On écrit beaucoup sur les aventures et les situations entre Tenth II et Rose dans l'univers parallèle. On les fait parfois rencontrer Tenth I ou bien Eleventh. Mais à aucun moment je n'ai lu la situation suivante : et si le Tardis, comprenant la douleur de la perte de tous ces anciens compagnons, offrait un cadeau à Tenth? Et si ce cadeau était… Rose II?

Localisation temporelle : immédiatement après la saison 4, sans tenir particulièrement compte des épisodes suivants

Spoilers : les moments clés entre Rose et le Docteur des saisons 1, 2 et 4

Public : beaucoup d'émotions et un contexte pas facile, alors 13 ans et plus (je mentionnerai si ça doit devenir autrement, mais à la hausse… ça ne deviendra pas tout public ^^)

Disclaimer : Le Docteur, le Tardis et Rose II (puisqu'elle est une version de Rose) ne m'appartiennent pas et je fais cela dans un but littéraire uniquement. Les premiers paragraphes sont directement inspirés du script de Russell T. Davis pour l'épisode Journey's End.

Bonne lecture (commentaires toujours appréciés).

0=0=0=0=0=0=0=0=0

Le Docteur se dépouilla de son veston humide sans regarder où il le jetait, sans se soucier de ses cheveux dégoulinants ou de ses souliers qui faisaient des scouics scouics déprimants.

Il leva les yeux vers le rotor du TARDIS et se mit à pousser les manettes, à activer les commandes et à tourner les manivelles sans le moindre enthousiasme. Il revit l'endroit à peine deux heures plus tôt alors qu'ils étaient tous là. Jack, Sarah Jane, Martha, Mickey, Jackie, Rose, Donna, son double qui avait la suprême récompense de l'univers en la personne de Rose. Et lui.

Ils sont partis chacun de leur côté, ils ont tous quelqu'un qui les attend, qui guette leur retour. Chacun a une vie bien à lui et des projets. Et Donna est veillée par Wilfred. Il les a déposés à Londres, à Cardiff ou en Norvège et ils se sont dit au revoir. Mais il ne reverra pas Rose et ne pourra jamais visiter Donna. Il s'en voulait pour elles. C'était sa faute si la merveilleuse Donna ne pouvait pas exister, sa faute si elle était condamnée à une vie médiocre et ordinaire alors qu'elle pouvait faire (et être!) tellement plus! Et Rose… Elle avait accompli l'impossible pour le retrouver et il l'avait renvoyée aussi sec chez elle avec une copie de lui-même, comme pour la faire taire. Elle ne saurait jamais à quel point il enviait son double. Il espérait qu'elle ne le devinerait jamais. Elle avait suffisamment souffert à cause de lui et elle était tellement, tellement pleine de compassion qu'elle pleurerait une douleur qui n'était pas la sienne.

Il était tout seul à présent. Encore une fois. Il inspira profondément, refusant un seul instant de croire que c'était pour empêcher une larme de glisser sur sa joue. Il fit le tour de la console. Le Tardis bourdonnait de sympathie, ayant vécu avec lui et chaque fois, cette perte douloureuse et cette sensation de vide. Le Docteur s'en était toujours remis. Avec le temps.

C'est ce qu'il avait : tout le temps du monde.

Et un Tardis.