voilà la suite de la fic, l'histoire se met en place petit à petit.. j'espère que ça vous plaira et merci merci pour les review ! :)

Chap 16

Le soir venait de tomber sur King's Landing. William attendait dans le noir, que Roxanne vienne le rejoindre sur le terrain d'entrainement de la Colline de Rhaenys.

Deux jours après leur combat, elle était venu frapper à sa porte, lui promettant de l'aider à s'améliorer au combat a l'épée, et ils avaient donc convenu d'un rendez vous quelques jours plus tard, sur le terrain le moins exposé de la capitale.

En son fort intérieur, le jeune homme était sur qu'elle ne viendrait pas, ou alors que c'était une mauvaise farce histoire de se venger.

Soudain, un poing le frappa à la tempe. Surprit le jeune homme s'effondra, une chape noire recouvrant sa confiance.

Il reprit ses esprits quelques instants plus tard. Roxanne le toisait, toute de noir vêtue, l'épée au fourreau.

« Déjà tu pourrais faire plus attention à la manière dont les gens mouvent autours de toi » lui lança t-elle.

Vexé, William se redressa. Se massant les tempes, et répondit à la jeune femme:

« Tu m'as eu par surprise »

« Un ennemi ne te préviendra pas avant de te porter le premier coup, alors sois tout le temps sur tes gardes ».

Et la leçon commença ainsi.

Jusque tard dans la nuit, la louve lui montra des mouvements, en faisant et refaisant. Leurs duels tournaient toujours en la faveur de la jeune femme, et bientôt le corps de William fut marqué de bleues et de coups.

Elle ne montrait aucune pitié, ne retenant aucuns mouvements, comme évacuant une colère cachée contre la cible que représentait le jeune homme.

A l'aube naissante, la jeune louve arrêta enfin son sanglant ballet. Épuisé, William Baratheon mit un genoux à terre, cherchant avec difficulté de l'air pour reprendre son souffle.

« Tu ferais mieux de retourner te coucher, avant que des gens nous voient. » dit elle en un souffle

Tout penaud, le garçon la remercia:

« Tu es une incroyable combattante, j'espère que tu en es bien consciente. Je ne te remercierai jamais assez pour ce que tu as fait pour moi. »

« Ce n'est rien, nous recommencerons deux soirs par semaine, jusqu'au début du tournoi. Après j'ai peur de ne plus avoir de temps à te consacrer, tu devras te débrouiller sans moi »

Et sur ces mots elle le quitta, le laissant seul, à genoux dans la poussière du terrain d'entrainement.

Chap 17

Stannis Baratheon observait les étoiles. Il faisait assez bon dehors, la fenêtre ouverte, accoudé à celle ci, il pensait. Son acte avait été des plus cruels, et au fond de lui, il le regrettait. La vision de Melisandre pouvait être fausse, jamais Dragonstone ne sombrerai, aucune fille de maison réputée ne l'attendrai. Et il se retrouverai véritablement seul. Heureusement, Davos, son fidèle conseiller l'épaulerai. Depuis de longues années ils se côtoyaient et jamais il n'eut l'idée de le récompenser pour sa fidélité et ses conseils avisés. La seule chose qu'il lui avait fait, fut de lui couper trois doigts, en guise de punition de son ancienne vie de contrebandier. Mais aucune récompense.. il pourrait le faire devenir Lord et lui offrir une parcelle de terre que Robert lui aurait donné.

Tout se mélangea dans sa tête. Épuisé, il décida d'aller se coucher. Après de longues heures d'attente, ne trouvant pas le sommeil, il se leva et partit vers la grande salle. Il fut surprit d'y trouver Melisandre, elle était au balcon, ses grands yeux rouges fixant l'océan et les vagues en contrebas qui se fracassaient contre les rochers.

Instinctivement, elle se tourna vers son roi lorsque celui ci fit intrusion dans la pièce. Le vent venant de la mer agitait les cheveux de le prêtresse, soufflant dans sa robe en dévoilant un corps que Stannis avait souvent désiré du vivant de sa femme.

Aujourd'hui, après l'acte inqualifiable qu'il avait dù commettre sur conseil de Melisandre, il ne savait quoi penser. Ces dernières s'entrechoquait dans sa tête tel un furieux maelstrom.

« Vous avez l'air troublé mon roi" lui glissa t- elle

« Selyse.. » chuchota t-il en détournant le regard devant la vision qui s'offrait à lui.

« Ne soyez pas troublé mon roi, vous avez agis pour le bien du royaume. Votre femme est parti rejoindre R'hllor dans un autre monde. Un homme de votre importance devrait pouvoir profiter de ce qui lui est offert de son vivant.. »

Le lendemain, un corbeau vint se poser à la roukerie, Maestre Cressen l'attrapa puis remarqua un message accroché à la patte de l'oiseau. Délicatement, le retira puis couru chercher Stannis. Il le trouva dehors, aux côtés de Davos :

« Mon seigneur ! Un corbeau vient d'arriver, il y a là un message pour vous » lui dit-il en lui tendant le papier. Stannis le prit puis le déplia rapidement. Après une brève lecture, il déclara :

« Mon frère Robert m'envoie ses condoléances et insiste pour que je vienne assister à son tournoi qui aura lieu dans deux semaines.. Il ne m'a jamais adressé la parole depuis que je suis sur cette île et voilà que maintenant, parce que je n'ai plus de femme, il me convoque et se décide enfin à me voir ! »

« Mon seigneur, commença Davos doucement, malgré cette attitude décevante, ce serait une occasion pour lui parler des terres que vous réclamez.. »

Stannis lui adressa un regard pétillant puis déclara

« Effectivement, c'est une très bonne idée que vous avez là mon cher Davos, préparez mes bagages, il faut que j'arrive le plus vite possible à Port Réal. Vous restez avec Melisandre à Dragonstone » « Mon seigneur je.. »

Sur ces mots, l'homme le laissa, essayant de comprendre cette décision. Puis, Davos eu un déclic, son refus envers Selyse s'était retourné contre lui.

« Bien mon seigneur » finit-il par avouer.

Chap 18

Le petit groupe détaché pour recevoir Stannis Baratheon l'attendait lui et son escorte devant la Vielle Porte. Le roi n'avait pas fait le déplacement, et ce groupe était composé de Renly, William, Littlefinger et quelques gardes.

La populace vaquait à son occupation, preuve que l'arrivée d'un des deux frères du roi ne revêtait pas une importance particulière dans la capitale.

Les deux Baratheon attendaient patiemment que le mouton noir de la famille fasse son apparition.

William se demandait pourquoi Littlefinger s'était dépêché à les rejoindre. Il ne connaissait pas particulièrement bien Stannis, et attendait à coté d'eux sans un mot, un grand sourire figé sur ses lèvres, probablement en train de penser à l'une de ses nombreuses blagues qui ne faisaient rire que lui.

Soudain, l'oriflamme des Baratheon apparue au loin. C'est ce que les trois hommes pensèrent d'abord, avant de voir que l'étendard en question n'était pas le cerf sur fond jaune de la famille royale, mais un étrange cœur en flamme sur un fond noir comme l'ébène.

William, malgré ces longs mois de leçon auprès des seigneurs Varys et Pycelle, ne connaissait pas ce blason, et en un regard vers son père et Baelish, il su que cette bannière leur était aussi inconnue.

En un clin d'œil, la petite troupe fut en émoi. Renly prit rapidement les choses en main.

« Soldat, formation triangle, derrière moi. Baelish vous restez ici. William à ma droite »

Les hommes se mirent en formation et c'est au trot que les chevaux avancèrent vers l'étrange compagnie qui se présentait à eux.

C'est à une centaine de pas que l'homme reconnu son frère. Ils ralentirent les chevaux pour se porter à sa hauteur.

« Stannis, mon très cher Stannis ! Bienvenue à King's Landing mon frère. Mais par tous les 7, que fais tu sous cette étrange bannière. Tu as eu de la chance que nous ne te chargions pas tout bonnement »

« Et voilà le noble et fier Renly Baratheon. C'est un plaisir de te revoir... mon frère. Je présume que c'est ton fils, William. J'ai entendu cette sordide histoire... Légitimer un bâtard ! Je n'aurais jamais imaginé cela venant de toi ! Et sache que ta pitoyable troupe ne m'aurait pas fait grand mal, je suis un fidèle de R'hollor maintenant ! Et que mon nouveau blason en soit témoin, je n'ai aucun compte a rendre à tes faux dieux. »

Le sourire de circonstance de Lord Renly fondit comme neige au soleil.

« J'imagine que tu es venu participer au tournoi. Ne te fais pas trop d'illusion, tu es un vieil homme maintenant, te faire botter les fesses par un jeunot ne remonterait pas ta côte de popularité ici »

Le seigneur de Dragonstone sourit:

« Je me fiche de ma popularité dans cette ville maudite Renly, et si tu crois que ton bâtard n'a ne serait ce qu'une chance contre moi, c'est avec plaisir que je lui ferais gouter le tranchant de mon épée »

« Mon fils ne participera pas au tournoi, j'ai d'autres projets pour lui. Mais je compte bien sur tous mes bannerets pour t'apprendre que ta place est là où elle l'a toujours été. Terré sur ton bout de roche à l'autre bout du monde, à jouer un rôle mineur comme tu l'as fais toute ta vie... mon frère »

La tension monta d'un cran entre les 3 hommes, et les lames auraient pu être dégainées sans l'interruption de Littlefinger, qui arriva au bon moment, son insupportable sourire toujours aux lèvres.

« Seigneur Stannis ! »

« Littlefinger, toujours en vie à ce que je vois. Je pensais que Stark vous avez ôté la tête dès son arrivée dans la capitale. » sourit l'homme

« Les gens changent mon bon sir, et la vie nous réserve parfois bien des surprises. Et quand quelqu'un s'en va, la vie peut être pleine d'opportunités nouvelles... »

C'est sur ces paroles énigmatiques que William et son père tournèrent brides, pour rentrer au galop vers le château, laissant aux bons soins de Petyr Baelish la tâche d'amener Stannis Baratheon jusqu'au roi.

Chap 19

Dans une ruelle proche du centre, Roxanne et sa septa Mordane discutaient. Tout en observant la foule qui s'agitait autour d'elle, la jeune femme lança convaincue :

« Je vais participer au tournoi » Intriguée par cette nouvelle, Mordane lui répondit d'une voix douce

« Mais voyons Roxanne, tu n'es pas chevalier, tu n'as pas le droit »

« Oh que si, je suis la fille d'Eddard Stark, gardien du Nord et Main du roi, tu vas voir, je vais réussir. Je vais participer à ce tournoi et je vais te le prouver ! » Elle couru vers le château, laissant sa septa bouche bée.

Le jeune femme se dirigea vers l'armurerie et discrètement, prit une cote de maille qui traînait ainsi qu'un heaume complètement fermé afin de cacher son visage. Au même moment, elle eu une pensée pour Arya lorsqu'elle avait volé la bourse du marchand.. elles n'étaient pas si différentes en fin de compte. En sortant, elle fit attention à ne pas se faire remarquer et couru à sa chambre.

Elle s'y enferma, posa les affaires sur son lit puis les inspecta. La cote de maille allait être un peu grande mais elle ferait l'affaire, quand au heaume, il était parfait, personne de la reconnaîtrait. Elle les enfila et se mit devant le miroir. Effectivement, elle n'était pas à son avantage dans cet accoutrement mais c'était la seule chose qui lui permettrait de participer au tournoi.

Fière de son idée, elle sortit, IceLight à la main et alla s'inscrire au tournoi.

Quand elle arriva dans la salle, quelques chevaliers, en file, attendaient leur tour. Roxanne reconnut Gregor Clegane, encore plus imposant et terrifiant que son frère, ainsi que Loras Tyrell, celui qui faisait craquer toutes les dames de la cour. Lorsque son tour arriva, elle prit son courage à deux mains et s'avança :

« Votre titre ? » demanda l'homme en face d'elle

« Chevalier » Tout en écrivant, il continua :

« Votre nom ? » Roxanne hésita un instant, puis prononça en articulant le mieux possible :

« Ulrich Von Lichtenstein » L'homme leva la tête et la regarda d'un air perplexe, puis après un bref silence, continua son interrogatoire :

«Vos origines ? »

« Dorne ! » Finit la jeune femme. L'homme eu un moment d'hésitation

« Très bien, vous êtes inscrit au tournoi » conclu t-il. Roxanne sortit de la salle, les mains tremblantes et se dirigea vers les écuries afin de sceller son cheval et de commencer les joutes.

Chap 20

Littlefinger escorta Stannis jusqu'à ses appartements, où il pourrait se reposer avant que le tournoi commence :

« Toutes mes condoléances pour votre femme mon seigneur » lança t-il

Stannis le regarda méfiant puis lui répondit sèchement :

« Êtes vous toujours aussi hypocrite avec les gens Lord Baelish ? Ou est ce parce que vous ne pouvez pas vous en empêcher ? »

« Oh je sais l'être avec les personnes importantes, lança t-il innocemment. Vous savez, il faut savoir s'armer et ruser dans cette ville. Cependant, je puis vous affirmer que votre séjour ici sera bénéfique, j'en suis certain. Lord Stannis » finit-il par dire en le saluant devant sa chambre.

Dans la grande salle, Ned attendait, il savait que Stannis venait d'arriver et hésitait à aller lui parler. Sa fille n'était pas au courant et elle serait contre cette décision. La marier, comme avait dit Baelish, serait avantageux pour la famille. Les Stark et Baratheon seraient enfin réunis, comme Robert l'avait tant souhaité auparavant. Stannis n'était peut être pas l'homme parfait mais c'était un homme droit, ce qui réconfortait Eddard.

Littlefinger arriva et passa en face de lui, soutenant son regard en lui adressant un sourire satisfait, l'homme savait que c'était le moment d'aller voir Stannis.

Il se lança maladroitement dans le couloir qui menait à ses appartements, encore hésitant. Tête baissée, regard fuyant, Ned n'était pas à l'aise pour ce genre de situation, quand le seigneur de Dragonstone apparut juste devant lui. Eddard déglutit, puis après l'avoir salué et questionné sur son voyage, commença :

« Stannis, j'aimerai vous parler d'une chose importante »

« Je vous écoute » répondit l'homme confiant

« Il se trouve que j'ai une fille, Roxanne. Elle est en âge de se marier et j'avais penser que nous pourrions rallier nos deux maisons »

« Continuez.. » fit Stannis intéressé

« Eh bien, si vous l'acceptez, je vous offre la main de ma fille. Je ne voudrais pas la marier à n'importe qui et vous semblez être la personne qui lui faut » broda Ned plus confiant.

Stannis pensa directement à la vision de Melisandre. Une maison réputée.. Les Stark avaient bonne réputation ! Elle avait dit vrai, il fallait qu'il l'a rencontre au plus vite. Hésitant un instant, il reprit :

« Amenez moi à elle je vous pris, j'aimerai la rencontrer »

Le gardien du Nord, heureux de voir que sa proposition avait été accepté, partit à la recherche de Roxanne, suivit de Stannis, qui impatient, le suivait de près.

Après moult allés retours dans le château et après avoir interrogé toutes les personnes sur son chemin, Eddard se retourna vers le seigneur de Dragonstone :

« Veuillez m'excuser Stannis, mais elle est introuvable. Dès que possible, je vous l'amène pendant le tournoi.. »

« Je joute » répondit l'homme déçu

« Alors je vous l'enverrai à Dragonstone, elle sera votre hôte »

Surprit par ce qu'il venait de dire, Ned ne dis plus un mot et laissa son interlocuteur répondre :

« Très bien Lord Stark, j'attendrai votre fille »

Puis il partit se dirigeant vers la salle du trône afin de parler à Robert

Chap 21

Un poste de prestige avait dit son père... William se trouvait derrière le roi Robert, sur l'estrade principale faisant face à la lice, à la gauche de Ser Barristan Selmy.

Les vapeurs d'alcool dégagées par le roi rendaient l'atmosphère tout juste respirable, mais au moins toutes personnes regardant le roi le verraient lui aussi, resplendissant dans son armure dorée, et la vue sur les joutes était dégagée.

Sandor Clegane fut le premier cavalier à arriver. Il portait une cape vert olive par dessus son armure d'acier terne. Cette cape, et son heaume à tête de chien étaient ses seuls ornements.

« Je pari cent dragon sur le Régicide ! » annonça bruyamment Baelish alors que Jaime Lannister entrait dans l'arène, chevauchant un élégant destrier blanc. Le cheval et son cavalier resplendissaient des pieds à la tête.

« Je prend le pari ! relança Renly, le limier avait un regard particulièrement affamé ce matin ! »

« Même les chiens mal luné savent qu'il y a mieux à faire que de mordre la main de ceux qui les nourrissent » répliqua Littlefinger.

Sandor Clegane abaissa sa visière et prit position. Ser Jaime envoya un baiser à une femme dans l'estrade, baissa sa propre visière, et prit position à l'autre bout de la lice.

Les deux combattants abaissèrent leurs lances.

L'estrade trembla lorsque les deux hommes se lancèrent au galops. Le limier chargeait penché en avant, sa lance extrêmement stable mais Jaime se mouva habilement avant l'impact.

Le coup de Clegane fut détourné par le bouclier d'or avec le blason de lion, tandis que celui de Lannister fit mouche. Le bois vola en éclats et le Limier chancela, se battant pour garder son équilibre. Un rugissement se fit entendre venant des tribunes populaires.

« Je me demande bien comment je vais pouvoir utiliser mon argent » Ironisa Littlefinger.

Le Limier réussit à rester en selle. Il tira brusquement sur les rênes de sa monture et pour se remettre en position pour la deuxième passe. Jaime Lannister se débarrassa de sa lance cassée et en saisi une neuve, plaisantant avec son écuyer. Le Limer repartit au galop alors que Lannister se précipitait à sa rencontre.

Cette fois ci, alors que Jaime essaya le même mouvement délicat, le Limer l'imita. Les deux lances explosèrent., et avant même que les copeaux aient touché le sol, le destrier de Jaime Lannister atteignait le bout de la lice, sans son cavalier alors que celui ci s'écrasait dans la poussière de l'arène.

Petyr Baelish fut le premier a réagir.

« Si quelqu'un sait qui va gagner la prochaine joute, qu'il me le dise avant que je ne me fasse plumer par Lord Renly ! »

« Quel dommage que Tyrion Lannister ne soit pas avec nous aujourd'hui, j'en aurais gagné le double » sourit le seigneur de Storm's End.

L'absence du frère de la reine n'était pas la seule absence remarquée aujourd'hui. William ne put s'empêcher de noter le siège vide près de Ned Stark et sa fille Arya..

L'atmosphère était bonne enfant, le roi semblait redevenir sobre et les combats étaient de très bonne qualité. William Baratheon se dit qu'il passerait en fait une excellente après midi après tout.

Les combats sur poursuivirent une grande partie de l'après midi. Stannis se défit après plusieurs tour de Boros Blount, un jeune homme d'environ l'âge de William, banneret de son père et connu sous le nom du Chevalier aux Fleurs, Loras Tyrell. Il avait réussi à battre avec une aisance peu commune Ser Meryn Trant alors qu'un chevalier inconnu de tous, au nom imprononçable ( était ce Yuri Van Lichtanof ?) se défaisait sans problème de Lancel Lannister.

L'après midi prit néanmoins une tournure plus macabre alors que Gregor Clegane, la Montagne qui Chevauche affrontait un banneret du Vâle, Sir Hugh.

En effet dès la première lance, et d'un simple mouvement d'épaule, Gregor Clegane envoya sa lance se figer dans la trachée du pauvre homme qui, s'effondrant de son cheval, ne pu être soigné et mourut ainsi étouffé par son propre sang.

Ainsi donc au soir du premier jour, les combattants se comptaient au nombre de 8. Le lendemain verrai s'affronter Stannis Baratheon à Sir Aerys Oakheart, le chevalier inconnu Ulrich Von Lichlobonchlaba ( « Ce nom a vraiment une consonance très particulière » s'excusa le héraut « Je n'arrive pas à le prononcer ») affronterait Sir Beric Dondarion, Loras Tyrell serait opposé à Sandor Clegane alors que le malheureux Edric Dayne, seigneur de Starfall et noble de Dorne serait opposé a Gregor Clegane.

La soirée se déroula sans accroche. Les combattants fatigués partirent se coucher tôt pendant que les autres profitaient longuement d'une soirée de beuverie, de rire et d'amitié.

William, l'esprit un peu embrumé par l'alcool qu'il avait ingurgité, nota que Roxanne ne se trouvait pas au banquet non plus.

Il s'approcha donc de sa jeune sœur, Arya, enclin à demander des nouvelles de la jeune femme.

Selon la fillette, Roxanne avait tenu le lit toute la journée, victime d'une mauvaise fièvre. Compatissant, il s'éloigna en se jurant de rendre une visite de courtoisie à celle qu'il aimait appeler: son amie

La nuit tomba, le jour se leva et bientôt la cour résonna du bruit des préparatifs pour ce qui devait être la dernière journée de joute du tournoi, journée qui verrait sacrer un nouveau champion.

Les tribunes se remplissaient petit à petit alors que William, fatigué, réprima un bâillement.

Une fois les tribunes remplies, le roi se leva pour ordonner le début des joutes de son air solennelle qu'on lui connaissait si bien:

« Commencez ce putain de tournoi avant que je me pisse dessus ! » Rugit il.

Stannis s'avança, salua son frère le roi pour se placer à un bout de la lice. Il était habillé d'une simple cote de maille bardée d'un cœur brulant, d'un écu et d'un simple heaume de métal gris. Il avait toujours été l'emblème de la simplicité, un homme droit, mais de goût simple, extrêmement respectueux de son honneur et des lois.

En face de lui vint se placer Sir Aerys Oakheart, resplendissant dans son armure dorée, sa cape blanche ceinte à son dos. Après un dernier salue au roi, les deux hommes lancèrent leurs étalons à pleine vitesse.

Les deux premières charges virent deux lances brisées, une de chaque côté, mais les deux hommes tenaient bon sur leurs destriers.

A la troisième charge, la lance de Sir Aerys vint se placer juste au niveau du menton du seigneur de Dragonstone, lui arrachant le heaume. Stoïque, Stannis resta accrocher au cheval, et réussit à arriver indemne au bout de la lice.

La foule était en délire, le prochain coup s'annonçait palpitant, et de plus, Baratheon allait risquer la mort, un coup mal placé pour l'estropier gravement, ou pire, lui arracher la tête !

Les deux hommes se firent face, lances couchées, et lâchèrent leurs chevaux au galop. Le choc était imminent. William voyait bien que Sir Oakheart cherchait la tête de son oncle du bout de sa lance.

D'un mouvement habile, Stannis se pencha sur le coté, balança le bras en avant pour envoyer sa lance frapper le cheval d' Aerys entre les deux yeux.

La boîte crânienne de la pauvre bête céda, et dans un râle le cheval s'effondra, cessant sa course folle d'un coup bref.

Le chevalier passa par dessus la selle, faisant un vol plané époustouflant avant de s'écrouler tête la première quelques dizaines de pas plus loin.

Un silence de mort se fit dans l'arène, Stannis Baratheon avait gagné. Petit à petit le silence s'éteint, faisant place à un tonnerre d'applaudissements.

Stannis se tourna alors vers son frère le roi:

« Si je gagne, mon frère, tu me devra des comptes. Et je compte bien gagner ! »

Il se retira de la lice, laissant le roi à ses pensées alors que les nouveaux combattants pénétraient dans l'arène.

L'étranger chevalier ( surnom dument gagner et particulièrement apprécié par les hérauts ) et le seigneur Dondarion firent leur apparition.

Toujours face cachée sous son heaume, Sir Ulrich fit une brève salutation avant de se placer à l'extrémité nord de la lice. Beric Dondarion était un seigneur très apprécié dans la capitale. C'était un homme dans la force de l'âge, une épaisse chevelure blonde encadrant un visage peut marqué par les batailles.

Il salua, et la foule éclata en applaudissements alors que son héros se plaçait à l'autre extrémité de la lice.

Abaissant sa visière, Dondarion fut le plus prompt à lancer son pur sang au galop. Une seconde plus tard, son adversaire éperonnait sa monture pour répondre au défi lancé par le seigneur. Les deux lances étaient droites, les chevaux rapides lorsque l'impact se produit.

Peu de gens avaient assez de connaissance en joute, et d'œil pour se rendre compte de ce qui se passa en un si court laps de temps. Les deux cavaliers rejoignaient l'extrémité opposé de la lice, apparemment indemne.

Soudain, le seigneur Dondarion s'effondra. Instinctivement, tous les spectateurs se levèrent alors que les soigneurs se précipitaient à son secours.

Et c'est quand leurs mains expertes le retournèrent que le mystère fut levé.

Le choc avait enfoncé le heaume de Beric profondément dans son visage, plus particulièrement au niveau de l'œil droit. C'est avec précaution que les soigneurs retirèrent le casque, et l'horreur de la vérité frappa alors le public.

Sous l'impact du choc, l'œil droit de Dondarion avait explosé, laissant à la place des beaux yeux bleu qui faisait jusqu'à cet instant chavirer le cœur des femmes une bouillie informe reposant dans l'orbite.

Une civière fut amener alors que le pauvre homme était amené vers le château.

C'est alors que les regards se tournèrent vers l'innocent bourreau, qui d'un geste malheureux s'était attiré l'hystérie de la foule. Il allait à présent affronter Stannis Baratheon au prochain tour. Ulrich Von Lichtenstein fit tourner bride à son cheval, alors que le Chevalier aux Fleurs et le Limier prenaient place pour le prochain combat.

Chap 22

Roxanne, accablée couru derrière les estrades, s'agenouilla et enleva son heaume à l'abri des regards. Elle prit son visage dans ses mains et pleura. La jeune femme choquée par le coup qu'elle avait administré à son adversaire n'en revenait pas. Elle ne pensait pas donner à son geste autant de violence et blesser grièvement Dondarrion.

Pleine de remords, elle essuya les quelques larmes qui avaient coulé le long de sa joue, remit son heaume et partit. Là, elle se dirigea vers le château, traversant la place des festivités. Elle voulait rendre visite à son adversaire afin de s'excuser. La tête rivée vers le sol, elle marcha d'un pas vif quand une main se posa sur elle, l'arrêtant net. Elle se retourna rapidement dù à l'effet de surprise et vit Baelish lui souriant. L'homme parut amusé puis d'un air espiègle, lui dit :

« Quel joli coup vous lui avez porté ! Un homme de cette envergure ne tombe pas si facilement et je peux vous assurer qu'il en faut dans le pantalon pour le faire chuter » Roxanne ne répondit pas et baissa la tête de peur que l'homme la reconnaisse malgré son heaume. Il continua sur un ton narquois et lui chuchota à l'oreille

« Vous me rappelez quelqu'un que j'ai vu s'entraîner il y a peu de temps»

Puis il partit d'un air assuré, laissa la jeune femme dans le doute. Si il l'avait reconnu, il pourrait la dénoncer et ce serait une catastrophe. Son père perdrait confiance en elle et son honneur serait bafoué. Elle revint alors sur sa décision et repartit vers les tribunes afin d'assister à la joute suivante. Elle arriva à temps pour voir le Limier tomber de son cheval et mordre la poussière face à Loras Tyrell. L'heure de son prochain combat approchait.

Chap 23

Stannis Baratheon assit dans sa tente, fixait le sol d'un air frustré. Déçu et anxieux, il pensait à la fille Stark qu'il n'avait pas pu rencontrer et à son prochain combat. La peur de perdre devant tout Port Réal ainsi que ses deux frères le hantait. Il ne supportait pas l'idée de se faire rabaisser et de voir meilleur que lui. Il pensait à l'avenir de son peuple, l'incertitude l'envahit. Et s'il n'arrivait pas à redresser Dragonstone, s'il n'avait jamais d'héritier. Son honneur en prendrait un coup, tout comme sa fierté. La tête pleine de doutes, il se leva et marcha de long en large dans sa tente, essayant de penser à autres choses. Il sortit et se dirigea vers les tribunes. Sa main le torturait, il n'avait pas l'habitude de tenir une lance et en enlevant son gant, il pouvait voir de grosses cloques apparaître sur sa paume.

Il prit place dans les tribunes et observa la foule en délire. Son regard aira de droite à gauche afin de trouver la fille Stark, même s'il ne l'avait jamais vu. Il repartit à sa tente, le pas nonchalant, se versa un verre de vin, le but d'une traite et mit son heaume. Il prit une grande respiration et entendit les trompettes sonner, annonçant le début de son duel. Il s'y rendit dans l'espoir d'une victoire. L'heure de son combat approchait.

Chap 24

Les deux derniers combats de cette manche s'étaient déroulés rapidement, Loras Tyrell se débarrassant de Sandor Clegane, alors que la Montagne n'avait fait qu'une bouchée du pauvre banneret de Dorne.

Dans quelques instant, le prochain tour allait commencer. Le soleil pointait haut dans le ciel.

Les deux dernières joutes allaient voir s'affronter Stannis Baratheon à l'inconnu Von Lichtenstein et le jeune Loras Tyrell affronterait dans un deuxième temps Gregor Clegane dans un combat qui s'annonçait titanesque.

Alors que les hérauts sonnaient les trompettes annonçant le début du premier combat, les deux adversaires se présentèrent à chaque bout de la lice.

Chacun des homme jouissaient d'une faible renommée dans la capitale, mais la façon brutale dont ils avaient tout deux fini leurs derniers combats avait attisé la curiosité des spectateurs.

Les deux hommes paraissaient anxieux, leurs chevaux raclaient nerveusement le sol.

Au signal, Stannis éperonna son cheval, le lançant dans un cri à la charge de son adversaire. Le chevalier inconnu fut vif à répondre et d'un coup sec des talons envoya son cheval au galop.

La tension régnant dans l'air était forte, et c'est dans un soupir de déception que la foule vit les deux premier assauts se finir sans lances brisées.

La troisième charge vit la lance du seigneur de Dragonstone fracasser dans un grand choc le bouclier d'Ulrich.

L'électricité dans l'air atteint son paroxysme. Sans protections, le prochain coup pourrait être fatal pour le chevalier inconnu.

Alors que les deux adversaires resserraient leur prise sur les rennes, il jetèrent avec violence leur cheval à la charge.

William ne pouvait quitter des yeux la beauté du spectacle qui s'offrait à lui.

D'un fin jeté d'épaule, Ulrich Von Lichtenstein pointa sa lance vers le bas, et alors que les chevaux se croisaient, prit soin d'éviter la lance de Stannis avec souplesse et frappa.

La pointe de la lance se figea sous le ménisque de l'étalon, le stoppant net dans son élan. Le membre de la bête se tordit, le sang gicla alors que Baratheon luttait pour ne pas glisser de la selle, la violence du choc l'ayant fait sortir des étriers.

Alors que son adversaire atteignait sans encombre le bout le la lice, l'oncle de William rejeta la tête en arrière et hurla. Se délaissant de sa lance avec violence, il sorti son épée du fourreau en hurlant sur la pauvre bête blessé.

La frappant du plat de son épée, il vociférait :

« Avance sale bête, avance pour ton dernier combat ! Avance ! »

Frappant la bête sans relâche, il lui fit tourner bride malgré les hennissements de protestation.

Faisant enfin face à son adversaire, il pointa son épée vers son adversaire:

« Je n'ai pas peur de toi ! Je n'ai peur de personne ! Je suis Stannis Baratheon, seigneur de Dragonstone, protégé de R'hllor et son représentant sur cette terre ! Charge si tu es un homme, chevauche vers ton destin que les pauvres fous ici présents voient de quelle manière je traite mes adversaires, des plus faibles au plus puissants. Avance et goûte ici au mortel tranchant de Illumination. Que R'hllor guide mon bras, et me guide aujourd'hui vers la victoire et les honneurs qui sont miens ! ».

Le silence tomba sur l'arène, comme une chape de plomb. Après de telles paroles, Ulrich n'avait pas le choix, et sans lance ni monture en état, Stannis n'avait aucune chance.

Sans un bruit, le chevalier lança sa bête au galop. Dans les tribunes, tout le monde se leva de son siège. L'impact était imminent.

La lance était pointée vers le torse de Baratheon, qui attendait, l'épée dans une main, que son destin s'accomplisse.

Lorsque l'arme fut à une coudée de son torse, Stannis, dans un mugissement, la déviât avec une force qui n'avait rien d'humaine et du tranchant de son épée, envoya Illumination déchirer les mailles de son adversaire de la clavicule à l'épaule.

Dans un râle, Sir Ulrich Von Lichtenstein s'effondra de son cheval, heurtant avec violence le sol de la lice.

Le silence régna pendant quelques instants avant que la foule ne scande le nom du vainqueur. Alors celui ci pointa son épée ensanglantée vers la tribune royale et, comme envahie d'une chaleur mystique, déclara d'un ton puissant, audible de tous :

« Méfie toi mon frère, car la nuit est sombre, et pleine de terreurs ».

Sur ses paroles énigmatiques, comme chargées de menace, Stannis Baratheon, auréolé de gloire et savourant cet instant précieux, se dirigea calmement vers sa tente.

Chap 25

William n'en revenait pas. Le tour de force que venait de réalisé son oncle était impressionnant, et tous les paris donnèrent rapidement Stannis vainqueur du tournoi, lui et son faux dieu d'apparence si puissante.

Alors que la foule reprenait lentement son calme, et que Sir Ulrich était sorti pour se faire soigner, les deux prochains guerriers pénétrèrent dans l'arène.

L'étalon de Gregor hennissait et piaffait d'impatience, secouant sa tête. La Montagne donna un coup de pied à la bête de sa botte ferrée. Le cheval cabra et faillit l'envoyer au tapis.

Le Chevalier aux Fleurs salua le roi, chevaucha jusqu'à l'extrémité de la lice et, prêt, coucha sa lance. Ser Gregor amena son destrier jusqu'à la ligne, tirant fort sur les rennes. Et soudain, le combat commença. Le cheval de la Montagne partit au galop, tirant sauvagement sur les rennes de son cavalier, alors que la jument de Loras chargea, la tête digne et le port altier.

Ser Gregor mit son bouclier en position, jonglant avec sa lance tout en essayant de maintenir la course de son étalon en ligne de droite, quand soudain le jeune Tyrell fut sur lui, plaçant la pointe de sa lance juste où il fallait, et en un clin d'œil la Montagne s'effondra. Il était si imposant qu'il entraina son cheval dans sa chute dans un mélange de chair et d'acier.

William entendit des applaudissements, des encouragements, des sifflets, des exclamations choquées, excitées, des murmures, et derrière lui, le rire rauque du Limier alors que Loras atteignait le bout de la lice.

Sa lance n'était même pas cassée. Son armure étincelait au soleil alors qu'il relevait sa visière, souriant. Le peuple explosa en applaudissements.

Au milieu de l'arène, Ser Gregor se remettait péniblement sur ses pieds, comme fou. Il rejeta son heaume par terre.

« Mon épée, qu'on m'apporte mon épée ! » hurla t-il à ses écuyers, et un jeune garçon lui apporta.

A cet instant, l'étalon venait juste de se remettre sur pied lui aussi.

Gregor Clegane tua le cheval d'un simple coup d'une telle férocité qu'il découpa presque entièrement le coup du pauvre animal. L'étalon tomba à genoux, agonisant lentement. Les applaudissements devinrent cris en une seconde. Gregor se dirigea férocement vers Sir Loras Tyrell, son épée sanglante au poing.

« Que quelqu'un l'arrête ! » Cri la Main du Roi, Eddard Stark., mais ses mots furent perdu dans un rugissement. Tout le monde criait autour d'eux.

Tout se passa très vite le Chevalier aux Fleurs hurla pour sa propre épée alors que Sir Gregor repoussait son écuyer et se saisissait des rennes de la jument. L'animal se débattit, comme affolé par l'odeur du sang. Loral Tyrell faillit être désarçonné mais resta en selle. La montagne balança son épée, une terrible arme à deux mains qui atteint le jeune homme en plein torse et le fit s'écraser sur le sol. La jument s'enfuit de panique alors que Sir Loras gisait assommé.

Mais alors que Gregor levait son épée pour le coup fatal, une voix terrible se fit entendre.

« Laisse le tranquille !» rugit elle alors que Sandor Clegane percutait de plein fouet son frère pour l'éloigner du jeune chevalier.

La Montagne pivota sans un mot, comme une furie, jetant son épée dans un arc de cercle mortel, mais le Limier para aisément le coup, et pendant ce qui sembla être une éternité les deux frères s'affrontèrent. Le pauvre Sir Loras était ramené en sécurité. Trois fois William vit Ser Gregor porter des coups sauvages au casque de son frère, mais pas une fois celui ci ne parvint à toucher la tête nue de la Montagne.

Ce fut la voix du roi qui fit cesser le combat... sa voix et quelques vingt soldats de la garde :

« CESSEZ CETTE FOLIE, AU NOM DU ROI! » tempêta t-il.

Le Limier se mit à genoux. Le dernier coup de Gregor se perdit dans les airs, et enfin revint il à la raison. Il jeta son épée au sol et fixa le roi, entouré par sa garde personnelle.

Sans un mot, la Montagne se retourna et parti, passant près de Sir Barristan Selmy, qui lança un coup d'œil au Roi.

« Laissez le partir » prévint Robert, et ainsi, tout fut fini.

Le tournoi était terminé, et tout le monde s'attendait à voir Sir Loras couronné vainqueur par le roi, mais un instant plus tard, Loras Tyrell revint dans l'arène, vêtu simplement des couleurs de sa maison, et dit à Sandor Clegane:

« Je vous dois la vie chevalier. La finale est votre »

« Je ne suis pas chevalier » répondit le Limier, mais la victoire fut sienne; ainsi que le droit d'affronter Stannis Baratheon en duel pour la finale.

Le peuple, semblant l'apprécier pour la première fois, l'applaudirent alors qu'il quittait la lice pour retourner à sa tente, pour un cour repos avant d'affronter son dernier adversaire.

L'attente fut de courte durée, et rapidement les deux adversaires se firent face à chaque bout de la lice.

Les spectateurs n'en pouvaient plus. Chacun des deux hommes s'étaient fait un nombre considérable de supporters et des tonnerres d'applaudissements, de cris et de sifflets résonnaient dans l'arène.

Après un bref salue au roi, celui ci fit un bref discours pour annoncer la fin imminente du tournoi, félicita les deux adversaires et enfin déclara le combat ouvert.

Dans un même élan, les deux hommes se lancèrent à la charge, dans un tumulte terrible, le regard enragé, une envie de triomphe décuplant leur force ainsi que leur courage.

Au grand déplaisir de la foule, les deux premiers assauts se finirent sans dommages. Mais la suite allé rapidement en faire un des combats les plus épiques auxquels le peuple de King's Landing n'eurent jamais assisté.

Les deux adversaires se lancèrent dans une troisième charge féroce, les lance bien couchées et déterminés à en finir rapidement.

Sous l'impact du choc, alors que chacun des deux hommes avaient réussi à frapper son ennemi en plein thorax, les cavaliers furent propulsés hors de leurs étriers, jaillirent de leurs selles pour s'effondrer dans un même geste dans la poussière.

Un tel cas ne s'était pas présenté dans un tournoi depuis de nombreuses années, et c'est pourquoi tous les regards se tournèrent alors vers le roi, qui se leva.

L'incertitude s'afficha quelques instants dans son regard, mais rapidement il annonça d'une voix forte:

« Que les deux jouteurs empoignent leurs épées, et sera déclaré gagnant celui qui amènera son adversaire au forfait, ou l'assommera et ainsi mettra fin au combat. »

Un rugissement de plaisir se fit entendre des gradins, la foule appréciant cet ultime rebondissement alors que Stannis Baratheon et Sandor Clegane empoignaient leurs épées.

Dans un cris barbare les deux hommes se jetèrent l'un sur l'autre. Les épées s'entrechoquèrent, ils se fixèrent du regard avec une rage dans nom.
Le combat s'éternisa alors qu'aucun des deux hommes ne semblaient capable de prendre le dessus sur son adversaire.

De rage comme de dépit, Stannis martelait la lame de son adversaire en hurlant:

« Rends toi, tu ne fais pas le poids ! » .

Le limier restait stoïque , confiant en ses talent de bretteur et peut être aussi un peu éméché. C'est alors que Stannis commit l'irréparable. Son bras se fit plus lourd, son geste plus hésitant et c'est alors que Clegane en profita pour lui administrer un coup violent d'estoc, qui arracha la lame de son adversaire. D'une main lourde, il le saisit par le col et d'un geste d'épée, lui martela le visage de coups.

Sous la violence des impacts, le nez céda d'abord, puis une arcade. Et alors que le sang coulait, l'homme s'effondra comme une poupée de chiffon, et glissa lentement sur le sol.

A nouveaux le silence se fit sur l'estrade, quant la foule éclata en applaudissements. Stannis Baratheon fut rapidement évacué vers la tente de soin, alors que Sandor Clegane prenait son prix et d'un pas hésitant parti, comme si de rien n'était, vers le château.

William retourna dans sa chambre afin de se préparer pour le gros festin du soir.