Cette histoire appartient à Johnnyboy7 et que je n'en suis que la traductrice. Elle s'adresse à un public adulte, donc dix-huit ans et plus.

ThereWillBeFreedom – traduction

Je vous remercie toutes pour vos messages, mises en alerte et favori et particulièrement mes correctrices SBRocket et Ptitewam.

Une seule d'entre vous a évoqué Charlie et Renée, Bella ne peut quand même pas ne pas les inviter et pour commencer, il faut qu'elle reprenne contact avec eux et organise ce mariage.

Chapitre 10 : Blanc

White

BELLA POV

"The secret of happiness is freedom. The secret of freedom is courage."- Thucydides

All things Twilight related belong to Stephanie Meyer.


Alice était assise de l'autre côté de la table de la cuisine. Elle tapait ses petits doigts sur le bois et me fixait comme si j'étais une sorte de proie. Je pense qu'elle savait que quelque chose se tramait.

"Alors, pourquoi ai-je été convoquée?" demanda-t-elle de façon dramatique.

"Hum, eh bien, je sais que tu es bonne pour planifier les fêtes." Je haussai les épaules, essayant de ne pas faire une grosse affaire avec tout ça.

"Oui," elle hocha la tête, "continue."

"Edward et moi prévoyons une petite fête... bientôt."

Alice sortit un grand bloc et un stylo-plume fantaisie. "Et j'ai été requise pour mes merveilleux services. N'en dis pas plus. Pour quand cette fête?"

"Dans cinq jours," dis-je rapidement.

"Samedi prochain? Intéressant. Et quel genre de fête est-ce? Pendaison de crémaillère?"

"Hum, non." Je cachai ma bague de fiançailles sous la table et la fis tourner autour de mon doigt.

"Bella, j'essaie de t'aider – vraiment – mais je n'ai pas obtenu une once d'information de ta part."

"Eh bien, elle va être petite, juste la famille, pas d'amis..." dis-je, et elle commença à écrire, "nous allons avoir besoin d'un prêtre et d'une chose genre petite réception. Et je vais avoir probablement besoin d'une robe blanche."

Cela lui prit une seconde mais ensuite ça fit tilt. Alice se leva si vite que je croyais qu'elle allait traverser le toit. "Bella, je jure devant Dieu, si tu te maries, je vais arracher les cheveux sur ta tête."

"Calme-toi," suppliai-je.

"Non, je ne me calmerai pas!"

"Je peux le faire moi-même si tout cela te prend trop de temps."

"Ouais mon œil." Elle commença à marcher de long en large furieusement. Francis sembla penser que c'était une sorte de jeu et se mit à la suivre dans chacun de ses circuits. "Tu ne peux pas me faire ça. Et cinq jours pour organiser? Oh Seigneur. Je pense que j'ai des palpitations."

"J'ai juste besoin de vingt chaises au plus, et d'un prêtre pour présider le truc. Nous n'avons même pas à prévoir une réception après."

"As-tu même été à l'église pour votre conseil pour couples obligatoire. Tu ne peux avoir un mariage catholique sans ça."

"Alors nous n'irons pas à l'église."

"Essaies-tu de me tuer?" Elle se serra la poitrine. "Oui, n'est-ce pas?"

"Ok, Alice, ce n'est pas toi qui est concernée. Ceci est mon mariage et je t'ai demandé de m'aider parce que je pensais que ça te plairait, mais je peux m'occuper de tout. Je n'ai pas besoin de toi."

Son visage s'assombrit légèrement et elle se calma. "Je suis désolée. J'avais juste besoin de sortir ça. J'ai cinq jours et jamais de ma vie je n'ai eu à faire face à un défi auquel je n'aie pu m'attaquer. Est-ce que quelqu'un d'autre est au courant?"

"Ils le seront quand ils recevront les invitations. Nous essayons de garder ça vraiment sous silence afin que personne n'en fasse une grosse affaire."

"Mais c'est ton mariage. C'est supposé être une grosse affaire."

"Nous n'avons pas vraiment le temps de prévoir quelque chose d'énorme et inviter des centaines de gens. Carlisle part dans une semaine. En outre, tout le monde pense qu'Edward et moi sommes déjà mariés. Ça ne serait pas bon si notre faire-part était dans le journal ou quelque chose comme ça."

Elle hocha la tête. "Bon alors, tu t'es adressée à la bonne personne. Mariage en ville ou tu le fais ici?"

"Dans le jardin de derrière, si possible."

"Ok, je le sens." Alice ferma les yeux et commença à se masser les tempes. "Soir, ciel clair, musique douce, des couleurs bleu nuit et blanc, Des roses blanches, des bougies, une allée, des chaises, une tente: très intime. J'adore ça." Ses yeux se rouvrirent brusquement.

J'étais presque en transe juste à penser à ses paroles. Ça semblait tellement beau.

"Et, bien sûr, tu n'as pas de robe." Elle écrivit sur son bloc-notes. "C'est un problème, mais ne t'inquiète pas, Bella. Rose et moi sommes là-dessus!"

Avant même que j'aie la chance de dire quelque chose, elle bondit de sa chaise et passa la porte.

"Merci," dis-je à personne et exhalai un peu de mon anxiété.

Cinq jours. C'était tout ce que j'avais avant que je devienne une Cullen officielle. Je n'étais pas aussi nerveuse à ce sujet que d'être une épouse. En ferais-je une bonne? Qu'est-ce que j'étais censée faire? Tout était arrivé vraiment vite, mais par certains côtés, c'était mieux que d'avoir de longues modalités à n'en plus finir. Nous n'aurions pas la chance de nous dégonfler.

Je voulais épouser Edward, bien sûr, mais tout le monde a des doutes, je suppose. Personne ne savait vraiment que nous allions faire ce mariage si tôt en dehors d'Alec et maintenant Alice. J'étais sure d'avoir des coups de fil dans une heure environ.

En parlant de coups de fil...

Je décrochai le téléphone à côté de moi et essayai d'empêcher mes mains de trembler alors que je composais le numéro que Carlisle m'avait donné. Je dus mettre l'appel sur haut-parleur car j'étais sur le point de laisser tomber le téléphone sur le sol quand il commença à sonner. Mon cœur tapait dans ma poitrine.

"Allô," répondit une voix féminine à la quatrième sonnerie.

"Euh, bonjour," répondis-je mal à l'aise. "Est-ce la maison de Charlie Swan?"

"Oui bien sûr."

"Et qui est-ce?" demandai-je

"Qui est-ce?" me renvoya-t-elle.

"Hum," je ne me sentais pas de répondre à ça," est-il là?"

"Oui. C'est Beth, sa belle-fille..."

J'appuyai sur le bouton 'raccrocher' avant de même y penser et ensuite me tapai la tête sur la table à plusieurs reprises.

Bien sûr qu'il avait une nouvelle vie à présent. Et pourquoi pas? Charlie s'était marié, il avait une nouvelle femme, et maintenant visiblement une nouvelle famille. Pourquoi croyais-je que je pouvais juste l'appeler et que tout irait bien? J'avais quelques explications à donner en plus, je devais l'inviter à mon mariage. Ça allait être toutes sortes de catastrophes.

Le téléphone sonna avec virulence, me ramenant dans ma position. Je le fixai, n'osant pas décrocher pour l'instant. La sonnerie s'arrêta, mais recommença à nouveau.

Je frappai sur le bouton 'répondre' et restai silencieuse.

"Allô? Qui est-ce?" exigea la voix bourrue de Charlie. "Je suis officier de police. Je peux tracer ce numéro et vous feriez bien de croire que je serai à votre porte avec mon arme. Qui est-ce?"

"Bonjour, Papa." Je n'avais pas de voix alors elle se fêla et faiblit.

A l'autre bout du fil ce fut le silence pendant un très long moment. Je pouvais l'entendre respirer et puis Charlie se racla la gorge, "Bella?"

"Oui, Papa." Je m'efforçai de ne pas pleurer. Le son de sa voix me rappelait juste combien il m'avait manqué.

"Qu...est-ce... Tu vas bien?"

"Oui. Comment vas-tu?"

"Je vais... bien. Waouh." J'entendis une porte se fermer à l'autre bout du fil et imaginai qu'il était allé quelque part pour parler en privé. "Où étais-tu?"

"Au Brésil. J'y suis allée pour être avec Edward après être sortie de prison."

Il s'étrangla, "Est-ce là que tu étais, avec ce crétin?"

"Oui, et je sais que tu ne vas probablement pas approuver, mais je m'en tiens à ma décision."

"T'en tiens-tu à ta décision de ne pas m'appeler et de ne pas me faire savoir où diable tu es?"

"Je t'ai envoyé une carte postale..."

"Une seule carte postale en deux ans, Bella. Sais-tu combien j'étais inquiet?"

"Je suis désolée. Je ne sais pas quoi te dire d'autre." Je baissai la tête de honte, même s'il ne pouvait pas me voir.

"Alors, tu étais juste restée là-bas au Brésil avec ton petit-ami gangster et maintenant tu es revenue à Chicago?"

"Ce n'est pas un criminel, Papa."

"Ne me mens pas, Bella. Je ne suis pas idiot."

"Pouvons-nous ne pas parler de ça là maintenant? Je t'ai appelé parce que tu me manquais."

"Eh bien, peut-être que tu ne m'as pas manqué."

"Oh, d'accord alors..." J'avais une boule coincée dans la gorge.

Il soupira, "C'est un mensonge. Bien sûr que tu m'as manqué, mais comment suis-je censé réagir à ça?"

"Je ne sais pas. Je viens de revenir et je savais que tu t'étais inquiété pour moi."

"Quand es-tu revenue?"

"Il y a un peu plus de deux semaines."

"As-tu appelé ta mère?"

"Pas encore. Tu es le premier."

Il gloussa, "Ça fait plaisir à entendre."

"Alors... comment va la vie?"

"Bien. Je me suis marié."

"Je sais. Je l'ai entendu dire. Comment ça se passe?"

"Intéressant. J'ai des beaux-enfants maintenant, deux."

"Je crois que j'ai un peu énervé ta fille. Beth, c'est ça?"

"Bella, tu es ma fille. Beth est ma belle-fille," précisa-t-il. "Ne rends pas ça comme si j'avais tout oublié de toi."

"Je n'ai jamais dit ça. J'étais juste... sous le choc."

"Quoi, Carlisle ne te l'a pas dit?" se moqua-t-il. "J'aurais supposé qu'il savait tout."

"Non, il ne me l'a jamais dit."

"Ouais, eh bien, Beth a seize ans et ensuite il y a Bobby qui en a dix."

"C'est jeune."

"Comme si je ne le savais pas. Ils me font tous les deux me sentir vraiment vieux. Bobby c'est tout pour le hockey et le foot alors je dois le conduire s'entraîner tous les matins. Ça me tue, mais je n'échangerais ça contre rien d'autre."

"Et comment ça se passe au commissariat?"

"Bien. Je prends ma retraite cette année, cependant; Il faut laisser la place aux jeunes."

"Et la vie conjugale te convient?"

"Je l'aime vraiment."

Je n'avais jamais entendu Charlie parler autant dans ma vie, et il semblait vraiment heureux, exceptionnellement heureux.

"Comment s'appelle-t-elle?" demandai-je

"Anna. Tu ne te souviens probablement pas d'elle, mais elle compte beaucoup pour moi, Bella. J'ai hâte que tu la rencontre."

"Moi aussi; ça me plairait. Que dirais-tu de ce week-end?" dis-je vivement, comme si je n'avais pas d'arrière-pensée.

"Oh, eh bien c'est rapide."

"Je sais, mais... j'ai besoin de toi ce week-end, en fait juste pour un jour."

"Tu commences à ressembler à ta mère quand elle avait fait quelque chose de vraiment mal. Devrais-je m'asseoir?"

"Je pense que oui." Je me mordis la lèvre.

"Oh, mon Dieu." grogna-t-il. "D'accord, qu'est-ce que c'est, Bella? Pendant ces deux dernières années, je me suis préparé au pire."

"Eh bien, ce n'est pas si terrible, en fait. Hum, je me marie samedi et je pensais que tu voudrais être là."

Une fois encore, un long silence fut assourdissant. Je ne savais même pas si j'étais toujours en communication. Il n'y avait aucune respiration ou raclement de gorge ou... quoi que ce soit.

"Papa, tu es toujours là?" demandai-je au bout de quelques minutes.

"Tu ne te maries pas avec lui," dit Charlie de façon irrévocable. "Je t'interdit de te marier avec lui."

"Papa..."

"Non, Bella. Écoute-moi là. J'ai fermé les yeux pendant trop longtemps. Je suis venu à Chicago et j'ai fait tout ce que j'ai pu pour te sortir de ce foutu merdier et je t'ai regardé aller en prison pour lui. Ensuite j'ai reçu un coup de fil quand tu as été libérée, mais ils n'arrivaient pas à te trouver. Tu sais ce que j'ai fait? J'ai ramené mes fesses là-bas encore une fois et Carlisle n'avait pas de réponse. Il savait que tu étais avec lui. Je le savais."

"Papa, écoute..."

"Je n'ai pas fini," dit-il sèchement. "Renée m'a dit de te lâcher. Tu es assez grande pour prendre tes propres décisions, je l'ai compris, mais j'interdis ça. Tu ne te marieras pas avec lui. Je vais là-bas pour te ramener à la maison."

"C'est ici chez moi maintenant. Nous avons une maison ici et je ne le quitterai pas."

"Bella, sais-tu ce qu'il fait? Il tue des gens. Je sais que tu ne veux pas croire ça, mais Edward Cullen est un méchant – ils le sont tous. Tu ne peux pas devenir membre de cette famille."

"C'est un peu trop tard pour ça, Charlie." J'essayais de rester calme, mais je n'aimais pas la direction que prenait cette conversation. "Je me marie avec Edward et tu ne sais rien de lui. Les journaux ne disent pas toujours la vérité."

"Je suis flic, Bella. Ça ne tient pas du génie de tout mettre ensemble."

"Veux-tu être là à mon mariage ou pas?"

"Non."

La ligne fut coupée, et j'étais restée avec la tonalité du téléphone dans le haut-parleur.

J'avais vraiment espéré que ça ne prendrait pas ce chemin. Oui, j'avais eu tort d'avoir laissé de côté Charlie pendant toutes ces années, mais il n'allait pas me dire quoi faire. J'étais une femme adulte pour l'amour de Dieu. Je devais avouer cependant, que cela aurait été bien de l'avoir ici. Je me foutais de tout ce truc de tradition mais en quelque sorte je voulais qu'il m'accompagne dans l'allée. C'était important pour moi.

Je ne m'étais pas rendu compte que je pleurais jusqu'à ce que je sente la larme chaude sur ma joue. Je la laissai tomber sans l'essuyer.

Francis poussa ma jambe du museau sous la table et je le soulevai. "Il semblerait que Charlie ne vienne pas." Il me lécha la figure. "Devrais-je même me donner la peine d'appeler Renée?"

Je pensai que ça serait pire si elle l'entendait de la bouche de Charlie, alors je décrochai le téléphone et composai le même numéro qu'elle avait eu pendant les dix dernières années.

La conversation ne fut pas ce à quoi je m'attendais. Renée avait plus de compassion pour moi que je ne l'aurais pensé. Étant l'éternelle romantique qu'elle était, elle cita des genres de textes sacrés sur comment l'amour vainc tout. En gros, Renée m'avait dit qu'elle comprenait mon besoin de partir avec Edward, bien qu'après les cinq premières minutes elle avait agi comme si les quatre dernières années n'avaient pas existé. Je trouvai ça vraiment bizarre et ne dis pas grand-chose en réponse à son discours effréné. Quand je lui avais parlé du mariage, elle avait crié au moins pensant cinq minutes, me posant des questions auxquelles je n'avais pas de réponses.

Je raccrochai épuisée et tirai mes cheveux de frustration. Je dus me précipiter à l'étage me changer pour aller travailler lorsque je terminai ma conversation avec Renée.

J'avais à choisir dans tout un tas de vêtements, mais Edward n'avait pas voulu me dire d'où venait tout ça. Il y avait tout ce que je pouvais vouloir dans l'immense placard qu'Edward et moi partagions. J'allais généralement au travail dans ce que Rose appelait une "tenue sexy", qui se composait d'une jupe, un genre de chemisier à froufrou et des escarpins. Alice disait que je devais trouver l'équilibre entre être prise au sérieux et me mettre en avant. J'apprenais – lentement, mais sûrement.

Je quittai la maison juste au moment où Alec rentrait, à quatre heures de l'après-midi. Edward m'appela sur en ville et demanda si je voulais prendre un dîner rapide puisque nous ne nous verrions probablement pas avant tard dans la soirée. Je n'avais généralement pas à rester au studio très tard. Je travaillais sur le journal de dix-neuf heures et avait fini à vingt-et-une heures. Edward, d'un autre côté, restait au bureau jusqu'à vingt-deux ou vingt-trois heures. A cette heure-là, je ne pouvais pas veiller pour l'attendre, mais nous prenions toujours le petit-déjeuner ensemble, comme il l'avait promis.

Je me garai devant un restaurant très chic à un bloc du bureau d'Edward. Un voiturier conduisit ma voiture au parking et une hôtesse m'accompagna vers le fond. Je gardai la tête baissée, juste au cas où quelqu'un pourrait me remarquer, bien que j'en doutais; je n'étais pas vraiment aussi reconnaissable qu'Edward.

Je ne dus attendre que quelques minutes avant qu'il se glisse à travers les tables dans un costume bleu marine, faisant baver toutes les femmes et rendant tous les hommes jaloux.

"Désolé, je suis en retard." Il m'embrassa chastement avant de prendre un siège. "Mario avait du mal... à nouveau."

Je ris, "Pauvre Mario. Tu rends ce gars tellement nerveux."

"Il doit apprendre." Edward prit une gorgée d'eau et la fit tourner dans sa bouche. "Comment a été ta journée?"

"Intéressante. J'ai parlé avec Alice du mariage, alors sois prêt pour les appels plus tard."

"J'ai déjà reçu des félicitations de tout le monde. Ils ont dit qu'ils avaient essayé d'appeler à la maison mais que la ligne a été occupée toute la journée."

"Ça se pourrait parce que j'ai été au téléphone avec Charlie et Renée pendant quelques heures."

Edward pâlit. "Oh?"

"Oui. Ça n'était pas si mauvais que ça." Je haussai les épaules. "Charlie et moi nous sommes en quelque sorte disputés, mais c'était probablement inévitable. Je l'ai invité au mariage, mais il a dit non. Renée va essayer de lui parler."

"Était-il si en colère que ça?"

"Il dit que tu as une mauvaise influence sur moi."

"Si seulement il savait," gloussa Edward, examinant le menu devant lui. "Et quand allons-nous nous marier?"

"Ce samedi," Je retins ma respiration attendant qu'il proteste.

Il se mordit simplement la lèvre et hocha la tête. "C'est rapide, mais je suppose qu'il n'y a rien que nous puissions faire à ce sujet."

"C'est presque comme si nous nous étions enfuis pour nous marier."

Edward posa le menu. "Bella, je sais que ce n'est pas ce que tu aurais prévu ou ce que tu aurais rêvé que ton mariage soit alors si..."

Je l'interrompis. "S'il te plaît, arrête de dire ça. Tu vas me faire me rétracter. Es-tu prêt à te marier?"

"Oui." Il hocha la tête.

"Bien, moi aussi. Nous le faisons," dis-je avec fermeté. "Je veux le faire et peu importe si c'est rapide. Je sais qu'Alice va faire un travail étonnant à l'organiser et j'ai hâte d'être ta femme."

Il sourit et prit ma main, examinant la bague à mon doigt. "J'ai hâte que tu sois ma femme. Je n'ai jamais pensé que je dirais ça, mais crois-le ou non, je suis à l'aise."

"C'est comme ça qu'on est supposé se sentir, je pense."

"Cette bague est très jolie à ton doigt. Alors... samedi?"

Je hochai la tête. "Petit et mignon, juste la famille."

"Famille? C'est-à-dire tout le monde?" demanda-t-il avec étonnement.

"Dieu, non. Ça serait environ... trois cents personnes." J'eus presque un infarctus juste à y penser. "Vingt tout au plus, plus ma mère et peut-être Charlie et sa famille. Il a des beaux-enfants, en passant."

"Je l'ai découvert ce matin quand Carlisle m'a demandé s'il devait acheter quatre billets pour eux. J'ai dit que je te demanderai."

"Nous n'achèterons pas de billets si Renée ne le convainc pas. J'essaierai de lui parler demain quand il se sera calmé. Oh, autre chose... nous ne pouvons pas nous marier comme les Catholiques traditionnels vu que nous ne sommes pas allés à ce truc de consultation pour les couples et je ne pense pas que j'aie été vraiment baptisée."

"Ce n'est pas gave. Carlisle et Esmé se sont enfuis à Vegas pour se marier avant que Nicola les ramène pour un vrai mariage, mais à ce moment-là, ils étaient déjà mariés." m'assura Edward. "Devons-nous endurer chaque rituel dans la cérémonie comme les garçons et demoiselles d'honneur ou les enterrements de célibataires?" Il frissonna.

J'eus presque la larme à l'œil tellement nous étions semblables. Il était vraiment l'homme pour moi. Pas de superflu ni de chichis.

"Je n'en suis pas vraiment sûre. J'ai tout laissé dans les mains d'Alice, mais à vrai dire, je veux juste sauter dans une robe et allez."

"Parfait." Il eut un sourire inhabituel, sincère.

Un serveur se précipita à notre table et prit nos commandes. Je pensai que je pourrais aussi bien essayer de manger sain et optai pour une grande salade, tandis qu'Edward exigea un morceau de steak spécifique et prit même le bloc du serveur pour inscrire à quelle température il devait être cuit.

Tout au long de notre repas, des gens nous avaient regardés quelque peu, mais je sentais que le choc s'atténuait. Edward avait ressuscité et tout le monde en ville à Chicago savait cela. A présent, je pense que la nouveauté de toute cette affaire était passée. Laissons encore un mois et nous ne serions même plus un sujet de conversation.

"Alors, comment ça marche?" demandai-je à Edward. "Après que nous soyons mariés, tu prends alors simplement le contrôle?"

"En gros. Il y a beaucoup de trucs techniques, mais je m'y prépare tous les jours. Je dois connaître tous les tenants et les aboutissants de l'ensemble de notre syndicat. J'aurais plus de deux mille personnes sous mes ordres et je dois savoir ce qu'ils font, ce qui se passe, plus tout ce qui arrive dans les autres familles de par le monde."

"C'est beaucoup à contrôler."

"Je peux le faire, et je vais le faire bien."

"J'ai hâte." J'essayai de cacher mon inquiétude. Je savais qu'Edward allait être un Boss impitoyable mais efficace. Je ne voulais simplement pas qu'il fonce tête baissée et débute avec plus que ce qu'il pouvait gérer.

"Je dois aussi mettre en place mes propres réseaux et me faire un nom autre que 'le fils de Carlisle'. Une fois qu'il sera parti, je pourrais démarrer avec mon héritage." Edward semblait excité et je pouvais voir les rouages tourner dans sa tête avec les idées qu'il allait mener à bien.

"Et qu'est-ce tout cela signifie pour moi?"

Il rit, "Il faudra que tu en parle avec Esmé. Je n'en sais trop rien."

"Je vais devoir lui demander alors. Peut-être que j'aurais dû déjà le faire."

"Je sais que c'est comme au lycée. Je suis le quaterback et tu es la chef des pom-pom girls. Tout le monde va nous regarder et tout le monde voudra être comme nous. Nous sommes le point de mire."

"Je suis la chef des pom-pom girls?" J'essayai de ne pas rire. "Je suis le rat de bibliothèque qui passe tout son temps dans les livres."

"Plus maintenant. Tu es la super fille que tout le monde va suivre. Un peu comme la reine des abeilles au milieu des épouses à cause de qui je suis."

"Waouh," j'expirai un long souffle d'air, "ça ne m'avait jamais traversé l'esprit."

"Tu es une femme très populaire, Mme Cullen."

On aurait pensé qu'il m'aurait fallu du temps pour m'habituer à ce nom; mais cela semblait naturel.

Edward et moi nous séparâmes quand les voituriers nous amenèrent nos voitures. Je fus aux studios en quelques minutes et montai au travail.

~ TWBF ~

La semaine passa extrêmement vite, et même si je disais ne pas être nerveuse de me marier, quand je réalisai que les jours décroissaient, je sentis mon cœur accélérer un peu.

Alice était plus à la maison qu'Edward et elle faisait, heureusement, tout pour moi. Trente invitations avaient été envoyées par mail pendant la nuit à la famille proche uniquement. Les traiteurs étaient réservés et le mardi, une grande tente avait été montée dans le jardin.

Presque immédiatement, Alice avait eu des gens là-dehors pour installer des tables et des chaises. Une allée avait été déroulée sur le côté opposé du jardin, sous les arbres qui d'une manière ou d'une autre avaient des lumières dedans. Je ne savais pas comment ils les avaient eues mais ne demandai pas.

Des billets d'avion avaient été achetés pour Renée et Phil. Le principal problème était Charlie. Il ne me parlait toujours pas quand j'essayais d'appeler, mais Renée l'avait convaincu de venir. Il amenait Anna, Beth et Bobby aussi. Les chambres d'hôtel étaient réservées en ville pour les gens qui ne résideraient pas ici parce qu'Edward refusait de les laisser rester dans la maison.

Edward et moi ne pourrions pas être en mesure de partir en lune de miel, mais je comprenais bien. Nous avions passé les deux dernières années sur une île alors ce n'était pas comme si nous avions besoin d'une pause. Il avait dit que nous pourrions y aller à un moment donné, cependant. Je pris le reste de la semaine pour 'problèmes familiaux' et mon patron ne posa pas de question. Personne n'était au courant en dehors de ceux qui étaient invités au mariage.

Renée et Charlie débarquaient avec leur famille respective jeudi. Je me réveillai ce matin-là avec des sueurs froides. Je dus même vomir à cause de la nervosité qui me serrait le ventre.

Edward était légèrement nerveux alors que nous étions assis pour le petit-déjeuner, avec plus de tics que d'habitude.

"A quelle heure arrivent-ils ici?" me demanda-t-il, essayant de boire calmement son café.

"La voiture va prendre Renée et Phil à dix heures. Charlie et tous les autres arriveront plus tard dans la soirée."

"J'ai pris le reste de la semaine mais je dois aller régler quelques trucs dans la matinée. Je serai de retour avant que Renée arrive."

"J'ai tellement foutrement peur," avouai-je.

"Tu as peur? Ton père va me tirer en pleine face," souffla-t-il.

"Après qu'il ait fait avec moi. Je ne peux qu'imaginer ce qu'il va dire. Il n'a même pas envie d'être là."

"Il a envie d'être là, Bella. Il ne manquerait pas ton mariage."

"Je ne suis pas tellement sure de cela."

Alec s'affala dans un siège avec la tignasse ébouriffée et les paupières lourdes. "Je déteste les matins."

"Tu ressembles à une merde," commenta Edward.

"Je m'en fous." Il arrosa bien sa gaufre de sirop. "Alors, à quoi doit-on s'attendre de tes parents, Bella?"

"Beaucoup de... bazar," dis-je, essayant de calmer mon estomac déjà gargouillant.

Au moment où Edward partit au bureau et Alec en cours, j'étais une boule de nerfs. Je mis tous mes efforts à cuisiner puisque nous avions un grand dîner ce soir. Ça me tint l'esprit à l'écart pendant quelque temps. Avant que je m'en rende compte, l'horloge afficha dix heures. Le chauffeur appela et me dit qu'il était sur le chemin de retour de l'aéroport avec Renée et Phil.

Je me mis à transpirer comme si j'étais au gymnase et composai le numéro d'Edward les mains tremblantes pour lui demander où il était. Je ne pouvais pas faire ça toute seule. Il dit qu'il se dépêchait dans la circulation alors ça me soulagea légèrement.

Je pris Francis sur mes genoux sur le canapé, attendant la sonnette de l'entrée. A dix heures quinze une voiture se gara dans l'allée, mais ce n'était pas le ronronnement familier du moteur d'Edward.

Je me levai de mon siège et lissai mes vêtements, jetant un coup d'œil par la fenêtre. Je poussai un soupir de soulagement quand je vis Carlisle et Esmé monter les escaliers. Je me rendis compte à la posture de leur corps qu'ils n'étaient toujours pas en bons termes. Esmé et moi non plus, mais pour moi vu le mariage, elle avait une attitude plus acceptable. Nous n'avions pas encore eu 'notre discussion' au sujet de ce qu'il s'était passé en Italie cependant.

J'ouvris la porte avant qu'ils ne toquent.

"Les avons-nous ratés?" demanda Esmé, faisant un pas dans la maison.

"Non. Ils ne sont pas encore là." Je fermai la porte.

"J'ai hâte de rencontrer tes parents dans des circonstances plus confortables, Bella," me dit Carlisle. "La dernière fois, Charlie m'a crié dessus pendant des jours. Je n'ai jamais eu la chance de réellement le rencontrer."

Nous allâmes dans la cuisine.

"Espérons qu'il sera mieux pour cette visite."

"Et ta mère?" demanda Esmé, se servant elle-même un verre de vin. Elle me vit la regarder de façon suspicieuse et me défia silencieusement de discuter son choix de boisson. Il n'était que dix heures du matin, après tout.

"Hum, ma mère est difficile à contrôler. Elle est très... à fleur de peau et elle a une façon bien à elle de faire remarquer vos défauts tout en étant gentille à ce sujet."

"On dirait Cici." Esmé roula des yeux. "Qui me rend folle, en passant. Elle reste jusqu'après votre mariage."

"Je ne l'ai pas beaucoup vue."

"Parce qu'elle comate dans l'alcool tous les jours," dit Carlisle.

"Ne parle pas de ma mère comme ça," dit sèchement Esmé.

Une autre voiture s'arrêta dans l'allée et je fus reconnaissante que nous n'ayons pas à être témoins que la conversation actuelle explose.

"Oh, merde," dis-je dans ma barbe.

J'allai ouvrir la porte et vit Renée sortir sacs sur sacs de la voiture noire qui l'avait amenée. Phil l'aidait en maintenant son calme. Tout comme Jasper était le garde-fou d'Alice, Phil était celui de ma mère. Elle ne serait vraiment pas gérable sans lui.

Quand Renée remarqua que je me tenais là, elle laissa tomber sa valise et cria si fort que la maison trembla, "Bellaaaaaaa!"

"Bonjour, Maman." Je l'étreignis fort alors qu'une soudaine vague d'émotion me submergeait. Même si elle pouvait être un petit peu trop parfois, Renée était, après tout, ma mère. "C'est si bon de te voir."

"Oh, mon Dieu." Elle nous faisait rebondir. "Ça a été trop long. Je n'arrive pas à croire que je suis là et que tu vas te marier. C'est arrivé si vite."

"Je sais." Je me reculai et dus essuyer les petites larmes sur mes joues. "Merci d'être venue."

"Et ne t'inquiète pas, je ne suis pas en colère après toi." Elle prit ma joue en coupe. "Je meurs d'envie, cependant, de rencontrer ton homme."

"Il sera bientôt là." Je la regardai de la tête aux pieds. Sa petite silhouette était juste comme je me la rappelais et ses cheveux d'un roux flamboyant attachés sur le haut de sa tête retombaient en petites boucles. "Waouh, tu es.. incroyable."

"Hot, non?" Elle fit un tour sur elle-même. "Pilate quatre fois par semaine. Mes fesses n'ont jamais été aussi fermes." Elle m'examina. "Peut-être que tu devrais commencer à en faire."

Je me mordis la langue et l'étreignis juste à nouveau.

J'entendis des pas derrière moi, et Carlisle et Esmé apparurent pour saluer les nouveaux arrivants. Renée me poussa hors de son chemin pour arriver jusqu'à eux. Ce qui me laissa seule avec Phil.

"Bonjour, Bella." Il se tenait droit, les mains dans les poches.

"Bonjour." Je le saluai de la main.

Nous n'avions jamais vraiment eu une relation chaleureuse, mais c'était seulement parce que je ne le connaissais pas très bien. Lui et Renée s'étaient mariés l'été avant que je parte pour Forks. Je l'avais même à peine connu.

"Félicitation pour tes noces." Il me donna une accolade maladroite que j'acceptai.

"Merci d'être venu. Je ne savais pas comment vous alliez prendre tout cela."

"Nous sommes juste tous les deux contents que tu sois de retour et en bonne santé. Nous n'avons jamais eu un appel après... eh bien, tu sais. Toute cette affaire de prison était un peu un choc."

"Oui, je sais. Je ne voulais pas repousser tout le monde, mais les choses ont juste un peu explosées..."

"Inutile d'expliquer. Ton père nous a un peu renseigné par téléphone." Il se frotta à l'arrière du cou. "Ce fut quelques mois d'éclats de voix."

"Je pouvais m'en douter Désolée pour ça."

Carlisle se glissa furtivement à côté de moi avec un sourire. "Bonjour. Je suis Carlisle Cullen, le futur beau-père de Bella. Vous devez être Phil Dwyer."

Phil regarda juste la main tendue de Carlisle et cligna des yeux deux ou trois fois.

"Je ne mords pas," gloussa Carlisle.

"J'ai été mis en garde à votre sujet."

"Bon, eh bien, je suppose que ma réputation va rendre encore une fois les choses embarrassantes. Je ne suis pas aussi mauvais qu'ils le disent, je vous assure."

Je dus dissimuler mon rire dans une toux. Bien entendu tout le monde avait entendu des "rumeurs" comme quoi Carlisle serait dans la mafia, surtout après ma débâcle, mais il y avait une sorte de règle tacite de ne pas soulever le sujet. J'aurai à veiller à ce que ma famille reste silencieuse avec leurs interrogations. Nier, nier, nier...

"Pourquoi ne pas aller à l'intérieur?" suggérai-je, m'écartant afin qu'ils puissent passer la porte. Le chauffeur était allé sur le côté de la maison et s'était garé. Je pouvais le voir faire une sieste derrière le volant. Il resterait probablement là jusqu'à ce qu'il soit temps de conduire Renée et Phil à leur hôtel.

Alors que je m'apprêtais à fermer la porte, j'entendis le bruit familier assourdissant d'un moteur. J'attendis quelques secondes avant que la Saleen rouge vif d'Edward tourne le coin rapidement, à plein régime dans la rue. Il s'arrêta devant la maison en faisant crisser les pneus, sans même prendre la peine de se garer.

"Je sais, je suis en retard." Il sortit de la voiture, portant une grosse brassée de fleurs. "Il y a eu un accident et j'ai dû rester dans la circulation pendant une demi-heure."

"Ils viennent d'arriver. Sont-elles pour moi?" demandai-je, incapable de retenir le sourire sur mon visage.

Il prit un grand œillet rouge foncé du tas. C'était plus bordeaux que rouge, en fait. "Ceci est pour toi. Le reste est pour ta mère."

Je pris la fleur et la sentit. "Tu es très charmeur."

"J'ai des culs à embrasser, ce que je ne fais jamais, en passant. Ce sont tes parents cependant, alors je pensais que je devais faire un geste." Edward pencha la tête et m'embrassa chastement.

"Qu'as-tu acheté pour Charlie?" ris-je, n'étant pas vraiment sérieuse.

"Un nouvel écran plat." Il passa devant moi, entrant dans la maison.

"Es-tu sérieux?" Je fermai la porte.

"Oui. Il regarde la télé, non?"

"Eh bien... bien sûr, mais il n'a pas besoin d'une nouvelle télé."

"Je devais prendre quelque chose." Edward haussa les épaules. "Viens avec moi une seconde."

Il me tira dans le petit vestiaire de l'entrée et verrouilla ensuite la porte derrière nous quand nous fûmes à l'intérieur. Il n'y avait rien d'autre que quelques vêtements d'hiver et une petite table dans le coin.

Edward posa les fleurs sur la table et enleva son manteau. Je remarquai qu'il y avait des éclaboussures de sang sur sa chemise. Il commença par rouler ses manches et ensuite déboutonna sa chemise complètement.

Des liasses de billets étaient coincées dans sa ceinture et il commença à les sortir, posant tout sur la table avec son arme.

"Est-ce que je veux même savoir ce que c'est?" demandai-je.

"Tu peux demander tout ce que tu veux et je répondrai." Il poussa quelques manteaux du passage sur la tringle pour révéler un coffre-fort dans le mur. "Je te dirai que j'ai tué quelqu'un pour ça."

A présent, je ne clignais même pas un œil quand Edward me parlait de ce qu'il trafiquait. Pour moi, c'était normal. Certains travaillent dans une banque, certains sont boulangers, certains posent des briques; mon fiancé tuait des gens et prenait leur argent. C'était ainsi.

"Combien y a-t-il?" demandai-je, lui tendant le cash qu'il plaçait soigneusement dans le coffre-fort qui maintenant débordait d'argent, d'armes et de documents de recherches importants.

"Juste vingt mille. Je dois y retourner plus tard pour le reste. Tout ceci m'est dû par un putain de connard qui teste ma patience."

"Tu n'as pas vraiment besoin de plus d'argent, Edward."

"Il ne s'agit pas d'argent. Il s'agit de respect."

"Je vois. Eh bien assure-toi d'inspirer beaucoup de respect." commentai-je.

"Bien entendu." Il ferma le coffre-fort et remit tout en place après l'avoir verrouillé.

"Impressionnant."

Edward se tourna alors vers moi avec un sourire sinistre. Il sortit une dernière liasse de billets et me la tendit. "C'est pour toi."

"Essaies-tu de m'acheter?" Je la lui pris.

"Non, mais je pensais que toi et ta mère pourriez l'utiliser pour quelque chose." Il passa un bras autour de moi, me rapprochant. "Et si cela arrive à te faire oublier ce que tu viens de voir là... alors ce sera juste un bonus."

Je levai les yeux au ciel. "Tu sais comment séduire une femme."

"Rien que le meilleur pour l'amour de ma vie," répliqua-t-il avec une pointe d'ironie.

"Tu sais, habituellement les patrons de la mafia ont des petites-amies à leurs côtés."

"Habituellement." Il hocha la tête pour confirmer. "C'est une sorte de tradition. Je ne fais pas dans la tradition cependant et certain comme l'enfer que je ne prévois pas d'avoir une autre femme dans ma vie. Tu devrais le savoir à présent. De plus, les femmes Cullen sont un peu flippantes." Il gloussa.

"Si jamais je découvre que tu me trompes, je l'accrocherais à une croix et la brûlerais vive," dis-je avec sincérité. Il n'y avait aucun doute dans mon esprit que je puisse permettre ça. "Ensuite ce sera ton tour."

"Comme je le disais, flippante." Se lèvres touchèrent le point de pulsation dans mon cou.

"Enlève ta chemise. Tu as du sang dessus." Je commençai à la tirer de ses épaules, tâtant ses muscles en même temps.

"Ça ne serait pas 'une bonne première impression'." Edward se débarrassa de la chemise et en attrapa un autre sur la tringle.

Je l'aidai à l'ajuster. Je fis une boule de l'autre chemise et la mis dans la petite poubelle près de la porte, prenant note de la brûler plus tard.

Je ne savais pas exactement ce qui s'était passé mais je n'avais pas besoin de le savoir.

"Bon, je suis prêt." Il ramassa les fleurs sur la table.

Je pris la main d'Edward et le conduisit à la cuisine. Toutes pensées de sang, d'armes et d'argent étaient parties aussi vite qu'elles étaient venue. C'était retour à la normale.

Il semblait que Carlisle et Esmé s'entendent bien avec Renée, qui blablatait sur quelque chose. Phil était assis embarrassé, sirotant un verre d'eau.

Avant que j'eus même la chance d'ouvrir la bouche, Renée était là à attaquer mon pauvre Edward, qui n'y était pas le moins du monde préparé.

"Oh, mon Dieu. Est-ce Edward?" Elle se précipita sur nous. "Tu es stupéfiant."

"Maman," gémis-je, priant qu'elle arrête avant d'avoir vraiment commencé.

"Oh, pardon, Bella. Je ne savais simplement pas que tu épousais un mannequin."

Edward se racla la gorge. "Eh bien, merci. C'est un plaisir de vous rencontrer, Mme Dwyer."

"S'il te plaît, appelle-moi Renée." Elle rougit et ensuite me chuchota. "Sa voix est comme de la soie. Ça me fait des choses étranges."

Garde ça pour toi, Renée!

Edward gloussa alors que ses joues s'épanouissaient, se faisant probablement une blague dans sa tête à mes dépends. "Merci d'être venue. Cela signifie beaucoup pour Bella."

"Je n'aurais raté son mariage pour rien au monde."

"Voici pour vous." Il lui tendit les fleurs, ce qui la fit encore plus rougir.

"C'est si charmant de ta part. Phil ne m'apporte jamais de fleurs."

Il grommela dans sa barbe depuis la table.

Jusque-là tout allait bien. Tout le monde s'entendait et avait une conversation agréable. Étant toujours le gentleman qu'il était, Edward ne fit aucune remarque déplacée ou ne dit quelque chose d'exécrable. Il répondit aux questions posées et ne sembla pas même être nerveux comme il en avait l'habitude quand il rencontrait de nouvelles personnes. J'étais extrêmement fière.

Carlisle et Esmé partirent vers midi sans donner une véritable excuse pour expliquer pourquoi. Je pensais que c'était pour nous laisser entre nous. Ce fut un peu bizarre tout d'abord, mais Edward assura la suite.

"Que fais-tu?" Renée bondit sur moi alors que je panais le poulet que j'avais préparé pour le déjeuner.

"La cuisine," ris-je.

"Je dois te dire, Bella, que j'apprécie vraiment ce gars. Il est tellement... attentionné envers toi."

"Vraiment?"

"Oui, c'est comme s'il ne voyait que toi et il le fait d'une façon qui ne fait pas frissonner. Est-ce que tu l'aimes?"

"Bien sûr."

"Est-ce que tu l'aimes ou es-tu amoureuse de lui?" Elle se rapprocha plus près de moi.

"J'ai toujours été amoureuse de lui. Je ne peux pas l'expliquer."

"Pas besoin d'explication. Je comprends tout à fait. Les esprits m'ont dit que tu trouverais quelqu'un comme lui." Elle hocha la tête ne doutant pas d'elle.

Nous y voilà.

"Les esprits, Maman?"

"Oui, les esprits. Ils me parlent, tu sais, et ils avaient un homme très fort dans ton avenir. C'est lui. Je peux le dire."

"Eh bien, dis 'merci' à tes esprits." Je mis le poulet dans le four.

"Et il prend tellement bien soin de toi. Regarde cette maison." Elle regarda tout autour de la cuisine. "Je ne peux pas croire que tu épouses un millionnaire. Je parie que ça rend juste le pot plus attrayant."

Je lui lançai un regard mais ne dis rien. Je savais qu'elle ne voulait pas dire quelque chose de méchant par là.

"Est-ce vrai?" me chuchota Renée.

"Qu'est-ce qui est vrai?" demandai-je.

"Est-il... tu sais, dans la mafia?" Elle se mordit la lèvre.

"Non, Maman. Il est dans l'immobilier et c'est un homme parfaitement droit. Arrête d'écouter Charlie."

"Es-tu en danger, Bella?" Elle paraissait sérieuse.

"Non. Tout va bien." Lui promis-je. "Edward me protège et c'est tout ce que tu as besoin de savoir."

"Ton père va s'en donner à cœur joie. J'ai hâte qu'ils soient là."

"As-tu rencontré sa nouvelle femme?"

"Non, mais je suis allée au lycée avec elle. Elle est vraiment douce et calme, tout comme lui. J'ai entendu dire qu'il a deux nouveaux gosses maintenant."

Deux nouveaux gosses. Ça me fit un peu mal. Presque comme si je devais être remplacée.

"Il m'a vraiment manqué." Je m'occupai en composant une salade. "Il semble heureux."

"Il a dit qu'il n'est pas pressé de rencontrer cet Edward, mais je l'ai convaincu qu'il devait au moins poser quelques questions à ton futur mari."

"Ça serait agréable d'entendre qu'il est venu ici pour me voir."

"Bella, tu sais qu'il t'aime. Il est juste blessé. Il a passé beaucoup de temps à te rechercher et il était terrifié. Je me souviens quand il m'appelait au milieu de la nuit dans des crises de panique parce qu'il faisait ces horribles rêves sur ce que tu pouvais bien faire." Elle me tapota l'épaule. "Il reviendra à la normale quand il t'aura vue."

Je l'espère aussi.

~ TWBF ~

Ma robe était faite d'un doux tissu de satin qui moulait mon corps et brillait dans les lumières de la chambre. Elle n'était pas trop protocolaire mais elle était magnifique.

Le tout était fait de tissu couleur ivoire avec de la dentelle superposée qui allait jusqu'au sol et retombait derrière moi, créant une assez remarquable traîne. Ce n'était pas une de ces grandes robes de princesse cependant : j'étais sûre que j'aurais été engloutie par quelque chose de trop grand.

"J'ai fait cela spécialement pour toi." Alice tournait autour de moi, ajustant le tissu sur mon corps.

Les petites manches de la robe couvraient le haut de mes épaules et le corsage avait des broderies impressionnantes autour de l'adorable décollé.

"Toute la broderie de perles a été faite à la main et ça a coûté une putain de fortune," continua-t-elle.

"Oh, mon Dieu," soufflai-je admirative. "Quand tout cela a-t-il été fait?"

"L'année dernière." Elle me sourit dans le miroir. "Je m'ennuyais et j'ai conçu cette robe pour toi... juste au cas où nous en aurions besoin."

"C'est tellement... trop incroyable. Je ne sais pas quoi dire." Je passai mes mains sur ma taille, qui était ceinturée d'un ruban de satin, fait du même tissu que celui sous la dentelle, attaché avec un petit nœud dans le dos.

"J'ai un voile mais je ne pense pas que tu aies à le porter." Alice me tourna autour à nouveau. "Ton visage n'a pas besoin d'être couvert."

"Je ne veux pas qu'il le soit." Je secouai la tête. Je ne voulais rien qui entrave ma vue d'Edward.

Mes cheveux étaient arrangés avec de grosses boucles au bout, retombant en partie sur une épaule. Le reste était retenu pas un béret orné de pierres précieuses. J'étais à peine maquillée, mais d'une manière ou d'une autre paraissais totalement différente – fraîche, sans défaut, parfaite.

"C'est stupéfiant. Merci, Alice." Je pleurais presque... encore une fois. Je l'avais beaucoup fait aujourd'hui, et ne pouvais arrêter.

"J'ai vraiment envie de te prendre dans mes bras mais j'ai peur d'accrocher quelque chose." Sa lèvre tremblait. "Tu es la mariée la plus splendide que je n'ai jamais vue. Te sens-tu prête?"

Je hochai la tête. Il était l'heure et je n'avais plus de doutes.

Je n'avais pas vu Edward aujourd'hui: Alice l'avait interdit, mais je pouvais presque le sentir à proximité.

Le soleil se couchait dehors à la fenêtre et alors que je me tenais devant le miroir dans ma chambre, je me demandais combien de travail avait fourni Alice pour tout ça. Tout dans le jardin était incroyablement beau, avec du blanc partout. J'entendais jouer une musique douce et je commençais à devenir nerveuse mais pas nécessairement effrayée.

"Arrête de trembler," me dit Alice d'un ton sec. "Tu vas gâcher ta coiffure."

"Oh, pardon." Je raclai ma gorge.

"Je n'arrive simplement toujours pas à croire ce qui arrive. Nous venons de découvrir qu'Edward était vivant et maintenant nous avons un mariage. Cela a été si rapide." Alice portait une robe sans bretelle rose pâle qui drapait son corps et arrivait au sol.

"Je sais. C'est tellement surréaliste. J'ai l'impression d'être déjà mariée depuis si longtemps."

"Cet homme t'aime plus que tout." Elle me pulvérisa de la laque sur les cheveux. "Il est temps que ça arrive."

Je hochai la tête. "Je peux le faire. Est-ce que Charlie est déjà là?"

Alice appuya sur un bouton de l'oreillette qu'elle portait. "J'ai besoin d'une mise à jour sur le P.D.M (père de la mariée)." Elle fut silencieuse pendant un instant. "Ils se sont garés il y a environ cinq minutes."

Je laissai échapper un long souffle. "Je ne l'ai pas encore vu."

"Je sais. Tu lui manques vraiment néanmoins, Bella."

"Je ne crois même pas vraiment qu'il ait envie d'être là."

"Il sera là." Alice se mit à faire bouffer ma robe un peu plus. "Je l'ai obligé à mettre un smoking ce matin."

La porte derrière moi s'ouvrit et Esmé entra dans la chambre. "Les sièges commence à se remplir." Elle sourit avec fierté. "Je suis si heureuse pour vous deux."

"Merci." Je l'étreignis doucement. "Est-ce qu'Edward est par là?"

"Il est de l'autre côté du couloir. Je viens de lui rendre visite."

"Est-il nerveux?" demandai-je.

"Il ne le montrerait jamais s'il l'était, mais je pense que oui."

"C'est bien réel." me dis-je à moi-même dans le miroir en pied.

"Tu vas devenir une Cullen officielle." Esmé m'étreignit à nouveau. "Je vais me mettre à pleurer dans une minute. Je n'arrive pas à gérer ça. Regarde cette robe."

"C'est mon meilleur travail finalement," Alice se fit l'éloge. "Je pense que je devrais envoyer cette merveille dans un musée."

"Maintenant je vais vraiment me mettre à pleurer." Esmé sortit un mouchoir et se tamponna les yeux.

"Vous serez bien." l'éconduisit Alice de la main. "Gardez ces larmes dedans jusqu'à ce que la vidéo du mariage commence à tourner. J'ai besoin de bonnes photos pour souvenirs."

Je ris à la ténacité d'Alice pour la perfection. Il n'y avait aucun doute dans mon esprit que mon mariage allait être impeccable.

"Bon, alors Rose est au piano dès que tu es prête," dit Esmé, "et tout le monde est assis alors nous n'attendons que toi. J'enverrai Edward en bas dans quelques minutes. Tu attends juste ton père ici."

"Et puisque tu refuses d'avoir des demoiselles d'honneur," Alice roula des yeux, "je serai dans la rangée de devant. Si tu te sens nerveuse, prends juste une profonde respiration et reste calme."

Je hochai la tête. "Merci... pour tout. Je sais que je ne t'ai pas prévenu longtemps à l'avance, mais tu as fait un excellent travail."

"Je ferais tout pour toi Bella."

La porte s'ouvrit brusquement et Cici entra en valsant un sourire rayonnant aux lèvres. Elle était dans une robe de soirée crème et un châle en fourrure recouvrait ses épaules.

"C'est le jour parfait pour un mariage en blanc." Dit-elle rayonnante. "Je suis tellement heureuse pour toi, Bella."

"Mère, retire cette tenue hideuse." Esmé fronça les sourcils. "Ce n'est pas ton mariage. Tu n'es pas autorisée à porter du blanc."

"Je peux porter ce qu'il me plaît," rétorqua Cici. "De plus, ça va bien avec mes cheveux roux. Ça ne te dérange pas Bella, n'est-ce pas?"

"Euh..."

"Bien sûr que ça la dérange," me coupa Alice. "J'ai une robe pêche que vous allez porter et vous feriez mieux de ne pas discuter avec moi là-dessus. Bella est la seule qui doit porter du blanc."

"Mais... c'est blanc cassé." Cici bouda, baissant le regard sur elle. "Et tu peux difficilement dire que Bella est vierge. Je veux dire il n'est pas bien difficile de voir..."

"Mère, ma patience est vraiment à bout." Esmé se frotta le front. "Quand vas-tu rentrer chez toi?"

"La semaine prochaine? Le mois prochain? L'année prochaine? J'aime assez être ici à Chicago." Elle tourbillonna.

"Oh, mon Dieu," gémit Esmé, disant une courte prière dans sa barbe. "Es-tu déjà ivre?"

"Je ne répondrai pas à ça. En fait, Bella, j'étais venue pour une bonne raison." Cici vint vers moi. "J'ai des bijoux pour toi."

Elle sortit une magnifique rivière de diamants et la passa autour de mon cou avant même que j'ai la chance d'objecter. Ensuite elle ferma un bracelet de diamants sur mon poignet.

"C'est un prêt alors ne pense même pas à les voler. Il te faudra à toi et à ta mère une vie à faire des passes avant d'obtenir la moitié de l'argent pour me rembourser s'ils sont perdus."

J'étais sans voix et me regardai dans le miroir : les bijoux réfléchissaient les lumières tamisées de la pièce. C'était absolument ce dont j'avais besoin pour compléter ma tenue. Je n'avais même pas réalisé que j'avais besoin de bijoux mais j'étais vraiment belle.

"Oh, regarde-toi." Cici se tenait devant moi. "Ton premier mariage est toujours le plus important, tu sais."

"Ce sera mon seul mariage," dis-je.

"Eh bien, tu es tellement têtue qu'en fait je te crois." Elle eut un petit rire. "N'est-elle pas magnifique, Alice?"

"Vous avez de la chance que vos bijoux ne s'accrochent pas à toute la dentelle que j'ai mis là." Alice lança un regard noir.

Cici leva juste les yeux au ciel.

Elles quittèrent la chambre après s'être assuré que j'étais parfaite. Je tenais des roses blanches à queues courtes qui étaient entourées de soie ivoire alors que j'attendais. Je regardai à la fenêtre les gens assis dans leurs sièges alors que le soir commençait à envelopper le jardin. Il faisait anormalement chaud pour un mois de mars, heureusement, nous ne nous gèlerions pas le cul.

J'eus légèrement le souffle coupé quand je vis Edward sortir par la porte de derrière, suivi par Alec, Jasper et Emmett. Ils se tinrent tous devant en ligne après avoir serré la main du prêtre. Je n'avais pas eu le besoin de demoiselles d'honneur mais les garçons d'honneur étaient une nécessité pour un mariage italien. Ils avaient toujours une place à côté du marié, surtout s'ils étaient des frères.

Edward était tellement... beau dans son smoking et une rose blanche était épinglée à son revers. Ses cheveux étaient coiffés avec une raie et il avait l'air si sûr de lui. Il ne semblait pas du tout être anxieux.

"Combien de foutues chambres ont-ils ici?" demanda une voix bourrue dans le couloir. "Je n'aurais jamais dû la laisser s'installer avec lui."

Je me précipitai vers la porte, relevant précautionneusement ma robe, et l'ouvris pour voir mon père passer furtivement la tête dans les chambres le long du couloir.

Je le regardai juste pendant quelques secondes, ne sachant pas quoi dire. Je ne pensais pas même pouvoir me rappeler l'avoir déjà vu en costume, mais il le portait bien. Il était plus vieux, mais pas tant que ça, et ses tempes commençaient visiblement à grisonner.

"Papa." Ma voix était faible, ça sortit plus comme un couinement.

Il se retourna brusquement, trébuchant presque, et ses yeux s'agrandirent. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais la referma rapidement.

J'allais jusqu'à lui et me tins là.

"Je hais ton fiancé," dit Charlie avec conviction. "Je ne le supporte pas."

Je souris tristement à son franc-parler. "Je sais, oui, Papa."

"C'est un criminel."

"C'est un homme d'affaires reconnu," répliquai-je.

"Il t'a laissé aller en prison."

"J'ai choisi d'aller en prison."

"Je le hais."

"Je sais, oui."

"Puis-je au moins avoir un câlin?" Ses lèvres se tordirent en un sourire.

Je l'entourai de mes bras et posai ma tête sur sa poitrine. "Tu m'as vraiment manqué, Papa."

"Tu m'as manquée aussi, Bells. Je t'ai recherchée pendant si longtemps, même après que tu m'aies dit de ne pas le faire. Je devais avoir des réponses."

"Je te promets que tu les auras un jour." Je poussais mes cheveux de son visage afin de pouvoir le voir.

"C'est tellement bizarre. Je ne t'ai pas vu depuis des années et maintenant tu te maries. Qu'est-ce qui arrive?"

"J'ai grandi."

"Visiblement. Tu as une plus grande maison que moi. Cet endroit est insensé, Bella." Il regarda tout autour le grand couloir décoré.

"Tout cela grâce à Edward," dis-je et Charlie frémit à son nom. "Il prend bien soin de moi et il m'aime."

"Comment pourrais-je le savoir? Je n'ai jamais rencontré ce gars. Tu m'as annoncé ça trop vite."

"Juste, s'il te plaît, ne le tue pas à mon mariage." suppliai-je.

"Je ne ferai pas de promesses que je ne pourrai pas tenir. Je ne vais pas te dire quoi faire, Bella. Tu es une femme adulte et je comprends ça, mais veille à me parler à partir de maintenant. Je suis ton père et je m'efforce vraiment d'être un bon père."

"Je suis désolée," dis-je, pleine de sincérité.

Il soupira. N'ayant jamais été très volubile, je ne m'attendais pas à ce que Charlie me réponde quoi que ce soit.

"Tu es magnifique, en passant," me dit-il. "Presque trop magnifique."

"Merci."

"Es-tu nerveuse?"

"Plus." Vraiment, je ne l'étais pas maintenant que c'était si près. Je voulais vraiment me marier.

"Très bien alors, allons-y." Il s'écarta et m'offrit son bras, que je pris. "Je veux avoir une longue conversation avec toi plus tard à propos de certaines choses. Je te laisse te marier d'abord, néanmoins."

"Et par conversation, tu veux dire me crier dessus pendant une heure?"

"Tu me connais trop bien, gamine. J'ai un millier de discours différents pour t'engueuler."

"J'ai hâte."

"Mais comme je l'ai dit, allons te marier d'abord."

Nous descendîmes précautionneusement les escaliers. Je regardai tout le monde sur notre trajet, veillant à ne pas trébucher.

"As-tu même dit un mot à Edward?" demandai-je.

"Pas le moindre. L'un de nous n'y survivrait peut-être pas. Ta mère me dit que c'est un gars bien, cependant. Alors je vais lui faire confiance."

Cela me semblait très étrange que Charlie soit devenu si protecteur envers moi ces quelques dernières années et pourtant il n'avait pas encore parlé à l'homme que j'allais épouser dans moins de dix minutes.

"Pourquoi n'essaies-tu pas d'empêcher ça?" demandai-je, pas certaine de vouloir entendre la réponse.

"Empêcher quoi? Ton mariage?"

Je hochai la tête.

Charlie soupira et réfléchit ensuite une seconde, "Tu dis qu'il te rend heureuse. Au début, je ne le croyais pas vraiment, surtout après avoir entendu dire quel genre d'homme était Edward."

"Alors qu'est-ce qui t'a fait changer d'idée?"

"En te voyant... comme ça." Il me regarda de haut en bas. "Tu as l'air heureuse. Extrêmement et parfaitement heureuse."

"Je le suis vraiment."

"Et tu as toujours su ce que tu voulais. Même quand tu étais petite, si tu avais l'esprit fixé sur quelque chose, ça se produisait. Pas grand-chose n'a changé." Charlie marchait en traînant des pieds lourdement. "Je ne sais pas vraiment grand-chose sur ce gars, mais s'il te rend heureuse alors il ne peut pas être si mauvais que ça. Je ne suis juste pas obligé de l'apprécier."

Je passai mes bras autour de Charlie et me pressai contre lui. Je pense que c'est le plus que je ne l'aie jamais entendu dire, et ses paroles étaient si profondes.

"Je t'aime, Papa."

"Je t'aime aussi. Tu le sais." Il m'embrassa sur le haut de la tête.

Je pense l'avoir entendu renifler et quand je m'écartai, il essaya de se concentrer sur toute autre chose que moi.

"C'est vraiment... tout simplement trop grand," dit Charlie, essayant de changer de sujet pour quelque chose de plus acceptable, "je me suis perdu à peu près trois fois déjà."

"C'est ainsi que je vis maintenant," soupirai-je. "Grand changement, hein?"

"Oui, je dirai."

Alice surgit de nulle part, une expression anxieuse sur le visage. "Bon, bon. Assez de bavardages. Nous avons un show à mettre en route. L'éclairage est parfait."

"C'est le diable," me chuchota Charlie.

"Elle n'est pas si méchante... tout le temps."

"Comment suis-je?" Il se tint plus droit.

"Vraiment bien, Papa." Je hochai la tête.

J'entendis la musique dehors passer d'une douce mélodie classique au piano à l'introduction de la marche de Wagner.

"C'est bon, gamine?" me demanda Charlie. "Tu sembles un peu malade."

"Je me marie," dis-je pour moi-même.

"J'espère que tu ne viens pas de le réaliser. Nous pouvons partir si tu veux. Tu n'as qu'un mot à dire et je te ramène à Forks; sans poser de questions."

Je lui fronçai les sourcils. "Ce n'est pas une option."

Je pris son bras et nous commençâmes à marcher lentement.

Il n'y avait pas eu de répétition, alors je ne savais pas comment c'était supposé fonctionner, mais Charlie semblait étonnamment être en contrôle. Il garda le rythme alangui alors que nous passions les portes de derrière et mes pieds rencontrèrent immédiatement un long tapis blanc qui menait plus loin à travers les rangées de chaises.

Mon cœur s'arrêta complètement quand je vis Edward. Il s'arrêta au moins pendant cinq secondes. Je pense que les gens étaient debout, mais je ne pouvais pas en être certaine. Je ne voyais vraiment rien d'autre que lui.

Dieu merci Charlie avançait parce que j'avais perdue toutes fonctions motrices. Il n'y avait pas de petites demoiselles d'honneur ou d'enfants de chœur, ou quoi que ce soit d'autre qu'on pouvait avoir lors d'un mariage catholique, mais nous n'avions pas eu le temps pour tout ça et je n'en avais pas besoin.

Je veillai à respirer lentement car je n'aurais pas voulu m'évanouir et honnêtement, rien qu'à voir les magnifiques décorations qui m'entouraient mon regard devenait flou. J'eus assez de matière grise pour me rendre compte que le soleil venait de se coucher et que le ciel avait une couleur bizarre.

Enfin, après ce qui me sembla vraiment trop longtemps, je fus devant Edward qui semblait être l'image parfaite de la sérénité.

"Tu es... de toute beauté," murmura-t-il.

"Merci." J'essayai de reprendre ma main à Charlie mais il ne voulait pas la lâcher. Je sortis brusquement de mon état second et tentai de décoller discrètement ses doigts de ma peau. "Papa, lâche."

"Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Bella," répondit-il. "Rentrons chez nous."

"C'est chez moi. Maintenant lâche." Je tirai une dernière fois et il abandonna à contrecœur ma main.

"Je promets de prendre soin d'elle et elle ne manquera jamais de rien. Votre fille sera toujours en sécurité avec moi," dit Edward à Charlie. Il n'eut d'autre choix que de prendre son siège au premier rang.

"Es-tu prêt pour cela?" demandai-je à Edward.

"J'étais prêt depuis très longtemps, Bella." Edward m'embrassa sur la joue avant que nous nous tournions vers l'avant.

"Chers amis et parents, nous sommes ici réunis aujourd'hui pour assister à l'union d'Edward Anthony Cullen et d'Isabella Marie Swan."

Ce fut honnêtement tout ce que j'entendis parce que je refoulai tout le reste. Je le regardais lui tout simplement et me perdis dans mon propre monde. Après toutes ces années et toutes les difficultés que nous avions eues à surmonter, nous étions finalement là.

La cérémonie fut courte et j'essayai au moins d'écouter afin de me rappeler ce moment. Nous n'avions pas écrit nos vœux, mais répétâmes les vœux catholiques qui nous avaient été lus.

Bien trop tôt, ce fut terminé.

"A mon grand plaisir-" commença le Père.

"Attendez, j'ai quelque chose à dire," le coupa Edward.

Je les regardai l'un et l'autre avec scepticisme. Il était évident que ce n'était pas dans le déroulement. Alice au premier rang, était prête à tuer Edward pour l'interruption.

"Qu'est-ce que tu fais?" murmurai-je.

"Je voulais te dire quelque chose. Je sais que nous n'avons pas écrit nos vœux mais je voulais te dire quelque chose."

"D'accord."

Il se pencha pour se rapprocher afin que je puisse être la seule à l'entendre. "Je ne veux pas que tout le monde entende parce que c'est personnel et juste entre nous."

J'acquiesçai de la tête.

"Bella, je n'ai jamais su que je pouvais ressentir cela pour une autre personne. Tu es entrée dans ma vie et tu m'as montré comment aimer et appris ce qu'il fallait pour être un homme. Je sais que ça fait un peu cliché mais je ne savais pas ce que j'étais avant de te rencontrer et je ne peux pas te dire combien tes conseils ont signifié pour moi."

J'étais en fait en train de me pâmer d'admiration à ses paroles. Mon corps et mon esprit atteignaient un niveau d'amour que je n'aurais même pas cru possible.

Il poursuivit, "J'ai hâte de passer le reste de ma vie avec toi. Rire avec toi, prendre soin de toi et être quelqu'un sur qui tu peux compter. Je fais vœu de t'aimer toujours. Peu importe ce qui arrive." Edward recula et se tint droit.

J'étais sans aucun doute en train de pleurer. J'engueulai mes yeux et essayai de ne pas ressembler à une folle. Je ne pouvais m'en empêcher cependant.

Alec me tendit le mouchoir de la pochette de sa veste, que je pris volontiers avec un sourire.

"Eh bien, si c'est tout alors, j'ai maintenant le grand plaisir de vous présenter M. et Mme Edward Cullen. Vous pouvez maintenant embrasser la mariée."

Il amena mon visage vers le sien avec douceur et quand nos lèvres se joignirent, je sus que je ne pourrais jamais vivre sans Edward ou même penser être avec quelqu'un d'autre que lui. Je pouvais entendre le grondement sourd des gens qui applaudissaient autour de nous mais c'était comme si ma tête était plongée sous l'eau.

"Tu es maintenant une femme mariée, Mme Cullen," Edward parlait d'une voix soufflée et un sourire se propageait sur ses lèvres.

"Je pense que je peux m'habituer à ça," répondis-je et je l'embrassai à nouveau.


~ TWBF ~

So romantic...

Charlie l'a laissée se marier avec Edward et Renée aurait voulu être à la place de la mariée mais Bella a enfin renoué avec ses parents et elle est maintenant véritablement la femme d'Edward.

A bientôt

LyraParleOr