Il souriait

Chapitre 10

Loki observait les deux humains et le dieu dormir façon panier de chats. C'en était si mignon que c'était presque ridicule.

Les deux hommes avaient enfin pris conscience de ce qu'ils étaient pour Stark et de ce qu'ils lui donnaient. En retour, Stark leur offrait tout ce qu'il pouvait aussi.
Ce sommeil était encore plus important que le reste. C'était un partage, un équilibrage inconscient qui se faisait entre les deux hommes et leur dieu à un niveau tellement primaire qu'à part Thor et lui, personne ne l'aurait sans doute compris.

Le Capitaine était en train de perdre ses derniers défauts d'humains.

L'Archer était en train de gagner ce qu'il n'avait jamais eu.

Lorsqu'ils se réveilleraient, ils seraient réellement ce qu'ils avaient acceptés d'être.

Un Prêtre et un Général.
Ça allait piquer quand ils allaient rentrer sur Midgar. Fury pourrait faire ce qu'il voulait, il avait perdu pour jamais les deux hommes. Ils ne répondraient plus jamais à un autre qu'Ares.
Parce qu'ils allaient rentrer bien sûr. Et rentrer rapidement.

Ils étaient tous bien trop attachés à leur monde pour rester là sans rien faire.

Loki repoussa la vague de jalousie qui menaça soudain de le submerger. Il aurait tellement voulu avoir encore un chez lui, comme eux. Un endroit qu'il aime assez pour avoir envie de le protéger. Il n'était là, avec ces humains et son frère, que parce qu'il voulait faire plaisir à Thor finalement. Lui était apatride à présent. Il en ressentait une intense nostalgie qu'il ne parvenait pas à secouer. Aussi préférait-il ne pas se pencher que la question. Certes, Jotunheim l'avait accepté, mais il ne se sentirait jamais chez lui sur la boule de glace perdue dans l'univers.

Une décision inconsciente se fit en lui. Lui n'avait rien à perdre malgré sa peur. S'il disparaissait, il ne manquerait pas à grand monde à part son frère. Et encore. Même son frère l'oublierait vite, il en était certain. Thor avait des amis, comme toujours. On l'oubliait toujours vite quand Thor avait des mais avec lui.

Loki quitta la chambre pour aller parler à son frère de sang et le prévenir qu'il était temps d'agir.

Il ne laisserait pas les siens prendre trop de risque.

Le Jotun n'avait pas encore réalisé qu'il voyait la terre comme "son" monde à présent. S'il voulait la protéger, comme les autres, ce n'était pas uniquement pour faire plaisir à Thor. Mais il savait tellement bien se mentir, que c'était plus facile pour lui de se croire seul, plus tragique.
Et Loki resterait toujours une drama-queen.

#####

Tony s'éveilla d'un coup.
Pour la première fois depuis des années, il se sentait lui-même.

Il ne se sentait pas "Tony."

Il se sentait "Ares" et même un peu plus. Comme si quelque chose d'important, d'indispensable même, lui avait été rendu. Il mit un moment avant de réaliser de quoi il s'agissait.

Ce n'était pas une, c'était deux choses. Une sur sa hanche droite, l'autre sous sa joue gauche.

Clint et Steve.

Une vague de tendresse l'envahi pour les deux hommes. En retour, il ressentit leur propre affection et leur confiance.
C'était étrange. C'était retrouver une partie de lui-même. C'était retrouver une partie de sa vie qu'il n'aurait jamais espérer retrouver un jour.
C'était retrouver la dernière partie de ses pouvoirs.
C'était retrouver sa persona, son immortalité réelle.
C'était redevenir un Dieu.

Avec une majuscule s'il vous plaît. Avec ces deux hommes pour soutenir et étoffer son pouvoir, il pouvait à nouveau se préparer à l'action.

Ses mouvements firent de réveiller les deux hommes. A moins qu'ils ne se réveillent parce que leur dieu avait besoin de lui.

Ils restèrent un moment à s'observer, à la fois incertain et pourtant apaisés.

"- Et maintenant ?"

Tony eut ce sourire de gosse qui appartenait autant à l'humain qu'au dieu.

"- Maintenant ? On va bouter Thanos hors de notre planète à coups de pieds dans le cul. Et dans la foulée, j'irais bien dire bonjour à Odin."

Il avait toujours en travers de la gorge la façon dont le vieil Ase avait traité ses fils. Pour lui qui avait toujours adoré ses enfants, voir quelqu'un traiter ses rejetons comme Odin l'avait fait le mettait en rage. Mais sans doute était-ce parce que lui-même était un enfant plus ou moins délaissé, voir même martyr sur les bords.

La dernière attaque avait été dévastatrice.

Fury avait réussi à fuir les cendres du Triskelion avec une poignée d'agents. D'autres avaient réussi à se mettre à l'abri, il le savait, ou à fuir en passant par les nombreux sous terrain qui émaillaient les sous-sols du SHIELD comme les tunnels d'une colonie de termine, mais nombre d'agents, des juniors pour la plus part, avaient succombés à l'attaque éclair lancée sur eux.

Leur premier abcès de fixation avait été les Chitauris. Stark n'avait détruit qu'une seule ruche. Des dizaines d'autres c'étaient mises en orbite autour de la planète.

Ils étaient foutus, il le savait. Il aurait fait de son mieux, il mourrait au champ d'honneur avec ses hommes mais que faire de plus ?

Les politiques s'étaient finalement sortit les doigts du cul pour prendre une décision débile. Ils avaient sacrifiés Johannesburg pour tenter de détruire une ruche. Le vaisseau s'était mis en vol stationnaire au-dessus de la ville pour permettre tranquillement aux chitauris de rassembler la population. Les rapports des quelques agents présent sur place jusqu'au bout l'avaient horrifié. Les humains étaient parqués comme des animaux. Les femmes les plus robustes étaient jetées en pâture aux bourdons pour augmenter le nombre des larves, les mâles et les enfants étaient jetés en pâture aux drones comme repas.

S'il avait trouvé l'idée de balancer une atomique sur la ville totalement stupide pour éliminer les Chitauris, au moins les populations avaient eu une mort rapide et sans douleur. Une demi seconde étincelante, un déluge de flammes à peine perceptibles et plus rien… Par rapport à une fin dévoré vivant sous les mâchoires des chitauris, il savait ce que lui aurait choisi.

La ruche était restée intacte, elle.

Les politiques s'étaient rendus à l'évidence. Ils ne pouvaient rien faire.
Alors ils avaient cherchés un coupable bien sûr.

Le SHIELD avait été parfait dans ce rôle. Le SHIELD qu'ils avaient eux-mêmes démantibulés à la demande de Thanos dans le stupide espoir d'avoir quelques jours de paix. Comme toujours, les politiques ne savaient penser au long terme.

Fury avait été écœuré mais avait repris les rênes de façon visible. Tous les états avaient finalement placés leurs troupes sous ses ordres directs. Il n'avait laissé le choix à personne. Ils voulaient avoir une chance de vivre ou merde ?

Ce n'était pas comme si ça servait à quelque chose, c'était trop tard, mais il avait tenté.

25 000 hommes étaient morts pour détruire UNE ruche.

Pendant qu'ils se jetaient à l'assaut de la chose, pauvre petits insectes pathétiques, une unité tactique avait réussi en douce à entrer dans la ruche. Ils avaient placé des bombes à l'intérieur même de la ruche, au niveau des réacteurs. L'appareil et les environs avaient été vaporisés.

Une ville de plus rayée de la carte.

On lui avait reproché le coût de sa politique. Il avait rappelé qu'ils en étaient là par leur faute avant de les envoyer tous se faire foutre.

L'opinion publique était comme toujours, volatile.

Après la déconvenue causée par les politiques, après l'horreur du coup de la victoire du SHIELD, les humains s'étaient mis à rappeler les Avengers.

Où étaient leurs sauveurs ?

Que faisaient-ils ?

Rien, il n'y avait rien.

Fury en était presque soulagés. Qu'ils restent à l'écart et sauvent leur peau. Bientôt, ils seraient probablement les derniers représentants de la race humaine….

Puis un matin, de l'aide était arrivée.
De l'aide… Vraiment….

Il n'y avait pas cru dès le départ.

On ne troquait pas la survie contre sa liberté.

Odin avait débarqué, monté sur son grand cheval noir à huit jambes aux yeux verts intelligents… Tellement intelligents.

Trop pour un cheval.
Trop pour un humain.

"- Monsieur ? On fait quoi ?"

Ce n'étaient pas les Chitauris qui avaient détruits le Triskelion.

C'était le Bifrost.

Odin ne supportait pas l'idée que les humains se battent pour leur propre liberté. Ils étaient des créatures faibles qui exigeaient d'être contrôlées. Ils criaient si fort pour avoir de l'aide qu'il avait fini par envoyer ses troupes.

Depuis des jours, les armées d'Asgard luttaient pied à pied contre les Chitauris.

Les humains lambdas avaient été soulagés. Au début.
Jusqu'à ce qu'ils réalisent que les Ases n'en avaient rien à faire de protéger leurs vies et leurs villes. Pour eux, ils restaient un peuple attardé et stupide.

Odin avait renvoyé sans ménagement toutes les troupes humaines qui voulaient les aider. Puis il avait fait éliminer tous les humains qui avaient l'idée idiote de se trouver entre les Chitauris et lui.

Petit à petit, la soif du combat, tempérée par la force des choses depuis la guerre pour Jotunheim avait refait surface. La terre n'était plus pour Odin qu'un champ de bataille sacrifiable pour s'amuser contre un adversaire surpuissant.

Fury avait tenté le tout pour le tout. Il avait laissé les ases et les chitauris faire joujou entre eux pour organiser la survie de son espèce.
Les humains s'étaient enterrés.

Tous ce qu'ils avaient pu emmener sous terre avec eux, ils l'avaient emmené. Les égouts, les caves, les métros, puis de plus en plus bas à mesure qu'ils trouvaient de quoi se cacher.
le SHIELD avait ouvert ses bases et surtout, ses sous terrains.
Des musées entiers avaient été vidés à la faveur de la nuit, lorsque les troupes ases et chitauris se reposaient pour protéger la Culture. Des bibliothèques avaient été déménagées, des facultés enterrées.

Et puis Fury avait tenté le tout pour le tout.

Ases et Chitauris les piétinaient ? Il avait fait balancer une bombe à neutron à peine développée par le CRED du SHIELD sur un champ de bataille.

La bombe avait vaporisé toute créature vivante dans un rayon de 5 km. Pas un microbe n'avait survécut. Le terrain avait été stérilisé mais il n'y avait rien qui empêchait de réensemencer les lieux immédiatement. A partir de 5cm de terre, rien n'avait succombé parmi la microflore et faune. A partir de 15, les musaraignes, les souris et même tous les prédateurs qui avaient eu la bonne idée de se cacher.

Les humains cachés dans les égouts avaient survécus également.

Ils avaient une arme….

Le prix de son usage était à en vomir, mais ils avaient une arme.
Alors Fury avait menacé.

S'ils ne partaient pas, tous, des bombes à neutron seraient lancées sur toutes les zones de combat. Des missions suicides avaient été envoyées vers les ruches. Des agents avaient réussi à se faufiler à l'intérieur et attendaient les ordres. Pas toutes bien sûr. Mais quelques-unes. Assez pour terroriser l'adversaire.
Alors Odin avait demandé une trêve...Aux Chitauris ! Pour éliminer le SHIELD !

C'était la dernière trahison.

L'œil clos, épuisé, blessé et dégoûté, le directeur baissa les yeux sur l'agent de niveau deux qui le regardait avec tout le désespoir du monde.

Ce n'était qu'un gamin. vingt ans à peine. Et pourtant, il avait les yeux d'un vétéran.

"- Maintenant ? On va tous crever."

Le désespoir s'accrut dans les yeux du gamin et dans celui des autres gosses qui avaient réussi à fuir avec lui. Où était Coulson ? Etait-il même vivant ?

Les choses avaient changés tellement vite…
Moins d'un mois auparavant, ils étaient encore tranquillement chez eux. Et maintenant ? Ils assistaient à la fin du monde.

"- On va tous crever mais on va crever avec panache." Ils n'avaient plus que ça. "Que ceux qui croient encore en un dieu quelconque lui remette leurs âmes ce soir. D'ici une semaine, on en aura fini, d'une façon ou d'une autre."

Il eut un sourire fatigué. Il avait imaginé sa mort des dizaines de fois. Mais jamais, au grand jamais, il ne l'aurait imaginée comme ça.

Ses pensées se tournèrent vers les Avengers. Il ne fut pas le seul. Il aurait donné son bras gauche pour qu'ils soient là. Même s'il savait que même avec eux, c'était probablement sans espoir.

Tony s'était levé. Il était resté pendant un moment à s'observer dans le miroir de glace. Il ne sentait plus le froid. Comme il n'aurait plus sentit la chaleur excessive de la lave en fusion s'il était tombé dans un volcan en éruption.

A son oreille, son Epée lui murmurait qu'elle était prête à reprendre du service.

Derrière lui, Clint et Steve s'étaient emmitouflés dans leurs fourrures avaient de réaliser qu'ils crevaient de chaud. Finalement, ils n'avaient gardés que leurs uniformes.

Ils n'avaient plus besoin de fourrures, Ares les protégeaient bien assez du froid. Leur certitude en ses pouvoirs avait crût d'autant, renforçant ses propres pouvoirs.

C'était toujours impressionnant ce que deux ou trois fidèles vraiment à fond pouvaient donner à un Dieu. Mais pour ça, encore fallait-il que leur foi soit exempte de toute pollution. L'affection des deux hommes pour lui était aussi forte que pure. Ils ne servaient pas Ares pour en obtenir quoique ce soit. Ils aimaient Ares l'individu. C'était la foi la plus profonde et la plus puissante qu'un humain pourrait offrir à un Dieu.

Tony, Ares…. Lequel des deux était-il donc ? Plus Tony qu'Ares à présent, sans erreur. Ares était bien là, mais les évènements, le temps et les vies multiples l'avaient fait grandir et évoluer comme il n'en aurait jamais rêvé.

Oui, Ares était davantage Tony Stark qu'autre chose à présent.

Tony concentra son pouvoir sur lui-même.

Son armure de cuir apparut sur son dos. Il n'avait plus de boucle d'oreille mais son Epée, symbole de sa divinité, avait repris sa place dans son fourreau.
Ce n'était pas une belle lame. C'était une grosse chose lourde et sans finesse. Une lame de combattant faite aussi bien pour tuer que pour protéger. Elle était ce qu'était la guerre. Une horreur, une aberration, une monstruosité indispensable qui n'attendait qu'à etre utilisée.

Tony eut un sourire en coin.

"- Nous y allons ?"

Les deux hommes le suivirent.

Ils trouvèrent leurs amis dans la salle du trône, très occupés à discuter avec le roi des lieux.

Tony ne se rappelait pas l'avoir déjà vu. En même temps, à sa décharge, il était un peu occupé à mourir lentement lorsqu'ils étaient arrivés.

"- Tony !"

Bruce lui sauta quasiment au cou. Tony eut les pires difficultés à ne pas se mettre à ronronner sous l'affection supplémentaire dont le noyait le scientifique. Ils savaient tous ce qu'il était. Si ça restait un peu nébuleux pour eux, ils l'avaient accepté et le traitaient quand même en ami. Leur affection était comme un bain chaud après des heures passées dans la neige. Le dieu, le milliardaire, enfouit son nez dans le cou de son ami pendant une minute pour se repaître de son affection.

Ce n'était pas comme la foi des deux hommes derrière lui. C'était bien plus doux et tout aussi indispensable.

"- Ca va mieux ? Tu nous as fait une belle frayeur."

"- Ouai, tu me connais, je suis increvable."

"- Et plus encore que ce qu'on pouvait imaginer." Le doux reproche fit sourire Tony. Même lui était surtout causé par l'affection.

"- Comme tu dis."

"- Le Dieu de la Guerre, hein ?" Le rictus de Natasha était presque carnassier.

"- J'ai toujours aimé ménager mes effets."

La jeune femme haussa les épaules mais d'elle aussi Tony pouvait sentir l'affection. Comme celle de Thor et Loki qui l'observaient avec un respect évident. Il était leur aîné dans le métier après tout ! Mais surtout, il vit le soulagement évident de Thor après avoir regardé son frère. Qu'est-ce que Loki avait prévu avant qu'il ne se pointe ? Il ne voulait pas le savoir. Il était là, ils allaient se battre.

"- Tony Stark...ou préférez-vous Ares ?"

"- Tony me va très bien, Rodolphe."

"- Pas très à cheval sur les conventions hein ?"

"- J'ai été d'autres personnes pendant bien trop longtemps pour que "Ares" soit resté ma personnalité sans bouger. Je me sens plus "Tony" que quoique ce soit d'autre. Mais ça ne change pas ce que et qui je suis."

Loki inclina la tête sur le côté. Tony recevait moins de la part du jotun et de son frère mais c'était normal. Le gouffre entre leurs cultures, surtout face à des créatures qui, si elles n'étaient pas réellement des dieux, avaient été considérées comme telles pendant longtemps par les humains, empêchaient Thor et Loki de se voir comme réellement inférieurs à lui.

"- Salutation, humain."

"- Pas tout à fait, mais on va faire tout comme." Sourit Tony avant d'aller tranquillement serrer la louche de Byleist.

Le roi de Jotunheim camoufla son étonnement autant qu'il put.

"- Anthony, je vous présente mon frère Byleist, roi de Jotunheim."

Le sourire de Tony s'élargit grandement.

"- Et ben…. t'es du beau linge quand même, Rodolphe."

Le petit jotun rosit doucement.

"- Ce n'est pas ma faute."

"- Non, en effet. Bon, on en est où alors ?"

Il était prêt à se remettre au boulot.

Le sourire de Loki disparut immédiatement. Il invita Ares à le rejoindre près du bac emplis d'eau sur lequel il était penché avant son arrivée.
Personne n'avait fait le moindre commentaire sur Steve et Clint. Ce n'était pas nécessaire.
Quand tout serait finit, quand ils seraient chez eux en sécurité, alors ils discuteraient. Mais pour l'instant, il y avait trop de choses à faire et pas assez de temps pour ça.

Loki passa sa main au-dessus du grand baquet. Une image imparfaite mais suffisante apparu dans l'eau. Elle tremblait un peu, mais c'était assez pour voir.
Du moment que le cerveau arrivait à traduire ce qu'il voyait en quelque chose de compréhensible.

Washington…Sous les flammes..
Le Triskelion, détruit

La tour Stark qui se dressait encore par ils ne savaient quels miracles au milieu de décombres fumants.

Les villes les unes après les autres, détruites, en cendre, ou remplies de réfugiés terrifiés et qui tentaient de se cacher dans les tunnels.

Des Chitauris.

Des Ases…

"- Qu'est-ce que…."

"- Odin a décidé de venir détruire les Chitauris. Mais son but de base a été complètement phagocyté par son plaisir de faire la guerre." Le ton de Thor était ouvertement dégouté.

Tony ferma les yeux à la recherche du plaisir guerrier du roi. Il le trouva sans peine.

Il trouva autre chose aussi.

Il trouva les agents du SHIELD, les soldats humains, Fury, Coulson… Il les sentait tous. Sans même le vouloir, les humains dirigeaient leurs pensées vers les Avengers. Ils les appelaient. Ils étaient leur dernier espoir.

Tony grinça des dents.

"- Thor, Loki, si nécessaire, vous m'en voudrez beaucoup si je pulvérise votre père ?"

Thor était lugubre mais Loki souriait.

"- Je n'imaginais pas devenir roi comme ça" Soupira Thor, un peu triste.

"- Jotunheim vous aidera, roi Thor."

Le blond sursauta, surpris.

"- Quoi ?"

"- Notre querelle n'est qu'avec Odin. Pas...Plus avec vous. Si vous acceptez de signer un pacte de non-agression avec nous."

Thor ne fut que trop heureux de le signer.

##########

Odin était satisfait.

Les morts s'entassaient chez les mortels mais il n'en avait cure. Il n'y avait plus que le plaisir du combat qui l'intéressait. Il y avait si longtemps ! Il se sentait rajeunir à se battre ainsi.

Les Chitauris étaient des adversaires de valeur.
Son seul regret était que Thor ne soit pas à ses côtés. De ce qu'il avait réussi à apprendre des bredouillements incohérents d'humains, il avait fui avec son groupe d'amis.

Fuit.
Son fils.
Fuir.

Il en avait honte.

Lorsqu'il aurait retrouvé Thor, il lui ferait regretter sa lâcheté.

"- Majesté !"

Le roi se sortit de la contemplation béate du champ de bataille. Il ne se rappelait plus à quel point patauger dans le sang était agréable.

"- Que se passe-t-il ?"

Non loin, lugubres, Fandral, Hogun, Sif et Volstagg piétinaient avec la piétaille. Ils avaient catégoriquement refusé de se mêler aux combats. Odin n'avait eu d'autre chose que de les dégrader et les menacer de pendaison s'ils ne se joignaient pas aux combats. Nombre de gradés avaient subi la même avanie.

Toute une nouvelle génération de jeunes gradés aux dents longues en avaient profités. Pour eux, la guerre était encore un rêve qu'ils n'avaient pu toucher. Pour eux qui rêvaient de se faire connaître par leurs exploits guerriers, avoir enfin une guerre était un bonheur sans nom.

"- Des jotuns ! Des jotuns ont attaqués nos lignes arrière sur le front du grand continent." Les humains l'appelaient l'Amérique

Odin jura.
C'était logique. Ils profitaient de leur présence pour les coincer entre les chitauris et eux. A leur place, Odin aurait attaqué Asgard, par Midgar. Mais les Jotuns n'étaient pas connus pour leur intelligence vive de toute façon.

"- Combien de pertes ?"

"- Et bien…."

"- Parle !"

Le jeune colonel avala péniblement sa salive.

"- Ils tuent ceux qui résistent mais se contentent de briser les armes des autres et de les renvoyer à Asgard par le Bifrost."

"- Impossible ! Seul un membre de la famille royale peut ordonner à Heimd….." Non, c'était impossible. Heimdall était moins qu'heureux de cette guerre également mais il fallait quand meme un membre de la famille royale ! Il avait répudié Loki, ne restait que Thor.

"- Thor ?"

Le jeune colonel hocha la tête, effrayé. Le roi était connu pour ses colères homériques.

"- Ou est-il ?" Le roi grinçait des dents.

"- Il a éliminé toute la garde arrière avant de disparaitre avec les jotuns et les créatures qui les accompagnaient.

"- ...Les créatures ?"

"- Un golem de métal et un berzerker vert, entre autre…...Majesté…."

"- Quoi ?"

"- Des rumeurs disent que le prince Loki l'accompagnait.

Odin hurla de rage.

Jarvis s'était reconnecté à son lui de la tour dès qu'ils étaient revenu sur terre. Il avait uploadé tout ce qu'il avait appris depuis leur départ puis downloadé dans sa mémoire tout ce que son lui de la tour avait engrangé.

La situation était encore plus mauvaise que tout ce qu'ils avaient pu craindre. Heureusement, le réseau satellitaire était encore quasi intact. Sans ça, il lui aurait été impossible de se mettre à jour et de se sauvegarder.

L'androïde avait immédiatement concentré toute sa puissance de calcul pour se mettre à jour et analyser la situation. Avec son concours, Tony avait établi leur plan d'attaque. Personne n'avait, ne serait-ce qu'une seconde, émit l'idée qu'il savait mieux que lui. Mieux savoir comment préparer une attaque militaire qu'un dieu de la guerre âgé de plusieurs dizaines de milliers d'années ? Il fallait être cohérent au bout d'un moment.
Les jotuns avaient été lancé sur l'arrière de la colonne principale des troupes d'Odin pour l'escagacer puis s'étaient retirés.
La même chose avait été faite sur l'armée de Thanos. Ils n'étaient pas assez nombreux pour attaquer en masse mais bien assez pour faire de la guérilla urbaine et du harcèlement.
Arès, Tony, était le dieu de la guerre, pas le dieu des massacres aveugles. Les ases qui se rendaient étaient renvoyés chez eux par Heimdall. Le Gardien n'était que trop heureux de pouvoir sauver quelques-uns de ses compatriotes. Cette guerre était tellement stupide en l'état ! Aider les humains, oui ! Les traiter comme des animaux perdus sur un champ de bataille….
Il était écœuré.

"- On en est où ?"

"- L'armée d'Odin fait demi-tour, monsieur. et celle de Thanos également."

Satisfait du rapport de Jarvis, Tony eut un sourire de fauve.

"- Parfait…. On continue."

"- Les civils ?"

"- On les laisse se cacher pour l'instant. ils sont plus en sécurité sous terre que partout ailleurs."

"- le SHIELD ?"

"- Ils vont gérer les civils. Jarvis ?"

"- Je préviens le directeur Fury."

"- Parfait !"

Si quelqu'un pouvait trouver où ce cachait ce cafard c'était bien Jarvis. Et dans la bouche de Tony, à cet instant, Cafard était un grand compliment.

L'appel l'avait stupéfait.

Jarvis…. Qui le prévenait que les Avengers étaient là. Avec une armée. Et Ares, le Dieu de la Guerre.

Jarvis avait-il fondu un fusible ?

Mais l'IA lui avait assuré que tout allait bien et qu'ils reprenaient les choses en main. A eux de gérer les civils.

Fury avait haussé les épaules. Peu importait que ce soit vrai ou non. Si c'était vrai, ils avaient peut-être une chance. Si c'était faux, ils auraient un peu d'espoir avant la fin.

Il fit retransmettre l'information à tous les agents, aux poches de résistances qu'il connaissait et sur tous les canaux d'urgence encore ouverts : Les Avengers étaient là, les civils devaient rester à l'abri en attendant d'autres ordres, le SHIELD gérait et tous devaient se tourner vers les agents les plus proches en cas de besoin.

Lorsque la maison blanche, ou plutôt, ses restes, l'appela par les réseaux d'urgence, il l'ignora. Ils n'avaient rien fait à part se terrer pendant des jours, il n'allait certainement pas prendre des ordres d'eux !

S'il devait encore prendre des ordres dans la situation actuelle, ce serait les ordres des Avengers.

L'espoir revenait. Restait à voir si l'espoir se solderait par leur mort à tous ou par leur libération.
A la vue de la situation, il s'en fichait. Au moins, ils feraient quelque chose jusqu'à la fin.

Odin ne comprenait pas.

Ils cumulaient les échecs.

Les humains se rebiffaient, menés par les jotuns, Thor, LOKI ! et surtout, un humain barbu au sourire insupportable.

Quand les jotuns montaient à l'assaut, c'était comme si une présence supérieure semblaient les protéger. Les épées des ases les évitaient, les lances se brisaient….

Les ases reculaient, à la grande fureur d'Odin. Ils reculaient d'autant plus que le plaisir du combat était depuis très longtemps éteint chez les plus vieux et que la peur de l'échec commençait à paralyser les plus jeunes.

Le roi était furieux. Sans s'en rendre compte, il reculait docilement vers le dernier champ de bataille choisit par Ares.

Thanos ne comprenait pas.

Ils cumulaient les échecs.

Les humains se rebiffaient, menés par les jotuns, Thor, LOKI ! et surtout, un humain barbu au sourire insupportable.

Quand les jotuns montaient à l'assaut, c'était comme si une présence supérieure semblaient les protéger. Les fusils laser des Chitauris s'enrayaient, les baleines de transport se rebellaient, les armures des drones se grippaient….

Les Chitauris reculaient, à la grande fureur de Thanos. Ils reculaient d'autant plus que le plaisir du combat n'était qu'une pulsion induite chez les drones par les reines que Thanos contrôlait et les bourdons qu'il torturait.

Le Titan était furieux. Sans s'en rendre compte, il reculait docilement vers le dernier champ de bataille choisit par Ares.

Ares sourit largement à Coulson.
A force d'aiguillonner les troupes d'Odin, deux groupes de Jotuns différents avaient fini par se ressembler à St Louis. Suffisamment pour pulvériser les dernières poches de résistance ase et libérer la ville et ses habitants.

La ville avait été relativement épargnée.

Dès que les dernières troupes Ases avaient déguerpis, les Agents présent dans les tunnels avaient commencés à faire sortir les survivants. Ils étaient plus nombreux que Tony ne l'avait craint. Bien plus nombreux. L'humain tenait du rat….

Finalement, les destructions avaient été limitées au centre-ville. Les Ases, comme les Chirauris, semblaient ressentir un grand plaisir à détruire les immeubles mais fichaient une paix royales aux quartiers résidentiels. Sans doute pas assez glamour pour leurs besoins de conquête

"- Hé !"

"- Agent Agent…"

"- Stark."

Coulson souriait plus largement que Tony ne l'avait jamais vu faire. Malgré la crasse, le sang, les évènements et les civils en larmes qui sortaient au soleil pour la première fois depuis des semaines, l'agent semblait presque présentable. Sa chemise était un peu taché, sa veste un peu froissée, mais pour le reste, c'était bien Coulson dans toute sa splendeur.

Pour un peu, Ares aurait pu se demander si l'agent n'était pas comme lui un Avatar. Ça aurait paru presque crédible.

Coulson trébucha sur un décombre. Les Avengers purent voir alors son épuisement lorsqu'il ne se retint de tomber qu'en s'appuyant sur un agent plus jeune. Phil n'avait plus vingt ans. Pendant des jours, il avait tenu sur les nerfs pour présenter un masque impassible aux civils autant qu'à ses hommes pour les empêcher de désespérer.

Maintenant ? Maintenant la fatigue, la peine et le désespoir le rattrapaient.

Steve souleva l'agent dans ses bras.

"- Cette fois, c'est à moi de veillez sur vous." Sourit tranquillement le soldat.

Son calme et son autorité naturelle avaient crût en quelques jours. La marque d'Ares était sur lui et faisait son office. Ce n'était pas pour rien que les rois de Spartes pouvaient contrôler leurs milliers de guerriers d'un mot et d'un geste.

Phil s'abandonna au Capitaine avec un soulagement évident.

"- Vous êtes revenus. Finalement."

"- Stark avaient besoin de petites vacances." Persifla Loki, un sourire en coin.

"- Allons, Rodolphe. On n'appelle pas ça des vacances. On appelle ça se ressourcer."

"- Appelez ça comme vous voulez, Stark, vous avez passé beaucoup de temps sur le dos avec Barton."

Phil releva le nez. Pardon ? Il comprenait bien ce qu'il venait d'entendre ?

"- LOKIIII !" Geignit le Viril et Puissant Dieu de la Guerre comme un gosse de 8 ans. "L'écoutez pas, Agent." Supplia le dieu, boudeur.

"- Vous niez avoir passé votre temps au lit avec Barton ?"

"- Bah non."

"- HA !"

"- Mais pas pour jouer à la bête a deux dos !"

"- En effet."

"- Ha !"

"- A trois dos puisque Rogers était avec vous."

Cette fois, Steve s'empourpra furieusement

"- Loki ! Ça suffit !" Ares était vraiment ronchon maintenant.

Le jotun éclata de rire, un rire si chaud et satisfait qu'il détendit même les civils a portée d'oreille.

"- Tu es une sale bête, Rodolphe."

"- Moi aussi je vous aime, Stark."

Et ce n'était pas une figure de style. Il l'aimait, comme il avait appris à aimer les autres Avengers, comme il avait réapprit à aimer son frère.

"- Il faut dégager." Prévint soudain Clint. "Des glisseurs en approche."

Des Chitauris donc.

Loki ouvrit un portail pour évacuer tout le monde comme ils le faisaient depuis leurs premières attaques. Phil fut surprit qu'ils aient le temps d'évacuer tout le monde avant que les premiers glisseurs soient en vue. Il savait que Clint avait une bonne vue mais là ? C'en était ridicule.

Clint lui sourit.

"- J'ai eu un petit coup de booster. on vous expliquera plus tard." Et il était fier de lui ce con.

Tony s'était assis sur son canapé, à la tour Stark.

Au nez et à la barbe d'Odin.

Le roi d'Asgard avait décidé d'installer son camp sur les ruines du QG du SHIELD à NY.

Loki avait ouvert un portail entre Jotunheim et la tour.

Tous les agents qu'ils retrouvaient à mesure qu'ils aiguillonnaient la queue de Thanos et celle d'Odin venaient là pour se refaire une santé et prendre leurs ordres. En l'absence de Hill et Fury, encore coincés dans leurs caves respectives, l'une sous le Frigo et l'autre sous le Triskelion, Coulson était considéré par tous comme le Directeur en place.
Ca simplifiait les choses pour tout le monde. Il n'était certes pas le plus gradé, mais il était le mieux considéré. C'était suffisant.

Apprendre que Stark était Ares Dieu de la Guerre avait finalement réussit à venir à bout de son flegme presque britannique.

Apprendre que Steve était à présent le serviteur du dieu l'avait mis au bord des larmes.

Ajouter Barton ? Et il avait fondu en larmes. Clint était presque comme son fils.

Il lui avait fallu un peu de temps pour se remettre.

"- Vous êtes sûr qu'Odin ne risque pas de nous retrouver ?"

"- Meuh nannn."

"- Nous sommes très proches quand même."

"- T'inquiète pas, Agent."

"- C'est mon travail de m'inquiéter pour que les contribuables ne s'inquiètent pas."

"- Vu l'état du système pour l'instant, je doute qu'on paye des impôts avant un moment."

"- Seigneur…"

Juste là souriant et détendu, Tony se raidit d'un coup.

"- Ah non ! Pas de ça entre nous ! Vous m'avez vus dans les pires situations ou presque."

Le pire du pire avait été réservé à Pepper. Après tout, elle l'avait plus d'une fois trouvé au lit avec quelqu'un (quel qu'en soit le sexe) ou en train de se faire plaisir tout seul (il aurait eu moins honte devant son père). Alors se faire traiter comme ça par Coulson ? Ça lui foutait le bourdon.

"- Seigneur Ares."

"- TONY ! Ou Stark, comme vous voulez. Mais pitié, ça va être quoi après ? Les sacrifices de bébés chiens ? Je suis un Dieu, d'accord. On va pas en faire une pendule !"

"- Le protocole…"

"- Le protocole d'un Dieu c'est le Dieu qui l'édite, là ! Et je dis que je veux pas de manières entre moi et mes amis ! capiche ?"

L'agent ne put que baisser pavillon. Il avait pourtant grandement du mal, non pas à accepter la vraie identité de Stark (venant de lui, il ne s'étonnait plus de rien) mais à accepter de le traiter comme avant.

"- Je te dis qu'on ne risque rien, Phil. Alors crois-moi sur parole. A chaque jour qui passe, je suis plus puissant. A chaque fois que Steve prendre la parole au micro, je gagne en force."

Avec le retour des Avengers sur terre, ils avaient décidé de garder secrète l'identité de Tony, sauf pour les gens qui lui étaient proches. Mais ils avaient besoin de la foi des gens pour pouvoir lutter contre Thanos ET Odin en même temps.
Alors Steve avait repris le micro.

Comme devant le tsunami, il reprenait le micro chaque soir pour exalter les civils en son nom et en celui de la résistance. Comme il parlait plusieurs langues, ce n'était pas bien compliqué de toucher la planète entière. Les humains étaient affreusement adaptables. Internet marchait encore grâce aux satellites et aux câbles encore en état. JARVIS s'était faufilé dans toutes les infrastructures encore en état pour en prendre le contrôle. Tout ce qui pouvait fonctionner en automatique, ou tout au moins contrôlé à distance, fonctionnait.
Ca n'assurait pas du courant partout et à tout le monde, mais suffisamment pour que les humains sortent de leur trous et commencent à harceler eux même les ennemis.

Les civils avaient été prévenus que les jotuns étaient leurs alliés. L'ennemi était clairement Asgard et Thanos.

Chaque jour qui passait, la soif de vengeance des humains se faisait plus forte. C'était un peu comme une campagne marketing réussie ! Il suffisait d'avoir la bonne tête de gondole pour faire péter les objectifs. A mesure que le monde entier se liguait derrière l'image de Captain America et des Avengers avec lui, la force de Tony augmentait. Steve avait vite apprit à lui transmettre toute cette foi qui menaçait de le noyer en permanence.

Pour un peu, Coulson aurait pu avoir peur. Apprendre que les Dieux existaient pour de vrai était assez effrayant. Savoir que "Dieu", celui de son enfance et celui de millions d'autres gens n'était qu'un parmi d'autres était dérangeant. Savoir qu'il avait massacré d'autres Dieux pour acquérir sa puissance était pire. Mais serrer la louche, voir faire la bise au Dieu de la Guerre le matin était trop pour lui.
Et pourtant, comme les autres Avengers, il ne pouvait s'empêcher de l'aimer.

Ares était bien trop facile à aimer.

L'attaque l'avait surpris.

Les derniers retours des Drones faisaient part d'attaques en Asie.

Et voilà que les Avengers se tenaient debout devant lui après avoir massacrés ses troupes ?

C'était presque de la triche.

Thanos s'en voulait.

Il avait été trop confiant. Il avait laissé son orgueil prendre le meilleur au point de se retrouver seul face aux Avengers.

Il grinça des dents.

Tony s'avança calmement. Il remonta le masque de son armure, son perpétuel sourire au visage.

L'armure s'ouvrit docilement pour lui permettre d'en sortir avant de s'écarter tranquillement, Jarvis aux commandes.

"- Je pensais pas que ce serait aussi facile, j'avoue." Rit le Dieu, méprisant. "Quelques petites attaques à l'autre bout du monde et hop, on plonge dedans la tête la première. T'as vraiment rien comprit aux humains hein ?" Et comme il était la quintessence même des arts guerriers humains, il ne pouvait que les comprendre parfaitement, lui. "Envoyer comme ça toutes tes troupes ou presque pour éliminer deux pauvres unités qui s'agitent et font du bruit et PAF la tête dans le mur."

"- Humain…"

Tony leva un doigt.

"- Correction, Ares, Dieu de la Guerre." Il s'inclina, saluant le titan d'une révérence compliquée et ridicule. "Ha ! Mais c'est vrai ! Tu as pas dû recevoir le mémo. Mais on a fait péter toutes les ruches."

"- QUOI ? C'EST IMPOSSIBLE !"

"- Impossible n'est pas Ares, mon biquet."

Loki s'était à moitié caché derrière son frère. Malgré tout, il avait peur de Thanos. Et le voir aussi furieux ? Il en tremblait de terreur.

"- Comment…. C'est impossible."

"- Tu te répètes mon grand. Et c'est le grand vilain qui fait les discours. Pas les gentils."

La mise à mort du titan fut aussi courte que douloureuse et salissante. Aussi puissant pouvait-il être, une fois ses pouvoirs bloqués par ceux d'Ares, il n'était plus qu'une créature faite de muscles et de chair. Rien que des agents et des Avengers ne puissent détruire avec leurs armes et un brin de motivation.

S'en avait été…un total anti climax.

"- MAJESTE ! TOUTES LES RUCHES ! ELLES ONT EXPLOSEES !"

Odin bondit de son trône. C'était un trône de marbre sur lequel avait été assise la statue d'un humain. Ils avaient arrachés la statue de la grande maison en marbre blanc pour ne laisser que le trône.
C'était froid, ça faisait mal aux fesses mais au moins était-il digne de son rang là-dessus.

Le roi en venait à regretter d'avoir détruit le Triskelion.

La vermine était encore en dessus et venait chaque nuit prélever son tribut d'ases sans qu'ils ne puissent rien y faire. Le plus simple aurait été de partir mais Odin refusait de fuir.

La même chose se produisait ici, à NY.
C'était irritant au possible.

"- Qu'est ce qui s'est passé ?"

"- Le Gardien vient de nous transmettre l'information. Toutes les ruches ont explosées en même temps ou quasi." Le temps était relatif pour les ases. Trois ou quatre eux, c'était en même temps pour eux.

Odin était furieux. QUI ?
QUI avait osé détruire l'ennemi sans lui demander la permission ?

"- MAJESTE ! TOUTES NOS ARMEES SONT ATTAQUEES !"

Ares ferma les yeux quand il recueillit les âmes des agents qui s'étaient sacrifiés en connaissance de cause pour détruire chaque ruche. Il n'avait pas été possible de téléporter dans chaque ruche des bombes. Il n'y avait que la chair vivante qui pouvait s'introduire dans les ruches. Les boucliers étaient bien faits. Après la pénétration de l'atomique de Tony dans la première ruche, tous les boucliers des autres ruches avaient été modifiés.

Des agents s'étaient présentés, des civils également, tous volontaires pour qu'on leur implante dans le corps des bombes à neutrons a la puissance de destruction augmentée par des mini-arcs.

Ils savaient qu'ils mourraient. Ils en étaient conscients.

Leurs sacrifices ne seraient pas vains.

Avec l'aide de Thor et Loki, Ares les avait téléporté dans les bâtiments spéciaux, l'un après l'autre.

Lorsque le signal avait été donné, ils s'étaient fait exploser, vaporisant toute vie dans les ruches. Privés de leurs Reines pour les contrôler, les rares drones encore en vie était tombés sur le sol, amorphes, à attendre la mort. Sans leur maintenance permanente, les moteurs plus qu'aléatoires à la technologie volée depuis des siècles s'étaient déréglés très vite avant soit d'exploser, soit de faire tomber les ruches dans l'atmosphère.

Il n'avait pas fallu longtemps.
Lorsque Thanos avait lancé ses troupes à l'assaut, il était déjà trop tard pour les ruches. Focalisé sur ses proies, il ne s'était pas soucié de l'Autre réduit en boule bavante sur le sol lorsque sa Reine était morte.

Ça avait été…..tellement simple que s'en était presque dégradant pour Thanos et ses troupes.

Et maintenant….
Maintenant Odin était à son tour attaqué de toute part.

Heureusement, cette fois, les bombes n'avaient pas besoin d'être aussi destructrices, ni d'être implantées dans le corps de courageux humains pour faire leur boulot.

Le visage rigide, les Avengers s'étaient séparés pour mener les différentes attaques. Ils n'étaient même pas là en tant que combattant. Ils étaient là comme abcès de fixation pour la foi humaine et comme cible à abattre pour les ases.

Mais Ares protégeait ses Seigneurs de Guerre.

Les épées se brisaient, les lances tombaient…. Et l'invulnérabilité même des Avengers renforçait encore l'espoir qu'ils représentaient pour les humains, nourrissant encore plus Ares.

"- Majesté, on perd nos troupes plus vite qu'on ne peut se replier !"

Les bornés mourraient. Ceux qui rendaient les armes étaient attachés et seraient renvoyés sur Asgard plus tard. Odin perdait ses troupes à une vitesse folle.

"- Majesté !"

Frénétique, le jeune colonel ne savait plus où donner de la tête.

Les rapports envoyé par Heimdall étaient toujours aussi laconiques, presque moqueurs. Comme s'il prenait plaisir à la débandade qui les affectait depuis quelques heures.

"- Les humains. Ce sont les humains.

"- C'est impossible, ils n'ont pas les armes pour. leurs armes a projectiles ne peuvent nous toucher."

Des bruits d'arme automatique forcèrent le roi à quitter son trône volé pour se pencher à la grande baie vitrée brisée qui avait été le bureau du Directeur dans le bâtiment.

En contre bas, il voyait comme des centaines d'insectes des agents vêtus de noir sortir de terre pour arroser les ases de balles.
Et les ases tombaient.
C'était impossible.

"- MAJESTE ! IL FAUT PARTIR !"

Odin entendait les humains monter dans les étages. Il entendait leurs cris et leurs appels. Ils voulaient son sang.

Il n'avait pas peur bien sûr. Mais à ce rythme, tous les guerriers d'Asgard allaient soit se déshonorer, soit se faire tuer.

Il ordonna le repli général.

Dès que le Bifrost commença à saisir les Ases pour les renvoyer chez eux, les agents et les civils armés comme ils pouvaient cessèrent leur assaut.

Partout, les ases repartaient.
Partout, les derniers Chitauris réduits à l'état de masse informes attendant qu'on les achève étaient éliminés.

Il fallut 72h pour que tous les Ases partent.

Il fallut une semaine pour éliminer les derniers Chitauris.

Il fallut un mois pour qu'un semblant de gouvernance renaisse par ci par là.

Il fallut beaucoup moins de temps que le départ des ases pour que certains opportunistes tentent de créer leurs petits royaumes personnels mais à peine plus longtemps pour que le SHIELD les calme.

"- Joli, Stark."

"- Fury…"

Un bras en écharpe, une jambe dans une attelle de fortune, de nouvelles cicatrices sur le crâne et deux doigts en moins à la main gauche, le Directeur du SHIELD était comme le pire des cafards.

Coulson avait repris la main sur le QG de NY dès que les Ases l'avaient débarrassé. Une équipe de secours avait été envoyé au Triskelion, ou ce qu'il en restait, le plus rapidement possible. Ils avaient trouvé le Directeur appuyé sur un jeune niveau deux, en train de finir le ménage de son site et déjà en train de donner des ordres pour reconstruire.

Il avait suivi l'équipe de sauvetage à NY.

"- Vous allez survivre ?"

Tony était à peine moqueur.

Faisant fi de toute dignité, Natasha avait sauté au cou du Directeur, amenant un rare sourire tendre sur le visage du vieux brigand. Les Avengers en étaient restés comme deux ronds de flanc. La tueuse et le directeur ? Sérieusement ? Clint s'était marré de leur surprise. Il était l'alibi idéal depuis tellement d'années qu'il ne se rappelait même pas que personne à part Coulson ne savait.

"- Je survis à tout, Stark. Vous devriez le savoir. Mais il va falloir que vous m'expliquiez tout ça."

Malgré ses rodomontades, le Directeur était visiblement fatigué, presque au point de rupture. A 70 ans, tout ça avait été mauvais pour sa tension. Il ne parut pas plus étonné que ça en apprenant la véritable identité de Stark

"- Je suis uber vexé, Fury. Sachez-le. Je voulais vous voir consterné."

"- Stark, Le SHIELD actuel est l'incarnation moderne de la confrérie du bouclier. On est aux affaires depuis 2620 avant JC. Alors vous croyez vraiment que ça va me surprendre ?"

"- Ha ben merde, là c'est vous qui me la coupez". Siffla Arès entre ses dents. Il savait ce qu'était la confrérie bien sûr.

Le Directeur renifla.

"- Et maintenant, à part reconstruire. On fait quoi ?"

Tony eut un sourire de fauve.

"- Maintenant ? On va aller faire du tourisme."

Frigga rosit quand le délicieux jeune homme qui lui avait déjà fait du plat quelques mois plus tôt s'était à nouveau pointé.

Elle n'y pouvait rien. Le jeune homme était autrement plus plaisant qu'Odin, bien élevé, charmant et surtout, il la voyait elle. Son regard ne passait pas à travers elle comme si elle était une servante ou un meuble.

Il y avait bien longtemps qu'Odin n'avait pas réalisé qu'elle existait… Mais le roi avait changé ces derniers siècles. Ou était le roi qui enseignait à ses fils de ne pas rechercher la guerre mais d'être prêt à la faire ?
Lorsque le Conseil avait refusé de le laisser envahir Midgar pour autre chose qu'aider les humains, il les avait fait mettre en prison. Il avait fallu toute sa dextérité pour épargner la potence Conseillers pour trahison.

Elle ne savait plus comment prendre le Roi.
Son retour de Midgar, la queue entre les jambes, avait causé une quasi-panique dans tout le palais.
Depuis des jours, le roi était aussi insupportable que dangereux.

La reine elle-même commençait à avoir peur de son mari.

Et voilà que ce jeune homme au sourire plein de fossette revenait.
Il était accompagné d'ailleurs.

La reine fronça les sourcils. Quelque chose n'allait pas avec ces gens mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur la chose.
Le jeune homme attirait irrésistiblement son attention sans lui laisser observer correctement les autres. Si elle l'avait pu, elle aurait vu le sort derrière lequel Loki cachait les Avengers, Fury et Coulson.
Mais elle en était incapable. Loki était désolé de tromper ainsi sa mère, mais ils ne pouvaient être révélés avant le bon moment.

Stark avait décidé de frapper un grand coup et de signifier clairement à Odin qu'il n'avait plus intérêt à revenir mettre ses grosses mains pleines de doigts sur Midgar.

Loki ne pouvait qu'approuver la chose.

Il n'y avait bien que Jarvis qui n'était pas camouflé, mais il était tellement parfait dans son costume trois pièces que même au milieu d'un stade de foot il n'aurait pas fait déplacé. Alors au milieu d'Asgard…Il faisait orchidée paumée au milieu des salsifis (Tony haïssait les salsifis).

Tony s'approcha de la reine. L'un de ses amis se pencha à son oreille, visiblement agacé. Elle ne vit pas que c'était Thor qui menaçait le Dieu de la Guerre de le castrer à main nue s'il faisait du mal à sa maman.

Ares éclata de rire. C'était adorable.

"- Majesté…. Toujours aussi belle."

Il lui fait un baisemain parfait.

"- Je ne pensais pas vous revoir, Odin à très mal prit vos manières."

"- Votre mari prends mal tout ce qui n'agréé par son caractère aigri de vieux fou."

Plusieurs nobles hoquetèrent en entendant le dieu. Comment osait-il ! Pas qu'ils n'étaient pas fondamentalement d'accord, hein. Simplement, si on voulait garder sa tête sur ses épaules, il valait mieux se taire.

"- Tient, je ne vois pas les amis du prince Thor là… La brunette et les trois zozos."

La reine soupira tristement.

"- Le roi n'a que très peu apprécié leur manque d'empressement à le servir. Il les a mis en cellule en revenant." Il avait passé ses nerfs sur eux surtout. Il avait manqué tuer Fandral. Seuls les cris de son épouse avaient empêché le roi de "faire un exemple". Eir avait eu toutes les peines du monde à sauver le bras armé du guerrier.

Livide, Thor s'excusa, Loki sur ses talons. Il fila à la prison pour sortir ses amis de là. Mjolnir à la main, il n'eut aucune peine à les ramener avec lui. Loki les camoufla comme eux avant de les faire sortir. Les quatre guerriers se retinrent de demander des explications. Ils étaient trop heureux de voir leur prince en bonne santé. Il avait été leur ennemi forcé après tout.

Dans la salle du trône, Tony continuait à flirter avec la reine. Petit à petit, il se rapprochait du trône d'Odin.

"- Excusez-moi ma belle, mais il est plus que temps que je fasse ce pour quoi je suis venu." Et toujours ce sourire absolument dévastateur qui aurait fait rougir un couvent entier jusqu'aux ovaires.

Odin venait d'apparaitre. Chacun s'inclina devant lui. L'humeur du roi était loin du beau fixe.

"- Qu'est-ce que….POUR QUI VOUS PRENEZ VOUS ?"

Très fier de lui, Tony était monté sur le dais puis s'était assis sur le trône. Enfin, si on pouvait appeler ça s'asseoir.

Vautré dessus, une jambe par-dessus l'accoudoir, vêtus d'un costume dont le prix aurait suffi à nourrir un pays du tiers monde pendant un mois, il souriait toujours tout en se nettoyant les ongles avec son Epée.

"- Odinounet !"

Mais ce n'était pas la seule chose qui faisait s'étrangler Odin au point qu'il en découvrait à chaque seconde de nouvelles nuances de rouge inconnues à ce jour jusque-là. Non.

Ce lui le mettait au bord de la rupture d'anévrisme étaient les humains… Les humains qui l'avaient humilié et qui était autours de SON trône.

"- Comment OSEZ-vous ?" Siffla le roi

Tony se vautra un peu plus sur le trône.

"- Et ben quoi Odinounet, un peu de respect pour tes ainés tu veux ?"

"- Qui. ?"

Le sourire joueur d'Ares disparu à la seconde.

Il se rassit correctement, une main sur chaque accoudoir.

Autour de lui, il sentait les présences de Steve et Clint qui le nourrissaient. A travers eux, il sentait la soif de sang et de vengeance de tous les mortels qui avaient perdu un proche à cause d'Odin. Il sentait leur peine, entendait leurs prières et leurs demandes. Ils le nourrissaient tous au point qu'il aurait probablement pût tuer le roi d'un geste de la main.
Le désespoir et la douleur étaient presque aussi puissants que l'affection de ses proches.

"- Je suis Ares, Dieu de la Guerre de Midgar. Je suis celui que votre folie a réveillé. Et je suis celui qui vous a chassé de MA planète."

La pression de son pouvoir croissait lentement. Odin y résistait à peu près mais les gens du commun tombaient déjà à genoux, le souffle court sous la pression.

Odin leva Gungnir. Il voulut l'utiliser pour se débarrasser de l'impudent.

Le Dieu de la Guerre ? Il n'y en avait plus depuis la Purge. Tous les Vrais Dieux avaient disparu pour ne plus laisser que l'Unique.
Et ce…mortel…osait…

La pression se fit plus forte au point qu'il se sentit trembler et du lâcher l'arme.
C'était impossible.

L'aura autour de Tony était progressivement en train de devenir visible même pour ceux qui n'avaient pas une goutte de magie dans les veines. C'était noir et rouge, c'était brutal, c'était violent, c'était primaire, presque primordial. C'était effrayant et en même temps bizarrement rassurant.
C'était quelques chose de si ancien, de si ancré en chacun, que les ases ne purent se retenir très longtemps d'aller vers lui.
Tony éclata de rire.

La foi des Ases roulait sur lui comme du beurre sur une blessure.

"- ARRETEZ !" Hurla Odin. "ARRETEZ ! JE SUIS VOTRE ROI !"

"- Et je suis le Dieu de la Guerre, Odin. Comment voulez-vous empêcher un peuple de guerriers de me désirer ? Et de me nourrir…."

Odin lâcha un cri de rage. Lui aussi sentait ce besoin que les autres guerriers ressentaient. C'était un Dieu en face d'eux, un VRAI Dieu. Pas comme lui.
La pression qui le clouait au sol se fit brutalement si forte qu'Odin tomba à genoux. A mesure que la confiance des siens le désertait, Odin réalisait qu'il n'avait aucune chance.

Quand Ares serait partit, les Ases reviendraient à leur maitre bien sûr. Mais leur confiance en lui ne serait plus jamais la même. Il avait été faible. Il avait été vaincu, aussi bien sur Asgard que sur Midgar.

Et il ne pouvait rien faire.

"- Ne pensez même pas un jour à revenir sur Midgar, Odin. J'y serais toujours, à vous attendre. Je ne vous tue pas uniquement parce que Thor à eut pitié de vous. Loki…. Aurait été ravi de danser sur votre cadavre. Restez chez vous, Odin. Ou vous finirez comme Thanos."

Il jeta à la tête du roi une poignée répugnante de chair en décomposition.

Puis Tony tapa dans ses mains une fois.

La lumière disparue une seconde sur tout Asgard, il y eut un craquement si violent que le Palais entier trembla sur ses fondations puis lorsque la lumière revint, Tony, les Avengers, les trois guerriers, Sif et les agents du SHIELD avaient disparus.

Odin avala sa salive.

Pour la santé de tout le monde, mais surtout la sienne, il allait éviter Midgar.

La menace avait été comprise.

"- Joli Stark ! …. Stark ? Tony ?"

Fury, Coulson et Bruce se précipitèrent près de Tony. Le dieu de la guerre était effondré sur le sol de l'hélipad où ils s'étaient matérialisés après sa dernière petite démonstration.

"- Il essaye de dire quelque chose." S'inquiéta Bruce, le front plissé.

Qu'est ce qui s'était passé.

"- Qu'est-ce qu'il y a Stark ?" Insista Fury.

Tony tenta de parler plusieurs fois avant de parvenir à articuler.

"- A…."

"- Oui, quoi ?"

"- Aaaaa."

"- Mais encore."

"- Aiheuuu."

Les trois hommes restèrent perplexes.

Steve les repoussa gentiment pour soulever Tony dans ses bras.

"- Ce corniaud à fait de l'épate sans en avoir la puissance."

"- "suis puissant."

"- Ben voyons."

"- Siiiii !"

"- On lui dira."

Steve leva les yeux au ciel mais le contact physique entre lui et le Dieu l'aidait déjà aller mieux.

"- Tu es un Dieu mais loin d'être tout puissant. Tu as fait de l'épate et tu en payes le prix maintenant. Ça te fait les pieds. Tu te prends pour qui ? Superman ?"

"- Suis plus puissant qu'lui." Ronchon, le dieu de la guerre, plus Tony qu'Ares maintenant, se mit à bouder. "C'est ce que fait Tony Stark : de l'épate."

"- Ben garde ça pour la prochaine Stark Expo."

"- Vu l'état du monde ça va prendre du temps.

"- Genre, le temps on n'en a pas devant nous ?"

Tony eut un sourire plein de dents. Du temps ? Bien sûr qu'ils en avaient. Ils étaient à lui, ils baignaient dans son pouvoir et baigneraient encore dedans pendant des siècles.
Avant, on appelait ca des demi dieux.

"- Bon ! Quand est ce qu'on se met à reconstruire ?" Il ne tenait toujours pas sur ses pieds mais faisait quand même l'andouille. Un jour, il faudrait qu'il se calme.

Fury lui jeta un regard fatigué. Il avait encore ses plâtres mais faisait avec.

"- Vous me faisiez déjà chier avant Stark. Mais là, c'est le bouquet.

"- Mais vous m'aimez quand même."

Fury ne put retenir un rictus.

"- Et vous le savez hein ?"

Le sourire de Tony se fit plus large.

"- Ouai."

~Fin~