Disclaimer: Twilight est à S. Meyer et cette histoire à Johnnyboy7, je ne fais que traduire.

Je rappelle que cette histoire est le deuxième volet de There Will Be Blood, Il va y avoir du sang traduction de Lilouand terminée par moi-même sous le titre Il va y avoir du sang (fin). Les liens son sur mon profil.

Je vous remercie toutes de l'accueil pour Il va y avoir de sang (fin). Je n'ai pas eu le temps de répondre à vos reviews. Je suppose que vous préférez quand même que je m'attèle à cette traduction et vous la livre au plus vite. Mais sachez que vos reviews m'ont fait très plaisir et encouragée à faire cette suite.

Traduction de There Will Be Freedom (Johnnyboy7)


Prologue

Deux ans plus tard

"Freedom is never dear at any price. It is the breath of life. What would a man not pay for living?"-Mohandas Gandhi

Aro Volturi pianotait de ses longs doigts pâles sur le bois dur de la table massive de la salle. Bien sûr, étant l'homme qu'il était, il avait pris la place d'honneur pour lui. Les yeux de toutes les principales familles du crime le fixaient avec des expressions d'attente. Bon, la quasi-totalité d'entre elles. Une famille était à dessein absente des réjouissances de ce jour.

Il regardait dehors par la grande fenêtre, la neige de janvier qui tombait doucement autour de la maison. C'était juste un autre rappel des jours gris qu'était devenue la vie d'Aro.

Les choses avaient changé dans le monde clandestin du crime. Aro examina tous les jeunes visages autour de la table et se gratta la mâchoire. Il était aisé de voir pourquoi cette génération perdait autant de vies. Ils étaient du genre 'tire d'abord, pose les questions plus tard'. Ce n'était pas nécessairement le style d'Aro, mais si ça permettait que le boulot soit fait...

Ils avaient l'apparence de la jeunesse qu'Aro enviait: des cheveux soyeux, des visages ciselés, des yeux brillants, l'enthousiasme pour la vie. Ces caractéristiques l'avaient quitté depuis longtemps. Il avait maintenant des cheveux grisonnants, un visage émacié, et une allure incisive. Il était vénéré comme le plus vieux grand-père avisé du groupe.

Cela avait été quatre années difficiles pour Aro Volturi et certains jours, il ne savait pas comment il était encore en vie. Il n'avait même plus envie de vivre.

Ses fils avaient disparu. Une des seules choses dont Aro était fier c'était ses enfants, Felix et Demetri, et ils avaient été éradiqués de cette terre comme rien de plus que de la poussière. Ils avaient été pris par les mains froides de ses ennemis et les choses ne seraient plus jamais les mêmes pour lui. La lignée des Volturi avait pris fin. Bien sûr, ses frères avaient des fils, mais ils valaient de la merde. Qui allait prendre la tête de la famille quand Aro disparaîtrait? C'était dans l'air et causait d'énormes disputes à chaque réunion de famille.

Chaque jour pendant ces quatre années écoulées, Aro avait pensé à ses fils et à celui qui était responsable de leurs morts.

Cullen.

Ce nom était enraciné dans son cerveau depuis qu'il était né. Son père les avait haïs, son grand-père les avait haïs, et Aro les haïssait. Il les méprisait. Ils lui avaient causé tant de querelles, et c'était à cause d'eux qu'il n'avait jamais véritablement réussi – pas autant qu'il aurait dû, en tout cas. C'était une course et il arrivait toujours second.

Les Cullen lui avaient tout pris et il ne l'oublierait jamais.

"Pourquoi sommes-nous ici?" demanda Shinobu Moioka du bout de la table.

"J'ai une proposition pour vous tous," croassa la vielle voix d'Aro. Il allait sur ses soixante-cinq ans et toute une vie à fumer avait définitivement laissé des traces sur lui.

"Nous n'avons pas toute la journée." James Denali vérifia sa montre avec impatience. "J'ai des choses à faire."

Aro oubliait parfois que ces gars agissaient vite dans la vie. Ne faire que passer; c'était la manie de ce monde maintenant.

"J'ai besoin d'aide," confessa-t-il. "Comme vous le savez, je suis dans une... situation un peu délicate."

Ce n'était pas un secret que les Volturi avaient perdu beaucoup de leur standing dans ce groupe. Aro détestait l'admettre, cependant.

"De l'aide?" demanda Shinobu, de toute évidence irrité d'avoir été éloigné de ses occupations quotidiennes avec la racaille du trafic mondial de drogue, d'expédition d'esclaves de pays à pays, dérangeant les gouvernements étrangers; tout ce que diable il faisait.

"Oui." Les articulations d'Aro craquèrent alors qu'il se levait de son siège. "Messieurs, je pense que le temps pour une révolution en quelque sorte, est venu."

Tous les hommes autour de la table se redressèrent un petit peu plus intéressés.

"Les Cullen," il dit le nom avec dédain, "ont beaucoup trop pris. Pas qu'à moi, mais à vous tous. Carlisle a mis en place un réseau qu'il est impossible de pénétrer et j'en ai marre qu'il prenne le contrôle de ce qui nous revient de droit."

Les pas d'Aro commencèrent à le porter autour de la pièce, les mains derrière le dos d'un air autoritaire. Personne n'osait parler parce que sa colère était évidente et créait une tension palpable dans l'air.

"Nous devons le frapper là où il est faible et je ne supporterai d'échouer cette fois. Son règne doit prendre fin." Aro décida de garder vagues les détails de ses plans. Il n'était pas très sûr qu'ils soient tous fiables et il calculait encore dans sa tête.

"Ça ne sent pas bon." dit tout bas un homme petit au bout de la table.

"Je ne vous force pas à vous joindre à moi, mais je sais que la plus part d'entre vous en ont envie. Il fait son chemin au bulldozer sur tout ce pays et nous devons être ceux qui l'arrêtent." continua Aro.

"Il est trop puissant," dit James, presque effrayé de même parler. "Toute cette famille est trop puissante."

"Mais ils ne sont pas invincibles," conclut Aro. "Toi, entre tous, devrais vouloir une sorte de rôle dans ça. Regarde-toi. Tu peux à peine marcher sans canne et ta famille n'a rien... Tout ça à cause d'eux."

James ne nia pas. Comment pourrait-il? C'était vrai.

"Tout le monde ici devrait être plus que désireux de m'aider. Je ne dis pas que nous allons les faire tomber demain ou même détruire complètement ce qu'ils ont, parce que – soyons honnêtes – nous avons besoin de Carlisle et de son empire. Mais nous pouvons l'affaiblir au moins. L'affaiblir suffisamment pour qu'il ne puisse pas se remettre."

"Donc tu proposes une révolution?"

Aro sourit avec malveillance, malicieusement, dangereusement. Rien de plus n'avait besoin d'être dit. Son sourire parlait sans mot dire.

"Et comment comptes-tu faire ça?" Shinobu croisa les bras. "Il me semble que tu as essayé pendant des décennies et rien n'a jamais semblé aboutir."

Il y eut un murmure d'acquiescement autour de la table.

"Messieurs, laissez-moi m'inquiéter de ça. J'ai juste besoin de savoir que, le moment venu, j'aurai votre soutien. J'ai besoin d'aide."

"Qu'as-tu à l'esprit?" demanda un homme du bout de la table avec un fort accent britannique. Aro n'arrivait pas à faire revenir son nom dans sa tête. "Il se trouve que j'apprécie les Cullen. Simplement parce qu'ils sont meilleurs que toi, je ne pense pas que nous devons les anéantir."

Il y eut quelques ricanements autour de la table. Le plus distinct vint du grand garde du corps que le Britannique avait amené avec lui. Il laissa échapper un petit rire jovial qu'il essaya de masquer par une toux.

Le corps d'Aro était peut-être vieux mais ses réflexes pour tirer au pistolet ne s'étaient jamais affaiblis pendant toutes ces années.

Il sortit rapidement un grand 9mm de nulle part et sans même y penser, tira directement dans l'épaule du garde du corps. C'était un tir parfait, de part en part. Le liquide rouge éclaboussa le mur sombre derrière l'homme et il tomba au sol avec un gémissement de douleur. Le Britannique regarda juste son garde du corps avec dégoût et secoua la tête, le laissant rouler sur le sol dans une marre de son propre sang.

"Est-ce que quelqu'un d'autre pense que c'est foutrement drôle?" demanda Aro, furieux que quelqu'un ait osé rire de lui. "Ce n'est pas drôle!"

Personne ne dit rien et ils se regardèrent les uns les autres avec des yeux légèrement inquiets. La même pensée était en train de traverser leur tête: Cet homme est devenu fou.

"Nous allons nous arrêter là pour aujourd'hui," dit Aro d'un ton bourru, faisant claquer le pistolet sur la table. "Je prendrai bientôt contact avec tout le monde."

Il y avait un majordome attendant à la porte pour escorter les invités de la pièce à l'extérieur et plus certainement pour nettoyer le foutoir laissé derrière par le sang. Aro n'eut même pas envie d'offrir à quiconque un au revoir cordial. Il grimpa les escaliers, le bois craquant presque sous ses pieds lourds, impatient de rejoindre son bureau et loin de la jeunesse frustrante du rez-de-chaussée.

"Qui pensent-ils être?" Il ferma la porte de son bureau en la claquant. "Ne savent-ils pas qui je suis?"

"Qu'est-ce qu'il s'est passé, Oncle Aro?" demanda sa nièce, Vienna, de sa place derrière son grand bureau à lui. Ses cheveux blonds chatoyants étaient plus ternes à cause des lampes dans la pièce.

"Oh, Vienna. Je ne savais pas que tu étais là." Il se calma presque instantanément.

"Est-ce que tu vas bien?" Elle se précipita vers lui. "Ton visage est tout démonté et j'ai entendu le coup de feu en bas."

"Tout va bien, chérie." Il l'embrassa sur le front. "Juste un petit clash."

"Viens t'assoir." Elle l'accompagna à son siège.

Aro avala le verre d'eau que lui tendit Vienna. Elle lui ressemblait sous bien des aspects; tellement, en fait, que beaucoup de gens pensaient qu'elle était sa fille. Elle aurait tout aussi bien pu l'être. Il avait élevé la jeune fille depuis qu'elle avait cinq ans, après que sa plus jeune sœur soit morte de son horrible dépendance à la drogue.

"A quoi dois-je ce plaisir?" demanda Aro après avoir pris un moment pour se calmer.

"Tu me manques là-bas en banlieue," sa nièce fit la moue. "La ville est devenu ennuyeuse sans Demetri et Felix."

Une petite pointe de douleur resserra la poitrine d'Aro à l'entente des noms de ses fils. Elle fut rapidement remplacée par la colère pour ceux qui les avaient tués. Cette colère qui serait rapidement soulagée.

"Je sais, mon cœur. Aimerais-tu que je t'achète un autre penthouse?" suggéra-t-il pour apaiser sa peine.

"Non, c'est bon." Vienna jeta un coup d'œil à ses ongles. "Je m'occupe avec la population mâle de Chicago. Ils sont très généreux." Elle eut un sourire diabolique, exactement identique à celui de son oncle dans la salle de réunion moins de cinq minutes plus tôt.

Aro secoua la tête, juste un peu gêné par les agissements de sa nièce en ville. Il y avait une nouvelle histoire chaque semaine sur elle dans le cercle de la société. Il avait choisi de les ignorer.

"Je venais juste prendre de tes nouvelles," dit-elle avec gentillesse. Derrière tout ce sucre il y avait une couche de malice qu'Aro avait intentionnellement instillée en elle. "Tu sembles plus malade de jour en jour."

"Je sais," soupira-t-il. "Je ne suis plus fait pour cette vie trépidante."

"Toi et Tante Athenadora devriez déménager au Bahamas ou je ne sais pas. Partir loin de toute cette neige." Vienna frissonna alors qu'elle mettait son manteau. "Et ne plus avoir l'air si triste tout le temps."

"Je ne pensais pas l'être." Il haussa les épaules innocemment.

"Je peux le voir dans tes yeux." Elle vint de son côté du bureau et lui embrassa la joue. "Je connais ce regard. Tu es trop vieux pour être à courir partout, organiser des prises de contrôle. Repose-toi simplement."

"Je le ferai." Il sourit. Ils savaient tous les deux que c'était un mensonge.

Ses longues jambes la portèrent vers la porte. "Bye, Oncle Aro."

Il était enfin seul pour se noyer dans ses propres pensées.

Il y avait beaucoup de choses qu'il pourrait faire mais il choisit délibérément de ne pas les faire. Au lieu de cela, il ouvrit le tiroir du bas de son bureau et en sortit trois photographies en noir et blanc.

Ses mains tremblèrent de fureur alors qu'il les revoyait pour ce qui semblait être la millionième fois. Elles venaient d'un lot d'environ cent, mais elles étaient presque les mêmes.

Trois personnes – deux hommes et une femme – qui jouaient dans les vagues sur une magnifique plage. Si les photos avaient été en couleur, elles auraient été dominées par des bleus étincelants, des verts intenses, et le jaune brillant du soleil qui éclairait chaque centimètre carré de sable.

Ils avaient tous des sourires sur leurs visages et ne prenaient pas garde au reste du monde. A leur insu, ils avaient été observés.

Le plus jeune des hommes avait dix-huit ans. Il avait une tignasse de cheveux courts qui étaient coiffés dans ce genre 'enfantin, je m'en fiche'. Aro savait que ses yeux étaient bleus et ses cheveux, bruns. Il était très en forme pour un jeune adulte, ressemblant évidemment à tous les autres de cette famille dans leur course à la perfection. Son torse était sculpté et ses bras étaient musclés. Il était grand, mais pas trop grand; mince, mais pas trop mince.

L'unique femme sur la photo était magnifique. Peu importe combien Aro la haïssait, il n'y avait aucun doute qu'elle était éblouissante à tout point de vue. De ses longs cheveux acajou, à sa silhouette sculpturale et aux traits délicats de son visage, elle était incroyablement belle. Son âge était vingt-deux ans, mais elle paraissait beaucoup plus jeune. Ses yeux étaient cachés par des lunettes de soleil, et un sourire rayonnant était plaqué sur son visage alors qu'elle regardait les hommes lutter corps à corps dans l'eau.

Un minuscule bikini couvrait son corps. Aro traça la courbe de ses jambes et voyagea jusqu'à son ventre plat, finissant au renflement de ses seins ronds. Un soubresaut familier d'hormones parcourut son corps à la vue d'une telle charmante femme. Aro et sa femme n'avaient pas été intimes depuis des années, alors en gros tout l'excitait actuellement. Certains l'auraient peut-être traité de 'vieux sale bâtard'. Cette étiquette lui était égal. Cette jeune fille en particulier faisait ressortir le désir physique en lui qu'il n'avait pas ressenti depuis un moment.

Il secoua la tête, ne voulant pas que sa véritable raison d'examiner ces photos soit perdue dans une brume de désir.

Aro posa la première photo et pris la seconde. La femme était maintenant dans les bras de l'homme le plus âgé, à être jetée comme une petite poupée de chiffon et s'en réjouissant complètement.

Cet homme était la vraie raison de la rage d'Aro, sa haine pour pratiquement tout le monde et tout.

L'homme était grand, et Aro une fois de plus envia la jeunesse de ce monde alors qu'il voyait le corps tonique de l'homme. Aro avait autrefois eut des muscles comme ça. Les cheveux de l'homme étaient ébouriffés – comme toujours. Son visage accrochait un sourire rare, sa peau était bronzée, et le monde extérieur n'avait aucun effet sur lui. Aro n'avait jamais vu cet homme aussi libre. Il était détendu et décontracté. C'était légèrement perturbant.

"Pensais-tu vraiment que tu allais t'en sortir comme ça?" demanda Aro d'une voix rauque, épaisse avec la fureur. "Ton père est peut-être rusé, mais vous ne me battrez jamais, Edward." Il prit un crayon sur son bureau et poignarda le visage de l'homme par le biais de la photo.

Il rangea les photos et essaya de déterminer les aspects finaux de ses plans, lesquels allaient vite s'assembler. Ils demandaient à être minutieusement calculés et ça allait prendre du temps.

Il y avait une impression de liberté au milieu d'eux trois sur la photo. C'était ce qui rendait Aro le plus en colère. Pourquoi ses fils devraient-ils être enterrés sous terre quand les vrais criminels folâtraient sur une putain de plage? Ils méritaient sa douleur. Tous méritaient de souffrir comme lui dans ces jours sombres.

Aro avait fait la promesse quand il avait reçu ces photos qu'il allait prendre cette liberté et la broyer dans ses mains même si c'était la dernière chose qu'il ferait.

~TWBF~

Nous voilà donc deux ans après la fin de Il va y avoir du sang, quatre ans qu'Edward s'est enfui et deux ans qu'il coule apparemment des jours heureux avec Bella.

Je fais mon possible pour mettre au plus tôt le premier chapitre en ligne mais il faudra un peu de patience. J'espère me caler dans un rythme de 8 à 10 jours, au gré de mes disponibilités et de mes complices SBRocket et PtiteWam que je remercie bien fort d'encore me soutenir sur ce coup.

A très bientôt, j'attends vos impressions sur ce prologue qui semble rouvrir les hostilités.

LyraParleOr