Je rappelle que cette histoire appartient à KATIE MCGARRY, et que les personnages sont de STEPHENIE MEYER. Je ne fais que réécrire l'histoire à ma sauce en modifiant des éléments, avec Bella et Edward !


Et voilà, c'est le dernier chapitre de cette fiction ... Ouh, que c'est émouvant ^^ Je tiens à remercier tout le monde, tous ceux qui ont pris de leur temps pour me déposer une ou plusieurs reviews, tous ceux qui ont ajouté cette histoire dans leurs favoris ou qui l'ont mise en alerte !

Sachez que votre soutien m'a été incommensurable et que sans vous (oui, et sans moi aussi ^^) cette histoire n'aurait pas été là :) Je suis heureuse d'avoir pu faire découvrir l'oeuvre de Katie McGarry à certains/certaines d'entre vous et je tiens à remercier chacun d'entre vous personnellement ...

Voici donc tous les gens que je remercie pour m'avoir suivie dans cette adaptation ...

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- Alexise-me - Alexoue (merci, merci, merci) - Amandine - Anysia19 - Audierne (merci !) - Bulles - Chouchou4880- Chtitou - Chuchi-28 - Dreams-Twilight - Elayna Black (merci !) - Gaby-mini - Gleeklight (merci !) - Halfliger - Izzie C (merci !) - K-rolyne - Lady So Pretty - LaskaDavel - Laulsbm - Lili-bee - Loanne - LokitaChiLeNita - Lily8649 - Lyry - Margaux-Anna - Marina63 - Maryfanfictions (merci énormément !) - Miss-carlotaA - MokaHontas - Pink Mady - Pomme Ecarlate - Ronnie32 (merci !) - Samara83 - Sloubi - SofiaLight - StarlightV3 - Tapadi62 - Tinga Bella (merci, merci, merci !) - bellaeva (merci énormément !) - christou57 - clairms - coco-des-iles - crepuscule2512 - culiny - darkpicots - del93 - diabolo78 - eac76 - framboise07 - hedwige09 (merci !) - izinie - joannie28 (merci !) - joyce274 - kath1994 - - l'amethyste-d'Aradia - lilouandlilly - lola-pink - lolotte94 - luckytexastar - marjopop's - miss-cullen1 - mlca66 (merci beaucoup, pour tout !) - nnk77 - nonore (merci pour toutes tes reviews !) - patoun - pounine - pyreneprincesse - rox30 - sandmabe - sarinette60 (merci énormément pour toutes tes reviews, déposées à chaque fois !) - solhau - souriceaux - titinini38 - toute petite étoile - virginie17 - xXxSo666xXx - xenarielle93 (merci à toi ma xenarielle93, pour tout ton soutien, tes avis et tes reviews extra-large ! Tu es et resteras ma lectrice préférée ! xoxo) - 1christelle1 (merci infiniment !) - Arka21 - Bigmonster4 (un immense merci pour toutes tes reviews !) - CamilleR - CelineR91 - Eldanoe - Estl12 - Jude June - Lily33-ec (merci pour toutes tes reviews !) - Louise Malone (merci !) - MIMINE2b - MaudeBlackCullen - Nanie0609 - Schwips - Stella82 - SurreyFr (merci infiniment !) - aminou84 - aurelie01 - bixby0 - yuki1589 - canard87 - evermore04 - lena41183 - love-lov-Edward (merci de toutes tes reviews !) mystiepat - shannara03 - stef1804 - xMariiiie - MariiePattz - Nodame608 - titefred - Samy940 - Anysia19 - sochic88 (merci !) - Life is B - Nedwige - lisouarras - Lia-et-Eli - mmccg - ceci27 - lisa1905 - eclipseelyse09 - Nesumi - coquette-pomme - lelene972 - Lillypaaf - Lukilina - Eristoff - yaya084 - Elletse - or elise - LittleBulledAir - robsessed love - Cha-and-Shihanna

Et tous les sans compte : Rosie - Onja - xDreamyTwilightx - Rc - joys - FLOPY69 (merci énormément pour toutes tes reviews, depuis le début ! Ton soutien m'a été d'une grande aide et ce fût un plaisir de prendre mon temps pour déposer les chapitres si rapidement, pour des personnes comme toi ! xoxo) - vanina63 - aurelieM - JasperEdward21 (merci infiniment pour toutes les reviews que tu as laissé !) - Lili 11 - Tatiana - Melissa - Laura - zayra - Happiness (un ENORME merci pour tes reviews qui m'ont fait tant rire et sourire ! xoxo) - Shiro - Azmia - ces85 - anais - souka - Lailanie - Taylor - Lau - crayoline - Julie - Elizabeth (Merci ! De toutes tes reviews et de ton soutien même si tu es arrivée assez tard ^^ Un énorme merci ! xoxo) - et les nombreux Guest ! :)

Merci à tous ceux qui ont contribué, d'une manière ou d'une autre, au partage de cette fiction, en y déposant une review, en la mettant en alerte ou en favoris.

MERCI !


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CHAPITRE VINGT ET UN : UNE FIN ... MAIS AUSSI UN DÉBUT !

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Mange des Nems - Sophie Duverger ... Non je déconne haha, à écouter avec My love - Sia

EDWARD

« D'après ce que j'ai compris, tu l'as accompagnée jusqu'ici ? » A demandé Mme Denali, à peine entrée dans la chambre d'hôpital.

Je me suis passé une main dans les cheveux pour me remettre les idées en place. Bella avait dormi toute la nuit. J'en avais passé les trois quarts à la veiller, serrant sa main grêle dans la mienne, quand je ne piquais pas du nez dans le fauteuil inconfortable.

« Oui.

- Son père est passé ?

- Oui. Il est resté environ deux heures hier soir, mais elle était déjà sous sédatifs. Il a vu le toubib et il est reparti.

- Que dit le médecin ?

- Qu'on verra bien si elle a perdu la boule quand elle se réveillera, ai-je répondu, exaspéré.

- Il t'a dit cela en ces termes ? A-t-elle demandé, laissant échapper un petit rire sarcastique.

- Pas exactement, non. »

Mon pouce glissait inlassablement sur le poignet cicatrisé de Bella. Elle dormait d'un sommeil naturel, à présent. Les infirmières ne lui avaient rien redonné pour la calmer ou la maintenir endormie. Il n'y avait plus qu'une chose à faire : attendre.

« Vous croyez qu'elle va s'en sortir ? Ai-je murmuré malgré moi.

- Drôle de question, Edward, a fait Mme Denali, un sourcil en l'air. Tu la connais mieux que moi, non ? Tu sais que c'est une battante. »

Je me suis un peu détendu. Ça faisait du bien, d'entendre une tierce personne confirmer ce que je pensais. En même temps … J'avais vu Bella lutter pour ne pas sombrer dans la folie, la veille au soir. Est-ce qu'un cerveau était capable de supporter un tel choc ?

« Tu sais qu'elle a revu sa mère, hier ?

- Quoi ? Ai-je dit en me redressant sur mon siège.

- Eh oui. Je dois dire que ça m'a surprise, moi aussi. Je n'aurais jamais cru que Bella avait le cran nécessaire pour désobéir à son père et passer outre une injonction légale. Tu as eu davantage d'influence sur elle que je ne le pensais, apparemment. Elle a fait le tour de toutes les galeries d'art de la contrée, pour arriver à son but. Partout où elle est allée, elle a laissé des lettres, jusqu'à ce que Renée – la bien nommée, soit dit en passant – se décide à lui répondre.

- Comment savez-vous tout ça ?

- Parce que l'entrevue ne s'est pas bien passée et que Renée à appelé M. Swan pour le prévenir. Elle était inquiète, semble-t-il. »

Bon sang. Et elle s'était portée à mon secours, en plus ! Quelle journée de galère, pour elle … sa mère, la voiture d'Emmett enfin en état de marche, sa virée nocturne … ça l'avait ébranlée, forcément. Bon Dieu, bébé … J'ai serré encore plus fort ses doigts inertes. Bella, quand tu me reviendras, je te promets de prendre soin de toi. Pour toujours.

« Tu n'étais vraiment pas au courant ?

- Non. Qu'est-ce qui s'est passé, quand sa mère a prévenu son père ? Il a essayé de la trouver, cette fois au moins ?

- Edward, a-t-elle commencé en remontant la couverture sous me menton de ma sirène. Il avait à peine raccroché que Tanya a eu les premières contractions. Elle a accouché dans la nuit. Avec deux semaines d'avance. »


BELLA

Mme Denali m'a encouragée d'un sourire en voyant les lambeaux de mon mouchoir en papier tomber sur la couverture.

« Désolée. » Ai-je murmuré.

J'ai changé de position et j'ai fait tomber d'autres bouts de mouchoirs sur le sol aseptisé. Le psychiatre de l'hôpital, un homme presque chauve d'une petite cinquantaine d'années, s'est esclaffé.

« Ne t'en fais pas pour cela. Tu n'es pas la première de mes patientes à réduire ton mouchoir en miettes. »

J'en ai tiré un nouveau de la boîte, et je me suis mouchée aussi discrètement que possible, avant de m'essuyer les yeux. Je me souvenais. Je me souvenais de tout ce qui s'était passé le soir fatidique.

J'avais trouvé maman particulièrement déprimée et j'avais décidé de rester un peu. Je voulais la réconforter et essayer de la convaincre de prendre rendez-vous avec son thérapeute. J'avais bu le thé qu'elle nous avait préparé puis, comme je me sentais mal, j'étais allée dans la salle de bains où une boite de somnifères vide trônait sur le lavabo. Ensuite, ça avait été l'horreur. J'avais vite compris que ma mère était en train de se suicider et qu'elle avait décidé de m'emmener avec elle, que je le veuille ou non. Affolée, j'avais appelé mon père et j'étais tombée sur sa messagerie. La tête s'était mise à me tourner, et je m'étais effondrée contre le vitrail. Il y avait eu ce moment interminable, sur le carrelage, où j'avais supplié maman d'appeler les secours, et puis j'avais fermé les yeux. Je comprenais à présent pourquoi j'avais eu aussi peur de m'endormir !

« Je peux rentrer chez moi ? Ai-je demandé au psychiatre.

- Oui, a-t-il répondu en me tapotant le genou. Néanmoins, je te conseille de poursuivre ta thérapie. Cela t'aidera à affronter la réalité, à présent que tu sais ce qui s'est passé. En dehors du lycée, Carmen a une clientèle privée. Peut-être serait-elle d'accord pour t'aider ?

- Je serais flattée, Bella ! A aussitôt dit Mme Denali.

- Et moi, je serais ravie que vous m'acceptiez comme patiente privée. » Ai-je répondu en souriant.

La vie nous réservait décidément bien des surprises. La preuve : la femme que j'avais si longtemps soupçonnée de vouloir m'envoyer en enfer était justement celle qui m'en avait délivrée …

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Ma bonne fée avait pensé à m'apporter des affaires. Quand j'ai eu autre chose à porter que des vêtements souillés ou que la blouse de l'hôpital, je me suis précipitée sous la douche. Lorsque j'en suis ressortie, Edward regardait par la fenêtre de ma chambre.

« Salut !

- Salut, ma beauté, a-t-il répondu, avec son sourire malicieux. Il paraît qu'on te libère aujourd'hui ?

- Oui ! »

J'ai ouvert le sac que m'avait apporté Rosalie pour y ranger mes affaire, afin de m'occuper les mains, afin d'oublier … D'oublier qu'Edward m'avait vue à deux doigts de sombrer pour de bon dans la folie. D'un autre côté, il ne m'avait jamais quittée. À aucun moment de ma crise. Bien sûr, il était possible qu'il soit resté parce qu'il avait eu pitié, mais si j'en croyais les dires d'Alice, le but final de son expédition nocturne avait été de me reconquérir.

« Edward …

- Bella. » A-t-il dit exactement au même instant.

Cela l'a fait rire, et moi aussi, d'ailleurs. Cependant, j'ai vite retrouvé mes esprits et je me suis mise à pianoter nerveusement sur le bord du lit, à ma gauche. Edward ne marchait pas, il flottait. J'adorais la lueur taquine qui brillait dans ses yeux lorsqu'il flottait vers moi, comme il le faisait maintenant. Il a posé ses deux mains sur mes hanches avant de s'enfouir le visage dans mes cheveux.

« Je ne t'ai jamais dit que tu sens super-bon ?

- Mer … Merci, ai-je bredouillé, les joues écarlates. Edward … Explique-moi … Qu'est-ce qui t'a poussé à renoncer à la garde de tes frères ?

- J'ai … j'ai compris qu'ils aimaient vraiment Esmé et Carlisle. Alors, j'ai fait au mieux. Pour leur bien à eux.

- Mais Edward, tu les aimes tellement, ai-je chuchoté.

- Je ferai toujours partie de leur vie. Partie prenante, même. Je ne vais pas te dire que ça ne me fait pas mal, parce que ce serait mentir. Tu n'imagines pas le mal que ça peut me faire Bella, un mal de chien, c'est atroce. Mais quelque part, je ne sais pas comment t'expliquer, mais … c'est un soulagement. Tu vois, je voulais passer ma vie avec eux, les élever, les éduquer, parce que je les aime et que c'est mon rôle de grand frère mais … je vais pouvoir entrer à l'université … décider de mon avenir, tout ça … »

Dès l'instant où j'avais senti la voiture d'Emmett vibrer sous moi, j'avais su qu'il ne me manquait plus qu'une chose pour être totalement heureuse. Edward. Alors, j'ai fermé les paupières, le temps de trouver le courage de poser la question qui me brûlait les lèvres.

« Et comment tu le vois, ton avenir ?

- Avec toi, j'espère, a-t-il souri. Je t'aime. »

Il m'a dévisagée de ses immenses yeux verts puis il a délicatement posé sa bouche sur mes lèvres, avant d'ajouter :

« Et c'est pour toujours. »

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Main dans la main, nous sommes montés au troisième étage, où se tenait la maternité.

« Ne me serre pas si fort, je ne sens plus mes doigts, m'a soufflé Edward à l'oreille, quand les portes de l'ascenseur se sont ouvertes.

- Désolée. »

J'ai voulu lui lâcher la main, il a résisté. En remontant le couloir, nous avons croisé plusieurs femmes accompagnées de leurs maris. Les chambres étaient pleines de fleurs et de ballons de baudruche. Celle de Tanya se trouvait juste après le bureau des infirmières. Quand Edward m'a proposé de m'accompagner, j'ai refusé.

« Elle allaite, ai-je prétexté, sans ajouter que je préférais voir mon père et ma belle-mère en tête à tête.

- Trop de détails, bébé, a-t-il rigolé. Je t'attends en bas.

- Entendu.

- Envoie-moi un texto, s'il y a le moindre souci. Je remonterai immédiatement, que ta belle-doche allaite ou pas, a-t-il murmuré avant de m'embrasser tendrement.

- Je reviens vite. Merci. »

Il a attendu que j'aie pénétré dans la chambre avant de tourner les talons. C'était le grand luxe. Mon père n'avait pas envisagé une seule seconde de faire accoucher son épouse dans une chambre standard. La pièce dans laquelle je me trouvais ressemblait à une suite : salle de bains avec Spa, canapés de cuir, plancher de bois et écran plasma. Je me suis avancée et les ai trouvés, tous les deux, en train de s'esclaffer bêtement.

« Bonjour. »

Tanya était confortablement installée sur son lit inclinable, mon père à son chevet. Il avait passé un bras autour de ses épaules ; elle tenait le bébé emmailloté dans ses bras. Toute trace d'inquiétude avait disparu du visage paternel. Pour une fois, Charlie Swan paraissait aux anges : ses yeux chocolats brillaient de plaisir. Ils ont cependant cessé de glousser et m'ont considérée avec méfiance. J'étais au bord de la nausée. Ni plus ni moins. Je n'avais pas imaginé à quel point ce serrait difficile de faire la connaissance de l'enfant de remplacement de papa.

« Je … je vous dérange ? Ai-je balbutié, quand j'ai pu parler. Parce que si c'est le cas, je reviendrai plus tard. Après tout, le bébé vient à peine de naître et …

- Pas du tout, entre, Bella, m'a souri ma belle-mère. Tu ne nous déranges absolument pas. »

Je me suis assise, suffisamment près du lit pour pouvoir observer le bébé subrepticement.

« Il va bien ? Je veux dire … Il est un peu en avance, non ? »

Ça m'était égal, bien sûr. Cette créature avait été conçue dans l'unique but de nous remplacer Emmett et moi. D'un autre côté, ce n'était qu'un nouveau-né, un petit être sans défense qui aurait dû passer deux semaines supplémentaires dans le ventre de sa mère, au lieu de s'empresser de nous rejoindre dans ce monde abominable.

« Il va bien, a parlé papa avec un sourire radieux. Il est parfait.

- Tant mieux, ai-je répondu, mon pied battant de la cadence sur le plancher.

- Tu veux le prendre un peu ? » A proposé Tanya.

Heu … Pas vraiment.

« Je peux ? »

Mon père a pris le bébé des bras de Tanya et me l'a tendu. J'ai dû m'y prendre à trois reprises avant de me décider.

« Maintiens-lui bien la tête, m'a soufflé mon père. Voilà … Comme ça … On dirait que tu as fait cela toute ta vie ! »

J'avais toujours entendu dire que lorsqu'on leur tendait un nourrisson, les gens n'avaient qu'une envie : s'enfuir en courant. Pour moi, il en a été autrement. La minuscule créature rose s'est mise à bâiller et a ouvert les yeux. Elle a cligné des paupières, à trois reprises, avant de les refermer. Mon cœur s'est emballer. Quand je clignais des yeux comme cela, c'était que je mentais. Peut-être avions-nous des choses en commun, en fin de compte, ce bébé et moi.

« Tu ne nous demandes pas comment il s'appelle ? A chantonné Tanya.

- Si, si, bien sûr ! Ai-je répondu, consciente que c'était la première question à poser, dans ces cas-là.

- Noah Emmett Swan. » A répondu mon père en posant une main sur celle de sa femme.

La menotte de Noah s'est détachée de la couverture pour s'agripper à mon doigt. Emmett.

Mon frère aurait adoré ce bébé, quoi qu'il pense de sa mère, quoi qu'il pense de la manière dont notre père nous avait traités. Comment je le savais ? Parce qu'il m'avait aimée. Inconditionnellement. Même quand j'étais petite et que j'avais peur de tout. Même pendant ma puberté, plutôt difficile. Même quand personne d'autre ne m'aimait, parce que j'étais trop farouche pour qu'on s'attache à moi. Je ne comptais plus les fois où Emmett avait pris ma défense. Il avait tout encaissé. Tous les coups moraux que lui avaient portés mon père, ma mère et Tanya. Pour moi. Pour me protéger.

La seule chose égoïste qu'il ait faite, au cours de sa brève existence, avait été de s'enrôler dans les marines, comme il en avait toujours rêvé. Et encore, même à des milliers de kilomètres de moi, il ne m'avait jamais abandonné. Il avait écrit à mon père et à Tanya, pour les inciter à me laisser respirer un peu. Il m'avait appelée, m'avait envoyé des lettres. J'avais eu plus de coups de fil que sa petite amie de l'époque. Parce qu'il éprouvait le besoin de s'enquérir de mon quotidien, dans ses moindres détails. Oui, Emmett aurait remué ciel et terre, pour ce bébé. Exactement comme il l'avait fait pour moi.

Comme s'il avait suivi le fil de mes pensée, Noah s'est agité dans mes bras. Il était minuscule, et à en juger par l'émotion que laissaient transparaître Tanya et papa, ils l'adoraient déjà. C'était toujours comme ça, au début. Emmett, Edward, Rosalie, Jasper, Alice et moi-même avions commencé par être une immense source de joie pour nos parents. À un moment de nos existence, nous avions été aimés. Et puis, pour la plupart d'entre nous, au fil du temps, tout avait capoté. Enfin, presque tout. Mais ce ne serait pas le cas pour ce bébé, j'en faisais le serment.

« Noah Emmett ? Ai-je répété. Ça sonne bien.

- Je suis contente que tu sois venue, Bella, a déclaré Tanya.

- Moi aussi, ai-je répondu, me surprenant moi-même.

- Je viens chercher Noah, a annoncé une infirmière, faisant irruption dans la chambre. C'est l'heure de la pesée. »

L'infirmière me l'a pris des bras et l'a déposé dans le couffin d'une main experte.

« Madame Swan ? Le médecin va passer vous examiner d'ici quelques minutes.

- Noah ne va pas tarder à avoir faim, a répondu ma belle-mère avec inquiétude. Ne tardez pas trop à me le ramener, s'il vous plaît.

- Ne vous en faites pas pour cela. Je reviens tout de suite. »

À peine avait-elle quitté la chambre que mon père se tournait vers moi.

« Comment te sens-tu ?

- Bien. »

Du moins, pour quelqu'un qui sortait tout juste du choc que constituait la découverte de la nuit précédente. Après tout, il n'était pas donné à tout le monde d'échapper à un meurtre concocté par une personne suicidaire.

« Je sors ce matin, ai-je ajouté.

- J'ai été tenu au courant de ton état par le personnel de l'hôpital, et on m'avait assuré que tu ne sortirais pas avant le début de l'après-midi. Je comptais être là pour te ramener à la maison.

- Oh.

- Bella, je … je suis venu à ton chevet. Je te le promets, Bella. Dès que j'ai su …

- Je sais, l'ai-je interrompu, d'un geste de la main. Edward me l'a dit.

- Vous … Vous vous êtes remis ensemble, Edward et toi ? M'a demandé papa, au terme d'une courte hésitation.

- Oui.

- Tu m'en vois ravi. C'est un garçon bien. Il est resté auprès de toi, Bella. Toute la nuit. »

Il s'était mis à examiner le bout de ses chaussures. J'avais cru détecter dans sa voix une nuance de regret. Il y avait de quoi … Edward avait passé la nuit à veiller sur moi. Pas lui. Mais il était temps. Il fallait que je sache pardonner, même si certaines personnes ne méritaient pas mon pardon.

« Tanya ? Je te demande pardon.

- De quoi ? A-t-elle demandé, manifestement surprise.

- De t'avoir accusée de tous les maux de la Terre, et surtout des miens, ai-je répondu en m'apercevant que les larmes lui montaient aux yeux. Maman n'est pas la personne que je croyais, alors il se peut que je me sois trompée sur ton compte, à toi aussi. »

Au début, ma seule intention, en m'excusant, avait été de faire la paix avec mes parents, de manière à pouvoir repartir de zéro, par égard pour Noah. À ma grande surprise, au moment pù j'ai prononcé les mots, je me suis sentie plus légère. J'étais sincèrement désolée, et le pardon m'apparaissait soudain comme une illumination. Tanya a porté une main à son cœur. Ses joues ruisselaient de larmes qu'elle n'essayait pas de refouler.

« Merci. » A-t-elle dit entre deux sanglots.

J'ai baissé les yeux vers mon pied qui battait toujours la cadence, sur le plancher. Tanya voulait passer l'éponge. Moi, je voulais voir mon petit frère et devenir … quelqu'un . Dès lors, il nous suffisait de partir sur de nouvelles bases. En toute franchise.

« Je te promets d'essayer, Tanya. Pas de faire semblant, non. Je vais vraiment tout faire pour que nous nous entendions.

- Bonjour, madame Swan, a tonné le médecin en entrant. Messieurs dames … Je vais vous demander de sortir quelques instants.

- Bien sûr. » A répondu mon père.

En toute logique, j'aurais dû aller éteindre Tanya. J'aurais dû … mais je n'ai pas pu m'y résigner. J'embrasserais ma belle-mère quand j'en éprouverais vraiment l'envie, ou quand mon petit frère aurait besoin de moi.

« À bientôt, à la maison, a-t-elle murmuré en guise d'adieu.

- À bientôt. »

Mon père et moi sommes sortis de la chambre et il m'a prise par l'épaule avec une telle force que j'ai craint qu'il me brise en deux.

« T'ai-je assez dit à quel point je t'aime, Bella ? » A-t-il demandé, sans chercher à dissimuler son émotion.

Tu sais depuis combien de temps tu ne m'as pas étreinte de cette manière, papa ? Tu en as une idée ?

« Non pas assez, me suis-je contentée de répondre.

- Je t'aime, Bella, a-t-il dit en me serrant encore plus fort. Je t'aime tellement fort.

- Moi aussi, je t'aime, papa. Mais nos chemins doivent se séparer pour quelques temps, j'ai besoin de … de vivre ma vie.

- Tu t'en vas ? S'est-il exclamé, visiblement alarmé.

- Oui. Je pars, papa. Je déménage. Ma vie n'est plus ici.

- Bella … Je sais que j'ai commis des erreurs, a-t-il soupiré. Tu ne peux pas savoir le nombre de nuits que j'ai passées à te regarder dormir, en sachant que tu ne tarderais pas à te réveiller. Tu ne peux pas imaginer à quel point j'ai chéri ton repos. Je ne savais plus quoi faire pour résoudre tes problèmes. Et, bien que cela n'ait pas suffi, sache que j'ai fait de mon mieux. Malheureusement, malgré tout mes efforts, je n'ai jamais trouvé la manière de réparer ce qui était cassé. »

La métaphore me parlait. J'avais été un vase brisé dont la dictature paternelle avait été le ciment. La colle qui aurait pu " réparer ". il avait réussi à se convaincre que s'il appuyait bien fort, je redeviendrais normale.

« Tu as aussi essayé avec maman, n'est-ce pas ?

- Je l'ai vraiment aimée, Bella, a-t-il répondu d'une voix rauque. Pendant longtemps, elle a été pour moi cette âme sœur qui bouscule tout votre univers, ce soleil qui vous réchauffe en permanence. Seulement il y avait ton frère et toi, et je vous aimais encore plus qu'elle. J'ai tout essayé, pour atténuer l'impact et son comportement erratique qu'elle pouvait avoir sur vous … Jusqu'au jour où j'ai compris que personne ne pouvait aider ta mère, sauf elle-même. »

Il s'est frotté les yeux, et j'ai fait comme si je n'avais rien vu. Une allergie, sans doute … Ces odeurs d'hôpital étaient insupportables.

« Un soir, je suis rentré et je vous ai trouvés, Emmett et toi, cachés dans l'armoire. Ce n'était pas la première fois, bien sûr, mais ce jour-là … Je ne sais pas pourquoi, je me suis juré que ce serait la dernière fois. Si je ne pouvais pas aider votre mère à changer, le minimum était de vous protéger, tous les deux. Alors, j'ai engagé Tanya, et j'ai expliqué à Renée que si elle ne se ressaisissait pas, je demanderais le divorce. »

La suite, je la connaissais, il le savait. Cela ne l'a pas empêché de continuer.

« Elle a sincèrement essayé de se reprendre et à plusieurs reprises. Au cours des périodes où elle prenait son traitement, les choses allaient plutôt bien. Mais quand elle décrochait … J'ai fini par la faire interner. Puis, elle est sortie, et là, le cycle infernal ne s'est jamais arrêté. Un jour, ça allait à peu près bien, le lendemain elle était au trente-sixième dessous … Et de nouveau l'hôpital. Pendant ce temps, Tanya s'occupait de vous. Quand elle te racontait une histoire, tu étais assise sur ses genoux et tu l'écoutais religieusement. Elle avait aidé Emmett dans son projet scientifique, elle avait assisté à tous ses match de base-ball. Elle vous faisait à manger et gardait mon assiette au chaud … »

Il s'est interrompu, à bout de souffle, puis a repris, d'une voix encore plus rauque :

« Bref, elle remettait un peu de normalité dans une famille particulièrement bouleversée. Nous n'avions aucune intention de nous séduire, Bella. Je te le jure. Seulement voilà. C'est comme ça. Parfois, la vie prend un tour inattendu. »

Peut-être que mon père et moi nous ressemblions plus que je ne le pensais, finalement ? En tout cas, nous avions un désir commun : nous voulions tous les deux mener une existence normale. Avec des gens normaux.

« Tu crois que je suis comme maman ? Ai-je demandé nerveusement.

- Tu as hérité de sa beauté, de ses talents artistiques et de sa ténacité, ma chérie.

- Rien d'autre ?

- Non. Contrairement à toi, ta mère n'a jamais éprouvé la moindre compassion envers qui que ce soit. Cela faisait peut-être partie de sa maladie, mais peut-être pas. Par exemple, elle n'aurait jamais fait acte de contrition, comme tu viens de le faire avec Tanya.

- Merci, papa, ai-je murmuré, soudain apaisée.

- Donne-moi une chance, Bells. Je te promets de te laisser vivre comme bon te semblera. De toute façon, je ne pourrai pas être sur ton dos, avec le bébé et Tanya qui aura besoin d'aide. »

Dans quel monde vivons-nous, au juste ? Ma baby-sitter à peine adulte était devenue ma belle-mère pour ensuite donner le jour à mon demi-frère. Certes, j'aurais pu dire à mon père ce qu'il voulait entendre. Toutefois, ce faisant, je n'aurais pas été fidèle à la personne que j'étais en train de devenir.

« Cela n'a rien à voir avec une " chance " à te donner, papa. Bien au contraire. Ce n'est pas de toi mais de moi qu'il s'agit, à une période de ma vie où j'essaie de comprendre qui je suis, exactement.

- C'est drôle, a-t-il répliqué sans sourire. Ton frère m'a dit exactement la même chose, la veille de son départ. Peux-tu au moins me promettre de venir nous voir, de temps en temps ? Tu es ma fille … Mon grand bébé, si tu préfères … »

Je lui ai sauté au cou et me suis délectée de son étreinte.

« C'est promis, papa. »


EDWARD

« Tu reviens quand ? » M'a demandé Mikaël.

On était installés dans la cabane que les garçons ont construite, au sommet d'un arbre, dans le jardin des Cullen, au lendemain de la remise des diplômes. Esmé et Carlisle m'avaient invité à dîner, histoire de fêter ça, surtout que mes deux congénères, Bella, et moi-même l'avons eu haut-la-main. Et comme ils avaient précisé que je pouvais venir avec mes amis, j'avais amené Bella, Jasper et Alice, qui a été parfaite ce soir-là. Bella s'était embarquée dans une partie de cache-cache. Benjamin et elle dans un camp, mes potes dans l'autre.

« Je reviens en septembre, bonhomme, ai-je répondu. Et c'est au pire des cas puisque j'entre à l'école d'architecture juste après la fête du Travail.

- La même école que celle de papa ? A demandé Mikaël, en balançant ses jambes.

- La même, mon grand. »

Et j'en sortirais avec un diplôme d'architecte. La bourse accordée aux jeunes dans mon cas couvrait – en plus des droits d'inscription et autres – les frais d'hébergements. Cela dit, j'avais déjà prévu de prendre un appart avec Jasper, Alice et même ma douce, dès notre retour, à Bella et moi. Ma beauté, qui avait d'ailleurs accepté une bourse dans " l'école de papa ", elle aussi, pour que l'on soient ensemble et qu'elle puisse suivre les cours d'arts, malgré le fait qu'ils soient dans une école d'architecture.

« Juin, juillet, août … ça fait au moins trois mois ! » S'est exclamé Mikaël, complètement effaré.

Comment expliquer à ce petit de huit ans et demi qu'il fallait vraiment que je m'arrache de cette ville ? Comment lui dire que ces deux dernières années, si j'avais gardé la tête hors de l'eau, c'était parce que j'avais misé sur le fait que je nous rassemblerais en tant que famille, lui, Benjamin et moi ? J'avais perdu la partie … Non, en fait, je l'avais gagnée. Car si mes châteaux en Espagne s'étaient écroulés, à présent, j'avais de vrais projets. J'avais besoin de temps pour me remettre les idées en place. Pour apprendre à être un adulte responsable et un grand frère " normal ". C'est-à-dire, pas trop préoccupé, quoi.

« Je vous appellerai tous les jours, promis, juré. Et je vous enverrai des cadeaux, des cartes postales de tous les endroits où je me rendrai. Parole de scout, Mike.

- Sûr, sûr ?

- Sûr, sûr.

- Où est-ce que tu vas ?

- Principalement dans le Colorado. Bella a posé des jalons pour qu'on expose ses tableaux dans une ou deux galeries, là-bas.

- Dans le Colorado ? Cool ! Il y a plein de montagnes, là-bas ! » S'est-il exclamé, en m'enlaçant de ses petits bras.

Je lui ai ébouriffé ses cheveux châtains puis nous sommes descendus de la cabane, moi en premier. On est allés jouer à cache-cache avec les autres, jusqu'à ce que Benjamin tombe de fatigue. Ensuite, Bella est repartie avec Jasper et Alice. Elle devait passer chez elle, pou finir ses bagages et faire jurer à son père – pour la énième fois – qu'il ferait régulièrement démarrer la voiture d'Emmett pendant son absence. Je crois bien qu'elle voulait aussi embrasser Noah une dernière fois, avant de partir. Elle ne l'aurait avoué pour rien au monde, bien sûr.

Esmé m'a laissé lire des histoires à mes frères, les écouter réciter leurs prières et les border. Exceptionnellement, ce soir-là, les garçons dormaient dans le grand lit de la chambre d'Esmé et Carlisle, étant donné que c'était " le grand départ d'Edward ".

« Ze t'aime, Edward, a murmuré Benjamin en baillant.

- Et moi aussi, je t'aime, a renchéri Mikaël.

- Je vous aime tous les deux, les garçons. Plus que tout. Occupez-vous l'un de l'autre et surtout, soyez bien sages avec Esmé et Carlisle.

- Promis ! » A répondu Mikaël, le visage éclairé de ce sourire qui me rappelait tant maman.

Après les avoir embrassés tous les deux, je suis sorti de la chambre, le cœur serré. Je m'envolais vers mon avenir … Un silence paisible régnait dans la maison. On n'entendait que le ronron du frigo et le bruit de l'eau qui giclait dans le lave-vaisselle. Une bonne odeur de café montait du rez-de-chaussée. J'ai passé la tête dans la cuisine où étaient toujours assis Carlisle et Esmé.

« Je ne plaisante pas, quand je dis que j'appellerai tous les jours, vous savez !

- Nous n'en attendons pas moins de toi, mon garçon, a répondu Carlisle, le sourire aux lèvres.

- Edward ? M'a appelé Esmé, une enveloppe à la main. C'est pour toi. J'ai préféré attendre que tes amis soient partis pour te la donner. Tu l'ouvriras plus tard, d'accord ? Je suis sûre que cela va te plaire.

- Si vous le dites … Merci, en tout cas.

- Allez, bon voyage, a conclu Carlisle, avant de me tendre la main. Soyez prudents, Bella et toi, et … n'envoie pas de jouets trop encombrants, s'il te plaît. »

Ça m'a fait rire. Comme si j'avais pu dégoter quelque chose de plus gros que ce que mes petits frères avaient déjà, dans leur immense salle de jeux !

« Promis, ai-je répondu, le sourire aux lèvres, moi aussi. Merci encore ! »

J'ai ouvert l'enveloppe aussitôt sorti de chez eux. Elle contenait tout un tas de papiers – dont une copie de notre accord concernant la garde de mes frères –, une photo de mes frères et moi et … Et un double de la photo de mes parents, que j'avais vu dans la chambre de Mikaël et Benjamin. J'avais fini par me souvenir du jour où elle avait été prise. C'était même moi qui m'en étais chargé, juste après que papa et maman avaient remis les clés de sa maison au premier locataire du lotissement créé par Habitat pour l'Humanité.

Vraiment, Esmé et Carlisle n'étaient pas le Mal incarné, comme je l'avais si longtemps pensé. Au contraire. C'étaient des gens bien, vraiment bien. Ils adoraient mes frères, presque autant que moi, et après tout, ils avaient peut-être assez de cœur pour m'aimer, moi aussi. J'ai senti mon visage se fendre d'un nouveau sourire et j'ai de suite pris mon téléphone pour envoyer un texto à Esmé.

Merci.

La réponse m'est parvenue dans la seconde.

De rien. Prends soin de toi, Edward.

Quand j'ai relevé la tête, j'ai vu Bella. Elle était assise sur le capot de sa Honda Civic. Le réverbère faisait briller ses boucles brunes, et le décolleté de son débardeur était assez joli pour que je me mette à rêver. Dur … On avait décidé de faire au moins six heures de route avant de monter la tente. Et bon sang, ma seule et unique soirée passée avec elle hantait toutes mes nuits, et depuis que nous nous étions remis ensemble, nous n'avions pas encore eu l'occasion de renouveler cette agréable, très agréable, expérience.

Ma beauté m'a souri et mon monde s'est illuminé.

« Bella. Tu es … alléchante.

- Je crois que tu me l'as déjà dit cela, a-t-elle dit en riant aux éclats. Il n'y a pas si longtemps que ça. »

Je me suis glissé contre elle, et j'ai pris son visage entre mes mains pour y déposer un tendre baiser.

« La première fois où je t'ai embrassée.

- Où j'ai eu des picotements dans tout le corps, a-t-elle ajouté.

- De la pointe de mes cheveux à la pointe de mes orteils. À cette époque, je te désirais tellement déjà, ai-je murmuré.

- Ce ne sera rien comparé à ce soir, bébé, a-t-elle dit, une lueur taquine dans les yeux. Allez monte, grand Scout, on part à l'aventure. »

Elle m'a donné une petite claque sur les fesses, m'a lancé son magnifique sourire puis s'est jetée à mon cou pour me donner un long et tendre baiser où sa langue se faisait excitée et gourmande.

« Je te sens enfin prêt à vivre, Edward, a chuchoté Bella.

- Je le suis. Et toi aussi. On peut dire que c'était une année riche en émotions … Tout est grâce à toi, Bella. Tu m'as tellement apporté, donné … Je t'aime tellement.

- Et moi encore plus, Edward. Rien n'aurait été possible sans toi. Tu m'as fait découvrir l'amour …

- Et toi, tu m'as aussi fait découvrir l'amour. »

Nous nous sommes longuement regardés, les yeux emplit d'amour l'un envers l'autre. Bella, ma Bella. Qu'est-ce que j'aurais fait sans elle ? Ma douce, ma nymphe, ma beauté, ma sirène, ma déesse …

« On y va ? A-t-elle demandé, me sortant de ma fascination.

- Monte tes fesses dans la voiture. »

Bella m'a souri et m'a lancé un regard par-dessus son épaule ( un regard très sexy ), puis nous nous sommes installés dans la voiture, j'ai installé les clés sur le contact, prêt à démarrer.

« C'est parti pour l'aventure ? Ai-je annoncé.

- C'est parti pour l'aventure ! »

Bella a ri aux éclats puis je me suis penché pour l'embrasser, livrant une intense bataille contre sa bouche, lèvres contre lèvres, haleine contre haleine, lui prouvant tout l'amour que j'avais pour elle. Bella, ma Bella … On y est, ça y'est. Deux êtres sans problèmes qui vivent leurs vies. Ou du moins, avec très peu de problèmes. Des gens normaux, on va dire. Et des gens qui s'aiment. Allez, mon amour, c'est parti pour l'aventure.


Et voilà, on y est ...

C'était le dernier chapitre de cette fiction ... Dis donc, ça fait quelque chose ^^ Je voulais encore dire un immense MERCI pour tous ceux cités précédemment et aux lecteurs anonymes qui se tapissaient dans l'ombre ... Cette histoire est de Katie McGarry, cette adaptation est la mienne et un merci infini à tous ceux qui l'ont lu, partiellement ou entièrement ... Merci vraiment !

Un point final à été mis à cette fiction et aucune suite n'est annoncée. Du moins ... Pas pour l'instant, on verra plus tard ;) J'ai plusieurs projets en tête en ce moment ... On verra bien ce que ça donne ! :)

J'espère que cette histoire a su vous plaire, autant qu'elle m'a plu, et qu'elle vous a " transporté " ... ^^. Merci merci merci à tous vraiment (je me répète ^^) Vous savez qu'écrire est une passion, mais sans votre soutien les auteurs ne seraient rien :)

Un dernier mot pour la route : Vivez au grand jour, et n'ayez pas peur des autres. La société actuelle est tellement stéréotypée ... Un peu de " bizarre " c'est tellement mieux ! ;) " Nous sommes tous nés originaux mais les 9/10 finiront copies alliénés ... La différence, c'est un tout ! "

On passera tous par de très nombreuses épreuves, par des rejets, des pleurs, des crises ... mais tout s'arrange toujours à la fin ! Ne l'oubliez pas ;)

Merci à tous. INFINIMENT. Énormes câlins à des tas et des tas de gens :P

Sushaki (qui vous dit encore Merci)