Quand une commande peut tout changer…

Résumé : Kurt travaille dans un magasin de vêtements, quand un certain Blaine vient prendre une commande. Kurt s'attache alors à ce nouveau client, d'une manière qu'il n'arrive pas à expliquer…

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Nombre total de chapitres : 8.

J'ai mis certains des personnages de Glee (jusqu'à la saison 2) mais ils ne se connaissent pas dans ma fic', alors ne vous étonnez pas trop si Kurt ou Blaine ne réagissent pas en les voyant !

Je suis désolée, il y a de longs passages (surtout au début), mais il faut bien que je résume la vie de Kurt et Blaine entre le lycée et maintenant… Ne vous découragez pas trop vite ! J'espère que ma toute première fic' vous plaira !


Chapitre 1 : Une journée presque comme les autres.

- Kurt -

Kurt se réveilla à 7:00, comme à son habitude. Il n'était jamais en retard, du moins il détestait l'être. Il se leva et prit une douche. L'eau chaude sur son visage le matin lui faisait le plus grand bien. Il sortit, enfila les vêtements qu'il avait soigneusement choisis et préparés la veille. Kurt adorait les vêtements. Il avait une garde-robe qui était aussi grande que son salon.

Il ne mangea pas, c'était une habitude qu'il avait perdue avec le temps. De toute façon, il trouvait ça inutile. Puis il prit ses clés de voiture, ferma son appartement à clé et sortit dans New York. Il n'y avait pas toujours vécu. Durant toute son enfance, il avait habité en Ohio. Sa mère était morte quand il avait huit ans, son père avait dû l'élever seul. Kurt était allé au lycée McKinley. Il y eut son premier coup de cœur : Finn Hudson, un grand garçon brun, qui, par les plans amoureux de Kurt, était devenu son demi-frère. Mais malheureusement, Finn était aussi hétéro que Kurt était gay. Finn était même homophobe. L'année suivante, Kurt tomba amoureux de Sam Evans, un beau blond, mais ce ne fut pas concluant non plus. Pendant ses années de lycée, Kurt avait fait partie du Glee Club, une chorale de « losers » mais où tous les membres s'appréciaient.

Kurt avait de grands rêves depuis sa tendre enfance : il voulait devenir styliste, ou quelque chose qui soit en rapport avec la mode, les habits, tout ça. Alors, il avait emménagé à New York, ce qui n'avait pas trop plu à son père, Carole (sa belle-mère), son demi-frère et à la petite amie de Finn, Rachel. Mais il revenait les voir dès qu'il pouvait (pour les fêtes, pour ses jours de congé, lors des anniversaires, etc…). Il travaillait pour un grand magasin de vêtements, « Fashion Y » (prononcer le « Y » en anglais). Il adorait son travail et ses collègues.

Kurt monta dans sa voiture et démarra. Il arriva, comme toujours, à 7:45. Il entra dans le magasin vide. Il épingla sur sa chemise bleu clair l'étiquette blanche qu'il n'aimait pas trop où il y avait écrit « Kurt ». Il croisa Thomas, son meilleur ami aux cheveux brun-blond et aux yeux bleus – tout aussi bleus que ceux de Kurt -, et s'arrêta pour lui faire la bise.

– Salut, toi, lui lança le garçon en souriant.

Kurt avait la voix très aigue, ce qu'il appréciait, car ça le distinguait des autres garçons, et aussi, ça lui permettait de chanter plus haut. Bien qu'il ne fasse plus partie du Glee Club, il adorait encore chanter.

– Alors, ce rendez-vous avec Ashton ? s'enquit Kurt, espérant que, pour une fois, Thomas ait réussi à garder un mec ou une fille plus d'une nuit.

Thomas secoua la tête.

– Nan. On s'est pas mal amusés mais quand je me suis réveillé, j'étais seul dans mon lit.

Kurt lui tapota l'épaule.

– T'inquiète pas. Un jour, tu trouveras le bon ou la bonne.

Thomas était bisexuel. Ça l'avantageait beaucoup, car il était vraiment mignon, du point de vue de Kurt. Kurt avait l'habitude de voir Thomas seul, le lendemain d'un rendez-vous. Le maximum qu'il avait tenu en couple, c'était un mois, avec un homme nommé Alix.

– Ouais, j'esp…

– Les gars ! les héla une voix désagréable de l'autre côté du comptoir. Vous n'êtes pas payés pour bavarder, alors au travail ! TOUT DE SUITE !

Kurt et Thomas levèrent les yeux au ciel. Cette « douce » voix était bien celle de Katrina, leur patronne. Elle était toujours de mauvaise humeur, détestait que ses employés rêvassent ou papotent et n'aimait personne. Ce qu'elle adorait par-dessus tout, par contre, c'était Claude. Son petit trésor, sa vie, son âme : Claude. Et c'était un chihuahua. Elle l'emmenait partout, même au travail. Elle ne se séparait jamais de lui.

– Et voilà, soupira Thomas, l'Ouragan Katrina est arrivé.

Kurt sourit. Depuis quelques temps, les deux garçons s'amusaient à l'appeler « l'Ouragan Katrina », cette tempête qui avait dévasté toute une région d'Amérique.

Ils se jetèrent un dernier regard et allèrent à leur poste. Thomas s'occupait près des pantalons des chemises et d'autres habits déjà tous faits. Kurt, lui, était dans une pièce où il s'occupait de prendre des commandes sur-mesure. Par exemple, pour les mariages, les fêtes, mais aussi pour les personnes qui avaient les moyens de se payer du sur-mesure.

Comme ils n'eurent pas de clients avant 8:30, Thomas et Kurt discutèrent par messages.

« (7:12) De : Thomas.

Un jour, je te jure, je la tuerai. »

« (7:12) A : Thomas.

Mais non, dis pas ça. Au fond, elle a un cœur. »

« (7:12) De : Thomas.

Un cœur ? L'Ouragan Katrina aurait un cœur ? Première nouvelle. »

« (7:14) A : Thomas.

Ben oui. Il y a bien Claude. ) »

« (7:14) De : Thomas.

Ah oui. Claude, j'oubliais. :D »

« (7:17) De : Thomas.

T'as des nouvelles de Finn ? »

« (7:19) A : Thomas.

Euh, ouais. Apparemment, mon père essaie encore de lui apprendre la différence entre un pneu et un gros donut au chocolat… »

« (7:20) A : Thomas.

Non, je plaisante. Je crois qu'il s'en sort bien. Le métier n'a plus de secret pour lui. Dans quelques mois, il travaillera comme associé avec mon père. »

« (7:21) De : Thomas.

Tant mieux ! La dernière fois que je l'ai vu - et ça fait un bail – il sortait avec cette Rachel. C'est encore d'actualité ? »

« (7:22) A : Thomas.

Ouais. Ils s'aiment à la folie, je les envie. »

« (7:23) De : Thomas.

Elle m'avait paru un peu pénible, elle parlait tout le temps, pas moyen d'en placer une. Elle a changé ? »

« (7:24) A : Thomas.

Non ! Et elle ne changera jamais. »

« (7:36) De : Thomas.

Et tu m'as pas raconté ! C'était comment l'anniversaire des vingt-deux ans de Finny ? »

« (7:42) A : Thomas.

Génial ! Je lui ai offert du papier-peint de son idole, un joueur de football. Et c'est moi qui l'ai mis. Monsieur était trop occupé à fêter son anniversaire avec Rachel "à leur façon". Dans ma chambre, dans mon lit ! »

« (7:45) De : Thomas.

Oh. Pauvre Kurtie… J'aurais pas aimé être à ta place ! :( »

Puis quelqu'un entra dans la pièce aux murs blancs. Kurt, trop captivé par son téléphone, n'y prêta pas attention. Puis ce quelqu'un aboya. Kurt sursauta et en laissa tomber son portable par terre. Claude s'était assis en face de lui et le regardait de ses petits yeux noirs, tout aussi noirs que le cœur de sa maîtresse. Son pelage était d'un blanc immaculé. Kurt ramassa son téléphone.

– Qu'est-ce que tu veux, Claude ? grommela-t-il.

Katrina entra comme une furie. Kurt leva la tête. Elle le regarda, puis regarda son chien, puis le comptoir.

– Tu ne lui as pas donné son déjeuner ? cracha-t-elle.

– J'allais le faire, madame.

Il se leva, passa derrière le comptoir, ouvrit le petit frigo blanc que Katrina avait fait installer ici rien que pour Claude et prit une boîte de conserve de boulettes à la sauce piquante (les préférées de Claude). Il prit la gamelle en argent avec « Claude » gravé en lettres couleur d'or dessus et versa la contenu de la conserve dedans. Il le fit chauffer dans un mini micro-ondes puis le déposa aux pattes du minuscule chien, qui remuait énergiquement la queue. Il mangea sous le regard bienveillant de la patronne.

– Bien, Claudinounet, mange ! susurra-t-elle.

Kurt leva les yeux au ciel. Heureusement, Katrina ne vit rien.

Un peu plus tard, à 8:30, les premiers clients arrivèrent. Kurt n'eut rien, cependant. A midi, vu qu'ils ne mangeaient pas au magasin, Kurt et Thomas sortirent. Ils avaient l'habitude d'aller tous les deux à un café proche. Thomas n'allait que très peu prendre commande au bar, parce que la serveuse, Jessica, était une de ses ex et qu'ils s'étaient disputés. Kurt la trouvait sympa, même si son ton quelque fois hautain lui déplaisait.

– J'ai vendu un jean jaune, ce matin...

– Thomas, je suis si fier de toi. J'ai cru que ça n'arriverait jamais, se moqua gentiment Kurt.

– Non, mais la fille était pas mal.

– Ah bon ? Elle avait quel âge ?

– Je sais pas. Sûrement seize ou dix-sept.

– Tu as vingt-quatre ans, lui rappela Kurt en levant les yeux au ciel.

– J'ai juste dit qu'elle était jolie, répliqua-t-il.

Ils rirent. Kurt éternua soudain. Plusieurs fois pendant le repas, il renifla et se moucha.

– Tu es malade ?

– Je ne sais pas. Je crois que j'ai un rhume.

– Tu devrais aller voir un docteur.

– Mon docteur a pris sa retraire.

– Il ne t'a pas conseillé quelqu'un ?

– Si… Mais je n'ai pas très envie d'y aller.

Thomas soupira. Dès qu'ils furent rentrés au magasin, Katrina les attendait, guettant probablement le moindre détail pour leur faire un reproche. Mais elle ne dit rien.

Comme il n'y eut pas grand monde, les deux meilleurs amis continuèrent de s'envoyer des messages.

« (14:29) A : Thomas.

Tu penses que quand tu trouveras la bonne personne… ce sera un garçon ou une fille ? »

« (14:36) De : Thomas.

J'en sais rien. Comme je suis bi, je n'ai pas vraiment de préférence… Mais j'aimerais bien tenir plus d'une nuit avec quelqu'un qui me plaît. »

« (14:39) A : Thomas.

Ashton te plaisait ? »

« (14:41) De : Thomas.

Oui, mais sans plus. Je préfère Alix. »

« (14:42) A : Thomas.

Alix. Je continue à penser qu'il n'aurait jamais dû te plaquer. Vous étiez si mignons tous les deux. »

« (14:44) De : Thomas.

Oui, tout ça parce que je lui ai dit qu'il avait un cul de fille. Je comprends pas, c'est un compliment, non ? »

« (14 :45) A : Thomas.

Je sais pas trop. Mais il était peut-être pas bi, il ne prenait sûrement pas ça pour un compliment. »

« (14 :46) De : Thomas.

Je l'aimais bien… Il me manque, des fois. »

Kurt plissa le nez. D'habitude, les copains et les copines de son ami ne lui manquaient jamais. Mais Alix, lui, était un peu différent. Il avait si écouter et comprendre Thomas, ce que peu de personnes pouvaient faire.

« (14:47) A : Thomas.

T'as gardé son numéro ? »

« (14:48) De : Thomas.

Non… Tu me connais. »

« (14:48) A : Thomas.

Est-ce que t'as envie de le revoir ? »

« (14:49) De : Thomas.

Je pense pas. Rompre avec moi comme il l'a fait, c'est pas juste. J'ai… pleuré, Kurt. J'ai pleuré quand il a rompu avec moi. C'était la première fois que je pleurais pour une fille ou un mec. »

Thomas ? Pleurer pour quelqu'un ? Kurt fronça les sourcils. Alix devait vraiment être quelqu'un de spécial pour que Thomas pleure pour lui ! Kurt allait répondre mais…

– Hum-hum.

Quelqu'un venait de se racler la gorge. Kurt leva la tête. Il ne l'avait pas entendu rentrer.

Il vit devant lui un homme assez petit, ses cheveux – sûrement bouclés – étaient plaqués sur sa tête avec une étonnante couche de gel. Son visage fin avait un teint mat, ses sourcils triangulaires légèrement levés, laissant apparaître de beaux yeux d'une couleur indéterminable. Peut-être un mélange de vert, d'or et de noisette. Il portait une chemise bleue, un pantalon gris clair et des chaussures noires. Autour de son cou, il y avait un nœud papillon noir, également.

Kurt trouvait cet homme tout simplement magnifique.


Voilà pour le premier chapitre, j'espère que ça vous a plus !

Pour Katrina, je me suis inspirée de Sue Sylvester, j'imagine que vous avez remarqué ?

Thomas, c'est un personnage inventé. Je ne voulais pas que Kurt ait un meilleur ami qu'on connait (genre Sam, Puck…), c'est mieux pour la suite…

J'en dis pas plus, le chapitre 2 arrive la semaine prochaine !

(C'est ma première fic', des rewiews d'encouragement seraient les bienvenus !)