Cette histoire appartient à Johnnyboy7 et que je n'en suis que la traductrice. Elle s'adresse à un public adulte, donc dix-huit ans et plus.

ThereWillBeFreedom – traduction

Visiblement le dernier chapitre vous a plu, l'action vous manquait ! Merci à toutes pour vos messages et simplement me lire. Mais vous allez trop vite, le retour à Chicago n'est pas pour tout de suite, avez-vous oublié qu'il leur fallait aller à Rome. Et avant tout, Bella a encore des choses à régler.

Merci à SBRocket et PtiteWam pour faire que cette traduction soit un peu plus parfaite.


Chapitre 4 : Promesse d'un bout de papier.

Paper Promises

BELLA POV

"Every human has four endowments- self awareness, conscience, independent will and creative imagination. These give us the ultimate human freedom... The power to choose, to respond, to change."-Stephen R. Covey

All things Twilight related belong to Stephenie Meyer.


J'arpentais la salle de bain et essayais de ne pas penser négativement, mais j'avais tellement de choses à l'esprit que je commençai à avoir mal à la tête.

Nous devons rentrer à la maison?

Qu'était-ce la maison? Ma maison était ici, sur cette île, avec Edward et Alec. Je ne savais plus comment on vivait dans le monde extérieur. Il semblait trop grand après avoir été libre dans cet endroit.

Tout avait périclité en l'affaire de quelques heures.

C'était la première fois que j'avais tiré une balle dans une vraie personne et c'était... étrange. Aurais-je dû ressentir une sorte de remords ou de regret? C'était ce qui m'effrayait le plus. Je ne ressentais rien. J'avais juste potentiellement tué un homme et au lieu de réagir, mon corps s'était engourdi. J'avais plus peur pour moi et ce que cela signifiait. J'avais peut-être besoin de voir un thérapeute ou je ne sais qui.

Et puis il y avait eu un coup de téléphone; quelque chose de si petit qui avait tout changé et je ne m'y attendais pas du tout – aucun de nous.

Bien sûr nous devions partir; je le savais bien. Mais revenir à la maison, à Chicago? Peut-être dans un pays d'Asie ou une région montagneuse où personne ne pourrait nous trouver. Mais Chicago? Ça ne m'avait jamais traversé l'esprit comme une option. Je n'avais même pas pensé que ce soit possible avant une dizaine d'années, et j'avais fait la paix avec ça. Maintenant je ne savais pas quoi faire.

Mais avant que nous atterrissions à O'Hare; il y avait des affaires à s'occuper en Italie. Nicola était mort. C'était bizarre de dire ça à voix haute, mais c'était vrai. Il avait été assassiné. Edward et moi n'en avions pas encore parlé. Il était resté assis dans la bibliothèque toute la journée et je n'avais pas osé le déranger.

Tout le monde allait venir pour assister à cet enterrement: Alice, Rose, Emmett, Jasper, Carlisle, Esmé. Qu'étais-je supposée dire? Comment étais-je supposée agir? De plus j'allais devoir contacter mes parents. Charlie allait probablement me tuer et Renée me crierait dessus à n'en plus finir. Rien de bon ne pourrait sortir de ça.

J'étais plus inquiète sur la façon dont Edward allait prendre ce soudain retour forcé dans le nouveau monde. Il avait une meilleure vie ici. Il était calme et en bonne santé et... vivant.

Alec entra d'un pas mal assuré dans la salle de bain ayant eu à enjamber la commode brisée qui encombrait encore la porte. Je n'avais pas pris la peine de nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Nous allions partir et ça ne servait à rien. Edward avait dit que Carlisle avait des gens pour aseptiser l'endroit une fois que nous serions partis.

"Ça ne me plaît pas." Il donna un coup de pied dans le mur. "Je ne vais pas rentrer."

"Si," dis-je fermement.

"Non, je reste ici et je vais aller à l'université ici et je vais..."

"Ce n'est pas comme si tu avais le choix," l'interrompis-je. "Tu ne peux pas rester ici tout seul."

"Alors, tu veux rentrer?"

"Bien sûr, ce serait super de rester ici encore quelques années, mais nous savions ce qui allait arriver." Je réalisai que mes dires étaient complètement à l'opposé de mes pensées, mais j'essayais de ne pas le montrer.

"Il n'y a rien pour notre retour à Chicago." Il sauta sur le comptoir. "Que sommes-nous censés faire là-bas?"

"Je ne sais pas. Carlisle va résoudre ça." Je me mis à lancer des trucs hors de la salle de bain juste pour faire quelque chose. Nous ne pouvions pas prendre grand-chose avec nous et il n'y avait que deux ou trois choses qui avaient une valeur sentimentale de toute façon.

"Et toi? Que vas-tu faire?"

"Je vais avec Edward."

"Je sais, mais qu'est-ce qu'est le retour à Chicago pour toi? Ne veux-tu pas retourner à Forks?"

"Pas pour y vivre. J'irai voir Charlie." Je haussai les épaules.

Alec donnait des coups de pied à la cuvette des WC, et je savais qu'il voulait dire quelque chose. "Je n'ai jamais pensé que cela arriverait si vite. Je ne sais pas quoi dire à M'man ou à... personne. Allons-nous les voir aux funérailles?"

"Je présume que oui."

"Et puis après ça?"

"Je n'en sais rien," répondis-je honnêtement.

Il resta assis en silence pendant quelques minutes. Il se mit à pleuvoir dehors et le martèlement des gouttes d'eau sur le toit commençaient à me redonner mal à la tête.

"Je... me... " commença Alec, mais il se mordit l'intérieur de la joue.

"Quoi?"

"Non, rien." Il secoua la tête.

"Non, dis-moi."

"Eh bien, toi et Edward avez été ensemble pendant trois ans maintenant et je ne compte pas les deux années où vous étiez séparés. Vous ne vous êtes jamais laissé tomber non plus. Tu étais sous les verrous et il t'attendait. Il a été célibataire pendant deux ans, à t'attendre. Vous êtes plus amoureux que les gens qui se connaissent depuis toujours." Il fit une pause. "Les gens ne sont-ils pas censés se marier après tout ce temps?"

Mon cœur fit un petit bond dans ma poitrine à la simple pensée du mot 'mariage'. Nous n'avions pas vraiment même parlé de ça depuis que nous étions ici. Bien sûr que je voulais ces choses et que je les voulais avec Edward, mais nous n'en discutions jamais.

"Généralement. Peut-être." Je haussai les épaules comme si cela ne signifiait pas grand-chose. "Pourquoi? A-t-il dit quelque chose?"

"Non, et c'est juste stupide pour moi. Il t'aime; tu l'aimes. Mariez-vous putain."

"Tu connais ton frère," soupirai-je.

"Veux-tu te marier?"

"Oui," répondis-je la tête baissée, "je ne veux pas le forcer cependant."

"Bella, toi plus que quiconque devrais savoir maintenant qu'Edward ne fait rien sans qu'on le pousse. Il a besoin d'un énorme coup de pied dans les couilles."

Tout en écoutant Alec, je commençais à imaginer ma vie en tant qu'épouse. Cela serait-il différent de ce que j'avais à présent. Nous vivions ensemble, nous partagions une vie ensemble; nous avions une maison ensemble. Edward ferait valoir que le mariage était juste un bout de papier qui ne signifiait pas vraiment grand-chose. Eh bien, cela signifiait quelque chose pour moi, bon sang!

Combien de temps espérait-il que je reste sa petite-amie? Certes, nous étions à un niveau beaucoup plus élevé dans notre relation et nous avions une connexion plus stable que beaucoup de couples mariés que je connaissais, mais je voulais toujours cette dernière pièce du puzzle. Nous n'allions pas être en vie pour toujours. Je venais de tirer sur quelqu'un qui était mort à cause des balles que j'avais mises dans son corps. Nous venions d'être attaqués dans notre maison. La mortalité et le temps voulaient plus dire quelque chose pour moi maintenant que le monde extérieur se rapprochait de nous. Tous les deux n'étions pas éternels.

Je devins soudain furieuse. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui?

"Je vais parler à Edward." Je pris un air renfrogné. Je sautai par-dessus la commode et essayai de ne pas regarder le sang qui séchait encore dans notre chambre. L'odeur était horrible.

Aucune lampe n'était allumée quand j'atteignis la bibliothèque mais Edward était assis dans son fauteuil, se cognant la tête sur le bureau. Je le laissai continuer pendant un petit moment avant de me racler la gorge. J'allais aborder ça avec hésitation ou il me mettrait à la porte.

Mais j'avais un atout. Si Edward voulait que j'aille avec lui, il devait me promettre un avenir.

"Comment vas-tu?" demandai-je stupidement.

"Je ne sais pas ce qui ne va pas chez moi, mais je me sens... excité de rentrer. Je pense que j'aurais besoin de plus de temps, cependant."

"Tu savais que ça allait arriver. Nous savions tous que cela arriverait un jour."

"Mais pas aujourd'hui," grogna-t-il. "C'est trop tôt. Je ne sais même pas si je peux arriver dans le pays sans être repéré."

"Probablement pas." J'allai sur lui et pus déjà me rendre compte du changement dans son corps. Il était raide et tendu, presque comme s'il avait été sculpté dans la pierre.

"Carlisle dit qu'il gère ça, mais j'ai placé beaucoup trop de confiance en cet homme par le passé. J'ai besoin de savoir ce qu'il a prévu. Je te garantis qu'il y a plus que ce qu'il a dit au téléphone."

"Il sait ce qu'il fait," lui assurai-je.

"Et puis que suis-je censé dire à Esmé ou à mes frères? Ceci ne va pas bien se terminer."

"Probablement pas," dis-je à nouveau. "Euh, nous devons parler." Je m'assis dans le fauteuil à côté du bureau.

"Je pensais que c'était ce que nous étions en train de faire." Il leva la tête.

"Je sais que j'ai dit que j'allais rentrer avec toi mais je ne pense pas que je vais le faire," dis-je d'un ton catégorique et incroyablement calme, ne montrant aucun signe d'hésitation.

Edward cligna des yeux quelques fois, digérant ce que je venais de dire, mais ne répondit pas tout de suite. Il lui fallut au moins une minute avant de donner une réponse, "D'accord. Où vas-tu aller?"

"Je ne sais pas. Passer du temps avec Charlie ou rendre visite à ma mère. J'aime la Floride."

"Mais... est-ce que ce serait permanent?"

"Peut-être bien." Je me mordis la lèvre.

"Je ne veux pas que tu ailles en Floride." Edward leva un sourcil et parla avec force. "Je veux que tu restes avec moi."

"Pour combien de temps?" demandai-je, arrivant au fond de la conversation.

"Quoi?"

"Combien de temps veux-tu que je restes avec toi?"

"Pour l'éternité," dit-il, clairement perplexe.

"L'éternité n'est pas une option, Edward. Nous n'avons pas l'éternité."

"Tu as l'air très maussade aujourd'hui. Qu'est-ce qui a provoqué ça?" Il se pencha en arrière dans son siège.

"Le fait que je viens de tirer sur quelqu'un. Il m'est apparu ce matin tandis que des hommes mettaient en pièces notre maison que tu pouvais disparaître à tout moment. Ou moi par la même occasion." Je m'arrêtais de divaguer.

"Qu'est-ce que tu racontes?"

"Edward, je ne vais pas rentrer avec toi. Qu'est-ce que j'ai là-bas à Chicago?"

"Une vie... avec moi." Il plissa les yeux, presque en colère.

"Une vie en tant que ta petite amie," déclarai-je. "Je t'ai suivi ici et j'ai dit que je resterais. Je l'ai fait mais maintenant? Nous allons retourner à Chicago dans la même position que nous avions. Rien n'a changé. Donne-moi une seule bonne raison pour laquelle je devrais revenir avec toi." Je réalisai que je parlais comme une garce là maintenant, mais ceci avait trop longtemps tardé.

Merci, Alec!

Edward n'était pas stupide. Il ne lui fallut pas longtemps pour combler les lacunes des choses que je ne pouvais pas dire.

"Es-tu en train de me piéger?" Demanda-t-il, sa voix montant d'une octave, à moitié choqué et dégoûté. "Oui, n'est-ce pas?"

"C'est un ultimatum," je le posai en de meilleurs termes. "Je ne rentrerai pas à Chicago avec toi à moins que tu ne me fasses une sorte de promesse. Je ne peux pas rester ta petite amie jusqu'à ce que nous mourrions."

"Après ce que nous avons vécu, tu me forces à t'épouser en me piégeant? Tu ne rentreras pas à Chicago avec moi à moins que nous nous marrions?" Le feu était dans ses yeux, mais je ne fis pas marche arrière.

"Je ne devrais pas avoir à te piéger comme tu le dis avec tant d'éloquence. J'ai attendu que tu passes à une sorte d'étape au regard de notre avenir."

"Tu veux un morceau de papier pour définir notre relation?"

"Oui," dis-je sans tarder, "je veux ce morceau de papier."

"Tu vas tout gâcher," claqua-il la mâchoire fermée.

"Que voudrais-tu que je fasse, Edward? Je n'ai aucun espoir d'avenir là-bas. Pourquoi devrais-je revenir?"

"Pas une fois tu n'as soulevé ça avec moi. Tu ne m'as jamais dit que le mariage était dans tes intentions."

Je l'avouai: c'était ma faute. Je présumais simplement que peut-être nous aurions fini là un jour. Je pensais qu'il était sur la même longueur d'onde, mais visiblement j'avais tort. Devrais-je même aller jusqu'au bout de ce plan si Edward l'appelait mon bluff? Je ne pouvais me laisser penser aussi loin.

Je parlai plus calmement. "Je viens de réaliser maintenant que nous ne pouvons pas rester sur cette île pour le restant de nos vies et je ne veux pas rentrer avec rien à montrer pour ces deux années passées. Toi et moi savons tous les deux que les choses ne seront pas aussi insouciantes à Chicago qu'ici."

Edward n'avait aucun moyen pour nier ça.

"Je t'aime et je veux être ta femme," dis-je clairement. "Je suis désolée si ce n'est pas ce que tu veux, mais je ne vais plus perdre mon temps avec toi s'il n'y a pas d'avenir."

J'étais réellement surprise de mon audace. Je n'avais jamais parlé à Edward de cette façon ni fait savoir mes intentions.

"Alors tu penses que tout ce temps a été du gaspillage?" Il déglutit la grosse boule dans sa gorge.

"Ce n'est pas ce que j'ai dit,"

"Si." Il fouilla dans son bureau. Il marmonna dans sa barbe pendant une minute avant de fermer brusquement un tiroir.

Edward tourna quelque chose dans ses mains quelque fois avant de me regarder de ses yeux verts que j'aimais tant. Il plaça avec légèreté une petite boite en velours sur le dessus du bureau et la fit ensuite glisser vers moi avant de se lever de son fauteuil.

"Tout ce que tu avais à faire était attendre, Bella."

Il sortit de la pièce rapidement me laissant seule et désappointée.

Sans même ouvrir la boite, je savais ce qu'il y avait dedans. Elle me criait pour sûr que ma stupidité ne serait jamais oubliée. Je ne regrettais pas ce que j'avais dit à Edward; il fallait que ce soit dit. Souhaitais-je l'avoir fait d'une manière différente? Oui.

Je dus faire cesser ma main de trembler alors que je la tendais vers la boite et l'ouvris.

Le diamant carré était assez gros, mais le reste de la bague était simple et sobre. L'ensemble, fait d'un argent magnifique, froid et brillant, était parsemé de petits diamants qui scintillaient même s'il n'y avait presque pas de lumière dans la pièce.

Mon cœur battait la chamade quand je pris la bague entre mes doigts et l'examinai. Depuis combien de temps avait-il cela? Pourquoi ne me l'avait-il pas donnée?

Je remis la bague dans la boite et la pris avec moi alors que je partais à la recherche d'Edward. Alec nettoyait les décombres au rez-de-chaussée et sans lever la tête dit, "Il est au bar."

J'allais de l'autre côté de la maison où Edward gardait sa cachette d'alcool. Il avait toute une pièce pour ça où il y avait une très grande variété de presque tous les pays qu'on pourrait imaginer. Il avait été laissé intact par les envahisseurs qui avaient attaqué aux premières heures du matin. Il semblait que c'était il y a une éternité.

Edward avait le dos tourné alors qu'il se versait un liquide ambré dans un verre. Les glaçons s'entrechoquaient alors que l'alcool emplissait le gobelet. Il but un long trait mais était encore inconscient de mon arrivée.

Je marchai silencieusement, ne faisant presque aucun bruit en m'approchant de lui.

"Je te l'avais achetée pour ton dernier anniversaire. Je ne sais pas quand j'allais te la donner, mais je l'avais." exhala-t-il.

"Elle est magnifique."

"Je ne te dirai pas combien elle a coûté."

"Pourquoi n'as-tu jamais évoqué cela?"

"J'étais terrorisé," avoua-t-il. C'était tout à fait contraire au caractère d'Edward. Je n'avais entendu ces mots sortir de sa bouche peut-être qu'une seule autre fois.

"A propos de quoi?" J'avançai en face de lui, entre lui et le bar, "Dis-moi."

"Je ne connais qu'un mariage réussi et c'est celui de mes parents, mais même eux ont eu leurs problèmes. Ce n'est pas facile de rester ensemble dans leur milieu, mais ils l'ont fait. Je ne suis pas aussi mature que Carlisle. Je ne serais pas capable de te donner une vie comme ça."

Edward avait la tête baissée, mais je la lui levai pour pouvoir le voir. "Veux-tu m'épouser?"

"Oui, j'aimerais essayer, mais je ne peux pas te faire ça. Tu te contentes de moi."

"Je me contente?"

"Tu as besoin d'un mec normal. Une fois que nous serons de retour à Chicago, toi et moi savons tous les deux que je vais être coincé dans mon ancienne vie. Retourne à Forks. Trouve quelqu'un de mieux." Il prit la bague de mes mains et la mit dans sa poche.

Une chose avec Edward était qu'il était bon avec les mots. Les émotions, pas tellement, mais il pouvait tout me dire verbalement. Il devait sérieusement penser que j'abandonnerai sans me battre. La fierté était tout pour Edward et je venais de briser ça.

"Si je tente de t'épouser, ce ne serait pas parfait, ce que je sais que tu veux et as besoin." dit-il avec regret.

"Depuis quand rien nous concernant n'a jamais été parfait?"

"C'est vrai, mais peux-tu me voir comme un mari conventionnel? Moi non."

"Ce n'est en rien différent de ce que nous avons maintenant? Tu ferais un mari génial... pour moi. Pour une autre femme, peut-être pas, mais je ne me préoccupe pas des autres."

Il réfléchit une seconde. "Non, je ne pense pas. J'ai tellement de doutes. Les choses vont s'effondrer si nous passons à l'étape suivante."

"Je ne parle pas de nous marier la semaine prochaine ou même dans les deux prochains mois, mais... je veux cette promesse. Je veux savoir que c'est dans ton esprit."

"Ça l'a été depuis que nous sommes arrivés ici," La voix d'Edward était si pleine d'assurance que ça me fit frissonner, " Nous allions avoir un enfant ensemble, Bella et je t'ai dit que ces choses comme le mariage et les bébés n'étaient pas nécessairement mon genre, mais avec toi... ça parait une meilleure option. Je t'aime vraiment."

Je ne pus empêcher les coins de ma bouche de se relever en un sourire, "C'est gentil," dis-je, n'étant pas capable d'accorder quoi que ce soit à ce qu'il venait de prononcer.

"Je te donnerai tout ce que tu veux," Ses bras me piégèrent contre le bar, "J'ai vraiment envie de t'épouser un jour. Je ne dis pas juste ça pour que tu rentres avec moi. C'est la vérité."

"Alors, nous allons faire ça?" demandai-je avec espoir, levant les sourcils.

"Oui," Un indiscernable sourire s'étendit sur son visage. C'en était un que je n'avais jamais vu avant et je ne savais pas ce qu'il signifiait. "Aimerais-tu être Isabella Cullen?"

Ça me prit légèrement par surprise de l'entendre comme ça, "J'aimerais beaucoup ça."

"Bien," Il m'embrassa, ses lèvres chaudes et pleines de cette promesse que je quémandais. Quand il me relâcha enfin, j'étais à bout de souffle et étourdie.

"Je suppose que nous en reparlerons plus quand nous serons rentrés chez nous?" demandai-je, supposant que s'occuper de la famille devait passer en premier.

"Chez nous?"

"Nôtre chez nous, à Chicago."

"C'est ce que je voulais entendre. Je ne vais même pas te demander si tu pensais vraiment me quitter. Je ne veux pas le savoir."

"Alors je ne te le dirai jamais." J'enroulai mes bras autour de son cou, "C'est juste agréable d'avoir une demande en mariage."

"J'espère que tu ne penses pas que c'était une demande en mariage. Je suis peut-être un bâtard avec un problème de colère, mais je sais au moins comment être romantique parfois." se moqua-t-il.

"J'attendrai en retenant mon souffle," je lui picorai le cou de baisers.

C'était ainsi qu'étaient nos disputes habituellement. Nous nous battions et nous engueulions, mais après quelques minutes pour se calmer, c'était comme si rien ne s'était passé. Nous étions toujours Edward et Bella qui s'aimaient sans doute possible.

"Es-tu prête à rentrer à la maison?" me demanda-t-il.

"Non," dis-je honnêtement, "Je préférerais rester ici. Nous sommes en sécurité ici."

"Plus maintenant."

Ni Alec, ni Edward ou moi dormîmes beaucoup cette nuit-là. Nous étions restés assis sur la plage avec un feu faisant rage et de petits morceaux de bœuf qu'Edward nous avait cuisinés. Je pensais que nous aurions peut-être davantage parlé de l'avenir mais nous étions là, à juste regarder les vagues. C'était notre dernière nuit au paradis, notre dernière nuit de liberté.

J'ai été couchée sur la poitrine d'Edward tout la nuit, écoutant les bruits alentour et surtout, son cœur et sa respiration.

Au moment où le soleil se leva, nous étions tous pleins d'impatience, d'anxiété, de nervosité et un peu de peur pour ma part. Edward et Alec n'auraient jamais montré de tels signes, cependant. Ils restaient tous les deux calmes et forts pour moi.

Comme si nous avions toujours su que c'était notre domicile temporaire, nous avions quitté l'île sans fanfare ni tristesse. C'était presque comme si l'engourdissement des dernières vingt-quatre heures s'était installé. Nous avions chacun un sac avec ce que nous voulions emporter, mais rien n'était bien important.

Alec conduisait le bateau et l'île devenait de plus en plus petite alors que nous voguions vers Rio.

Vu que l'avion ne partait pas avant tard le soir, nous avions passé toute la journée à marcher dans la ville. Nous gardions la tête baissée car Edward n'avait plus confiance en personne. Il disait que nos identités n'étaient pas sûres. Des gens savaient qu'il était en vie et ils savaient où nous étions.

"Que croyez-vous que M'man va dire?" demanda Alec alors que nous étions assis sur un banc dans un parc verdoyant au centre de la ville.

"Elle va nous tuer," dit Edward, "Nous lui avons caché ça pendant deux ans. Elle ne sera probablement pas ravie et ne nous pardonnera probablement jamais. Surtout pas Carlisle."

Si j'avais été dans sa situation,, j'aurais été comme elle.

"J'espère qu'il lui a dit quelque chose," soupirai-je, me sentant horrible pour Esmé.

"Et Grand-père? Comment pensez-vous qu'ils le prennent, tous?" Alec posa les coudes sur ses genoux.

"Je suppose que nous le découvrirons dans environ quatorze heures." Le discours d'Edward était comme il était d'habitude. Froid. Calculateur. Suspicieux. Mortel.

Nous avions poursuivi le reste de la journée assis dans un silence relatif.

~ TWBF ~

Le soleil se couchait derrière nous alors que l'avion décolla du tarmac. Au moment où nous fûmes dans les airs, Alec s'était endormi et Edward consultait des dossiers qui débordaient de papiers. Je ne savais pas de quoi il s'agissait mais il avait mis ses lunettes 'sérieux, ne pas me déranger, travail' à monture noire. Je reposai ma tête sur son épaule et m'endormis en quelques secondes.

Je m'éveillai deux heures plus tard dans l'obscurité totale. Edward et Alec parlaient à voix basse, mais je savais désormais ignorer leurs paroles jusqu'à ce qu'ils décident de m'informer. Il ne servirait à rien d'espionner. Je me rendormis.

A nouveau, deux heures plus tard, je me réveillai et le ciel était encore sombre dehors. Je n'avais pas vraiment pris conscience de combien de temps prendrait ce voyage en avion mais je commençais à avoir de plus en plus d'appréhension à chaque minute qui passait. Était-ce une bonne idée? Je n'avais pas la réponse pour le moment.

Je remarquai qu'Alec et Edward avaient changé de vêtements alors je fis de même, m'habillant d'un jean et d'une veste légère. Je n'étais jamais allée en Italie. Diable, je n'étais presque jamais allée en dehors des États-Unis, alors je ne savais pas s'il faisait froid ou pas à Rome.

Edward était toujours assis à côté de moi avec ses lunettes sur le nez, profondément concentré. Je remontai les jambes sous moi quand je me rassis et me tournai vers lui. "As-tu appelé Carlisle?"

"Non," répondit-il, "je ne saurais pas quoi lui dire."

"Qu'est-ce que tu lis?"

"Nos papiers pour plus tard quand nous reviendrons aux States. Se rendre en Italie ne sera pas difficile vu que je ne suis pas un criminel là-bas. Le temps qu'ils fassent mon passeport nous serons partis alors ce ne sera pas important."

"Combien de temps faut-il pour faire un passeport?" Demandai-je, inquiète de qu'il y ait une faille dans son plan. Cela semblait juste trop facile.

"Mon nom sortira de la base de données comme étant quelqu'un sur qui il faut enquêter, mais je n'ai jamais commis aucun crime en Italie alors ce n'est pas comme s'ils pouvaient m'arrêter. Selon Carlisle, il s'occupe du reste. Je suppose que j'aurai à lui parler quand nous arriverons là-bas."

"Comment te sens-tu au sujet de ton grand-père?" Je posai ma tête contre le dossier moelleux derrière moi.

"Je n'en sais rien," avoua-t-il, "C'est si étrange. Il était une de ces personnes dont on pense qu'elles ne mourront jamais, tu vois?"

Je hochai la tête. "Il était vraiment un homme solide."

"J'ai besoin de savoir ce qui s'est passé, pour tout. Pourquoi est-ce que ça arrive?"

"Je ne sais pas," je pris sa main et entrelaçai nos doigts.

"Vivre à nouveau à Chicago va être tellement bizarre après tout ça."

"Avons-nous une maison ou quelque part où loger?" demandai-je.

"Ne t'inquiète de rien."

Je ne le faisais jamais quand Edward avait le contrôle. Il prenait toujours soin de tout.

"Je dois appeler Charlie et Renée même si je n'ai aucune idée de quoi leur dire. Je suppose que nous sommes tous les deux dans le même bateau en ce qui concerne nos parents."

"Seront-ils en colère?"

"Renée le sera au début, mais elle passera vite au-dessus. Charlie va probablement me tuer et ensuite viendra ton tour."

Edward rit pour la première fois depuis des jours, "Ça semble amusant."

"Vas-tu être dans l'entreprise familiale quand nous serons rentrés?" dis-je avec un enthousiasme simulé.

"Très certainement. Ce n'est même pas une option à ce stade. Carlisle m'a rappelé pour une raison. La mafia est quelque chose dont on ne peut jamais s'éloigner."

"Merveilleux," je levai les yeux au ciel.

"Tu sembles inquiète."

"Je vais bien avec ça. J'espère juste que tu peux tout gérer."

"Je suis un professionnel. Je ne perds jamais la main."

"Alors je monterai à bord."

"Quand nous serons de retour à Chicago, je veux que tu aies un travail." dit Edward de but en blanc.

"Un travail?"

"Oui. Je ne veux pas que tu dépérisses à la maison quand je travaillerai sur ce que diable Carlisle à dans sa manche. Tu as un diplôme, utilise-le et pas dans un bar. Un vrai travail."

"C'était le plan."

"Bien. Tu ne peux pas rester à la maison et t'inquiéter pour moi toute la journée."

"Je m'inquiéterai toujours pour toi, mais un travail contribuerait à me garder l'esprit occupé et actif."

Ce n'était pas comme si nous avions besoin d'argent et tout salaire que j'aurai, Edward ne l'accepterait pas pour payer quoi que ce soit. Il était très catégorique quant à prendre soin de moi. Après deux années, j'avais arrêté de me battre contre lui. Mon salaire du bar allait toujours à une œuvre de charité. J'en gardais pour moi, mais pas beaucoup.

Je suppose qu'il était temps pour moi de grandir.

Il fallut encore deux heures avant que mes oreilles commencent à se boucher et que l'avion entame rapidement sa descente. J'avais la gorge nouée et m'armai de courage pour l'atterrissage, lequel fut plus éprouvant que je me souvenais. L'avion ralentit lentement quoique rudement.

Edward et Alec semblaient calmes comme d'habitude, pas un souffle incongru ou un mouvement des yeux qui montrerait un léger signe d'inquiétude. J'essayai de les imiter mais ça ne marchait pas, j'étais sure que je finissais par avoir l'air constipée.

L'avion s'arrêta complètement sur le sol d'un pays nouveau. Tout était différent: le soleil, le ciel, les nuages, la ville. Je pouvais voir les toits en tuiles rouges de Rome au loin et les magnifiques collines pentues de la campagne italienne dans la direction opposée.

Alec tapa au hublot et salua de la main, "Regardez qui est là."

Carlisle était debout à l'entrée de la piste avec des lunettes de soleil, appuyé contre une voiture noire. Il avait l'air tellement professionnel – juste comme je me souvenais de lui – dans son costume et le sourire austère mais chaleureux. Il hocha la tête avec précaution quand il vit Alec faire signe.

Je pense qu'il était en train de tester les réactions de chacun de nous. J'avais assurément certaines choses à dire à Carlisle mais pour le moment j'étais juste heureuse de voir un visage familier. Nous nous occuperions de tout plus tard après les funérailles. Il était probablement bouleversé par la perte de son grand-père. Je ne voulais pas le troubler davantage. Nous aurions beaucoup de temps pour les accusations et pointer du doigt quand tout ceci serait fini.

Avant que nous puissions sortir de l'avion, un officier des douanes vint pour fouiller l'intérieur. Vu que nous venions du Brésil l'homme se plaignit d'avoir besoin de renfort pour l'aider dans la recherche de drogue.

Il parla rapidement en Italien dans un casque. Après avoir passé autant de temps avec Edward au fil des ans, j'avais saisi la langue assez habilement. Edward, Alec et moi pouvions parler Italien fréquemment au Brésil pour ne pas avoir à baisser la voix en ville. Sans surprise, je compris tout ce que l'officier disait et il était un petit nouveau pur et dur qui essayait de faire un travail minutieux. Il n'eut pas confiance en Edward rien qu'en le regardant.

Nous avions dû passer une heure de plus dans l'avion tandis qu'il était à fouiller.

Edward lui tendit des faux passeports, que je ne savais même pas qu'il avait et j'essayais de ne pas regarder l'homme tandis qu'il les examinait. Je gardais bien le visage impassible d'un joueur de poker mais je pensais toujours que les gens pouvaient voir quand je mentais. J'avais travaillé ça néanmoins.

Finalement, on nous laissa quitter l'avion.

Alec courut pratiquement vers Carlisle et ils avaient tous les deux un sourire de matin de Noël alors qu'ils s'étreignaient. La séparation était maintenant finie. Edward prit rapidement ma main alors que nous marchions vers Carlisle qui était occupé à examiner son fils.

"Je vois que Bella t'as bien nourri." Carlisle tenait Alec à bout de bras, l'inspectant.

"Ouais, mais je me suis entraîné comme un fou. Edward m'apporte son concours."

"Bien," Carlisle hocha la tête et la leva vers moi, "Plus belle que jamais."

"Bonjour, Monsieur." Je lâchai la main d'Edward alors qu'il me tirait vers lui. Ses bras étaient forts autour de mes épaules et je sentis une partie de la colère du passé s'évaporer, "Tu m'as tellement manqué."

"Vous m'avez manqué aussi," dis-je sincèrement. Nous étions restés au contact quelques secondes de plus et je pus presque entendre ses excuses, mais pas une confession n'était sortie de sa bouche.

"Je n'arrive pas à croire que tu es vraiment ici." Il rit de bon cœur. " Ça faisait si longtemps. Je suis ravi que tu reviennes. Nous avons besoin de toi."

"Je sais." Je le regardai de haut en bas, "Vous avez bonne mine."

"Eh bien merci," Il retira ses bras. "J'ai essayé de me maintenir avec les jeunes."

Il semblait vraiment le même. Rien qui n'était pas à sa place, de son visage parfaitement sculpté et rasé de près à ses cheveux blonds. Il n'y avait pas une ride sur sa peau ni aucun signe de l'âge dans ses yeux bleu cristal.

"Je sais que nous devons parler plus tard," me chuchota-t-il, "mais je suis vraiment content que tu aies décidé de venir."

"Moi aussi. Je ne vais nulle part."

Il me lâcha et regarda son autre fils, "Salut, Edward."

"Carlisle," répondit Edward, froidement.

La tension descendit sur nous comme un brouillard invisible et les heureuses retrouvailles devinrent inconfortables. Je revins aux côtés d'Edward et pris sa main. A sa posture et au ton de sa voix, je pouvais dire qu'il essayait de ne pas libérer sa colère.

"Ce bronzage est nouveau," déclara Carlisle comme si ce n'était pas évident, "Tu as l'air en bonne santé."

Edward ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais se ravisa. Il leva les yeux au ciel et me tira vers la limousine à laquelle Carlisle était appuyé plus tôt. Il ouvrit la porte et me poussa quasiment dedans. Alec et Carlisle suivirent une seconde plus tard. La voiture s'éloigna de l'aéroport et la magnifique ville de Rome se mit à défiler sous nos yeux.

"Bon, les funérailles sont demain matin et nous logerons dans un hôtel en ville jusqu'à ce que nous quittions le pays." dit Carlisle, surtout à Alec vu qu'Edward l'ignorait.

"Qu'est-il arrivé à Grandpa? Il n'était pas censé mourir avant... encore cinquante ans." dit Alec. Je pense qu'il croyait vraiment possible pour Nicola de vivre aussi longtemps.

"Il est parti en se battant, ça c'est certain. Comme pour le reste d'entre nous, ces gars sont venus et ont essayé de prendre d'assaut la maison. Je suis allé là-bas. A peu près la moitié a complètement brûlé. C'est en train d'être restauré à l'heure actuelle mais il y avait beaucoup de dégâts."

"Qu'est-ce que bordel ils lui voulaient?" Alec était maintenant en colère.

"Je ne sais pas. Ils semblent que ce soit comme ceux qui sont venus sur l'île. Ils avaient des instructions et les ont exécutées. Je travaille là-dessus maintenant."

"Ils nous voulaient tous morts," marmonna Edward.

"Je pense que Nicola a tué à peu près la moitié d'entre eux avant de ne plus pouvoir tenir plus longtemps." gloussa Carlisle.

"Ouah," dis-je en admiration. Il était pour sûr un combattant.

"Edward, toi et Bella ne voulez probablement pas rencontrer Esmé aujourd'hui. Elle sait qu'Alec est ici, mais c'est tout."

"Vous ne lui avez rien dit en deux ans?" demandai-je.

Il exhala lourdement et secoua la tête, "C'était la chose la plus difficile que j'aie faite et je suis content que cela finisse enfin."

"Elle va te trancher les couilles," commenta Edward en regardant par la fenêtre.

"Je sais. À nous tous d'ailleurs."

"Euh, alors comment Edward va-t-il revenir dans le pays?" demanda Alec essayant de dissiper la tension dans la voiture.

Carlisle se redressa sur son siège, "Eh bien, au cas où vous ne le sauriez pas, simuler sa propre mort est un crime. Le délai de prescription pour toutes les autres accusations a pris fin vu qu'ils ne pouvaient pas te trouver après la première année. Ce n'est pas comme s'ils avaient pu t'amener devant un tribunal alors ils ont laissé tomber."

"Ça arrange bien," soupirai-je de soulagement, reconnaissante qu'Edward ne soit plus recherché par la police.

"Malheureusement, comme je le disais, simuler ta mort est illégal mais j'ai trouvé une façon de contourner ça."

"Laquelle?" demanda Alec, troublé par la tournure des événements.

"J'ai travaillé avec un juge pendant une semaine pour obtenir le retour d'Edward sans qu'il soit un problème. Je l'ai convaincu qu'Edward avait agi par légitime défense. Selon la loi, une personne peut faire ce qu'elle doit faire pour se protéger. C'était un peu exagéré mais ça a marché. Edward était pourchassé par Aro qui allait certainement le tuer. Nous avons fait ce qui avait besoin d'être fait."

Comme presque tout dans le monde du crime cette théorie paraissait vraiment trop tirée par les cheveux, mais totalement solide. Je ne savais comment il faisait ça, mais Carlisle aurait pu vendre le ciel à Dieu. Tout ce qui sortait de sa bouche semblait si véritablement sincère, que vous deviez le croire.

"Ça marchera?" demanda Edward, ne paraissant qu'à moitié s'en soucier.

"Oui," dit Carlisle avec conviction, "ça marchera parce que j'ai mis en place ton arrivée à la maison sans accroc. Personne ne sait, surtout pas ta mère ou Aro, mais je pense que ça fera l'actualité aux infos quand Edward Cullen atterrira de retour à Chicago."

"Quand pourrons-nous les voir?" demandai-je, ma voix ne fut qu'un murmure.

"La famille est assez triste pour le moment. Je pense que nous devrions attendre après les funérailles. Nous serons tous dans le même hôtel, toi et Edward allez être un étage au-dessus de nous. Demain, nous ferons en sorte que tout le monde soit réintroduit, je suppose." Pour la première fois, Carlisle avait l'air inquiet de l'avenir.

"Ô joie," Edward se cogna la tête sur le dossier du siège derrière lui.

Je n'avais jamais été très pratiquante mais alors que les maisons et les immeubles de Rome s'estompaient à côté de nous, j'envoyai une prière silencieuse non seulement pour la miséricorde mais pour la chance aussi.

Ça allait être un enterrement d'enfer.

~ TWBF ~


Alors qu'avez vous pensé de cette promesse ? Ce n'est jamais simple avec Edward quand il s'agit de sentiments.

Bientôt la confrontation avec la famille.

LyraParleOr