Disclaimers : les gars, c'est l'OS XVI. Depuis le temps, vous le savez :D

Genre : le genre OS parfois courts qui… *ta gueule, t'es plus crédible depuis le temps*

Le genre « ô mon dieu, elle poste encore ? It's a Miracle ! » Et c'est la faute à Ze Voice.

Rating : T & M, dépendent des OS

Résumé ? Perturbation de train-train quotidien, étoile filante dans un ciel d'encre... XD

Micis ! J'ai répondu à tout le monde *fière* (en même temps pour le dernier OS, c'était facile, mais y a eu d'autres fics et c'est super touchant de voir que des gens sont encore là et qu'ils le disent :p)

Suite d'OS pour qui ? : Toujours pour mon petit Hamster Américain que j'aime ! *vivement les States !* et pour vous ! Pour vous souhaiter avec un poil d'avance, une belle année 2018 et pour la commencer avec des sourires.

Énormes dédicaces et bisous pour cet OS à : Ruines ! Si tu passes par-là, je t'avais dis que je posterai ! Eh bien voilà. À Petite NausS (oui, toujours MA Petite NausS :p)Et toujours à Ayanena et ses reviews que faut pas avoir de pacemaker :p I'm back !

Câlin Spécial : toujours aux Dame Lysa dont les écrits me manquent et à ma petite ensorceleuse !

Énormes câlins bis repetitas : à ma Lunanamoi *States !* & Clto :D. *en espérant que tout se passe bien*

Me, Mon nombril & I : Elle poste encore, la Mite ? Oui, même peu, très peu ! Planning de fou furieux, déplacements pros, la vie, quoi. J'ai 40 ans aujourd'hui, et pas le planning que j'avais à à peu près 20 ou à 30 (qui était déjà un planning de fous mais j'avais beaucoup d'avance sur ce que je postais, genre 2 ans de fics :p. C'est quand même grâce à des ficceuses que j'ai décidé de partager mes écrits). Désolée si ça prend du temps ! Un jour j'arrêterai sûrement de poster mais c'est vraiment pas pour tout de suite :p et je le dirais pour qu'il n'y ait pas d'attente vide.


Naughty Neighbour

T

OS XVI : Stalk me Tender (Ma Way) (payez votre double jeu de mot :p)

T

Immeuble de la Discorde, lundi, 04h00 du matin (le lendemain de l'appel de Quatre de Dubaï)

T

Le réveil avait été extrêmement difficile pour Duo. Un chantier. 3 heures de route. 4 heures de sommeil.

Il allait s'endormir sous la douche quand soudain elle devint glacée, coupure d'eau chaude surprise oblige.

T

- HAAAAAAAA !

T

Son boxer Bart Simpson noir et jaune collait à sa peau mouillée et lui faisait une toute petite stouquette.

T

- … même mon boxer, il a le sum.

T

Son marcel blanc et son sweat à capuche gris, floqué du sigle de son entreprise – Merci Quat' – s'étaient défroissés sur son corps humide.

Son jean noir était propre parce que neuf (parce que retrouvé dans le bordel de Quatre)

Ses baskets marrons ont été rouges un jour. La poussière donnait un style.

Ses chaussettes n'étaient pas trouées pour une fois et ses orteils étaient au KLM.

Un regard sur la commode confirma que ses chaussettes noires ne pouvaient qu'être au KLM puisqu'elles n'étaient pas à ses pieds.

T

- 'Le sens mal.

T

Ses cheveux étaient remontés en un bun dont s'échappaient quelques mèches.

Il avait heureusement bravé l'armée de poil qu'il avait dans la main qui lui avait hurlé de ne pas perdre 1 heure à les coiffer facilement pour se coucher et mieux se battre 2 heures avec, le lendemain.

Il n'avait pas vraiment le temps de déjeuner et s'était préparé une gamelle de… merde, il avait fini son stock de junk-food.

T

- T'ain, y a que les conneries bio de Quat' depuis que Fei s'est fait Boobs-Napper.

T

Il l'avait posée sur son meuble à l'entrée, avec les clés de camion, sa caisse à outils et son euh portable qui affichait 4h35.

Il glissa le port… le talkie-walkie dans sa poche et pris 10 kilos, attrapa gamelle, caisse à outil, clés de la maison, sortit.

Il verrouilla derrière lui et rangea les clés, avant d'appuyer sur l'ascenseur le plus long du monde.

En kit et chargé qu'il était, il donnerait des leçons de flemme à un opossum. Ça le réveillerait, même. Pas grave. La flemme était prévue dans son timing.

Ah, il avait été mauvaise langue. L'ascenseur est arrivé vite. Mais il s'arrêterait à tous les étages.

Il s'appuya contre la paroi pour ronquer – et ronfler - un peu.

T

- …

T

La nuit avait été courte, mais plutôt intense.

Duo aurait pu noter beaucoup de choses de la journée de la veille :

- Une folle s'était gourée d'appart', puant l'Air Wick de luxe. Il avait réexpédié le colis.

- Ses voisins l'avaient accueilli en robe de chambre et c'était pas mal, surtout Trowa.

- Ça puait les pâtes cramées et la Sous-Pizza 4 fromages.

- Euh Trowa (et son pénis) étaient aux fraises (ou plutôt à Dubaï).

- La folle faisait flipper le doc avec des chiards qu'on croirait que c'est les siens.

- Duo était torse poil sur le palier, du coup le doc lui avait filé le peignoir qu'il portait pour raison médicale. Et un toucher rectal faisait pousser les cheveux.

- Accessoirement il était gaulé comme le Ken de Barbie, si on aimait Ken (haha)

- Ce con de doc l'avait raccompagné chez lui en soi-disant « slip du dimanche » noir alors qu'y avait pas de trous – et avec son clebs ! pour fuir !

- Praise to the Lord, Thank you, Jesus, OMG, Yuy ferait jamais, jamais plus con !

- Et là on ne dit pas : « Une/La/The Folle » On dit : « MADAME Réléna ». Respect.

T

Duo aurait noter beaucoup de choses de la journée de la vieille, en prime.

- Le doc était entré pour la première fois chez lui, enfin, dans son entrée.

- Ils s'étaient parlés sans trop s'insulter.

- Personne n'était mort.

- Il était à une cacahuète d'avoir un peu pitié de lui et de lui offrir une bière.

- Il ne sentait pas l'Air Wick.

- Le clebs avait une bonne tête jusqu'à ce que… eurk.

T

Ça puait tellement qu'il en avait oublié de bander.

Ce que Duo avait retenu de la journée de la veille ? « Mes voisins ont un chien qui pue»

Il n'avait pas menti au doc quand il disait embaucher tôt.

L'ascenseur s'ouvrit sur le parking et Duo ouvrit les yeux et descendit, hagard.

T

- 'Tain, pourquoi ça bipe…

T

Ça allait être tendu de faire un long trajet en camion…

En bipant comme un malade le dit-camion avec les clés de la maison.

Il les voyait sur la commode lui faire coucou.

On pouvait prévoir plein de chose dans un timing. Mais il avait oublié de timer sa connerie.

L'ascenseur daigna arriver. Duo entra, appuya à son étage et pria Dionysos pour qu'on cesse de le saouler.

Un ding.

Les portes s'ouvrirent très rapidement, peut-être trop, les paupières de Duo, aussi.

T

- Putain de…

- WOUAF WOUAF WOUAF WOUAF !

T

Duo se retrouva assis dans l'ascenseur, une laisse coincée entre les jambes, un Jack Russell sautillant et familier.

T

- Toi le toutou, tu m'oublies ! Arrête de me lécher haha, j'ai pas de jambon !

- Ouuhh !

- Me fais pas ces yeux-là. T'as caqué chez moi sans sommation, espèce de sauvage.

- Wouaf !

T

Les yeux sur la mini tornade, il ne vit ni les élégantes sandales de cuir noir tutoyant un pantalon de coton brut à la coupe parfaite, de la même couleur.

Ni la main actionnant le bouton retenant les portes de l'ascenseur.

T

- Comment ça, Wouaf ? J'ai nettoyé tes merdes ! C'était dégueulasse !

- Wouaf Wouaf !

- Tu feras tes yeux de Bambi à tes tarés de maîtres, ça prend pas avec moi. 'sont où ?

- *remue la queue*

- Raaah... Me lèche pas, j'aime pas les chiens, d'abord.

- *fait la fête quand même*

- Silence ! Chut, tu vas te faire engueuler. T'as pas de maîtres, toi. Où sont tes esclaves ?

- Dans ton…

- Wouaf Wouaf Wouaf !

T

Duo avait failli demander au chien s'il parlait et s'était retenu de ne paraître plus con qu'il l'était déjà, là, auprès de son esclave.

C'était absurde. Absurde.

C'était tellement n'importe quoi. Le rire rauque de Duo s'était échappé de lui, comme l'éclat d'un gamin devant ses cadeaux de noël.

T

- Ah, quand même. Reprenez-le, Attila.

- Hn.

T

Les yeux de Duo quittèrent Silence pour s'arrêter sur une sorte de pantalon de ninja avec une veste de kimono par-dessus,

une main qui tenait un grand gobelet de café fumant dont il prit une longue gorgée,

un regard bleu-gris impassible. Des cheveux en bataille.

Un regard bleu-gris qui ne le regardait pas lui Duo, mais son chien tout fou, les pattes sur son sweat ouvert, remuant la queue frénétiquement, essayant d'attraper un coin de son visage, ses pommettes, son menton du bout de la langue.

Et Duo, excédé, qui le repoussait tant bien que mal, tout en le gratouillant/caressant malgré lui.

T

- Les pyjamas de ninja ça rend sourd ? Reprenez-le, bordel !

- C'est un samue. Et je ne peux pas. Vous êtes assis sur sa laisse.

- … M'enfous, me lève pas.

- Problème de coccyx ?

- Pourquoi ? Vous réparez les culs ?

T

Duo se leva quand même, rougissant et maugréant, en s'appuyant aux parois.

Il ne glissa pas lamentablement à la force de l'orgueil.

Mais ses genoux tremblaient.

T

- Hn. Comme le dit le dicton «Souvent Femme varie». Tenez ça, j'ai deux mains.

T

Duo prit le mug et tant qu'il y était, bu un coup, rien à foutre.

Hmm… ça faisait du bien. Il se lécha les lèvres.

T

- La femme elle va faire un marathon jeu vidéo le jour où vous rentrez de colloque, ça va être vite réglé.

- C'est la roulette russe, ça.

- WOUAF WOUAF WOUAF

T

Heero détacha la laisse du collier de Silence et le porta tant bien que mal.

Entre son esclave et son nouveau jouet, Silence ne savait plus où donner de la truffe.

T

- Avec ces murs en mousse et les trémolos désespérés de Trowa, j'ai votre emploi du temps sur les 6 prochains mois. Good luck.

- J'ai un chien. J'ai votre odeur dans ma maison.

- Faut aérer un peu alors.

- Vous n'avez qu'à baisser les bras. Ou fermer les jambes.

- Marathon Jeux Vidéos et Game of Thrones »

- L'assiette du gâteau est encore là. Elle amusera grandement Silence au moment où vous dormirez.

- Oh, allez vous faire foutre.

T

Duo remit une mèche échappée de ses cheveux d'un geste rageur.

Elle retomba, avec quelques copines en plus.

T

- Ah, un peu de normalité dans ce monde.

- Vous êtes pas moins con qu'hier, c'est sûr. Et poussez-vous de là, que je me rentre !

- Hn.

- Wouaf wouaf wouaf wouaf !

- Bonjour et AU REVOIR, Silence. Et tiens-toi à distance. Bien loin de moi ! Très loin ! Et vous aussi, Yuy !

- OUUUUH OUUUH…

T

Il sortit de l'ascenseur en lui collant le gobelet dans la main, rattrapé in-extremis.

Rien n'avait changé depuis la veille, ça s'engueulait toujours pour des conneries.

Les engueulades étaient réelles.

L'exaspération manifeste.

Mais…

Mais…

T

- Duo ?

- Quoi encore ?

- Vous êtes au rez-de-chaussée.

T

Duo n'eut pas le temps de réagir, l'ascenseur se fermait sur un chien surexcité, un regard bleu gris, un rictus.

Et une gorgée de café savourée.

Mais… rien.

Exaspération.

Manifeste.

5h15.

Dionysos avait bien reçu la prière de Duo et il l'avait envoyé se faire foutre.

Il prendrait les escaliers.

T

- FUCK !

T

Yuy….

Il l'avait appelé Duo.


Cabinet de Dorothy Catalonia & Heero Yuy, même jour 10h30

T

Heero serait toute la semaine à l'hôpital et elle, était censée être en vacances.

Et pourtant Dorothy était au standard, concentrée. Pourquoi s'enfermer dans son bureau quand on était seule ? Parce que la machine à café du standard fonctionnait, elle.

Un confrère lui avait demandé son avis sur un cas épineux, elle avait déjà avalé un bon nombre de comptes-rendus médicaux et d'analyses biologiques qui semblaient assez contradictoires. Elle devait remettre ses conclusions dans la journée.

Elle s'apprêtait à analyser les images d'une échographie quand une boîte de chocolat bien connue atterri sur son bureau, manquant de lui faire renverser son café.

T

- Hey ! Merci.

T

Une voix grave à son oreille.

T

- Tu es partie comme une voleuse.

- Apparemment je t'ai épuisé Détective Dee, je t'ai dit que j'y allais avant de partir. Le cabinet est fermé, j'en profite un peu.

T

Une main au creux du dos, sur un chandail ample bleu nuit, one-shoulder.

Les yeux de Dorothy ne quittaient pas les clichés.

La main dans le dos vint tirer doucement une queue de cheval.

T

- Je reconnais une très saine fatigue, Jolly Docteur… à moins que je n'ai récupéré la gastro de Duo.

- Argh. Dehors !

T

Elle ri sans le regarder.

Un baiser au creux de la nuque, un souffle sur une épaule nue.

T

- Tu n'as pas toujours dit ça. Sûrement parce que tu avais la bouche occupée

- Mais….

T

Il fit légèrement pivoter son fauteuil conférence et happa ses lèvres longuement.

Le bout de son nez frôla sa pommette chaude.

Ses yeux noirs étaient si sérieux avec, pour qui savait regarder, peut-être une pointe d'espièglerie.

Ses cheveux lisses étaient détachés et n'avaient pas été ridiculement aplatis par le casque qu'il avait à la main.

Blouson de cuir marron sur une pull crème, jeans et bottillon camel, il avait tout du baroudeur.

Le sac pour ordinateur calé sur son épaule disait qu'il aurait pu aller barouder à son bureau.

Ça baroude pas des masses.

T

- Tu es impossible.

- Et toi tu es incroyable. Ça te dérange si je me pose ici pour finir un article ? Je dois l'envoyer dans moins d'une heure.

- Tu aurais du aller directement travailler mais c'est gentil. Installe-toi où tu veux !

T

Le grand reporter pris le second siège du standard et s'installa non loin d'elle, mais côté patient.

T

- Il y a un second siège au standard pour un seul poste.

- Les femmes enceintes aiment bien s'asseoir. La grossesse te va à ravir, tiens.

T

Wu Fei haussa un sourcil sans même la regarder alors qu'elle reposait les clichés pour taper ses conclusions.

T

- Toi tu sais parler aux hommes. Blague à part, on va moins se voir ces prochains jours.

- Les reportages reprennent ? Oh, tu as eu ton exclu avec le réfugié politique dont tu me parlais !

T

Les yeux de Wu Fei brillèrent de fierté alors qu'il allumait son ordinateur.

T

- C'est ça, j'ai appris ce matin que ma demande avait été acceptée. Du coup dans 1 semaine je fais un micro voyage en Biélorussie. Je pars jeudi prochain et je reviens samedi.

T

Dorothy retint un sourire. Le chocolatier était vraiment en face du bureau de Wu Fei, il aurait très bien pu aller directement travailler et préférait tenter de passer un peu de temps avec elle avant de partir…

Elle se demanda si elle ne s'était pas entichée d'un serial killer déguisé en homme presque parfait.

Elle était tentée de se pincer pour voir si elle rêvait. Réléna lui dirait de lui pincer les tétons, plutôt : s'il avait mal, c'était que c'était vrai. Et s'il ressentait du plaisir, alors il savait s'amuser et il faudrait le lui prêter de temps en temps.

Sacrée Réléna. Dorothy s'esclaffa.

T

- Du coup tu ne vas pas à Dubaï ?

T

Wu Fei chaussa ses lunettes rectangulaires et se mit à travailler – Dorothy se retrouva presque midinette à le trouver aussi sexy.

L'ordinateur du reporter affichait 2 nouveaux messages.

Un de Quatre Winner, un autre d'une compagnie aérienne.

T

- J'y vais. Tu sais, il l'a présenté par-dessus la jambe avec un humour discutable, mais contrairement aux apparences, c'est professionnel. Je ne transige pas sur l'honneur, il en va de nos réputations respectives.

- OK.

- Quand j'étais jeune reporter, j'ai mené une enquête sur l'argent de la guerre. Il a plus ou moins favorisé une rencontre « fortuite » avec des lanceurs d'alerte. Les ramifications sont grandes, il pouvait au mieux perdre des clients. Je ne lui en ferai pas perdre un si je peux lui rendre service.

- Hm.

T

Presque parfait, mon cul.

Elle rajouterait un courant électrique, dans le pince-tétons.

Dorothy n'était pas contrariée, non, c'était ridicule.

Elle continua son rapport, écoutant d'une oreille distraite.

T

- Je comprends. Du coup, tu partirais quand ?

- De mercredi à dimanche. Il voulait que je parte demain mais je ne peux pas.

- OK, vu qu'on ne se verra pas du week-end, je vais pouvoir avancer sur mes dossiers et … *ouvre son agenda*. Ah. J'avais complètement oublié.

T

Wu Fei plissa le regard.

T

- Tu as oublié ?

- Tu as l'air surpris.

- Tu es très organisée, Dorothy.

- ? J'ai du retard.

T

Une interruption de quelques secondes, le temps qu'une page web se mette à jour peut-être, puis des cliquetis frénétiques.

T

- Tu as repris le standard et assuré l'intégralité de tes consultations et opérations. Tu as rappelé à ton standardiste qu'il avait oublié le renouvellement de votre parc informatique.

- En comptant aujourd'hui, tu es venu 3 fois au bureau. Tu ferais concurrence à Sherlock Holmes.

- Réflexe professionnel. Du coup qu'as-tu « oublié », Jolly Docteur ?

T

Ne jamais perdre la cible.

Ne jamais oublier le but.

Wu Fei était en reportage à Girlfriend Land, un rendez-vous en terre inconnue.

Voire miné.

T

- Un colloque gynéco à Saint-Trop'. Faut que j'appelle Corinne, la chargée de l'organisation.

- Il y a un problème avec ce colloque ?

- Non, c'est que sur 2 jours.

T

Le ton du docteur est sans appel.

T

- Il y a un problème avec ce colloque. Ou ses participants.

- Hmm… pas vraiment, j'y suis allée il a quoi 5 ans ? et certes c'est long mais c'est utile. Avancées sur les protocoles, Master Class, projets et subventions... Tu sais comment peuvent être certains colloques médicaux. Ah, oublie cette phrase, elle est ridicule.

- …

T

Wu Fei secoua la tête, un début de sourire avant de se reprendre.

Réflexe professionnel.

Il n'oublierait rien du tout.

Les doigts du reporter volèrent sur les touches.

T

- Hasard du calendrier, j'ai toujours un empêchement. J'apprécie ta confiance Fei, mais avec les changements de planning, la fête de J, l'accouchement et l'organisation de la fête de Lu et… (toi) le reste, j'ai vraiment zappé.

T

Il devait rester concentré.

La femme la plus directe qu'il connaissait déguisait des routes de campagne en autoroute.

Elle donnait des informations mais elle ne disait rien.

T

- Jolly Docteur, tu sais que j'adore ta langue. Et là je la découvre plus dure que le Guaiacum sanctum. Championne olympique de la langue de bois.

- … Va-yum Chier-um, c'est du latin. Je t'ai déjà dit ce que j'en pensais cette nuit, mais tu t'es assis dessus. Tu sais ce qu'elle te dit ma langue de bois ? Que trop de sexe tue mon agenda, que pendant que tu remplis tes obligations d'ami honorable, je vais pouvoir remplir mes obligations professionnelles et enfin me rendre à un colloque de merde où je vais me faire reluquer par des sommités qui entre deux coupes de champagne, me demanderont si mes seins sont naturels.

T

Wu Fei lui décocha un sourire de chat.

T

- Ils le sont.

- Ils le savent.

T

Wu Fei sourit un peu moins et retient un « comment » ?

Ses doigts cessèrent de voler, pour simplement courir.

Dorothy haussa les épaules et poursuivit.

T

- Ces 4 dernières années j'ai toujours pu être remplacée, j'avais toujours quelque chose à faire. Et là je ne vais pas pouvoir esquiver. Ils comptent sur moi. J'ai oublié de répondre que je n'étais pas disponible.

- Mais non, tu ne connais juste pas ton emploi du temps. Tu sais, la fatigue, un bouleversement de ton agenda, une réorganisation administrative, un problème avec ton parc informatique.

- Hmm ?

T

Les doigts de Wu Fei s'arrêtèrent.

Ils étaient arrivés à destination.

T

- J'aurais besoin de ton numéro de passeport.

- ?

- Cela risque d'être difficile de réserver des billets pour un départ après-demain sans passeport, pour l'API – les formalités de sécurité. Enfin, si ça te dit.

- Je…

- Viens avec moi à Dubaï ?

T

Wu Fei avait toujours les yeux sur son écran.

T

- Merci, mais…

- Mais quoi ? Si tu as des scrupules, sers-toi de ton problème informatique pour les prévenir à la dernière minute ? De toute façon, tu prends des précautions auxquelles personne ne croit. Ça fait 4 ans que tu ne viens pas, ils doivent se demander s'il y a une erreur.

- Un reporter ne devrait-il pas mentir ?

- Ce n'est pas moi qui mens, Jolly Docteur.

- Je ne voudrais pas m'imposer.

T

Wu Fei haussa un sourcil bien haut.

T

- Mais bien sûr que si. Une fan présentée comme hystérique par Quatre souhaite me rencontrer et toi tu vas à un colloque chiant faire vérifier tes seins entre 2 coupes de champagne. Alors que tu pourrais venir avec moi.

- Ton ami ne m'a pas invité.

- On s'en fout ? Je ne lui ai pas demandé de payer le billet, même s'il ne serait pas contre. Et Winner ne m'a jamais imposé de venir seul.

- …

- Alors, femme ? Acceptes-tu d'être mon garde du corps ?

- Non mais c'est bon, Fei, tu peux y aller, je te fais confiance.

- Bien sûr que je peux. Mais voilà, je ne veux pas. Et je suis déçu, tu me sous-estimes.

T

Wu Fei se leva de son siège, s'approcha…

Se pencha.

Murmura.

T

- …

- Je sais que les mines sont dangereuses. Penses-tu que je dynamiterais volontairement ma relation ?

T

Penses-tu que je me tirerais une balle dans les couilles comme dirait Duo ?

T

Elle ferma les yeux, essaya de reprendre ses esprits, d'être rationnelle.

Mais c'était difficile quand vos lèvres étaient prises en otage.

T

- Hmm…

- Peux-tu finir ce que tu as à faire ? M'insérer dans ton carnet de consultation ?

- Je...

- Viens avec moi. S'il te plaît.

- …

- Aïe ! Mais ça va pas, non ? Ils t'ont fait quoi mes tétons ?

- Tu m'énerves ?

- *hausse un sourcil*

T

Dorothy se mordit la lèvre.

Wu Fei mordilla son cou, laissant un souffle frais frôler la lisière de son pull.

La naissance de ses seins, puis…

T

- Okay, je vi-eeeeeens…

- C'est comme ça que l'on traite un téton, Jolly Docteur.

- Fei…

- Mais on doit d'abord finaliser ton billet, je vais perdre la session et tout recommencer. Numéro de passeport, femme.

T

Pourquoi mettre du poivre sur une tarte aux pommes chaudes, quand on pouvait la savourer.

La vie se chargerait de mettre des cailloux dans les lentilles, aux temps éviter d'en mettre soi-même.

Mais même ceux qui en avaient conscience pouvaient l'oublier, trop noyés qu'ils étaient dans leur propre nombril.

3 gouttes d'eau pouvaient le remplir et du coup il était terriblement humain de s'y noyer.


Chez Lucrezia « Lucky Luc' », Millardo « Rantanplan », « Calamity » Jane & William « Billy The Kid » Peacecraft,

Villenne-sur-Seine (Yvelines, 30 km de Paris)

Même jour, 15h00

T

Un joli petit nid d'amour obtenu pour une bouchée de pain, les oiseaux chanteraient presque.

Une maison de plein pied aux murs blanc cassé, aux toits et volets bleus, double ou triple vitrage selon l'endroit, entièrement rénovée.

5 pièces, 4 chambres, 100 mètres carrés de bonheur et de modernité, accueillant de tous jeunes parents.

Un adorable petit jardin parfaitement entretenu, un garage pouvant accueillir deux voitures.

En plein couloir aérien. Et ne parlons pas des trains. Ou le couple aimant parlerait par avocats interposés.

T

- WAAAAAAAAAH WAAAAAAAAH.

- Caly-Jay, poussin, c'est rien, c'est rien. Juste un avion. Là… dodo… tu vas faire pleurer ton frère…

- Il s'agite un peu mais ça va. Hein Billy ? Sa grenouillère est toujours vert pomme. Pas vert caca.

T

Devant ce garage, un mini cooper blanc, au toit noir, avec des « i love you » faussement griffonnés ça et là, un gros baiser rouge sur les portières avant.

Et un petit baiser rose sur les rétroviseurs.

Édition « Kissed by Lulu Guiness », exclusivité japonaise, modèle 2009.

Réléna Peacecraft « Ma Dalton » ne se refusait rien,

Queue de cheval haute, cuissardes noires aux talons de 12, slim brut, kimono de soie prune avec une traînée de pétales de fleur de cerisier rose pâle sur les manches, les ongles parfaitement manucurés et sans vernis pour « venir aux nouvelles »

Non. Ah bien y regarder, c'était des toutes petites têtes de mort rose.

T

- WAAAAAAAAAAAAH !

- La prochaine fois que Mill dit qu'il a une occasion du siècle à ne pas rater, je le bute.

- C'est ce qu'on lui a dit quand il t'a épousée, Lucky… la seule à ne pas voir qu'il était con !

- C'est pas vrai.

T

Lucrezia essayait tant bien que mal de calmer la petite blonde, rouge colère dans sa grenouillère bleue ; elle ne faisait hélas pas mentir son bavoir blanc censé être humoristique.

Il y avait un micro, un ourson en couches culottes et l'inscription « The Voice Kids »

La jeune maman portait une jolie robe de grossesse bleue, décolleté cache-cœur, chaussons fourrés assortis. Mais sa chère belle-sœur lui donnait inconsciemment l'impression qu'elle était déguisée en Batman.

Dans son rocking-chair d'osier, les yeux cernés, une serviette maculée de jaune sur l'épaule gauche, Lucky Luc' avait l'air du parfait fossoyeur.

T

- Hmph. L'une des seules ?

- WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

T

Face à elle, Réléna tenait son neveu contre elle, sans chichis, sans crainte de se salir en dépit de sa tenue. Billy faisait sacrément mentir son petit bavoir blanc : « je braille, donc, je suis », décidément, ils avaient eu un prix de gros.

« Tu vas bientôt avoir des jumeaux. Avec toute ma compassion », Heero.

Ce qui agaçait profondément sa mère.

Dans son rocking-chair d'osier, une serviette presque immaculée sur l'épaule, Ma Dalton avait l'air d'une reine.

Ah les hormones. Ça rendait irrationnel.

Mais l'autre, là, elle venait sapée comme jaja pour s'occuper de bébés ? C'était pas irrationnel, ça ?

T

- Ma ?

- Hm ?

- Me sens grosse. Pourquoi je ne perds pas mes kilos de grossesse aussi vite que les stars ?

T

Réléna ne prit même pas la peine de relever la tête.

T

- Demande à Dotty. Je suis infirmière moi, ni endocrino, ni gyné-ob'. Tu es décoratrice d'intérieur, Lucky est-ce que je te demande de repeindre mon plafond ?

- …

- Mill s'est fait un lumbago en changeant une ampoule et dieu merci, tu l'as remplacé au pied levé. Mais ça compte pas.

- Hmph, c'est sa couvade qui a déclenché son lumbago. Et il perdu tous ses kilos avec le stress. Et moi…

- … Tu es belle, tu es juste trop fatiguée pour le voir. Tu as besoin de te détendre. C'est pour ça que je suis là !

T

Le petit Billy grogna enfin, pour la forme.

Réléna s'autorisa un couinement.

T

- Mais pour vous voir aussi mes petits cœurs ! Avec Tonton 'Ro on vous a gâtés mais c'est une surprise.

T

Jane avait arrêté de pleurer à : « Tonton 'Ro ». Billy riait.

T

- Gaaah !

- Gaaaah !

- Tu veux connaître un secret, Billy ? Hein, hein ? Mais oui ! On a aussi gâté papa et maman et on leur a acheté des masques, des…

T

Lucrézia éclata de rire, nettoyant la bouche de Jane avec un coin de son bavoir.

T

- Comment tu parles à tes neveux ?

T

Réléna fronça le nez et se pencha pour le coller brièvement à celui de son neveu.

T

- Sans une once de vulgarité et avec beaucoup d'amour. Mill et toi ne pratiquez pas l'escrime en club ? Ils ne portent pas de masques, peut-être ?

- Euh…

- Je disais ? Ah oui, on a acheté des masques, des fouets, des menottes, des boules de Geisha… et des préservatifs…

T

Les deux petits s'agitèrent de concert.

T

- Ne le prenez pas pour vous !

- Gnaaaaaah !

- Gnaaaaaaah !

- Ne l'écoutez pas elle…

- dit vrai ? Regarde, ils comprennent et sourient.

- C'est une vue de l'esprit. A cet âge, tu sais très bien que…

- … ah, tes enfants sont bêtes ? Oh, ils ont pris de papa. La bêtise c'est dans nos gênes, même si c'est plus fort chez lui !

T

Lucrézia gloussa.

T

- Pauvre Mill. Le papa fait les courses.

T

Réléna secoua la tête.

T

- à d'autres. Tu l'as éloigné parce qu'à l'heure actuelle il est trop paniqué pour t'être utile.

- Tu es impossible ! Et apparemment d'excellente humeur. Qui as-tu torturé ?

- Mais personne. J'ai juste été chercher des cadeaux pour les petits. Mais t'inquiète, on a fait dans l'utile, tu me connais.

- Accouche.

T

Réléna posa les lèvres sur ce qui ressemblait actuellement à un crâne d'œuf mais dont on devinait les futurs cheveux noirs, comme la maman.

T

- Faire du shopping avec Heero c'est génial. Il ne dit rien et paye pour que je me taise. Quand je lui demande ce qu'il me paierait pour me faire taire de la plus… érotique manière qu'il soit, il me répond : « un tueur à gage ». Il est si romantique…

- Heero est vraiment venu avec toi ?

T

Noin haussa un sourcil.

Réléna eut un sourire béat.

T

- Oh, oui ! Il n'était pas très heureux mais c'était pour la bonne cause. Il était hors de question que je me retrouve dans le cas : « Fais comme tu veux mais t'aurais dû ». Il est ma caution, personne ne l'emmerde, personne ne la ramènera. Personne n'a jamais le temps mais c'est le parrain donc il le trouve. Point.

- T'as pas besoin de Heero pour ne pas te faire…

- Et donc on vous filera tout ça à la fête surprise que j'organiserai chez moi.

- C'est très gentil d'organiser une fête surprise pour nous mais fallait vraiment pas.

T

Lucrezia posa brièvement la main sur celle de sa belle-sœur.

Réléna leva les yeux au plafond.

T

- C'est vrai, j'aurais pu organiser une tournée d'excuses pour fuir votre maison les 5 premières années de leur vie histoire de ne garder que les bons moments et attendre que vous redeveniez fréquentables, sans bavoir, sans odeur de bébé et avec plein d'alcool. Et sans tes vrais amis.

- …

- Ta réflexion est idiote, Lucrezia, tu fréquentes décidément trop mon frère. Je suis Tatie, Marraine et Belle-sœur Préférée. Il fallait. La petite fête aura lieu quand vous vous sentirez à peu près en état – et non, pas dans 15 ans, je ne rentrerais plus dans mes strings. Disons 2 mois, que vous preniez vos marques et que tout soit au top ?

- OK, qui viendrait ?

T

Réléna réfléchit.

Non, il n'y avait pas de miroir.

T

- Alors 2-3 amis et collègues à vous, donnés par Mill'. Dotty et éventuellement son mec. Heero et éventuellement son mec potentiel, si ça se goupille bien. Trowa et éventuellement son plan, futur mec ? Si ça se goupille bien aussi.

- Heero a un mec potentiel qui n'est pas Trowa ?

- *cligne des yeux* Tu savais que Heero était au moins bi ?

- Trowa est passé au cabinet quand j'étais en plein contrôle Bébés et c'était limpide.

- Ils ont consommé dans le bureau ? Et tu me l'as même pas dit ?

- Euh, j'avais un peu la tête ailleurs.

- Quand je les ai vus ensemble hier j'ai compris que Heero ne me repoussait pas uniquement parce qu'il avait peur des femmes viriles.

T

La jeune maman fronça les sourcils. Et pas seulement parce que Jane était calme.

T

- Allons, tu es l'une des femmes les plus perspicaces que je connaisse, Réléna. Ça t'amuse de voir Heero trembler.

T

Réléna émit un rire bref, et Billy bavait. Elle l'essuya doucement et poursuivit.

T

- Trowa a ses vues sur un des meilleurs amis de son voisin qu'il déteste. Il a encore son goût sur la langue et il va tout faire pour le conserver.

- Tu m'étonnes que Heero le déteste, il lui gâche la vie dans tous les sens du terme. C'est pas parce que tu ne sors pas avec quelqu'un que tu te sens de le voir avec quelqu'un d'autre. Surtout si c'est ton voisinage.

- Il s'en remettra. On a des pantoufles confortables mais à un moment faut en changer.

- Ça s'appelle une maîtresse, ça.

- Lucky !

- Oh, ça va, si on ne peut plus rire. Donc Heero a vraiment un mec potentiel?

T

Réléna battit des cils.

T

- Oui. Le voisin.

- Sérieusement ? Heero n'est pas le genre à aimer les fous furieux.

- Il n'est pas vraiment fou. Quand tu vois Tro', tu sais que Heero a du goût. Le voisin – Duo – a un charme dingue et est plutôt sympa. Jolie musculature. Tatouage Carpe Diem sur le torse. Bouche à croquer. Et des yeux violets ! Il est né à Tchernobyl ou quoi ? Je l'ai vu à moitié nu, ses longs cheveux châtains lâchés, sortant de la douche. Porte à droite.

T

Le regard de Réléna se fit rêveur.

Celui de Lucrézia, sceptique.

T

- Je vais t'appeler Scanner.

- J'ai faim. *sourire carnassier*

- Attends. Tu l'as vu sortir pecs au vent et humide de chez eux ?

- Non, de chez lui. En fait, me suis trompée d'étage et ai atterri chez Duo. Il a été un vrai gentleman et m'a amenée à bon port. Trowa savait que je passerai et… quoi ?

- Heero qui ne parle que des problèmes informatiques au cabinet, parle de son voisin à ses confrères. Pendant mon accouchement on ne m'a pas dit « poussez » mais « pauvre Heero ». Le mec de Dot est l'un de ses meilleurs potes. Tu vas vraiment me faire croire que tu t'es trompée d'étage ?

- …

T

Réléna fit une petite moue, l'expression même de l'innocence.

Un ange passa.

Lucrézia laissa tomber.

T

- …

- Donc pour les invitations, tu invites Heero… et son voisin ?

- Oui.

- Mais ils se détestent ! Tu es diabolique.

T

Le sourire de Réléna se fit ravageur.

Billy commençait à somnoler.

T

- Non. C'est comme pour moi, Heero ne me déteste pas, je le saoule.

- Peut-être que ce Duo n'est pas gay. Du coup ce ne serait pas de la détestation, mais de la frustration, en tous cas pour Heero.

- Trowa dit que s'il n'avait pas rencontré son blond au regard bordeline, il aurait tâté du biscuit. Je t'ai dit que j'adorais Trowa ?

- Oui mais d'après Dorothy...

T

Réléna l'interrompit.

T

- Dis, t'as pu parler à Dotty depuis qu'elle s'est faite Chang-Napper ?

- Vite fait.

- Ben moi mon logiciel est à jour. Je les ai vus se parler. Ils n'ont même pas conscience qu'ils se reniflent. Leur nez est tellement bouché qu'ils croient qu'ils se sont pris en grippe.

T

Jane commençait aussi à somnoler.

Les petits êtres étaient comme du papier buvard. Ils s'imprégnaient du stress, comme du calme, quand ils n'avaient pas de coliques.

T

- Admettons. Mais Heero couche aussi avec son cerveau, malheureusement. S'il n'emmenait pas Duo ?

- Tu as raison, Lucky, il serait suffisamment stupide pour passer à côté de ça. Tu savais que le voisin détesté avait préparé de ses petites mains pleines de doigts un délicieux gâteau au chocolat pour remercier un type qu'il haïssait de l'avoir soigné gratuitement ? Et qu'il a fait cette recette parce qu'il savait que Heero les aimait ?

- … Et Heero l'a mangé ?

- Il ne reste que des miettes, Lucky chérie. Maintenant additionne tout ce que je t'ai dit.

T

Lucrézia berça sa fille et secoua la tête.

Jane plissa le regard, semblant lui demander ce qui se passe.

T

- Oh. Tonton 'Ro est vraiment con. Et son voisin aussi.

- Merci, pour Heero, je l'ai découvert quand il m'a repoussé, mais il est adorable, hein ! Je sais où vis Duo, je l'inviterai directement. Et il pourra venir avec la personne de son choix.

- Pourquoi Duo viendrait ?

T

Quand Réléna avait une idée, elle faisait vraiment peur.

T

- Oh, je ne sais pas, pour me faire pardonner de mon « effroyaaaable méprise » et l'avoir dérangé ? Lui permettre de rencontrer du monde et élargir son portefeuille client – merci pour l'info Tro' - entre deux mugs d'Irish Coffee et 3 space…

- RELENA ?

- Mountain ! Space Mountain. Roh, tu vas faire peur aux petits. Au pire, je passerais par Dot, elle utilisera Chang. « Rencontrer ses amis en terrain neutre, mieux le connaître, phrases de merde de couple », tout ça, tout ça. Je lui donnerais des éléments de langage. A voir si ça marche.

- Heero ne va pas aimer…

- Tant mieux. Il est encore plus mignon quand il grogne. Où est le fun ?

T

Lucrézia rejeta la tête en arrière et éclata de rire, réveillant ses enfants.

T

- Léna. Merci de ne pas changer. Grâce à toi je me vois « maman mais pas que »

- Mais pas de queue ? T'en as pas déjà eu assez pour le moment ?

- … *glousse* Et j'ai l'impression d'être dans une série pour ado. Ça fait du bien.

- Sex and the City s'il te plait.

- Mais Heero n'a pas de sexe, à ma connaissance.

- C'est son problème et c'est de sa faute.

- Mais, toi non plus, non ?

- Finalement les chéris, je vais retirer les préservatifs des cadeaux de maman, ça lui fera les ovaires et rajouter un ball gag collar bien gros pour l'empêcher de dire de grosses bêtises…. YARK !

T

Deux doubles régurgitations sur une robe et une veste de kimono, les serviettes respectives ayant été soigneusement évitées.

Lucky Luc était aux anges.


Vétérinaire Sans Frontière Paris, 22h00

T

L'attente téléphonique la plus creepy du monde.

Spécialement choisie par Trowa.

D'ailleurs, c'était lui la voix de l'attente. Qui donnait très envie d'attendre, d'ailleurs.

T

- Bonjour vous êtes à la permanence de VSF, Vétérinaire Sans Frontière à Paris. Un docteur vous répondra dès que possible. En attendant, nous vous proposons de choisir votre propre musique d'ascenseur. Pour un Toutou tapez 1. Pour un Miaou tapez 2. Pour un Loup, tapez 3. Pour un Hibou tapez 4. Pour une Poule tapez 5. Merci de votre compréhension.

T

Trowa partait du principe que, lorsqu'on appelait d'urgence un vétérinaire, on n'allait pas mettre en boucle les sempiternels 30 secondes du Printemps de Vivaldi.

Quitte à vous faire attendre, on allait s'efforcer de vous faire sourire. Et quand vous aurez quelqu'un en ligne, vous serez soulagé que ça s'arrête.

T

Elle tapa 1

Et donc en attendant, elle écouta un Glory Glory Alléluia en mode «Wouaf-Wouaf »

En rythme s'il vous plait.

Les toutous adoucissaient les nerfs.

Elle patienterait.

T

- VSF à Paris bonsoir, Docteur Barton à votre écoute.

- Tro', c'est Une. Ça va ?

T

Faire un débrief maintenant d'une journée de merde avec sa patronne en vacances, ça n'allait pas vraiment le faire.

Botter en touche.

T

- Sinon, ces vacances ?

- J'entends une pointe de sarcasme dans ta voix.

- Longue journée. J'ai rien contre tes vacances, mais elles m'emmerdent, c'est pas la période. T'as tes règles ?

- Non.

- Parce qu'à t'entendre on dirait que tu as reçu ton avis d'imposition.

T

Elle sourit.

T

- Des trucs de famille qui m'emmerdent. C'est plus un déplacement professionnel que des vacances.

- Oulà. Tu fais partie d'un conseil d'administration barbant ou autre ?

- Pire.

- C'est la merde les obligations familiales professionnelles sur le temps libre.

T

Une soupira.

T

- Et tu sais de quoi je parle, Taylor René Henry Barton Favre de La Valbonne III.

- J'ai ma petite idée. Y a 2-3 trucs auxquels je ne peux pas échapper sinon ma sœur me retrouverait et on ne retrouverait pas mon corps. On est ruinés à 80%, donc on discute à 80% au lieu d'agir.

- Ruinés avec des valeurs mobilières restantes, quand même…

T

Trowa haussa un sourcil.

Sisi, un sourcil pouvait s'entendre (il pouvait même décrocher les satellites si on écoutait Duo)

T

- … qui m'obligent à me taper des discussions ubuesques sur la restauration qu'on n'a soi-disant pas les moyens de faire mais que l'on fait quand même de tableaux de maîtres qu'on ne veut même pas vendre ni exposer de peur de les abîmer.

- Ah.

- Et se plaindre de ne pouvoir payer les entrepreneurs chargés de transformer le château en gîte pour rapporter un peu de thunes vu que le château est bien trop délabré pour être visitable. Château classé Désespoir Historique par le Trowa Guide du Connard. Alors merde.

- … Je vois.

T

Elle adorait quand il devenait sarcatisque.

Il avait le sarcasme à la fois sec et doux. Un champagne extra brut.

Elle voyait, oui. Elle l'imaginait assis au standard, dans sa blouse blanche ouverte sur un col roulé vert bouteille, un jean slim brut, ses pieds racés dans d'élégants bottillons marron.

Dans cette tenue, elle le trouvait irrésistible.

T

- Attends. Tu me parles de nos titres et obligations au lieu de parler boulot. Je vais finir par croire que tu veux m'épouser et mon chien ne supporterait pas mon suicide.

- Je te rassure, j'ai juste besoin d'un soutien psy….

- chiatrique ? On le sait tous.

- Hahaha, psychologique, crétin.

- T'es sérieuse, là ?

T

Une renifla.

T

- Je dois associer mon nom à celui d'une personne que je méprise. Il n'est pas véreux après enquête.

- Oui… ?

- Un nouveau cabinet se propose de défendre mes intérêts et il est redoutable. Il décrédibilise ceux en qui j'avais confiance par sa seule compétence.

- Si bon que ça ?

T

Une ferma les yeux.

T

- Oui il est brillant. Ses états de service sont exceptionnels, ce cabinet est connu et reconnu. Extrêmement cher mais après enquêtes, ils se font plaisir mais c'est mérité.

- C'est à se demander pourquoi il vous prospecte au lieu de vous défendre.

- Je ne peux pas dessaisir en un clin d'œil le cabinet qui défend nos intérêts depuis plus de 20 ans.

- Si cela apporte plus à ton entreprise, si, tu peux, et tu le sais. Quand je te vois négocier pour VSF, je me demande pourquoi tu fais semblant d'hésiter.

- Parce que je dois garder la tête froide et négocier pour travailler avec cet avocat. Et il a un atout non négligeable dans sa manche, hormis son professionnalisme et son charme insolent.

- Et c'est quoi ?

T

La jeune femme inspira, marqua une hésitation, puis…

T

- J'ai su par un vrai hasard qu'il connaissait mon idole absolue.

- C'est beau l'éthique.

- Il s'apprête à me la présenter. Et ce ne serait vraiment pas dans mon intérêt d'apparaître en mode groupie. Trop d'atouts dans la manche de l'avocat qui me prospecte, tu comprends ?

- Je te vois mal compromettre l'entreprise familiale pour ton Justin Bieber. Tu sauras te tenir.

- Hélas, non...

- ?

- L'espace d'un instant, lorsque j'ai eu la preuve qu'il le connaissait, je l'ai bombardé de questions pertinentes mais il est très perspicace. Il a eu la décence de ne pas me lancer un regard triomphant ou indulgent. Juste sincère ! Comme s'il comprenait mon admiration !

- Il est effectivement redoutable.

T

Trowa leva les yeux au plafond. Ça méritait un bon coup d'éponge – et un coup de peinture.

Heureusement que le standard n'était pas saturé.

T

- Voilà. Il a dit qu'il « mettrait tout en œuvre pour qu'il nous rejoigne ». Ce type n'est pas homme à proposer en l'air. Il y a 99% de chance que mon idole soit là jeudi. Alors…

- Tu as besoin d'un back-up.

- Non j'ai besoin d'un véritable ami sur place. Pour garder la tête froide.

- Jeudi comme après-demain ?

- Oui ! Et faudrait être là mercredi.

- Non.

- Toi, tu me connais ! Tu m'as vue en pyjama Simba pleurer devant Le Roi Lion, d'ailleurs je le porte aujourd'hui et je pleure des diamants ! Assise dans mon King Size, dans ma chambre d'hôtel de luxe !

- …

T

Ils rirent.

Heureusement qu'elle n'était pas sérieuse.

T

- Tu m'as vu gagatiser devant nos animaux et faire la danse du Youki déguisée en chihuahua pendant notre fête annuelle. Si je commence à glousser bêtement, tu me reprendras comme tu sais le faire. Je ne peux pas laisser quelqu'un de mon entreprise me voir comme ça !

T

L'incrédulité montait dans la voix de Trowa.

T

- ... Avec tout le respect que je te dois... fais-toi confiance, tu n'es pas raisonnable. Je ne suis pas en vacances tu sais, sinon je serais avec Heero et non pas à te remplacer pendant tes congés.

- …

- Je fais déjà le moins de réunion à la con possible avec ma famille, j'ai mis un continent entre nous 6 mois par an en partie à cause d'eux, ce n'est pas pour me faire chier à la tienne alors qu'on est en sous-effectif et que d'autres personnes de confiance pourraient t'aider.

- C'est seulement 2-3 jours… et j'ai demandé à 2 de nos confrères s'ils pouvaient renforcer notre équipe à titre exceptionnel. Ils ont accepté.

T

Trowa passa une main exaspérée dans ses cheveux.

T

- Je saurais difficilement cacher mon ennui profond à une soirée pince-fesses.

- C'est exactement ce que je veux. Quelqu'un qui a la tête froide et qui a l'habitude de dealer avec les hautes sphères, que ça lui plaise ou non.

- …

T

En plus Sushi d'Amour avait des opérations de prévu, il n'aurait pas pu venir – ou peut-être quoi ? Une journée ? et l'empêcher de se pendre.

Heero l'aimait beaucoup mais il allait l'envoyer chier.

Et puis faudrait garder Silence.

Une tritura ses lunettes nerveusement.

Inspira. Et négocia.

T

- Je t'offre 3 semaines de vacances et te prête les clés de la villa des Maldives de mes parents.

- Si tu me prêtes que les clés, je ne vais pas aller loin. Haha.

- Je te prête la villa, évidemment ! Je finance tes vacances. Location entièrement gratuite. Billets gratuits pour deux personnes. Tu veux que je le mette sur papier ?

- … Il te fait peur à ce point ?

T

Question stupide.

Elle le lui fit comprendre, par le ton qu'elle employa.

T

- Les enjeux sont énormes et je ne suis pas la seule concernée. Je veux au minimum une relation équitable avec mon futur avocat. Au mieux, une relation où j'ai des atouts.

- …

- Je sais que je t'en demande beaucoup. Je sais à quel point tu es investi dans VSF. Et je sais que cela empiète grandement sur une vie privée que tu n'as presque plus et…

- Et surtout, je ne sais même pas où c'est...

- C'est à Dubaï. Je te paye les billets, évidemment.

T

Trowa écarquilla imperceptiblement les yeux.

Non.

Non, hein ?

Le monde était petit mais quand même.

Il n'était pas le seul avocat d'affaires.

T

- Dubaï ? Rappelle-moi le nom de ton futur avocat ?

- Je ne te l'avais pas donné. C'est Raberba Winner 4ème du nom. Pourquoi, tu le connais ?

T

Un sourire pouvait s'entendre.

T

- Oh, j'en ai entendu parler. C'est vrai qu'il est connu.

- Ah, tu vois ! Il me faut quelqu'un comme toi, de confiance, qui garde la tête froide en toute circonstance.

- OK, faudrait m'en dire plus pour pas commettre d'erreur.

T

Une vraie reconnaissance.

T

- Je n'ai qu'une parole. Je te revaudrais ça, merci.

- Les Maldives suffiront.

T

Sa sœur lui offrait des chocolats, pour sa peine. Il gagnait au change.

Certaines choses méritaient d'être gardées pour soi. Pour le moment.

Oh...

Sushi d'Amour lui avait d'y aller et là, il pouvait en gardant la face.

La farce.

Quatre n'apprécierait clairement pas de le voir sur son terrain, surtout s'il l'empêchait de conclure correctement une affaire d'importance.

La jouer très, très fine. Très. Funambule, mais il avait l'habitude du cirque.

Trop.

L'occasion faisait le larron.

Comme dirait l'autre : « Merci Patron(ne) »


Devant l'appartement de Duo Maxwell, le mercredi, 2h00 du matin.

T

Ces 3 derniers jours avaient été un véritable enfer pour Duo.

Il n'avait même plus la force d'oublier ses clés de voiture : il dormait avec.

Il ne grognait plus, c'était un zombie gris : jogging – marcel – queue de cheval.

Une barbe de 3 jours chatouillait son visage et il n'avait pas le temps de se raser.

Quatre l'avait même appelé pour avoir de ses nouvelles

T

- Riiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

- Alors, on baise ? Tu d'vineras ja…

- …

T

Il avait raccroché. Ou plutôt, son nez avait raccroché – d'ailleurs c'était lui qui avait décroché, le reste de son corps ronflait.

Le lendemain il avait vu l'appel de Quatre et s'était promis de rappeler plus tard.

S'il avait écouté son répondeur, il aurait entendu un fou rire.

Du travail par-dessus la tête. Des horaires impossibles. Des accidents de travail en plein nouveau chantier.

Des doubles journées, de la paperasse. A peine le temps de dormir, surtout pas le temps de grogner.

Mais là il arriverait en début d'après-midi sur le chantier, ce qui lui ferait objectivement 7 heures de sommeil.

Le Saint Graal.

T

- Grasse mat !

T

L'ascenseur avait été clément. Il était là à son arrivée et l'avait mené à bon port sans encombre.

Arrivé à son étage, Duo s'était collé au mur, la joue et le reste du corps glissant misérablement jusqu'à sa porte.

T

- Allez. Go.

T

Duo se redressa comme il pu pour mettre la clé dans la serrure.

Mais quelque chose avait changé dans l'atmosphère.

Des pas silencieux pour qui portaient des écouteurs.

Un souffle court, une respiration rapide.

Une excitation grandissante à mesure que la cible se rapprochait.

A l'évidence, Duo avait un stalker.

Un stalker qui était venu une seule fois. Et ça lui avait suffit pour repérer les lieux.

T

- Wouaf Wouaf Wouaf !

T

Des petites pattes s'étaient posées sur ses mollets. Donnez-leur du jambon et ils vous prennent le fion !

Donnez-leur de l'amour, ils vous le rendront toujours.

Duo leva les mains en signe de reddition, levant les yeux au plafond.

3 jours que ça durait !

T

- Qu'est-ce que t'as pas compris dans « à distance », Silence ? Laisse tomber, la comprenette, t'as du la prendre chez Trowa vu le type de distance qu'il met avec Quat'

- WOUAF WOUAF WOUAF !

- Hush, tu vas te faire engueuler.

T

Duo se tourna tant bien que mal, se pencha et pris son mystérieux suiveur dans ses bras en soupirant.

Depuis que Silence l'avait officiellement rencontré, il était apparemment devenu sa groupie numéro 1.

Les voies du Jambon étaient impénétrables.

Duo avait fini par se résigner : il avait à la fois trouvé son plus petit – et son plus grand – fan. Le plus déterminé.

S'il n'était pas trop petit pour appeler l'ascenseur lui-même, Silence aurait été capable de se hisser pour appuyer à l'étage.

Il l'avait même déjà fait, des bras de Trowa. Duo pensait que c'était un accident. Trowa avait haussé un sourcil.

T

- Ce chien a du goût.

- De luxe ouais ! Mon jambon s'en souvient.

T

Depuis l'épisode de l'ascenseur avec Attila, Duo avait l'impression que Silence le suivait.

Il le rencontrait beaucoup plus souvent qu'avant, que ce soit avec Trowa, ou l'autre.

Dès qu'il le voyait, il essayait de lui sauter dessus, se faufilait entre ses jambes, se frottait à son pantalon.

Trowa lui avait proposé de leur servir de dog-sitter en cas d'absence des deux, ce à quoi il avait répondu : JAMAIS ! UN ÉNORME NON !

T

- Un ÉNORME peut-être.

- Un ÉNORME merci, Duo.

- J'ai dit peut-être.

- J'ai dit merci.

T

Personne ne pouvait dire non à Trowa. Et ce n'était pas lui, l'avocat.

T

- WOUAF WOUAF WOUAF WOUAF !

- Ah merde, comment il disait déjà, l'autre con ?

- ...

- ... Uruguay.

- Wouaf Wouaf Wouaf !

T

Silence lui fonçait dessus à vue.

Si dans un grand élan de « marre d'attendre cet ascenseur de merde » - et de fatigue supportable, il prenait les escaliers et que le chien avait senti son odeur dans le couloir, il fonçait dans les escaliers si la porte coupe-feu était ouverte et au choix :

- Se faisait rattraper in-extremis par ses esclaves

- Arrivait à se rendre directement à l'étage et grattait et couinait à la porte de Duo jusqu'à ce qu'il lui ouvre.

T

Les voisins en ayant assez d'entendre couiner/gratter, les portes coupe-feu des 2ème et 3ème étages étaient curieusement toujours ouvertes.

Mais ils ne pouvaient pas défoncer la porte de Duo. Ça ne passerait pas au syndic.

Si on le lâchait trop tôt et que l'ascenseur s'ouvrait à l'étage de Duo, paf, il grattait à la porte.

Flippant petit stalker.

T

- Ah je mets ptet pas le ton qu'il faut. URUGUAY !

- WOUAF WOUAF WOUAF WOUAF !

- Je rêve où ce clebs se fout de ma gueule ?

- Entre nous Uruguay il en a rien à foutre, il sait pas où c'est. C'est comme si je vous disais « Ta meule ».

- ...

T

Le chien s'échappa de la prise de Duo pour aller vers l'un de ses maîtres.

T

- Wouaf Wouaf Wouaf Wouaf Wouaf !

- URUSEI !

T

Duo sursauta et lança un regard noir en direction de la voix.

Voix qui était dans le même samue il avait dit ? Apparemment c'était une tenue de détente, pour sortir le chien.

T

- Vous là, lui gueulez pas dessus comme un putois, il me dit juste bonsoir !

T

Le doc parut outré.

T

- Non mais ça va pas bien ? On s'engueule depuis le début parce qu'il y a trop de bordel mais lui il a le droit ?

- Il m'emmerde moins, lui, il me dit bonsoir. Il est poli. Et lui il est mignon quand on le connaît et qu'il ne prend pas ma piaule pour des dog-lettes publiques.

- Uruguay…

T

Heero rit doucement avant de reprendre, sarcastique.

T

- C'est sûr « ta meule » c'est comme «ta gueule ». Perso si on me dit ta meule, je cherche le foin.

- C'est bon, on va pas en faire un fromage.

- ...

- ...

- ...

- ... OK, doubles jeux de mots pourris. Y a trop de vieux dans l'immeuble.

- Hn. Et avec leur espérance de vie, on mourra avant eux.

- C'EST PAS BIENTÔT FINI CE BORDEL ? Y EN A QUI SE REPOSENT !

T

Ils sursautèrent tous les trois.

Duo grogna, excédé.

T

- Et y en a qui bossent quand vous vous pointez tous au supermarché le samedi alors que vous pouvez y aller toute la semaine.

- Je paye mon appart'.

- Et moi je paye mes courses ! Vous me faites chier le week-end, je vous fais chier la semaine. Donnant-donnant !

- ... Duo, c'est vous ? Vous avez des ennuis ? On ne vous entend jamais !

T

Heero faillit s'étrangler.

Duo posa machinalement le doigt sur sa bouche pour l'empêcher de parler.

Silence frotta sa truffe contre sa jambe.

T

- Aucun souci, Dédé, juste le chien de mon voisin qui m'aime un peu trop.

- C'est Silence, hein? Il est bien plus silencieux que son maître, tiens. Avant le doc était à peu près tranquille et depuis quelques mois ça devient n'importe quoi.

- Ah oui ça devient n'importe quoi.

- Il était pas comme ça avant ! Vous êtes arrivé et d'un seul coup il a décidé de faire chier tout le monde. Il doit être jaloux, tiens.

- Wouaf Wouaf !

T

Duo se mordit la lèvre pour ne pas éclater de rire.

Heero mordit l'index de Duo, toujours sur sa bouche.

Duo ôta son doigt et frappa derrière la tête du…

T

- Sauvage !

- Des sauvages, tout à fait ! Mais… vous avez pas d'ennuis, hein ?

- Mais non Dédé, vous inquiétez pas. Il récupère son clebs et il retourne dans sa cage.

- Moi un voisin gentil qui répare mes fuites à moitié prix, je le défends ! J'ai une petite retraite mais j'ai des grosses mains !

T

Ils ne le savaient que trop.

Dédé c'était l'un des plus jeunes vieux de l'immeuble.

Le papy beatnik avec une chemise hawaïenne qui cogne si fort sur l'ascenseur quand il n'arrive pas que 9/10 c'est lui qui le met en panne.

Papy Dédé avait failli décoller les poumons de Duo en lui tapant dans le dos.

Papy Dédé, ancien de la légion étrangère. Howard pour ses voisins les plus chiants.

Dédé pour Duo qui n'était pas là depuis très longtemps, mais qui réussissait à se faire apprécier, à peu de choses près.

T

- Dédé, ça va vraiment, on discute.

- Mais ça criait très fort, petit.

- Dédé, je connais bien chez vous. De vot' chambre vous pouvez pas entendre le palier. Y a des jours on peut, mais là, non, on n'a vraiment fait pire.

- Dites voir, Howard. Vous ne vous seriez pas endormi devant un film porno, télé et sonotone à fond ?

T

Duo cligna des yeux.

Il allait lui faire perdre un gentil client (ou le faire tuer. On ne déconnait pas avec un ancien de la légion)

T

- …

- Je retourne me coucher, ça a l'air d'aller vu les bêtises que vous dites. Mais baissez d'un ton quand même, d'autres voisins seront moins cléments !

- Quand vous aurez baissé le filmmmh.

T

La paume de Duo cette fois, sur la bouche.

Une paume ferme sous la dent.

Une pointe de sel sur la langue.

Duo ôta sa main rapidement.

T

- Mais ça va pas bien, Heero ? Vous les avez entendus ses histoires sur la légion ? Vous voulez mourir ?

- Je suis comme mon chien. Une main sur ma bouche. Je mords.

- J'en parlerai à Rélénammh

T

La paume de Heero, sur ses lèvres, frôlant son début de barbe.

Le dos de Duo contre sa propre porte.

Les yeux dans les yeux.

Froid contre froid.

Duo mordit très fort.

T

- Kamikaze. Baka. Suicidaire. Idiot.

T

Et garda la chair entre ses dents, suivant doucement la main jusqu'à ce qu'elle s'échappe.

Duo décocha un sourire carnassier.

T

- Busted. Bastard. Comment t'as deviné ? Connard.

T

Un silence…

Puis Silence aboya : il entendait le vibreur de son maître.

Le docteur cilla, fit un pas en arrière, laissant son cher voisin récupérer son espace personnel.

Décrocha le téléphone avant que la messagerie ne s'enclenche..

T

- Docteur Yuy.

T

Partit avec Silence, sans un regard en arrière.

Enfin Silence avait regardé en arrière, lui, et remué la queue comme pour dire « à très vite, mon copain »

Howard « Dédé » claqua la porte, les oreilles bien rougies.

Duo cligna des yeux et rentra chez lui, refermant la porte pour s'y adosser.

Il était fatigué. Ils étaient fatigués.

Yuy avait un smartphone et pas un talkie-walkie.

T

- What. The Fuck.

T

Et il l'avait appelé Heero.

A la même heure, 1 couple et 1 solo arrivaient aux Émirats Arabes Unis.

T

T

Tzusuku OS XVI de Louis.

Radis 4 OS XVII 189 ? (humour de meerde mais assumé : jamais 203 :p)


Prochain OS : ? Euh... Aucun pronostic, comme ça, toute surprise est une bonne ! Wooouh un chapitre avant 2018! J'avais dit dans moins d'un an (sur une autre fic que j'ai posté, sisi !)! *pas fière d'avoir tenu cette promesse-là, j'aurais préféré poster avant mais la vieeeeee et le planning de fou furieux sont toujours là.*

Bon, la bonne nouvelle c'est que ce ne sera vraisemblablement pas dans un an (de toute façon vu mon rythme, je dois être la seule à croiser les doigts :p)

Je me marre bien avec cette fic, j'espère que ceux qui restent l'aiment encore aussi !

Et comme je vous l'avais dit : ça avance doucement, mais ça avance. Et on voit qu'ils avancent, c'est concret ! Après… héhé :D

Tous les protagonistes ont été plus ou moins présent, le dernier sera officiellement présenté dans le prochain !

Bonne fêtes de fin d'année et BONNE ANNEE si vous la lisez en 2018 ! Amour, amour et amour, plein de bonheurs etc.

B peluch' et merci !

Petite Mithy *Ragna-rock your world in 2018 :D*