Bonjour tout le monde!

Non, vous ne rêvez pas, c'est bel et bien un nouveau chapitre que je publie peu de temps après le précédent! :D

J'ai réussi à trouver du temps pour m'y consacrer et vous le poster en guise de petit cadeau pour les fêtes! ;D

Je ne vous cache pas qu'à partir de maintenant, je vais passer mes journées à étudier pour mes examens donc soyez patients pour la suite! :)

Sur ce, je vous souhaite une très bonne lecture et un bon voyage en première classe avec la 'Edward's Air Company'! :P

Bonnes fêtes de fin d'année et prenez bien soin de vous!

ValouPili


Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!


RENCONTRER LES PARENTS

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Point de vue d'Edward
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Lorsque les enfants et moi revînmes du vidéoclub, je sentis que quelque chose clochait. Dès que j'avais mis un pied dans la maison, l'air m'avait semblé plus lourd et paru contenir une pointe de stress qui n'y était pas lorsque j'étais venu à la maison ce matin.

Je marchai rapidement vers la cuisine où j'y trouvais Bella, tête baissée. Elle affichait toutefois un sourire pour calmer les enfants. Je savais lire à travers elle et j'avais conscience qu'il se passait quelque chose.

J'envoyai les enfants dans le salon pour qu'ils s'occupent du film et que Bella et moi puissions discuter.

"Tout va bien?" Demandai-je doucement.

"Aussi bien que l'on pourrait s'y attendre." Elle s'éloigna du plan de travail et s'avança vers moi en affichant un sourire douloureux.

"Je veux juste aider." J'enroulai mes bras autour d'elle et embrassai son front. C'était un étrange moment intime que je n'avais plus vécu depuis longtemps. Mais je ne m'étais jamais senti ainsi auparavant et je ne savais pas exactement ce que c'était mais je me sentais… protecteur.

Bien sûr que je m'étais comporté de la sorte avec Irina, mais c'était normal puisque qu'elle avait été ma femme. Pour Bella, c'était davantage instinctif, primaire même. C'était comme un besoin inné de la protéger de ce qui pourrait lui faire souffrir. Ce besoin devait aussi s'étendre jusqu'à Will puisqu'il était la prunelle des yeux de Bella.

Est-ce que je ne me jetais pas un peu trop vite dans cette relation?

Je voulais répondre oui mais quelque chose me poussait à dire non. Je me sentais connecté à cette femme dans mes bras et elle avait visiblement autant besoin de moi que moi d'elle.

"Jacob a appelé." Murmurai-t-elle contre mon torse.

Je me raidis légèrement mais repris contenance avant qu'elle ne se doute de rien.

Bordel, que voulait-il?

"Et je suppose que ça n'a pas été agréable?" Demandai-je d'une voix aussi calme que possible.

"Non." Répondit-il et elle trembla entre mes bras.

"Qu'est-ce qu'il a dit?" Demandai-je en reculant et je repoussai les cheveux de son visage. Je ne lus que de la peur dans ses yeux. Si je n'y connaissais rien, j'aurais presque pu imaginer que Jacob se trouvait dans la cuisine, avec nous.

Que lui avait-il fait?

Elle avait dû endurer de sérieuses horreurs pour qu'il réussisse à lui faire peur ainsi par un simple coup de téléphone.

"Il a dit que tu ne m'aimerais jamais puis il m'a traitée de pute." Un rire cassé lui échappa mais je ne compris pas pourquoi parce que j'étais vraiment furieux.

"Tu sais que rien de ce qu'il a dit n'est vrai? Il essaie juste de te faire peur." Lui dis-je, sincère. Jacob n'avait pas le droit de lui mettre des mensonges pareils en tête et si j'avais la chance de l'avoir en face de moi, je m'assurerais qu'il ne s'adresse plus jamais à elle de cette manière.

"Je sais, mais il y parvient encore."

Ok, assez de foutaises pour aujourd'hui. Nous passions un bon moment jusqu'à ce que cet enfoiré appelle. Il était temps de revenir à ce que nous avions commencé avant qu'il n'interrompe nos vies.

"Nous pourrions engager un tueur à gages." Plaisantai-je mais en réalité, j'étais prêt à en arriver là si elle était d'accord.

"Si seulement c'était aussi simple."

Je l'entrainai dans une nouvelle étreinte.

"J'aimerais pouvoir enlever le poids de ta douleur." Lui dis-je dans ses cheveux.

"Le fait d'être ici est suffisant."

Je m'abaissai pour l'embrasser assez passionnément et le baiser aurait pu durer plus longtemps si le léger bruissement de pas ne nous avait pas interrompus. Bella recula au moment même où Will entra dans la cuisine.

"Allez tous les deux, ça fait des heures qu'on attend." Dit-il de façon dramatique.

"Ok, ok calme-toi. Nous préparions le pop-corn." Bella embrassa son front et partit en prendre dans le placard.

"Tu es trop intelligente maman." Will repartit dans le salon.

Bella déposa le pop-corn dans le micro-ondes et je me mis derrière elle pour embrasser sa tête.

"Je me demande combien de temps nous allons garder ça secret?" Ris-je.

"A peu près dix minutes si tu n'arrêtes pas de me toucher." Elle se dégagea de moi en arborant un petit sourire satisfait.

"Je ne peux pas m'en empêcher."

Dès que le pop-corn fut prêt, Bella le mit dans un grand bol et nous partîmes nous asseoir dans le salon pour regarder un film, qui s'avéra être Bob l'Eponge. Généralement, j'aurais protesté à l'idée de regarder un film aussi bête, même si c'était le préféré de Démétri. Mais là, avec Bella assise à côté de moi sur le canapé, je m'en contrefichais complètement.

Les enfants étaient assis sur le sol, sur un tas de coussins et de couvertures alors que Bella était à mes côtés. Lorsque le film se termina, elle se trouvait pratiquement sur mes genoux, en toute subtilité évidemment. Une couverture nous cachait et nous nous touchions sans arrêt; rien de sexuel, mais suffisamment pour être proches sans nous trahir.

Dès que le film prit fin, nous regardâmes "Power Ranger" que Will avait choisi. En fait, je m'y intéressais vraiment parce que certains acteurs que je connaissais, et qui n'étaient pas encore considérés comme des stars à cette époque, s'y trouvaient. C'était assez marrant de les voir dans un film aussi pourri mais nous avions tous dû payer des cotisations avant d'entrer dans la cour des grands. Il y avait certaines horreurs que je ne voulais pas que le monde voie et malheureusement avec Youtube, vous pouviez tout trouver.

"Bella, j'essaie de me concentrer." Grognai-je alors qu'elle embrassait doucement le dessous de ma mâchoire.

"Concentre-toi. Je ne t'en empêche pas." Elle rit et m'embrassa à nouveau.

"Les enfants sont juste là."

"Ils n'ont pas détourné les yeux de la télé en trois heures."

Elle déplaça sa jambe, qui était sur mes genoux et la frotta contre ma queue qui durcissait de seconde en seconde.

Et puis merde!

Je tournai mon visage pour capturer ses lèvres entre les miennes et nous gémîmes tous les deux à la sensation. Sans pouvoir me contrôler, je léchai ses lèvres puis l'amenai sur mes genoux. J'aspirai sa lèvre supérieure et elle se mit à croire que je voulais tout arrêter parce qu'elle recula, mais je n'allais certainement pas la laisser partir. Je la rapprochai en gardant mes mains sous la couverture, sur ses hanches. Elle gémit à nouveau dans ma bouche et je pus goûter le doux sirop sur ses lèvres alors que nous nous dévorions littéralement. Je soulevai légèrement son T-shirt pour sentir la douceur de la peau de ses hanches et sa taille.

Je fis mon possible pour que nous restions calmes pour ne pas mettre la puce à l'oreille aux enfants mais j'étais persuadé qu'ils savaient ce qu'ils se produisaient. Fort heureusement, ils continuèrent à regarder fixement la télé.

"Nous ne sommes pas vraiment de bons élèves, n'est-ce pas?" Dis-je à voix basse entre nos baisers.

"Je ne peux pas m'en empêcher." Répondit-elle, utilisant mes propres mots, et elle continua à dévorer mes lèvres.

Dieu, cette femme est en train de me tuer.

Elle fit rouler ses hanches contre mon bassin et ce geste marqua le point de rupture. Je la soulevai et la replaçai sur le canapé à côté de moi. Nous respirions tous les deux péniblement et les enfants s'imaginaient certainement que nous avions une sorte d'attaque cardiaque. En gros, c'était mon cas.

Le téléphone sonna et Bella sortit du canapé pour entrer dans la cuisine. J'étais encore dans un état d'inhibition et mes parties intimes continuaient à pulser au point de me faire mal. Je me penchai en arrière et pris de grandes inspirations.

"Papa, tu vas bien?" Demanda Démétri.

"Ouai, j'ai juste entendu une blague et elle m'a fait rire." Mentis-je.

"Oh, d'accord. Où est Bella?" Il regarda autour de lui.

"Elle est partie répondre au téléphone. Vous voulez plus de pop-corn les enfants?" Leur demandai-je et Démétri me tendit le grand bol vide.

Je sortis du canapé à mon tour et marchai vers la cuisine quand j'entendis les sanglots déchirants de Bella. Je ralentis mon allure et écoutai ce qu'elle disait.

"Parce que tu es une épave Jacob… tu ne parleras pas à ton fils alors que tu es drogué à la cocaïne et que tu ne vis que pour le Jack Daniels… je pensais que tu avais arrêté tout ça… ce n'est pas de ma faute Jacob…quand tu te seras repris en main, là tu pourras me rappeler."

Elle raccrocha violemment le combiné et je ne sus pas si je devais faire irruption dans la cuisine pour la consoler ou la laisser seule un petit moment. Ses pleurs ne me firent pas hésiter très longtemps.

"Bella, tu as besoin de quelque chose?" Lui demandai-je.

"Non ça va. Il… essaie encore et toujours de me contrôler et ça me fait très peur." Souffla-t-elle puis commença à arpenter la pièce.

"Qu'est-ce qu'il t'a dit cette fois-ci? Lui demandai-je.

"Rien. Il veut juste parler avec Will mais je ne le laisse pas faire quand il est bourré et défoncé. Je suis déjà passée par là et je ne veux pas que Will assiste à ça."

"Tu as la garde de ton fils donc tu as le droit de refuser que Jacob lui parle si tu le souhaites, non?"

Elle s'arrêta et me regarda.

"Tu as raison. Il ne peut pas me prendre Will. Je ne le laisserai pas faire." Dit-elle, ferme.

Je lui souris et elle traversa la cuisine en deux secondes, m'attaquant avec la ferveur d'un éléphant. Je n'eus pas le temps de prendre ma respiration avant que ses lèvres soient sur les miennes, léchant, mordillant, suçant tout ce qu'elle pouvait atteindre et j'étais content de pouvoir le lui offrir.

Je la montai sur le plan de travail qui était devenu de loin mon endroit préféré de la maison, remportant la première place de justesse par rapport au divan.

"Pourquoi es-tu venu ici?" Me demanda-t-elle alors que mes lèvres faisaient leur chemin vers sa gorge.

"Je crois… je devais ramener du pop-corn." Marmonnai-je au moment où mes dents capturèrent un doux morceau de sa peau.

Je la mordis doucement et elle m'arracha presque les cheveux à tel point elle les agrippait.

Le téléphone sonna et menaça de nous interrompre mais je ne comptai pas le laisser faire. Je bougeai de sorte à me trouver à côté, décrochai le combiné puis raccrochai.

"Et si c'était Jacob?" Dit-elle contre mes lèvres et mes mains partirent sous son T-shirt, massant la peau de son ventre plat.

"Qui s'en préoccupe?" Lui répondis-je en grognant.

Elle continua à gratter mon cuir chevelu et je fus sur le point de lui ôter son pantalon parce qu'il était impossible que je reste plus longtemps sans me glisser en elle.

Ouah…d'où est-ce que ça venait ça?

"Bella, il faut qu'on arrête." Grognai-je alors qu'elle tentait de m'enlever mon T-shirt.

"Pourquoi? Je ne peux pas m'arrêter."

"On ne peut pas faire ça ici. Tu ne te souviens pas du long discours que tu m'as tenu à propos d'y aller doucement?"

Elle recula, abasourdie.

"Bordel… nous étions sur le point de…"

"Ouai, et si je ne me décolle pas de toi, je ne serai pas capable de m'arrêter." Haletai-je et je m'appuyai sur le plan de travail opposé, reprenant de profondes respirations.

Le téléphone continua de sonner mais aucun de nous ne fit un pas pour partir.

"Je n'arrive pas à croire que nous ayons perdu le contrôle." Elle rit. "Je ne me suis pas comportée ainsi depuis le lycée et même à l'époque, je savais me contrôler."

"Moi aussi."

"Bon sang Cullen. Tu as bien trop sexy pour ton propre bien."

Elle descendit du plan de travail et vint se mettre devant moi pour remettre mon T-shirt correctement en place.

"J'ai essayé de changer mais le charme des Cullen est irrésistible." Dis-je en haussant les épaules.

"Tu vas finir par me faire mourir. Je te le jure!" Elle se mit sur la pointe des pieds pour m'embrasser.

Le téléphone se fit de nouveau entendre.

"Je n'en peux plus. Il faut qu'on sorte de là sinon je vais exploser la pièce."

Elle me prit la main et me conduisit dans le salon.

'Les enfants, on va faire un tour." Lâcha-t-elle.

"Où ça maman? Le film n'est pas fini." Dit Will en faisant la tête.

"Je sais mais on a tous besoin de prendre l'air. Ce n'est pas sain pour des enfants en pleine croissance de rester enfermés toute la journée." Répondit-elle en me faisant un clin d'œil.

"On peut jouer au football papa?" Demanda Démétri tout excité.

"Bien sûr. Allez vous habiller."

Tous coururent à l'étage pour se préparer.

"Toi, reste ici pour ne pas me distraire." Dit Bella avant de se tourner pour partir et les suivre.

Je restai seul et en profitai pour calmer mes hormones en ébullition qui menaçaient d'éclater.

Cette femme devait forcément savoir l'effet qu'elle provoquait chez les hommes. Elle était une sorte de déesse qui avait été envoyée pour torturer de pauvres mâles crédules et en faire de la charpie. Je m'attendais presque à ce qu'elle me transforme en pierre en un seul regard ou me manger dès qu'elle en aurait terminé avec moi. Le plus pervers dans l'histoire, c'est que je l'aurais laissé faire si elle l'avait voulu. Elle me contrôlait totalement et c'était un sentiment étrange. Comment Jacob pouvait-il traiter une femme aussi belle et délicate comme de la merde? Ne voyait-il pas la chance qu'il avait?

Bien. Tant mieux pour moi je suppose.

Je me promenai dans le salon et observai toutes les photos accrochées au mur. J'avais vu la plupart d'entre elles dans l'entrée mais pas celles que j'avais maintenant sous les yeux. Will se trouvait sur la majorité des photos et il semblait toujours si heureux. Il n'affichait jamais un air triste, renfrogné ou un sourire hésitant. On voyait bien que Bella avait énormément travaillé pour s'assurer que les problèmes n'affectent pas son fils et je ne l'en admirais que davantage.

Je ne connaissais pas les détails de la relation entre elle et Jacob mais ce devait être plus que ce qu'elle ne laissait paraître. Comme je l'avais dit précédemment, je commençais à me sentir très protecteur envers elle et si Jacob était la menace, je m'assurerais de l'éliminer.

Dieu, nous n'étions ensemble que depuis une journée et je me changeais déjà en Edward-homme-des-cavernes. C'est ainsi qu'Alice m'appelait lorsque je défendais les gens que j'aimais et c'était exactement ce que je ressentais pour Bella.

Bon… pas de l'amour… mais… Edward-homme-des-cavernes… c'était... ouai.

Il était étrange de penser que j'aimais Bella mais je pensais vraiment l'être. Je ne m'étais jamais senti ainsi auparavant, mais ce qui pouvait le plus s'y rapprocher, c'était l'amour que je ressentais pour mes enfants.

Je baissai les yeux sur l'annulaire de ma main gauche qui ne comportait aucun souvenir d'Irina. Je me sentis coupable de penser à Bella mais je ne pouvais empêcher les sentiments qui parcouraient tout mon corps. Comment le pourrais-je? Jamais je ne voudrais oublier Irina. Elle avait donné tellement de sens à ma vie mais il fallait que je fasse de la place dans mon cœur à Bella. Elle commençait à s'emparer de ma vie d'une manière que je n'avais jamais imaginée.

Ma mère m'avait toujours dit qu'il existait différents niveaux d'amour mais je ne l'avais jamais réellement crue. Comment serait-ce possible? Il y avait de l'amour, point barre. Aujourd'hui, je savais de quoi elle parlait. J'avais aimé Irina, c'était certain; mais la façon dont j'aimais Bella était… céleste. Je détestais penser ça mais si j'avais rencontré Bella avant…

Je ne pus même pas terminer ma phrase parce que je me sentis terriblement coupable.

Je passai la main dans mes cheveux et partis m'asseoir à nouveau sur le canapé, mais Bella y était déjà, m'observant.

"Oh, je ne t'avais même pas entendu arriver." Lui dis-je et je restai là où j'étais.

Elle haussa les épaules.

"Tu semblais loin dans tes pensées, je ne voulais pas te déranger."

"Les enfants sont prêts?"

"Pas encore. Dani brosse encore ses cheveux et les garçons l'embêtent." Elle roula des yeux.

J'acquiesçai.

"Je regardai tes photos."

"J'en ai des milliers. J'avais un côté assez artistique."

"J'en ai entendu parler." Ris-je. "Will m'a dit que tu avais l'habitude de jouer."

Son visage perdit doucement ses couleurs.

"Je… je n'étais pas très bonne."

"Je parie le contraire. Je le sens."

Je partis m'asseoir à côté d'elle et enroulai mon bras autour de son tout petit corps.

"Tu le sens?"

"Les acteurs se reconnaissent toujours entre eux."

"J'ai essayé mais je pense être trop nerveuse pour tourner quelque chose qui vaille la peine d'être vu."

"Non, je le sens. Je peux t'obtenir un boulot si tu veux." Je ris et elle me frappa le bras.

"Je n'ai pas besoin de travail, merci beaucoup. Et je ne ferais que nous embarrasser tous devant la caméra."

Elle reposa sa tête sur mon torse et je pris une grande respiration pour prendre son odeur autant que possible.

Mon esprit retourna à la journée d'hier, au moment où elle se trouvait devant la caméra lorsque le photographe la suppliait de la prendre en photo. Je l'avais regardée durant la séance et je n'avais pu en croire mes yeux. Elle irradiait de beauté de tous ses pores et j'aurais pu jurer qu'elle était actrice parce que la Bella sûre d'elle avait refait surface, même si je savais qu'elle ne s'en était pas rendu compte. Elle était trop en colère pour remarquer quoi que ce fût.

Je n'en revenais pas que la scène s'était produite hier. J'avais l'impression que Bella et moi nous sortions ensemble depuis des mois. La façon dont nous nous comportions était si… normale.

"Qu'allons-nous faire aujourd'hui?" Demanda Bella.

Elle avait débranché le téléphone mais je pouvais toujours sentir qu'elle voulait sortir de la maison.

"Je pensais que nous pourrions aller voir mes parents et dîner. Esmée meurt d'envie de te rencontrer ainsi que Will."

"Ta famille?" Dit-elle avec appréhension et elle joua avec les premiers boutons de mon T-shirt.

"Ouai. Tu as déjà rencontré tout le monde sauf ma mère et Jasper. Elle n'arrêtera pas de m'ennuyer puis, ça fait très longtemps que les Cullen n'ont plus eu de dîner en famille. Elle en mourrait de plaisir si nous y allions tous."

"Mais… Will et moi ne faisons pas partie de la famille."

Je m'accroupis pour l'embrasser délicatement derrière l'oreille.

"Tu l'es maintenant." Lui murmurai-je honnêtement et je la sentis trembler de plaisir contre moi.

Je te tiens!

"Il faut que tu arrêtes avec ça Edward. Je me suis fait une promesse à moi-même à l'étage." Dit-elle en respirant difficilement.

"Et qu'était-ce donc ma douce? Je l'embrassai de l'oreille à son cou.

"Je ne ferai pas l'amour avec toi avant Noël. Je veux d'abord m'assurer que nous partageons quelque chose en dehors de notre attirance physique."

"Est-ce que tu crois que c'est sage Bella? Nous pourrions tous les deux brûler si nous continuons notre petit jeu."

Elle pencha la tête en arrière et je remarquai que j'étais presque au-dessus d'elle.

"Ok, Thanksgiving." Elle haleta alors que j'embrassai lâchement sa clavicule.

"Vraiment?" L'interrogeai-je.

"Halloween." Elle tenta de le dire fermement mais cela sonna comme une question.

"Je ne crois pas pouvoir attendre aussi longtemps mais je ferai tout ce que tu veux." J'embrassai sa jugulaire et je sus que j'avais presque gagné quand son corps convulsa sous le mien.

"Trois rendez-vous. Tu en auras trois." Elle agrippa mon visage et l'amena vers le sien pour nous embrasser sans nous taquiner.

J'étais complètement pris dans ce que nous faisions, jusque ce que j'entende des gloussements derrière moi. Bella me repoussa et j'étais prêt à parier qu'elle était furieusement en train de rougir parce que la chaleur irradiait d'elle par vague. Elle se releva et tenta de dompter ses cheveux.

Je remis mes vêtements en place et n'eus même pas à regarder autour de moi pour savoir que les enfants avaient vu bien plus que nous le désirions.

"Alors, qui est prêt à prendre l'air?" Demandai-je et je sortis du canapé.

Pas besoin de savoir que je n'allais jamais voir la fin de toute cette histoire.

"Tu es sûr d'en avoir terminé papa? Les garçons et moi, on peut rester en haut." Dani entra dans la pièce avec un petit sourire qui ressemblait à celui d'Alice.

"Non, tout va bien ma jolie. J'essayais juste d'arranger le T-shirt de ton papa." Répondit Bella, impassible.

Je sus qu'elle était une actrice parce que même moi je l'aurais crue si je n'étais pas celui qui avait caressé sa peau deux minutes plus tôt.

"Ce n'est pas ce que j'ai vu." Rit Dani.

"Ok jeune fille. Je ne veux plus entendre un seul mot sortir de ta bouche."

Je l'agrippai et la mis sur mon épaule. Elle me supplia de la déposer par terre mais je ne la lâchai pas. Je vis les garçons monter les escaliers en courant lorsque j'arrivai dans l'entrée avec Dani. Je les soupçonnai de s'être trouvés juste derrière Dani lorsqu'elle avait espionné.

"Tu vas avoir de gros problèmes mademoiselle." Dis-je en la chatouillant.

"Alors j'irai chercher Bella pour qu'elle t'embrasse et tout ira bien." Répondit-elle en riant.

Oh Seigneur… c'est parti.

J'appelai ma mère pour m'assurer qu'elle était d'accord que nous vinssions. Si elle avait pu, elle aurait tendu le bras dans le téléphone et m'aurais amené de son côté. Elle était si heureuse d'enfin pouvoir rencontrer Bella et Will. Je savais que ma mère allait s'en donner à cœur joie et organiser une fête. J'espérais simplement que Bella ne prendrait pas peur donc j'avais décidé de ne pas lui dévoiler les plans de ma mère. Puisqu'elle était sur le point de rencontrer mes parents, Bella insista pour aller se changer et porter une tenue plus appropriée, même si elle avait déjà fait la connaissance de Carlisle. Je ne comprenais pas sa logique mais elle n'aurait pas mis un seul pied dehors sans s'être changée avant.

Elle courut à l'étage et revint vêtue d'un jeans moulant foncé qui soulignait ses formes et un T-shirt bleu marine dont le décolleté était parfait. J'entendis le claquement de talons hauts et la vis avec une paire de chaussures à talons couleur chair qui rendaient ses jambes encore plus longues.

Je ris lorsque je la vis avec ça aux pieds.

"Quoi?" Demanda-t-elle et elle vérifia qu'elle avait tout ce qu'il fallait dans son sac à main.

"C'est juste que je ne comprends pas comment tu peux être maladroite avec des chaussures plates mais gracieuse avec des talons."

Elle se retourna vers moi, le regard mauvais et les mains sur les hanches.

"Je sais marcher Cullen! Je sais comment être gracieuse quand je veux l'être."

"Désolée mais c'est juste amusant."

"Je sais que je ne m'habille pas toujours à la dernière mode mais je peux le faire si c'est nécessaire. Je sais comment marcher avec des talons hauts." Dit-elle en faisant la moue.

Je l'embrassai autant que possible avant que les enfants ne fussent arrivés dans l'entrée. Tout le monde fut dehors dix minutes plus tard.

Les enfants mouraient de faim, nous nous arrêtâmes donc au McDonalds pour leur prendre à manger. Fort heureusement, les paparazzi n'avaient pas réussi à nous suivre grâce à ma conduite à travers la circulation de la ville. Nous les avions ainsi perdus de vue quelque part aux alentours de Melrose. Nous nous assîmes dans la voiture et mangeâmes une petite heure, riant et plaisantant de tout et de rien.

Je remarquai que tout le monde semblait heureux et je pensais que mes enfants l'étaient auparavant. Cela faisait longtemps que je n'avais plus vu le visage de Dani aussi radieux et c'était la première fois pour Démétri. Il avait en quelque sorte un frère et cela lui suffisait pour être heureux.

"Ok Bella, je te fais le topo." Lui expliquai-je alors que nous nous dirigions vers la magnifique résidence de Bel Air. "Esmée voudrait bien faire une petite fête." Dis-je, vague.

"Une fête?" Elle tourna la tête vers moi.

"Ouai, elle ne t'a jamais rencontrée; sinon Will ou elle trouveront n'importe quelle excuse pour en organiser une." Dis-je en rigolant bizarrement.

"Ce n'est pas amusant." Murmura-t-elle durement pour ne pas exploser. "Tu sais que je déteste les fêtes, surtout quand c'est en mon honneur. Tu n'aurais pas pu dire quelque chose pour l'en dissuader?"

"Non, il n'y aura que la famille. Tu dois la rencontrer ainsi que Jasper. Et par fête, elle entend par là un bon repas."

"Oh, d'accord. Mais tu as de la chance que je me sois changée. Je n'en reviens pas que tu m'aies fait ça." Souffla-telle, en colère, et elle s'adossa contre le siège passager.

Je décidai de lui prendre la main et me convint qu'il ne s'agissait que d'un simple geste devant les enfants. Je pensais qu'elle allait me repousser mais elle entremêla nos doigts. Je laissai échapper un soupir de soulagement lorsqu'elle m'accepta.

"Est-ce que tes parents possèdent tout le domaine?" Demanda Bella pendant que nous zigzaguions en voiture dans le voisinage.

"Presque. Cette maison est dans la famille depuis presque le début de ce siècle. Tu pourras remarquer toute la décadence du lieu. C'était l'une de ces maisons avec des palmiers et qui semblait tout droit sortir du film 'Autant en emporte le Vent' avec ses colonnes et ses grandes fenêtres. Mais ça a toujours été ma maison."

"Ouah." Dit-elle, ébahie. "Je ne sais même pas si je suis assez apprêtée pour ça."

"En fait, c'est déjà trop. C'est juste un barbecue Bella."

Le portail s'ouvrit et nous entrâmes dans l'allée privée. J'y vis la voiture d'Emmett et celle de Jasper, je pouvais mettre ma main au feu qu'Esmée les avait appelés.

"Je ne sais pas si je vais y arriver. Allons ailleurs." Lâcha Bella au moment où je coupai le moteur.

"Il est trop tard maintenant." Bella et moi aidâmes les enfants à descendre de voiture et il ne fallut même pas trois secondes avant que ma mère soit sur le perron de la maison.

Elle sautillait presque lorsque nous arrivâmes et il ne faisait aucun doute qu'elle était la mère d'Alice parce que la ressemblance était inquiétante.

"Bonjour maman."

J'embrassai sa joue mais elle ne sembla pas s'intéresser à moi. Elle regardait Bella par-dessus mon épaule.

"Voici Bella Swan." Dis-je en la faisant avancer.

"Je suis si heureuse de vous rencontrer Madame Cullen. Je regarde vos films depuis que je suis petite fille. Vous êtes aussi belle en vrai que sur les écrans." Dit Bella et elle rougit.

"Vous êtes simplementparfaite." Esmée la prit dans ses bras et la serra si fort que Bella fut sur le point de s'étrangler.

"Ok maman. Je pense que c'est bon." Je retirai Bella de son étreinte.

"Pourquoi ne l'as-tu pas amenée plus tôt, Edward Anthony?" Demande-t-elle en me frappant l'épaule.

Je regardai autour de moi et remarquai que les enfants étaient déjà entrés.

"J'ai essayé, mais Bella ne voulait pas venir." Dis-je en arborant un petit sourire satisfait.

"Je ne… je voulais juste…" Bégaya Bella.

"Tout va bien chérie. Je comprends. Je suis juste très contente d'enfin te rencontrer. Je n'en reviens pas."

Esmée sembla sur le point de pleurer.

"Ok maman. Tu es vraiment sérieuse là?" Elle m'attira dans une étreinte.

"Cela fait si longtemps, et elle est parfaite." Me murmura-t-elle à l'oreille.

"Ne brûle pas les étapes maman." Lui répondis-je.

Esmée nous fit entrer et tout le monde était déjà dans le jardin. Je présentai Bella à Jasper et même s'il ne parla pas beaucoup, je savais qu'il l'apprécia. C'était une évidence puisque Alice l'adorait déjà mais il était impressionné par l'intelligence de Bella. Elle venait de gagner une place dans son cœur.

"Et donc, vous êtes avocat?" Lui demanda-t-elle alors que Jasper, elle et moi nous assîmes dans la cuisine, en mangeant le festin que ma mère avait préparé.

"Oui m'dame." Répondit-il d'une voix traînante. "J'adore ça mais parfois, c'est ennuyant."

"J'aime le droit. Je voulais l'étudier à l'école mais j'ai choisi les relations publiques finalement."

"Attends, voyons si j'ai bien compris", commençai-je, "tu as étudié littérature et relations publiques mais tu voulais étudier le droit et jouer à côté? Quelle genre de superwoman es-tu?"

Elle rougit légèrement.

"J'ai tout essayé. Je ne voulais pas me limiter à une seule chose." Répondit-elle en haussant les épaules.

"Je pense que c'est très bien d'être accomplie et tu as bien réussi apparemment." Ajouta-t-il en lui faisant un clin d'œil.

Il fallait que j'emmène Bella loin de lui parce que Jasper était un sérieux dragueur, tout comme mon père. Je ne voulais pas le laisser agir.

Mielleux sudiste.

Elle partit s'asseoir avec Esmée et Alice qui riaient à cause de ce que Will leur avaient dit et il sembla devenir le centre d'intérêt de la fête. Je décidai d'aller voir mon père qui se tenait devant le barbecue et vérifiait que tout allait bien.

"Salut papa." Dis-je en m'approchant de lui.

"Bonjour fiston. Comment ça se passe?" Me demanda-t-il et il prit une longue gorgée de sa bière.

"Bien." Je n'arrivais pas à m'ôter ce sourire idiot du visage.

Il me regarda avec appréhension.

"Je suppose que tout va pour le mieux avec Bella?"

"Qu'est-ce que tu entends par là?" Dis-je en feignant de ne pas comprendre.

Je ne savais pas s'il était au courant de la relation que Bella et moi essayions d'entretenir mais j'étais certain qu'Alice ou Emmett lui en avaient touché un mot.

Il rit. "N'aies pas l'air si effrayé. Elle est incroyable Edward et je suis heureux que tu sois heureux."

"Vraiment?"

"Bien sûr. Tu es trop dur avec toi-même depuis quelques années et tu as besoin de quelqu'un. Je revois enfin de la lumière dans tes yeux. L'amour te donne bonne mine." Dit-il en me tapant l'épaule.

Je recrachai la gorgée de bière que j'essayai de boire.

"Papa, c'est beaucoup trop tôt, et je n'ai même pas encore…" J'étais à court de mots parce qu'il avait raison.

"Tu ne peux pas me duper Edward." Dit-il en retournant la viande.

"Je veux juste être tout à fait sûr."

"Combien de temps t'a-t-il fallu pour tomber amoureux d'Irina?" Me demanda-t-il, nonchalant.

"Je… je ne sais pas."

Je savais que ça n'avait pas été aussi rapide que ce qu'il se produisait avec Bella et je me sentis à nouveau coupable.

Il arqua les sourcils et prit une autre gorgée de sa bière.

"J'ai vu ce que Bella a fait pour toi. Arrête de combattre ce que tu ressens."

Je me retournai et vis Bella rire avec ma mère. Je ne pus empêcher le sourire qui se forma sur mon visage. C'était génial de voir ma famille si bien s'entendre avec Bella parce que si j'avais le choix, elle resterait ici très longtemps.


Je ne sais pas vous mais je trouve que les choses avancent vite tout à coup, et ce n'est pas pour me déplaire! :P

En tout cas, j'espère que vous aimez toujours autant lire cette histoire autant que j'aime à la traduire! :)

Comme je vous l'ai dit tout en haut, je ne sais pas quand je publierai le prochain chapitre. Cela dépend du temps dont je dispose et de mon état général!

Je vous remercie de continuer de me laisser des commentaire et de me mettre dans vos favoris/alertes! :D

A tout bientôt,

Votre dévouée ValouPili