Hi ! Voici le quatrième chapître de « Contre toute logique ». Je l' avais promis. Cela a mis du temps mais promesse tenue !

Je remercie à toutes celles et ceux qui ont lu cette fiction et m'ont encouragée à écrire la suite :

Je leur dédie ce chapitre !

Chapter 4 :

La chambre était silencieuse, ainsi que l'homme, en tenue de méditation, au centre de la pièce.

Son visage, lisse et sans expression, démontrait à quel point le Vulcain était parti dans sa transe et la chaleur élevée ne l' enlevait pas de son état si profond de réflexion.

Dans la coursive, derrière la porte de la chambre du first officer, Mac Coy faisait, sans cesse, des allers et retours. Il était partagé entre interrompre la transe méditative de Spock et le laisser faire.

Mais son visage trahissait son inquiétude pour le Vulcain car cette situation durait depuis trois jours et malgré le fait que son ami et capitaine Kirk ne fut toujours pas réveillé de son coma, le docteur ne craignait pour la santé de Spock.

La porte de l'appartement coulissa et un Vulcain stoïque se dressa devant le médecin. Spock releva un sourcil, en constatant l'agitation de son ami :

« -Monter la garde devant mes appartements est un acte inutile et contreproductif, argua-t-il de sa voix tranquille.

« -Je m'assurais que vous n'étiez pas mort, imbécile d'elfe au sang vert ! Répliqua Mac Coy, piqué au vif, Jim m'en aurait voulu si je voulais mourir de faim ! »

Au nom du capitaine, les deux officiers se turent. L'absence de Kirk se ressentait dans leur trio et leurs joutes verbales. C'était la jovialité proverbiale du jeune homme qui mettait un terme enjoué et amical à l'hostilité apparente de l'officier scientifique et du médeçin en chef de l'Enterprise !

D'un pas fluide mais décidé, les deux mains derrière son dos, Spock prit le chemin de l'infirmerie.

…..

Allongé sur le lit de l'infirmerie, James Tiberus Kirk, les traits pâles et fins, semblait comme la belle au bois dormant. Attendant qu'un doux prince le réveilla d'un baiser…

Spock l'observa une longue minute, notant les légères altérations du physique de son capitaine et apposant ses deux mains sur la tempe de Jim, il commença le rituel :

« -Mon esprit dans le vôtre et vôtre esprit dans le mien, murmura-t-il, dans un souffle, les yeux fermés et se concentrant. »

Mac Coy et Christine Chapel assistèrent à la scène, en silence et avec appréhension : leur capitaine n'allait-il pas rejeter, comme lors des tentatives ultérieures, la présence de Spock ?,

Spock vacilla sur ses deux pieds, se retenant à peine de tomber et frissonna, pris de malaise sous le paysage désertique se déroulant devant ses yeux : une plaine à perte de vue, verdoyante et des collines où l'herbe, riche et parfumée, ondoyait sous une brise printanière.

Spock fronça des sourcils, déconcerté et confronté à une situation inédite jusque là.

Il avait réussi à pénétrer dans l'esprit de Jim ! Et ce qu'il voyait n 'était autre que l 'Etat natal de son capitaine.

Tout paraissait accueillant et fidèle à l'image que James en avait fait : les fermes, les troupeaux de vaches qui y paissaient…

Pourtant, une chose dérangeait et criait à son esprit logique que l'ordre n' était pas respecté.

Un rire soudain et enjoué et une main douce et chaude se glissant dans la sienne tira l'officier scientifique de ses doutes et tira son attention sur le jeune garçon apparu à ses côtés.

« -Spock ! S'exclama l'enfant aux yeux noisettes si rieurs, Spock ! Vous êtes venus me libérer ! Je savais que vous y parviendrez ! J'avais foi en vous et je n'ai jamais douté de vous ! »

Ces phrases clamées avec la candeur et la ferveur de l'enfance confirma les doutes du Vulcain.

Ce dernier retira sa main du garçon et assena un vigoureux coup de poing sur le nez de l'enfant. Celui-ci, surpris et étourdis, leva des yeux à l'expression trahie mais Spock s'avança vers lui, les yeux lançant des éclaires de fureur froide.

« -Tu n'es pas Kirk, affirma-t-il, d'une voix glaciale. Où est le capitaine ? »

Un fin et lent sourire élargit les lèvres de l'enfant dont les traits se teintèrent de malice et de perversité.

A suivre.