Point de vue du personnage au moment du 7 ème tome.

Les flocons tombèrent en masse sur le sol. Pourtant, j'étais là sans bouger, m'agenouillant pour la toute première devant la tombe de mes parents. Les larmes me montèrent instantanément aux yeux, les gouttes gelèrent sur mon visage. La douleur était si intense qu'aucun son ne réussit à sortir de ma bouche, alors que j'avais tellement de chose à dire. Fermant les yeux j'aperçus comme par magie le reflet de mes parents pour la toute première fois dans le Miroir du Riséd, ensuite vint au tour de l'album photo qu'Hagrid m'offrit encore et toujours mes parents.

- Maman, papa je vous aime, fut ma seule et unique pensée en cet instant, je savais que je n'étais pas seul, ils seraient toujours là quelque part mais je ne pouvais pas m'empêcher malgré tout de ressentir un grand vide, des paroles raisonnèrent dans ma tête comme « vous aviez les yeux de votre mère » en y songeant je ne peux que y éprouver de la fierté. Oui, j'en étais heureux d'être un Potter, d'avoir été l'Attrapeur de Gryffondor durant toute ma scolarité à Poudlard, de posséder le même Patronus que mon père un cerf.

Le sort du monde des sorciers reposait entièrement entre mes mains mais le courage me manqua, en voyant mes souvenirs se dissipaient pour ne plus être qu'un brouillard. Brouillard de brume pour y laisser place qu'à de la souffrance, malgré moi j'aperçus ma mère implorer Voldemort tout en me tenant contre elle, mon père James gisant là mort sur le sol.

Ensuite, Sirius, Dumbledore ça n'en finissait pas, je me mis à hurler de douleur, m'écroulant de tout mon être comme si quelqu'un était en train de me lancer le sortilège du Doloris en ce moment. J'ouvris les yeux, ma respiration était saccadée, mon cœur battait à tout rompre, reprenant peu à peu mes esprits, tout en essayant de contrôler le tremblement de mes membres.

Voldemort essayait par tous les moyens de m'affaiblir, de me torturer en oubliant une chose ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ! Serrant ma main sur ma baguette une onde de chaleur et de bien-être m'envahit soudain, la tristesse avait disparue pour laisser place à de la joie, un vent chaud me fouetta le visage peut-être que cela n'était simplement que le fruit de mon imagination mais je me sentis bien, un bouclier fit barrage tout autour de moi.

Au même moment j'aperçus la tombe se couvrir de pétales de roses c'est alors que je compris que je n'étais pas seul, mes parents étaient là avec moi, je pouvais sentir leur présence à mes côtés, j'étais prêt à faire face à mon destin désormais, pour Lily, James et les autres Voldemort devait mourir ! Quand une voix féminine me ramena brutalement à la réalité me disant que l'on devait partir, après la guerre j'aurai tout le temps pour me recueillir. Je me relevais donc à contrecœur en suivant mon ami Hermione sans dire un mot bien décidé à accomplir ma mission celle de détruire tous les Horcruxes et de vaincre Voldemort.

Alors ?