Bonjour tout le monde.

Encore un cross-over. Je sais je ne fais que ça, mais pour le moment il n'y a que ça qui vient ^^

Cette histoire sera un OS mais pourra éventuellement devenir une fiction à chapitres en fonction de mon temps libre (très restreint à quelques mois du BTS), de mon inspiration (pour l'instant ça va ^^) et de ma motivation (là je promets rien)

Les personnages d'Harry Potter et de Twilight ne m'appartiennent pas.

L'histoire est une romance entre Harry et Marcus (c'est vrai quoi ! même après 4 tomes il est toujours seul)

La correction est signée Mlle Lucifer

Bonne lecture !

X

Magia del Sangue

X

Chapitre 1 - Croire

X

Le regard d'Harry se posa sur le paysage qui défilait derrière la vitre du bus dans lequel il était assis. Et Il poussa un léger soupir en se souvenant des raisons qui l'avaient poussé à partir. Depuis la fin de la guerre tout semblait s'être ligné contre lui : les journalistes ne le lâchaient plus, Ginny voulait absolument l'épouser, Ron le regardait de travers lorsqu'il s'achetait le moindre petit truc et Hermione n'arrêtait pas de lui répéter qu'il devait se trouver un travail. Il avait gagné une guerre, ne pouvait-il pas avoir un peu de temps pour lui ? Et bien non, de toute évidence c'était impossible. Alors il avait fait la seule chose à faire : il avait pris des vacances.

Il était passé à la banque, avait pris une carte de crédit magique, qui pouvait aussi être utilisée dans les magasins moldus ainsi qu'un peu de monnaie et il était parti en pleine nuit, emportant avec lui quelques vêtements, sa cape d'invisibilité, la carte des maraudeurs et son album photo, l'épée qu'il avait forgé avec sa magie et qui avait servi à tuer Voldemort, sans oublier le cadeau de Remus : son violon.

Personne ne le savait dans son entourage, mais Remus avait commencé à lui apprendre à jouer lorsqu'il était professeur pendant sa troisième année et par la suite Harry s'était entraîné seul. Mais Remus lui avait affirmé qu'il l'avait dans le sang. Tout comme il tenait le quidditch de son père, il tenait le violon de sa mère.

Et donc il était parti pour un pays un peu plus chaud que l'Angleterre : l'Italie. Et plus particulièrement une ville qui était fuie par l'ensemble des sorciers et où personne ne penserait à le chercher, Voltera. La ville était le bastion d'une famille de vampires, les Volturi. La plus puissante des familles vampiriques recensées à ce jour. Et la plus dangereuse pour les sorciers, car tout sorcier pris sur leur territoire était tué. Mais Harry n'était pas inquiet, contrairement à la plupart de ses congénères, lui pouvait parfaitement vivre sans avoir recourt à son pouvoir.

Harry descendit du bus, sur la place centrale de la petite ville et il laissa son regard la parcourir. Bien ! La première étape sera de se trouver un logement, un hôtel ou bien un appartement à louer. Bien vite Harry repéra plusieurs hôtels et presque tous donnaient sur la place, mais le jeune homme décida de s'enfoncer dans les ruelles de la ville, autant pour la visiter que pour tenter de trouver un appartement à louer. Il devait se montrer discret alors autant ne pas loger juste devant le château des Volturi, même s'il savait qu'il irait sans doute jouer sur la place.

La nuit commençait à tomber lorsqu'il trouva par chance son bonheur. Un petit appartenant, dans les combles d'une maison, à louer. Et le propriétaire était un commerçant jovial qui par chance parlait suffisamment anglais pour que l'affaire soit conclue. Ainsi la première journée d'Harry à Volterra se déroula sans encombre.

Lorsqu'Harry ouvrit les yeux le lendemain matin, il fut désorienté. Il faut dire qu'en général, Mme Weasley ne le laissait pas dormir après 9 heures. Un rapide coup d'œil vers l'horloge murale apprit au jeune sorcier qu'il était près de midi. Harry sortit alors vivement de son lit et se rendit dans la petite salle de bain de l'appartement pour prendre une douche. Il passa un pantalon en toile noir et un débardeur blanc. Harry avait décidé qu'il profiterait de son séjour pour prendre des couleurs. Le jeune sorcier sortit alors et partit se trouver un petit restaurant où il pourrait manger tranquillement.

Il lui fallut peu de temps pour rejoindre la place et pour se trouver une table dans l'un des nombreux restaurants. Le repas fut simple, une pizza, et se déroula dans le brouhaha ambiant. Harry eut une grimace en entendant une famille planifier de visiter le château. Avec un peu de chance les vampires avaient chassé il y a peu de temps et ils pourraient en sortir vivants. Harry les regarda se lever avec tristesse, mais ne fit rien pour les arrêter ou les dissuader de faire cette visite. Il y a quelques mois, il l'aurait sans doute fait, mais la guerre lui avait appris de nombreuses choses, en particulier qu'il ne pouvait pas sauver tout le monde. Et puis s'il venait à se faire repérer par des vampires il serait, dans le meilleur des cas, obligé de partir ou, dans le pire des cas tué. Et Harry s'était suffisamment battu dans le but de vivre pour ne pas se faire bêtement tuer pendant les vacances.

Une fois son repas fini, Harry sortit dans la chaleur de l'après midi et décida de continuer sa visite de la ville en passant par les ruelles qui offraient de nombreux coins d'ombre. C'est comme cela qu'il découvrit un merveilleux petit jardin avec une fontaine, ainsi qu'une herboristerie, ça pouvait toujours servir. Il croisa également de nombreux habitants de Voltera qu'il saluait d'un signe de tête et d'un sourire, il devrait réellement songer à apprendre un peu d'Italien.

Étrangement, il fallut peu de temps à Harry pour être apprécié des habitants de Voltera. Et si au début les gens regardaient d'un mauvais œil, le jeune sorcier, il lui avait suffi de jouer sur la place pour être tout de suite un peu plus apprécié. Ainsi, Harry passa son deuxième jour dans la ville, assis pour une grande partie de la journée, sur le rebord de la fontaine au centre de la place à enchaîner mélodies douces et musiques entraînantes, pour la plus grande joie des touristes. Une semaine passa ainsi, Harry avait eu quelques coups de soleil qui faisaient bien rire les patrons des bars lorsque le jeune homme allait boire un verre chez l'un d'eux. Il avait aussi récolté un peu d'argent, bien qu'il ne jouait pas vraiment pour cela.

Harry était assis sur la fontaine en ce début de soirée, bientôt les touristes allaient quitter les restaurants et rentrer dans leurs hôtels, ainsi le jeune homme rangeait son matériel pour rentrer chez lui.

Eh ! L'anglais, appela l'un des patrons de restaurant.

Harry leva les yeux vers lui et se leva pour le rejoindre.

Oui ?

Tien, dit-il en lui posant un verre sur une table, c'est offert par la jeune femme là-bas.

Harry jeta un coup d'œil vers la table indiquée par le patron, elle était occupée par quatre filles, toutes possédant une certaine beauté, mais aucune au goût d'Harry. Il prit le verre, les remercia d'un signe de la tête et retourna vers la fontaine pour finir de ranger son violon. Il était tellement concentré sur ce qu'il faisait qu'il ne s'aperçût pas que les filles l'avaient rejoint, pas avant qu'elles ne fussent à quelques pas de lui, en tout cas.

Dites, lâcha l'une d'entre elles, vous ne voudriez pas nous faire un concert privé ?

Désolé, mesdemoiselles, mais je ne fais pas dans le privé.

Allez, insista celle qui semblait être la meneuse du groupe, je suis sûre que tu ne seras pas déçu.

Elle glissa sa main le long du torse du jeune homme et l'aurait descendue plus bas si Harry ne s'était pas esquivé.

Désolé, mais ça ne m'intéresse pas.

T'es gay ?

Je suis bi et malgré cela vous ne m'intéressez pas, bien trop superficielles pour moi, fit Harry avec un large sourire.

La gifle partit et le groupe s'éloigna vivement.

Elle n'y est pas allée de main morte, nota une voix derrière lui.

Le problème des filles dans leur genre, c'est qu'elles ne savent pas ce que "non" veut dire, soupira Harry en faisant face à son interlocuteur.

Le sorcier se figea alors en reconnaissant le médaillon que le jeune homme en face de lui portait, c'était un Volturi.

Oui, je rencontre le même problème, soupira le vampire, je m'appelle Démétri.

Harry, répondit le jeune sorcier.

Je t'ai entendu jouer, fit le jeune homme.

Toi aussi tu veux un concert privé ? demanda Harry amusé.

Non, je suis juste surpris que quelqu'un comme toi sache aussi bien jouer.

Quelqu'un comme moi ?

Quelqu'un d'aussi jeune, je veux dire, rectifia le vampire.

Ma mère jouait du violon, il paraît que je tiens ça d'elle, répondit Harry avec douceur.

Joue quelque chose, demanda alors doucement Démétri.

Harry l'observa pendant quelques secondes et il ressortit le violon de son étui. Il le positionna correctement, posa l'archer sur les cordes et attendit que l'inspiration lui vienne. Et lorsqu'il commença à jouer, les note résonnèrent dans l'air, la douce mélodie, emprunte de tristesse, de solitude mais aussi d'espoir envahit la place.

Dans le château assis sur leurs trônes, trois rois attendaient le retour de leurs gardes partis chasser et récolter les dernières nouvelles sur leurs congénères. Marcus, Aro et Caïus, les dirigeants de la maison Volturi attendaient patiemment lorsqu'ils perçurent la mélodie.

Notre jeune violoniste semble inspiré ce soir, nota Aro.

Ils avaient bien entendu noté la présence d'Harry sur la place pendant la semaine, ce qui était surprenant compte tenu du fait qu'il n'était qu'un humain, mais sa mélodie avait su toucher les vampires de Voltera par sa justesse et sa beauté. Et les rois aimaient tout ce qui était beau, comme en attestait les divers œuvres de grands maîtres qui décoraient le château.

Marcus lassé d'attendre se leva alors sous le regard inquiet d'Aro et de Caïus, depuis la mort de Didyme, Marcus semblait s'éteindre de jour en jour, la jeune femme n'était pas sa véritable âme sœur, mais il n'en restait pas moins que Marcus l'avait aimé et que sa mort l'avait profondément affecté. Le roi parcourut alors les couloirs pour rejoindre ses appartements, se faisant il passa devant une fenêtre qui donnait sur la place et il y jeta un coup d'œil.

Marcus voyait Démétri discuter avec le jeune violoniste et sans savoir pourquoi, il poussa un grondement sourd, que Démétri dû entendre car il se figea et jeta un rapide coup d'œil dans sa direction.

Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Harry, surpris de voir la tension dans les épaules du vampire devant lui.

Rien ! je viens juste de me souvenir que j'étais attendu. Faut que j'y aille.

Et Démétri partit en courant en direction du château. Harry leva les yeux et remarqua un vampire à l'une des fenêtres. Démétri avait-il commis une erreur en lui parlant ? Harry rangea son matériel à nouveau en espérant que le vampire, qui était plutôt sympa, n'aurait pas d'ennuis à cause de lui. Le jeune sorcier reprit son étui et prit la direction de son appartement pour un peu de repos bien mérité. La journée avait était riche en émotions.

Marcus avait fait demi-tour pour se diriger vers l'accueil où il pourrait intercepter le jeune vampire.

Démétri ! Appela-t-il en le voyant.

Oui, maître Marcus ?

Que faisais-tu avec cet humain et qui est-il ? demanda Marcus de son habituel ton calme.

Démétri était tendu, Marcus était celui de ses rois qui était le plus calme et il était aussi celui dont les réactions ne pouvaient se prévoir du fait de sa dépression prolongée.

Il s'appelle Harry, maître, sa musique m'a attiré et je voulais l'entendre à nouveau. Il n'est pas une menace pour nous maître et je n'ai rien laissé filtrer qui pourrait lui permettre de découvrir ce que nous sommes.

Bien, me voilà rassuré, répondit Marcus.

Si la musique était la seule chose qui attirait Démétri alors il n'avait rien à craindre. Marcus fronça alors les sourcils à cette pensée et il renvoya le jeune vampire auprès de ses frères pour qu'il fasse son rapport. Lui-même rejoignit son bureau et s'assit sur son fauteuil pour réfléchir. C'était la première fois qu'il voyait le violoniste et pourtant il n'avait pas pu s'empêcher d'éprouver de la jalousie à voir Démétri si près de lui et du soulagement lorsque Démétri lui avait dit ne pas être intéressé par lui. Ce pourrait-il qu'il soit celui qu'il attendait depuis plus d'un millénaire ? Serait-il son compagnon ?

Tu sembles songeur, mon frère.

Marcus leva les yeux surpris de trouver Aro et Caius dans son bureau ou plutôt surpris de ne pas les avoir entendu entrer.

Pourquoi le jeune Harry te trouble-t-il à ce point ? demanda Aro.

Je l'ignore, mon frère, mais je ne peux éloigner mes pensées de lui.

Serait-il ton âme-sœur ? demanda Caius.

Est-ce que cela te semble possible, Aro ?

Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir, mon frère, remarqua Aro.

Marcus acquiesça et se leva puis il sortit de son bureau, il devait se rendre en ville.

Harry sortit de la salle de bain avec un large sourire, une douche tiède lui avait fait du bien après la chaleur de la journée. Il s'habilla d'un pantalon de survêtement et ouvrit la fenêtre de sa chambre. Celle-ci offrait un vue magnifique sur le château. Harry profita de la fraîcheur de la nuit encore quelques minutes puis il alla éteindre les lumières de sa chambre et, après avoir enlevé le survêtement, il se glissa sous les draps et s'endormit sans mal.

Marcus profita alors de la fenêtre ouverte pour pénétrer dans la pièce, il s'approcha du jeune homme prudemment, surpris par son odeur de forêt et de montagne, une odeur de liberté. Le vampire l'observa attentivement, il nota sans mal les nombreuses, trop nombreuses cicatrices, qui parcourraient le corps du violoniste et retint de justesse un grondement. S'il retrouvait ceux qui avaient fait ça …

Le vampire s'approcha doucement du jeune homme endormi et ne put s'empêcher de lui caresser la joue. A sa grande surprise, Harry ne chercha pas à fuir le contact froid de sa main. Marcus s'assit alors au bord du lit et l'observa dormir une bonne partie de la nuit. Ça ne fut qu'une heure avant l'aube qu'un gémissement vînt troubler le silence de la nuit. Harry gémissait doucement de douleur et de peur dans son sommeil et rapidement ça devint de véritables cris de souffrance. Marcus était perdu et se sentait impuissant face à cela, il essaya de réveiller le jeune homme lorsqu'il comprit qu'il faisait un cauchemar, mais sans succès. Dix minutes après le début du cauchemar, Harry se réveilla de lui-même et Marcus eut tout juste le temps de sortir avant de se faire remarquer.

Harry était assis dans son lit, le corps couvert de sueur, il haletait encore plongé dans son cauchemar. Ils s'étaient faits plus rare depuis qu'il s'était installé en Italie, mais il en avait encore trois à quatre fois par semaine. Harry se leva et se prépara pour une autre journée.

Puis la vie à Volterra devînt une routine : Harry se levait en milieu de matinée, il s'installait sur la place pour jouer un peu jusqu'aux heures chaudes de la journée, là il parcourait les ruelles et profitait de la fraîcheur des jardins de la ville et en fin de journée, lorsque la température se faisait plus clémente, il retournait sur la place, pour jouer à nouveau, jusqu'à la nuit tombée. Parfois Démétri revenait le voir mais il s'était fait rare ses derniers temps. Puis lorsqu'il s'endormait le soir, il recevait toujours la visite de Marcus, qui veillait au mieux sur son sommeil.

Au bout de deux visites, Marcus avait finalement utilisé son don et avait eu la confirmation que le jeune Harry était bien son âme sœur et dès lors il lui fut impossible de ne pas rendre une visite nocturne au jeune anglais.

Il fallut, par contre, deux bonnes semaines avant qu'Harry ne découvre ses visites nocturnes et, ignorant encore qui lui rendait visite, il avait décidé d'en avoir le cœur net cette nuit. Il créa une illusion de lui qui dormait dans le lit alors que lui même était caché dans l'un des coins de la pièce et il attendit. Au bout d'un quart d'heure, la fenêtre, qu'il avait laissée entrouverte, fut repoussée au maximum et une silhouette entra dans la chambre. Elle s'approcha du lit et avant qu'elle n'ait pu effleurer le drap, Harry s'était placé derrière elle et avait mis la lame de son épée sous la gorge de l'intrus.

Si c'est de l'argent que vous voulez, il est de l'autre coté de l'appartement, remarqua Harry d'une voix froide.

Je ne vous veux aucun mal, répondit doucement l'homme.

Harry se décala sur le coté pour pouvoir voir son agresseur.

Qui êtes-vous ?

Mon nom est Marcus.

Harry se tendit alors en avisant le pendentif, il avait affaire à Marcus Volturi, l'un des rois. Harry ne bougea cependant pas sa lame. Qu'importe qui il était, il ne le laisserait pas le tuer sans se battre.

Qu'est ce que vous faites chez moi ? demanda Harry suspicieusement.

Marcus hésita alors, ignorant ce qu'il devait faire, devait-il lui révéler la vérité ? Devait-il le maintenir dans l'ignorance ? Harry constata son trouble et soupira, de toute évidence, Marcus lui-même ignorait ce qu'il faisait là. Le sorcier abaissa alors son épée et alluma la lumière puis il prit place sur le lit après l'avoir débarrassé des coussins placés pour faire croire à la présente de quelqu'un dans le lit. Marcus l'observa faire intrigué, il était pourtant sur d'avoir entendu le bruit d'un cœur venir du lit.

Je sais qui vous êtes, fit alors Harry. Les gens d'ici parlent beaucoup. Et les Volturi entre régulièrement dans les conversations.

Vraiment ? et que disent-ils ?

Ce qui ce dit lorsque les gens ne peuvent pas comprendre. Certains qualifient les Volturi de démons, d'autres les appellent protecteurs. Tous m'ont déconseillé de rester dehors tard le soir et m'ont également dit que je devais rester éloigner du château.

Je ne vous veux aucun mal, murmura Marcus.

Alors pourquoi êtes-vous ici ? répéta Harry.

Quelle est l'expression déjà, marmonna Marcus, un coup de foudre ?

Vous êtes en train de dire que vous êtes rentré chez moi parce que vous m'aimez ? demanda Harry incrédule.

Décidément il n'y avait que lui pour se mettre dans des situations pareilles. Lui, un sorcier, être l'objet de convoitise, non seulement d'un vampire, mais de l'un des rois vampires. Harry soupira et se leva, puis il observa avec plus d'attention, le vieux vampire. De ce qu'il savait, les âmes sœurs étaient liées et ressentaient une certaine attraction à travers le lien. Il observa alors le visage torturé du vampire, celui-ci devait penser qu'il le rejetait.

Très bien, vous m'aimez… d'accord, mais je ne ressens aucun amour pour vous, nota Harry.

Marcus se tendit jusqu'à ce qu'il remarque le regard d'Harry qui le parcourait lentement. Aurait-il une chance de séduire le jeune homme ?

Vous ne m'aimez pas encore, alors laisser moi me faire aimer de vous.

Vous me demandez l'autorisation de me courtiser ? s'étonna Harry.

Marcus acquiesça et l'observa avec intensité. Le regard d'Harry lui se posa une nouvelle fois sur l'homme devant lui. Il était bien bâti, avec un torse solide et des bras puissants. Il avait de grandes mains aussi, et son visage était magnifique. Il semblait pouvoir offrir un sentiment de sécurité et Harry avait besoin de cela après la guerre. De savoir qu'il serait en sécurité et qu'il serait protégé.

Très bien, Marcus, mais sous certaines conditions.

Lesquelles ? demanda Marcus avec un léger sourire.

La première, on se tutoie.

Cela me semble évident, fit doucement le vampire.

La seconde, je ne veux pas que tu dépenses des fortunes pour me séduire, je suis quelqu'un de simple. Et la dernière, je veux que tu me promettes de croire en moi.

Marcus ouvrit alors la bouche mais fut stoppé par la main d'Harry.

Pas maintenant, ni même demain, mais lorsque l'on se connaîtra mieux, d'accord ?

Le vampire acquiesça doucement faisant sourire Harry.

Il est tard, soupira alors le jeune homme, puis il jeta un coup d'œil au vampire. Tu peux rester si tu veux.

Marcus acquiesça doucement et observa son humain s'allonger dans son lit. Il alla éteindre la lumière et à la demande d'Harry s'installa dans l'un des fauteuils de l'appartement pour être plus à l'aise. La nuit se passa sans problème et sans cauchemar, à la plus grande joie les deux hommes.

Le lendemain, Harry trouva sur la table, le pendentif de Marcus, les vampires n'oublient jamais rien, alors Harry savait que le bijou était pour lui. Il le prit et l'enfila, le glissant ensuite sous son débardeur blanc et il sortit. La journée se déroula, identique aux autres à deux détails près. Harry pouvais parfaitement sentir le regard de Marcus sur lui lorsqu'il jouait et il avait hâte d'être au soir.

Marcus était dans le même état que lui. Dès qu'il était rentré ses frères l'avaient interrogé et Marcus avait laissé Aro voir par lui même puis le montrer à Caius. Les deux semblaient surpris de l'accueil que le jeune homme avait réservé à Marcus. C'est vrai ! Qui aurait une épée à portée de main ? Mais ce qui intrigua vraiment les vampires furent la dernière condition d'Harry. Pourquoi était-il important que Marcus croit en lui ?

Lorsqu'il rentra chez lui, Harry remarqua que Marcus avait commencé sa phase de séduction. En effet, une rose rouge l'attendait sur le pas de sa porte. Harry s'en empara et rentra chez lui, il fut un peu déçu de voir que rien n'avait changé dans son appartement, mais il décida que la rose était un bon début. Il mit la fleur dans un vase et alla prendre sa douche, profitant de l'eau tiède après une chaude journée. Bien sûr il était en Italie, mais pourquoi fallait-il qu'il fasse aussi chaud ! Puis Harry sortit de la salle d'eau avec une simple serviette autour de la taille et le pendentif des Volturi autour du coup. Il se figea soudainement en prenant conscience de la présence de Marcus dans la pièce, celui-ci avait un léger sourire amusé en avisant la tenue de son humain.

Je croyais être celui qui devait te séduire, remarqua Marcus, faisant rougir le jeune homme.

Je m'attendais à te voir plus tard, fit doucement Harry comme explication à sa tenu, ou de son absence de tenu.

Il se dirigea vers l'armoire et enfila un boxer, puis alla s'asseoir sur son lit avant de faire signe à Marcus d'en faire de même. Le vampire passa alors prudemment un bras autour des épaules d'Harry et ne put s'empêcher de plonger son visage dans le cou de celui-ci pour sentir son odeur. C'est à ce moment là que le lien du côté d'Harry se mit en place, bloqué auparavant par sa magie et à présent accepté par elle. Harry se laissa alors envelopper dans les bras du vampire et il se détendit dans ceux-ci.

Qui t'a fait ces marques ? demanda Marcus, rompant le silence.

Harry eut un léger rire.

On entre tout de suite dans le vif du sujet, hein ? murmura Harry. La plupart viennent de mon oncle.

Ton oncle ? s'étonna Marcus sans comprendre.

Mes parents sont morts lorsque j'étais enfant, c'est mon oncle et ma tante qui m'ont élevé. Je suppose que mes cicatrices te donnent plus de précisions concernant leur façon de m'élever.

Comment s'appellent-t-ils ? demanda le vampire. Et Harry était presque sûr de l'avoir entendu grogner.

Pourquoi veux-tu savoir cela ?

Pour aller les tuer.

Tu arrives trop tard dans ce cas, ils sont déjà morts, mon oncle, ma tante et mon cousin.

Dommage, grommela le vampire.

Harry eut un léger rire à cette remarque, mais il grimaça en constatant que son vampire risquait d'être surprotecteur avec lui. Oui, maintenant c'était son vampire et gare à celui ou celle qui l'approcherait de trop près. Harry s'allongea alors et se blottit contre Marcus demandant à celui-ci de lui parler de sa famille, jusqu'à ce qu'il ne s'endorme. Ce que Marcus fit, il parla d'Aro, de Caius et de leurs compagnes, il parla également de Didyme et fut surpris de se sentir mieux après. Il était en train de raconter une histoire cocasse sur Aro lorsqu'il s'aperçût qu'Harry dormait, blotti contre lui. Marcus eut un léger sourire et il couvrit Harry, s'inquiétant que le jeune homme n'attrape froid en sa présence.

Les jours suivants continuèrent ainsi et Harry prenait de plus en plus de plaisir à jouer tout en sachant que son vampire pouvait l'entendre depuis le château et le soir, Harry et Marcus discutaient apprenant à se connaître, chose simple et à la fois difficile lorsque l'on cachait un secret tel que notre nature.

Un soir, alors que Marcus allait rejoindre son compagnon, il se figea en le voyant encore sur la place, entouré de filles. Harry avait fini de ranger son matériel et s'apprêtait à rentrer chez lui, il était tard et il savait que Marcus allait sans doute s'inquiéter. Il était toujours inquiet lorsqu'Harry n'était pas près de lui et ça Harry le sentit grâce au lien qui les liait. Le jeune sorcier était près de la fontaine lorsqu'il fut encerclé par un bande de fille, il reconnu d'ailleurs la fille de la dernière fois.

Alors toujours pas intéressé ? demanda la meneuse.

Toujours pas, non, répondit Harry.

Il voulut passer entre les filles mais celles-ci refermèrent le cercle coinçant Harry à l'intérieur. Bien sûr il aurait pu sans problème forcer le passage, mais il avait pour principe de ne jamais frapper les femmes. Harry sentit alors une vague de colère l'atteindre et aussitôt il chercha Marcus des yeux. Il savait que c'était lui, ça ne pouvait être que lui, d'autant qu'il y avait également un soupçon de jalousie avec la colère. Harry reporta son attention à temps sur les filles pour voir l'une d'entre elles essayer de l'embrasser. Il s'écarta vivement et ses genoux butèrent contre le bord de la fontaine. Il devait se dégager de là très vite avant que Marcus ne se laisse aller à sa colère et ne s'occupe lui même de ces filles. Un rapide coup d'œil sur l'endroit où devait se trouver son vampire lui apprit qu'il était parti. Il devait vraiment se débarrasser de ces filles.

Je ne pense pas que ma moitié soit d'accord pour partager, remarqua Harry.

Je suis sûre que je vaux mieux qu'elle, fit l'une d'entre elles avec un sourire aguicheur.

Harry eut alors un sourire et se rapprocha d'elle. Il la regarda alors de haut en bas.

J'ai des doutes vraiment, fit Harry doucement.

Ah oui ?

Il te manque quelque chose. Tu ne ressens pas comme un vide ?

Où ça ? demanda la fille ne comprenant pas.

Dans ton pantalon, lâcha Harry d'une voix calme avant d'éclater de rire en voyant la tête de la jeune femme. Si tu veux un bon conseil ne m'approche plus. Mon Homme est très protecteur et je ne serais pas surpris qu'il soit jaloux, alors un conseil… fiche le camp !

Et sous le regard scandalisé du groupe de filles, Harry prit le chemin de son appartement. Il dut s'arrêter deux rues plus loin, pris d'un fou rire monumental. Il lui fallut quelques minutes pour reprendre son souffle, puis il reprit son chemin jusqu'à chez lui. Arrivé là-bas, Harry eut tout juste le temps de poser son étui sur la table avant de sentir deux bras puissants l'étreindre avec force. Marcus plongea aussitôt sa tête dans le cou d'Harry, respirant son odeur.

Tu es parti, fit Harry en profitant de cette étreinte.

Je crois en toi, répondit Marcus.

Harry eut un sourire en entendant cette phrase qui lui rappelait leur première rencontre.

Lorsque Marcus quitta Harry avant l'aube, il n'avait qu'une idée en tête, retrouver ces filles qui avaient essayé de lui voler son âme sœur. Il réussit sans mal à trouver leur chambre d'Hôtel et à y pénétrer. Il effraya alors chacune d'entre elles, s'assurant qu'elles fuient la ville le plus vite possible et il repartit, non sans prendre quelques uns de leurs vêtements pour les membres de la garde. Il ne pouvait pas attaquer ces filles temps qu'elles étaient à Voltera mais une fois hors de la ville…

Cependant son détour lui prit du temps et il arriva donc dans la salle du trône plus tard que d'habitude.

Tu nous reviens bien tard, mon frère, nota Aro amusé.

Marcus ne répondit rien mais jeta les vêtements à Démétri.

Trouve les, attends qu'elles quittent la ville et tue les, ordonna-t-il.

Oui, maître, répondit le garde.

Des vêtements de filles ? ton âme sœur te ferait-il des infidélités, Marcus ? demanda Caius.

Non, il les a repoussé avec habileté et est rentré chez lui pour me rejoindre, grogna-t-il.

Allons, allons, tempéra alors Aro. Nous allons devoir discuter de choses plus sérieuses, mes frères. Il va falloir que tu lui dises Marcus. Que tu lui parles de nous et de nos lois.

Je sais.

Il est ton compagnon, rassura Aro doucement, tout se passera bien.

Marcus acquiesça et rejoignit son bureau, il devait réfléchir à la manière dont il allait avouer son secret au jeune mortel.

Ainsi, c'est un Marcus particulièrement nerveux qui se rendit au domicile de son humain, le lendemain soir. Il entra dans l'appartement et le trouva en train de lire, ou du moins essayant, allongé dans son lit.

Marcus, tu es en retard, je commençais à m'inquiéter, soupira Harry soulagé.

Nous devons parler, Harry.

Le sorcier se tendit alors, il savait que cette conversation arriverait un jour ou l'autre et il en était effrayé.

Je t'ai caché certaines choses me concernant, concernant ma famille et qui ont de l'importance. Voilà… je sais que tu vas sans doute avoir du mal à me croire… et que tu vas me prendre pour un fou, mais…

Tu es un vampire, murmura alors Harry.

Marcus se figea alors en prenant conscience que son humain savait, puis il s'inquiéta en voyant la tristesse dans le regard d'Harry.

Tu le sais depuis longtemps ? demanda Marcus dans un murmure.

Je l'ai toujours su, c'est même pour cette raison que je suis venu à Voltera, parce que je savais que ta famille y vivait et parce que je savais que personne ne penserait à venir me chercher dans une ville pleine de vampires.

Que veux-tu dire, Harry.

Je suis un sorcier.

Marcus recula d'un bond, alors qu'Harry lui n'avait pas bougé d'un cil.

Il y a eu une guerre en Angleterre entre un mage noir et des résistants. J'étais de ceux là, j'ai combattu et vaincu l'un des plus grands mages noirs de ce siècle. Et depuis personne ne me laisse tranquille, ni mes amis et encore moins les journalistes. Je devais m'éloigner prendre un peu de recule et de temps pour moi… bref, j'avais besoin de vacances. Et je me suis souvenu qu'aucun sorcier ne s'approchait de Volterra, alors je suis venu.

Tout sorcier pris dans la ville est tué, fit Marcus d'une voix froide.

J'ai survécu à une guerre, Marcus, remarqua Harry avec un léger rire. Maintenant rien n'a vraiment d'importance, plus depuis que je suis tombé amoureux de toi en tout cas.

Tais-toi, grogna le vampire. Tu m'as ensorcelé, l'accusa-t-il ensuite.

Harry ferma alors les yeux, touché par l'accusation de Marcus.

Je te laisse jusqu'à demain soir pour quitter la ville, si ça n'est pas fait je te tuerai moi-même.

Et la seconde suivante, Marcus était parti. Harry se coucha alors et il enfouit sa tête dans l'oreiller pour pouvoir hurler tout son saoul. Puis il s'allongea en fixant le plafond, qu'importe ce que pouvait dire Marcus, il ne quitterait pas la ville.

Marcus, furieux, était rentré au château et était passé à coté de ses frères sans leur adresser le moindre regard. Inquiet, Aro et Caius le suivirent jusqu'à son bureau.

Que se passe-t-il mon frère ?

C'est un sorcier, gronda Marcus.

Un autre grondement retentit dans la pièce, si les vampires n'aimaient pas les sorciers et inversement, celui qui les haïssait le plus était sans doute Aro. Et avant que quiconque n'ai pu réagir, l'aîné avait quitté la pièce, laissant le soin à Caius de gérer leur frère.

Aro pénétra dans la chambre du sorcier et avant qu'Harry n'ait pu esquiver le moindre geste, il le plaqua sur le lit, furieux. Puis il usa de son pouvoir, il cherchait ses faiblesses pour jouer avec et faire souffrir ce sorcier. Mais ce qu'il vit... Au bout de quinze minutes, Aro avait vu toute la vie du sorcier et il s'était écarté de lui, se précipitant vers la salle de bain pour vomir le peu de sang qu'il avait encore, choqué et dégoûté par les souffrances qu'avait dû endurer l'humain tout au long de sa vie. Lui était cruel, mais il avait de bonnes raisons de l'être… La plupart du temps, la protection de ses paires était une tâche que les Volturi prenaient à cœur. Or, les gens que l'enfant avait côtoyés n'avaient aucune excuse.

Aro se rinça la bouche et retourna auprès de l'humain. Celui-ci n'avait pas bougé. En fait, en y regardant de plus près, il ne semblait même pas avoir noté la présence du vampire dans sa chambre. Aro intrigué, s'accroupit alors devant le sorcier et l'observa, se fut à ce moment là qu'il sembla noter sa présence.

Vous êtes venu me tuer ?

Non, mon enfant, mentit Aro, je suis venu comprendre.

Je suis un sorcier et vous êtes un vampire. Nos deux races se haïssent, il n'y a rien à comprendre.

Tu aimes mon frère ?

Pourquoi poser une question dont vous connaissez déjà la réponse, murmura Harry.

Le regard d'Aro se posa alors sur l'appartement, il remarqua tous les petits cadeaux que Marcus avait offert au sorcier. Puis il regarda le sorcier en lui-même. De voir ce qu'il avait vu, ce que le sorcier avait subi, l'affecta plus qu'il ne l'imaginait. Lui n'avait fait que voir, alors que le sorcier l'avait vécu, et pourtant il en avait été malade, alors qu'il foulait cette terre depuis plus de 1300 ans. Il ne pensait pas un jour être réellement choqué par la cruauté des hommes. Et il ne pensait pas non plus ressentir ce besoin de protéger un humain à ce point. Aro observa Harry une dernière fois et partit.

Lorsqu'il retourna au château, Aro se dirigea aussitôt vers le bureau de Marcus pour trouver celui-ci brisant le mobilier sous le regard de Caius.

Mon frère, appela Aro avec calme.

Tu l'as tué ? demanda Caius.

Non.

Pourquoi pas ?

Parce qu'il est l'âme sœur de Marcus et qu'il l'aime.

Aussitôt que cette phrase fut dite, Marcus arrêta de tout briser et observa son frère avec surprise.

Il m'a ensorcelé, grogna-t-il.

Non, assura Aro, en fait lorsque je suis arrivé, dans le but de le tuer, il n'a opposé aucune résistance. Et j'ai pu voir son passé.

Et alors ? demanda Caius, impatient.

Il n'a jamais usé de magie contre toi, mon frère. Il ne s'est pas joué de toi, en fait, pour tout te dire, il attendait de trouver son compagnon, comme toi.

Il ne m'a pas trompé ? demanda Marcus dans un murmure.

Je ne peux pas te révéler son passé, pas s'il devient un Volturi, mais je peux déjà te dire qu'à l'instant où nous parlons, il n'attend que ton retour.

Marcus se tendit alors, ne sachant pas quoi faire, il cherchait encore lorsque Aro posa sa main sur son épaule.

Il t'accordera son pardon, mon frère. Excuse toi et il comprendra, mais soit prudent avec lui et ne va pas trop vite.

Marcus acquiesça vivement, appréciant les conseils de son frère, puis il sortit de son bureau à vitesse vampirique pour rejoindre l'appartement de son âme sœur.

Crois-tu que cela soit une bonne idée, Aro ? demanda Caius.

Il est puissant, mon frère, répondit Aro, puissant et fidèle. Je ne pense pas que tu pourras l'envoyer en mission comme nos gardes mais il protégera notre famille. Et ça n'est pas négligeable.

Sur ces paroles, Aro quitta le bureau de Marcus pour rejoindre le sien.

Pendant ce temps, Marcus était devant la fenêtre de son humain et l'observa à travers celle-ci, Harry était toujours allongé sur son lit. Le vampire ouvrit doucement la fenêtre et entra, puis il s'assit doucement sur le lit. Harry lui ne bougea pas et ne dit rien, alors Marcus écouta les conseils de son frère et s'excusa. Harry ne bougeait toujours pas. Le vieux vampire était inquiet et triste, inquiet de ne pas le voir réagir et triste parce qu'il savait qu'il était responsable de son état. Puis il se souvînt alors des conditions données par Harry. Il prit doucement Harry dans ses bras et s'allongea.

Je te promets de toujours croire en toi et en ton amour pour moi, murmura alors Marcus avec amour.

Il sentit alors Harry lui retourner son étreinte et venir se blottir contre lui et il sut qu'il était pardonné. Avec douceur il passa sa main sur la joue du sorcier et celui-ci s'y appuya un peu plus avant de tourner son visage pour en embrasser la paume.

Tu es mon âme sœur, Marcus, comme je suis la tienne. S'il te plait ne n'oublie pas.

Jamais, assura le vampire.

Bien, murmura Harry, alors reste avec moi cette nuit.

Tout ce que tu veux il mio angelo.

Ne me tente pas, prévint Harry avant de sombrer dans le sommeil.

Marcus eut un tendre sourire, il devrait remercier Aro demain pour l'avoir empêché de faire la plus grosse erreur de sa vie. Mais pour le moment, il devait veiller sur le sommeil de son ange, le seul être en qui il devait croire.