Ooo

- Excusez-moi Monsieur, interpela un elfe de maison tremblant au pas de la porte. Zazzo se permet de déranger Monsieur mais Monsieur a de la visite.

- Je ne veux voir personne ! rumina Drago Malefoy affalé dans son canapé un verre en cristal emplit d'un liquide ambré à la main. Tu n'as pas compris la première fois que je te l'ai dit ?

- J'avais très bien compris la première fois, soyez rassuré de mon état mental Monsieur. Mais le jeune homme insiste, répondit le dénommé Zazzo en relevant le menton d'un air digne.

Serpentard grogna et lança quelques insultes bien sentit à la personne qui avait rédigé cette satanée loi sur les droits des elfes de maison. Lorsqu'il se souvint de qui il s'agissait, il grimaça et envoya valser son verre contre le mur.

- Hé bien ! Je ne sais pas ce qui te met dans cet état mais ça à l'air grave, ricana un jeune homme en entrant dans le salon de Drago.

- Fou le camp, Blaise !

Blaise Zabini esquiva de peu un coussin lancé dans sa direction et se retint de rire. Lorsqu'il releva les yeux, il fut ébahit par le capharnaüm qui régnait dans la pièce. L'armoire à verre était littéralement explosée au sol ainsi que la quasi-totalité de son contenu. La barrière de la cheminé trainait sous la fenêtre et avait rependu tout une trainée de suie sur la moquette brune qui jonchait le sol. Le miroir qui la surplombait était brisé ainsi que les quelques trésors que la famille Malefoy avait eu tant de mal à se procurer. La totalité des objets qui se trouvait auparavant sur le bureau et la table basse était éparpillé ça et là. Ainsi, il était presque impossible de traverser la pièce sans manquer de marcher sur une pile de paperasse, ou un objet miraculeusement épargné.

- Depuis quand n'as-tu pas nettoyé Zaz' ? demanda alors le jeune homme le regard moqueur.

- Monsieur me l'a interdit, Monsieur.

- Tu peux nous laisser maintenant, ordonna le blondinet en se relevant difficilement.

L'elfe disparut dans un craquement sonore.

- Et toi, tu n'as pas intérêt à prononcer un seul mot. Les sarcasmes sont inutiles, maugréa-t-il à l'adresse de son meilleur ami.

- Loin de moi cette idée, sourit ce dernier.

Faisant fi des morceaux de verres sur le sol, le prince des Serpentards se dirigea vers le bar près de la cheminé et se servit une rasade de Wisky pur feu après avoir saisis un nouveau verre.

- Tu veux quelque chose à boire ?

- La même chose. Merci.

Blaise regarda abasourdit son ami s'abaisser pour ramasser un verre dont il manquait la moitié supérieur et le servir comme si de rien n'était. Malfoy remarqua la lueur d'inquiétude dans ses yeux et rétorqua :

- Oh ça va, Blaisinours, tu ne vas pas faire ta mijaurée pour un verre cassé.

- Je m'étonne simplement que tu oublies aussi vite les convenances. Ca ne te ressemble pas.

- Les convenances ! s'esclaffa Drago. Où sont les convenances quand tu t'incrustes chez moi alors que j'ai bien spécifié que je ne voulais voir personne, y compris toi.

- Tu marques un point, admit le brun sur un ton d'insouciance.

- Qu'est-ce que tu fiches ici Zabini ? soupira son ami en levant les yeux au ciel, insatisfait de sa réponse.

- Une simple visite amicale.

- Ça ne pouvait pas attendre demain ? s'emporta-t-il méchamment.

- on. Je sais que lorsque tu ne veux voir personne, tu ne vas pas bien et que tu as besoin de parler. Et … permet moi de te le signifier … j'avais visiblement raison, dit-il en balayant la pièce d'un geste de la main.

- Je n'ai pas besoin de toi, Zabini. Dégage, hurla son ami en lançant une seconde fois son verre contre le mur.

Blaise le regarda alors tranquillement s'acharner sur les quelques bibelots qui avaient commis l'irréparable erreur d'être encore entier. Drago avait sorti sa baguette et balança quelques sortilèges informulés aux quatre coins de la pièce. Une grimace de fureur lui barrait le visage. Zabini pensa qu'il avait l'air un peu ridicule mais s'abstint de tout commentaire.

S'asseyant sur le sofa et sirotant son verre en évitant soigneusement de se couper, il remarqua alors qu'il n'avait jamais vu le jeune homme dans un état de fureur aussi intense. Du moins, jamais quand ce dernier pouvait l'éviter. Drago Malefoy était maître de lui. Drago Malefoy ne laissait jamais pointer la moindre émotion. Et il était extrêmement rare qu'il se laisse aller de la sorte. Excepté quand …

- Qu'est-ce qu'elle a encore fait ? demanda-t-il dans un ton neutre en posant son verre sur l'accoudoir du canapé.

Un silence quasi-religieux suivit ses paroles. « Au moins j'ai le mérite de l'avoir coupé dans son élan. » pensa-t-il en remarquant que le blond avait levé le bras afin de jeter un sortilège qui s'apprêtait à être visiblement très dévastateur.

- Quoi ? demanda-t-il en tournant vers lui son visage tout à coup très pâle.

- Je t'ai demandé, ce qu'elle avait encore bien put faire pour te mettre dans un état pareil, réitéra son ami en articulant chaque syllabe comme s'il parlait à un enfant en bas âge.

- De… Qu… je…, begaya l'héritier en baissant légèrement sa baguette.

Drago Malefoy qui perd ses moyens à l'évocation d'une jeune et douce jeune femme, se moqua le brun en sur jouant. C'est d'un comique.

Son ton eut l'effet escompté. La bouche de Drago se ferma et il reprit une posture d'assurance et d'indifférence. « Bien joué mon vieux. » se félicita son meilleur ami intérieurement.

En effet, le jeune homme savait qu'à partir du moment où Drago reprenait le contrôle de lui-même, il serait plus facile d'avoir une conversation sans être interrompu par des bruits de verre brisé.

Indifférent à ce qui l'entourait, le blond tourna le dos à la pièce et mit les mains dans ses poches, faisant face à la cheminée.

- Comment tu sais que c'est…, commença-t-il d'une voix froide.

- Que c'est Hermione qui te met dans cet état ?

- ...

- Parce qu'il n'y a qu'elle qui y parvient et ce, depuis Poudlard, continua le brun comme si c'était une évidence. Le seule - où tu laisses tes sentiments prendre le dessus c'est quand ça la concerne elle ou Potter.

- Ça aurait pû être Po…

- Impossible. Si ça avait été Potter, tu serais venue chez moi et on aurait passé la soirée à l'insulter lui et Weasley en se saoulant.

Le Serpentard haussa les épaules et rejoint son ami sur le sofa.

- Que s'est-il passé ?

- C'est une emmerdeuse. Tu le sais aussi bien que moi.

- Drago, soupira son ami exaspéré.

- On s'est engueulé et alors ? s'énerva-t-il en se relevant brusquement.

Il retourna vers la cheminé et remit les mains dans ses poches d'un mouvement vif.

- Qu'y a-t-il de différent cette fois ?

- Rien. Mais elle … elle est vraiment insupportable avec ses petits airs de sainte ni touche et sa façon de…

- Écoutes Drago, je sais tout. Je sais ce qu'il se passe entre vous.

- Quoi ? hurla le jeune homme en se retournant.

- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles, coupa-t-il glacial. Et tu ferais mieux de t'occuper de tes affaires de temps en temps. Je ne t'ai pas demandé de venir. Tu peux partir.

- Pourquoi le prends-tu de cette manière ?

- Parce que tu te mêles de ce qui ne te regarde absolument pas.

Les deux Serpentard s'examinaient en chien de faïence. L'un pour jauger jusqu'où il pourrait aller dans ses questions et l'autre pour savoir justement jusqu'où l'autre oserait aller pour assouvir sa curiosité.

- Pourquoi … commença le noir rapidement.

- Tu t'en vas, maintenant, poursuivit le blond en pointant du doigt la porte.

Blaise le regarda encore quelques instants et comprenant que c'était peine perdu, se releva afin de partir. Arrivé dans l'encadrement de la porte, il se retourna et lança :

- Tu sais Drago, je te connais plus que tu ne crois. Il faudra t'y faire un jour.

- Dégage ! hurla ce dernier en serrant les doigts autour de sa baguette.

Le jeune homme ne se fit pas prier et continua sa route sans prêter attention au bruit de verre brisé qui recommençait dans son dos.

Visiblement, le sujet « Hermione Granger » était bien plus sensible qu'il ne le pensait.

oOo

Quelques jours plus tard, Ginny Waesley se trouvait à jouer avec une fourchette en argent, attablé dans un restaurant moldu à attendre un jeune homme qui manifestement se faisait désirer.

- Désolé, fit une voix grave et chaude au-dessus d'elle. Des admiratrices collantes.

Le ton présomptueux du garçon ne plaisait pas du tout à la jeune femme. Elle lui lança donc un regard emplit de reproches.

- Me regarde pas comme ça, je n'y peux rien, se moqua-t-il doucement avec un clin d'œil.

- Ton numéro de charme m'indiffère totalement, Zabini. Alors épargnons-nous quelques longues heures gênantes. Qu'est-ce que tu me veux ?

- Tu ne veux pas profiter d'un apéritif avant d'entamer sur un sujet plus sérieux ? s'enquit-il faussement triste.

- Je n'ai pas le temps.

- Je t'ai invité à dîner et tu as accepté alors je sais que tu as ta soirée de libre, répliqua le jeune homme sur un ton satisfait.

- Qu'avais-tu de si important à me dire ? insista la rouquine en soupirant.

- Profitons un peu veux-tu ?

Il héla un serveur qui leur apporta deux verres de champagne français hors de prix. Gêné, Ginny n'osa toucher à son verre.

- Tu peux le boire tu sais, tenta-t-il de la rassurer maladroitement. Je t'invite.

- Je n'y touche pas, pas parce que tu m'as invité dans une restaurant excessivement cher mais parce que je ne te fais pas confiance, se défendit-elle touchée dans son orgueil.

- Oh. Pourquoi tant de méchanceté à mon encontre alors que tu t'entends parfaitement avec Pansy ?

- Tu avoueras que nous n'avons jamais vraiment discuté tous les deux, répliqua-t-elle sans se détendre.

- C'est l'occasion non ?

- Parfait. Donc, pour notre première vraie discussion, tu m'invite dans un restaurant luxueux de Londres où tout, à l'exception de moi, pue le fric à plein nez. Où tu essaies de m'amadouer par quelques clins d'œil mal placés, par des petits sourires en coins que tu crois irrésistibles et que tu as, j'en suis persuadé, piqué dans la panoplie du parfait dragueur trouvé chez Drago. C'est bien ça ?

- On fait de la concurrence à Granger à ce que je vois ?

- Hermione n'est pas la seule fille intelligente de Londres tu sais Zabini.

- Je ne …

- Ça vous ressemble tellement ce genre de réplique à vous les Serpentard, coupa la jeune femme. Rien n'a plus d'importance que les apparences, que ces stéréotypes qu'on nous a inculqué à Poudlard sans jamais essayer de voir au-delà. La personnalité d'Hermione ne s'arrête pas à l'image de la Miss Je-Sais-Tout, introvertie et qui ne sais pas se coiffer. Ma personnalité ne s'arrête pas à être l'irremplaçable petite amie de Harry Potter, seule fille d'une fraternité d'une centaine de rouquins et sans aucun atout pour elle que d'être la sœur de Ron Weasley.

- Quelle ferveur ! Tu l'as préparé avant de venir ? ricana le Serpentard après avoir repris contenance.

- Qu'est-ce que tu me veux ? demanda-t-elle une nouvelle fois sans se laisser démonter.

- Des informations, répondit Blaise contre toute attente.

La jeune femme fronça les sourcils et le pria de continuer en saisissant son verre afin d'en boire une gorgée.

- Des informations au sujet d'Hermione et Drago. Tu es sa meilleure amie et je sais que tu sais des choses.

- De quoi parles-tu ? s'enquit-elle complètement perdue.

- Il couchent ensemble depuis je ne sais combien de temps et tu veux me faire croire que tu n'es au cour… Mais fais attention merde ! hurla-t-il à l'encontre de la jeune femme qui venait de recracher la totalité de son verre dans l'assiette du jeune homme.

- Tu … Qu'est-ce que tu viens de dire ?

- De faire attention. Ce caviar coûte la peau du…

- Non. A propos d'Hermione et Drago, le coupa-t-elle en secouant la tête de droite à gauche.

- Ne vas pas me dire que tu n'as rien vu quand même ? s'esclaffa le brun en jetant la tête en arrière. Ça se passe sous notre nez et je suis le seul à l'avoir remarqué. Non mais vous faites tous une belle bande de bras tordus les Gryffon'.

- Qu'est-ce que tu insinues ? siffla la jeune femme en rougissant dangereusement.

- Que Drago se tape Hermione. Qu'hermione prend son pied avec Drago. C'est plus clair là ?

- C'est impossible. Elle le déteste.

- Lui aussi.

- Et donc ? Qu'est-ce que je viens faire dans cette histoire ?

- Ah ! Tu ne perds pas la face toi. Tu sais ce que tu veux. J'aime ça.

- Accouche Zabini, soupira-t-elle.

- Je pensais que tu étais au courant. Je me suis trompée. Je veux savoir depuis quand est-ce que ça dure ? Pourquoi ? Comment ça a commencé ? Je veux toutes les informations possibles et imaginables les concernant, s'emporta-t-il en baissant la voix de plus en plus. Et je veux savoir pourquoi j'ai retrouvé mon meilleur ami dans un état lamentable ce matin, je veux savoir ce qu'il se passe entre eux. Et j'ai besoin de toi pour ça.

- Pourquoi ? demanda la jeune femme en avançant la tête vers lui pour mieux l'entendre, piqué par la curiosité. En quoi ça t'intéresse ?

- Les intérêts de Drago m'importent beaucoup, dit-il en haussant les épaules.

La jeune femme arqua un sourcil. Cette réponse ne lui allait pas du tout. Mais elle n'insista pas plus. Elle était tenace et le saurait, foi de Ginny Weasley.

oOo

La rouquine se réveilla le lendemain avec une tête aussi fraîche qu'une Vélane en colère. Et Merlin sait qu'une Vélane savait se montrer particulièrement terrifiante quand elle le voulait.

La jeune femme avait passé une grande partie de la nuit à discuter de sa meilleure amie avec un Serpentard, à boire du champagne hors de prix et à essayer de se retrouver dans la disposition de fourchette plus étranges les unes que les autres.

Il lui avait fallu un long moment avant de parvenir à croire ce que Zabini lui avait appris. Hermione … Hermione Granger et Drago Malefoy. Elle n'en revenait toujours pas.

Bien sûr, elle avait cru voir, parfois, quelque signe qui habituellement ne l'aurait pas trompée mais ce scénario était tellement incongru qu'elle n'avait pas voulu chercher plus loin que le bout de sa baguette.

Le serpentard lui avait parfaitement expliqué la situation et elle avait parfois été sur le point de lui assener une gifle monumentale. La façon dont il parlait de sa meilleure amie ne présageait rien de bon quant à la relation qu'elle entretenait avec le blondinet.

Par merlin ! Que s'était-il passé pour qu'Hermione en arrive là ? Elle, qu'à peine quelques jours plus tôt refusait encore de partager la même pièce que Drago. Ca ne pouvait pas être vrai. C'était impossible.

Ginny s'essaya à la table de la cuisine, une tasse de café à la main. Ecœurée, elle secoua la tête afin d'effacer l'image de ses amis enlacés dans une étreinte torride.

« Merde ! » se grimaça-t-elle. J'aurais préféré ne rien savoir du tout.

Elle sursauta lorsque quelqu'un frappa à sa porte. Elle se leva en grognant sur qui pouvait bien l'ennuyer à cette heure-ci jusqu'à ce qu'elle regarde l'heure et se rende compte qu'il était treize heure. Elle ouvrit la porte et se figea devant sa meilleure amie qui de toute évidence s'apprêtait à frapper une nouvelle fois à la porte.

- Eh bien, il était temps Ginny. Je commençais à m'impatienter, dit Hermione en entrant dans l'appartement sans y être invitée.

- Je t'en prie, entres, marmonna la rouquine en claquant la porte.

Hermione se tourna vers son ami en fronçant les sourcils.

- De mauvaise humeur ? Une gueule de bois ? questionna la lionne.

- Les deux, rétorqua la plus jeune en allant se rassoir devant son café fumant. Qu'est-ce que tu fais là ?

- Quelle amabilité ! Qu'est-ce que je t'ai fait pour que tu me parles sur ce ton ? demanda Hermione, vexée.

- ...

- Ginny ? insista-t-elle.

- Tu n'as rien fais. J'ai sérieusement trop bu hier soir … lâcha-t-elle plutôt vague.

Hermione cru comprendre que son amie lui cachait quelque chose mais n'insista pas. Elle la connaissait assez pour savoir qu'il était inutile d'insister lorsqu'elle était dans cet état.

- Tu as vu Harry récemment ? s'enquit doucement Ginny.

L'atmosphère s'était détendue rapidement à l'évocation du garçon. Hermione se servit un café dans une tasse qu'elle avait trouvé dans le coin d'une armoire de cuisine et s'assied en face de son amie.

- Ce matin oui, lui répondit-elle avant de boire une gorgée. Je sais que tu lui manques beaucoup.

- Il a fait son choix, rétorqua Ginny catégorique.

- C'était ça le choix ? Parler aux Serpentard ou te perdre ? reprocha Hermione. Tu n'es pas sérieuse ?

- Ne crois-tu pas qu'il puisse faire un effort pour moi ? Pansy est une très bonne amie et je m'entend bien avec Drago. Qu'est-ce que cela lui couterait ?

- Sa dignité, répondit Hermione sans aucune hésitation. Il a passé toute sa vie à affronter des gens comme les Serpentard. Bourrés de mépris et de préjugés. Son destin, sans même qu'il ait quoi que ce soit y redire, a été de se faire traquer par un homme et de le tuer. Que veux-tu qu'il fasse ? Rejoindre une bande d'idiots qui n'ont fait que l'insulter, le mépriser et l'humilier tout au long de sa scolarité ? Il en a assez fait dans sa vie pour, je pense, avoir mérité le droit de choisir les gens qui l'entourent.

- Tu fais une belle hypocrite, rétorqua la jeune femme méprisante.

Saisie, Hermione ne sut que répondre à cette attaque. Elle ne s'y était pas attendu et resta bouche bée devant sa meilleure amie. Ginny la regardait avec rage. Son teint était rouge et sa couleur de cheveux n'en était que plus flamboyante.

- Que … Quoi ? bégaya la jeune femme, complètement perdue.

Ginny émit un rire faux et ajouta d'une voix glaciale :

- Tu parles de mérite ? Tu me fais rire avec tes discours moraux. Tu te permets de prêcher la bonne parole alors que toi-même tu ne suis pas les règles que tu sembles tant apprécier. Les Serpentard sont mauvais, mesquins. Ils ont humilié notre cher Harry Potter, ton grand ami et toi-même. Ils t'ont humilié aussi, n'est-ce pas Hermione ?

- Où veux-tu en venir ? interrogea cette dernière sur la défensive.

- Ils t'ont humilié et tu les détestes ? insista la plus jeune des Weasley.

- ...

- Réponds Hermione ! cria-t-elle un peu plus fort en donnant un léger coup sur la table.

- Ou…Oui.

- Alors explique moi un peu pourquoi tu te permets de nous faire des leçons de moral alors que TOI, Hermione Granger, tu couches avec Drago Malefoy depuis un bon bout de temps.


Voilà, voilà. Un nouveau chapitre tout frais que personne n'a jamais vu. Si le rythme de l'histoire vous semble trop lent ou même trop rapide, n'hésitez pas à me le faire savoir. Je suis là pour m'améliorer et vous contenter du mieux possible (pareil pour les fautes d'orthographe qui se seront forcément faufilées).

Je sais que nos copains se disputent beaucoup mais c'est justement ce que j'ai envie de mettre en avant, la tension qui règne entr'un peu tout le monde. Si ça vous soule, c'est pareil, faut pas hésiter à le dire ^^

Des bisous tout le monde.

Ps : merci à tous ceux qui mettent des reviews et j'y répondrais au prochain chapitre sans faute ) Merci aussi à ceux qui mettent cette histoire en favori et qui la suive, ça fait vraiment chaud au cœur. Encore merci 3