Bonjour à tous

Après maintes hésitations, j'ai décidée de vous faire partager cette fic que j'avais déjà commencer à écrire il y a déjà quelques temps. Chose étrange, je ne suis pas spécialement fan de Legolas, mais pourtant, c'est lui qui aura une place importante dans cette fic. Comme quoi, la vie réserve bien des surprises.

Plusieurs chapitres sont déjà écrit donc je pense avoir un rythme de parution assez régulier, tout les week end à peu près, parfois avant si j'ai pas le temps. Comme pour toutes mes fics, j'attends vos commentaires avec impatience et appréhension aussi. J'accepte les review négatives du moment qu'elles soient constructives et juste pas pour me dire que vous n'aimez pas ma fic. Dans ces cas là, abstenez vous de la lire. Pour les autres, vous êtes les bienvenus.

Je tiens à dire que je me base essentiellement sur les films, donc pour les adeptes des livres, ne soyez pas surprit si cela ne colle pas à l'ouvrage. En parlant de cela, je tiens à dire que ni l'univers, ni la plupart des personnages ne m'appartiennent, puisqu'ils sont la propriété de Monsieur Tolkien. En revanche, ceux qui ont été inventées de ma main comme Alzena, m'appartiennent et je vous serais gré de m'avertir et d'attendre mon accord si vous souhaitez en prendre un pour écrire une fic dessus (on sait jamais).

Voilà, à part cela je n'ai rien d'autres à ajouter, j'espère juste que cette fic vous plaira et s'il vous plait, laissez moi des commentaires, c'est encourageant et c'est toujours sympa pour l'auteur. Car si j'écris la fic, c'est parce que cela me plait, mais si je vous la fait partager, c'est pour vous. Allez bonne lecture à tous.


« Le mal est venu de l'égoïsme fait chacun de nous victime et bourreau tour à tour »

(George Clemenceau)

Il faisait chaud, très chaud et l'air était sec à un point inimaginable. Seul point positif à cette situation, c'est que du haut de ma tour, je ne risquais pas de mourir de chaleur, puisque j'avais à ma disposition toute l'eau nécessaire pour ma survie. Mais il s'agissait bien du seul point positif à tout cela.

Grâce à mon ouïe fine, du à mes origines elfiques de part ma malheureuse mère aujourd'hui décédé, je parvenais à entendre les hurlements de souffrance de la créature que les cavaliers noirs avaient attrapés hier soir et qui s'était échappée de la Forêt Noire, royaume elfique le plus proche de nous.

Qui est le possesseur de l'anneau sacré ? Sifflait un des Nazgûls tandis qu'un nouveau cri de souffrance retentissait. Dit moi où il se trouve ?

Les hurlements se succédèrent et je soupira en m'asseyant dans mon fauteuil, faisant tournoyer avec ma magie l'eau limpide que contenait la cuve un peu plus loin. Encore un don hérité de ma famille maternelle.

Je ne me répèterais pas créature infâme, reprit brutalement mon père d'une voix sifflante. Où se trouve l'anneau sacré ?

Je n'éprouvai aucun sentiment à savoir qu'une créature innocente se faisait torturer de toutes les manières possibles à mes pieds. Cela faisait d'ailleurs bien longtemps que je n'éprouvai plus grand chose.

Je n'avais jamais connu que le Mordor comme domicile, bien que je n'y sois pas née. Selon mes recherches, je dirais que théoriquement, je viens de la Forêt Noire, puisque j'ai vue le jour à la forteresse de Dol Guldur. Sans doute ma mère avait-elle espérer échapper à l'emprise maléfique de Sauron et me protéger. Une chose était sûre, elle n'y était pas parvenu et depuis ma naissance je vivais ici, sous la relative protection de mon père. Mais quand il s'agit du chef des Nazgûls, vous ne ressortez pas indemne d'une telle éducation.

Depuis que je suis en âge de comprendre ce qu'on me raconte, j'ai vue défiler bien plus d'horreur qu'une vie humaine ne pourrait le permettre. A seulement trois ans, j'avais assistée au meurtre de ma mère, à cinq ans j'avais déjà assister à des scènes de torture et de massacre sur des innocents. A dix ans j'avais déjà tuer, des orques certes, mais il s'agissait tout de même de meurtres. Je devais au moins cela à mon père, c'est que je ne côtoyais pas les créatures infâmes que le Seigneur Noir créait en contre-bas. Les seuls personnes que je pouvais voir étaient les enfants des autres Nazgûls qui n'atteignaient pas mon niveau de cruauté et les cavaliers noirs eux-mêmes si tant soit peu que les voir passer tels des fantômes dans les couloirs de la forteresse pouvait être considérer comme côtoyer.

La comté, cria soudainement le prisonnier qui s'était contenter de hurler jusqu'à présent. Sacquet

Je me redressai d'un bond et me précipitai sur la carte qui ornait tout mon mur Ouest. Je trouvai, sans la moindre difficulté, le territoire concerné. Des hobbits. Il s'agit des créatures les plus petites qui pouvait exister et c'était là-bas que l'anneau avait élu domicile ? Étonnant cet anneau.

Alzena, retentit une voix derrière moi

Je pivotai instantanément sur mes talons, mes doigts refermés sur ma dague mais les relâchai quand je constatai qui se tenait devant moi. J'inclinai la tête, preuve de ma loyauté puis relevai les yeux vers la capuche de mon créateur.

Prépare toi, siffla-t-il. Nous partons pour la Comté, tu vient avec nous

Très bien, répondis-je d'une voix morne tandis qu'il quittait la pièce. A vos ordres

Je n'attendis pas longtemps avant de réagir et de foncer dans mon armoire. Je m'habillai rapidement et regardai mon reflet dans le miroir. J'étais grande, très grande et également très mince voire même peut-être un peu trop maigre et je devais avouer que je remerciai les formes féminines qui me dessinaient, ma peau était blafarde et parfaite, mes oreilles pointues étaient la seule preuve de ma nature elfique. Je détaillai ensuite ma tenue pour être sûre de ne pas contraster avec les autres. Mon pantalon, mes bottes et mon haut était sombre, et il fallait avoir une vision sacrément performante pour constater que mes vêtements n'étaient pas noirs mais rouge sombre. Si cela pouvait passer, ce ne serait pas le cas de mes longs cheveux roux ondulés et de mes yeux d'un vert foncé. Soupirant de lassitude, j'attrapais une pince et les attachais en auteur avait de passer un foulard autour de ma tête et d'enfiler ma cape. C'était tout ce que je pouvais faire, réussir à camoufler mes yeux serait chose impossible.

Tu es prête ? Demanda Jorika en entrant dans la pièce

Je pivotai vers la fille du second de mon père et constatai qu'elle aussi avait eu du mal à couvrir la blondeur de ses cheveux. Originaire du Rohan pour sa part, elle portait une chevelure tout aussi flamboyante que la mienne.

Allons-y, lançais-je en guise de réponse en passant le fourreau de mon épée autour de ma taille et les dagues un peu partout sur mon corps

Je refermai la porte de ma chambre derrière moi et on descendit les escaliers sombres. La forteresse n'avait rien d'accueillant, à l'instar de tout le Mordor à vrai dire. Mais à mes yeux, c'était ce qu'il y avait de plus beau, moi qui n'avait jamais rien vue d'autre de toutes mon existence.

Les chevaux nous attendaient, sceller et prêts à partir, à l'instar de tout les autres. Je constatai avec surprise que nous étions les deux seules enfants de Nazgûls à les suivre. Les autres n'étaient pas présent.

Dépêchez vous, ordonna mon père en se plaçant en tête de ligne

J'obéis instantanément et montai à cheval, ignorant la tension qui se diffusait dans mes veines, comme un avertissement à ce qui allait suivre. Je talonnai ma monture et avançais à la suite des autres, regardant avec neutralité tout ce qui m'entourait.

Difficile de ne pas repérer la montagne du Destin qui crachait des flots de lave, ou encore l'oeil de Sauron juste au-dessus de ma tête dans la forteresse que je venais de quitter. Partout, le sol grouillait d'orcs répugnants et je relevai les yeux pour ne pas les voir. Tout n'était que cendres, feu et désertification avec un parfum de fin du monde. Le soleil n'avait jamais brillé ici, et je ne l'avais jamais vue de ma vie, de même que les arbres, les plantes et même les animaux. Tout cela, je ne l'avais vue que dans mes livres, lorsque j'apprenais à contrôler ma magie. Tout comme les couleurs, car tout ce que le Mordor possédait n'était que noirceur et sang.

Je ne faisais aucune distinction entre le Bien et le Mal, pour moi, Sauron était celui pour qui je devais me battre et donner ma vie, et tout ceux qui se dressaient contre lui étaient mes ennemis et je devais donc les achever. Dans ma tête tout était clair.

Lorsque les portes noires s'ouvrirent sur notre passage pour nous laisser passer, je fus éblouis par la clarté qui régnait derrière. Les plaines étaient blanches, en contraste totale avec ce que je laissai derrière moi, la chaleur était encore plus forte qu'à l'intérieur du Mordor et je découvrais des choses que je n'avais jamais vue : des rochers gris, du sable. Tout cela avait depuis bien longtemps désertés le Mordor.

On ne s'arrête pas avant d'avoir atteint la comté, déclara mon père avant de partir au galop

Je jetai un dernier regard derrière moi au moment où les portes se refermaient dans un bruit sourd. Le Mordor était derrière moi, le monde était devant. Mais qu'allais-je y découvrir ? Si seulement j'avais su.


Voilà, j'attend vos commentaires avec grande impatience, je sais que les fics sur Legolas ne sont jamais assez nombreuses, donc j'espère que la mienne vous plaira. A bientôt à tous.