Bonjour à tous

Vous avez de la chance, internet marche pour l'instant, donc je dépêche de vous poster ce chapitre. Je vous remercie tous pour vos reviews et votre fidélité qui m'encouragent énormément. J'espère que ce chapitre vous plaira tout autant. Dans mes chapitres, je me suis déjà rendu au Rohan, et je peux vous dire que sa va mieux entre elle et Legolas, mais je me suis éclater dans les chapitres ^^. J'espère que cela vous plaira en tout cas.

Tempérance18 : Oui c'est violent entre eux, mais cela changera avec le temps, tu t'en doute ^^. Haldir arrive aussi, je pense qu'il te plaira comment je l'ai tourner. Je l'espère en tout cas. La Lothlorien est au prochain chapitre. Courage ^^. Merci pour ta review, elle me fait très très plaisir. Bisous

Theloveuse : Pourtant dans cette fic, j'écris de très longs chapitres, ce n'est pas le cas de mes autres fics. Mais c'est vrai que cela paraît toujours courts. Alors voici le chapitre suivant. Oui, Denethor m'a véritablement donné envie de vomir (et de le tuer aussi ^^), il mange quand son fils part au suicide. N'importe quoi. J'adore Boromir et j'ai déjà une idée de fic sur lui quand j'aurais finit celle ci ^^. J'espère t'y retrouver. La suite arrive tout de suite, je te souhaite une bonne lecture. Bisous

Et comme toujours, je remercie ma beta, Alessandra15 qui corrige tout mes chapitres avec application et rapidité. C'est grâce à elle que vous avez une fic sur Legolas, car même si j'appréciais ce dernier, j'avais plus d'affinité avec Boromir ou Haldir. Mais je commence à bien l'aimer ce petit elfe ^^. Bonne lecture à tous.


« Si tu veux pouvoir supporter la vie, soit prêt à accepter la mort »

(Sigmund Freud)

Quatre jours que nous marchions dans ces mines, et je restai la seule avec Gandalf a comptabiliser les heures. Les autres avaient abandonné depuis longtemps, le noir et la peur les empêchant de constater que le soleil n'était pas forcément nécessaire pour se repérer dans l'espace. J'avais toujours vécu sans lumière et sans soleil, je me sentais dans mon élément, bien que mes capacités elfiques me donnaient l'impression d'étouffer dans ces grottes. Je ne supportais pas d'être enfermer sur terre, avec pour seule issue celle d'une porte au fin fond d'une grotte immense.

Au bout de plusieurs heures de marches, et alors que j'entendais Pippin se plaindre encore une fois à Merry du manque de lumière, j'heurtai violemment Aragorn qui venait de s'arrêter. Alors qu'il m'empêchait de tomber au sol, je lui adressai un regard surprit et il me désigna Gandalf qui s'était arrêter devant trois issues.

Je ne me souviens pas de cet endroit, murmura ce dernier en examinant les trois passages

C'est problématique, répondit philosophiquement Pippin en s'avançant à ma hauteur. Qu'allons nous faire ?

Réfléchir, fit Gandalf en s'asseyant face aux portes

Il n'ajouta rien et je compris qu'il allait nous falloir attendre. Entre mon sentiment d'insécurité qui augmentait et cette sensation d'étouffer, je ne savais pas si je serais capable de tenir immobile longtemps.

Je m'asseyais en soupirant aux côtés de Gimli et Boromir, et Aragorn ne tarda pas à nous rejoindre sur le même ton, suivit de Legolas. Je jetai un regard indifférent à ce dernier avant de poser mon regard droit devant moi en raffermissant ma prise sur mon arc. J'avais l'impression de mourir étouffée.

Vous ne pouvez pas ignorer ce sentiment, me lança Legolas alors que je tournai les yeux, surprise, vers lui. Nous sommes des elfes, nous vivons à l'extérieur et nous ne supportons pas de rester enfermer. Il vous faut vous concentrer sur vous-même

J'avais fortement envie de l'égorger, mais il était peut-être ma seule issue. J'avais l'impression de devenir folle entre ses murs de pierres. Ce fut pour cette raison que je levai la main pour le faire continuer.

Respirez lentement, m'expliqua-t-il sous les regards prudents des trois autres. Et imaginez vous ailleurs, n'importe où pourvu que cela ne vous rappelle pas ses lieux et que vous vous y sentiez en sécurité

Je laissai un instant mes pensées dériver vers le Mordor, me souvenant avec une pointe de tristesse ses grandes montagnes, ses terres stériles et sans vie, ses créatures si horrible mais qui me faisait tant pitié. Je me sentais en sécurité là-bas, puis l'œil de Sauron se rappela à mon bon souvenir et je tressaillis.

J'ignorai comment l'image d'une grande forêt elfique dont j'ignorais l'identité était parvenue à mon souvenir, mais immédiatement, je sentis mon rythme cardiaque se calmer. Ce n'était pas Fondcombe, et j'étais quasiment sûre qu'il ne s'agissait pas de la Lorient d'après les images que m'avait montrer Arwen.

Vous voyez cela marche, murmura Legolas tandis que je rouvrais les yeux, plus calme. A chaque fois que cela vous le refera, pensez à cette image

J'hochai la tête pour le remercier mais ne lâchai aucun mot. Je n'oubliais pas ses paroles si dures contre moi. J'étais rancunière, j'étais violente, et il avait eu de la chance que mon cœur se soit rendu plus chaleureux grâce à Fondcombe, sinon il aurait fallut les forces de Boromir et Aragorn pour me retenir de l'étrangler. Je savais également que la trêve était temporaire.

Nous sommes perdus ? Demanda Pippin en revenant à la charge

Non, répondit Merry

Je crois que si, renchérit Pippin

Gandalf réfléchit, coupa son cousin

Je tournai les yeux vers Gandalf qui fumait sa pipe, assit sur son rocher, à l'écart et devant les portes. Je soupirai à nouveau, j'étais prête à affronter une armée d'orques pour sortir d'ici, mais pas à attendre indéfiniment.

Merry ? Appela Pippin, incapable de se taire. J'ai faim

Un sourire dessina mes lèvres et je lui balançai une pomme qu'il attrapa de justesse, me remerciant du regard. Il s'agissait de mes provisions, mais je pouvais supporter pire que la faim.

Soudain, je vis Frodon s'avancer vers Gandalf en jetant un regard derrière lui. Je tournai les yeux vers le point qu'il fixait et je me figeai de surprise. Gollum, celui que mon père avait tant torturé, se tenait devant moi. Mes coéquipiers suivirent mon regard et chacun vit Gollum se figer en me voyant. Je méprisais cette créature, mais je ne pouvais qu'éprouver de la pitié envers son destin. Je ne doutais pas qu'on l'avait relâché, mon père pouvait s'avérer très cruel. Et condamner Gollum à l'errance était une des choses les plus horribles que je n'ai jamais vue.

Il grommela dans sa barbe inexistante et je me levai pour rejoindre Gandalf, gardant un regard méprisant sur Gollum. Je haïssais cette créature pour ce qu'elle était devenue à cause de cet anneau. Certains devenaient sans âme, comme mon père et ses coéquipiers, d'autres devenaient fou comme lui. Mais dans tout les cas, ils étaient tombés dans l'ombre, et ils n'en reviendraient jamais. Il siffla en me voyant avancer, et il recula, tandis que les autres se mettaient à l'écoute de ce que disait Gandalf et Frodon.

Quelle pitié que Bilbon ne l'ait pas tué, ripostai alors Frodon

Pitié ? Demanda Gandalf en tournant ses yeux vers nous. C'est la pitié qui a retenu la main de Bilbon. Bien des vivants méritent la mort, et des morts qui méritent la vie. Pouvez-vous la leur rendre ? Ne condamnez pas et ne jugez pas trop hâtivement. Même le plus sage ne voit pas tout. Mon cœur me dit que Gollum a un rôle à jouer en bien ou en mal, avant la fin de tout cela

Je jetai un autre regard à Gollum qui siffla, puis recula pour disparaître dans l'ombre. Mon dégoût s'accentua. Comment pouvait-on accepter un tel destin ?

De la pitié de Bilbon peut dépendre bien des destins, continua Gandalf

Je voudrais que l'anneau ne soit jamais venu à moi, murmura Frodon soudain plus vulnérable. Que rien de ceci ne soit arrivé

Comme ceux qui vivent de telles épreuves, répondit Gandalf en me montrant du doigt. Ce n'est pas à eu d'en décider. Tout ce qu'on peut décider, c'est ce que nous allons faire du temps qui nous est imparti

Je m'approchai et m'assis à leurs côtés, sachant que les autres les écoutaient également. Peut-être parce qu'ils commençaient enfin à comprendre l'ampleur de notre tâche.

D'autres forces sont à l'oeuvre, continua Gandalf. Autre que le Mal. Bilbon devait trouver l'anneau, et de ce fait, vous deviez aussi le détenir. Une pensée encourageante

Ces paroles m'avaient redonner une pointe de courage dans ce monde de brutes. Si même Gandalf parvenait à rester optimiste, il n'y avait pas de raison que nous ne parvenions pas à accomplir notre tâche. Soudain, ce dernier se leva de son siège.

C'est par là, déclara-t-il en nous adressant un grand sourire à tout les deux

Il se souvient, s'exclama Merry en bondissant sur ses pieds

Non, répondit Gandalf. Mais l'air empeste moins par ici. En cas de doute, Meriadoc, suivez toujours votre flair

Je n'étais pas dupe, mais je les suivis en silence, jetant un dernier regard dans la direction de Gollum que je savais toujours là. Il nous suivrait jusqu'au bout, peut importe comment. Aragorn appuya sur mon bras avec un sourire triste et je lui répondis avant de suivre les autres. Quel destin nous attendait-il ?

Après avoir descendu plusieurs dizaines d'escaliers, je fus soulagée d'arrivée enfin dans une grande salle, et mes yeux s'agrandirent devant la beauté passée de ses lieux.

Je prends le risque d'éclairer davantage, murmura Gandalf. Regardez. Le grand royaume et la cité des Nains de Cavenain

De quoi être ébahit pour sûr, répondit Sam et je ne pu qu'être d'accord avec lui

Bien que la beauté des lieux montre la dureté des nains, elle restait un véritable chef d'œuvre. Tout était démesurée, même pour nous. Tout semblait avoir été dessiné avec application et le fait que cela représente une gloire passée ne faisait qu'accentuer sa beauté.

Nous marchions lentement dans les mines, peut soucieux d'avancer rapidement désormais tellement la beauté des lieux nous submergeait. Mais, soudain, Gimli poussa une exclamation de douleur et je pivotai vers lui, prête à combattre. Je compris immédiatement en constatant à nouveau des corps autour de nous et je suivis mon ami dans la pièce sans prendre garde aux paroles de Gandalf.

Un immense caveau reposait devant nous, entourer de squelettes de ceux qui avaient visiblement combattu jusqu'au bout. Gimli s'effondra devant le tombeau et je me figeai en constatant que cela était la main des cavaliers noirs, ils avaient ordonner ce massacre des mines de la Moria. Je m'en doutais en entrant, j'en étais sûre à présent. Mon père avait ordonner cette attatque au moment pile où nous quittions les terres du Mordor. Je me contentai alors de poser une de mes mains sur l'épaule de Gimli, la seule chose que je savais faire. La souffrance de la perte d'un être proche était intolérable, je l'avais vécue et je savais que rien ne pourrait aider Gimli à surmonter cela.

- Ci-gît Balin, fils de Fundin, énonça Gandalf en lisant les inscriptions sur la pierre que je ne pouvait décrypter. Seigneur de la Moria. Il est donc mort. Je le craignais

Je vis Gandalf s'avancer dans la pièce pour prendre délicatement un livre des mains d'un squelette. Je l'interrogeai du regard et il l'ouvrit doucement.

Il nous faut avancer, murmura Legolas et pour une fois, je ne pu qu'être d'accord avec lui. Ne pas trainer

Ils se sont emparés du pont, lu Gandalf dans le silence régnant. Et de la deuxième salle. Nous avons barricadé les portes, mais nous ne les retiendrons pas longtemps. Le sol tremble. Des tambours, des tambours, dans les profondeurs, nous ne pouvons sortir. Une ombre s'avance dans le noir, nous ne pouvons sortir. Ils arrivent

Un immense boucan retentit devant moi et je vis un squelette se tenant près de Pippin tomber dans le vide. Je me glaçai d'effroi, à l'instar de tous. Le bruit parut interminable, nous rappelant qu'il nous condamnait alors à mort. Puis il s'arrêta net, tandis que Gandalf se tournait vers Pippin.

Idiot de Touque, clama Gandalf. Jetez vous dedans, ça nous débarrassera de votre bêtise

Les autres se détendirent en entendant aucun bruit répondre à notre vacarme, mais je savais que ce n'était pas finit. Tout ne faisait que commencer. Aragorn me vit me tendre tandis que je sentais cette épouvantable pression sur mon cœur et j'encochai une flèche pile au moment où le vacarme des gobelins retentissaient. Des tambours.

Je me tournai vers la porte et tout le monde m'imita. J'étais encore maitresse de mes gestes, mais parviendrais-je à le rester une fois que personne ne pourrait m'empêcher de basculer ? Je vis vaguement la lame de Frodon s'illuminer de bleu et je compris qu'il n'y a pas que des orques.

Les orques, s'exclama Legolas parvenant aux mêmes conclusions

Boromir attention, criais-je en voyant mon ami se précipiter sur la porte

Il recula la tête juste à temps pour ne pas être tuer par une flèche tirée en plein visage. Je pinçais les lèvres et me plaçai face à la porte.

Restez près de Gandalf, ordonna Aragorn en se précipitant pour aider Legolas et Boromir à barricader la porte

J'avais la très nette impression que nous allions subir le même sort que les précédents habitants de cette mine.

Ils ont un troll des cavernes, expliqua Boromir en bloquant les battants avec des haches en abondances

Une fois que la porte ne pu être mieux fermer, les trois hommes reculèrent jusqu'à moi et je me retrouvai encadrée d'Aragorn et Legolas. Le premier voulu me faire reculer, je le repoussai.

Je vais devoir me battre, murmurais-je. Alors autant commencer maintenant

En est-tu sûre ? Demanda-t-il avec appréhension

J'ai grandis en Mordor Aragorn, répondis-je en haussant le ton devant le vacarme que provoquait les orques. Si tu ne sais pas te battre, tu meurt. Je suis la fille du plus grand assassin de la Terre du Milieu. Ne t'inquiète pas pour moi. Mais plutôt pour le porteur de l'anneau. C'est lui qu'ils voudrons, et ils n'ont rien à perdre

Une brèche fut ouverte dans la porte et je tirais, suivis de près par Legolas. D'autre flèches suivirent, mais je me doutais que cela ne serait guère suffisant.

Qu'ils viennent, cria Gimli en se jugeant sur la tombe de son cousin. Il y a un Nain qui respire encore dans la Moria

Et ils s'en fichent royalement, répondis-je avant de me taire à nouveau en voyant la porte chanceler sur ses gongs. Ils n'ont rien à perdre

Puis la porte céda. Tout simplement et l'enfer commença véritablement. Les premiers orques se jetèrent sur moi à l'instar des autres et je parai très aisément leurs coups. Je remis mon arc dans mon carquois et attrapai mon épée.

Je décapitai, je tranchai, j'empalai, je faisais ce que je savais faire de mieux. Je ne connaissais rien à la compassion, à l'amour, à la peine, à la douleur, je ne comprenais pas ce si ce que je faisais était bien ou mal, mais s'il y avait une chose dont j'étais sûre, c'est que je devais les tuer tous. Et tuer, je savais faire.

J'ignorais pourquoi, mais où que je me trouve, Legolas n'était pas loin. Sans doute avait-il peur que je cède à mon envie de rejoindre le Mordor. Il se trompait, tant que l'anneau existerait, je ne trahirais personne.

Alzena, cracha un orque à peu près humain. Je t'ai reconnu, que fait tu ici ? A leurs côtés ?

Bienvenue en trahison, répondis-je en langage noir avant de le décapiter

Les orques avaient entendu les paroles de l'autre, et certains hésitaient à s'approcher de moi, ignorant s'il ne s'agissait pas d'une feinte de ma part pour tuer leur ennemi. Mauvaise pioche. Et ils le comprirent rapidement, se jetant à nouveau sur moi, mettant de côté le fait que je sois la fille de leur chef.

Soudain, la terre trembla et le troll entra dans la pièce, détruisant tout sur son passage, se fichant de tuer les siens au passage. Je me jetai en arrière en évitant de justesse une immense pierre. Ce fut à cet instant que je vis Legolas essayer d'achever le troll avec son orque.

Transpercer lui la gorge, lui hurlais-je avant de pivoter pour empaler un orque qui grogna en s'effondrant. Il faut lui transpercer la gorge, ou vous ne le vaincrez pas

Les orques semblaient s'être mit en point d'honneur de m'achever. J'étais visiblement la cible de choix avec le porteur de l'anneau et le nain. Je ne pouvais pas leur en vouloir, puisque je révélai leurs faiblesses sans prendre de pincettes.

Protégez Frodon, hurlais-je à Merry et Pippin qui se précipitèrent sur lui pour m'obéir

Si nous devions tous mourir, autant que ce soit pour la bonne cause. Je ne voyais plus que du sang tout autour de moi, parfois le troll se retrouvait devant moi et je l'évitai alors de peu.

Mais en voyant que personne ne venait à bout de cet animal, je du me résoudre à le faire moi-même. Quand il s'agissait de se battre, je changeai complètement de comportement. J'étais froide, sans cœur comme aurait dit Legolas, je n'avais pas peur de tuer. Et cela me rendait bien service à cet instant précis.

Je souris néanmoins en constatant que Sam se battait comme il pouvait, c'est à dire avec une poêle. Mais je perdis rapidement mon sourire en voyant que le troll avait prit pour cible Legolas, avec qui il semblait tenter de régler un compte. Je me jetai sur le troll, attrapant son bras quand il le leva pour porter un coup et je me retrouvai debout au dessus de lui, rapidement rejointe par Legolas.

On ne peut pas le tuer autrement qu'en lui tranchant la gorge, sifflais-je en tenant d'éviter les coups. Sa peau est invisible

Je sautai au sol avant qu'il ne m'attrape et agrippai Sam par le bras pour le faire reculer, décapitant deux orques au passage. Ce fut à cet instant que j'entendis Aragorn hurler le nom de Frodon et je me retournai à temps pour voir le hobbit s'effondrer au sol, une immense lance en plein dans le ventre.

Je savais qu'une telle blessure était mortelle mais j'étais une elfe, Elrond m'avait apprit à soigner, je devais parvenir à le faire sur Frodon. Je n'avais pas le choix, il était le seul à pouvoir porter l'anneau en Mordor, et je devais avouer que je commençais à l'apprécier.

Je me précipitai vers lui, tranchant tout ce qui se rapprochait de moi et je parvins à tomber à genoux devant Frodon au moment où Aragorn le retournait sur le dos pour examiner ses blessures. J'entendis le troll hurler avant de s'effondrer. Legolas avait finit par le tuer.

Sauf que ce hobbit savait visiblement bien se protéger puisqu'il était en vie et en bonne santé, et que mes pouvoirs ne serviraient à rien. Je m'assis sur mes talons, soulagée de le voir respirer et sourire.

Tout va bien, suffoqua-t-il. Je n'ai rien

Vous devriez être mort, répondit Aragorn en exprimant mes propres pensées. Cette lance transpercerait un sanglier

Je trouve que ce hobbit a bien des talents cachés, fit Gandalf en s'approchant

Ce fut à ce moment là que je compris qu'il avait revêtu un matériel impossible à trancher, transpercer, détruire. Du Mirthril.

Vous êtes surprenant Mr Sacquet, fit Gimli en exprimant nos pensées à tous

A ce moment là, des cris retentirent à nouveau et je me relevai, rengainant mon épée pour attraper mon arc et une flèche.

Au pont de Khazad-dûm, cria Gandalf

On ne se le fit pas dire deux fois et s'est en étant poursuivit par des milliers d'orques qu'on se précipita à la suite de Gandalf. Mais j'avais beau courir vite, y mettre toutes mes forces, on se retrouva rapidement entourer d'orques.

Quelqu'un agrippa mon bras pour me faire reculer, et je constatai que j'avais inconsciemment avancer, sans doute en cherchant à épargner ma vie. Je ne savais pas négocier, j'attaquai tout de suite. Mais ce n'était pas de l'avis des autres. Alors je me contentai de braquer ma flèche sur l'orque devant moi.

Mais alors que je commençai à croire que tout était définitivement perdu, les créatures infâmes de Sauron reculèrent et se confondirent dans l'ombre avec des cris effrayants. Je compris immédiatement pourquoi en voyant une grande forme s'approcher de nous.

Gandalf il faut fuir, criais-je. Nous ne sommes pas de taille face à cela. Y comprit votre magie. Gandalf

Si elle dit que c'est dangereux on ferait mieux de l'écouter, intervint Gimli. Je vous rappelle qu'elle sait mieux que quiconque ce que possède l'ennemi

Ce n'est pas un membre du Mordor, répliquais-je. Cette créature n'est à la solde de personne hormis la sienne. Il est là pour nous tuer, comme il en fait de même avec tout les orques qu'il croise. Gandalf il faut fuir, maintenant

Quel est ce nouveau maléfice ? Demanda Boromir en espérant une réponse

Gandalf, hurlais-je en m'avançant pour le secouer

Mais à cet instant précis, Gandalf ouvrit les yeux et les fixa sur l'ombre puis sur moi et mon visage dévasté par la peur.

Gandalf si même elle a peur de cette chose on ferait sérieusement mieux de fuir maintenant, intervint Legolas

Merci bien, répondis-je en écrasant son pied. Gandalf s'il vous plait est-ce...

Un balrog, s'exclama Gandalf. Un démon de l'ancien monde. Cet adversaire est trop fort pour vous

C'est ce que je me tue à vous dire, sifflais-je exaspérée

Courez, hurla-t-il

Je retins un soupir de soulagement qui se transforma sérieusement en envie de meurtre quand Legolas attrapa mon bras pour m'entrainer à sa suite. Voilà qu'il se mettait à jouer les héros celui là.

Je peux me débrouiller toute seule, sifflais-je en me dégageant tout en continuant de courir. Rappelez vous, j'appartiens au Mordor, vous l'avez dit vous même

Je le dépassai et rejoignis Boromir en tête de file. Je jetai un regard sur le Balrog et il se rapprochait désespérément. On passa une porte et on descendit un escalier. Je poussai alors un cri en me sentant basculer en avant.

Mais il resta coincée dans ma gorge quand je restai stable. Je constatai que Legolas nous avait retenu, Boromir et moi et que nous lui devions sans nul doute la vie. L'elfe me fit pivoter et me jeta devant lui pour me forcer à courir. Je ne ripostai pas et courus pour rejoindre les autres devant. Jusqu'au moment où je constatai qu'un gouffre se tenait entre nous et l'escalier suivant.

Legolas sauta le premier et je suivis immédiatement, refusant d'être en arrière. Je repoussai son bras qui voulu me retenir et je pivotai vers les autres. Au moment où Gandalf sautai à nos côtés, une flèche me heurta violemment et un cri de pure souffrance traversa la barrière de mes lèvres.

Je n'avais jamais hurler de souffrance, ni quand les épées et les dagues s'abattaient sur moi lors des entrainements, ni quand le poing ganté de fer de mon père me heurtait quand il m'avait apprit à me battre face aux cavaliers noirs, ni même quand j'avais chuter de plusieurs mètres quand un troll m'avait précipiter dans le vide. J'avais eu mal, mais je n'avais jamais rien dit. Mais là, la douleur était trop forte, j'avais trop mal. Mon cri mourus sur mes lèvres tandis que je m'effondrai sur le sol. Je vis vaguement le mur de devant s'effondrer avant de comprendre que je basculais dans le vide. Mais on me rattrapa de justesse et je retins le gémissement de souffrance face à la secousse que la personne me fit subir.

Passez la moi Aragorn, fit la voix de Legolas. Je suis plus fort que vous et vous risquez d'avoir besoin de votre épée

Ne l'a laissez pas mourir, implora Aragorn et je me sentis glisser dans des bras plus souples que les siens.

Je sentis que la personne qui me portait courait, mais j'avais trop mal pour constater autre chose. Jusqu'à ce que quelque chose de lumineux se dessina et que je n'eus d'autres choix que d'ouvrir les yeux. Des cheveux blonds, des yeux bleus en alerte fixant un point devant lui, j'étais bien dans les bras de Legolas.

Je me débattis pour descendre mais sa prise sur moi se renforça et la douleur de mon geste me fit tressaillir.

Je peux marcher, suffoquais-je. J'ai vécu pire

Cela m'étonnerait, clama Legolas. La flèche vous a briser des côtes

Ah oui quand même, voilà pourquoi je ne sentais plus rien et que je ne pouvais pas me détacher de ses bras. J'entendis quelqu'un hurler, et je me débattis pour savoir de qui il s'agissait.

Gandalf est tombé, murmura Legolas en me plaquant contre lui. C'est finit, on sort d'ici

Non, suffoquais-je en essayant de me débattre avant de pousser un autre hurlement sous la douleur

Restez tranquille, ordonna l'elfe. C'est inutile, il n'aurait pas voulu que vous mourriez pour lui. S'il vous plait arrêtez de bouger, vous perdez trop de sang

Je voulus répondre mais brutalement, la lumière du soleil m'éblouit et ma réplique mourus dans ma gorge. Ce fut à cet instant que je constatai que la tunique de Legolas était tâchée de rouge, mon propre sang.

Legolas arrêta de marcher et je le sentis s'agenouiller car quelques instant plus tard, je sentais la pierre froide dans mon dos tandis qu'il maintenait ma tête sur son genou. Ses doigts appuyèrent sur ma poitrine et je me mis à tousser, gémissant de souffrance. Ce fut à cet instant que je constatai que du sang coulait de ma bouche, où je n'étais pas blessée.

Il faut atteindre la Lothlorien ce soir ou elle mourra, expliqua Legolas. La flèche a tranché quelque chose

Elle tremble trop fort, murmura Aragorn à côté de moi. Elle ne tiendra jamais jusque là

Quand..., suffoquais-je en serrant les doigrs de Legolas. Combien de temps... pour atteindre... Lothlorien ?

Deux heures, répondit Aragorn. Il faut que tu tienne deux heures Alzena

Deux heures ? Deux heures à endurer une telle souffrance ? Pour une fois, je pouvais dire merci au Mordor qui m'avait enseigner à tenir jusqu'au bout et à affronter la douleur. J'hochai la tête.

Rejoignez la Lothlorien, suffoquais-je. Je... tiendrais...

On y va, ordonna Aragorn tandis que Legolas se relevait en me portant. Ne laisse pas sa tête tomber en arrière ou elle se noiera dans son sang

Rassurant.

Vous tenez Alzena, murmura Legolas en continuant à courir. Il est hors de question que vous mourriez maintenant, ce ne serait pas juste

J'ai... habitude des... injustices, répondis-je en tentant de rester consciente. Toujours... connu

Pas avoir moi, fit Legolas. Je ne veux pas que vous mourriez maintenant, je m'occuperais comment sinon ?

Vous vous en prendrez après Gimli, murmurais-je difficilement avant de le voir me regarder étrangement. Quoi ?

Il est plus petit que moi, expliqua-t-il. Et vous êtes plus marrante à provoquer. Alors vous allez commencer par survivre

Survivre, répétais-je avant de me crisper quand il heurta quelque chose. Oui, survivre. Je... ne fais... que cela. Devrait... allez

C'est comment le Mordor ? Demanda Legolas dans une tentative de me laisser éveiller

C'est horrible, répondis-je surprise par mes paroles. Mais... mon pays... Jamais rien vue... d'autre

Vous connaissez la Forêt Noire ? Questionna-t-il

De nom, répondis-je. J'y suis... née

Moi aussi, expliqua-t-il. J'en suis le prince

Oh, fis-je en le regardant de façon flou. Un prince

Il fronça les sourcils alors que je commençai à peine à délirer. J'allais mourir, je ne résisterais pas à des heures de marches, ou de courses peu importait. D'ailleurs depuis combien de temps étais-je dans cette situation ? Je ne me rappelai pas.

Vous êtes aussi une princesse, me rappela Legolas

Alors vous êtes un prince doublé un crétin, avouais-je franchement. A vrai dire je n'en sais strictement rien. Je ne me rappelle même plus mon prénom.

Elle délire Aragorn, répondit Legolas sans doute vexé que je l'ai insulté

On y ait, fit Aragorn

Vous êtes chez vous Alzena, me murmura Legolas. Tenez encore quelque temps

Ironie de la situation, je mourrais chez moi. Au moins je sais que l'on me regretterait, même si je doutais que cela soit bon pour les autres. La souffrance n'est jamais bonne. J'entendis Gimli bougonner à propos d'une sorcière avant que je n'entende le bruit caractéristique d'une corde d'arc que l'on tend et que je sente Legolas se figer.

Mais alors que mes coéquipiers commencent à débattre, je sentis l'ombre me tomber dessus. Je me sentais partir, mais pas sombrer dans l'inconscience, non, je partais pour ne jamais revenir.

Empêchez la de s'endormir, ordonna Boromir très loin. Si elle s'endort, on la perd

Qui est-ce ? Demanda une voix inconnue. Je connais son visage, je connais l'essence qu'elle dégage

La réponse d'Aragorn se perdit dans les méandres de l'inconscience et ma tête bascula en arrière sans que je puisse la retenir. C'était finit, je ne résistais plus. J'accueillais alors les ténèbres avec joie, soulagée de ne plus avoir à souffrir.


Alors, dites moi donc ce que vous en avez penser de ce chapitre ci. La relation entre Legolas et Alzena va changer, je vous le promet, mais je ne pouvais pas les caser ensemble dès le départ. Cela aurait tout casser ^^. Je vous souhaite à tous un bon début de semaine et le prochain chapitre arrive Mercredi sans faute. Bisous à tous.