Chapitre 3 : La proposition.

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont l'œuvre de JKR. L'histoire ne m'appartient pas non plus, je ne fais que traduire le texte « Under the Desk » de kitcat5.

Note 1 :Je tiens d'abord à remercier toutes les personnes qui ont lu, suivit et commenté ma traduction. Je remercie aussi toutes celles qui m'ont gentiment envoyé des MP pour m'indiquer que Kitcat5 avait publié un autre chapitre. Ce genre d'attention fait forcément plaisir et ça donne envie de retourner la faveur. Donc, voici le troisième et dernier chapitre de cette petite histoire sans prétention mais qui nous a bien divertit :)

Note 2 : Je tiens, comme d'habitude à remercier mes Totally Spies pour leur soutien et leur lecture attentive, même si l'une a été plus présente que l'autre :-P

Note 3 : Pour celles qui suivent également mon autre traduction, « Sex Notes en cours de potions », sachez que je ne vous oublie pas et que je me suis remise dessus:)

Note 4 :Trêve de papotage, bonne lecture. J'espère que ce chapitre vous plaira tout autant que les autres.

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Je ne sais pas comment je me suis retrouvé dans son bureau. Enfin si, je sais comment j'ai fait pour m'y rendre, mais je me demande comment j'ai trouvé le courage de venir jusqu'ici pour lui faire ce genre de proposition. Mon audace me stupéfie et me terrorise à la fois.

Il me fait face derrière son bureau. Bien calé dans sa chaise, il me regarde avec une expression très sérieuse.

J'ai l'estomac noué et je tremble. Je suis bien contente d'être assise car mes jambes m'auraient sûrement trahie sinon. Je tente tant bien que mal de me tenir bien droite et d'adopter une attitude confiante et déterminée. J'essaie vraiment d'agir comme une jeune femme sûre d'elle. Mais quand on sait que la raison qui motive ma présence dans son bureau n'a absolument rien de distingué, cela peut paraître franchement ridicule.

Depuis de longues minutes, nous sommes plongés dans le silence.

Dois-je dire quelque chose ?

Ou dois-je attendre qu'il prenne la parole ?

Pourquoi ne dit-il rien ?

Il s'éclaircit enfin la gorge avant de prendre la parole : « Donc, si je vous ai bien comprise Miss Granger … ».

« Je suis sûre que c'est le cas » , lui dis-je en l'interrompant.

« Vous êtes ici pour me faire une proposition ….» poursuit-il sans tenir compte de mon intervention.

Ma respiration s'accélère. A-t-il vraiment besoin de revenir sur mes propos ? Ne peut-il simplement se contenter de me donner une réponse ?

« … une proposition de nature sexuelle ». Il parle lentement en faisant volontairement claquer chaque mot : « Autrement dit, vous êtes venue pour me proposer de coucher avec vous ».

« Je … Oui … C'est ça ».

Mais qu'est-ce qui m'a pris de lui suggérer ça ? C'est tellement déplacé ! Je pourrais me faire renvoyer à cause de ça. Ceci dit, à côté de ce qui c'est précédemment passé entre nous, ma proposition fait pale figure.

Le silence se fait à nouveau.

Est-ce un bon signe ? Serait-il en train d'y réfléchir ?

« Miss Granger, seriez-vous sous une quelconque forme d'influence en ce moment ? », demande-t-il.

« Sous influence ? »

« Alcoolique, par exemple » ?

Je secoue rapidement la tête en guise de protestation, « Non, bien sûr que non !».

« Alors dans ce cas, peut-on savoir ce qui vous a poussé à venir ici, dans le bureau de votre enseignant, pour proposer une chose aussi scandaleuse ?».

Oh non.

Je déglutis difficilement, mes nerfs commencent à me jouer des tours.

Du calme Hermione, reprends tout depuis le début.

« Eh bien, Monsieur, je vous ai déjà présenté mes excuses pour les… les erreurs que j'ai commises dans le passé. Comme vous le savez, elles n'étaient pas intentionnelles et croyez-moi, elles m'ont traumatisées sûrement autant que vous. »

Il se penche en arrière dans sa chaise avant de croiser les bras sur sa poitrine.

Je prends ça comme un signe de continuer.

« Je vous suis infiniment reconnaissante pour l'attitude que vous avez adopté à la suite de ces événements : vous n'en avez parlé à personne et surtout, vous n'avez pas cherché à me tourmenter avec ça alors que vous auriez pu vous amuser à mes dépens. Plusieurs mois se sont ainsi écoulés depuis le dernier incident et pourtant, je n'arrête pas d'y penser. J'y pense même plus que je ne le devrais. J'ai décidé de faire quelque chose à ce sujet et c'est pourquoi je suis ici aujourd'hui. Dans un mois je vais quitter Poudlard et je tiens vraiment à connaître le pourquoi du comment avant de partir ».

« Et votre réponse passe par avoir des relations sexuelles avec un enseignant ? », demande-t-il en haussant les sourcils.

Je grimace à cette phrase, « Non, ce n'est pas ce que j'ai dit ».

« Je dois vous féliciter Miss Granger, vous-vous surpassez ! Là où la grande majorité de vos camarades ambitionne simplement d'obtenir leur diplôme, vous, vous n'aspirez qu'à une chose : vous vautrer dans la luxure avec un de vos professeurs ! Jamais je n'aurais cru ça de vous, vraiment ».

Je proteste véhément : « Non ! Pas avec UN professeur, avec … Vous ».

« Je suis un enseignant pourtant ».

Je prends une grande inspiration avant de plaider ma cause : « Monsieur, je suis une adulte maintenant. Je suis célibataire, je n'ai aucune obligation et … »

« Non pas que cela fasse partie de mes préoccupations, mais que s'est-il passé avec Weasley ? ».

« Nous avons rompu. J'ai rompu avec lui », dis-je en faisant la moue.

Il ne dit rien.

« Monsieur, je voudrais simplement vous proposer de passer une nuit avec vous. Juste une seule nuit, sans aucune autre obligation. Personne ne le saura et puis nous ne nous verrons probablement plus après cela».

Je suis vraiment pathétique là ...

« Miss Granger, j'ai une question à vous poser ».

Mes yeux s'illuminent d'espoir : « Oui » ?

« Pourquoi moi ? ».

Je rougis en regardant mes mains, « Je … Je ne sais pas trop. Tout ce que je sais c'est que je n'arrête pas de penser à ce qui c'est passé entre nous et je veux savoir pourquoi ».

« Oh... », il semble surpris, « Donc votre démarche obéît à une sorte de curiosité intellectuelle, c'est bien ça ? ».

« Eh bien … non, ou peut-être que oui … Je … »

Je m'arrête, ne sachant pas quoi dire de plus.

« Il est tard Miss Granger. Vous feriez mieux de retourner dans votre dortoir », dit-il tout à coup.

Je me crispe : « Mais …. ».

« Je ne nie pas que vous avez su rendre agréable une réunion des plus ennuyeuses», dit-il avec quelque chose de sombre dans les yeux, « Je n'aurais en effet, jamais imaginé qu'une réunion de l'Ordre m'offrirait la possibilité d'avoir un vrai moment d'extase prodigué par votre bouche. Je vous remercie encore pour ce délicieux moment ».

Je deviens rouge comme une pivoine ….

«Vous êtes cependant une élève et je suis votre professeur. Et même si n'êtes plus une mineure, ça reste illégal. Vous seriez expulsée et moi renvoyé. Ce que vous proposez est donc déplacé et je suis vraiment choqué que vous ayez eu l'audace de vous présenter dans mon bureau avec une telle idée ».

Il dit tout cela avec une voix impassible et des yeux froids.

Je me sens mal.

J'ai honte.

Mais je comprends.

Je me lève lentement, « Merci de m'avoir accordé un peu de votre temps Professeur. Je n'évoquerai plus jamais ce sujet. Et … Je vous présente mes excuses pour l'offense que je viens de vous faire ».

Je tourne les talons pour partir.

«Revenez me voir quand vous aurez obtenu votre diplôme ».

Pardon ?

Ai-je bien entendu ?

Je me retourne et je le vois ranger ses papiers sans même m'adresser un regard.

Dois-je lui demander de répéter ce qu'il vient de dire ?

Non, ça risquerait de l'agacer ...

Je sens de l'excitation dans le creux de mon estomac.

Je décide de quitter le bureau sans rien dire.

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Qui suis-je vraiment ?

Suis-je une putain parce que je veux coucher avec un homme qui est beaucoup plus âgé que moi et qui est également mon professeur ? Ou bien suis-je une jeune femme sûre d'elle qui sait ce qu'elle veut et qui n'a pas peur des moyens utilisés pour l'obtenir ?

J'ai l'impression que la cérémonie de remise des diplômes se traîne en longueur. Mais c'est sûrement parce que je suis pressée d'être ailleurs.

Je le vois, assis au milieu des autres enseignants. Malgré son air impassible, il l'air de s'ennuyer et de se moquer totalement de ce qui se passe autour de lui.

« Hermione ? », me chuchote Harry, « Nous allons tous sortir faire la fête après la cérémonie, tu viens avec nous ? ».

« C'est qui « nous » ? ».

« Moi, Ron, Luna, Neville, peut-être Ginny et quelques autres ».

Je secoue la tête, « Euh, je ne peux pas. J'ai quelque chose à faire ».

« Quelle genre de chose ? ».

« Une chose dans la bibliothèque. Je t'expliquerai plus tard ».

Harry roule presque des yeux, « La bibliothèque ? Aller Hermione ! Nous n'avons plus aucun devoir à rendre, nous sommes libres de faire tout ce qu'on veut maintenant ! ».

J'essaie de dissimuler mon sourire.

Si seulement il savait ….

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Je frappe à la porte de son bureau.

Rien.

Je frappe à nouveau.

« Entrez ».

Ma main tremble mais je parvient néanmoins à pousser la porte et à entrer.

Je le vois.

Il est assis derrière son bureau et il est en train de lire quelque chose.

Je me tiens devant lui sans trop savoir quoi faire de moi même.

« Vous pouvez fermer la porte ?», marmonne-t-il.

Oh.

Je m'exécute rapidement avant de me rapprocher de son bureau.

Il me regarde enfin avant de me demander : « Oui ? ».

« Euh, excusez-moi ? ».

« Qu'est-ce que vous voulez maintenant Granger ? ».

Mon esprit se vide. Aurait-il oublié ? Vraiment ?

« Je … Je … Je … Nous avons eu … » ? Je ne sais pas quoi dire.

Et puis, il ricane.

Je le laisse faire sans l'interrompre.

« Vous savez, quand je vous ai dit de venir me voir après l'obtention de votre diplôme je ne voulais pas dire de le faire à peine quelques minutes après la fin de la cérémonie ».

Je me détends.

Il sait donc bien pourquoi je suis ici.

« Oh, je suis désolée. Je … Je peux revenir plus tard ... ».

Je suis vraiment trop nerveuse pour mon propre bien.

« Asseyez-vous », me demande-t-il en indiquant la chaise.

Je hoche la tête en signe d'acquiescement.

Quand je suis confortablement assise, il prend une grande inspiration.

Serait-il en train de changer d'avis ?

Il prends enfin la parole : « Je n'ai aucune obligation envers vous maintenant. Vous n'êtes plus étudiante de cette école. Vous êtes n'êtes désormais plus qu'une simple jeune fille, une femme qui est venue ici de son plein gré. Nous sommes d'accord ? ».

Je hoche la tête, « Oui, tout-à-fait ».

« J'espère que vous n'êtes pas en train de romancer ce qui va se passer ».

« Ce n'est pas le cas. Je sais parfaitement à quoi m'attendre ».

Il ricane une nouvelle fois sans rien dire d'autre.

« Vous l'avez peut-être oublié mais je ne suis pas un adolescent. Je suis un homme adulte qui n'a strictement rien de commun avec les autres garçons que vous avez connus. Vous voilà avertie ».

« Je … Je n'ai pas ... ».

Il fronce les sourcils, : « Vous n'avez pas quoi Miss Granger ? Faites des phrases complètes voulez-vous ! »

« Je n'ai connu personne d'autre ».

Silence.

« Êtes-vous en train d'essayer de me dire qu'il n'y a eu personne d'autre après moi ? ».

« Oui, c'est bien ça ».

Comme si j'avais l'occasion de sortir avec beaucoup de garçons …

Bien sûr il y a eu Ron. Mais ça ne compte pas vraiment. Et puis, j'étais trop occupée par les cours pour perdre mon temps à courir après les garçons.

« Intéressant », répond-t-il avant de se relever subitement : « Suivez-moi ».

Ce que je fais sans me faire prier.

Sans m'en rendre compte, je me retrouve dans ses appartements privés.

Dans sa chambre à coucher pour être plus précise.

La nervosité et l'excitation me font trembler.

Il se tient debout derrière moi pendant que j'admire l'élégance des draps verts qui habillent son grand lit à baldaquins.

Je n'aurais jamais imaginé qu'un jour je mettrai les pieds dans la chambre du professeur Rogue.

« Miss Granger », dit-il tout doucement, « Déshabillez-vous s'il vous plaît ».

Pardon ?

Il ne compte pas me déshabiller lui-même ?

Très bien, je peux le faire après tout.

Je suis quand même un peu gênée parce que les lumières sont toujours allumées et je devine qu'il n'a pas du tout l'intention de les éteindre.

Je commence par m'attaquer à mon chemisier. Mes doigts tremblent tellement que je peine à le déboutonner. Une fois que j'y suis parvenu, je le laisse tomber au sol. Je me concentre ensuite à mon pantalon. Je dois avoir l'air ridicule à me débattre ainsi avec mes propres vêtements.

J'évite son regard, je tente de me dépêcher car je veux passer à la prochaine étape rapidement. Je suis sur le point de détacher mon soutien-gorge lorsque sa voix m'arrête :

« Laissez-le », avant d'ajouter : « Tournez-vous ».

Je fais ce qu'il me dit.

Je frisonne de la tête aux pieds.

Tout à coup, je sens sa présence derrière moi. Il se positionne tout contre moi. Je me demande si c'est normal d'être aussi exaltée que moi alors qu'il n'a même pas encore retiré ses vêtements ...

Ses mains touchent d'abord mes poignets avant de remonter lentement vers mes bras. Il agrippe ensuite mes épaules. Ses mains sont chaudes et douces.

Il commence à jouer avec les bretelles de mon soutien-gorge. Ses doigts passent en dessous d'elles et les font descendre lentement, très lentement. Je sens son souffle sur ma nuque.

Pourquoi fait-il ça ? C'est une véritable torture !

Enfin, il décroche mon soutien-gorge et le laisse tomber au sol. Et puis ses mains se retrouvent sur mes seins, ce qui m'arrache un gémissement. C'est encore bien meilleur que tout ce que j'avais pu imaginer dans mes rêves érotiques.

Il caresse gentiment mes seins. Ses doigts les pressent, les malaxent et effleurent mes tétons. Ma poitrine n'est pas très développée mais ça ne semble pas trop le déranger.

Mon Dieu, ses mains font des merveilles.

Je me penche en arrière contre lui et je suis certaine de l'avoir entendu sourire.

Ses mains quittent ma poitrine, effleurent mon ventre et finissent par descendre plus bas, bien plus bas. Je me crispe lorsque l'une de ses mains se glisse sous ma culotte.

Oh mon Dieu !

Mes jambes flagellent mais son autre bras posé sur ma taille me tient fermement contre lui.

Je me mords les lèvres pour essayer de garder le silence mais c'est difficile car ses doigts commencent à me titiller.

Oh mon Dieu !

Je lève les yeux au ciel, je dois sûrement donner un spectacle ridicule mais je m'en fiche.

Ses doigts se déplacent, lentement au début, mais ils finissent rapidement par accélérer le rythme. Je ne suis plus que gémissements tandis que mon corps bouge involontairement contre lui.

Jamais personne ne m'avait fait ça avant, et c'est incroyablement bon ! Bien sûr, il m'est déjà arrivé de me caresser plusieurs fois avant aujourd'hui mais jamais je n'avais ressenti ça.

Mon souffle devient saccadé et je me tortille contre lui en roulant des hanches. Le fait d'entendre son souffle lourd contre oreille me faire frissonner d'avantage. Je sens la naissance de quelque chose dans mon bas-ventre et ce mouvement ne cesse de s'accroître à mesure que mon corps se contracte et tremble. Ses doigts se déplacent beaucoup plus vite maintenant. Le plaisir qu'ils me procurent en est presque douloureux mais pour rien au monde je ne voudrais qu'ils arrêtent leurs mouvements. Oh non, jamais.

Mon corps se raidit, je ne peux même plus garder les yeux ouverts.

Je sens la vague de plaisir monter de plus en plus en moi.

« Oh mon Dieu ! ».

Mon plaisir explose et s'exprime par toute une série de gémissements et de murmures qui sortent de mes lèvres. Je suis épuisée, j'ai l'impression d'être une poupée désarticulée, heureusement qu'il me tient bien fermement par la taille.

Je suis incapable de formuler la moindre pensée. Ma poitrine monte et descends sous le coup de ma respiration encore erratique.

Je sens qu'il me déplace. Quand je trouve finalement la force d'ouvrir les yeux, je me rends compte que je me trouve sur son lit et que je suis totalement nue.

Mon corps est brûlant et je tremble encore.

Je ne le vois plus.

Il réapparaît finalement dans mon champ de vision. Il se rapproche du lit en me regardant fixement. Il ne porte plus aucun vêtement. J'aurais aimé avoir le temps de le détailler mais je suis encore trop étourdie pour le faire.

« Vous allez bien ? » me demande-t-il.

Je lui réponds en hochant la tête avec un sourire niais sur mon visage.

Il monte lentement sur le lit et s'allonge sur moi.

C'est agréable.

Je lève les yeux sur lui et nos regards se rencontrent.

« Je pense que vous n'avez pas eu d'orgasme lors de nos précédentes rencontres , je me trompe ? » .

« Je … Je ne sais pas », je suis à peine capable de parler. Pourquoi me pose-t-il ce genre de question maintenant ?

« Avez-vous ressenti ce que vous avez éprouvé il y a quelques instants ? ».

Je secoue la tête : « Non, je n'avais pas ressenti ça ».

Il semble satisfait : « Eh bien, nous allons faire en sorte de continuer sur cette lancée».

Je me contente simplement de le regarder.

Il approche son visage du mien. Il marque une longue pause avant de m'embrasser.

Je ne m'attendais pas à ça.

Il grogne et se presse d'avantage contre moi pendant que sa langue force ma bouche.

Il cesse de m'embrasser et j'en profite pour le regarder. Je ne peux que remarquer le regard vorace qu'il me lance.

Je lui lâche alors un : « J'en veux plus ! ».

Sans rien dire, il se redresse sur ses genoux et m'écarte les jambes.

Il me toise.

« S'il-vous-plaît !».

Je suis incapable d'attendre plus longtemps. J'essaie de bouger mais il me maintient fermement en place.

Il ricane. « C'est une vraie torture, n'est-ce pas ? Se retrouver sous le joug de quelqu'un sans pouvoir rien faire ».

Je gémis.

Il m'ignore et continue : « Je ne fais que vous rendre la monnaie de votre pièce. A votre avis, qu'est-ce que j'ai pu ressentir la dernière fois alors que vous-vous trouviez sur moi, si chaude, si étroite et pourtant si intouchable ?».

« Monsieur … ».

« J'essayais désespérément de briser votre sortilège. Je voulais vous retourner sur le lit et vous baiser jusqu'à ce que vous me suppliez d'arrêter ».

Ses mots ont un effet incroyable sur moi. Je ronronne et mon corps se convulse de lui-même.

J'ai besoin de lui. Maintenant. Et s'il ne fait rien pour me soulager je suis prête à lui lancer ce sortilège une nouvelle fois.

Il réduit l'espace qui nous sépare et je peux enfin sentir son sexe.

Il m'a l'air énorme.

Il laisse échapper un sifflement quand son membre commence à me pénétrer. Mon corps résiste légèrement avant de l'engloutir complètement.

Un faible halètement s'échappe de ma bouche grande ouverte.

Oh mon Dieu.

Je m'efforce de garder les yeux ouverts afin d'observer son visage.

Il respire fortement mais il parvient toujours à sourire et à me lancer : « Ça ne fait que commencer, sorcière ».

Ah bon ?!

Il pousse plus loin jusqu'à me remplir entièrement. Mes ongles s'enfoncent dans son dos à mesure qu'il me pilonne encore et encore avant de finalement marquer une pause.

Je tremble sous lui, tellement c'est trop intense.

Après quelques instants de répit, son sexe quitte le mien pour me pénétrer de nouveau. Mais cette fois, ses mouvements sont lents presque doux.

Je suis en train de perdre véritablement pied.

Il s'abaisse sur moi et fait passer ses mains sous mes épaules ce qui lui permet de m'étreindre

complètement. J'en profite pour presser mes lèvres contre les siennes. Il est surpris au début mais il réponds à mon baiser sans trop se faire prier.

Ses lèvres finissent cependant par quitter les miennes pour venir s'attarder sur ma gorge et sur mes épaules. Ce faisant, il ne cesse de me pilonner encore et encore.

Je réalise maintenant à quel point ça n'aurait jamais pu être comme ça avec Ron.

Non,vraiment jamais.

Mes yeux s'écarquillent quand d'un coup de hanche il accentue l'angle de sa pénétration.

Mes cris ne font alors que redoubler.

Il me regarde fixement avant de me demander : « Encore ? ».

« Oui, oui, oui ! », dis-je en secouant frénétiquement la tête.

Soudain, il se redresse et s'empare de mes jambes pour les poser sur ses épaules. Il se laisse ensuite tomber en avant sur ses mains ce qui écartèle d'avantage mon corps. Jamais je ne me serais crue aussi souple.

« Est-ce que ça réponds à vos attentes ? », me demande-t-il d'une voix rauque qui me donne encore plus chaud.

« C'est encore mieux », parvins-je à dire.

Il se contente de gémir alors qu'il se retire pour s'enfoncer de nouveau en moi. Mon corps l'accueille avec plaisir et je sens qu'il se contracte de plus en plus autour de lui.

Une minute plus tard, mes yeux roulent en arrière et je hurle sous son corps, crispée par le plaisir.

Je suis incapable de bouger. Ce qui est loin d'être son cas puisqu'il continue ses va-et-viens.

Ses mains s'emparent de mes seins, les malaxent et titillent mes tétons pendant que la cadence et la force de ses poussées s'intensifient.

Soudain, son corps se crispe et il explose en moi. Il laisse un gémissement de plaisir lui échapper quand il s'écroule sur moi. Il tremble. Je le serre fort contre moi en attendant que ses spasmes s'arrêtent.

Je suis couverte de sueur, tout comme lui.

Je peux sentir son cœur battre contre ma poitrine et après un long moment, il roule hors de moi et se met sur le dos.

Ma respiration revient à la normale.

C'était …

« Wow », dis-je.

« Satisfaite, miss Granger ? », demande-t-il encore essoufflé, « Est-ce que cela répond à votre soif de connaissance ? ».

Silence.

L'énormité de mon erreur me frappe de plein fouet. Comment ai-je pu croire que le faire une seule fois me permettrait de tourner la page ?

« Monsieur », je commence, « Peut-être … que nous pourrions le refaire quelques fois … juste pour être sûrs ».

Je tourne la tête pour le regarder et je remarque un sourire au coin de ses lèvres.

« J'étais sur le point de vous proposer la même chose, Miss Granger ».