Disclaimer : Rien n'est à moi, tout appartient à JKR.

Ceci est ma première fanfiction bien que j'écris depuis pas mal de temps. Vous êtes les premiers à lire un de mes textes. J'ai quelques chapitres d'avances. Je sais à peu près où je vais. En ce qui concerne la mise en ligne de mes chapitres, je pense poster toutes les semaines ou deux semaines. Je vous souhaite une bonne lecture. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.


Le choix ultime pour un homme, pour autant qu'il lui soit de donner de se transcender... Est créer ou détruire... Aimer ou haïr.

Erich Fromm

L'obscurité enveloppait Poudlard tel un linceul. Nul bruit ne troublait le repos de ses occupants. Le silence régnait en roi. Cependant, une ombre faisait les cent pas dans le château endormi. Elle parcourait les escaliers et les couloirs. Parfois, elle pénétrait dans une salle de classe vide. Elle y restait immobile jusqu'à ce que le froid s'insinue en elle, unique moyen de sentir vivante. L'ombre maudissait ceux qui pouvaient trouver refuge dans le sommeil alors qu'elle n'y arrivait plus. C'était de leur faute, tout le monde était si heureux alors qu'il était mort. Au fond d'elle, elle savait cela normal. Après tout, Harry Potter venait de débarrassé l'Angleterre sorcière de son pire cauchemar. Elle en voulait à la terre entière malgré tout.

Avant cette terrible nuit où sa vie devait s'effondrer, l'ombre pensait avoir déjà connu le pire. L'apposition de la marque du seigneur des ténèbres et l'atroce sensation d'amputation sur le moment se trouvait tout en haut de la liste. Elle ignorait qu'elle se trompait. A la mort de Tom, elle avait eu l'impression de se noyer dans des eaux glaciales. Un sentiment de perte atroce lui déchirant les entrailles. Depuis lors, elle craignait de s'endormir. Dès qu'elle fermait les yeux, l'ombre revivait dans sa tête ce souvenir affreux. Elle entendait les cris de terreur et d'agonie de la bataille finale. Elle pouvait sentir l'odeur du sang et de la poussière. Mais le plus horrible se passait lors de ses rêves où maintes fois, elle changeait le cours de l'histoire. Elle sauvait Voldemort de la mort de mille manières différentes. Le réveil se faisait toujours dans la douleur parce que ce n'était qu'un songe. Et le seigneur des ténèbres était bel et bien décédé.

Elle s'efforçait de montrer aux gens un visage joyeux mais, c'était tellement dur de masquer sa haine. Elle jouait un rôle et cela lui laissait un goût de cendre dans la bouche. Elle voudrait cracher au visage de tous ses insectes. Le fait de ne pas pouvoir la ronge à petit feu. Si jamais, le ministère ou les Aurors venaient à découvrir la marque sur sa peau blafarde, l'ombre devrait faire face à de sérieux ennuis. Certes, Azkaban libéré des détraqueurs devenait supportable mais, elle savait qu'elle n'aurait pas la force de supporter l'emprisonnement. Azkaban restait une prison et elle ne souhaitait absolument pas y séjourner.

La goutte d'eau fut, lorsqu'elle croisa Potter dans le Poudlard Express. Une rage subite avait menacée de l'envahir. Avec peine, elle s'était retenue d'arracher les yeux du sauveur. Quelle idée aussi de venir faire sa septième année alors que le monde sorcier rampait à ses pieds. Surement la faute de cette sang-de-bourbe de Granger avec son obsession des études. La faire souffrir représenterait un divertissement agréable, cette abomination le méritait. Ils le méritaient tous. Certains plus que d'autres comme ces traitres à leur sang de Weasley où encore Rogue. Pour ce dernier, il faudrait procéder avec beaucoup de doigté car la tache pourrait se révéler ardue.

Satané Rogue. Jamais, elle n'avait doutée de la fidélité du professeur de potion envers Tom. Comment aurait-elle pu ? Il était l'assassin de Dumbledore. Aucun mangemort pas même Voldemort, ne pouvaient imaginer que le vieux fou est ordonné à Rogue de le tuer. Bonne joueuse, l'ombre reconnaissait volontiers que c'était un coup de maitre de la part d'Albus Dumbledore. L'ancien directeur ignorait sa chance d'être mort car sinon, elle lui aurait appris la signification du mot souffrance. Cet idiot de Rogue avait trahi, tout ça pour quoi ? L'amour d'une femme, Lily et pour protéger le fils de cette dernière. Fils qu'il haïssait en prime. L'ombre résista à l'envie d'hurler contre tant de stupidité.

Et il y avait Sybille Trelawney, tout ça avait commencé à cause d'elle et de sa prophétie.

Celui qui a le pouvoir de vaincre le seigneur des ténèbres approche... Il naitra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque le septième mois mourra... Et le seigneur des ténèbres le marquera comme son égal, mais il aura un pouvoir que le seigneur des ténèbres ignore... Et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le seigneur des ténèbres sera né lorsque le septième mois mourra...

Elle connaissait par cœur cette prédiction idiote. Comment une voyante si peu douée hormis pour prédire des fadaises avait pu changer la destinée de Tom. Le hasard du destin ? Non, l'ombre ne croyait pas en une destinée toute tracée. Tout n'était qu'une affaire de choix. Et si l'ombre devait se montrer juste, il lui fallait admettre la part de responsabilité de Tom dans cette histoire. S'il n'avait pas accordé tant de valeur à de simple mot, rien de tout ça ne se serait produit.

Mais aux yeux de l'ombre, il y avait une grande différence. Autant, elle pouvait pardonner à Tom de s'être montré impulsif en assassinant les Potter. Autant, elle n'éprouvait qu'une haine ardente pour tous ces cafards qui se réjouissait de la fin de Voldemort. Son errance la conduisit en haut de la tour d'astronomie. L'ombre s'approcha de la rambarde observant le paysage nocturne. La lune se reflétait sur la surface du lac. Elle farfouilla dans son sac à la recherche de son bien le plus précieux. Une petite dague, cadeau de son vénéré maître. De la magie émanait du poignard, pulsant en rythme avec son cœur. Elle se souvenait de sa promesse, mais l'hésitation la tenaillait. Non, elle ne devait pas douter. La vengeance du seigneur des ténèbres lui appartenait. Elle ne pouvait reculer. Un bruit de pas se fit entendre. L'ombre sursauta. Elle ne fut pas la seule. Une septième année de la maison de Serdaigle en fit de même. Heureusement que sa cape masquait sa main, l'ombre ne voulait pas que l'on se pose de question sur cet objet. Elle pensa un instant que sa compagne improvisée garderait le silence mais, elle eut tort.

- Oh ce n'est que toi. J'ai cru que c'était un professeur. Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je réfléchissais.

- Ah quoi ?

La jeune femme lui faisait face en souriant. Le genre de sourire que l'on réserve aux amis. Une colère noire, bridée depuis des mois refit surface. D'une démarche féline, elle combla l'espace qui la séparait de sa proie. Puis d'un geste assuré, elle trancha la gorge de la Serdaigle. Le sang gicla, la jeune femme s'effondra. L'ombre se pencha vers elle.

- Je réfléchissais à l'accomplissement de ma vengeance et à la promesse faite à mon maître. Soit fière tu es la première.

Sa victime ne mit pas longtemps à mourir. L'ombre quitta la tour lorsque toute vie eut quitté son ancienne camarade. Elle poussa un soupir de satisfaction maintenant elle pouvait regagner son dortoir. Cette nuit, pour une fois ses fantômes la laisseraient en paix.

- Bientôt. Murmura l'ombre.

Ce simple mot résonna dans l'air, annonciateur de tourment prochain.

OoOoOoOoOoO

L'ombre ignorait une chose importante. L'utilisation de l'artefact allait enclencher une suite d'événement dont personne ne pouvait prédire la fin. Le premier d'entre eux commença au moment, où la Serdaigle rendait son dernier souffle.

OoOoOoOoOoO

Hermione observait d'un œil intriguée le rassemblement de gens dans l'immense salle. Elle ignorait totalement les raisons de sa présence en ce lieu. Trois hommes d'église vêtus de leurs plus beaux atours se tenaient derrière une grande table de bois. Sur le mur de pierre, elle remarqua un grand crucifix. « Suis-je à l'intérieur d'une église ? » Non, l'absence de vitraux et autres symboles religieux la détrompa. Personne ne semblait la remarquer. Elle comprit vite pourquoi lorsqu'un homme passa au travers de son corps. Les tenues paraissaient dater d'une époque moyenâgeuse. Peut-être visitait-elle un souvenir dans une pensine ? Elle chassa cette idée rapidement. Elle se souvenait de s'être couchée dans son lit. Elle rêvait. « Etrange » Pensa-t-elle. Lors de ses escapades oniriques, elle ne ressentait pas une telle sensation de réalité. Les sons, les odeurs, tout accentuait ce sentiment étrange.

-Peut-être parce que ce n'est pas rêve. Lâcha une voix amusée.

Hermione laissa échapper un cri de surprise. A ses côtés se tenait une forme brumeuse. Hermione se trouvait bien en peine de la décrire. Elle la voyait sans distinguer de traits, juste des contours abstraits. Elle tenta de masquer son inquiétude en vain.

- Ne t'inquiète pas. Mon nom est Arya et je ne te veux aucun mal. Tu es là pour apprendre.

Hermione reporta son attention sur la salle, à la recherche d'indice. L'apparat des prélats tranchait grandement avec la pauvreté des paysans. Ils portaient des aubes blanches brodés de fils d'or. Le public était à la fois fier et craintif comme si des dieux se trouvaient devant eux. Un moine se tenait à l'écart, si les prêtres arboraient des mines ennuyées, lui au contraire se réjouissait. Puis, Hermione la vit entrer.

La femme marchait avec difficulté, trainant les pieds. Ses membres reliés par de lourdes chaines de métal entravaient sa progression. Chaque pas lui coûtait. La prisonnière portait une longue chemise souillée et en lambeaux. Ses longs cheveux noirs coupés en mèches inégales dévoilaient les meurtrissures de son dos. Sa chevelure qui devait autrefois représentait son rang témoignait de sa descente aux enfers. De larges cernes encerclés des yeux d'un bleu profond injectés de sang, gonflés d'avoir trop pleurés. La peur suintait par tous les pores de sa peau. Hermione croisa alors le regard de la malheureuse. Un regard brûlant d'une détermination sans faille. La grande faucheuse se rapprochait mais la femme ne courberait pas l'échine. Hermione réalisa qu'elle assistait à un procès

- Pourquoi ?

- Tu es comme elle.

- Une sorcière ?

- Entre autre mais pas seulement. Erienne fut l'une des héritières.

Le cerveau d'Hermione bouillonnait. Elle compulsait frénétiquement tout son savoir dans tête, mais rien. Devant son air d'incompréhension, Arya se sentit obligée de préciser.

-Gardienne si tu préfères. Sa gentillesse et son envie de faire plaisir l'ont conduite ici.

La femme s'écroula face à ses juges et fut rudement remise debout par l'un des gardes sans aucune pitié.

- Gardienne de quoi ?

- On ne vous enseigne pas l'histoire à Poudlard, je pensais que l'on y donnait une éducation de qualité. Je faisais erreur. Gardienne du voile, du monde des morts. On vous appelle héritiers.

Hermione ouvrit la bouche, la referma avant de se fustiger mentalement, consciente de ressembler à Ron par son attitude.

- Impossible, je suis une née-modue. Je ne peux être une héritière de quoique ce soit.

- Ne voit pas ce mot dans ce sens-là. Ce n'est pas une fonction qui se transmet par la naissance. C'est le voile qui choisit ceux qui en sont digne. C'est un don et surtout un devoir.

Hermione reporta son attention sur la femme alors qu'on la trainait vers un immense bac, rempli d'eau. La griffondor jeta un coup d'œil incrédule à Arya qui s'était crispée.

- L'épreuve de la nage, si elle meurt noyée c'est qu'elle est innocente pour ces ignares. Si elle remonte à la surface, elle sera coupable et par la même occasion condamnée au buché.

- Quel intérêt de me montrer cela ?

- Pour apprendre. Si elle va mourir, c'est parce qu'elle a dévoilée ses pouvoirs d'héritière aux mauvaises personnes. Elle voulait les aider à surmonter la perte d'un être cher. Même si de nos jours tu ne risques plus un tel sort, n'accordes pas ta confiance à la légère.

- Mais c'est une sorcière, rien ne l'obligeait...

- Non en effet. Son compagnon a été tué en la défendant, elle n'aspirait plus qu'à le rejoindre.

Hermione vit Erienne être poussée dans le bac. Plusieurs minutes s'écoulèrent puis la foule grogna en protestation de cette fin si rapide. Le décor changea. La jeune femme se trouvait environnée d'une douce lumière.

- Je ne comprends pas.

- Tu n'es pas seule. Il y a un héritier déjà éveillé à Poudlard et un autre prend conscience de cet héritage particulier. Je voulais attendre avant de vous transmettre ce savoir mais malheureusement quelqu'un m'a obligée à intervenir plutôt que prévu. Cette personne joue un jeu dangereux affaiblissant le voile.

- Qui ?

- Vous vous reconnaitrez où plutôt il verra les signes. Je dois te laisser, l'heure d'aller en cours pour toi approche nous reverrons dans tes rêves.

Tout se déformait, s'effaçait. Hermione sentait le sommeil la quitter mais une dernière question la tenaillait.

-Arya ? Vous êtes une héritière ?

Un rire musical résonna dans l'esprit d'Hermione.

-Non, je suis ce que tu protèges. Prends garde à toi.

Hermione ouvrit les yeux, sa première pensée fut qu'elle devait vraiment calmer son imagination débordante. Après quelques instants, elle décida qu'un tour à la bibliothèque ne pourrait pas lui faire de mal.

OoOoOoOoOoO

Dans le royaume des défunts, un homme se trouvait enfermé dans une tour. Tout semblait si éthéré, si loin des préoccupations des mortels ici. Il bénéficiait de tout le confort qu'il désirait. S'il lui manquait quoique se soit, il lui suffisait d'y penser et il l'avait. La seule chose qui l'intéressait, Arya refusait de la lui accorder. Sa liberté.