Bonsoir!

J'ai voulu m'essayer aux nuits du FoF et je vous propose ce recueil d'OS sur le couple Drago/Hermione (pas original, mais on ne s'en lasse pas).

C'est ma première fois, soyez indulgents ;)

Disclaimer: les personnages sont la propriété exclusive de JKR

(Trente-sixième nuit du FoF, premier thème)

Cet OS est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "préservatif" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.


Quand ça capote...

- Hein ? Sérieux, Blaise ?

- Mais oui, mon pote, je te jure !

- Mais… ça marche vraiment ? T'es sûr ?

- Puisque je te le dis ! Sinon, tu penses bien qu'ils ne l'auraient pas inventé !

Le jeune homme restait dubitatif face aux arguments de son ami. Il remit en place une mèche de cheveux rebelle, ses cheveux d'un blond presque blanc qui lui tombaient négligemment sur le visage.

- Je ne te crois pas.

Blaise Zabini eut un sourire narquois. Il savait parfaitement que Drago Malefoy ne se laisserait pas convaincre de suite. Il continuerait à jouer le jeu de l'invétéré inflexible, mais dès qu'il aurait le dos tourné, il foncerait dans le premier magasin moldu du coin pour dégoter cette magnifique invention qui piquait sa curiosité.

- Bon, tu m'excuses, mais je dois y aller. J'ai du travail. Et bonne soirée !

Avec un regard entendu, il prit congé. Drago resta seul, entier à sa réflexion. Il pianota nerveusement de ses longs doigts fins, avant de poser quelques pièces de monnaie moldue sur la table pour payer leurs consommations et de sortir précipitamment du local.

Il ne venait jamais du côté moldu de Londres, mais Blaise travaillant dans le coin, il ne pouvait faire autrement pour le voir. D'ailleurs, à chaque fois qu'il le rencontrait, le grand noir semblait de plus en plus accro aux gadgets moldus. Surtout avec ce… comment l'avait-il appelé déjà ? Un présatrif ? Un persératif ? Qu'un simple bout de plastique suffise à protéger lors d'un rapport sexuel les deux personnes lui semblait totalement absurde. C'était bien trop risqué. Que ça procure du plaisir en plus, alors, là, c'était un concept qui le dépassait encore plus. Mais l'idée fit son chemin. Il n'était jamais contre un peu de piment.

Il regarda autour de lui : la rue moldue dans laquelle il se trouvait regorgeait de magasins. Il s'engouffra dans l'un d'entre eux.

- Il me faudrait un… percé-hâtif, je vous prie.

La vendeuse le dévisagea avec étonnement.

- Pardon ? lui demanda-t-elle avec courtoisie.

- Un… parsatif, dit-il d'un ton sûr de lui.

- Je suis désolée, s'excusa la vendeuse, je ne vois pas de quoi vous voulez parler.

- Vous savez, ces machins en plastique pour se… protéger. Durant le coït… Je ne vous fais pas de dessin.

- Ah ! (et son visage s'illumina) Vous voulez parler de préservatifs ! Bien sûr ! Mais nous sommes une boulangerie. Vous devez aller dans une pharmacie pour ça…

- Ah… Euh… Où dois-je aller ?

- Il y en a une au coin de la rue… Vous ne pouvez pas la louper : c'est écrit en très gros dessus.

- Je vous remercie.

Drago sortit précipitamment du magasin, plus humilié que jamais. Et qu'est-ce que c'était, une pharmacie ? Il tempêta intérieurement. Le gros logo pharmaceutique était en effet très reconnaissable. Il poussa avec hésitation le battant.

Un homme barbu l'accueillit d'un ton abrupt.

- Il me faudrait un… pré-ser-va-tif, articula-t-il soigneusement, ne souhaitant pas commettre deux fois la même erreur.

- Oui tout de suite, acquiesça le pharmacien.

Il disparut dans l'arrière-boutique et revint avec plusieurs boîtes.

- Alors, quel genre voulez-vous ?

Drago écarquilla les yeux : ah bon ? Parce qu'il y avait des genres ? Il hésita, dépassé. Le pharmacien dut s'en apercevoir puisqu'il les étala devant lui.

- C'est votre première fois ? demanda-t-il, soupçonneux.

- Pardon ? s'étrangla le jeune blond en lui jetant un regard atterré.

- C'est la première fois que vous achetez des préservatifs ?

- Euh… Oui.

- Ah la jeunesse, soupira l'homme en secouant avec réprobation la tête. Vous êtes pas sérieux, de nos jours… Ou alors trop prude.

Il lui jeta un regard amusé, mais Drago ignora la remarque et se concentra sur les différentes boîtes que le pharmacien lui proposait. Ah. Parce qu'on pouvait choisir. Il y avait différents modèles. Les couleurs étaient pour le moins encourageantes : les tons flashy différenciaient les modèles et Drago s'aperçut avec effarement que les moldus avaient une imagination très fertile en matière de sexe : sérieusement, avec des picots ? Et avec effet chaleur ou frisson ? Il cligna des yeux, dubitatif : comment les moldus pouvaient faire des effets magiques de cette sorte ? Il restait dubitatif devant l'étalage et le pharmacien commençait à perdre patience. Drago était à la fois curieux et peu convaincu de ces inventions. Mais après tout, on avait toujours supposé que les inventions des Frères Weasley relevaient du folklore et maintenant, on voyait bien où ils en étaient rendus.

- Je prends le tout, dit-il soudain, d'un ton brut.

Le pharmacien haussa les sourcils, un peu étonné de cette décision, mais ne dit rien et emballa ses achats dans un sac plastique.

- Y en a qui vont bien s'amuser, cette nuit, marmonna-t-il dans sa barbe, avec un air grivois.

Seul, de retour dans sa cuisine, Drago Malefoy regardait avec consternation les boîtes ouvertes : il fixait sans comprendre ses articles précédemment achetés. Non seulement les moldus semblaient aimer les emballages (une boîte en carton, plus des sachets individuels… euh… Où était le sachet plastique, tant qu'on y était ?) mais en plus, son achat relevait de la blague, pure et dure : des ronds. Il avait acheté des ronds gluants dont les rebords étaient un peu plus épais que le centre. Il cligna plusieurs fois des yeux : non, vraiment, il ne comprenait pas. Il eut une interjection de mépris : Blaise s'était encore foutu de sa gueule.

Avec rage, il jeta les boîtes dans la poubelle à côté de lui et se recentra rapidement sur le rapport qu'il devait finaliser pour la prochaine audience au magenmagot. Il essaya de se concentrer, mais il ne put tenir plus de quinze minutes : il enrageait de s'être fait avoir comme un bleu et d'avoir été le bouffon des moldus. Oui, ça, c'était inacceptable.

- Papa ! Papa ?

Une voix fluette l'appela.

- Oui, Scorpius ? Je suis là mon trésor !

Drago se passa une main dans les cheveux d'un air fatigué. Il soupira bruyamment, repoussa le dossier sur lequel il planchait depuis bientôt quatre heures. Une petite tête blonde se jeta sur lui avec un grand sourire. Il n'avait pas plus de sept ans. Sept ans de bonheur avec sa merveilleuse femme qui l'avait obligé à accepter le monde moldu.

- Maman est rentrée ? s'enquit-il en le fixant de ses grands yeux clairs.

- Non, pas encore.

Drago jeta un regard à l'horloge devant eux : Hermione ne rentrerait pas avant une bonne demi-heure.

- Tu viens jouer avec moi ? demanda l'enfant dans un élan plein d'espoir.

- Je suis désolé, j'ai encore du travail… Mais va dans la cuisine, Bugsy a fait des cookies.

Le visage de Scorpius s'éclaira soudainement et il disparut comme une flèche dans le couloir. Drago reporta son attention sur le dossier qu'il avait presque terminé.

La porte d'entra cliqueta et une jeune femme aux lourdes boucles brunes apparut dans l'encadrement. Elle se dirigea vers le salon, et eut un sourire résigné en enlevant son trench beige.

- Toujours en train de travailler ? demanda-t-elle d'une voix douce.

- Ah, bonjour Chérie, l'accueillit Drago en relevant la tête.

Elle s'avança jusqu'à lui et l'embrassa furtivement.

- Scorpius est dans les parages ? demanda-t-elle en s'éloignant.

- Il est dans la cuisine.

Elle disparut dans le couloir, tandis que Drago reprenait la lecture d'une clause qui ne lui plaisait guère.

- Grand Merlin ! hurla-t-elle.

Drago releva la tête, surpris.

- Drago Malefoy ! s'époumona-t-elle.

Le jeune blond laissa aussitôt tomber son dossier et accourut dans la cuisine : que se passait-il ? Qu'est-ce qu'il avait fait ? ou n'avait pas fait ? Et… Oh, Merlin ! Etait-ce par rapport à Scorpius ?

- Quoi, Herm…

Mais il se figea devant le spectacle auquel il assistait : Hermione, folle de rage, tenait suspendu par deux doigts une espèce de ballon rempli d'eau, tandis que Scorpius qui semblait s'être amusé (la cuisine était trempée) regardait avec appréhension sa mère qui foudroyait son mari du regard.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda-t-elle avec colère.

Drago n'avait pas souvenir d'avoir acheté des ballons de cette sorte à son fils. Et il était trop petit pour se servir d'une baguette magique. Alors qu'est-ce que c'était que cette histoire ? Il s'approcha lentement. Si on y faisait plus attention, le ballon en question semblait être en plastique. Il était bizarrement difforme : pas rond, mais plutôt ovale. Il y en avait plusieurs qui avaient atterri par terre. Certains avaient même des espèces de boursouflures, comme s'ils avaient subi des maléfices cuisants. Il fronça les sourcils. Il ne comprenait plus du tout.

- Alors, Drago ? Tu peux m'expliquer pourquoi Scorpius s'amuse avec des préservatifs ?

Ah. Alors c'était ça. Et c'était comme ça que ça marchait. Ça se dépliait. Il cligna des yeux. Non vraiment, il ne pourrait jamais se faire à la magie des moldus. Il fit un sourire coupable à sa femme qui leva les yeux au ciel. Bon, la soirée qu'il avait envisagée ne se passerait pas comme prévue… Il jeta machinalement un regard vers la poubelle : il restait quelques sachets non ouverts. Il eut un rictus. Ah, peut-être que finalement, s'il arrivait à faire pencher la balance en sa faveur…


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