Ne sont publiés ici que les derniers chapitres de la traduction de Lilouand qui j'espère les rattachera prochainement à sa publication. Je les avais d'abord traduits pour l'aider mais sans nouvelles depuis pratiquement sa dernière publication je me suis décidée à les partager.

Je remercie Space Bound Rocket pour son soutien ainsi que Ptitewam pour ses corrections et bien sûr une pensée pour Lilouand, j'espère simplement qu'elle va bien.

LyraParleOr

La traduction de Lilouand : s/6267403/1/Il-va-y-avoir-du-sang

La fic originale appartient à JohnnyBoy7 : s/6116028/1/There-Will-Be-Blood

Chapitre 42 :

The Races

Les Courses

EDWARD POV

"Man is the only animal that deals in that atrocity of atrocities, War. He is the only one that gathers his brethren about him and goes forth in cold blood and calm pulse to exterminate his kind."-Mark Twain

All things Twilight related belong to Stephanie Meyer


J'étais assis en face de Bella à la table du petit déjeuner, la regardant se mâchouiller la lèvre inférieure.

J'étais à ce moment-là à blablater à ce premier petit-déjeuner en famille depuis ce qui devait faire des années. Je ne pouvais me rappeler la dernière fois où j'avais eu du pain perdu fait par ma mère, mais la venue de mes grands-parents nous avait tous réunis. Bien sûr, c'était une zone de guerre ici dernièrement avec Cici et Nicola essayant chacun de surpasser l'autre, mais au moins personne n'était encore mort.

Actuellement, j'essayais de comprendre ce que diable il se passait avec Bella. Elle semblait toujours pensive. Je savais que quelque chose clochait, mais je n'avais pas eu la chance encore de la questionner en privé. Elle disait qu'elle était soucieuse à propos des examens, alors j'avais pris ça comme explication à pourquoi elle semblait tant être ailleurs.

Je souhaitais pouvoir lire dans les pensées de Bella car j'étais sûr qu'il y avait beaucoup de choses qui tournaient là-dedans. Qu'est-ce qu'elle ne me disait pas? Je n'étais pas stupide et je savais qu'elle cachait quelque chose. Je ne voulais pas la pousser; je pensais qu'elle avait besoin de réfléchir à tout ce qui se passait. Il valait mieux qu'elle vienne à moi mais si elle était en danger, je ne supporterais pas ne pas savoir. Je voulais lui laisser encore un jour avant de lui demander une explication.

"Hé, gamin. Est-ce que tu m'écoutes?" Nicola me mit une claque à l'arrière de la tête.

"Ouais, qu'est-ce que tu veux?" J'étais ramené aux chamailleries autour de la table.

Avant qu'il ne puisse parler, Cici intervint du bout de la table. «Ne frappe pas mon petit-fils, bâtard. Présente tes excuses."

"Je ne m'excuse pas et je fais ce que je veux. Il est aussi mon petit-fils."

"Tu devrais être en train de pourrir en prison quelque part."

"Je te hais."

"Allez, allez. On reprend son souffle." Je désamorçai la situation. Chacun était à sa conversation me laissant m'arranger avec les deux vieux schnocks.

"Va te saouler à en mourir," claqua Nicola.

"Chéri, je sucerais l'alcool d'un déodorant en stick pour être loin de toi." Cici se détourna de nous et se remit à parler avec Alice.

"Pourquoi crées-tu toujours des problèmes?" Demandai-je à mon grand-père.

"Je ne sais pas de quoi tu parles." Il but une gorgée de son café.

"Envoie-toi en l'air avec elle et épargne-nous tout ce cinéma."

Il souleva un sourcil comme s'il envisageait cette idée, mais il ne dit rien.

"De quoi parlais-tu avant?" Demandai-je, essayant de revenir au sujet.

"Oh, je disais que j'amenais tout le monde aux courses cet après-midi."

"Vraiment, les courses hippiques? Nous n'avons pas fait ça depuis longtemps."

"Ça me manque. La seule chose sur laquelle nous devons parier en Sicile, c'est quelle prostituée va mourir la première d'une maladie vénérienne."

"Tu donnes l'impression de vivre dans l'ancienne Italie. Tu sais qu'il n'en n'est rien."

"Qu'en sais-tu? La dernière fois que tu as été là-bas, je pouvais marcher." Il frappa ses jambes aujourd'hui obsolètes. "Je déteste ce fauteuil. Il me condamne au putain de rez-de-chaussée."

"J'y étais l'année dernière, ou ta mémoire ne remonte pas aussi loin? Et tu n'as pas besoin d'aller ailleurs qu'aux toilettes et devant la télé."

"Ta gueule," ricana-t-il en finissant son café. "Quoi qu'il en soit, avant de partir d'ici deux ou trois jours, je voulais nous sortir."

"Je dois partir dans quelques heures." Je vérifiai ma montre.

"Tu es encore après les gamins d'Aro?"

"Ouais, je les ai traqués jusque dans une bâtisse à l'écart dans le Maine. Nous allons aller les cueillir ce soir. Je viens d'apprendre qu'ils ont quitté Boston hier. Il sont en fuite."

"Maine, hein? Pour vous les jeunes aujourd'hui c'est tellement facile. Quand j'avais ton âge, je devais vraiment faire un travail physique pour tuer les gens."

"N'allons pas dans cette voie encore une fois. Je n'ai pas de temps pour revivre les jours de gloire avec toi."

"Je dis juste comment c'était."

"C'est pourquoi personne ne t'aime. Tu ne peux jamais être content pour quelqu'un d'autre."

"Fichue situation. Je suis un homme recherché dans quinze états, dont celui-ci, et mes ennemis l'emportent de loin sur mes amis. J'attends juste que quelqu'un me mette une balle dans le corps."

"Il nous tarde à tous cela," dit Cici et elle inclina son verre de Martini dans sa direction.

"Je ne peux pas te supporter," répondit-il ostensiblement, "Va étouffer un autre connard et meurs."

"Va changer ta poche de colostomie, vieux con."

Ils continuèrent à se disputer et je me glissai hors de mon siège, contournant la table pour aller m'assoir dans celui à côté de Bella qui était occupé par Alec. Je le poussai et il grogna tout en allant à une autre chaise.

"De quoi parlent-ils?" Demandai-je à Bella.

"Ils essaient de savoir si Alec est gay ou pas." Elle haussa les épaules.

"Je ne suis pas gay," soutint-il.

"Voici un test." Réfléchit Emmett. "Bon, il y a un pénis et un vagin dans une maison. Et elle est en feu. Lequel sauves-tu?"

"Je vous déteste tous." Il mangea le bacon dans son assiette. "J'ai passé toutes les vacances avec Jane et vous me demandez si je suis gay?"

Jasper et Emmett prenaient vraiment plaisir à leurs taquineries. J'étais plus soucieux à cause de Bella.

"Qu'est-ce qu'il se passe?" Lui demandai-je.

"Rien," sourit-elle. Ce n'était pas un vrai sourire. "Je suis simplement triste que tu partes ce soir."

"Je serai de retour demain."

"Je sais." Elle prit ma main sous la table. "Tu vas encore me manquer cependant."

"Est-ce que tu vas bien? Tu as été silencieuse ces derniers jours."

"J'essaie de rester concentrée sur les partiels." Elle mentait; je peux vous le dire.

"Bien, aujourd'hui tu vas faire un break. Nous allons aller aux courses."

"Aux courses?"

"Des courses de chevaux, en dehors de la ville. Nicola va nous y emmener."

"Ne devrait-il pas rester dedans? La police n'est-elle pas à ses trousses?"

"Ils sont après lui depuis les années soixante-dix. Un jour à l'air libre ne va pas les rapprocher de leur but."

"Vous êtes tellement audacieux, les gars."

"Nous essayons. Te sens-tu en forme pour sortir? Es-tu toujours malade?"

"Je vais très bien. Arrête de t'inquiéter pour moi."

"Très bien."

"Quand pars-tu?" demanda-t-elle et elle prit un petit morceau de toast.

"Ce soir."

"Et où vas-tu encore?"

"Tu n'as pas besoin de savoir tout ça. Il te suffit de savoir que je serai de retour demain matin et je vais m'occuper de tout. Tu n'as pas à t'inquiéter."

Bella hocha la tête. "Sois prudent. Je ne veux même pas que tu me dises ce que tu t'apprêtes à faire."

"Je ne l'avais pas prévu."

Nous finîmes le petit-déjeuner et ensuite Nicola annonça que nous allions tous être dehors pour la journée. Il y eut un mouvement de protestations à la table. Cici voulait rester dedans et boire, Emmett et Jasper voulaient jouer à un jeu de Xbox et Esmé était d'humeur à cuisiner encore.

Nicola s'emballa alors sur 'la mort des valeurs familiales'. Je restai simplement assis en retrait et en dehors de tout ça. Je m'en fichais un peu car je partais en avion privé pour le Maine à sept heures ce soir. Alec, Emmett et Jasper étaient supposés venir avec moi mais s'ils n'étaient pas prêts alors je ne pourrais certainement pas gérer ça tout seul. Mais avant tout ça, je devais passer du temps en famille.

Carlisle devenait de plus en plus inquiet sur le fait d'avoir son grand-père dehors en public. Tout d'abord, Nicola était un homme dangereux – pire que n'importe lequel d'entre nous – et le moindre truc pouvait déclencher sa colère. Bien sûr, il savait dissimuler le monstre à l'intérieur, mais il était toujours là. Deuxièmement, mon arrière-grand-père, comme il l'avait dit, était recherché dans un tas d'états. Les Fédéraux ici l'ont filé depuis qu'il est parti il y a des décennies, et la seule raison pour laquelle il lui était permis de voyager c'était grâce à ses 'leurres'. Des hommes employés par lui qui lui ressemblaient exactement. C'étaient des acteurs, mais ils ont joué leurs rôles pendant des années. S'il fallait en croire n'importe qui le surveillant, Nicola Rossini était assis sous sa véranda en Sicile mangeant un poulet rotini, pas à Chicago avec sa famille.

Quand tout fut dit et fait, les plans ont été établis pour se rendre en voiture pour la première course de printemps. Il faisait déraisonnablement chaud et c'était une belle journée pour les paris hippiques. Bien s'habiller était une obligation et j'essayais d'afficher un sourire sur mon visage pour Nicola. J'aurais préféré rester simplement assis et regarder la télé jusqu'à ce que je doive partir, mais il ne l'entendrait pas ainsi.

J'ouvris la porte de ma BMW pour Bella et elle se glissa à l'intérieur. Alec monta à l'arrière. J'allai de l'autre côté et pris place, adorant la façon dont le siège en cuir s'ajustait à mon corps après tout ce temps passé loin. J'avais conduit seul pour la première fois hier et j'avais presque le vertige du besoin de satisfaction.

"Je ne sais pas comment j'ai survécu sans conduire." J'accélérai dans l'allée, à la suite de Carlisle.

"Qui au juste t'a donné ton permis de conduire?" Bella se cramponnait de toutes ses forces.

"J'ai acheté le gars qui s'occupait de ça. Il ne savait pas ce qu'il faisait de toute façon."

"Et qui t'a appris à conduire?" Alec glissa sur le siège arrière quand je pris un virage particulièrement serré.

"Jasper."

"C'est le problème, je vois." Bella resserra sa ceinture.

"Il avait appris avec Emmett."

"Alors, quelle est exactement la marche à suivre?" Demanda Alec. "Je vais avoir besoin d'apprendre bientôt et je veux survivre."

"Je t'apprendrai." Un sourire fendit mon visage juste à cette pensée. J'allais le faire chier dans son pantalon le moment venu.

Bella essaya tout le temps de me convaincre de ralentir alors que nous faisions un trajet de plus d'une heure à l'extérieur de la ville, mais je venais juste de retrouver mes jambes de pilote. Emmett et moi finîmes par essayer de nous dépasser l'un l'autre, mais bien entendu je le battis facilement avec ma voiture allemande meilleure.

"Tu as triché." Emmett me talonnait alors que je m'arrêtais dans un crissement de pneus dans un emplacement du parking bondé.

"Prouve-le." J'allai ouvrir la porte pour Bella. "Tu ne peux pas t'attendre à ce qu'un gros cul de Humer batte une compacte.

"Je pourrais si le conducteur n'était pas un tricheur sournois," bouda-t-il. "Attends juste que j'ai ma Ferrari."

"Si tu le dis."

"Voulez-vous connards arrêter de vous disputer? Nous sommes en public." Nicola s'éloigna de notre groupe en roulant.

"Quelqu'un peut-il le surveiller?" Esmé trébuchait pour le rattraper. "Cet homme va rouler par-dessus une falaise."

"Laisse-le." Sourit Cici.

L'hippodrome était animé avec l'anticipation et l'enthousiasme. Les dames portaient de grands chapeaux et les hommes essayaient de se démarquer chacun dans leurs plus beaux costumes. C'était une grande fête pour eux. Les courses étaient autant bonnes pour le divertissement que pour les affaires. Je savais que Carlisle voudrait se montrer à son avantage aujourd'hui. Nicola fit marcher sa magie et nous obtint un espace privé couvert surplombant la piste, qui était déjà plein de turfistes. Nous entrions aisément tous dans la loge et le déjeuner était sur le point d'être servi.

"Bien, comme ça tout le monde va être ivre," dis-je à Bella et je pris son manteau. "Ne parle pas à n'importe qui."

"Mais ils semblent tous si gentils." Bella fit signe à un gars qui était assis en-dessous de nous.

Il fit un méchant clin d'œil. Je lui fis un doigt.

"Je te l'avais dit." Je la tirai hors de la pièce afin que nous puissions aller faire nos paris.

"N'est-ce pas illégal?"

"Nope. Pour une fois, nous faisons quelque chose dans les règles."

"Comment puis-je gagner?" Demanda-t-elle quand nous fûmes au guichet essayant de nous frayer un chemin jusqu'à l'avant de la file. Tout l'attrait de cet hippodrome particulier était qu'il essayait de reproduire les anciens. Des cassiers, au lieu d'automates, prenaient tous les paris et les chevaux n'étaient que des plus belles races.

"Tu n'as jamais parié sur rien avant?"

Elle secoua la tête. "Même pas au poker. Charlie et moi jouions juste avec de M&M's."

"Comme c'est mignon," répliquai-je avec sarcasme. "Bon, donc tu paries contre les autres parieurs, et tu définis la cote. Tu ne paries pas contre l'hippodrome. Si tu essaies de faire ça, tu perdras à chaque fois."

"J'avais oublié que tu possèdes un casino. Quoi d'autre?"

"Tu dois étudier la piste." J'attrapais un papier sur la table devant nous. "Savoir quels chevaux sont pariés gagnants."

"Je ne connais aucun de ces chevaux." Bella les étudia.

"Heureusement, ton homme ouvre toujours l'œil."

"Bien entendu, oui. Lesquels sont les meilleurs."

"Blood Brother et Waverunner se portent bien."

"Waverunner? Qui voudrait appeler son cheval comme ça?"

"Quand tu as un cheval, tu peux l'appeler comme tu veux."

"Bon alors, choisissons ceux-là."

Nous allâmes vers le caissier qui attendait patiemment nos paris. "Bonjour, Monsieur. Que puis-je pour vous aujourd'hui?"

"Quel est votre mise maximum?" Demandai-je en tirant mon portefeuille.

"Vingt mille dollars, Monsieur."

"Je mettrai dix sur Waverunner et dix sur Blood Brother." Je lui tendis ma carte bancaire.

"Edward, tu ne peux pas dépenser autant d'argent," Murmura Bella. "C'est de la folie."

"C'est parier. Si nous gagnons, nous touchons le double."

"Comment aimeriez-vous les parier, Monsieur?" Demanda le caissier.

"Euh, pari simple sur Blood Brother et placé pour Waverunner."

"Qu'est-ce que tout cela signifie?"

"Un pari simple est quand tu mises sur un cheval: s'il gagne alors tu gagnes. Placé c'est s'il arrive premier ou deuxième."

"Tu es un joueur très confiant. Et si nous perdons?"

"On ne peut pas être petit joueur, Bella. C'est comme cela qu'on échoue." Je pris nos tickets au caissier et pris le chemin de retour par le couloir.

Nous rencontrâmes Alec en chemin, et il me demanda si je pouvais l'aider à placer ses paris. Je ramenai Bella dans notre loge et ensuite m'occupai de lui, lui expliquant exactement ce que j'avais fait quelques minutes plus tôt. Il finit par se rebeller et placer son argent – correction, mon argent – sur les gringalets du lot. Il pensait pouvoir prendre le risque. Il allait perdre méchamment, mais j'étais fatigué d'essayer de le convaincre du contraire.

Quand nous revînmes à la loge, tout le monde était en train de déjeuner et de discuter. Cici et Nicola se disputaient; tout était comme il se devait. La personne qui n'était pas où je l'avais laissée c'était Bella. Elle était sur le balcon surplombant la piste avec un crétin aux cheveux blonds. Elle semblait extrêmement mal à l'aise, et c'était bien possible parce que la main du connard était sur le bas de son dos.

"Qui diable est-ce?" Demandai-je à Emmett.

"Oh, un des amis de Papa est passé. C'est son fils. On est allé à l'école avec lui... J'ai oublié son nom."

"Et tu ne pouvais pas la surveiller? Tu ne sers à rien." J'allai à l'extérieur et ne m'embarrassai pas avec les politesses. J'ôtai la main du gars de Bella et lui tordis jusqu'à ce que j'entende craquer.

"Mais quoi putain?" grommela le gars. "Fous le camp loin de moi." Il me poussa l'épaule.

Je pouvais dire que j'étais revenu à mon ancien moi quand je brisais la main des mecs pour juste avoir toucher Bella. Il aurait dû le savoir, et ma philosophie actuellement était simplement de tuer et assumer les conséquences plus tard. Si ça s'accompagnait de problèmes, alors je m'en occuperais. Peut-être que ce gars ne le savait pas, mais il n'oublierait plus jamais que Bella était intouchable pour lui.

"Ne mets pas tes sales mains sur elle." Je tirai Bella derrière moi. "Retourne d'où tu viens."

"Je ne t'ai jamais aimé, Edward."

"Je n'ai aucune idée de qui tu es alors fous le camp hors de ma vue avant que je te mette une balle dans le crâne."

"Qu'est-ce qu'il se passe ici?" Le moteur du fauteuil roulant de Nicola faisait un doux ronronnement alors qu'il venait dehors sur le balcon.

"J'étais simplement en train de lui parler. Tu n'avais pas besoin de me briser la main."

"Tu étais en train de la toucher. Ça fait une grosse différence," grognai-je. "Apprends ta place."

"Il la touchait? Absolument pas." Nicola enfonça son fauteuil roulant dans le tibia du gars. "Il est temps pour toi de partir. Vas-y." Il continua à aller et venir.

"Arrête ça, vieillard. J'y vais. J'y vais." Le gars agrippa sa main et son tibia à présent meurtri tout en clopinant hors de la pièce.

"Stupides gamins." Nicola retourna en roulant vers la famille. "C'est la manière italienne, fils," me cria-t-il de dos.

"Est-ce que ça va?" Demandai-je à Bella.

"Je vais bien. J'essayais de lui demander de partir avant que tu reviennes."

"Je ne peux pas te laisser cinq minutes."

"Eh bien, certains d'entre nous n'ont pas d'armes ou de fauteuils roulants motorisés pour mettre en échec les sales types."

J'amenai Bella à l'intérieur afin que nous puissions déjeuner avant que les courses commencent, et ensuite tout le monde descendit sur la piste. Nous pouvions mieux voir de là. Bien entendu, Carlisle mit de l'argent sur tous les chevaux et prévoyait d'en tirer un gros pactole.

Quand le premier coup de feu retentit et que les chevaux décollèrent, on pouvait presque sentir le sol vibrer sous le tonnerre des sabots. Nous étions si près que la poussière de la piste volait dans nos visages; c'était plutôt grisant.

Après la course, Bella et moi avions gagné sur les deux mises, puisque Blood Brother arriva en tête et Waverunner second.

"Je t'avais dit que je savais ce que je faisais," dis-je à Bella.

"C'était excitant. Faisons-le à nouveau. Je veux choisir le cheval cette fois." Elle me tira en arrière vers les escaliers menant aux guichets des paris.

Nous plaçâmes des paris sur le prochain groupe de chevaux, et je laissai Bella choisir. Je gardai mes lèvres scellées, même si ça me tuait de la voir mettre de l'argent sur les mauvais chevaux, mais je ne dis pas un mot. Alec vint se joindre à nous et cette fois, il m'écouta après son terrible rapport de la course précédente.

Quand la seconde course se termina, j'avais encore fait de l'argent sur les gains d'Alec, Bella, en fait, n'avait pas joué si mal que ça puisque ses chevaux étaient arrivés troisième et quatrième. Nicola était le grand gagnant de la journée, même s'il n'avait pas parié légalement sur quoi que ce soit. Il avait trouvé quelque riche avocat, et ils avaient eu un petit arrangement en dessous de table, misant sur des chevaux loin des pratiques légales. Je pense qu'il s'était fait quelque chose comme quatre millions de dollars en une heure.

"Font-ils ça tous les week-ends?" Demanda Bella alors nous nous éloignions de l'hippodrome allant vers les voitures, nos poches pleines de récépissés. Quand il s'agissait de telles sommes d'argent, elles étaient envoyées par la poste, donc il faudrait deux ou trois jours avant que je voie mes gains.

"Presque, cependant, c'est un petit."

"Un petit? Ils en ont des plus grands?"

"Peut-être que je t'amènerai à Saratoga bientôt."

"Je veux juste battre les chevaux d'Alice. Elle m'a eue à chaque fois."

"Je pense que tu as attrapé le virus du jeu. Je vais devoir surveiller ça." J'ouvris la porte pour elle.

Je la conduisis à la maison de mes parents et après un bref baiser d'au revoir, je repartis pour l'aéroport avec Alec, Jasper et Emmett à ma suite. Bella était étrangement agitée avec moi quand je lui ai dit que je devais partir si vite. Elle voulait parler, comme elle disait, et je lui promis que nous en aurions l'occasion quand je serai revenu. Je prévoyais d'être retour le lendemain, comme je l'avais dit, alors je ne m'embarrassais pas à empaqueter quoi que ce soit. J'avais une arme, et c'est tout.

L'avion était prêt à partir quand nous nous garâmes, et pendant tout le voyage il me tarda de m'enfoncer jusqu'aux genoux dans du sang de Volturi. J'espérais qu'Aro leur avait dit au revoir, car ses deux fils seraient morts dans les prochaines vingt-quatre heures – avec un peu de chance, ce soir.

"Alors, comment allons-nous faire ça? Nous les ramenons ici ou nous les finissons là-bas?" Demanda Emmett à côté de moi dans l'avion alors qu'il décollait.

"Pourquoi déplacer les corps quand on peut tout faire en un seul endroit?" Je haussai les épaules. "C'est plus facile comme ça. Ils ne nous verront pas venir, alors ça ne sera même pas un problème."

"Penses-tu qu'à nous quatre nous pouvons le faire seuls?" Demanda Alec.

"Assure-toi juste de tirer droit, petit." Jasper ébouriffa ses cheveux.

"Où sont-ils, d'ailleurs?" Demanda-t-il.

Je sortis le bout de papier que j'avais dans la poche de la veste de mon costume. "Une petite ville près de la frontière... Saint François. Soi-disant qu'ils séjournent dans la maison appartenant aux parents d'Athenadora."

Je dépliai la grande carte que j'avais apportée avec moi.

"Et il a les plans? Génial." Emmett applaudit. "D'où tiens-tu ce truc?"

"J'ai mes méthodes," répondis-je de façon énigmatique.

Nous étions arrivés à travailler et planifier la prise d'assaut par quatre hommes d'une bâtisse qui était probablement truffée de sécurités. Aro avait surement fortifié la place car il savait ce qui allait venir. Il avait approuvé quelque chose qui était illégal à mes yeux, et je le lui avais même dit. Si je n'avais pas été mis à l'écart par cette foutue crise cardiaque, j'aurais déjà tué ses fils. Hélas, je n'étais qu'humain et j'avais dû me reposer, mais il n'y avait pas de retour en arrière maintenant.

Au moment où l'avion atterrit dans un ridicule petit aéroport dans la campagne du Maine, les stratégies d'attaque étaient faites et nous savions tous comment ça allait se passer. Les Cullen étions très techniques quand il s'agissait de guerre, et nous perdions rarement. Cela allait être difficile, mais cela devait être fait.

"Avons-nous des uniformes?" Demanda Alec quand je lui tendis un sac du compartiment à bagages.

"Voilà tout ce dont tu as besoin," répondis-je. "Jean noir, manteau noir, chaussures noires, gants et silencieux. Nous pouvons tous les liquider si nous restons dans l'obscurité."

"Nous ne sommes pas allés sous couvert depuis des années," répliqua joyeusement Jasper. "C'est cool."

Nous nous changeâmes et ressemblions à un tas de putains de G.I. Joe renégats mais ça pourrait marcher pour le moment. Une voiture nous attendait sur le tarmac et il gelait. Ce stupide État avait oublié que nous étions en Avril car il y avait une fine couche de neige sur le sol et des flocons se collaient à mes cheveux.

Emmett prit le siège du conducteur de la Mercedes noire qui était stationnée et nous nous entassâmes après lui.

La ville endormie de Saint François se composait de trois feux et d'un supermarché. Sérieusement c'était tout ce qu'il y avait. Étonnamment la banlieue de la ville était pleine de grandes demeures Nouvelle-Angleterre et de bastides en pierre. C'était un endroit charmant pour grandir et élever une famille, si vous étiez pour ce genre de merdes.

"Prends la prochaine à droite," indiquai-je à Emmett.

"Quand dois-je arrêter le moteur?" me demanda-t-il.

"Continue jusqu'à la prochaine rue."

Emmett ralentit à trente kilomètres/heure alors qu'il inspectait le paysage. C'était étrangement calme et tout mouvement était suspect. Il y avait des montagnes sur notre droite, et la frontière canadienne sur notre gauche. Nous étions en plein milieu d'un putain de no man's land.

"Coupe," commandai-je et la voiture devint tout à coup silencieuse. Nous étions garés dans un petit bosquet d'arbres près de la maison et je pouvais déjà voir les projecteurs de sécurité qui inondaient de lumière le ciel sombre.

"Comment diable les gens dorment-ils avec ces choses allumées?" Jasper ferma d'un coup sec le chargeur de son arme.

"Il n'y a personne sur environ un kilomètre dans chaque direction." Dis-je.

"Bien, alors il n'entendront pas les cris." Emmett fit craquer ses gros doigts boudinés.

"Peut-on ne pas se relâcher? Entrons et occupons-nous de ça." J'avais conçu le plan.

"Je suppose que tu veux les deux enfoirés pour toi?"

"Je veux Demetri; celui qui arrive le premier à Felix peut l'avoir."

"Et personne d'autre dans la maison?"

"Nous ne laissons pas de survivants. Tu connais les règles."

"Nous allons vraiment aller en enfer." Alec sortit de la voiture et ferma la porte silencieusement.

Nous conservâmes nos armes baissées à nos côtés alors que nous nous faufilions à travers les bois vers la maison. Nos pieds crissaient doucement dans la neige, brisant le silence total autour de nous. Emmett n'arrêtait pas de faire de stupides signes de mains mais personne ne savait ce que diable il essayait de dire.

"C'est quoi ton problème?" Chuchota Jasper. "Es-tu en train d'avoir une attaque?"

"Je fais le truc qu'ils font à la télé."

"Ça ne marche que si tout le monde sait ce que tu dis, crétin."

"Voulez-vous la fermer tous les deux," dis-je sèchement.

Notre première causalité de la nuit fut un grand garde qui patrouillait. Alec le liquida avec une balle très bien placée à l'arrière du crâne, et je le rattrapai avant qu'il ne tombe, guidant doucement son corps au sol. Je jetai son grand fusil sur mon épaule et nous continuâmes à nous déplacer. Le gars descendu d'après était un garde de sécurité similaire qu'Emmett élimina facilement; prenant son fusil lui aussi.

Au moment où nous atteignîmes les grilles d'entrée de la demeure, nous avions tué dix gardes et amassé une large collection d'armes à feu. Tout avait été fait en silence et sans accroc. Il y avait une guérite juste à côté des grilles et j'enfonçai la porte sur un guetteur très peu méfiant.

"Ouvre les grilles et coupe les lumières." Je lui pointai mon Eagle à la tête.

"Qui êtes-vous?"

"Ouvre juste les grilles et coupe les lumières," répétai-je.

Il trafiqua nerveusement sur le tableau et les grands projecteurs du haut s'éteignirent. Les imposantes grilles métalliques commencèrent à s'ouvrir en grinçant. Je tirai sur le gars avant qu'elles aient fini leur mouvement et il s'effondra dans le fauteuil, son sang éclaboussant les murs.

De là, ce fut basiquement une remontée directe de l'allée – sous couvert de l'obscurité – jusqu'à la porte.

"Et maintenant?" Demanda Alec, "Fonçons-nous juste à l'intérieur?"

"Je ne sais pas." Je regardai alentour, examinant les environs.

Emmett pris les devants, faisant trois trous dans la serrure, et le bois éclata autour de la poignée de la porte. Le silencieux sur son arme étouffa les tirs. Il essaya d'ouvrir, mais rien ne se passa.

"Croyais-tu vraiment que ça marcherait?" Crachai-je. "Nous gaspillons du temps."

"Nous devons faire le tour par l'arrière." Jasper commença à se diriger vers le côté de la maison.

La sécurité était serrée et nous avions en fait dû pousser Alec vers le haut du mur de la maison. Il avait atteint le premier étage avant de s'en rendre compte. C'était vraiment drôle de le voir grimper difficilement la gouttière, mais il était le plus petit de nous tous, donc il était la seule option. Il fracassa une fenêtre et je fus vraiment surpris qu'une alarme ne retentisse pas ou je ne sais quoi. Soit Aro devenait négligeant, soit il avait tendu un piège. Je restai vigilant après cela.

Il fallut à Alec deux ou trois minutes pour qu'il puisse nous permettre d'entrer par la porte, mais nous le fîmes enfin.

"Personne ne quitte cette maison vivant en dehors de nous," dis-je à voix basse à notre petit groupe. Nous nous séparâmes et prîmes des chemins différents à travers la maison.

Je grimpai les escaliers, ne me souciant de quiconque autre que ma cible et arrivai au premier étage. L'endroit était immense et il y avait tellement de chambres que je ne savais pas quelle était stratégiquement la meilleure façon pour toutes les vérifier. Je me décidai pour une écoute de tout mouvement à chaque porte.

J'étais à la dernière porte de l'étage quand j'entendis le bruissement des draps et un murmure venant de l'autre côté. Celui qui était là allait mourir, quelle que soit son identité. J'ouvris brusquement la porte et une fille poussa un cri aigu remontant un drap sur sa poitrine. Une autre fille était allongée nue au pied du lit. Félix surgit, étonné et pris au dépourvu.

Je tirai avec précision sur l'une des filles, mes balles mettant l'oreiller en lambeaux. Quand elle tomba du lit, j'allai à l'autre fille, lui mettant deux balles juste entre ses yeux terrifiés.

Felix tendit le bras pour atteindre l'arme sur la table de chevet mais avait été trop lent. Je décidai d'être théâtral et passai à un semi-automatique, arrosant d'une salve de balles dans un mouvement latéral. Il y eut beaucoup de flashs des coups de feu, mais pratiquement aucun bruit grâce au silencieux qui étouffait les tirs.

Je vis le corps de Felix s'agiter dans tous les sens sur le lit devenant comme du gruyère et son sang teinta de rouge les draps immaculés. Quand je fus satisfait, j'arrêtai mes tirs. Il y avait des plumes d'oie qui volaient partout, et l'odeur de mort récente était très forte. Les filles étaient des cadavres acceptables n'ayant que deux ou trois trous dedans mais Felix était en vrac; déchiqueté.

J'essayai d'arrêter ce sourire qui se glissait furtivement sur mes lèvres, mais je ne pus pas. Je quittai la chambre, fermant la porte derrière moi et continuai mon périple à travers la maison.

Je montai à l'étage suivant où je trouvai Emmett étranglant comme un dératé un garde qui était presque de sa taille. Il prit facilement le dessus, cependant, et laissa tomber le corps sans vie sur le sol.

"C'est beaucoup de travail. J'espère que tu es content," se plaignit Emmett.

"Felix est liquidé."

"Merde. Je voulais ce bâtard."

"J'ai été le premier à le trouver." Je haussai les épaules.

"Et tu prends Demetri? C'est comme Noël pour toi."

"Ouais. Eh bien la prochaine fois que Rosalie a une famille membre de gangs après elle, tu pourras prendre les rênes."

"Têtes de bites, Demetri attend." Jasper nous dépassa filant à toute allure dans une chambre au fond du couloir. Emmett et moi le suivîmes.

Demetri avait les mains en l'air, encore au lit et Alec avait une arme pointée sur la poitrine de l'enfoiré. Alec avait le nez fracturé qui saignait, mais Demetri ressemblait à un morceau de viande crue. Sa figure était méchamment abîmée.

"Où est mon frère?" demanda-il d'une voix râpeuse.

"Ton frère est mort." J'allumai les lumières de la chambre. Le mobilier était renversé et les miroirs avaient volé en éclats comme si une vraie bagarre venait juste de s'achever.

"Tu mens."

"Je ne sais pas combien de temps tu espérais te terrer ici, mais tout cela valait-il le coup?"

"Je n'ai aucune idée de quoi tu parles."

"Tu l'as terrorisée." Je traversai la pièce et le cognai en pleine face avec la crosse de mon arme. Il y eut un craquement sourd et il se plia en deux de douleur. "Tu lui as fait subir l'enfer, tout ça pour ton petit jeu de malade." Je lui relevai la tête pour qu'il puisse voir à quel point j'étais en colère.

"Ta Bella était une cible facile, et nous n'avons toujours pas obtenu ce que nous avions besoin d'elle. Penses-tu vraiment que tu peux la protéger de tout le monde? Je ne suis peut-être pas le seul qui–"

Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit d'autre parce que je lui mis le canon de mon arme sous le menton et lui explosai sa putain de tête.

Je dus essuyer son sang sur mon visage. Ma respiration était dure et je voulais vraiment faire souffrir Demetri mais même sa voix suffisait à me faire grincer des dents. Je ne pouvais plus supporter qu'il soit en vie plus longtemps.

"Tout le monde en bas dans environ une heure." Emmett regarda sa montre. "Ce doit être une sorte de putain de record."

J'étais encore en colère pour raison indéterminée et ne parlai à aucun d'eux alors que je sortais d'un pas traînant de la chambre. Maintenant la maison était vide, en gros nous sortîmes par la porte d'entrée et ne nous embarrassâmes pas à regarder par-dessus nos épaules.

Emmett, Jasper et Alec parlaient, revivant notre impressionnant massacre, tandis que je me calmais. Je voulais appeler Bella et lui dire qu'elle était en sécurité maintenant. Elle n'avait plus à s'inquiéter. Alors que nous retournions à la voiture, je vérifiai mon téléphone et remarquai que j'avais déjà plusieurs messages de sa part.

Je mis le téléphone à mon oreille et vérifiai le premier.

"Euh, Edward, c'est Bella. Bon, surement que tu le sais déjà. Je ne devrais pas t'appeler parce que je sais que tu es vraiment occupé à faire... peu importe, mais je voulais juste... ça ne fait rien."

Il y avait une dizaine de messages encore qui étaient pratiquement identiques. Sa voix était tremblante et stressée. Je ne savais pas ce qu'il se passait, mais je n'aimais pas ça. Je devrais être soulagé par le fait qu'une menace sérieuse ait été éradiquée, mais je sentais une plus grande menace à la maison pour une raison que j'ignorais.

Après avoir terminé de les écouter tous, essayant de lire entre les lignes pour faire court, je fourrai le téléphone dans ma poche et rejoignis mes frères à la voiture.

"Je dois rentrer chez moi. Maintenant."

~ TWBB ~

Effectivement, il y a plus important à régler...