Bonsoir à toutes.

Comme beaucoup d'entre vous me l'ont demandé, voici la fin plus sucrée de ce OS qui finalement sera un two-shot.

Je ne m'attendais pas à un tel enthousiasme de votre part, ça m'a vraiment boostée, et je sais que ma très chère bêta n'y est pas étrangère...

Je l'ai écrit beaucoup plus rapidement que le précédent, j'espère qu'il est tout aussi " bon " et vous donnera votre dose de rêve quotidienne.

Encore un grand merci. Je vous souhaite une très agréable lecture et vous dis à très bientôt - je pense relativement tôt.

Auré : J'attends ta critique avec impatience et encore... Joyeux Noël ;)

Bisous et prenez soin de vous !


Ne plus penser à lui.

C'était ma bonne résolution de cette nouvelle année.

La fin du mois de Janvier montrait de façon imminente le bout de son nez et je n'avais tenu ma bonne résolution que quelques secondes.

Une calamité.

Au cours de ces dernières semaines, je m'étais mentalement flagellée un milliard de fois pour avoir eu la douloureuse envie de l'appeler.

Je savais qu'après Sydney, il était parti pour l'Europe et d'après ce que m'avait dit Jasper, n'en était toujours pas rentré.

Mon mari soupçonnait l'existence d'une femme qui avait dû éveiller plus longtemps son intérêt. Et cette idée me rongeait, me bouffait littéralement de l'intérieur.

La jalousie que je n'avais pratiquement pas connue était devenue une compagne permanente que j'aurais bien aimé envoyer balader.

Je pensais trop souvent à lui. A ce qui s'était passé entre nous.

Ses mains, ses lèvres, sa bouche, sa peau collée à la mienne, sa respiration rauque... Son impatience. Sa dévotion.

Son amour inavoué.

Et je pensais trop souvent à lui avec l'ombre d'une femme que je n'arrivais pas à préciser.

Son rire électrisant, sa main se refermant sur ses reins... Sa possessivité. Son magnétisme.

Son presque adieu.

A cause de lui, je passais de plus en plus de nuits blanches, incapable de travailler ou de lire pour me changer les idées, incapable de m'intéresser à mes activités habituelles, m'occupant à peine de ma fille qui me l'avait durement reprochée la veille, quand je l'avais couchée.

J'écartais même Jacob, mon réconfort, mon précieux conseiller, de ma vie.

Je voulais juste sentir l'étreinte de mon mari, ressentir l'intensité des sentiments et des sensations qui m'avaient assaillie dans ses bras à lui.

Mais notre relation n'avait jamais été passionnelle. Elle avait toujours été simplement tendre.

Ce n'était pas faute d'avoir essayé.

Mais ce n'était tout simplement pas le tempérament de Jasper.

Ou, comme je me le disais de plus en plus souvent ces derniers temps, je n'avais pas su réveiller cette part en lui.

Depuis quelques jours, je me retournais de plus en plus sur notre passé.

J'essayais de trouver la faille, l'évènement qui avait fait qu'on en était arrivés là.

Je revoyais clairement la première fois que je l'avais vu dans le petit appartement d'Alice, assis sur le canapé en train de discuter avec elle, coupés du monde.

Il souriait car elle souriait. Il se tenait très près d'elle et ses yeux... Ses yeux brillaient d'un éclat brillant, trop pur pour qu'elle ne l'aie pas remarqué.

Etait-il alors amoureux d'elle ?

N'avait-il jamais osé franchir un pas qu'il aurait passé tellement aisément ?

Je l'avais trouvé beau. Terriblement beau.

Blond doré, des yeux bleu métallique, une bouche bien dessinée, des traits fins, presque délicats, une voix chaude, très agréable à entendre.

Je ne me voilais pas la face j'étais tombée sous le charme de son physique avant tout.

Puis de sa douceur.

Puis de son aura.

Puis de sa personnalité.

Je l'avais trouvé parfait. Trop parfait pour être vrai.

Ce soir-là, nous avions pas mal discuté. Mais ses yeux allaient régulièrement vers Alice. Il était là sans être là. Il répliquait, argumentait, mais je voyais bien qu'il n'était pas totalement avec moi.

Et puis, il avait eu la gentillesse de me ramener chez moi.

C'était une période de ma vie où je me sentais seule : mes parents venaient de divorcer, je venais d'essuyer mon premier échec amoureux qui n'avait abouti nulle part et il était apparu dans le noir où je me trouvais depuis trop de temps déjà.

Pour moi, Jasper avait été une sorte de chevalier en armure, monté sur un somptueux étalon blanc, la lumière et le sauveur que je n'espérais plus.

Ce soir-là, devant la porte de ma résidence étudiante, j'avais fait une chose que jamais je ne me serais cru capable auparavant : je m'étais quasiment jetée dans ses bras.

J'avais eu craint qu'il me repousse.

J'avais été même persuadée qu'il allait le faire.

Et après un moment d'hésitation, il m'avait rendu mon baiser.

Longtemps, j'avais été persuadée d'être tombée amoureuse de lui à ce moment-là.

Car longtemps, le moment m'avait paru idyllique. Parfait.

J'étais persuadée d'avoir trouvé l'homme de ma vie.

Grâce à lui, j'avais retrouvé le sourire, j'avais réussi à combler complètement mes blessures, j'avais pu regarder la vie sous un nouvel angle.

Les doutes que j'avais eu sur d'éventuels sentiments envers Alice n'avaient plus obstrué mon esprit, et de vague connaissance, elle était devenue une amie. Elle avait été ma confidente. C'était même elle qui m'avait donné des conseils pour le séduire.

Maintenant, quand je repensais à tout ça, je me demandais si elle ne s'était pas en quelque sorte sacrifiée pour moi.

Elle le connaissait par cœur. Tellement mieux que moi par certains aspects.

Elle m'avait toujours dit avoir eu une enfance idyllique, ne pas avoir connu réellement le chagrin. Et elle m'avait toujours souhaité d'être heureuse. Que je « méritais » de connaître le bonheur. Et j'avais su que Jasper y contribuerait parfaitement.

La porte d'entrée de notre appartement s'ouvrit et se referma dans un léger claquement, m'arrachant à mes pensées.

Je repoussais l'album photos de nos dernières années de fac et celui de notre mariage.

Je me redressai sur le canapé et posai mon verre de vin rouge à peine entamé sur la table basse.

J'entendis Jasper se débarrasser de son manteau et de ses chaussures, puis il entra dans mon champ de vision.

Il posa sa mallette contre le bar, comme tous les soirs. Retira son blaser qu'il posa sur une chaise, releva les manches de sa chemise blanche et enleva sa cravate qu'il jeta négligemment sur sa veste.

J'étudiais ses gestes avec plus d'attention depuis que nous étions rentrés de chez ses parents.

Je tentais de faire naître cette boule de feu vif que faisait naître en moi son frère.

Il était toujours aussi beau.

De légères rides commençaient à creuser le coin de ses yeux et de sa bouche, quelques fils blancs parsemaient ses cheveux blonds mais le temps ne semblait pas avoir de réels impacts sur lui.

Il avait toujours cette aura magnétique.

La douceur se dégageait toujours de ses yeux quand il me regardait.

Et pourtant, depuis Edward, tout cela ne m'atteignait plus.

Edward...

Je déglutis en l'imaginant à sa place s'approcher de moi, le regard avide, tout en sensualité.

Ses yeux me déshabillant très lentement.

Le léger sourire sur ses lèvres.

Les mots qu'il me disait sans les prononcer.

Et automatiquement, mes sens se réveillèrent. Le désir se propagea d'une façon hallucinante dans mes veines.

« Bonsoir, ma chérie.

_ Bonsoir... »

Edward...

Sa bouche entra lentement en contact avec la mienne.

Ma main glissa le long de sa nuque et remonta à la base du crane. Puis, je dessinai le contour de ses lèvres du bout de ma langue et il recula avec un rire légèrement nerveux, éclatant ma bulle de rêve.

Il se passa la main dans ses cheveux et avisa mon verre de vin sur la table basse.

« Combien en as-tu bu ? » Me demanda-t-il en le saisissant pour boire une gorgée.

Sa question eut l'effet d'une douche froide sur moi.

« Pardon ?

_ Ça fait longtemps que tu ne m'as pas accueilli de façon si... chaleureuse.

_ Et l'idée te déplaît ? »

Il me contempla un instant, pensif.

Si j'avais accueilli Edward de cette façon, je serais déjà à moitié nue sur le divan.

Je déglutis et me levai afin d'aller chercher la quiche au saumon que j'avais mise au four et détournai mon regard en passant à côté de lui pour ne pas qu'il remarque mon amertume.

« Ne le prends pas mal, Bella. C'est juste que... J'ai pensé à un truc qui te fera plaisir et je voudrais vraiment t'en parler. Avant de passer à... autre chose de beaucoup plus agréable. »

J'allais poser le plat sur la table, devant la baie vitrée de notre salon et pris la salade sur le plan de travail.

Jasper s'attabla et me regarda une nouvelle fois pensivement.

Je restai silencieuse, lui faisant clairement comprendre qu'il m'avait blessée et me coupai une part de quiche.

Il posa sa main sur la mienne dans un geste de réconfort.

Presque aussitôt, mes muscles se détendirent.

Encore une des facettes de sa personnalité qui m'avaient séduite : la manière dont il effaçait mes soucis et mes blessures avec un simple geste.

Je pensais une nouvelle fois à Edward dont la prise était plus possessive et repris mon verre de vin à la droite de Jasper pour le vider presque d'un trait.

« Tu as passé une bonne journée ? Me demanda-t-il.

_ Désastreuse. Newton est sur mon dos du matin au soir. On a trois auteurs en retard pour la lecture des manuscrits et notre projet pour le catalogue du mois de Mars est en train de prendre l'eau petit à petit. Jake prend tout ça avec philosophie, comme d'habitude.

_ Tu devrais en faire autant.

_ Tu sais bien que ce n'est pas dans mon tempérament...

_ Tu aurais dû l'inscrire sur ta liste de bonnes résolutions. »

Je souris amèrement en le regardant se servir, me retenant de répliquer que toutes mes bonnes résolutions avaient toujours été au dessus de mes forces, particulièrement cette année.

« Tu sais bien que je les tiens jamais... Murmurai-je.

_ Tu devrais essayer... Et Addi ?

_ Chez Ben et Angela, comme tous les Vendredis soir. Sophia était ravie, tu imagines bien.

_ J'étais toujours ravi d'accueillir mon meilleur ami, à leur âge. »

Je souris une nouvelle fois et le remerciai après qu'il m'eut servie un autre verre de vin.

Avant les vacances de fin d'année, c'était le moment que je guettais toute la semaine.

Être seule avec mon mari, pouvoir parler de tout et de rien, décompresser.

A présent, notre routine me paraissait fade. Terne. Alors que j'en aurais adoré chaque instant avec Edward.

« Alors ? De quoi voulais-tu me parler ? Lui demandai-je après un long silence de contemplation.

_ De la Saint Valentin. » Me répondit-il avec un sourire.

Je suspendis ma fourchette à quelques millimètres de ma bouche, le regardant avec surprise.

La Saint Valentin ?

Depuis combien de temps n'avions-nous pas fêté la Saint Valentin ?

« Ça fait longtemps... Fis-je prudemment.

_ Justement. Je voudrais... renouer avec les vieilles habitudes.

_ Tu as quelque chose à te reprocher ? »

Une étrange lueur passa dans ses prunelles bleues, qui s'effaça bien vite.

En presque un mois, je n'avais toujours pas eu le courage d'aborder le sujet Alice Brendon.

Je ne savais pas quoi lui dire. Quoi lui demander. Quoi lui reprocher.

S'il la voyait souvent. S'il avait une liaison avec elle. Ou s'il n'avait pas osé franchir le pas à cause de notre mariage.

Tout à coup, je me demandais s'il aurait été plus heureux avec elle qu'avec moi.

Si elle aurait su faire naître la passion entre eux, comme Edward arrivait si bien à le faire entre nous.

Et la réponse me parut plus qu'évidente...

« Non... Pourquoi me demandes-tu ça ? Hasarda-t-il.

_ Je ne sais pas... Peut-être parce que nous n'avons pas fait l'amour depuis près d'une semaine. »

Il se crispa à ma réponse. Je le remarquai au tic convulsif qui contracta quelques nanosecondes le coin de ses lèvres.

Ma gorge s'assécha et mon ventre se contracta.

Je repoussai machinalement mon assiette et me servis un nouveau verre de vin, sans le regarder.

« Tu es très occupée en ce moment. Souffla-t-il.

_ Ça ne veut pas dire que mon désir et mes envies sont en mode pause, Jasper. »

Il repoussa à son tour son assiette et s'adossa à sa chaise en poussant un long soupir.

« De quoi veux-tu parler ? Me demanda-t-il d'une voix soudain fatiguée.

_ Certainement pas de la Saint Valentin.

_ Pourtant, j'avais une idée géniale.

_ Depuis combien de temps n'avons-nous pas fêté ce truc ridicule, Jasper ? C'était surtout le genre de rituels qu'affectionnait Alice. »

Je me figeai, à l'instar de lui.

Je n'avais pas voulu aborder le sujet de cette façon. Pas de façon aussi spontanée. Pas au bord du prélude d'une dispute.

En quelques secondes, son teint était devenu plus pale.

Il se leva, comme s'il ne tenait plus en place tout à coup.

Je le regardais arpenter notre salon sans bouger, sans même déglutir, la gorge nouée.

Nous y étions.

Après des semaines de non-dit, nous allions enfin mettre cartes sur table.

Mon cœur frappait fort ma poitrine.

J'avisai la bouteille de vin à présent à moitié vide et sentis mon estomac se soulever. Je détournai mon regard et me passai une main tremblante sur mon visage tout à coup fatigué.

Je l'entendis bouger quelque chose et machinalement, tournai mon regard dans sa direction. Il observait l'album fermé de nos dernières années de fac avec toujours cette étrange lueur dans ses yeux bleus.

« Que veux-tu savoir ? Murmura-t-il au bout d'un moment.

_ Tout. » Déglutis-je.

A nouveau, le tic convulsif crispa sa bouche.

« Depuis quand parles-tu avec Edward ?

_ Pardon ? » Murmurai-je à mon tour.

Il planta son regard dans le mien.

Il ne semblait pas furieux, ni même en colère. Il ne semblait même pas se douter de quelque chose, mais la culpabilité m'assaillit tout à coup.

« Je ne t'ai pas vu discuter avec lui, chez mes parents. Et c'est le seul avec Rose qui sait quelque chose...

_ Quelle importance ?

_ C'est lui qui t'a parlé d'Alice.

_ Tu m'as menti.

_ Non. A moins que tu considères que tu me mens chaque fois que tu déjeunes ou dînes avec Jacob sans m'en parler.

_ Je finis toujours par t'en parler ! Tu l'as vue il y a plus d'un mois et tu ne l'as jamais évoquée !

_ J'avais peur que tu réagisses comme ça.

_ Comme quoi ? M'agaçai-je.

_ Comme ça ! Comme une femme... jalouse. Possessive. Je n'ai pas le droit de voir une amie ? Fit-il sur le même ton.

_ Alors pourquoi t'énerves-tu ?

_ Parce que tu m'accuses à tort ! J'ai horreur de l'injustice !

_ Très bien ! Alors raconte-moi ! Était-ce la première fois ? De quoi avez-vous parlé ? »

Il poussa un long soupir et se laissa tomber sur le canapé, la tête entre ses mains.

Mon cœur battait toujours aussi vite et j'étais incapable de savoir pourquoi .

Si c'était la peur de la vérité ou une issue qui me permettrait de revoir Edward sans avoir de remords.

« Je voulais juste t'inviter à Venise pour la Saint Valentin. Murmura-t-il.

_ Je n'ai pas envie d'aller à Venise, Jasper. Je voudrais qu'on crève cet abcès une bonne fois pour toutes. Je... Ça fait des semaines que j'y pense quasi continuellement... »

Ma voix se brisa alors que je sentais une larme couler sur ma joue.

Il releva vivement son visage, son instinct protecteur ayant repris le dessus.

« Pourquoi pleures-tu ? Me demanda-t-il dans un nouveau murmure en me rejoignant.

_ ... J'en ai plus qu'assez de ces silences, Jasper. De toutes ces choses que nous nous ne disons pas. J'ai l'impression... qu'on passe notre vie à nous mentir.

_ ... Bella...

_ Laisse-moi finir ! »

Il acquiesça lentement en se laissant tomber à côté de moi, le regard dans le vide.

_ Quand nous nous sommes rencontrés, ce soir-là chez Alice, j'ai été égoïste parce que je t'ai pris à elle.

_ Bella...

_ S'il te plaît !... Je sais très bien qu'il y a toujours eu quelque chose entre vous.

_ Il n'y a jamais rien eu entre nous.

_ Peut-être pas quelque chose de concret, mais il y avait quelque chose, Jasper. Quelque chose à la quelle tu te raccroches même après toutes ces années, et à la quelle elle doit tenir désespérément. »

Il essaya de prendre ma main, mais je la retirai et essuyai d'une main tremblante mes larmes.

« ... Tu n'y es pas du tout...

_ Alors tu n'es pas honnête avec toi-même. »

Il leva ses yeux vers moi. Ses yeux remplis d'émotions vives.

Il semblait perdu au milieu de mes paroles et de ses propres sentiments.

« Je t'aime. Me dit-il comme pour se convaincre.

_ Et je t'aime aussi. J'ai été très heureuse avec toi.

_ Été ?

_ Été.

_ C'est Edward ? » Me demanda-t-il après un silence.

Malgré moi, mes joues s'empourprèrent légèrement alors qu'il se redressait en me regardant toujours.

Je détournai mon regard, incapable de soutenir le sien, soudain.

« Rosalie avait donc raison. Murmura-t-il.

_ Que vient faire ta sœur là dedans ?

_ Ça fait cinq ans qu'elle essaye de me convaincre qu'Edward est amoureux de toi. »

Je le regardais à nouveau, les yeux écarquillés.

« Quoi ? Murmurai-je à mon tour.

_ J'ai toujours su qu'il y avait une sorte... d'alchimie entre vous qui me dépassait complètement. Et Rosalie pense que c'est parce qu'il est amoureux de toi. Et ta réaction me prouve qu'elle n'a pas creusé assez loin. »

Je ne répondis pas et envisageai mon verre de vin malgré la nausée qui me tenait toujours.

« Nous pouvons nous sortir de là si nous sommes honnêtes l'un envers l'autre. Soufflai-je.

_ Parfait. Qui commence ?

_ Et si... nous faisions un oui ou non comme quand nous nous sommes rencontrés ? »

Un sourire nostalgique étira ses lèvres, ses yeux perdus dans de lointains souvenirs.

Il défit les deux premiers boutons de sa chemise et acquiesça en silence.

« Mais d'abord, j'ai besoin de quelque chose de plus fort. » Fit-il en se levant.

Il alla chercher une bouteille de Brandy avec deux nouveaux verres et revint s'asseoir à mes côtés. Il nous servit et poussa doucement le verre face à moi.

« Tu ressens quelque chose pour lui ? Me demanda-t-il en avalant une gorgée de son verre.

_ ... Oui. Tu l'as revue plusieurs fois depuis la fin de nos études ?

_ ... Oui. Quelque chose de fort ?

_ ... Oui... Tu m'as déjà trompée ?

_ Non. » Répondit-il en avalant une nouvelle rasade. « Tu l'aimes plus que moi ?

_ ... Je ne sais pas.

_ Tu n'as pas le droit à cette réponse, Bella. Et elle est trop facile.

_ ... Alors, je dirais oui. » Soufflai-je.

Il acquiesça en silence, les yeux toujours dans le vide, faisant rouler son verre entre ses mains.

« Tu as envisagé de me tromper avec elle ?

_ ... Oui. Tu es amoureuse de lui ?

_ ... Je crois que oui. »

Ma voix se cassa, des larmes obstruant ma vue.

J'étais en train de briser de façon consentante ma vie, posant des questions dont une part de moi ne voulait pas connaître les réponses. Et je faisais face à d'autres émotions que j'avais tenté de tout mon être de refouler.

J'avais la gorge nouée, le cœur tremblant, la tête qui tournait.

Edward...

« Le sait-il ? Me demanda-t-il après un moment.

_ ... Je ne pense pas.

_ Et tu m'as trompé avec lui ?

_ ... Oui. Jasper, je... »

Il leva la main pour me dissuader de continuer.

Il inspira profondément et se passa une main nerveuse dans ses cheveux. Geste qui me rappela automatiquement son frère et qui me noua l'estomac de culpabilité.

« Ça ne s'est passé qu'une fois. Essayai-je de lui expliquer sans savoir si j'en étais vraiment capable.

_ Je ne t'en veux pas... Laisse-moi prendre pleinement conscience de tout ce qu'on a détruit, veux-tu ? »

Je le regardai réfléchir à travers mes larmes, me mordant fortement la lèvre inférieure pour ne pas lui dire combien j'étais désolée. Des mots inutiles et vains.

J'avais franchi une ligne qu'il n'avait pas franchie, même s'il m'avait avoué avoir eu envie de le faire.

J'avais été plus faible que lui.

Je ne le méritais pas.

Je repensais aux merveilleuses années que nous avions passées ensemble.

A notre fille qui allait être marquée à jamais par notre inévitable séparation.

Aux questions de la famille.

A Edward...

Edward...

Et malgré la douleur, mon cœur se gonfla d'une joie indicible... jusqu'à ce que les doutes de Jasper refassent surface dans ma conscience.

Et s'il tentait de m'oublier dans les bras d'une autre ?

Et s'il avait tiré un trait définitif sur moi ? Sur nous ?

" Qu'allons-nous faire ? "

La question de Jasper m'arracha momentanément à mes craintes.

Nos yeux se croisèrent une nouvelle fois. Je n'avais pas envie de prononcer le mot que jamais je n'aurais cru dire avec lui.

Je soupirai doucement et passai une main tremblante sur ma nuque nouée.

" Tu vas refaire ta vie et être heureux. " Fis-je.

Refaire notre vie.

Après tout ce qu'on avait vécu.

Après avoir tout accompli sans aucune erreur.

Il acquiesça en silence, le regard toujours vide.

" Je te laisse l'appartement.

_ Ce n'est pas utile.

_ Je prendrai la maison au Texas. Je sais très bien que tu n'y tenais pas trop à la base.

_ Jasper, ce...

_ Bella. Nous allons... faire ça à l'amiable. Ce n'est pas comme si on se détestait. Ce n'est pas... comme si on n'avait plus projeté de se voir... Ce n'est pas... comme si on n'était toujours pas conscients des faits et de nos erreurs qui en ont découlé.

_ Tu veux... qu'on continue à se voir ?

_ Ça sera mieux pour Addison. Et Edward est mon frère. Nous n'aurons pas trop le choix.

_ Ta famille...

_ Sera ravie de le voir enfin casé. Mes parents et Rosalie t'ont toujours appréciée. Emmett t'adore. Il leur faudra juste... un peu de temps. "

Il soupira à son tour et revint se placer derrière moi.

Je quittai mon mari pour son frère.

Quelle femme faisais-je ?

Avec hésitation, il plaça ses grandes mains douces sur ma nuque et entreprit de dénouer les nœuds qui s'y trouvaient. Comme tous les Vendredis soir depuis des années.

De nouvelles larmes pointèrent au bout de mes cils et coulèrent doucement alors que mes nerfs se détendaient.

" Qu'avons-nous fait, Jasper ? Murmurai-je.

_ Tu as eu le courage de nous faire ouvrir les yeux.

_ ... Avec Edward...

_ Je sais, Bella. Me coupa-t-il.

_ Non, fis-je en me détachant de lui pour le regarder. Non, tu ne sais pas. C'est au delà des mots. Je n'ai jamais vraiment compris. Ce lien... entre lui et moi...

_ Moi, je l'ai compris. "

Je l'observai un moment jusqu'à ce qu'il se détourne.

Oui... Il ne pouvait que savoir. C'était sans doute ce qu'il avait lui-même ressenti.

" Il est arrivé ce soir au Four Seasons. Si tu veux... "

Il laissa sa phrase en suspend, me laissant la possibilité de choisir.

Edward était à New-York.

Edward était à deux stations de métro de moi.

" Tu veux peut-être que nous continuons à... discuter. Hasardai-je, déjà lasse de cette future conversation.

_ J'ai surtout envie de réfléchir pour le moment. Et j'aimerais... être un peu seul. Tu as aussi le droit d'être heureuse, Bella. Et même si je t'ai apporté une part de bonheur durant toutes ces années, je ne suis pas lui.

_ Je n'aurais jamais cru que tu le prendrais comme ça.

_ Peut-être parce que j'ai toujours plus ou moins su que ça arriverait.

_ Tu vas l'appeler ? " Demandai-je au bout d'un autre silence en faisant référence à Alice.

Il resta un moment immobile, de profil à moi, les mains dans les poches de son pantalon et finit par acquiescer légèrement.

Je le regardais encore un instant et finis par sortir sans un bruit de l'appartement après avoir débarrassé la table et pris mon manteau et mon sac.

Dehors, la morsure du froid ne m'atteignit même pas.

Quelques flocons de neige tourbillonnaient autour de moi, de rares passants marchaient d'un pas précipité dans mon sens ou dans l'autre.

Je décidai de me rendre au Four Seasons à pied, histoire de réfléchir à tout ça.

Mon mariage était fini.

La vie de notre fille allait être brisée pour une erreur que nous avions commis par peur de nos sentiments.

Addison aurait dû être notre fille à Edward et moi. Mais j'avais été trop lâche, trop peu sûre de moi pour briser la bulle de confort et de sécurité que je partageais avec Jasper. Et je me rendais compte que la perfection n'était pas un but en soi. Qu'elle ne m'avait pas offert le bonheur que j'escomptais.

Vingt minutes plus tard, je me retrouvais devant l'imposante façade du Four Seasons.

Mon cœur s'emballa à l'idée de le revoir.

Il était là, tout près.

Sa voix, son rire, son regard brûlant, ses mains, sa peau... Tout ce dont je rêvais depuis que je le connaissais était désormais à portée de doigts. Et de façon merveilleusement réelle.

J'hésitai tout à coup à lui passer un coup de fil.

Jasper m'avait dit qu'il était là, mais il ne m'avait pas dit s'il était seul ou pas.

Je fermai un instant les yeux, cherchant ce lien invisible qui nous retenait l'un à l'autre, celui qui m'avait poussée à le chercher le soir du Réveillon, celui qui m'avait murmuré qu'il était tout près quand j'avais été déçue de découvrir la première pièce que j'avais ouverte, vide.

Il était amoureux de moi.

Il me l'avait dit mais je savais très bien que par amour, on pouvait commettre des folies. Et j'avais commis la plus magistrale de toutes.

" Isabella ? "

Mon cœur fit un raté alors que je rouvrais les yeux pour me retourner.

Un groom passa en courant entre nous pour accueillir le client qui se trouvait dans la limousine derrière le taxi d'Edward.

Il était là.

Seul.

Sans blonde pulpeuse accrochée à son bras.

Il portait un long manteau trois-quarts noir et une épaisse écharpe bleu roi : celle que je lui avais offert deux ans auparavant.

Tenant une mallette à bout de bras, me regardant comme si j'étais un fantôme, il m'observait comme s'il avait peine à y croire.

Un nouveau groom passa en courant entre nous, ce qui sembla le faire réagir.

Sans un mot, il m'attrapa par le bras, et me guida vers l'accueil de l'hôtel.

" Bonsoir. Suite 307. Pas de message ? Demanda-t-il en donnant sa mallette.

_ Non, Monsieur Cullen. Répondit la concierge en mettant la mallette hors de ma vue sous le comptoir.

_ Parfait. Et je prendrais deux plats du jour par le room-service. Tu as mangé ? " Me demanda-t-il.

Je secouai la tête en signe de dénégation sans répliquer, même si je n'avais pas faim du tout.

Il m'observa un instant et esquissa un sourire tremblant avant de me guider cette fois-ci vers les ascenseurs.

Malgré ce que nous nous étions dit avec Jasper, je me sentais mal à l'aise.

J'avais l'impression d'être dans un de ces films noirs, où l'héroïne allait voir son amant dans un hôtel de luxe, épiant dans tous les coins pour voir si elle ne reconnaissait pas quelqu'un ou si quelqu'un ne la regardait pas à la dérobée.

Un nouveau groom en livrée rouge nous accueillit dans la cabine en s'effaçant pour nous laisser monter. Et par chance, nous étions les seuls.

" Bonsoir, Monsieur Cullen. Salua le garçon en coulant un regard de biais vers moi.

_ Bonsoir, Jackson. Soirée tranquille ?

_ A part l'arrivée de Mc Gregor, soirée tranquille, Monsieur, merci.

_ Stephen Mc Gregor est descendu ici ? Il a pourtant une préférence pour le Scottish Loch. "

Le garçon, qui devait avoir une vingtaine d'années maximum, lui lança un regard mal à l'aise.

" C'est que le Scottish a changé de propriétaire, Monsieur. Et d'après ce que j'ai entendu, Monsieur Mc Gregor n'en est pas du tout satisfait et a décidé d'établir ses quartiers dans notre établissement.

_ Smith doit être ravi.

_ Et comment, Monsieur ! Il nous a fait un topo de près de deux heures en début d'après-midi... Vous êtes arrivé, Monsieur.

_ Merci, Jackson. Bonne soirée. Répondit Edward en lui glissant un billet.

_ Merci, Monsieur. Bonne soirée également. " Fit-il en me regardant une nouvelle fois.

Une fois les portes de l'ascenseur refermées, Edward laissa échapper un léger rire.

" On dirait que tu l'as ému. Me dit-il en avançant dans un large couloir éclairé d'une lumière tamisée.

_ Je ne veux pas savoir de quel genre d'émotion vous parlez, Monsieur. " Essayai-je de plaisanter.

Il rit une nouvelle fois, et s'arrêta devant la porte du bout du couloir. Il ouvrit la porte à l'aide d'un pass mais ne pénétra pas à l'intérieur. Il s'adossa contre le chambranle et m'observa de longues secondes.

Une douceur et une chaleur indicibles se propagèrent dans mon corps, alors que je m'efforçai de soutenir son regard, mon sourire disparu.

Dieu, qu'il m'avait manqué.

Sa façon de me regarder, son attitude, sa voix, sa prestance...

J'étais amoureuse, désespérément amoureuse de cet homme-là.

Il me tendit silencieusement la main, que je saisis avec malgré tout, une certaine hésitation.

Des flashs de ce qui s'était passé entre nous dans la salle de bain chez mes beaux-parents me revinrent en mémoire avec violence et précision.

Son bras gauche se referma de façon possessive autour de ma taille, sa main droite enlaça nos doigts. Nos corps s'emboîtèrent et mes lèvres frémissaient déjà.

Ses yeux caressèrent mon visage avec dévotion.

Sa main gauche caressa doucement ma hanche.

Son autre pouce caressa doucement la base de ma main.

" Est-ce que je rêve ? " Murmura-t-il dans un souffle tremblant.

Pour toute réponse, je me hissai sur la pointe des pieds et posai mes lèvres sur les siens.

Son corps sembla se détendre complètement.

Je fermai les yeux pour savourer pleinement ce plaisir si longtemps réprimé.

Juste un effleurement... Et mon cœur sembla s'envoler.

" C'est fini. Avec Jasper. " Soufflai-je.

Sa main se figea dans la mienne, ses yeux illuminèrent d'espoir.

" Est-ce que je rêve ? " Me demanda-t-il une nouvelle fois.

J'esquissai un léger sourire et secouai la tête en signe de dénégation.

Sans un mot de plus, il nous fit entrer dans la suite et m'embrassa à son tour. Un baiser urgent, affamé. Un baiser de retrouvailles, qui me laissa pantelante.

Il m'entraîna ensuite vers le canapé où je me laissai tomber à ses côtés.

Il enleva son manteau, son écharpe et m'aida à faire de même. Puis il me proposa une boisson que je déclinai, sans le lâcher des yeux.

Ses yeux me déshabillèrent lentement et se posèrent sur mon alliance que j'enlevai aussitôt pour la poser sur la table basse.

J'entrepris alors le récit de ce qui s'était passé depuis la dernière fois que nous nous étions vus, et que j'avais cru être la dernière après son départ précipité.

Il me laissa parler sans m'interrompre, me serrant étroitement contre lui quand il sentait que les larmes commençaient à me submerger, refermant sa prise sur ma taille quand j'évoquais mes sentiments pour lui.

" Il l'a enfin avoué... Et pour Addison ? Me demanda-t-il.

_ Je ne sais pas. Répliquai-je, la gorge nouée.

_ Il te la laissera.

_ Je n'en suis pas si sûre...

_ Je connais mon frère. Je sais qu'il te la laissera.

_ ... Je vais vendre l'appartement.

_ Et je vais envisager d'en acheter un. " Fit-il en me caressant le flan.

Je souris, me laissant aller à lui avec tendresse.

" Et tu m'inclus dans cet achat ? Soufflai-je.

_ Parce que tu es à vendre ? "

Je le frappai à l'épaule en esquissant un sourire.

" Je veux t'épouser le 7 Mai. " Murmura-t-il à mon oreille.

Mon cœur s'emballa : c'était la date de notre rencontre.

" Je ne te savais pas si romantique... Soufflai-je.

_ C'est toi qui me rends comme ça... Je t'aime. " Fit-il en m'allongeant doucement sur le divan.

Sa langue glissa sur ma lèvre inférieur me faisant gémir d'anticipation.

" Et le room-service ? Haletai-je en passant mes mains sous son blaser.

_ Ils laisseront les repas devant la porte. Jackson a dû sentir que tu n'étais pas une personne comme les autres... "

Je hoquetai quand ses longs doigts fins défirent la fermeture Éclair de ma robe.

Sa bouche voyagea sur mon cou alors qu'il m'enlevait ma robe et que la boule de feu vif que je cherchais désespérément auprès de Jasper ces dernières semaines naissait au creux de mon ventre.

Ses lèvres, ses doigts semblaient me découvrir.

Ils me parcouraient avec une lenteur quasi insoutenable, son souffle faisait frémir jusqu'à la chair de poule mon épiderme.

Je défis son blaser et sa chemise avec la lenteur qu'il tentait de m'imposer, gémissant de toucher sa peau chaude, gémissant de sentir ses lèvres sur ma peau.

Il défit ensuite mes bas, embrassant le haut de mes cuisses, l'intérieur de mes jambes, mes genoux, mes tibias, jusqu'à la pointe de mes orteils et remonta sur le talon, le mollet, sur le creux poplité...

Je me tortillai dans tous les sens, ne sachant quelle position adopter, réclamant sa bouche dans de petits gémissements.

Il remonta le long de mon corps et m'offrit ses lèvres que je pris avec ardeur, plongeant mes mains dans ses cheveux et ma langue dans sa bouche.

Tout en l'embrassant, je le fis se redresser et me mis à califourchon sur ses hanches, enlevant complètement sa chemise, caressant les aplats de ses muscles pectoraux, de ses épaules, de son dos...

Un lourd gémissement sortit de sa gorge quand je commençai à me frotter à lui.

Je l'entendis plus que je ne le vis se débarrasser rapidement de ses chaussures et de ses chaussettes, trop obnubilée par la peau que je prenais enfin le temps de découvrir.

Ses mains se refermèrent sur mes fesses, m'arrachant à sa bouche.

J'écartai légèrement mon visage du sien pour plonger dans l'abysse de ses yeux alors qu'il jouait avec l'élastique de mon shorty.

Ses yeux brillants, chauds, débordant d'amour.

" Je t'aime... " Murmurai-je.

Il m'embrassa à son tour et avant que je n'eus le temps de m'en rendre compte, nous nous retrouvâmes nus l'un contre l'autre, moites et frémissants.

" Si tu savais combien de fois j'ai rêvé de moments comme celui-là... " Souffla-t-il d'une voix rauque en se frottant contre moi.

Pour toute réponse, je gémissais en m'arquant contre lui.

J'attrapai sa nuque et plaquai avec fougue ma bouche contre la sienne alors qu'avec mes jambes, je le forçai à me pénétrer.

Nous gémîmes en même temps et savourâmes l'instant l'espace de quelques secondes.

Les yeux dans les yeux, je sus que j'avais trouvé la vraie perfection.

Peu importait ce que les autres ou sa famille diraient.

Peu importait les jugements.

Il était l'homme de ma vie.

Le seul.

L'unique.

Nous fîmes longtemps, longuement l'amour.

Notre étreinte n'avait rien à voir avec la première.

Nous prîmes notre temps, repoussâmes les limites de la jouissance pour mieux l'atteindre. Et nous eûmes un orgasme fabuleux qui nous terrassa spontanément.

Longtemps après, son oreille posée sur mon coeur, ses mains se baladant paresseusement sur mes flans, mes mains dans ses cheveux, ma jambe droite autour de sa jambe, nous appréciâmes le silence.

" Je ne m'en lasserai jamais... Chuchota-t-il.

_ Moi non plus...

_ ... Mrs Perfect Isabella Cullen. "

Il releva son regard et me fit un sourire éblouissant, bouleversant d'amour.

Je lui rendis son sourire, émue jusqu'aux larmes.

Mrs Perfect Isabella Cullen...

Dans quelques mois, ça sonnerait encore mieux...


Et voilà...

Je pars du principe que Bella et Jasper sont des adultes sensés, qui ont fait la même erreur et qui savent communiquer sans se cracher à la figure.

Une fin toute rose, j'espère pas trop, et sans trop de clichés, mais l'amour a été dépeint tant de fois qu'on ne sait plus trop quoi utiliser comme mot pour le décrire à force.

J'espère ne pas avoir trop bâclé cette deuxième partie parce que cette fois-ci, je l'ai faite qu'en 3 jours et vous remercie du fond du cœur de m'avoir lue et de l'amour que vous apportez à mes mots.

Merci ! xoxo

G.