses bras enlacèrent aussitôt ma taille avant de descendre sur mes cuisses. « Ecarte un peu plus tes jambes pour moi. » Ordonna t il à nouveau et je m'exécutai tout aussi promptement, écartant mes genoux pour lui donner un meilleur accès. « C'est ça… Maintenant cambre toi. » Le plaisir qui me submergea ensuite me surprit au plus haut point, plus encore que ses doigts qui remontèrent tendrement mes côtes avant de redescendre sur mes bras ballants, créant une chaire de poule incontrôlable à chacun de leurs passages. Il attrapa mes mains dans les siennes et j'entrelaçai presque automatiquement mes doigts aux siens. Il les resserra davantage, broyant presque mes paumes avec ses grandes mains viriles.

Contrôler l'espoir, ne pas le laisser s'infiltrer.

Il poussa mes cheveux d'un côté après les avoir longuement humé puis, ses douces lèvres affamées se posèrent sur mes épaules, grignotant et suçotant ma peau jusqu'à la marquer profondément. Une main se posa sur mon ventre tandis que l'autre, avec la mienne serrée dedans, dirigea ma propre main vers l'arrière… A l'arrière de sa nuque, sur la base de ses cheveux si doux. Il me serra plus fort contre lui et grogna lorsque je tirai légèrement dessus.

Non. Pas maintenant. Arrête. Stop.

La nouvelle chaleur de son étreinte me menait dangereusement vers un espoir fou que je tentais tant de fuir.

« Bébé, laisse toi aller. » Chuchota t il.

Je voulais me laisser aller, pour qu'il arrête. Pour que cela prenne enfin fin. Pas pour regagner en espoir. Pas pour ravoir mon cœur émietté. Pas pour souffrir à nouveau. Et si au début, je n'avais pas pu supporter sa violence, à présent, je ne supportais plus cette tendresse dégoulinante et pleine de promesse qui se dégageait de lui.

Assez. Plus. D'espoir.

Aussi, je me remis dans ma position initiale, me penchant brusquement en avant et me retrouvant à quatre pattes devant lui comme il me l'avait si bien demandé. Je compris facilement sa stupéfaction lorsqu'il arrêta de bouger en moi mais je n'étais pas du même avis. Non seulement je voulais que ça se termine mais mon intimité en feu recherchait également sa libération ultime alors je pris les choses en main et entreprit à bouger mon bassin, me déhanchant totalement sur sa queue.

Il ne bougeait toujours pas, statufié à sa dernière position alors je m'acharnais sur son phallus, l'ignorant totalement, prenant un plaisir étrange et presque malsain à m'auto-baisant ainsi.

D'une manière aussi ironique que cruelle cependant, je ne parvins pas à me rapprocher ne serait ce que d'un iota de cette libération si prometteuse car il manquait quelque chose et le fait d'avoir à l'admettre me fit siffler d'exaspération.

« Qu'attends tu pour me baiser, Edward ? » Gueulai je à mon tour, regardant par-dessus mon épaule. «N'est ce pas pour ça que tu es là ? »

Et comme s'il fut rappelé à l'ordre, son regard se chargea à nouveau de colère et il empoigna mes fesses de ses deux grandes mains, les malaxant avec force avant d'intimer son premier mouvement. Sec, court et puissant. Et il réitéra, m'arrachant soupir après soupir, pompant presque ma vie hors de mon corps, encore et encore. Bientôt son rythme devint claquant, lancinant, dure et constant… Et il retrouva à nouveau mon talon d'Achille avec une facilité déconcertante, ce point qui me fit hurler. Seigneur, cet homme n'était pas humain !

Je me cambrai sous ses coups de reins parfaits, jetant aux oubliettes toutes onces d'émotions. Je le voulais. Lui et sa queue. Seulement lui. Seulement sa queue. Même si ce n'était que pour cette fois.

La dernière. Me promis je.

Alors je me permis de gémir son prénom de façon indécente pendant qu'il me pilonnait sans aucune pitié. Je sursautai légèrement lorsque sa main vint claquer une de mes fesses, produisant un son hautement érotique. Cela ne fit qu'attiser la braise.

« Encore ! » Me surpris je à crier.

Clac !

« Encore ! »

Clac !

« Encore ! Putain, Edward, je… »

Clac !

Et la tempête m'emporta… Loin. Me secouant dans tout les sens avant de m'envoyer directement dans les cieux. Verts. Apaisants. Douloureux. Puissants. Je ne redescendis plus, tant il m'y renvoyait à chacun de ses coups butoirs, me martelant à une vitesse et une profondeur si délicieuse. Je ne voyais que lui. Ne sentais rien d'autre que lui. Lui. Edward. Edward. Edward. Partout.

Je n'étais plus que frissons et gémissements. Le plaisir qu'il me procurait allait jusqu'à piquer la pointe de mes orteils, dressant chaque brin de poils de mon corps, arrachant violemment des soubresauts de stupre pur jusqu'à la racine de mes cheveux, me les arrachant. Une à une. Gonflant mon cœur que je prétendais perdu.

Je t'aime, Edward.

L'apogée.

« Putain… Oui… Je veux… Bella… Pas comme… ça. »

Ses mots désordonnés accompagnèrent ma lente et savoureuse descente sur terre mais il n'en avait pas fini avec moi.

Il me rallongea brusquement sur le dos et replongea en mon centre, son corps recouvrant cette fois ci complètement le mien, ses mains partout sur moi alors qu'il me martelait encore de la même manière. Mon corps, qui n'était pas tout à fait remis de ma jouissance, convulsa à nouveau et je sus qu'Edward me donnerait encore du plaisir si je me laissais complètement aller sous lui. Mais ses geste paraissaient plus désespérés, plus désordonnés aussi, comme si… Comme s'il ne savait plus comment il devait me toucher, me baiser avant qu'il ne sombre complètement dans son propre orgasme.

Sa bouche écrasa la mienne, ses dents mordant furieusement mes lèvres alors qu'il remonta une nouvelle fois ma cuisse sur sa hanche, le gout du sang envahit ma bouche mais je m'en fichai. Il devait vraiment aimer ça car il grogna d'une voix profonde.

« Bella… Je veux… Te sentir venir… Encore… Autour de moi. » Murmura t il d'une voix plaintive, rauque. « S'il te plait… Encore une fois… Jouis pour moi… Maintenant. »

Et son ton suppliant eut raison de moi. M'emportant une nouvelle fois, Edward me terrassa à nouveau d'un orgasme foudroyant, plus puissant que le premier, qui me fit littéralement perdre tous mes moyens, brisant totalement toutes mes réticences envers lui, aussi minuscules soient elles. Il se mit à débiter un chapelet de jurons et je sentis son sexe frémir tout au fond de mon ventre avant qu'il ne se déverse totalement, magnifiquement en moi. Dans son extase, ses lèvres recherchèrent désespérément les miennes et je les lui offris sans hésiter, tirant sur ses cheveux doux pour le rapprocher encore alors qu'il me serrait dans ses bras. Une étreinte si forte et si possessive qu'il aurait pu me broyer le corps et le cœur. Et je savais combien cela serait une belle mort que de mourir dans ses bras, connecté à lui, lui en moi, nos sueurs et nos odeurs se mêlant et flottant autour de nous. Immobile et vénérée.

Mais la réalité était toute autre, dure et flagrante. Je savais que ni la mort ni la vie ne me réserverait ni ses bras protecteurs ni son regard amoureux.

Jamais.

« Nous sommes quittes, je crois. » M'acheva t il en se retirant. Quittant mon corps. Mon champ de vision. Ma vie. Mon âme. Mais laissant sa marque indélébile sur mon Cœur qui lui criait de revenir depuis l'outre-tombe. Il ne se retourna jamais.

Terminé.

Edward et moi.

Fini.

Ma. Faute.

°o0O0o°

Can't this be for all of us ?

Just a happy ending

[ … ]

Be by my side, this was supposed to last forever

.

Apologies are for the weak – Miss May I

.

[Ne peut il pas en être ainsi pour chacun de nous?

Juste une fin heureuse

Restes à mes côtés, c'était censé durer pour l'éternité. ]

°o0O0o°

Un récit n'a ni début ni fin à moins de retracer la vie des protagonistes de leur naissance à leur trépas.

Areka M.

°o0O0o°

Ahem. Ne tuez surtout pas l'auteur, s'il vous plait.

Donc… Celles qui espéraient un bad end… Le voici. Le happy end aurait été en POV Edward et je l'ai écrite mais je trouve que c'est… Mièvre comme tout. XD Personnellement, je préfère cette fin mais après c'est à vous de voir. Le happy end serait une fin alternative que je publierais (peut être) sous peu (si j'arrive à le rendre moins niais), je vous tiens au courant.

Voilà donc merci de m'avoir lu, commenté et suivi sur cette fiction. Bizarrement, je ne suis pas douée pour les grand discours plein d'émois malgré mon incapacité à pondre un chapitre contenant moins de dix pages Word. Et pourtant, c'était mon premier lemon sur ce couple, de même que la première histoire que j'ai terminé.

Encore merci à toutes et encore une fois, bonne année.

Un de mes petits souhaits pour le nouvel an ? Un review et un bisou. :p

A bientôt pour de nouvelles histoires.

Areka.

PS : Money Talk a aussi été mise à jour pour celles qui suivent cette fanfiction.

PPS: La trad des paroles de toutes les chansons sont des expressions équivalentes (pour les rendre moins moches) donc pas taper si vous ne percevez pas les choses de la même manière que moi. Oki?