Disclaimer: Twilight est à S. Meyer et cette histoire à EdwardsBloodType, je ne fais que traduire.

In too Deep d' Edwardsbloodtype

Traduction Autorisée

Destiné à un public adulte, de plus de 18 ans.

Je commence comme toujours par vous remercier, vous qui me suivez semaine après semaine pour cette traduction et SBRocket et Ptitewam mes correctrices.

Ils ont laissé l'île et avec tout ce qui s'est passé, je ne pense pas qu'ils y ai oublié leur amour naissant.

*** Il y a une scène de sexe explicite dans ce chapitre – en particulier euh... un jeu anal? ***

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Chapitre 13 : Ti Amo


In Too Deep

Chapter 13~ Ti Amo

Il y a un tas de choses qui me surprennent au retour de la plage. D'un, Bella conduit un camion. C'est le plus récent modèle Laredo (Jeep Grand Cherokee), rouge cerise, et bien qu'il convienne pour ma planche et toutes les merdes que nous devons trimbaler à la maison, Bella qui est déjà de petite taille est éclipsée par la taille du camion. Elle m'explique qu'il s'agit d'un cadeau pour son diplôme de son père hyper protecteur qui ne la laisserait pas conduire quelque chose de petit ou de mignon ou de vaguement féminin. C'est également bizarre d'être véhiculé par elle, quelque chose que normalement je ne permets pas aux filles de faire à moins que je ne sois trop saoul pour conduire ou que ce soit Katie, qui est une telle maniaque du contrôle qu'elle ne m'autorise jamais à conduire ou être derrière le volant.

En parlant de Katie, elle m'a envoyé des textos deux ou trois fois durant le week-end pour voir comment la soirée se déroulait en son absence mais je ne lui ai rien laissé d'autre que de brèves réponses, la dernière lui disant que j'ai rencontré quelqu'un et que je suis dingue d'elle. Elle est extatique et veut "entendre les détails a.s.a.p. (as soon as possible : aussitôt que possible)" Hormis le fait que nous passons par des périodes de sexe – sans attaches – torride l'un avec l'autre, nous sommes d'abord et avant tout amis, ce qui signifie enthousiasme et soutien quand quelque chose de bien arrive à l'autre.

L'autre chose qui me surprend au sujet de Bella est son appartement, ou bon... maison de ville. Là, je m'attendais à une pièce humide et en réalité, il est comparable à une maison de taille convenable. Nous allons chez elle en premier car elle doit récupérer sa chatte et aussi sa clé chez une voisine qui l'a nourrie. Jusque-là, je ne savais même pas qu'elle avait une chatte, car elle n'avait jamais mentionné la chose. Le complexe est assez récent et vraiment sympa, et quand elle ouvre la porte d'entrée, je suis stupéfait par la grandeur et l'espace ouvert; bien trop grand pour une seule personne. Elle me dit qu'elle l'a hérité de sa grand-mère et qu'il est entièrement payé, donc les cours qu'elle donne couvrent les dépenses mensuelles et tout. Le plus beau est le plafond voûté éclairé par le ciel et la terrasse clôturée à l'arrière qui surplombe les greens luxuriants d'un parcours de golf, parfait pour y faire un barbecue. L'endroit est peu décoré cependant, ce qui se comprend vu que son emménagement est très récent. Elle explique qu'elle n'a pas encore eu l'occasion d'accessoiriser ou d'accrocher des tableaux. Mais ensuite elle rougit pour une raison quelconque, ce qui est étrange mais vraiment trop mignon.

"Chat!" hurle-t-elle, mettant ses mains en porte-voix pour amplifier le son, ce qui en fait sonne assez faux. "Allez sors stupide chat!"

Elle laisse tomber ses sacs dans l'entrée et crie plus fort. La chatte, qui est entièrement noire et extrêmement grosse, surgit de la cage d'escalier, nous faisant tous les deux crier comme des filles.

"Putain de stupide trou du cul." Elle se penche pour feuler sur le chat avec vivacité. Je ris, mais elle enfonce un doigt dans ma poitrine.

"Ouais, moque-toi bien, mon pote. Cette chose est un vrai démon. Elle me mord les pieds quand je dors et traîne des souris mortes quand je la laisse dehors. Diable!" crache-t-elle au chat. "Démon!"

Quand je me penche pour la caresser, elle se pelotonne contre moi, et Bella marmonne, "Traînée. Sale chat." Elle va à la cuisine, me proposant de boire quelque chose. Je décline.

Bella saute sur le haut de son comptoir tenant une bouteille d'eau. "A quelle heure dois-tu être au travail le matin?" Je m'avance, lui permettant d'enrouler ses bras autour de ma taille. Emboîtement parfait.

"Neuf heures," grogné-je. Mon visage est enfoui dans son cou, l'odeur de la mer et de l'air pur l'entoure.

"Mmmm. Tu pourrais passer la nuit ici, si tu veux."

Je veux.

Je le veux vraiment mais je sens que nous devrions prendre une pause nécessaire car je ne veux pas qu'on finisse par avoir marre l'un de l'autre. Pas que je pense que ça puisse arriver, mais avec mes antécédents, on ne sait jamais. "J'en ai envie, mais je dois vraiment rentrer... des trucs à faire. Mais peut-être nous faire un dîner et un film demain soir ou je ne sais pas?"

Un bref éclair de déception traverse son visage avant qu'elle sourit et hoche la tête solennellement, mais ça m'a brisé le cœur et lui a donné des ailes en même temps. Elle veut que je reste. "Mais je veux voir le haut avant que tu me ramènes," dis-je, tirant sur son bras.

Bella me conduit dans les escaliers recouverts de moquette allant au premier étage où il y a une alcôve meublée d'un bureau, d'une méridienne cosy à rayure et d'étagères remplies de livres pour enfant et de nombreux manuels pédagogiques. Je l'imagine lisant là les après-midi de repos et je veux me pelotonner derrière elle avec mon propre livre comme un vieux couple le ferait. Elle me montre la seconde chambre qu'elle a convertie en dressing et la troisième, plus grande celle-ci, qui est remplie de boites de film et diverses merdes. A la chambre principale, elle hésite avant d'ouvrir la porte avec un sourire. A l'intérieur, la chambre est grande pourtant accueillante, des murs rouge sang et un édredon de satin noir sur le lit à baldaquin. De fins rideaux noirs sont suspendus au baldaquin, retenus par un ruban. Toute la chambre crie le sexe.

"Ça ressemble à un bordel. Quoi? Pas de miroirs au plafond?"

Elle gifle mon bras mais glousse. "Pas encore. Je voulais quelque chose de très adulte et très, très loin du mamie chic que Nonna en avait fait." Elle regarde le plafond, faisant un signe de croix. "sans vouloir t'offenser Nonna, mais beurk."

Sur le mur du fond, il y a un large rebord de fenêtre matelassé avec vue sur le parcours de golf et sur le mur opposé au lit se trouvent des cadres-photos regroupés de façon artistique. Je me rapproche pour les examiner, jetant un regard en arrière vers Bella qui est appuyée contre un des montants du lit, attendant ma réaction. Toutes les photos sont des gros plans en noir et blanc d'une femme nue. Un vagin nu, le renflement d'une poitrine pleine, la courbe d'une hanche rejoignant une fesse délicieuse. Beaux et incroyablement artistiques, compte tenu du jeu d'ombres et de lumières. Lorsque je réalise qu'elles sont toutes d'elle, mes oreilles rougissent.

"Qui les a prises?" Demandé-je, décrochant un cadre du mur pour l'examiner attentivement. C'est son buste, allongé à même le sol, une jambe relevé, cachant ses parties intimes. La longue ligne de son ventre où il est musclé mais doux est magnifique. Je le raccroche et en décroche un autre, Bella est nue simplement dos à l'appareil, ses long cheveux repoussés sur une épaule et un côté de son visage, souriant par-dessus l'épaule. Exquis. "As-tu une copie de celle-ci? J'aimerais l'avoir."

Elle hoche la tête timidement. "Tu peux prendre celle-ci. J'aurai un autre cadre si tu veux celle-ci."

"Était-ce le professeur?" Demandé-je avec insistance, posant le cadre sur la table de nuit. Elle secoue la tête.

"Juste un étudiant en photographie, pour un devoir. Je les aime assez. Je sais que c'est narcissique, mais je me suis dit que je n'aurais probablement jamais la chance d'avoir quoi que ce soit comme cela à nouveau alors quand je serai vieille et flasque... j'aurai celles-ci pour me rappeler le bon vieux temps." Elle fait un geste théâtral à l'ensemble exposé. Je comprends ça. J'ai des photos de moi après la musculation quand mon corps est au top de sa forme. Je ne les avais pas encadrées et exposées à la vue de tout le monde mais, à chacun ses goûts.

"Juste pour que tu le saches..." dit-elle traînant sur les mots alors qu'elle se rapproche de moi. "Tu es la seule personne qui les ait vues."

"Personne n'est venu ici avant?" Demandé-je avec prudence, regardant ses mains jouer avec l'ourlet de son débardeur alors qu'elle déambule proche de moi. Je jette un coup d'œil au morceau de peau de son ventre et je suis dur.

"Pas assez longtemps pour voir les photos." Le débardeur est enlevé et le soutien-gorge suit. Puis ma chemise, mon bermuda et mon boxer rejoignent le sol. Je la reconduis sur le lit, la surplombant, et elle me prend dans ses mains me caressant avec douceur. Je la laisse jouer un instant avant de plonger pour embrasser son ventre et ensuite plus bas. Elle me maintient là, laissant ma langue explorer et goûter avant de me dire de me mettre sur le ventre. Je sens les jambes de Bella enfourcher ma taille, bien qu'elle soit dos à moi et je me demande ce que diable elle a en tête. Mais ses dents se plantant dans mon talon d'Achille me font couiner comme une fille. Elle me dit avec espièglerie de me taire et d'être un homme, continuant à mordre en remontant une jambe, puis l'autre, mordillant bien fort chaque centimètre de ma peau. Étonnamment, c'est incroyable. Quand elle parvient à mes fesses, je peux sentir tout mon corps devenir mou, parce que bordel. Je jure pour qu'elle sache que j'aime ça.

Elle remonte, se tournant alors qu'elle me chevauche, mordant dans ma peau jusqu'à ce qu'elle atteigne mon cou et le suce fort. Je sais qu'elle laisse une marque cette fois, mais je m'en fiche. J'ai vraiment envie que ma queue soit sucée, mais je veux lui donner du plaisir également, alors je roule sur le dos, la faisant tomber de moi.

Quand je suis debout à côté du lit, je lui fais signe de venir vers moi. Les cheveux de Bella sont à l'état sauvage et décoiffés, mais foutrement super sexy.

"Allonge-toi de cette façon," lui dis-je, déplaçant ses jambes pour qu'elle soit allongée au bord du lit. Sa bouche est au niveau de ma bite et aussitôt qu'elle réalise pourquoi je l'ai positionnée comme ça, elle sourit, me prenant totalement dans sa bouche en une seule fois. Un sifflement s'échappe de mes lèvres alors que je la regarde me prendre à l'intérieur d'elle, vois sa langue pointer tandis qu'elle lèche et embrasse le gland. Je glisse ma main vers le bas de son corps, entre ses jambes, insérant mes doigts en elle. La bouche de Bella se crispe quand je heurte son point G, et sa succion ralentit alors qu'elle vient. Quand elle cesse de se contorsionner sur le lit comme une dingue, je pense qu'elle va s'écrouler sur moi, mais au contraire ça la stimule.

Je suis profond à l'intérieur de sa bouche, excité et aux anges et puis la main qui s'était agrippée à l'arrière de ma cuisse commence à ramper lentement plus haut mais je le remarque à peine car elle caresse mes boules au même moment et ensuite ses doigts sont tout à coup entre mes fesses, glissant de mes couilles vers le haut de la raie de mes fesses et puis font des cercles... . Je suffoque et me raidis, ne sachant pas ce que je dois faire.

Avec ma queue toujours dans sa bouche, ses doigts cessent le mouvement et elle me regarde, me demandant silencieusement la permission de continuer.

"Fuuuucck," je bégaie, m'arc-boutant contre le sommier tout en essayant de ne pas laisser mes genoux fléchir. Parce que ouais. Pas souvent, mais à l'occasion, je suis plus kinky que j'aime l'avouer.

Elle glousse doucement, tendant le bras pour ouvrir le tiroir de sa table de chevet. Il y a un clic sonore et sa bouche est de retour sur moi, ses doigts chauds et glissants entre mes fesses.

"Tu es un vilain garçon, Eddie." Sa main gifle mon cul, ce qui à nouveau, me semble étonnamment bon. Je n'ai jamais été un adepte de tout ce qui est douleur déguisée en plaisir, mais waouh. Je sens mon visage et mon cou devenir rouge et je suis quelque part entre vouloir mourir de honte et désespéré qu'elle finisse ce qu'elle a commencé. Un doigt glisse en moi. Puis deux. Et je suis baisé. Au sens figuré, littéralement... baisé.

"Oh mon Dieu, oh mon Dieu," je ahane, mes genoux flanchent au point que je dois m'agripper aux épaules de Bella pour éviter de m'écrouler sur elle. Il n'y a rien à voir avec ça, rien de comparable à cette sensation. Je suis à sa merci; elle me contrôle complètement. Mais je la laisse faire, car je sais qu'elle ne me fera pas mal. C'est de la douleur mais du plaisir également, et ses yeux sont écarquillés d'émerveillement et du fait de savoir qu'elle m'a sous son pouce. Ou son index ou son majeur, si vous voulez. Si elle m'avait dit de sauter de son putain de balcon dans une piscine pour enfant pleine de rochers et de verres, je l'aurais fait sur le champ. Elle se sert de ses doigts alors que je bouge à l'intérieur de sa bouche, tout mon corps tremblant de façon erratique quand je viens, jurant et gémissant et à bout de souffle, m'effondrant sur elle avec des points lumineux brouillant ma vue. C'est vraiment trop rapide, mais les sensations étaient trop massives pour tenir la distance.

Dans la douche, mes mains sont partout, bougeant sur sa peau mouillée avec vénération. Je prends mon temps pour lui donner du plaisir de la même façon qu'elle l'a fait pour moi et elle m'appelle "Edward" en haletant quand elle vient, ce qui me fait sourire comme un idiot. Et voilà comment c'est avec nous. Nous perdons la maladresse de la nouveauté sur le champ, laissant tomber l'appréhension, la pression et tous les restes de timidité. Je reste pour la nuit car je suis épuisé et je ne peux supporter me réveiller sans elle. Je dors avec mes bras autour d'elle, me réveille avec son sourire, glisse en elle pour un dernier petit coup vite fait avant de me doucher pour aller travailler.

Avec un sourire, et un profond sentiment de crainte car je sais qu'elle va me manquer aujourd'hui, je m'approche du lit avant de partir. Encore moitié endormie, avec un sourire groggy elle dit, "Embrasse-moi." Alors je le fais, brossant avec douceur mes lèvres contre les siennes. Puis elle dit avec un sourire démoniaque, "Embrasse-moi comme tu le ressens…"

… et ça change tout.

Juin

"Où est mon garçon?" Demande Allie alors qu'elle me conduit à l'intérieur après un bisou sur ma joue. Il fait une chaleur d'enfer dans cette maison mais je ne dis rien car je sais qu'ils n'ont la clim que dans leur chambre. Leur anniversaire est en août: peut-être que je vais leur prendre une nouvelle unité pour le living-room comme surprise en avance. Je viens d'avoir une augmentation.

Allie reste en arrière me scrutant les yeux plissés.

"Quoi?"

En me giflant le bras elle dit, "Tu es différent."

"De quoi diable parles-tu?"

"Tu es tout rayonnant." Ses mains font un large cercle autour de moi.

"Qu'est-ce que ça veut même dire?"

"Cela signifie que tu sembles radieux, ou un truc dans ce genre."

"J'étais dehors au bord de la piscine aujourd'hui. Ça s'appelle du bronzage." Je regarde ailleurs en souriant.

"Étais-tu avec Bella aujourd'hui?"

"Non," mens-je. Je venais de la quitter. Elle était allée faire du shopping avec Angela pendant que je me détends ici avec mon petit bonhomme. Dernièrement, nous avions de la difficulté à ne pas être l'un près de l'autre. C'est presque comme si elle prenait une partie de moi avec elle quand nous étions séparés. Une partie vitale, comme mes poumons ou le pouce de ma main droite. Je ne suis pas tout à fait entier sans elle. Et je suis aussi un putain de cliché mais je m'en fous. Je suis totalement amoureux. Je souris grandement à cette pensée.

Elle suffoque, m'accusant du doigt. "Tu es vraiment amoureux, n'est-ce pas?"

Je roule des yeux en guise de tentative rapide de dissimulation. "Ça se passe bien," dis-je simplement.

"Non, non. Tu rayonnes comme une nana enceinte. Tu es amoureux." chante-t-elle. "Oh, s'il te plaît dis-moi que tu l'es!" Avec une main sur son cœur, elle semble mélancolique. Je suis extrêmement reconnaissant pour son inquiétude mais c'est le genre de choses qui me rend nerveux maintenant. Mes amis veulent tellement fort que j'ai une relation que c'est plus pathétique que le fait qu'il m'ait fallu quatre ans pour trouver quelqu'un qui puisse être avec moi.

"Oui," je lui affiche mon plus grand sourire. Elle glapit. "Mais je ne le lui ai pas encore dit alors ne dis rien demain soir, d'accord?"

"Je te promets. Eddie... Je suis si heureuse pour toi," elle me caresse le bras amoureusement. Je me tortille en m'éloignant d'elle prétendant que je suis gêné.

Une porte claque et puis Garrett arrive en courant de la cuisine vêtu d'un maillot de bain, une cape en satin, et des chaussettes habillées noires dans ses sandalettes nu-pieds. Il a aussi des lunettes de natation attachées à un masque de plongée.

"Voilà un look intersidéral, mon pote. Qu'est-ce que ces chaussettes noires? Tu vas au bal de fin d'année ou quelque chose comme ça?" Demandé-je, me courbant pour le soulever. Il ne comprend pas la blague, mais m'étreint les joues avec ses minuscules doigts collants. Je suis content d'avoir distrait Allie de la discussion sur l'amour. Je ne veux vraiment pas discuter d'amour avec elle alors que je n'en ai pas encore parlé avec Bella. C'est comme laisser ta sœur porter la bague de fiançailles que tu as achetée avant de faire ta demande à ta fiancée. Et maintenant je suis en train de faire référence au mariage. Que quelqu'un m'arrête!

"Beurk" se moque Allie. "Je ne peux quand même pas me battre avec lui sur ses choix vestimentaires ridicules. Bon, il a mis son écran solaire et il a fait caca, et si tu vas dans la piscine, tu ne dois pas le quitter des yeux une seconde. Il va faire en sorte que tu l'emmènes au parc, alors j'espère que c'est cool. Le dîner est dans le réfrigérateur. Et tu as mon téléphone alors..." Elle vérifie mentalement sa liste et sourit, sautillant sur la pointe des pieds anticipant d'avoir un des rares moments de liberté.

"Allez va, c'est bon pour nous." Je la fais partir mais elle ne bouge pas. "Quoi encore?"

Elle me sourit. C'est le sourire qui anéantit Jay chaque fois qu'elle essaie d'avoir le dessus sur lui, grand avec toutes ses dents. "Bien... J'étais en train de penser que si... que Dieu nous en préserve, quelque chose arrivait et que tu aies à aller quelque part, tu auras besoin du siège auto de Garrett, et il n'ira vraiment pas dans ta voiture, alors..." Je lui lance mes clés avant qu'elle puisse finir. Elle les attrape, poussant de petits cris et tapant des mains comme si elle venant de gagner à la loterie. Elle me plante un bisou sur les deux joues et elle passe la porte comme un éclair.

"Ta mère m'a juste totalement manipulé," dis-je. Garrett se tortille et hoche la tête, n'ayant aucune idée de ce dont je parle.

Nous jouons dehors dans sa piscine pour enfant, évitant la chaleur étouffante de la maison. Je le laisse déverser des seaux d'eau sur ma tête parce que ma réaction d'horreur feinte le fait s'éclater et ça ne semble jamais le lasser. De plus, j'aime le son de son rire chaleureux. En guise de représailles, je l'attaque avec un pistolet à eau, ce qui étonnamment est beaucoup d'amusement pour moi et je décide d'acheter une paire de Super Soakers pour moi et Bella pour déconner avec. Une fois que Garrett est fatigué de mon attaque, il fait pression sur moi pour non seulement que je l'emmène au parc mais insiste pour que je "prenne tous mes dollars" pour lui acheter une glace après et ensuite il me fait le tirer dans sa voiture rouge tout en chantant le générique de Bob l'Éponge à pleins poumons. Moments de plaisir. Dieu merci, je ne connais personne dans le voisinage. Je dois cependant le faire changer de vêtements pour quelque chose de plus adéquat avant que nous partions. J'ai une réputation à défendre.

Tandis que je le pousse sur la balançoire du terrain de jeux bondé, une maman dans les trente-cinq ans, dont je remarque qu'elle n'a pas d'alliance, engage la conversation avec moi. Je lui fais savoir que Garrett n'est pas mien et bien que la discussion centrée sur nos enfants soit assez agréable, j'y place délibérément Bella dedans, une remarque fortuite que ma petite amie et moi sommes emballés à l'idée d'être parents un jour. Ce n'est pas un mensonge, mais ce n'est pas quelque chose dont nous avons parlé après seulement quatre semaines. Je ne veux pas que cette femme se fasse de fausses idées. Quelques fois être gentil est interprété comme flirter et j'ai vraiment dépassé ma phase femme plus âgée.

Garrett s'éclate avec les jeux, poussant des cris et braillant, "Regarde Oncle Eddie, regarde-moi!" toutes les trois secondes. J'applaudis et lève les pouces, finalement lassé du parc parce que le soleil couchant brûle mon visage déjà cramé par le soleil, et j'ai chaud, faim et Bella me manque. Je suis tout à fait pathétique mais ça me semble sacrément bien.

Alléché par la promesse d'une glace, Garrett est surexcité et pique un plongeon sur le trottoir; face contre terre dans les graviers. Je me sens mal et grince des dents alors que je le console, pressant des bisous sur sa tête et son visage. Il a du sang sur les coudes, les genoux et la bouche, et ce n'est vraiment pas beau. Je vérifie voir s'il n'a pas une dent endommagée mais il s'avère qu'il s'est seulement mordu la langue. Mon tee-shirt blanc est taché de son sang, alors je l'enlève, en humidifiant un bout dans l'eau de la fontaine pour nettoyer le sang et les grains de saleté collés sur ses plaies. Un petit groupe de mamans accourt pour "aider". Je lève les yeux au ciel car je suis gêné par leur flagrant reluquage bien que comique. Je suis un peu content de moi quand même, aussi.

De retour à la maison, je pique un tee-shirt propre à Jay, mais vu qu'il est plus petit que moi, ce truc me serre vraiment autour des biceps et je ressemble tout à fait au stéréotype du Rital abruti. Merde. Je peux l'enlever, alors je le fais. Je nettoie les 'bobos' de Garrett et les recouvre de pansements Spiderman, déposant encore des bisous sur ses blessures recouvertes à sa demande. Garrett ne veut rien savoir des nuggets de poulet qu'Allie a cuisinés pour lui alors nous allons à pied jusqu'à L'Avenue et prenons des pizzas chez Nonna Bella, parce que le nom me plaît et qu'il s'avère que les pizzas sont sacrément bonnes. Garrett mange autant qu'un étudiant et après sa deuxième part, je dois m'inquiéter de si sa mère le nourrit réellement suffisamment. Il parle la bouche pleine, me racontant des trucs qui me font marrer surtout parce qu'ils n'ont aucun sens et je peux dire qu'il en invente la plus grande partie. Comme quand il me dit que Batman est venu chez lui, qu'il a pété dans son lit et s'est envolé par la fenêtre et puis il rit si fort qu'il se pisse presque dessus. Il a trois ans. Je comprends ça.

La glace à l'Italienne à la cerise aide à adoucir la blessure sur la langue de Garrett, et alors que nous sommes assis sur le banc à l'extérieur du magasin, j'appelle Allie pour lui faire savoir ce qui s'est passé.

"Comment va mon petit?" demande-t-elle à la première sonnerie.

"Difficile mais mignon," dis-je. "Il a trébuché au terrain de jeux cependant," ajouté-je avec remords, détestant qu'il se soit fait mal la première fois que je le surveille. Elle me dit que ça arrive quotidiennement et qu'à moins qu'il ait une blessure grave (pas juste normale) à la tête ou qu'il ait été enlevé par des extraterrestres, elle ne va pas interrompre son tête-à-tête.

Je ris. "Tu sais que tu as juste foutu en l'air ta chance comme Mère de l'Année, hein?"

"J'ai gagné l'année dernière. Je me prépare pour la prochaine," répond-elle impassible.

Garrett est barbouillé de sa glace à la cerise. Je prends une petite cuillerée de cannoli glacé de la pinte que j'ai achetée mais il est loin d'être aussi bon que celui de chez Mme C à Ocean Beach.

Tandis qu'il est occupé, j'appelle Bella. Son téléphone sonne deux fois avant qu'elle décroche. "Salut mon ange, comment se passe le baby-sitting?" J'aime que sa voix soit si radieuse chaque fois que j'appelle.

"Bien. Seulement un incident mineur qui n'était pas de ma faute." Elle rit. C'est un son tellement magnifique. "Je mange un cannoli glacé en ce moment," je lui chante.

Elle suffoque. "Tricheur! Est-il bon?" Demande-t-elle comme si elle en avait très envie. Depuis que nous sommes revenus de la plage, nous avons pour mission de trouver le meilleur cannoli italien glacé de Long Island. Jusqu'à présent nous n'avons rien trouvé de vraiment extraordinaire, mais nous allons à Port Jeff le week-end prochain avec Rose et Em, alors nous verrons s'ils ont quelque chose de bon en ville. Je lui dis que je vais en ramener à la maison et je souris au mot maison car je passe plus de temps chez Bella que chez mon père ces derniers temps. J'ai même un tiroir attitré dans sa commode pour mes sous-vêtements.

Alors que Garrett et moi retournons chez lui, je suis assailli de détails pêle-mêle sur les dinosaures, les volcans ou les constellations. Il me demande sans cesse, "Hé Oncle Eddie, est-ce que tu sais que...?" et il poursuit en débitant l'information que, dans la plupart des cas, je ne connais pas. C'est un petit Wikipédia ambulant avec un cheveu sur la langue. Il est définitivement de bonne compagnie cependant. Il me raconte tout sur les astéroïdes et environ un million de détails inutiles en vrac à leur sujet.

Je ne sais pas, peut-être que je suis influencé par le gamin de trois ans avec qui j'ai traîné toute la journée, mais je dis, "Hé Gar. De quelle planète viennent les hémorroïdes?" Il me regarde avec ses grands yeux magnifiques et hausse les épaules. "Uranus," dis-je en éclatant de rire tandis que je me tiens le ventre car Garrett rit tellement même si je sais qu'il n'a aucune idée de ce que la blague signifie.

Au moment où Allie revient, je l'ai lavé et mis en pyjama. Il est blotti contre moi, jouant paresseusement avec les poils sur mes avant-bras alors que nous regardons Raiponce qui est étonnamment amusant pour un film de filles. Je lui dis que son papa et sa maman l'amèneront chez moi pour nager dans la piscine et il m'en tape un cinq endormi avant que je parte. Je suis épuisé au moment où j'arrive chez Bella. Elle me nourrit à la cuillère de glace tandis que je suis allongé dans le canapé, trop fatigué pour me préoccuper que ça coule sur mon menton. Elle en fait délibérément goutter sur mes tétons, se penchant pour les nettoyer... et ça... c'est la vie.

~ITD~

Le matin de mon anniversaire, je suis réveillé par des bisous et un petit déjeuner au lit. Je suis encore embrumé de la veille, mais le double expresso de Bella me réveille immédiatement. Après nous être douchés et avoir batifolé, nous partons avec ma voiture, la capote baissée. C'est une magnifique journée et j'ai envie d'être dehors. Elle refuse de me dire où nous allons mais je peux supposer à la façon dont elle est habillée très décontractée, short en jean et tongs, que ce n'est pas dans un endroit guindé. Elle me guide dans une série de ruelles et quand elle me dit de me garer dans une place de parking, je souris, entendant les cris des gens sur les montagnes russes tout près.

Je me gare, remets la capote et l'embrasse comme je le ressens.

"C'était pour quoi ça?" elle s'écarte, s'essuyant la bouche.

Avec un haussement d'épaules, je réponds, "Parce que tu penses que mon anniversaire est suffisamment spécial pour m'amener à Aventureland." Personne ne fait plus une grosse affaire de ce jour pour moi. Mon père ne m'a même pas appelé ce matin, mais ma mère et Lauren ont laissé toutes les deux un bref message, et Carmen a chanté pour moi en Espagnol. Je n'étais pas venu ici depuis des années, depuis que je sortais avec Vanessa en fait, mais ça a changé un peu d'après ce que j'entends. Je suis assez excité, pour être honnête.

"Pffff, spécial." elle se moque de façon taquine. "Je meurs juste d'envie de barbe à papa." Quand elle sort de la voiture, elle se penche, me demandant avec espièglerie si je veux me faire un tour à cheval sur le dos jusqu'à l'entrée du parc. Je ris, faisant claquer mes hanches de façon provocante dans son derrière.

"Je vais t'offrir un tour..."

Nous sommes bébêtes comme ça. Je peux agir comme un collégien et elle trouve que c'est drôle, attachant même, et elle peut pousser des cris et applaudir devant un magasin de chaussures ou quand Netflix (service de VOD) a le film qu'elle veut voir. Nous acceptons l'autre comme il est... endommagé, brisé, et réparé pour parfaire les imperfections. C'est ce qu'est l'amour.

Je prévois de le lui dire aujourd'hui. J'ai peur.

Nous rejoignons tout d'abord le Bateau Pirate et ensuite le Music Express qui fait s'écraser nos corps l'un contre l'autre dans les virages. Bella mange sa barbe à papa, m'en nourrissant alors je peux la voir lécher le sucre sur ses doigts après qu'ils aient été dans ma bouche. Pendant que je suis aux toilettes, Bella se procure une couronne de pacotille en plastique doré à un vendeur et me la fait porter car apparemment, je suis le Roi Anniversaire. Je la fais accidentellement tomber exprès dans l'eau pendant la descente de l'attraction aquatique, mais Bella sait qu'il y a quelque chose car elle n'a de cesse de me regarder bizarrement, se demandant ce qui ne va pas.

Nous mangeons des hot-dogs et buvons des Slushies à un stand, et comme c'est mon anniversaire, Bella ne veut pas me laisser payer. Je la conduis au Palais des Glaces, pourchassant l'illusion de son reflet et quand je la trouve, je la prends dans mes bras. Les mots Je t'aime sont sur le bout de ma langue mais ne veulent pas sortir. Au lieu de ça je la presse contre le miroir, l'embrassant sur les lèvres comme je le ressens. Parce que j'y pense toujours.

Après cela, je gagne un singe en peluche géant au lancer de basket, mais quand nous réalisons qu'il ne rentrera pas dans ma voiture, elle le donne à un petit gamin sur notre chemin. Je dis à Bella que c'est la plus belle journée, parce qu'honnêtement, ça l'est. Nous nous douchons et nous changeons, et elle m'emmène dans un restaurant en plein air au bord de l'eau où Jay et Allie, et Rose et Em nous retrouvent pour dîner. Ce n'est que rires et bons fruits de mer et beaucoup d'alcool. Quand je danse avec Bella alors que l'orchestre joue la version Hawaïenne enjouée de Somewhere Over the Rainbow avec un ukulélé et tout, je me penche, appuyant mon front contre celui de Bella.

Je la fais tournoyer doucement, tirant son dos vers moi. "J'aime cette chanson," murmure-t-elle alors que je me balance contre son corps, le monde autour s'effaçant.

Sans hésitation, je réponds, "Je t'aime." Ça sort de ma bouche comme si je le lui avais dit des millions de fois avant. Peut-être que dans mon esprit c'est effectivement le cas. "Tu me rends si foutrement heureux," j'ajoute, regrettant instantanément l'usage de gros mots dans l'expression. Bella porte sa main à mon visage, prenant tendrement ma joue en coupe. Je ferme brièvement les yeux alors que j'assimile, essayant de ne pas devenir trop émotif, parce que les verres que nous avons pris plus tôt me rendent sentimental. Je suis tellement amoureux de cette fille qu'elle fait battre mon cœur d'allégresse. Ouais, tu vois? Des trucs comme ça... je deviens une chochotte et je m'en fous.

"Je t'aime aussi, Eddie." C'est un murmure, mais ses yeux sont vraiment emplis de joie.

"Vraiment?" demandé-je comme si je ne le savais pas déjà. Elle hoche la tête avec insistance, riant allègrement. "Oh Dieu merci, car cela aurait été nul sinon," je glousse en hochant la tête avec elle. Puis nous rions et nous berçons aux douces paroles de la chanson. Je lance un regard à Allie qui me regarde attentivement et lui lève un pouce très enthousiaste. Elle me retourne le geste avec les deux mains, souriant grandement, ma fan number one.

Le sexe alcoolisé et étourdissant ce soir est le meilleur. Je suppose que quand les sentiments sont avoués et que ces trois mots ont été échangés, il n'y a plus rien qui retienne. Et croyez-moi, nous ne nous retenons pas.

Au matin, Bella est assise sur le lit avec une petite boîte empaquetée sur les genoux. Elle me fixe avec ce sourire flippant en attendant (presque à foutre la frousse) que je me réveille. Je suis groggy et encore un peu éméché mais alors soudain elle semble inquiète et bizarre, et pendant un instant je pense que peut-être elle ne pensait pas ce qu'elle a dit après tout.

"Voilà," elle pousse la boite vers moi et ensuite discourt sur comment elle l'a vu et a pensé qu'il était parfait, mais qu'elle ne m'avait jamais vu porter de bijoux alors ce n'est pas grave si je ne veux pas le mettre et il est trop tôt alors je lui demande de se taire une seconde le temps que je vois ce dont diable de quoi elle parle. Je déballe la boite, regardant sa réaction alors que je trouve un collier dans la ouate. Il est en argent, avec une chaînette perlée comme pour les plaques d'identité, mais au bout c'est une médaille carrée avec une main levée dessus. Je me couvre la bouche avec la main car je suis ému.

"C'est le signe pour Je t'aime," dit-elle avec mélancolie, mais je sais déjà ça. Je l'ai cherché quand je voulais le lui dire, pensant que peut-être elle apprécierait le geste autant que les mots.

"C'est vraiment cool," dis-je, le glissant autour de mon cou. Elle fait glisser ses doigts sur la chaîne, apparemment heureuse de ma réaction "Je l'aime." Je le pense vraiment. Je l'aime vraiment, vraiment elle. "Bella," dis-je, touchant son visage avec douceur. "Il mio cuore è per voi. (Mon cœur est à toi)"

"Sei la mia anima gemella (tu es mon âme sœur)," murmure-t-elle, appuyant son front contre le mien. Je hoche la tête, parce que je le crois également.

Je travaille cet après-midi, pendant les nombreux moments d'inactivité mes pensées se focalisent sur rentrer chez Bella, manger des sushi et faire l'amour. Nous mangeons sur la terrasse, regardant les types se démener sur le parcours de golf. Je la regarde, les jambes paresseusement étendues avec les pieds sur mon siège, le ventre protubérant et farci de sushis, et je pense à comment il est possible qu'en si peu de temps cette unique personne a significativement changé ma vie pour toujours. Je pense qu'honnêtement je ne peux pas me rappeler de la dernière fois où j'ai été aussi heureux quand mon téléphone vibre à un texto de mon père.

Je veux que tu rentres. Besoin de te parler.

Celui qui suit dit seulement:

Maintenant.

Et comme une lumière qui s'éteint, ce bonheur devient terreur.

~ITD~


Désolée pour le cliff, mais je ne décide pas de la coupure des chapitres. Vous avez de quoi méditer sur pourquoi son père veut le voir, immédiatement. J'attends vos suppositions.

A bientôt

LyraParleOr