Sexe Enemy

- S'il te plaît Hermione, supplia la jeune femme levant des yeux de chien battu vers sa meilleure amie.

- C'est absolument hors de question, s'exclama la lionne en détournant le regard afin de regarder droit devant elle.

Elle savait que si Ginny Weasley continuait de la regarder de cette manière, elle ne ferait pas long feu face à ses supplications.

Les deux jeunes femmes se trouvaient dans une rue de Pré-au-lard sous une pluie battante. L'avenue était presque déserte par ce temps et on pouvait entendre le bruit de leurs pas se répercutait sur la route pavée.

La rouquine avait poursuivi Hermione et essayait tant bien que mal de rester à sa hauteur.

- Je ne comprends toujours pas pourquoi tu es partie si vite, s'exclama-t-elle en tirant son amie par l'épaule.

Cette dernière se figea et se retourna afin de lui faire face, les yeux lançant des éclairs.

- Tu oses me poser cette question ? s'écria-t-elle, folle de rage.

- Hermione ...

- Que tu m'invites à une soirée entre anciens élèves passe encore, alors que tu sais pertinemment que j'en ai horreur mais que tu m'imposes la présence de ce … de ce…

Visiblement, la jeune femme ne trouvait pas les mots adéquats qui pourraient qualifier assez dignement son mépris.

- Tu pourrais au moins faire un effort …, l'accusa sa meilleure amie.

- Faire un effort ? s'égosilla Hermione, les yeux écarquillés. Faire un effort ? Rassure moi, gin', on parle bien de la même personne ?

- Tu ne crois pas qu'il est temps d'en finir avec toutes ces histoires ? Il n'est pas si terrible tu sais.

Hermione faillit s'étrangler avec sa propre salive. Elle n'en croyait pas ses oreilles.

- Tu vois Gin', je me suis faite à l'idée que cette saleté de Pansy Parkinson soit devenue ton amie mais alors là … Que tu me … Que tu oses me demander de faire ami-ami avec ce crétin de Malefoy … Ca me dépasse !

- Pas que vous fassiez ami-ami, rétorqua la plus jeune des Weasley. Simplement que vous vous tolériez, pour me faire plaisir.

- Pour te…

- Pour ma défense, Pansy a demandé la même chose à Drago et il n'en a pas fait tout un plat lui, coupa la jeune femme, boudeuse en croisant les bras contre sa poitrine.

- Parce que maintenant « Drago » est un modèle de prévenance et de délicatesse. J'aurais tout entendu.

Hermione avait ponctué cette phrase en levant les bras au ciel et en reprenant sa route.

- Mione, la héla Ginny, tristement.

- Ah non ! la coupa sa meilleure amie en se retournant brusquement, le doigt pointé sur elle. Ne me fait pas le coup du « Mione » triste et suppliant. Tu savais très bien que la seule condition pour que j'accepte de venir à cette soirée était l'assurance qu'il ne serait pas là. Je t'ai fait confiance et regarde où ça nous a mené !

- Ce n'est pas non plus la fin du monde. Tu n'as fait que l'apercevoir et tu t'es enfuie aussi vite que Rogue devant une bouteille de champoing.

- Fou moi la paix, s'écria l'héroïne de guerre en se détournant de son amie à son tour dans une moue boudeuse.

- S'il te plaît, juste cette fois. Je te promets de faire tout ce que tu voudras, supplia une nouvelle foi Ginny d'un regard implorant.

Elle déposa la tête contre l'épaule d'Hermione et lui pris le bras. Cette dernière évitait soigneusement son regard, sentant ses résolutions flanchées devant la mine défaite de sa meilleure amie. Elle avait le même regard que Ron lorsqu'il lui demandait de corriger ses rapports.

- S'il te plait…

- Non.

- 'Mione … se plaignit la jeune femme.

- ...

- Allez, insista-t-elle dans un demi-sourire, sentant sa meilleure amie flancher.

- Tout ce que je veux ? s'enquit Hermione d'une voix mauvaise.

- Tout, assura Ginny qui ne savait pas vraiment dans quoi elle s'engageait.

- Très bien … Je viens à une seule condition, reprit la jeune femme dans un sourire mesquin.

- Laquelle ? s'inquiéta enfin son amie d'une voix anxieuse.

- Tu viens avec moi à Paris, annonça-t-elle surexcitée.

- … Hermione ? s'affola Ginny. J'ai des obligations, je ne peux pas quitter mon boulot comme ça sur un coup de tête.

- Il ne s'agit que de deux semaines, supplia la brune d'une voix aigüe.

Interloquée, la rouquine fut prise de court par ce retournement de situation. C'était Hermione qui la suppliait et elle qui faisait sa mauvaise tête.

- Alors ? s'enquit faussement Hermione, feignant l'innocence.

- ...

- Gin?

- Je ne sais pas … Si tu m'accompagne ce soir, je te promets d'y réfléchir sérieusement.

Hermione la regarda d'un air suspicieux. Elle ne savait pas si elle devait la croire ou non mais elle n'avait pas le choix. Elle voulait absolument que Ginny l'accompagne pour ce séminaire qui avait lieu dans une semaine. Elle refusait d'y aller seule. Se retrouver dans une chambre d'hôtel immense pendant deux semaines pour seule compagnie son rouquin de chat ne l'enchantait guère. Elle savait que si sa meilleure amie l'accompagnait, elle s'amuserait énormément.

D'un sourire victorieux, Hermione hocha la tête et emboita le pas à sa meilleure amie.

oOo

Hermione se trouvait adossée au mur des trois balais regardant sa meilleure amie danser avec un Neville Londubat un peu trop éméché. Elle fronça les sourcils lorsque celui-ci tituba une énième fois dans les bras de Ginny.

Elle pensa alors qu'elle aurait aimé que Ron et Harry soient là. Mais ses deux amis avaient refusé la proposition de la jeune Weasley, pressentant ce qu'Hermione s'était refusée de croire jusqu'à ce qu'elle l'aperçoive assis à une table en compagnie de Pansy Parkinson.

Drago Malefoy. Cela faisait à peine trois heures qu'elle était revenue de sa soudaine fuite, une Ginny fière au bras.

- Regardez qui j'amène, s'était-elle exclamée à l'assemblée.

Ils s'étaient tous tournés vers elle et le silence s'était fait soudainement. Hermione n'avait pas pu ignorer la grimace dégoutée qui avait dévisagée le blondinet lorsqu'il l'avait aperçue.

- Ta présence ne m'enchante pas non plus, Malefoy mais tu seras gentil à l'avenir d'éviter ce genre de grimace. Ton visage horripilant m'indispose déjà bien assez, alors épargne moi toute vision d'horreur qui pourrait gâcher ma prochaine nuit.

- Tu rêves de moi la nuit Granger ? avait-il répliqué doucereux. Serais-tu à ce point fatiguée de nourrir des fantasmes à l'égard de la belette qui même dans tes rêves les plus joyeux, ne te comble même pas.

- Ne commencez pas tous les deux, s'étaient écriées Pansy et Ginny d'une même voix alors qu'Hermione ouvrait la bouche pour surenchérir.

La rouquine avait tiré le bras d'Hermione sans cérémonie, tandis que Pansy s'occuper d'empêcher Drago de se lever pour faire face à la Gryffondor.

- Tu m'as promis d'être calme Hermione, lui avait murmuré Ginny alors qu'elle l'emmenait vers le bar.

- C'est plus fort que moi, répondit la jeune femme en haussa les épaules, indifférente.

- De la haine à l'amour, il n'y a qu'un pas, commença la jeune Weasley d'un air rêveur.

- Oh je t'en prie, s'était écriée Hermione, indignée.

Riant sous cape, son amie l'avait collée toute la soirée et avait essayé de la faire boire plus que de raison. Bien qu'elle ne boive pas par principe, Hermione s'était laissé un peu aller ce soir-là, plus pour oublier la présence des Serpentard que pour faire réellement plaisir à son amie.

Elle en était là de ses réflexions lorsqu'un verre apparut brusquement face à elle, la tirant ainsi des méandres de son esprit chahuteur.

Elle s'apprêtait à accepter le verre avec plaisir lorsqu'elle reconnut la personne qui le lui offrait. Elle ne put empêcher son nez de se fronçait dans une marque de répugnance et ses yeux lancer des éclairs.

- Dégage Malefoy !

- Tout de suite les grands mots. Tu peux au moins accepter mon verre, je n'ai rien mis dedans si c'est ce qui t'inquiète, répondit Drago, narquois.

Plus pour le défier que pour vraiment le vérifier, Hermione sortit sa baguette et lança un sortilège de détection sur le liquide ambré qu'il lui proposait.

Satisfaite de voir une lueur agacée dans son regard, elle entreprit de humer la boisson et de tremper ses lèvres dedans. Sa bouche se tordit et ses yeux le fixèrent, arrogant.

- Je n'aime pas le Whiskey Pur Feu, dit-elle en lui rendant son verre d'un air hautain.

- Tu devras t'en contenter, je ne suis pas ton toutou Granger.

- C'est d'ailleurs très regrettable, souligna la jeune femme en caressant sa baguette d'un air rêveur.

- Range ça, tu sais aussi bien que moi que tes tentatives d'intimidation ne marche pas sur moi, rétorqua-t-il sur un ton suffisant.

- Ah ! Vous voilà tous les deux, s'écria Ginny en coupant Hermione qui allait visiblement répliquer. Drago ? Tu danses ?

La rouquine embarqua Drago vers la piste de danse tandis qu'Hermione marmonna quelques noms d'oiseaux. Elle but son verre d'une traite et se dirigea vers les toilettes pour Dame.

Elle aperçut son reflet après être sortie d'une des cabines et décida d'ajuster un peu son maquillage et sa tenue. Elle passa un peu d'eau sur sa nuque afin de se rafraichir. Il faisait une chaleur étouffante dans ce bar. Malgré la pluie qui tombait drue dehors, les températures ne baissaient pas et présageaient un temps orageux pour toute la nuit. La jeune femme passa une main mouillée dans ses cheveux et sortie afin de rejoindre ses amis qui devaient certainement se demander où elle était passée.

Alors qu'elle passait dans un couloir sombre, elle sentit une main la saisir par le bras et la tirer dans un coin sombre. Elle sentit être plaquée brutalement contre le mur et une main froide vint lui enserrer la gorge. Elle ne se défendit pas et sourit intérieurement lorsqu'une odeur familière vint titiller ses narines.

- Tu pourrais au moins faire semblant de te défendre, dit une voix lente dans l'obscurité.

- Je savais que c'était toi. Ton parfum te trahit Malefoy.

- Tu reconnais mon parfum Granger ? rétorqua le jeune homme, arrogant.

- Ton odeur nauséabonde, cracha la jeune femme en se défaisant de la poigne de son ennemi. Cela ne sert à rien de te donner des grands airs en ma présence. Je sais qui tu es, se moqua cruellement la jeune femme.

Même si l'absence de lumière m'en empêche, je devine assez facilement le petit sourire en coin qui te caractérise tant. Ce qui me laisse à penser que cela ne te déplais pas.

- Crève Malefoy, s'emporta la jeune femme en le poussant.

Le jeune homme s'empara de ses mains afin de l'empêcher de s'enfuir. Il la fit reculer un peu plus contre le mur en relevant les mains au-dessus de la tête de la jeune femme et se colla à elle. Elle sentit le souffle du Serpentard contre sa joue et son cœur accéléra brusquement dans sa poitrine.

- Pas maintenant Granger, souffla-t-il au creux de son oreille. Pourquoi es-tu si virulente ce soir ?

- Je ne voulais pas venir. Ginny m'a forcée la main.

- Pourquoi ?

Hermione profita que le blondinet ait relâché son étreinte pour se libérer les mains et saisir sa chemise afin de le faire pivoter lui-même contre le mur. Contre toute attente, elle se colla de nouveau à lui et entreprit de laisser ses doigts se promener sur son torse et remonter jusqu'à sa gorge dans un sourire carnassier.

- Pourquoi elle m'a forcée ? chuchota-t-elle en laissant un doigt remonter sur son épaule puis le long de son cou jusqu'au creux du lobe de son oreille.

- Non. Pourquoi tu ne voulais pas venir ? dit-il dans un murmure qui fit frissonner la Gryffondor.

Elle connaissait l'effet que produisaient ses caresses sur lui et elle n'en fut que plus satisfaite.

- Parce que tu étais là, répondit-elle franchement.

Elle entendit un râle rauque monter dans la gorge du jeune homme lorsqu'elle passa le bout de sa langue là où son doigt se trouvait quelques secondes auparavant.

Deux mains puissantes la saisirent par la taille et la soulevèrent de terre afin de la coller à nouveau contre le mur. Le jeune homme la teint ainsi sans grande cérémonie, les jambes de la jeune femme entourant sa taille. Ses mains passèrent doucement sous les fesses galbées de son ennemie et glissèrent le long de ses cuisses afin de remonter sa jupe un peu plus. Son souffle s'accéléra lorsqu'il vint rencontrer d'un doigt un tissu chaud et humide qui laissa paraitre l'état dans lequel était sa compagne.

- Déjà ? Hé bien Granger. On a oublié la Belette à ce que je vois … murmura-t-il alors, satisfait.

Il put sentir alors le sourire de la jeune femme contre sa joue. Cette dernière desserra un peu les jambes afin de se laisser glisser un peu plus bas contre Drago. Le jeune homme la colla un peu plus contre le mur pour maintenir son emprise sur elle.

Il entendit alors un rire léger contre son cou.

- Hé bien Malefoy. Pansy n'a plus grande importance à ce que je … sens.

Elle n'avait pas besoin de lumière pour comprendre qu'elle n'était pas la seule à faire fi de son fiancé.

- Elle n'en a jamais eu. Pas de cette manière en tout cas.

C'est alors que l'orage fit trembler les murs de la chaumière. Malgré la fête qui battait son plein dans la salle, la musique n'arrivait pas à couvrir les grondements du tonnerre. Un long frisson parcourut la nuque de la jeune femme. Ce que ne manqua pas de souligner le Serpentard.

- Tu as peur de l'orage Granger, dit-il moqueur.

- Non.

- Ce n'était pas une question.

- Protège-moi Malefoy, déclara-t-elle dans un murmure.

Elle avait murmuré ses derniers mots en passant une main sur sa nuque, puis dans ses cheveux.

- Montre-moi …

Ses hanches firent un imperceptible mouvement sensuel en resserrant un peu plus l'emprise de ses jambes sur la taille du jeune homme.

- Rassure-moi …

Sa voix se faisait de plus en plus lointaine alors que les mouvements de son corps se faisaient plus voluptueux contre lui. Les frottements de leur vêtement respectif laissaient entendre que la tension était à son comble entre eux. Ses mains se crispèrent sur ses épaules tandis qu'il prit rapidement les lèvres douces et chaudes de la Gryffondor.

Le baiser se fit intense et brutal, presque animal. Le souffle court, ils y mirent fin en même temps afin de reprendre leur respiration.

Drago déposa ses lèvres sur la gorge de la jeune femme et descendit vers poitrine tandis qu'elle se cambrait contre lui dans un souffle. Il remonta doucement sous son oreille, déposant quelques baisers furtifs çà et là. Arrivé au coin des lèvres entrouvertes de la jeune femme, il ne put s'empêcher de résister plus longtemps.

Ce baiser fut beaucoup plus doux que le précédent. Beaucoup plus lent et chaleureux. Leurs langues s'enlacèrent avec douceur et ils se goutèrent une nouvelle fois jusqu'à ce que chacun d'eux comprennent qu'il ne servait à rien de lutter.

Une fois de plus, ils savaient ce que leur corps réclamait l'un à l'autre. Une fois de plus, leur raison déserta leurs esprits embrumés par cette envie irrépressible qui les tiraillait depuis tellement de temps.

oOo

- Merde, elle est où ? s'enquit la voix d'Hermione dans le noir du couloir. Lumos.

Une lumière bleue les éclaira alors projetant l'ombre de leur corps. La jeune femme se tourna, pointant sa baguette vers un Drago Malefoy qui essayait péniblement de fermer la boucle de sa ceinture.

D'un sortilège informulé, elle fit un accio dans un mouvement de baguette.

Un bruit de déchirure se fit entendre. Hermione tourna le regard vers la poche du pantalon de son ennemi alors qu'un tissu en sortait difficilement. Elle leva les yeux vers Drago en s'en emparant.

- T'es vraiment un pervers.

- Bah quoi ? C'était pour compléter la collection que tu as laissée chez moi, se moqua-t-il ouvertement.

En secouant la tête, désespérée, elle entreprit d'enfiler le sous-vêtement sous sa jupe.

- Ginny va me poser des questions. Il ne vaut mieux pas qu'on arrive en même temps, murmura-t-elle alors. Attends au moins dix minutes avant de nous rejoindre.

- Tu sais, on a l'habitude maintenant. Tu n'es pas obligé de me donner des ordres à tout bout de champ, grogna Drago.

La jeune femme souffla et lui lança un regard noir. Elle éteignit sa baguette d'un « nox » et s'avança dans le couloir.

La main froide de Malefoy la retint et la tira vers lui.

- Qu'est-ce que tu veux ? demanda Hermione sentant ses muscles se contracter alors qu'il prenait son visage en coupe entre ses mains.

- Ce soir, rejoins moi. Après la soirée, dit-il doucement.

- Je dors chez Ginny ce soir, je ne pourrais pas.

- Hermione ...

La jeune femme frissonna à l'entente de son prénom. Sa voix s'était faite douce et tendre. Elle avait horreur de la façon dont il parvenait à obtenir tout ce qu'il voulait d'elle seulement en disant son prénom. Elle secoua la tête, son cœur battait la chamade et le temps pressait. Ginny allait finir par venir la chercher elle-même.

- S'il te plait … supplia-t-il doucement.

- Je verrais … répondit-elle d'une petite voix.

- Promets que tu viendras, ordonna-t-il dans un souffle approchant ses lèvres un peu plus de celles de la Gryffondor.

- Malefoy… commença-t-elle d'une voix faible.

- Promets-le.

- D'accord… je… je viendrais.

Le Serpentard s'empara de sa bouche doucement, comme pour la remercier. La jeune femme se laissa faire sans aucune résistance.

Ils avaient appris à s'apprivoiser, à connaître les faiblesses de l'un, les goûts de l'autre. Chacun d'eux ne pouvait plus se passer de ces petits moments privilégiés seuls, comme si le monde autour d'eux n'existait plus.

Pourtant, ils se détestaient encore plus depuis que ce petit jeu avait commencé. Ils savaient que cela ne pouvait pas durer. Ils savaient qu'ils allaient finir par y laisser des plumes. Et ils avaient commencé en ayant conscience des conséquences de leurs actes. Mais ils ne pouvaient plus s'arrêter, ils ne pouvaient plus se séparer lorsque par malheur leur peau venait à se frôler.

Et ils se haïssaient encore plus parce que cette addiction les affaiblissait, chacun le savait, sans jamais se le dire, par fierté.

- Hermione ! appela Ginny dans la salle d'à côté.

Leurs lèvres se détachèrent et leurs yeux se croisèrent imperceptiblement. La jeune femme se détourna et s'en alla afin de retrouver sa meilleure amie, le regard dans le vague. Drago attendit quelques minutes et arriva par une autre porte, le visage impassible, pour retrouver Pansy qui commençait à tituber dangereusement.

Blaise Zabini était dans un coin de la salle. Suivant du regard son meilleur ami, un léger sourire au coin des lèvres.

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