Chapitre 22 : Amis et amour !

Coucou tout le monde ! J'espère que vous allez toute bien !

Pour ma part je suis de retour avec un nouveau chapitre qui vous plaira j'espère ! ^^

Je suis désolé de ne pas avoir eu le temps de répondre à tout le monde mais je tiens que j'adore toujours autant vos reviews.

Je vous remercie de prendre le temps de me laisser un commentaire sur ce que vous pensez de l'évolution de l'histoire et je prends à chaque fois un grand plaisir à lire vos remarques assez démonstratives pour certaines !

Je tiens également à remercie Evermore01 pour corriger mes chapitres à chaque fois !

Bon je vous laisse découvrir le prochain chapitre en dessous.


Chapitre 22 : Amis et amour !

PDV Bella

Il était 8 heures quand tout le monde se retrouva devant la porte du bowling de Port Angeles. Le dernier qui se gara sur le parking était bien entendu Edward qui avait l'air de vouloir se trouver n'importe où sauf ici.

J'étais venue en voiture avec mon frère et Charlie alors qu'Alice était venue avec ses parents et sa sœur. Emmett était là et bien entendu on ne pouvait pas effectuer une sortie sans inviter Zack et Irina qui avaient l'air subjugué l'un par l'autre. La petite Kate était près d'eux et regardait la devanture du bâtiment comme si elle était fascinée par ce qu'elle voyait. Ce qui devait surement être le cas vu son âge et toutes les couleurs qui brillaient de mille feux sur la devanture.

Quand mon petit ami nous rejoignit, il me fallut faire preuve de toute ma volonté pour ne pas me jeter à son cou et le serrer contre moi. Au lieu de ça, je me détournais.

Bien entendu pile à ce moment-là, je tombais sur le regard de l'inquisitrice Alice qui m'adressa un grand sourire plein de sous-entendu. Je ne suis pas sûre que j'ai bien fait de ne pas démentir quelques heures plus tôt quand elle m'avait posé la question. Elle allait me persécuter maintenant !

Je reportais mon attention sur Edward qui me lança une œillade alors qu'il embrassait sa mère juste devant moi.

Je ne pus m'empêcher de sourire bêtement tout en me détournant pour ne pas me faire avoir par un membre de notre famille.

Mon regard se porta instantanément sur l'enseigne lumineuse qui captivait la petite fille de Zack et qui annonçait fièrement « bowling club ».

J'aimais beaucoup cet endroit. Il nous arrivait souvent avec Alice de venir faire des parties pour nous détendre ou pour tout simplement passer le temps quand on ne savait pas quoi faire. Le prix était plus que raisonnable et en plus, maintenant que l'on connaissait le propriétaire, il venait souvent nous saluer et nous offrait des parties gratuites ou bien nous donnait des réductions sur les consommations.

Pour résumer, j'étais heureuse de venir ici avec tout le monde. Les sorties comme celles-ci étaient plutôt rares, surtout que pour une fois Charlie était là.

- Bon, allons-y ! S'exclama Alice en faisant un grand geste du bras.

Elle entraina Jasper et poussa la porte de l'établissement pour pénétrer à l'intérieur. Ses parents, Rosalie, puis Irina et Zack et enfin Charlie en pleine conversation avec Emmett, rentrèrent sans remarquer que j'étais non loin de la porte, les yeux dans le vide.

Je sentis une main frôler la mienne et je relevais d'un coup les yeux pour plonger dans l'océan émeraude de mon petit ami. Ses doigts se nouèrent au mien et l'espace d'un instant j'eus envie de le laisser faire avant de retirer ma main d'un coup tout en regardant autour de moi.

- Non, mais ça ne va pas ! Murmurai-je en le réprimandant exactement de la même façon que je l'aurais fait avec un gamin. Tout le monde peut nous voir !

Il haussa les épaules avant d'attraper la poignée de la porte et de la maintenir ouverte dans l'intention de me laisser passer la première.

J'avais presque envie de me mettre à l'engueuler, mais je trouvais mieux en croisant les bras sur mon torse et en passant devant lui la tête haute. Son rire me parvint et je souris moi aussi avant de rejoindre ma famille qui était déjà attroupée autour d'une table. Charlie et Carlisle étaient déjà au comptoir et prenaient nos places.

Il ne nous fallut que dix minutes pour être tous fin prêt à commencer à jouer. Il ne nous restait plus qu'à former les équipes.

- Fille contre garçon ! S'écriai Alice sans laisser le temps à personne d'en placer une.

- Moi je suis d'accord, lançais-je de façon beaucoup plus calme.

- De toute façon, on ne risque pas grand-chose avec elles !

Cette remarque venait bien entendu de mon cher petit ami qui semblait fier de lui quand je le regardais. Certes il n'avait pas tout à fait tort dans les faits, mais il n'était pas obligé de le dire de cette façon ce que confirma d'ailleurs la réaction de ma meilleure amie.

- Et pourquoi donc très cher ?

Irina ne paraissait pas plus heureuse de sa remarque qu'Alice ou Rosalie. Même Kate dans les bras de son père regardait la scène avec intérêt.

- Parce qu'il est bien connu que les filles ne savent pas faire de Strike, ni rien du tout.

- T'as raison mon vieux ! Approuva son gros balourd de meilleur ami.

Quand je regardais ces deux grands machos se taper dans les mains j'eus envie de les frapper et en jetant un regard aux autres filles présentes, il ne me fallut pas longtemps pour me rendre compte qu'elles pensaient toutes comme moi.

J'étais certaine qu'une équipe de fille – dont je ne faisais pas partie bien entendu - pouvait parfaitement gagner.

Alice qui avait le visage rouge avait visiblement une folle envie de lui faire ravaler ses mots et de lui prouver qu'on pouvait leur mettre la pâtée. Fille ou non.

- Très bien, alors c'est « fille contre garçon » !

Ma meilleure amie aimait les défis et par-dessus tout, elle adorait se mesurer aux garçons de notre groupe et leur prouver qu'elle pouvait faire autant qu'eux voir même plus.

- On va vous ratatiner ! S'énerva Alice en plantant son doigt dans le torse de son frère qui paraissait en pleine forme tout à coup pour jouer les gros machos.

Il bomba le torse alors qu'Emmett l'attrapa par le bras pour le tirer en arrière tout en toisant la petite Alice qui paraissait toute menue vis-à-vis de ce gros ours. Mais elle ne semblait pas considérer cela comme un obstacle puisque sans hésiter une seule seconde elle plongea sur lui et lui attrapa l'oreille.

- AIE ! Se mit à hurler le meilleur ami de mon petit ami.

Edward avait reculé d'un seul bon pour échapper à sa sœur qui paraissait être devenue totalement folle à lier.

Je devais avouer que même à moi elle me faisait peur.

Carlisle et Esmée assis sur la banquette rouge vif la regardaient bizarrement. J'étais presque certaine qu'ils se demandaient si c'était bien leur fille ou s'il y avait eu un problème à la naissance !

- On va te ratatiner King-khond, tu vas moins faire le malin je peux te l'assurer !

Sur cette menace à peine voilée, elle lâcha Emmett et se dirigea droit vers les boules de bowling posées près de la piste que l'on nous avait attribuée.

De son côté, l'ours se relevait et se frottait l'oreille tout en grimaçant. Quand il chercha le soutien auprès de sa petite amie, celle-ci le regarda un moment sans rien dire.

- Je suis une fille mon gros nounours d'amour, je vais donc aller m'entrainer pour vous battre à plate couture.

- Mais Rosie … pleurnicha-t-il la lèvre tremblante.

Guère touchée, Rosalie se détourna, le menton haut, et prit le même chemin que sa cadette qui commençait à s'entrainer à lancer la boule.

Quelques instants plus tard, Charlie donna le départ et c'est bien entendu ma meilleure amie qui se lança la première.

Avec une concentration qui jusque-là ne se manifestait que lors de nos parties de bowling, elle envoya la première boule qui partit comme un boulet de canon vers les quilles posées au bout.

- Strike ! Dit tout simplement ma meilleure amie modestement en se retournant vers nous.

Hautaine, elle fit semblant d'épousseter la poussière imaginaire qui s'était accrochée à sa veste.

Cette attitude fit rire ses parents qui se regardèrent en secouant la tête alors que mon père levait les yeux au ciel.

Il n'y avait vraiment qu'elle pour agir ainsi.

Elle passa devant son frère la tête haute et s'installa délicatement sur la banquette entourant notre table juste derrière la piste.

- Bien joué Alice ! La félicita Esmée en souriant à sa benjamine.

- Ed' ! Hurla tout à coup Emmett qui, je ne sais par quel miracle, s'était fait oublié depuis les 5 dernières minutes.

Il avait posé une casquette à l'envers sur ses cheveux et avait la tête d'un général qui établissait son plan de bataille dans les moindres détails.

- En piste !

Edward hocha la tête et attrapa une boule tout en se dirigeant vers l'endroit que son meilleur ami lui désignait.

Plissant les yeux, il s'accroupit face à la piste et jaugea le jeu un moment sous l'œil amusé de tout le monde.

- Alors on a peur, grand Eddichou ?

Mon petit ami se retourna vers Alice avec un œil noir avant de reporter son attention sur le jeu. Sans que je ne m'en rende vraiment compte, il lança la boule qui roula droit vers les quilles et les abattit toutes, d'un seul coup.

J'avais envie de jouer les pom-pom girl et de l'embrasser, mais ni Alice ni mon père ne verrait ça d'un très bon œil, alors je m'abstins et gardais mes mains dans mes poches et mes idées dans mon cerveau.

Ma meilleure amie perdit légèrement son sourire, mais elle retrouva vite sa bonne humeur en faisant signe à Rosalie que c'était son tour.

Celle-ci se leva et après avoir repoussé ses cheveux en arrière elle attrapa la boule.

- Peux-tu te pousser Emmett ? Tu me gênes pour effectuer mon lancer.

Sur ses mots, elle posa sa main sur son torse et le repoussa comme on l'aurait fait d'un meuble ou d'une porte, mais surement pas de son petit ami qui avait l'air littéralement choqué.

Edward qui était non loin de là passa un bras autour de son ami et lui chuchota quelque chose à l'oreille que je n'entendis pas. J'étais beaucoup trop loin. En fait, j'espérais me faire oublier. Peut-être qu'en restant sur le côté, personne ne remarquerait que j'étais là et je pourrais finir la soirée sans me faire scalper par ma meilleure amie qui allait littéralement péter un câble quand elle allait se rendre compte que je ne m'étais absolument pas améliorée au bowling même si j'y jouais souvent.

La très blonde Rosalie lança la boule qui ne prit pas une très bonne direction et ne fit tomber que 4 quilles au lieu des 10.

Emmett et Edward, ces deux idiots se tapèrent dans les mains fières comme des pans alors que Carlisle applaudissait à son tour et tapait dans les mains de mon père.

Esmée regarda son mari avec un drôle d'air puis elle se leva et sans un mot s'installa à côté de sa fille.

- Tu veux jouer Carlisle Edward Cullen ? Alors c'est ce que nous allons faire !

L'expression du patriarche de la famille Cullen était à mourir de rire. Ce fut Edward qui secoua son père et le mien, et qui nous désigna du doigt.

- C'est la guerre les filles !

- Mais c'est la guerre depuis le début mon chéri ! Lui fit remarquer sa mère en lui adressant un doux sourire.

Zack et Irina silencieux jusque-là et dans les bras l'un de l'autre, furent forcés de se séparer quand Edward tira le premier et ma meilleure amie la deuxième pour les faire revenir dans leur équipe respective.

Cette bataille paraissait amuser follement la petite Kate puisqu'elle demanda à descendre des bras de son père et courut droit vers Irina.

- Tu es un garçon papa alors je suis ton ennemie.

- Mais mon bébé …

- Non, non, lui dit-elle en secouant le doigt exactement comme l'aurait fait un adulte devant un enfant qui fait une bêtise. Je ne peux pas te parler ! On n'est pas dans la même équipe.

Tout le monde éclata de rire face à l'expression de Zack qui se retrouvait coincé entre tous les hommes.

Même Jasper qui d'ordinaire était plutôt calme, se joignit à cette franche camaraderie et ignora complètement sa petite amie qui fit de même.

Finalement, ce fut bien entendu Alice qui ramena tout le monde à nos moutons et qui fit signe à Rosalie de jouer une nouvelle fois.

Cette dernière se concentra de nouveau sur les quilles à abattre et tira une deuxième fois. Cette fois 8 quilles tombèrent.

- Spare, s'exclamèrent les deux sœurs visiblement soulagées de ne pas perdre la face.

- Bon, levez-vous les gonzesses, laissez le boss tirer !

À ces mots, plusieurs personnes dans les rangés près de nous se retournèrent sur lui tout en se demandant d'où sortait se spécimen qu'il n'avait jamais vu.

Ce type n'était vraiment pas sortable, non, mais je vous jure parfois !

D'une façon théâtrale, il remit en place sa casquette et de la même façon qu'Edward évalua le terrain. Je ne pus m'empêcher de rire.

Comme si mon petit ami me surveillait depuis le début ou tout du moins gardait un œil sur moi, il m'entendit tout de suite et me dédia un grand sourire chargé de sous-entendus auquel je ne pus m'empêcher de répondre.

- On ne pactise pas avec l'ennemi, Bella Swan ! S'énerva ma meilleure amie en me filant un coup de coude dans les côtes qui me fit grimacer.

Je baissais les yeux et me reconcentrais sur le jeu. C'était le tour d'Irina de jouer, puis ils passèrent les uns après les autres. Tout le monde réussit à faire tomber 10 quilles, quand ce n'était pas des spares s'étaient des strikes, ce qui me m'était de plus en plus mal à l'aise.

J'allais me faire atomiser par mon équipe quand ils allaient se rendre compte que j'allais leur faire perdre leurs parties.

Pendant un moment, je pensais même échapper à cette corvée, mais bien entendu comme je n'avais pas vraiment de chance, la dernière à tirer fut moi.

Alice me poussa en direction de la piste sous l'œil de toute ma famille.

Quand Rosalie me tendit la boule de bowling, je regardais l'objet avec un drôle d'œil comme si elle allait me sauter à la tête d'une minute à l'autre. Quand mon regard tomba sur celui de mon petit ami, j'aurais vraiment aimé qu'il m'aide sur ce coup-là, mais bien entendu il connaissait parfaitement mon adresse dans ses jeux là et savait que je n'étais absolument pas douée. Il prenait plaisir d'ailleurs à se moquer et je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir.

Je regardais une nouvelle fois la boule puis, Alice et me tournait enfin vers les quilles.

Décidée à en finir au plus tôt, je lançais la boule qui comme de bien entendu partit directement dans la rigole au bord de la piste.

- Mais … Bella ? S'exclama Alice dépitée en me regardant les bras ballants comme si elle n'en croyait pas ses yeux.

Elle me connaissait pourtant assez pour savoir que ce jeu n'était pas vraiment pour moi et pourtant elle s'obstinait à croire le contraire.

Edward et Emmett étaient littéralement morts de rire comme s'ils venaient d'assister au spectacle du siècle.

Je leur lançais un regard mauvais tout en prenant la deuxième boule dans ma main. Je m'apprêtais à la lancer quand je sentis deux mains s'enrouler autour des miennes et me tirer en arrière.

Surprise, je faillis en lâcher ma boule, mais pourtant je réussis, non sans mal, à la rattraper au dernier moment.

Après une courte inspiration, il ne me fallut guère longtemps pour me rendre compte de qui il s'agissait. Le parfum était trop reconnaissable pour moi, cette odeur m'était devenue familière et j'adorais par-dessus tout la respirer à plein poumon.

- Edward qu'est-ce que tu fais ? Murmurai-je tout bas en me rendant compte que nous n'étions pas seuls et que notre famille était autour de nous.

Il était en train de transgresser ses propres règles de sécurité, mais visiblement il ne semblait pas s'en apercevoir ou tout du moins il s'en moquait.

- Non, mais je ne le crois pas, il va aider l'ennemie en plus, marmonna Emmett qui ne devait pas être bien loin de nous.

Pourtant Edward ne releva pas la remarque de son ami et se concentra sur moi.

- Délicatement mon amour, me chuchota-t-il à l'oreille pour que seule moi puisse l'entendre.

Puis ensuite, il se redressa légèrement pour mettre une distance entre nous. Il ne fallait surtout pas éveiller les soupçons de qui que ce soit. Nous avions assez d'Alice au courant, nous n'avions nul besoin de rajouter quelqu'un à l'addition.

- Tu vois les quilles. Tu dois visualiser ta boule et les quilles pour arriver à quelque chose. Pour lancer droit, envoie ta boule de travers.

Je fronçais les sourcils, mais après tout il savait de quoi il parlait. La preuve puisqu'il avait mis des Strike et que la seule chose que j'avais réussi à faire c'est de mettre la boule dans la rigole.

Après qu'il m'est patiemment expliqué des astuces. Il me relâcha, m'adressa un sourire et rejoignit son meilleur ami et mon père qui le regardaient avec un regard de travers puisqu'il avait aidé l'équipe adverse.

Après un rapide tour d'horizon pour jauger l'expression de chacun et constater qu'ils n'avaient pas l'air d'avoir de soupçons quelconques, je me reconcentrais sur les quilles.

Tout en ayant en tête les mots d'Edward, je lançais d'un coup la boule qui fila droit vers les quilles. Bien qu'elles ne tombèrent pas toutes, je réussis tout de même à en faire tomber 5, ce qui était un exploit en soit.

- Bravo Bella ! S'exclama mon petit ami quand je m'approchais de lui.

Il me montra la paume de sa main et je tapais dedans fière de moi.

Finalement au terme de trois heures de jeu intensif (et malgré le handicap que je représentais), c'est l'équipe des filles qui remporta la victoire à seulement 10 points des garçons.

Au vu de la tête d'Emmett, il n'était guère heureux d'avoir perdu la partie et il tenait Edward pour responsable puisqu'il m'avait aidée.

- Et si nous allions à la maison ? Proposa Rosalie alors que sa mère près d'elle hochait la tête pour signifier qu'elle était d'accord.

Elle serrait le bras de Carlisle qui était de nouveau dans ses bonnes grâces. Cette femme ne pouvait pas bouder son mari bien longtemps, pas plus que ses enfants d'ailleurs. Elle était trop aimante pour cela.

Tout le monde semblait avoir oublié notre compétition fille-garçon et les choses s'apaisaient après notre bataille.

- Sans moi, lança mon père en sortant du bowling. J'ai du boulot, mais vous pouvez y aller les enfants.

Un regard avec mon frère et il fut convenu que nous allions chez les Cullen.

Zack qui portait une Kate endormie salua distraitement tout le monde et se dirigea droit vers sa voiture sans attendre Irina qui discutait avec Edward. Leur conversation paraissait assez importante pour qu'ils s'isolent loin de nous.

Ce n'est qu'une dizaine de minutes plus tard que nous prîmes la direction de la maison des Cullen.

Quand nous fûmes tous arrivés à destination, on se retrouva à 6 dans le salon, Carlisle et Esmée ayant été se coucher.

- Et si on se faisait une soirée pyjama ? Proposa Rosalie.

Bien entendu, Alice s'enthousiasma tout de suite face à l'idée.

- Géniale ! On a qu'à faire un « action ou vérité » !

Je n'étais guère enthousiaste, mais puisqu'Edward hocha la tête, je fis de même. Emmett, qui boudait toujours, acquiesça de mauvaise grâce alors qu'on s'installait et on se retrouva tous assis par terre autour d'une bouteille vide.

Pour plus de précautions, je pris bien soin de m'éloigner un peu d'Edward et de laisser Rosalie entre lui et moi alors que je m'asseyais près de Jasper qui paraissait assez silencieux depuis le début de la soirée.

- Je commence ! Décida ma meilleure amie visiblement toujours aussi enthousiaste.

Elle tourna la bouteille qui roula sur elle-même durant plusieurs tours et tomba sur mon frère.

- Jazzou, action ou vérité ? Demanda-t-elle en lui jetant un regard par-dessous ses cils, une technique made in Cullen.

Il parut réfléchir quelques instants avant de se décider.

- Vérité.

- Voyons voir.

En voyant son regard s'illuminer, je me doutais que je n'allais pas beaucoup aimer ce qu'elle allait poser comme question. En échangeant un regard avec mon petit ami, je compris qu'il en allait de même pour lui.

- Avec combien de filles as-tu couché avant d'être avec moi ? Lui demanda-t-elle tout sourire.

- Alice, tu pourrais quand même poser une autre question ! S'insurgea mon petit ami qui, comme moi avait vu le coup de venir.

- Oh c'est bon. Tu ne peux pas oublier l'espace d'un instant que je suis ta sœur. Aller, on peut bien s'amuser de temps en temps.

- Elle a raison mec, rajouta Emmett.

Visiblement, le jeu commençait à l'intéresser assez.

Edward réfléchit à ces paroles avant de regarder tout le monde droit dans les yeux tout en finissant par moi.

- Très bien. Alors on peut poser n'importe quelle question sur n'importe quel sujet.

Je me retins de pousser un gémissement pour ne pas attirer l'attention sur moi alors que tout le monde trouvait l'idée intéressante.

J'aurais mille fois préféré me trouver ailleurs, mais comme personne ne voulait mon avis je reportais mon attention sur mon frère qui était rouge pivoine.

- Bon maintenant que cette histoire est réglée … jazzou ... tu veux bien répondre à ma question ?

Jasper me jeta un regard avant de se détourner.

- Une seule Alice.

Ma meilleure amie considéra la réponse qui parut lui plaire avant de faire un signe de tête en direction de Rosalie qui entreprit de faire tourner la bouteille sur elle-même.

Elle tourna et tomba sur Emmett qui avait un sourire un peu trop pervers à mon goût.

- Vas-y ma reine des neiges, pose-moi ta question ?

- Nounours, action ou vérité ?

- Action je ne suis pas une mauviette, moi !

Il roula des épaules et se leva, prêt à exécuter les ordres de Rose qui était visiblement très heureuse de la domination passagère qu'elle avait sur lui.

- Euh … monte dans ma chambre et enfile des sous-vêtements à moi sous tes vêtements.

Il la regarda, guère impressionné avant de monter à l'étage pour exécuter son défi.

Moins de cinq minutes plus tard, il redescendait dans le salon.

- Prends-en de la graine bébé !

Sur ses mots, il se planta devant sa petite amie en levant lentement cherchant à faire un strip-tease sensuel qui à mon avis, était complètement raté.

Quand apparut le soutien-gorge rose bonbon de Rose tendu à l'extrême sur le torse d'Emmett, nous éclatâmes tous de rire et Edward ne fut pas le dernier pour rabrouer son ami qui était vraiment ridicule.

- Tu as du style Em', je suis sûr qu'en sortant comme ça tu remporterais un franc succès !

- Plus que toi, c'est certain ! Fit-il remarquer en s'installant de nouveau sur le sol à côté de nous.

C'était son tour de tourner la bouteille qui roula un moment avant de tomber sur Edward qui perdit tout à coup son sourire.

Il savait parfaitement qu'il allait en baver avec lui.

- Eddinouchet chéri, action ou vérité ?

- Vérité ?

Ça passait plus comme une question que comme une affirmation en bonne et due forme.

- Qui a été la dernière fille que tu as mise dans ton lit ?

Cette question-là, je n'avais pas vraiment besoin de connaître la réponse et quand je croisais le regard d'Alice, elle comprit immédiatement le sentiment qui me traversait en cet instant.

Je baissais les yeux en attendant la réponse.

- Tanya.

La réponse me surprit, mais je pris garde à ne rien laisser paraître.

- Mais c'était il y a plus de trois mois !

Edward ne répondit rien alors qu'Emmett se foutait de lui à gorge déployée.

- Tu vas redevenir puceau mon vieux ! Remarque, je n'ai jamais cru que tu étais un grand tombeur.

En voyant la tête d'Edward, j'avais envie de rire surtout quand il serra les poings et plissa les yeux.

Si notre relation avait été connue de tous, si elle n'était pas interdite, je suis sûre qu'il se serait levé et aurait prouvé à tous qu'il était un homme.

Mais comme il ne pouvait rien faire de tel, alors il se contenta de le regarder avec un œil mauvais et de tourner à son tour la bouteille qui comme de bien entendu tomba sur moi.

- Action ou vérité ?

Comme je n'avais aucune envie de faire quoi que ce soit du genre d'Emmett, je n'avais plus beaucoup d'options. Et puis Edward ne pouvait décemment pas me poser une question étrange, n'est-ce pas ?

- Vérité.

Il avait un air espiègle que je lui avais déjà vu avant, en de rares occasions, mais qui ne me disait absolument rien qui aille. C'est donc avec méfiance que j'attendis qu'il me pose sa question.

- As-tu déjà été amoureuse ?

Oh le salaud ! Il savait parfaitement que s'était le cas, mais tenait à ce que je le dise devant tout le monde. Son orgueil de mâle... non, mais je vous jure. J'allais lui dire deux mots moi quand je serai seule avec lui. Il allait en prendre pour son grade celui-là. Mais en attendant, je ne pouvais pas laisser passer ça sans rien dire.

Du coin de l'œil, je vis parfaitement Alice se retenir de pouffer de rire. Visiblement, l'attitude de son frère vis-à-vis de moi lui plaisait au plus haut point, ce qui n'était absolument pas mon cas.

Redressant les épaules, je le regardais droit dans les yeux dans une attitude de défi et répondis de la façon la plus naturelle du monde. Tant pis pour les conséquences !

- Oui, j'ai déjà été amoureuse.

Son sourire fut immense quand il entendit la réponse et il me fit signe de tourner à mon tour la bouteille.

Cette fois-ci, elle tomba sur Alice.

- Vérité, annonça-t-elle avant même que je lui pose la question.

J'espérais qu'elle choisisse ça. J'avais quelque chose de tout trouver pour elle.

- Alice, raconte-moi l'endroit le plus insolite ou tu as eu l'occasion de coucher avec mon frère ?

Elle ouvrit de grands yeux, surprise par la question que je lui avais posée. Elle savait parfaitement que je détestais quand on commençait à parler de la vie sexuelle de mon frère. Mais elle m'avait assez embêtée, pas plus tard que dans la journée.

Ma relation avec Edward était censée rester secrète du moins pendant un certain temps, mais elle avait tout découvert. Avant que l'on ait décidé quoi que ce soit, elle avait pris le parti de nous confondre et maintenant je tenais à le lui faire payer à ma manière.

De son côté, Edward faisait la grimace visiblement guère enthousiaste de connaître ce genre de détail de la vie de sa sœur. Mais nous avions convenu qu'il n'y aurait pas de barrières dans notre jeu et que nous oublions que nous avions un frère ou une sœur. Et puis, c'était l'occasion de me venger un peu de sa question précédente par la même occasion.

Œil pour œil, dent pour dent !

Ma meilleure amie se reprit vite et parut soudain enthousiaste de la question posée.

- J'imagine qu'ils n'ont pas dû innover beaucoup ! S'exclama Emmett en se passant la main derrière comme si on discutait du prochain match qui allait passer à la télé.

Pour ce qui était de Jasper, il n'avait pas l'air plus à l'aise que mon petit ami. Ce que je pouvais comprendre. Il n'avait rien demandé, lui.

- Je dirais … une cabine d'essayage dans mon magasin de sous-vêtement préféré.

Cette fois j'étais atterrée. Je regardais mon frère pourtant si calme et réservé, puis ma meilleure amie qui était tout son opposé.

- Ce n'est pas vrai ? Tu es sérieuse ? Ton magasin de sous-vêtement préféré ? Tu veux dire celui de Seattle ou tu me traînes dès que tu en as l'occasion ?

Elle hocha la tête visiblement fière d'elle alors que j'avais l'impression que mon frère avait envie de s'enfouir dans un trou de souris pour ne pas affronter les 4 paires d'yeux qui étaient braqués sur lui et qui le scrutaient comme un phénomène de foire.

- Je trouvais existant de faire ça alors que la vendeuse me cherchait des articles à essayer.

Cette fille n'avait aucune pudeur.

- Bref, si tu tournais la bouteille ma chérie ? S'exclama mon frère de plus en plus gêné au fur et à mesure que les minutes s'égrainaient.

Il lui fourra la bouteille dans les mains et comme si ma meilleure amie avait enfin décidé de mettre fin au supplice de Jasper, elle tourna la bouteille qui atterrie sur Rose.

- À quel âge as-tu perdu ta virginité ?

- ALICE ! S'écria Edward en écarquillant les yeux, presque choqué.

La belle blonde qui connaissait suffisamment sa sœur, ne paraissait pas vraiment gênée par la demande de sa cadette.

Emmett grimaçait presque autant que son meilleur ami à côté de lui.

- J'avais 18 ans.

Je me souvenais de cette époque. Rosalie sortait avec un certain Royce qui était plus vieux qu'elle, mais l'histoire n'avait pas vraiment marché.

Rosalie s'empara de la bouteille qui tomba sur Edward une nouvelle fois.

- Et si je te retournais la question Edward ?

- Pitié, chuchota-t-il tout bas en gémissant.

Apparemment, c'était un sujet qu'il ne tenait pas du tout à aborder.

Emmett éclata de rire et frappa dans l'épaule de son meilleur ami.

- En voilà une bonne question ! Il n'a jamais voulu me le dire à moi.

- Bon alors grand frère ? À quel âge as-tu perdu ta virginité ?

Le silence suivit cette question. Tout le monde le regardait avec des yeux plus grands que des soucoupes.

De mon côté, je riais plus qu'autre chose face à son visage rouge. Voir Edward aussi gêné par une question de cet ordre-là me procurait un réel plaisir.

- J'avais 19 ans.

On se retourna tous vers lui avec un air de ne pas y croire.

- Non ? Tu es sérieux ? Je croyais que tu avais couché avec ta copine Sarah durant un camp de vacance ?

- Ça, c'est ce que je t'ai dit, mais je n'ai en fait pas dépassé les préliminaires avec elle. La première fille avec laquelle j'ai couché c'était Lauren et je venais d'avoir 19 ans.

- Trop fort ! Souffla-t-il. Je t'ai battue à plat de couture. J'avais 14 ans. C'est la secrétaire du collège où j'étais à l'époque qui m'a appris la vie.

Il était fier comme un pan et bombait le torse. Il exprimait la virilité et la force brute d'un homme sûr de lui.

- Merci Emmett, mais je suis au courant de cette histoire, persifla Edward en croisant les bras sur son torse et en lui jetant un regard mauvais.

- Ah je suis exceptionnelle !

- Si tu le dis …

Emmett le regardait triomphant, un sourire goguenard accrocher aux lèvres.

- On peut passer à autre chose ? S'énerva mon petit ami en attrapant la bouteille qui tomba sur Jasper.

- Vérité, déclara-t-il avant même que mon petit ami lui ait posé la question.

- Comment fais-tu pour supporter Alice 24 heures sur 24 ?

La concernée le regarda avec la bouche grande ouverte. Il ne lui fallut qu'une demi-seconde pour se reprendre et lui sauter dessus pour lui frotter la tête avec son point.

Edward se mit instantanément à hurler à plein poumon pour se dégager.

Il essaya toutes les méthodes : s'énerver, l'amadouer ou même essayer de la faire descendre par la force, visiblement elle n'était pas décidée à lâcher prise.

Tout le monde était assis autour d'eux et les regardait se battre l'un contre l'autre comme ils le faisaient souvent.

Emmett qui pour une fois n'était pas la cible de ma délurée de meilleure amie, ne pouvait pas s'empêcher de rire et d'encourager la bagarre.

- Je vais te tuer, et faire des tout petits morceaux de ton corps, je vais brûler les restes, les enfouir bien profondément dans un trou et les oublier pour les 50 prochaines années.

- LÂCHE-MOI !

Il donna un coup de coude ce qui déséquilibra Alice et la fit retomber sur les fesses.

- Espèce de gros …

Elle serra les poings avec l'air de vouloir chercher la plus grosse insulte qu'elle pouvait, mais visiblement rien d'assez fort ne lui venait.

Quand Edward se tourna vers nous, je ne pus m'empêcher de porter ma main à ma bouche pour réprimer un éclat de rire.

Ses cheveux étaient un véritable nid de guêpes. Ils se dressaient sur sa tête et partaient dans tous les sens.

- Tu ferais mieux de te taire j'en ai autant à dire à ton sujet, morveuse !

Il l'avait apparemment mauvaise en tentant de remettre de l'ordre dans ses mèches brunes. Il se réinstalla le regard mauvais à sa place.

La question qu'il avait posée à Jasper fut oubliée et le jeu reprit bien qu'Edward ne semblait plus vraiment dans la partie.

Cela dura encore une bonne partie de la nuit. On cherchait tous à se coincer les uns les autres et Edward était loin d'être le dernier à ce jeu-là. Il cherchait par tous les moyens à m'en faire dire toujours plus.

Au moment du coucher vers 3 heures du matin, nous fûmes tous répartis dans différentes chambres. Alice s'empressa de tirer Jasper par le revers de sa chemise jusque sa chambre. Le rire qui me parvint après que la porte se soit refermée sur eux me fit détaler d'autant plus vite. En parler était une chose, le vivre en direct avec leurs gémissements et leurs rires en était, une autre radicalement différente.

De leurs côtés Rosalie et Emmett qui n'avaient jamais vraiment fait dans la discrétion, se regardèrent dans les yeux. La lueur de luxure qui brillait dans leurs prunelles me fit frissonner et quand Rosalie lui fit un signe de main pour signifier à son cher et tendre de la suivre, celui-ci ne se fit pas prier.

Du coup, en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, je me retrouvais avec Edward, seuls dans le salon.

Sans que je ne m'en aperçoive, je fus soudain plaquée contre le mur alors qu'un grand corps d'homme se pressait contre le mien.

- Tu as joué avec le feu, mon amour.

Sa voix était basse et rauque et elle me donna des frissons dans le dos. Jamais auparavant il ne s'était comporté ainsi avec moi et j'aimais cette nouvelle facette d'Edward que je découvrais. Nous devenions un couple à part entière et même si nous n'avions pas encore basculé dans l'intimité la plus totale qu'il peut y avoir entre un homme et une femme, nous nous rapprochions inexorablement de cette étape chaque jour qui passait.

Je n'avais jamais éprouvé ça auparavant et je savais que je ne ressentirais plus une telle chose avec un autre homme que lui. Il avait conquis petit à petit chaque partie de mon cœur, même celles qui lui étaient totalement hostiles au départ.

Les lèvres d'Edward sur les miennes étaient un délice et bientôt ses mains se joignirent au ballet fougueux de nos bouches. Elles se posèrent sur mon cou, puis descendirent doucement le long de ma poitrine tout en l'effleurant délicatement et finirent sur mon ventre. À travers le fin tee-shirt que je portais, je pouvais aisément sentir la chaleur de ses deux paumes.

Loin d'être aussi expérimentée que lui, je ne tenais pas non plus à être en reste et à rester sans réagir.

Je passais ma main dans ses cheveux et sur sa nuque plusieurs fois de suite avant de m'accrocher à lui comme je l'aurais fait avec une bouée de sauvetage.

À court de souffle, nous dûmes nous séparer et il posa son front sur le mien.

- Tu me fais confiance Bella ?

Après une profonde inspiration, je hochais la tête. Je lui faisais confiance avec chaque fibre de mon être. Je n'aurais pas dit cela avec tout le monde, mais c'était Edward et il avait gagné cette partie de mon cœur jusque-là en sommeil.

Il noua ses doigts avec les miens et doucement, pour ne pas attirer l'attention que quiconque dans la maison endormit, il m'entraîna jusque dans sa chambre où il ferma la porte tout doucement derrière nous.

Je n'étais plus aussi à l'aise maintenant que je devais prendre la décision. Mais comme de bien entendu, il s'agissait encore et toujours d'Edward. Il s'approcha de moi et à nouveau me prit dans ses bras avant de reposer sa bouche sur la mienne dans un baiser fougueux. Ses mains reprirent leur place initiale tout comme les miennes et nous reprîmes là où nous nous étions arrêtés 2 minutes plus tôt.

Je le sentis me pousser doucement en arrière et mes jambes heurtèrent le bord du matelas ce qui nous fit basculer sur le lit, ensemble. Il se retrouva au-dessus de moi, appuyé sur ses avant-bras. Il essayait de ne pas peser sur mon corps, mais je n'étais assez naïve pour ne pas sentir le léger renflement au niveau de son jean, ce qui m'effrayait autant que cela m'excitait.

Son front se posa sur le mien de nouveau et mes yeux se noyèrent littéralement dans leur océan émeraude que j'aimais tant.

- Tu ne devrais pas me regarder comme ça, dit-il d'une voix rauque et sensuelle alors que ses lèvres parcouraient mon visage.

- Comme quoi ?

J'avais du mal à reconnaître ma propre voix.

- Comme si tu voulais que je te dévore tout en craignant que je le fasse.

Je savais parfaitement qu'il avait raison, je ne pouvais donc rien répliquer à ça. Je ne bougeais pas.

Je sentais parfaitement la douceur de son jean sur ma peau. Ses mains s'accrochèrent à moi et ses doigts enlacèrent les miens.

- Je t'aime tant Bella … j'ai tellement envie de …

Il n'avait pas besoin de terminer sa phrase pour que je comprenne ce qu'il voulait dire. Je commençai à l'embrasser sur le visage, puis je remontai ensuite le long de sa joue, de son front et redescendis sur son nez.

Il gémit doucement avant de happer de nouveau ma bouche. C'était tellement étrange de provoquer une réaction chez un homme tel que lui. Il avait tant d'expérience et moi, si peu. Je n'avais donc logiquement pas grand-chose pour l'attirer sur ce plan-là, si ce n'est mon innocence.

J'étais si bien dans ses bras, avec lui.

Je l'attrapais si fort que je suis certaine qu'il sentit parfaitement mes ongles se planter dans son dos. Pourtant il ne parut pas vraiment s'en rendre compte puisqu'il approfondit encore son baiser tout en savourant ma bouche.

Sa barbe naissante me râpa la joue quand il quitta ma bouche pour mon visage. Puis il passa ses bras dans mon dos et me pressa contre lui toujours plus fort. Ma poitrine s'écrasa contre son torse et sans vraiment savoir ce que je faisais, je creusais les reins pour me coller toujours plus à lui. Je fermais les yeux pour mieux savourer la sensation et pour me perdre dans toute cette nouveauté.

Il lâcha ma bouche puis s'écarta de moi pour descendre ses lèvres le long de mon cou jusqu'à la lisière de mon tee-shirt. Il remonta pour me mordiller du bout des dents.

Folle de désir, je fermais les yeux et ne pris pas la peine de retenir un gémissement.

- Je t'aime tellement Bella.

Je rouvris les yeux quand ses mains passèrent doucement sous mon tee-shirt. Ses mains que j'avais souvent admirées, sans jamais oser croire qu'elles se poseraient de cette façon sur moi.

Quand son regard plongea dans le mien pour me demander mon accord, je hochai la tête pour la lui donner. Il le souleva et le passa par-dessus ma tête.

Pour la première fois de ma vie, je me retrouvais en soutien-gorge devant un homme. Ses mains étaient en suspens au-dessus de moi avant de se poser de nouveau sur mon ventre et de remonter pour effleurer la lisière du balconnet de mon sous-vêtement.

Je me mis à trembler quand il le dégrafa.

Pourtant il ne le retira pas tout de suite et prit son temps pour me mettre à l'aise. J'avais un peu peur de sa réaction, mais pourtant je le laissais me le retirer. J'étais torse nu devant lui.

Nous étions dans la pénombre, mais la lumière de la lune était assez forte pour pouvoir nous voir l'un et l'autre.

Ses mains remontèrent vers ma poitrine qu'il engloba doucement avant de se pencher sur moi et de prendre un de mes mamelons dans sa bouche et de faire de même avec le deuxième. Je gémis fortement et m'arquais contre lui.

Je ne pensais pas que je pouvais ressentir autant. J'avais l'impression d'être une boule de feu, un bâton de dynamite et que n'importe quoi pouvait me faire exploser.

- Tu me fais confiance Bella ? Murmura-t-il tout bas à mon oreille.

- Ou … oui …

Il repartit à l'assaut de ma poitrine et s'occupa de mes deux seins l'un après l'autre. Ses mains et sa langue exécutaient une danse sensuelle et excitante qui me donnait envie de plus, de toujours plus.

Jusque-là inerte, je m'enhardis soudain et passai à mon tour mes mains sous son tee-shirt pour le lui retirer. Son torse était nu et je savourais la sensation de mes doigts sur son abdomen, sur ses abdos, sa poitrine.

Il était si beau …

Sans que je m'y attende, une de ses mains se faufila sous mon short, puis plus bas. Une chair de poule inattendue me parcourut et je poussai un cri. J'enfouis mon visage dans son cou et posai mes lèvres sur son épaule. J'inspirai à plein poumon son odeur qui n'appartenait qu'à lui, si masculine et si envoutante.

Je palpais son dos sous toutes les coutures, le caressait alors que ses doigts se faufilaient sous ma culotte et trouvait sans difficulté les lieux secrets de ma féminité, cet endroit auquel pas un avant lui n'avait eu droit. Le bout de ses doigts toucha un endroit sensible ce qui me fit gémir et je dus me retenir de pousser un cri.

- Edward …

- Ne t'inquiète pas mon bébé, je ne te ferais pas de mal.

- Je … sais.

Un doigt glissa en moi ce qui me fit cambrer instantanément. Il débuta un vas et viens envoutant que je ne connaissais pas, mais dont je m'habituais très vite, l'accueillant même. Il rajouta un deuxième doigt, puis un troisième. Le mouvement se fit de plus en plus pressant, de plus en plus rapide et une boule se forma au fond de mon ventre.

J'avais l'impression que j'étais en proie à des milliers de sensations toutes plus envoutantes et enivrantes les unes que les autres.

- Laisse-toi aller, je suis là mon bébé. Mon amour, je t'aime.

C'est sans doute ses mots combinés à la sensation de ses doigts en moi et autour de moi qui me fit me cambrer violemment. Des millions d'étoiles brouillèrent mes yeux et je perdis momentanément l'usage de la vue. Je venais d'atteindre le septième siècle pour la première fois de ma vie.

Amoureusement, Edward retira ses doigts et me rhabilla entièrement avant de m'attirer contre lui. J'étais contente qu'il n'aille pas plus loin. Tout était si nouveau pour moi. Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il m'arrivait et je voulais avoir la possibilité de réfléchir.

C'était notre premier moment d'intimité. Jamais auparavant nous n'avions été aussi loin.

- Ça va mon amour ?

Ces mots doux qu'il employait étaient si bons à entendre qu'ils faisaient bondir mon cœur à chaque fois.

- Tout va très bien mon chéri, plus que bien.

Nous restâmes encore un long moment encore dans les bras l'un de l'autre.

- Tu sais que j'ai failli te tuer au moins 20 fois ce soir ?

Il partit d'un petit rire avant de se calmer et de mettre un peu de distante entre nous.

Je ne comprenais pas son attitude d'un coup, ce qui me blessa. Pourtant, lorsque je me penchai un peu plus sur lui, je compris sans avoir besoin de mot. Le rouge me monta aux joues.

- Mon amour, je crois que tu devrais rejoindre ta chambre, murmura-t-il en se redressant pour me tourner le dos.

J'enroulais mes bras autour de son cou et embrassais sa nuque.

- Je suis désolée mon chéri.

Je savais que je ne me sentais pas vraiment prête à faire la même chose qu'il venait de me faire, mais je ne voulais pas qu'il se sente mal à l'aise avec ça. C'était tout à fait naturel et normal.

Ce soir nous n'étions plus dans la gêne. Elle reviendrait sans doute demain, surtout pour moi. Mais à ce moment-là, elle n'avait pas sa place.

- Je t'aime mon Edward.

- Je t'aime ma Bella … pour toujours.

Il se tourna de nouveau vers moi et me serra étroitement contre lui.

- Je vais te raccompagner jusqu'à ta chambre, me dit-il quelques minutes plus tard en me remettant sur mes pieds.

Je pouffais face à ses mots.

- Tu as peur que je me perde ?

Il me regarda par dessous ses cils avant de m'attirer vers lui pour me chatouiller le ventre et les côtes de façon espiègle. Il savait que j'étais très chatouilleuse et il en profitait.

- Allez jeune impertinente, au dodo.

Il m'emmena jusqu'à ma chambre et m'aida à me coucher avant de me border et de s'asseoir au bord de mon lit.

Il m'embrasse les lèvres puis le front.

- Bonne nuit, ma Bella.

- Bonne nuit.

Cette journée avait été éprouvante et quand ma tête toucha l'oreiller je me rendis compte de toute la fatigue que j'avais accumulée.

J'entendis délicatement la porte de la chambre s'ouvrir. Edward était en train de sortir, mais je tenais à avoir le dernier mot.

- Mon amour ?

- Oui ? Demanda-t-il en se retournant vers moi sur le pas de la porte.

- Je me vengerais de toi.

Sur ses mots, je m'endormis comme une masse, bercée par le rire mélodieux de l'homme de ma vie.


Alors qu'en pensez-vous ?

Les premiers moments Edward-Bella commencent à arriver ! Je n'ai jamais vraiment écrit de lemon donc j'espère que je ne me suis pas totalement planté !

Pour le prochain chapitre … les choses vont déraper mais … je n'en dis pas plus !

A bientôt.