C'est ma première fanfiction. Si vous trouvez ça trop long, j'ai déjà dans mes chapitres récents écrit seulement la moitié de cette longueur, car j'ai eu pas mal de retours négatifs sur ce point. Sinon, merci d'être indulgent, d'autant qu'il est tel que je l'ai écrit sur le site de départ ^^

Ensuite, sachez deux choses :
- Toadville est la ville entourant le château de Peach, dans Paper Mario.
- Les lakitaxies c'est mon idée. Ce sont des lakitus qui transportent des gens comme des taxies (Pas énorme avec le recule, m'enfin...)

Bref, bonne lecture.


C'était le début d'une de ces magnifiques journées d'été au royaume Champignon. Les habitants de Toadville étaient tous occupés à leurs occupations matinales, en se demandant à quoi ils s'occuperaient lors de cette belle journée.

C'était particulièrement le cas de Luigi, qui ne pouvait parler ni à la princesse Peach ni à Mario. En effet, Bowser avait enlevé Peach le matin même et Mario était parti la secourir avec Yoshi, une fois de plus. Luigi devrait donc attende jusqu'à environ une heure ou deux heures de l'après-midi.

Luigi regarda sa montre, il était neuf heures dix. Il s'assit en se demandant ce qu'il pourrait bien faire. Après un court instant, rendre visite au professeur K. Tastroff lui sembla une bonne idée. Les deux amis ne s'étaient pas vus depuis un bout de temps. Il sortit donc dehors et alla sur la place de la ville baignée de soleil.

Toadville finissait à peine de se réveiller. Certaines maisons, aux volets clos, abritaient des toads endormis, alors que la place était déjà peuplée d'habitants qui discutaient ou lisaient le journal. Sur un côté, les lakitaxis travaillaient déjà, attendant des clients à transporter.

Luigi s'approcha de l'un d'eux, et lui donna l'adresse du professeur : « au numéro 1, chemin de la Forêt Maudite, s'il vous plaît. » Il monta sur le nuage et se laissa guider. Après dix minutes il put voir au-dessous la Forêt Maudite (qui désormais ne s'appelait plus comme ça que parce qu'on n'avait pas cherché un autre nom). Ils atterrirent deux minutes plus tard sur le chemin de la Forêt Maudite, juste devant la masure du professeur. Luigi descendit et admira le paysage.

Son manoir dominait la forêt et les plaines alentours. La petite cabane de planches du professeur se dressait sur le côté, insignifiante comparée au manoir. Luigi l'avait construit avec l'argent amassé dans le manoir des boos, mais il n'y habitait pas. Il préférait la maison son frère, beaucoup plus proche du château de la princesse. Il avait fini par le donner à un orphelinat, ce qui le débarrassait de cette demeure trop grande tout en profitant aux plus démunis. Il avait seulement gardé une chambre, pour lui, au cas où il devrait passer la nuit ici.

Luigi se détourna du manoir et se dirigea vers la porte du professeur. Il sonna.

Personne ne répondit...

Luigi essaya encore et encore. Une demi-heure plus tard, personne n'ayant répondu, il décida d'entrer en douce. Il ouvrit la porte et descendit l'échelle qui menait au véritable appartement du professeur. Dans la première pièce, tout paraissait en ordre, il n'y avait de trace d lutte nulle part, l'ordinateur était en place, les papiers aussi, tout était comme dans son souvenir. Il en allait de même pour la salle d'entraînement et la salle du portrificateur ectoplasmique. Mais lorsqu'il entra dans la galerie, il ne put s'empêcher de pousser une exclamation.

Aucun portrait n'était là, ils avaient tous disparus. Le seul tableau restant représentait un coucher de soleil, et était visiblement de la main de K. Tastroff lui-même.

Le fait pénétra peu à peu le cerveau de Luigi. Si ces fantômes étaient relâchés dans la nature, qui peut bien savoir ce qu'ils pourraient faire ? C'était un désastre ! Mais peu à peu, sa certitude commença à faiblir et il pu réfléchir sans être perturbé par la peur. D'abord, si les fantômes avaient été libérés, des événement paranormaux auraient eu lieu bien avant qu'il soit entré ici ; ensuite le portrificateur ectoplasmique était couvert d'une fine couche de poussière, comme si il n'avait pas été utilisé depuis longtemps, et c'était la seule chose, d'après ce que savait Luigi, qui était capable de transformer les tableaux en fantômes et vice-versa.

Mais alors qu'était-il advenu de la galerie ? Le professeur l'avait-il confiée à la collection d'un musée ? Cela n'aurait pas été très prudent, mais le professeur s'était rarement distingué aux yeux de Luigi par sa prudence. Ou bien faisait-il un grand voyage et avait-il emporté sa galerie avec lui ? Si le professeur était parti en voyage, il en aurait sans doute informé Luigi. À moins qu'il ne tienne à rester discret à tout prix ?

Il n'y avait aucune trace de lutte, apparemment il ne s'était rien passé de grave. Pour se rassurer, il se dit que le professeur était sans doute parti faire les courses, ou était parti assister à un congrès de physique nucléaire ou d'une autre idiotie scientifique. c'était le plus raisonnable. Luigi mit sa peur de côté et décida d'attendre le professeur dans sa maison, après tout rien, même la disparition de la galerie, ne prouvait qu'un événement inquiétant était survenu.

Cependant il était déjà près de midi et Luigi commençait à avoir faim. Il alla déjeuner dans son manoir où il était toujours bien reçu, en tant que bienfaiteur du royaume et comme un second père pour les orphelins. Il déjeuna avec tout le monde, puis reparti chez le professeur qui n'était toujours pas revenu.

Il était 15h à sa montre. Mario devait être rentré avec Peach, à cette heure. Luigi écrivit une lettre à Mario pour lui dire où il était et qu'il allait bien, et l'envoya par enveloppe volante auprès de son frère, puis revint attendre le professeur.

Au bout d'un moment cependant, il commença à s'impatienter et décida d'aller voir comment l'orphelinat avait organisé son manoir. Il se fit donc expliqué la gestion et le fonctionnement de l'orphelinat en général par les gérants. Vers 18 heures, satisfait de sa visite, il retourna chez le prof, mais celui-ci n'était pas là.

Deux heures plus tard il revint au manoir pour manger. Il partagea le dîner de tout le monde, puis revint chez le prof. À 23h, comme ce dernier n'était toujours pas rentré, il arrêta d'attendre et partit dormir dans la chambre qui lui était réservée au manoir. Le professeur rentrerait sûrement cette nuit : personne, au manoir, ne l'avait vu s'absenter plus d'un jour sans prévenir.

Le lendemain, Luigi se leva à 8h piles puis, après avoir déjeuné, il alla chez le professeur. Mais ce dernier manquait toujours à l'appel. Luigi était sérieusement inquiet, à présent il décida de chercher dans les documents du prof pour trouver quelque information lui indiquant ce qu'il avait fait ces derniers jours.

Luigi alla donc chercher dans les piles de papiers sur le bureau du professeur. Il y trouva des traités de chimie, de physique, d'arithmétique ; des stratégies d'échecs ; des pages entières de programmes pour ordinateur qu'il ne pouvait comprendre ; des cartes du ciel avec des milliers d'étoiles ; des théories sur les univers parallèles ; des principes fondamentaux de physique quantique ; des listes de courses à faire au super-marché ; un Prix Nobel de science ; plusieurs plans de machines dont aucune ne semblait pouvoir marcher ; des théories de l'évolution menant à des créatures comme les dragons ou les licornes ; des cartes de toutes les régions du Royaume Champignon, de la Terre, et même d'autres planètes ; des pages pleines de calculs complexes ; le schéma d'une molécule d'ectoplasme ; le dessin de fabrication d'une pokéball ; des textes écrits dans des langues qu'il ne reconnaissait pas ; des journaux ; des cartes à jouer ; des réactions chimiques complexes ; un livre « l'espace-temps, ses paradoxes et la fin du monde pour les nuls » ; des explications sur les paradoxes temporels ; mais rien qui aurait pu lui indiquer où se trouvait le professeur.

Luigi décida alors de chercher sur l'ordinateur. Lorsqu'il l'alluma, il remarqua que l'interface était sous forme de terminal. Pour trouver des informations, il lui faudrait consulter la session du professeur. Celle-ci étant verrouillée par un mot de passe, il se mit à le chercher. Il fouilla toute l'habitation, mais n'eut pas plus de chance que lorsqu'il avait cherché des indices sur les activités du prof.

Il se souvint alors du petit tableau accroché dans la galerie représentant un coucher de soleil, il revint l'examiner plus en détail.

L'œuvre était petite, assez mal peinte et ne représentait manifestement aucun fantôme. Elle ne pouvait donc pas être changée grâce au portrificateur ectoplasmique. Et pourtant... Elle était si étrange, accrochée au mur ainsi... Elle était là pour quelque chose, Luigi en était sûr. Il prit la peinture dans ses mains pour l'examiner à son aise, sous tous les angles. Enfin il trouva au dos ce qu'il cherchait : une suite de chiffre et de nombres sans signification. Cela pouvait être le numéro de l'œuvre, comme font les grands musées, pourtant...

Avec un sourire aux lèvres, Luigi revint s'asseoir devant l'ordinateur et rentra le code lorsque il lui était demandé. Un message lui indiqua que le mot de passe était valide et que la session était ouverte. Il s'attendait à devoir fouiller tout les disques à la recherche d'indices mais à peine avait-il ouvert le disque C qu'il trouva un fichier : « ». Il le transféra sur sa Gameboy Horror pour le lire à son aise.

Le message était court et clair :

« Luigi,

Tu as sans doute remarqué que j'ai passé l'interface de l'ordinateur en mode terminal. C'est parce que ils savent se servir de l'interface graphique. Et ils viendront, j'en suis certain...

Je suis actuellement en déplacement, sur la piste d'une bande de fantômes extrêmement dangereux. Selon mes sources, ils opéreraient à Pénocta. Cela ne m'étonnerai pas car le climat de cette ville est tout à fait ce qui leur convient. Quand à ce qu'ils trafiquent, je m'y rends justement pour le savoir, mais les connaissant on peut craindre le pire.

J'ai confié la galerie à un musée, ne t'en fais pas pour ça. J'ai pris avec moi l'ectoblaste 3000, il me servira si je dois me défendre.

Je te souhaite d'avoir une bonne semaine et ne t'inquiète pas je reviendrais vite.

Je ne peux pas te transmettre ce message directement, ce serait trop risqué. Je ne pourrai pas non plus te contacter via GB Horror. Je dois être de la discrétion la plus absolue si je veux réussir ma mission. Te transmettre ce message comporte déjà énormément de risques.

Tu trouvera ci-joint des petits programmes que j'ai faits pour améliorer le GB Horror. Il s'agit de mises à jour qui pourraient t'être fortement utiles. Tu trouveras un mode d'emploi pour chacun.

Je te félicite vivement pour avoir piraté ma session si, comme je le pressentais, tu as d'abord fouillé mes documents plutôt que les tiens. Allons, Luigi, comment as-tu pu imaginer que je ne te laisserai aucun message ? =D

En espérant te revoir bientôt

Karl Tastroff

»