Bonjour tout le monde.

En ce premier jour de soldes et pour vous permettre de décompresser de toute cette foule, je vous livre la suite et fin de cette petite histoire.

Pour celles qui cherchaient le petit passage "hommage" dans le chapitre précédent, c'était le cadeau. Jasper dans "Haine, Amour & Passion" avait offert un bijoux identique à Bella. Une lionne si ma mémoire ne me joue pas des tours lol...

Je vous remercie toutes pour vos mises en alerte, favoris et vos reviews. Je répondrais à chacune d'entre vous pour cette dernière partie. Désolée de ne pas l'avoir fait pour le chapitre précédent mais j'ai apprécié chacun de vos commentaires et je suis flattée de constater que j'ai même de nouvelles lectrices parmi vous :) .

Je vous souhaite une bonne lecture.


Le Géant Au Cœur Tendre (partie 3)

Je demandai à Emmett.

-Il y a une signification ?

-Il y en a une en effet. Tu chercheras et lorsque tu auras trouvé tu viendras m'en parler. Mais en plus de la signification chamanique, c'est en quelque sorte mon animal totem, me glissa-t-il à l'oreille afin que personne n'entende.

Je souris niaisement mes joues s'enflammant de nouveau, touchée par le fait qu'il voulait que je le porte sur moi. Il replaça mes cheveux autour de mon visage alors que je passais mes doigts sur le bijou qui pendait à mon cou, je lui demandai :

-J'ai un animal totem ?

-Sans hésitation, je dirais le cerf*.

-Pourquoi ? Que représente-t-il ?

-Tu feras une recherche là-dessus aussi. Me répondit-il avec un sourire en coin.

-Mouais, ils vont être sympa mes dimanches entre mes séances sportive et mes recherches. Sympa les cadeaux, raillai-je.

Puis je me retournai vers lui et me levai sur la pointe des pieds. Il me prit par la taille et après m'être perdue dans son regard quelques instants, je le gratifiai d'un merci avant de lui déposer un baiser sur sa joue glaciale.

-Tu devrais te remettre près du feu, tu as froid.

-Non, pas plus que ça et puis y'a rien de mieux que la chaleur humaine pour réchauffer les corps. Me dit-il avec son sourire en coin et son regard malicieux.

-Tu ne sais pas rester sérieux plus de deux minutes.

-Ah si je peux, mais généralement c'est dans l'intimité.

-Tu es un grand pervers Emmett Cullen, ripostai-je en me retirant de ses bras.

-Tu vois, même Bella le dit, s'amusa Jasper.

J'allais vers Alice et Jasper pour les remercier à leur tour. Alice me prit vigoureusement dans ses bras dans une étreinte déstabilisante et Jasper se contenta d'un sourire distant. Il n'avait pas l'air très enchanté à l'idée de me prendre dans ses bras, ce que je comprenais puisque bizarrement, je n'en avais pas très envie non plus malgré ma reconnaissance.

Puis ce fut au tour de mes amis. Je commençais par Jessica qui était la première à se présenter devant moi. Je la remerciai même si je m'étais sentie un peu mal à l'aise mais son cadeau était très beau, puis se fut au tour de Ben, Tyler, Mike et enfin Lauren qui se contenta d'un signe de loin. Elle n'osait plus m'approcher car elle ne pouvait s'empêcher de pouffer de rire de temps à autres.

-Bon les amis, ce n'est pas que nous nous embêtons mais nous devons retourner chez-nous. Lança Alice en se relevant. Nous avons de la famille qui ne devrait pas tarder à arriver.

-Vous leur transmettrez mon bonjour, leur signifia Emmett. Et ma gratitude également.

-Ce sera fait. Lui dit Alice avant de lui chuchoter quelque chose à l'oreille.

Je le vis hocher la tête et elle nous fit un signe de main nous souhaitant bonne nuit à tous avant de repartir par le chemin qu'ils avaient emprunté en arrivant.

Le reste de la soirée se passa plus calmement. Les garçons reprirent leurs guitares et au bout d'un moment, les yeux piquèrent et la fatigue se fit sentir. Chacun tour à tour, prit congé. Il ne restait plus que Emmett, Angela, Ben et moi avant que le couple d'amis ne décide de rendre une petite visite à Morphée. Il ne resta plus que nous deux et l'ambiance vira de complicité amicale en un moment plus intime. Il me prit par la taille alors que je me trouvai à ses côtés et sans effort il me souleva pour que je me retrouve sur ses genoux.

-Tu ne devrais pas faire ça Emmett. Ce n'est ni prudent, ni très sain. Chuchotai-je troublée.

-Je ne vois pas pourquoi. Tu me plais et je sais que je te plais également.

-Mais il y a Rosalie. Lui rétorquai-je alors qu'il me caressait la joue avec tendresse.

-Il n'y a plus Rosalie, ma tante et mon oncle sont venus la chercher ce soir. Elle part vivre en Alaska dans notre famille.

-Sérieusement ?

-Oui, sérieusement.

-Pourquoi ? Je veux dire pas à cause de moi, j'espère ?

-En partie c'est pour toi. L'autre raison est que aussi agréable fut notre histoire à ses débuts, ces derniers temps je n'en pouvais plus. Je n'étais qu'une image qu'elle aimait afficher et je ne supportais plus cela. J'en ai réellement pris conscience vendredi dernier. Je me sens bien avec toi Bella. Tu es tout ce que je recherche chez la personne avec qui je veux partager ma vie.

-Tu vois un peu loin, non ?

-Je ne crois pas. Je sais que tu as senti toi aussi cette chose étrange entre nous. Lorsque cette connexion se met en marche et que plus rien ne compte. Je l'ai senti lorsque je t'ai chanté cette chanson et lorsque nous dansions.

-Ça me fait un peu peur.

-Tu n'as pas à avoir peur. Tu dois juste te laisser porter par le courant et tout se passera bien.

-Si tu le dis. Répondis-je en posant ma tête sur son épaule.

Il me serra contre lui et je le sentis respirer mon odeur. Cette sensation de bien être, qui avait tendance à s'incruster lorsqu'il me prenait dans ses bras, m'envahit de nouveau et il n'y avait même plus d'ombre gênante planant au dessus de ma tête. C'était reposant, soulageant, c'était comme si tout prenait un sens. J'allais m'endormir lorsqu'il me dit :

-Bella, allons sous la tente. Tu seras plus à ton aise.

-Oui, je dois d'abord soulager ma vessie et je te rejoins. Lui répondis-je en me levant.

J'allais partir dans les bois lorsqu'il me retint par la main. Il m'approcha de lui, son regard était profondément intense et cela m'hypnotisa de nouveau. Avec beaucoup de tendresse et de délicatesse, qui tranchaient avec sa physionomie, il plaça ses mains autour de mon visage avant de me donner notre tout premier baiser.

C'était doux, délicat, tendre, attentionné et amoureux. Un millier de sensations toutes plus intenses les unes que les autres m'assaillirent. Mon cœur s'emballa, mes jambes devinrent cotonneuses. Je tenais debout seulement parce qu'il me retenait puissamment dans ses bras. Si un simple sourire parvenait à me liquéfier, ce baiser était absolument indescriptible. J'avais la sensation que je pouvais mourir pour lui tellement l'explosion en moi était forte. Je l'aimais, sans aucun doute possible. J'étais irrémédiablement et inconditionnellement amoureuse d'Emmett Cullen.

Il mit fin à notre premier baiser et je crus que j'allais m'évanouir dans ses bras.

-Tu comprends pourquoi je te dis que nous passerons notre vie ensemble. Me dit-il dans un état quasi similaire au mien. Je hochai seulement la tête, l'esprit totalement embrumé.

-Va faire ce que tu as à faire et reviens moi vite. Me congédia-t-il gentiment avec un sourire tendre sur ses lèvres.

Mécaniquement je me retournai et m'avançai dans les bois. Je marchai droit devant moi, me repassant en boucle ce baiser qu'il venait de me donner. C'était juste magique, surnaturel et transcendant à la fois. Je n'arrivais pas à me remettre de ce que j'avais ressenti.

Lorsque je revins sur terre, métaphoriquement parlant, je me rendis compte que j'avais été un peu trop loin. Je décidais de soulager ma vessie à l'endroit même afin de retourner plus vite vers lui, en espérant ne pas me perdre, bien entendu. J'espérai qu'il ne s'endorme pas avant mon retour, juste au cas où je vienne réellement à me perdre. Après tout il m'attendait, j'avais peut-être une chance de ne pas passer la nuit perdue et seule au milieu de ces bois obscurs.

J'allais déboutonner mon pantalon lorsque j'entendis un bruit. Cela me mit en panique, seule la nuit dans une foret il y avait de quoi susciter la peur.

Sans que je ne me rende compte de ce qu'il m'arrivait, je sentis une forte pression autour de ma gorge en même temps qu'une douleur intense dans mon dos puis seulement un grognement guttural me parvint. Je me saisis d'effroi en réalisant que Rosalie était devant moi. C'est elle qui me tenait par la gorge et mes pieds ne touchaient plus terre. Ce n'était absolument pas normal et je fus transie de terreur. Je ne pouvais même pas parler ou appeler à l'aide tellement sa prise autour de ma gorge était puissante.

-Tu m'a volé Emmett sale petite pute. Si je ne l'ai pas tu ne l'auras pas non plus ! Grogna-t-elle de nouveau.

J'avais l'impression d'avoir affaire à une bête sauvage et c'est ce qu'elle était présentement. J'avais peur, j'étais prise de panique parce que la menace qu'elle venait de m'adresser paraissait tout à fait à propos. Je le ressentais jusqu'au plus profond de mes entrailles.

J'entendis un autre grognement me parvenir derrière moi, beaucoup plus féroce celui-là.

-Lâche-la Rosalie ou je te jure que tu ne verras pas le soleil se lever ! C'était Emmett et le ton qu'il employait me donna des sueurs froides.

-C'est pour ça que tu m'as jetée ! Pour cette petite pute humaine !

-Relâche-la Rosalie. Je t'assure que je ne plaisante pas !

-Ecoute le Rose, entendis-je, derrière elle cette fois. C'était la voix plus calme et pondérée d'Edward.

-Rose ne fais pas de bêtise, s'il te plaît. Pense à la famille. Plaida Alice en s'approchant. Je pouvais la voir et Jasper juste derrière elle, l'air un peu sauvage.

-La famille, parlons en de la famille ! Vous m'envoyez en Alaska tout ça pour qu'il puisse roucouler tranquillement avec sa salope humaine.

-C'est plus compliqué que ça, Rose. Elle n'est pas n'importe qui pour lui et tu le sais parfaitement. Plaida Jasper.

-Je ne veux pas y croire ! C'est moi qui l'ai sauvé, c'est moi qui l'ai ramené à Carlisle, c'est moi sa compagne ! Hurla-t-elle en resserrant d'avantage sa main autour de mon cou.

Je n'arrivais plus à respirer et la panique prit un nouveau stade, j'étais bien au-delà de terrifiée ou apeurée. J'essayai de me débattre mais sans effet, elle ne faiblit pas une seule seconde et mes tentatives de coups afin de me libérer n'arrivaient que d'avantage à me faire mal à moi en plus de puiser dans mes réserves d'oxygène plus que mise à mal.

-Arrêtes, tu es en train de la tuer! Si tu fais ça, il ne te le pardonnera jamais et nous non plus, argua Alice. Tu auras tout perdu. C'est vraiment ce que tu veux ?!

-J'en ai plus rien à faire. Si tu ne me reviens pas je la tuerai. Je te promets que je la tuerai.

-Laisse-la respirer et nous repartirons ensemble. Se résigna Emmett. Cette annonce me fit l'effet d'un coup de poignard. Même si par cette action il me sauvait la vie, je ne voyais que le moment où il repartirait avec elle, ce qui était paradoxale puisque j'étais en train de mourir.

-Tu dis ça seulement pour que je la relâche.

-Si tu la tues nous n'aurons aucun avenir ensemble, lui retourna-t-il.

-Je la lâche et on s'en va tout les deux ?

-Oui Rosie, affirma-t-il.

Il était à présent à côté de nous et malgré mon esprit brumeux à cause du manque d'air, je pus encore distinguer sa silhouette. Je me sentais partir loin, je me sentais faible, je n'avais plus d'énergie, je voyais des taches lumineuses à travers l'obscurité qui m'engloutissait littéralement, je ne ressentais même plus la douleur. Elle desserra ses doigts de ma gorge et me relâcha complètement.

-Elle se réveille, entendis-je au loin.

-Bella, amour. Réveilles toi ma puce. J'ouvris péniblement les yeux, je me sentais ankylosée, j'avais mal à la gorge. Quelque chose de posé sur mon visage me gênait en plus de ce puissant afflux d'oxygène qui me coupait la respiration.

-Détends toi Bella, ce n'est qu'un masque à oxygène. Entendis-je à ma droite.

Je vis les silhouettes de plusieurs personnes penchées au dessus de moi. Je les voyais mal mais je reconnus Emmett qui était plus près que tous les autres.

-Ma douce, je suis là. Je suis désolé, j'aurai dû être plus prudent. Je savais qu'elle risquait de s'en prendre à toi. Je suis tellement désolé. Se lamenta-t-il.

Tout me revint en tête instantanément. Rosalie, la forêt, sa main autour de ma gorge et toutes ces choses surprenantes que j'avais pu constater.

Malgré mon incompréhension par rapport à tout ça, je pris la main d'Emmett dans la mienne. Je n'aimais pas le sentir aussi désespéré, lui qui était la joie de vivre personnifiée et j'avais moi-même besoin d'être apaisée également. J'avais peur qu'il ne me quitte, qu'il retourne avec elle, bien que son visage me démontrait très clairement qu'il était très inquiet et perdu à la fois.

-Elle ne t'en veut pas mais elle n'aime pas te sentir aussi désemparé, lui dit Jasper. Je fus surprise qu'il arrive à résumer tout ce que je ressentais alors que je n'avais pas ouvert la bouche.

-C'est vrai ? Demanda Emmett à son frère. Je vis le blond hocher la tête. Cependant elle se pose beaucoup de questions. Il va falloir que tu lui expliques tout. Emmett plongea son regard peiné dans le mien et me dit.

-Je vais tout te raconter mais pour le moment tu as besoin de te remettre et de te reposer.

-Nous nous occupons de l'histoire qu'on racontera. Pour ses amis, tu l'auras ramenée chez son père, suite à une gueule de bois. Désolée mais il n'y a qu'avec cette version qu'ils ne viendront pas s'assurer que tu vas bien. M'expliqua Alice. Avec Jasper, nous irons sur place avant qu'ils ne se réveillent pour récupérer le Hummer et ranger vos affaires. Pour le Shérif, Esmé tu devrais l'appeler et lui dire qu'on la garde aujourd'hui parce qu'on lui a préparé une petite surprise.

-Je ferais ça au petit matin, confirma la femme du docteur Cullen que je n'avais encore jamais vue.

Je ne comprenais pas tout ce qu'il se passait mais bizarrement je leur faisais confiance. Je dus me rendormir car je me réveillais dans une nouvelle pièce cette fois et je n'avais plus cette gêne sur mon visage. Je voulus me redresser mais Emmett m'en empêcha.

-Reste allongée. Esmé va t'apporter quelque chose à manger. Du bouillon car pour le moment c'est tout ce que tu pourras avaler à cause de ta gorge.

-Que… je ne parvins pas à parler parce qu'une douleur vive et tranchante dans ma gorge m'en empêcha.

-Emmett raconte lui maintenant. Lui conseilla Alice que je n'avais pas vue et qui pourtant était assise sur le lit à ma droite.

-Elle le prendra bien. Elle est ta compagne, alors non elle ne te rejettera pas. Lui dit-elle avec sympathie.

-Bien, souffla-t-il en me prenant la main. Bella, comme tu as pu t'en douter et plus encore la nuit dernière, nous sommes différents. Je fermai les yeux, acquiesçant silencieusement. En fait nous sommes… Je ne sais pas comment dire ça, moi ! Déclara-t-il en direction de sa sœur.

-Avec douceur Emmett. Lui conseilla-t-elle.

-T'en a de bonnes toi, s'agaça-t-il.

Moi aussi je m'agaçai qu'il tergiverse alors que j'attendais.

-Bella, nous sommes des vampires et non ce n'est pas une blague, me déballa-t-il d'une traite.

J'ouvris de grands yeux pensant qu'il se foutait de moi.

-C'est vrai Bella, mais tu n'as pas a être effrayée. Nous ne te ferons aucun mal et tu ne risques absolument rien avec nous. Reprit Alice.

Sentant ma perplexité face à cette révélation que je n'accréditai pas. Elle m'expliqua ce qu'étaient les vampires, les dons qu'ils possédaient tous, ainsi que ceux plus particuliers de certains d'entre eux, notamment elle, Jasper et Edward. Pour ce dernier j'eus un affolement soudain mais elle me rassura en me certifiant que je n'avais rien à redouter de ce côté-là, parce qu'il semblerait que je sois la seule personne sur cette planète capable de lui soustraire mes pensées. Je me demandai si elle me disait ça pour me rassurer ou si vraiment c'était vrai. Car malheureusement, je devais me rendre à l'évidence que les propos totalement farfelus qu'elle me rapportait, étaient on ne peut plus vrais étant donné qu'elle m'en apporta les preuves visuelles et concrètes qu'il me fallait pour accepter cette histoire abracadabrante.

Lorsqu'elle m'eut tout raconté, notamment sur leur particularité spécifique concernant leur alimentation, elle nous laissa Emmett et moi.

Il me regarda plein d'appréhension. Je me relevai avec difficulté quand même, car mon dos me faisait mal. Il voulut me recoucher mais je m'y opposai, alors il m'aida. Je pus constater également que j'étais dans un pyjama de soie blanche, j'en conclus que l'on m'avait changée pendant que je dormais.

-C'est Esmé qui s'est chargée de toi, elle t'a prêté l'un de ses pyjamas.

Qui ne devait pas servir beaucoup, pensais-je, puisqu'ils ne dormaient jamais. Ceci dit, je pense que j'aurai l'occasion d'assouvir cette curiosité plus tard.

Une fois assise sur le lit, je retins sa main et lui fit signe de se mettre près de moi. Il s'assit juste à mes côtés et me regarda avec toujours cette inquiétude dans le regard. Je levai ma main jusqu'à sa joue et je la caressai tendrement. Ce froid qui m'avait troublé auparavant me semblait désormais naturel. Il ferma les yeux et approfondit ma caresse en penchant sa tête dans ma main.

-Tu ne vas pas avoir peur et me rejeter alors ? Me demanda-t-il.

Je fis non de la tête. Comment pourrais-je après avoir eu la définition exacte de ce qu'il était pour moi ? Je l'avais ressenti depuis son rapprochement et plus encore lorsque nous nous étions embrassés. D'ailleurs ses lèvres étaient tout ce que je désirai maintenant afin de le rassurer et de me sentir encore une fois bien vivante.

De mon autre main, j'attrapai son visage et l'approchai du mien. Il nous déplaça de façon à pouvoir m'embrasser sans me blesser. Je me retrouvai de nouveau allongée sur le lit, il prit place au dessus de moi, reposant son corps sur ses avant bras afin de ne pas m'écraser et ne pas me faire mal au dos, puis il m'embrassa enfin. Je me sentis partir dans un autre monde mais cette fois-ci avec une nouvelle sensation qui s'ajouta aux autres. J'avais envie de lui, je voulais qu'il me fasse l'amour, je voulais le sentir en moi, c'était intense et complètement illogique vu mon état physique et émotionnel. J'aurai dû vouloir prendre du recul, réfléchir comme je le faisais dans des situations compliquées. Mais non, je le voulais, je voulais satisfaire ce besoin qui me rongeait de l'intérieur. Je me rendis compte que je le caressai un peu partout où mes mains pouvaient aller.

-Doucement ma belle, me dit-il en relâchant mes lèvres avec ce sourire ravageur et coquin. Je te ferai tout ce que tu veux mais pas maintenant. On va attendre que tu te rétablisses et il te faudra être en forme parce que je peux t'assurer que tu ne t'en remettras pas aussi vite qu'avec cet incident là. J'éclatai de rire, cela fut douloureux mais je n'avais pas pu me contenir.

-Emmett, si tu veux qu'elle reparle, il va falloir qu'elle économise sa voix et les rires ne sont pas conseillés non plus. Et puis, prends une position plus décente en ma présence, je te prie ! Le sermonna Esmé qui venait d'entrer dans la chambre.

Il me fit une moue adorable juste avant de se relever, alors que je me moquais gentiment de lui.

-Carlisle a dit qu'après le bouillon tu devrais commencer à aller mieux. Il veut que tu gardes le silence pour le moment. Je t'ai amené un bloc note et un stylo pour communiquer en attendant. J'ai aussi des sirops à te donner et une pommade à te passer dans le dos. Je suppose qu' Emmett pourra s'en charger. Sans dérapages, ajouta-t-elle en le regardant sévèrement.

Emmett leva les mains en avant comme pour se défendre et répliqua.

-Je n'y suis absolument pour rien, ce n'est pas moi.

Je lui tirai la langue alors que « sa mère » le grondait. Elle se retourna et je vis une lueur taquine passer dans son regard lorsqu'elle me surprit.

-Et pendant que j'y pense, bienvenue dans la famille. Me dit-elle en se penchant et en m'étreignant affectueusement.

Je me sentis un peu gauche et mon air ahuri fit rire Emmett. En se relevant elle me dit :

-Je vais te trouver une petite clochette pour me sonner quand tu auras besoin de quelque chose.

Devant ma grimace elle reprit.

-Emmett s'en chargera également alors. Bon je vous laisse et pas de bêtises tous les deux. Je sais ce qu'est le début d'une relation entre compagnon mais pour le moment Bella, c'est repos total.

Je me mis à rougir d'embarras encore une fois devant l'allusion à peine voilée d'Esmé. Elle m'offrit un petit sourire amusé et disparut en refermant la porte derrière elle.

-Tu as entendu petite dépravée, pas de cochonneries pour le moment. Je haussai les sourcils puis j'attrapai le bloc note.

-Rappelles-toi tes paroles parce que moi je m'en souviendrai. Écrivis-je.

-Mais non, ma beauté. Au fait, tu as perdu ça ! Me dit-il en me remettant ma chaîne avec mon pendentif. Instinctivement je portai ma main à mon cou et je lui fis une grimace désolée.

-Ce n'est pas de ta faute. Ce genre de babiole réagit mal à la force vampirique.

Je me redressais avec difficulté, les muscles de mon dos me faisant atrocement souffrir à chaque mouvement. Il remit la chaîne autour de mon cou et embrassa ma nuque avant de réarranger mes cheveux. Juste ce petit baiser me donna des frissons dans tout le corps.

Je pris mon stylo et griffonnai.

-Tu peux me passer la pommade dans le dos. Ça tire et c'est un peu douloureux.

-Je sens que ça va me plaire, s'amusa-t-il me gratifiant d'un sourire coquin.

Je défis les boutons de la chemise en soie tout en le cherchant du regard, puis je la retirai avec un sourire malicieux. Lorsque je le vis baisser ses yeux sur ma poitrine et sa bouche s'entrouvrir, je pris mon stylo et lui écrivis vite fait.

-C'est dans mon dos que tu dois passer la pommade. Pas de cochonneries Cullen.

-En plus d'être dépravée, tu es sadique. Je lui offris mon plus beau sourire narquois et me tournai comme je pus sur le ventre.

Je le vis se frotter les mains énergiquement l'une sur l'autre afin de se les réchauffer. J'appréciai cette délicate attention. Il prit la pommade et s'en badigeonna les mains.

Il les passa en douceur sur mon dos et le contact de sa peau, moins froide qu'habituellement, me soulagea nettement aux endroits douloureux. Je posai ma tête sur mes bras et fermai les yeux afin de profiter au maximum de cette petite séance obligatoire de massage.

Emmett avait sans douté décidé de me rendre la monnaie de ma pièce sans tarder car ses mains se baladèrent un peu partout sur mon dos puis descendirent sur mes flancs avant de passer presque par « inadvertance » sur le renflement de ma poitrine écrasée sur le matelas. Je souris, amusée par cette tentative de corruption.

Lorsque je ne sentis plus ses mains sur mon corps, je relevai la tête pour voir ce qu'il faisait. Il venait de retirer son tee-shirt et j'en tombais la mâchoire.

Il me retourna sur le lit tout en douceur, me faisant signe de ne pas faire de bruit. Je lui souris d'avantage, encore plus amusée. Il s'installa à califourchon sur moi, avec un air joueur incrusté sur le visage. Il se pencha en avant, alors que mes yeux ne savaient plus où se poser, hésitant entre son torse incroyablement sculpté, ses lèvres tentatrices ou son regard taquin mais profond. Je finis par les fermer et profiter du baiser qu'il me donna.

Mes mains partirent à nouveau sur ce torse de Dieu Grec et je fus encore une fois prise d'une incroyable pulsion de m'unir à lui. Même si mon dos me faisait mal, la douleur était vraiment le cadet de mes soucis sur l'instant.

-Bella, Emmett arrêtez tout de suite ou je vous attribue Jasper comme chaperon ! Grogna Alice derrière la porte. Je fis la grimace, imitée par Emmett.

-J'ai vu ça aussi et pas la peine de lever les yeux au ciel Miss Swan, ça ne changera rien à ma menace.

Je pris le bloc à côté de moi et écrivis à Emmett.

- Putain la vie ici ne doit pas être drôle tous les jours entre un empathe, un télépathe et une voyante.

-C'est même carrément l'enfer certaines fois, confirma-t-il. Mais lorsque tu iras mieux, je connais un très bon endroit où l'on aura la paix, me susurra-t-il avant de mordiller le lobe de mon oreille.

Je ne pus m'empêcher de gémir. La porte s'ouvrit brusquement, me faisant sursauter et créant un élan vif et soudain de douleur dans mon dos.

-Désolé, je suis de chaperonnage aujourd'hui. Nous lança Jasper en venant s'asseoir sur la chaise à droite de mon lit. Je me protégeais la poitrine comme je le pus en me sentant affreusement gênée de sa présence à nos côtés alors que nous étions à moitié nus Emmett et moi.

-Tourne toi deux minutes le temps qu'elle soit un peu plus présentable ! Fulmina Emmett qui avait perçu mon malaise.

Je vis Jasper me lancer un petit clin d'œil avant de s'exécuter et ceci sans même s'excuser. Apparemment les Cullen n'avait pas le même sens de la pudeur que moi. Emmett m'aida à renfiler ma chemise tout en s'amusant de la situation alors que je lui jetais des regards noirs. Il alla dans l'un des tiroirs d'une commode et en sortit un nouveau tee-shirt. J'en fus un peu déçue mais pour ma santé mentale il était sans doute préférable qu'il soit plus présentable lui aussi. Quand je disais qu' Emmett Cullen était sexy et hot, j'étais encore loin du compte.

-Tu pourras en profiter bientôt, me taquina Jasper. Si tu suis les conseils de Carlisle ça ira vite. Je lui retournai une grimace gênée puis reportai mon attention sur Emmett.

J'espérais pouvoir reparler rapidement parce que ça commençait à m'agacer cette façon de communiquer. Je pris mon carnet et demandai à Emmett.

- Que s'est-il passé lorsque j'ai perdu connaissance ?

Il le lut et je vis qu'il n'était pas très enjoué pour m'en parler. Je repris le carnet de ses mains et le transmis à Jasper. Il regarda son frère puis m'expliqua.

- J'ai dû jouer de mon don pour que Rosalie te libère. Mais au moment où elle t'a lâchée et que tu t'es évanouie, Emmett a eu peur et il est devenu fou. Il s'est jeté sur elle et nous l'avons empêché juste à temps de la tuer. Edward l'a conduite chez nos cousins Dénali. Elle restera là bas sous surveillance le temps que … tout s'arrange ici. Je haussai les sourcils en signe d'interrogation suite à son hésitation.

-C'est une discussion que tu devras avoir avec Em, lorsque tu auras retrouvé ta voix.

J'acquiesçai un peu frustrée mais le remerciai quand même de m'avoir expliqué.

En début d'après midi, Carlisle vint m'ausculter. Je n'avais pas été autorisée à parler jusqu'alors.

-Bella comment te sens-tu ? Me demanda-t-il.

-Je vais un peu mieux, répondis-je avec une voix beaucoup trop rauque par rapport à mon timbre habituel.

-Tu as mal quand tu parles ?

-Non mais ça accroche un peu, lui avouai-je.

-C'est normal ça va passer. Ne force pas trop sur ta voix et d'ici encore une à deux bonnes journées il n'y paraîtra plus.

-Merci docteur.

-Appelle moi Carlisle, tu fais partie de la famille maintenant. Me répondit-il avec un sourire bienveillant.

-Euh, oui. Bafouillai-je.

J'avais encore un peu de mal avec ce concept mais je pense que j'allais m'y habituer rapidement, vu que de toute façon il était hors de question que je me passe d'Emmett.

-Où est Emmett ? Lui demandai-je.

-Il chasse, il ne va plus tarder. Pour ton dos ?

-Ça va, j'ai beaucoup moins mal que ce matin. Les antalgiques plus la pomma des font effet, répondis-je.

-Tu as un bel hématome dans pratiquement toute la surface dorsale. Il va mettre un peu de temps à se résorber mais je te laisse la pommade pour le moment. Tant que la douleur sera là tu n'hésites pas. Il faudra également que tu passes à l'hôpital la semaine prochaine, je te ferai une radio de contrôle juste pour voir que rien ne s'est déplacé.

-D'accord doc… Carlisle, me repris-je. Il me sourit et me dit. Tu peux quitter le lit mais au moindre signe de fatigue tu te reposes.

Je hochai la tête alors que je sautais au pied du lit.

-Salut p'pa ! Claironnai-je en rentrant.

-Bella ? Répondit-il étonné en penchant la tête hors de la cuisine. Qu'est ce qui est arrivé à ta voix.

-Je.. heu…

-On a fait un concours de karaoké et il semblerait qu'elle ait trop présumé de ses cordes vocales, mentit Emmett avec aplomb. Bonjour chef Swan.

-Bonjour … Emmett ? C'est bien ça ?

-Oui shérif. Répondit-il tout sourire.

-Tu fais quoi ? Demandai-je à mon père.

-J'essaie de me faire à manger mais je crois que je m'y suis mal pris.

-Laisse, je m'en occupe. Répliquai-je en entrant dans la cuisine.

-Tu veux une bière ? Proposa mon paternel à Emmett.

-Non merci, je ne bois pas. Refusa celui-ci poliment.

-Sportif ?

-Avant oui, mais je me suis blessé au genou depuis le sport c'est juste à la télé.

-Tu as pourtant une belle carrure, c'est dommage. Tu faisais quoi ?

-J'étais quaterback.

-OH ! Foot ! S'exclama mon père avec l'œil brillant. J'adressai discrètement un clin d'œil à mon compagnon dans le dos de Charlie.

-Tu viens regarder le match de samedi.

-Les texans de Houston contre les Titans ?

-Oui c'est une rediff mais je n'ai pas pu le regarder. Si tu connais le score ne me dit rien ! Le menaça Charlie en le précédent dans le salon.

-Non je ne l'ai pas vu non plus, j'étais avec Bella.

-Ben ça tombe bien. Je l'aime bien ton ami Bella. Déclara mon père ravi d'avoir un partenaire de télé avec qui il pourra commenter le match.

-Ça tombe bien puisqu'il est un peu plus que mon ami maintenant.

Mon père se retourna avec son visage de « je le savais ou je te l'avais bien dit » qui étaient à peu de choses près identiques. Je lui destinais un sourire mi-moqueur, mi ravi avant de m'en retourner à mes casseroles.

Je rejoignis mon père avec une assiette de spaghetti bolognaise que je lui remis avant de prendre place dans le canapé à côté d'Emmett. Je pris soin d'enlever mes chaussures avant de me caler contre lui. Sans quitter la télé des yeux il passa son bras autour de moi. Je vis mon père nous jeter un coup d'œil furtif.

-Vous ne mangez pas ?

-Non, on a déjà mangé, lui répondis-je.

-En tout cas je te félicite Emmett, c'est la première fois que je vois ma fille rester pour un match.

-N'en prends pas trop l'habitude non plus. C'est juste exceptionnel aujourd'hui. Il me lança un sourire alors qu' Emmett m'embrassa le front avant que leur attention ne se reporte sur la télé car une action était en train de se passer.

-Bella, réveilles toi.

-Hum, Emmett, m'étirai-je en souriant de contentement.

-Et papa aussi ! Entendis-je mon père juste à côté. Mon esprit fut tout de suite plus alerte.

-Je vais rentrer ma puce. Je passe te chercher demain pour aller en cours.

-Oui si tu veux, répondis-je.

-Bon je vais me coucher, Bella ne tarde pas trop. Me conseilla mon père. Emmett au plaisir.

-Bonne nuit chef, répondit mon petit ami… compagnon ? Enfin tout ça à la fois.

Je raccompagnai Emmett dehors sur le pas de la porte il me prit dans ses bras.

-J'ai hâte d'être à demain. Tu vas me manquer cette nuit.

-J'ai hâte aussi. Lui retournai-je. En tout cas tu as plu à mon père et le coup du football tu aurais pas pu mieux tomber.

-Mais je suis fan de foot et je pratique, enfin j'essaie, avec la famille.

-Cela veux dire que je vais devoir te partager avec mon père tous les week-ends pendant la saison ? J'espère que tu vas aussi me consacrer un peu de temps ?! Ajoutai-je sur un ton un peu moins enjoué.

-Choisir entre le foot et toi, franchement t'es un peu dure là. Se moqua-t-il. Puis il m'embrassa avant que je ne réplique quelque chose de bien cinglant.

-Vas dormir, je te veux en forme et bien reposée demain. Me dit-il après un dernier petit baiser. Il attendit que je rentre avant de repartir. J'aimai toutes ces petites attentions presque anodines mais qui me touchaient particulièrement. J'avais la sensation de devenir comme Angela, une petite chose toute mièvre lorsqu'il était là.

Lorsque je refermai la porte après un dernier petit coucou à Emmett, mon père me fit sursauter.

-Je l'aime bien cet Emmett.

-Oh ! Papa tu m'as fait peur. Je croyais que tu étais monté te coucher.

-J'attendais qu'il s'en aille pour te dire que j'ai eu la visite de Paul ce matin.

-Qu'est-ce qu'il voulait encore ?

-Prendre de tes nouvelles, il avait l'air de s'inquiéter.

-C'était juste pour prendre la température. Il s'est invité pour notre petite soirée samedi et il a été un peu rude avec moi. Emmett l'a remis à sa place.

-J'avais cru comprendre quelque chose comme ça. Je lui ai dit que je voulais qu'il cesse de te harceler. Il m'a parlé d'Emmett en me disant qu'il fallait que je me méfie de lui et de sa famille. Enfin il était un peu incohérent et je lui ai répondu que tu étais assez grande pour choisir tes petits amis et que j'estimai beaucoup le docteur Cullen. Bref je l'ai mis gentiment à la porte. Je pense qu'entre Emmett samedi et moi ce matin, tu devrais être tranquille.

-Je l'espère, en tout cas merci papa.

-C'est normal. En tout cas je te le redis, je l'aime bien ce garçon et je pense qu'il saura faire attention à toi, il est plein d'égards envers toi et j'apprécie.

-Oui c'est quelqu'un de bien. Répondis-je avec un petit sourire à la fois tendre et gêné. Je vais me coucher je suis un peu fatiguée.

-Bonne nuit ma chérie.

-Bonne nuit papa.

-Ça va faire jaser au lycée de nous voir arriver tous les deux. Commentai-je en montant dans le Hummer.

-Tes amis s'en doutent quant aux autres ils s'y feront et puis on s'en fout. Non ?

-Bien sûr, c'est juste que je vais devoir subir les questions et les réflexions de tout le monde.

-Tu veux qu'on reste discret ?

-Certainement pas ! Répondis-je déterminée. Je vais te remettre tout ça en place et très vite. Au fait Edward est revenu ?

-Ouais ce matin.

-Et alors pour Rosalie ?

-Elle fulmine mais Edward a apparemment réussi à la calmer et puis avec les cousines elle va être bien prise en charge.

-Je me sens mal pour elle, avouai-je.

-Tu n'as pas à l'être, c'est toi ma compagne. Je n'avais pas à choisir, c'est comme ça. Et puis elle n'est pas amoureuse de moi comme elle veut le faire croire, elle ne voulait seulement pas remettre sa vie en question. Rosalie à un gros problème d'ego. Elle est très belle et ne tolère pas qu'on puisse lui faire de l'ombre, sans parler de sa jalousie concernant ton humanité. Elle a été transformée dans des conditions assez pénibles, je l'admets. Pour faire court elle s'est faite violer par son promis et ses copains qui l'avaient laissée pour morte. C'est Carlisle par compassion et pour Edward qui l'avait transformée.

-Pour Edward ?

-Oui, Edward a toujours été seul et Carlisle a culpabilisé lorsqu'il a rencontré Esmé. Alors quand il a vu Rosalie, il a pensé que sa beauté pourrait plaire à Edward. Mais en plus d'être difficile, Edward a pu voir la nature profonde de Rosalie à travers ses pensées et cela ne s'est jamais fait entre eux. Un jour elle m'a trouvé, bien amoché, résistant comme je le pouvais à l'attaque d'un ours affamé. Elle a tué l'ours et m'a ramené à Carlisle. Je lui plaisais physiquement et c'est la seule raison qui fait qu'elle m'ait sauvé la vie ce jour-là. Quand je me suis réveillé, j'ai été hypnotisé par sa beauté et jusqu'à peu cela avait été suffisant. Mais en plus d'en avoir un peu ras le bol de devoir toujours paraître pour lui plaire, je t'ai trouvée. Tu m'as toujours plu depuis le premier jour où tu es apparue dans cette cafétéria. C'est à partir de ce jour-là que j'ai commencé à me rebeller. Et lorsque nous avons passé cette soirée ensemble et que j'ai su avec certitude qui tu étais vraiment pour moi, je ne pouvais plus me contenter de Rosalie. Voilà tu sais tout maintenant.

-Depuis le jour de la cafet' ?

-Oui, ce jour là tu m'as attiré mais au départ j'ai cru que tu avais flashé sur Edward, comme la majorité des filles en fait.

-Ça ne risque pas. Répliquai-je avec force.

Il tourna la tête vers moi surpris.

-Edward est beau garçon c'est un fait, mais il est trop BCBG, trop… Comment dirais-je, trop maniéré pour qu'il puisse me plaire. Et puis notre première rencontre n'a pas été très agréable non plus et cela m'a conforté dans l'idée que je m'étais faite de lui. J'avais la sensation qu'il allait me bouffer crue et maintenant je sais que ce n'était pas vraiment une sensation.

-Effectivement, heureusement qu'il a un contrôle exemplaire parce que nous nous serions seulement croisés. Commenta-t-il en réprimant un frisson que je pus voir distinctement.

Nous arrivâmes au lycée et Emmett se gara à côté de la Volvo.

-Encore une chose avant que l'on descende. De quoi doit-on parler ? Ça m'a travaillé toute la nuit. Le questionnai-je.

-Je pense que l'endroit n'est pas très approprié pour cela.

-Em, je m'en fous de l'endroit et apparemment, ils sont déjà tous au courant. Ne me laisse pas ruminer ça toute la journée, s'il te plaît.

-En fait, c'est… Enfin, tu es ma compagne, ma compagne d'éternité dans sa définition exacte et complète et pour le moment tu es humaine.

-Oui et alors ?

-C'est juste que je voulais savoir si tu viendrais me rejoindre dans cette vie. Dans la mienne, rajouta-t-il sans oser formuler clairement sa pensée que je compris tout de même.

-Ben oui. Je pensais que ça coulait de source. Non ?

-Tu veux vraiment devenir comme nous ?

-Je ne veux pas et ne peux pas me passer de toi et en tant qu'humaine ça risque d'être compliqué. De plus je vais finir par vieillir et être plus âgée que toi en apparence et il est hors de question que je passe pour une couguar. Lui expliquai-je avec une pointe de sarcasme. Cependant si j'avais une requête à formuler, je voudrais seulement attendre un peu, histoire de profiter encore de mes parents et de faire les choses bien pour eux. Je ne leur épargnerai pas la peine que ma disparition va susciter mais j'aimerai organiser cela au mieux, que personne ne se sente coupable de cela. Tu comprends ?

-Parfaitement, nous prendrons le temps dont tu auras besoin pour te préparer. Me dit-il sérieusement.

Puis il m'embrassa et je pus ressentir tout l'amour qu'il me destinait dans ce baiser.

Alice ouvrit ma porte mettant fin au baiser sulfureux qui s'annonçait.

-Salut Bella, comment vas-tu ?

-Ça allait merveilleusement bien avant que tu nous interrompes. Encore une fois, ajoutai-je en insistant bien.

Elle me retourna un sourire sarcastique tout en me prenant dans ses bras.

-Bella, m'accueillit sobrement Jasper avec un ton un peu coincé.

-Jasper, repris-je sur le même ton en lui faisant une petite courbette qui l'amusa ainsi qu'Emmett et Alice.

-Salut Edward, repris-je à l'attention du télépathe qui était resté silencieux.

-Bella, content de voir que tu vas mieux.

-Contente moi aussi. Répondis-je un peu détachée car je vis arriver Lauren et Jess qui me regardaient avec des yeux ronds.

-L'interrogatoire va commencer. Tiquai-je en voyant leurs sourires de conspiratrices.

-Il semblerait, renchérit Jasper.

-Ce n'est pas ta relation avec Emmett qui les intéresse. M'informa-t-il avec une moue contrariée.

-En parlant de ça tu me donnes ton numéro de téléphone ? Que je puisse avoir la paix pour la semaine à venir.

-Ça ne risque pas ! Se récria-t-il. Et je te déconseille de le faire Em, sinon je saurais me venger à hauteur du préjudice. Tu n'as même pas idée de ce qu'elles ont en tête. Grimaça Edward.

-Moi si, répliquai-je malicieusement.

-Bella ! M'appelèrent mes deux amies agitant leurs mains comme si je ne les avais pas vu tout en s'approchant de nous.

-Tu vas mieux ? Me demanda Lauren avec sarcasme.

-Mouais ça va, j'ai survécu. Répondis-je avec malice.

-Qu'est ce que tu as ? Ta voix est bizarre. Questionna Jess.

-J'ai attrapé un coup de froid, c'est pour ça que j'ai été malade en fait, mentis-je mais je préférais ce mensonge à ma soit disant gueule de bois.

-Mince moi qui avait l'intention de te charrier avec ça. Rétorqua Lauren un peu déçue.

-C'est loupé… Répliquai-je avant de me faire couper la parole par Jess.

-Alors t'as réussi ? Demanda-t-elle à Emmett.

-Bien sûr, qui pourrait résister à ce corps si hot et sexy, répliqua-t-il en posant son bras sur mes épaules.

Je compris qu'il m'avait entendue le soir avant qu'il ne débarque et je souris. Quel coup du sort quand même quand j'y repensais.

-Pas Bella, c'est exactement ce qu'elle pensait de toi. Lâcha perfidement Lauren qui avait apparemment décidé de faire de moi sa cible de la journée.

-Salut tout le monde. Lança-t-elle aux autres Cullen en appuyant bien son regard sur Edward.

Lorsque je la vis lui faire une œillade, je sus que j'allais pouvoir me venger pour mon cadeau d'anniversaire et faire d'une pierre deux coups par la même occasion. J'en jubilai d'avance.

-Bon on y va ! A plus, lançai-je aux Cullen. Au fait Edward tu me dois un service. Lui appris-je avec un air calculateur.

-Pourquoi te devrais-je un service ? Me demanda-t-il à la fois inquiet et surpris devant ma mine réjouie.

-Demande à Alice elle te racontera. Lui répondis-je avec un clin d'œil.

-Mon pauvre Edward, tu vas en baver, s'amusa Alice.

-Tu l'as bien trouvée celle là ! Grommela-t-il à l'intention d'Emmett. Il devait sans doute avoir vu ce que je préparais.

-Oui, je sais elle est parfaite. Répliqua-t-il fièrement en m'embrassant le front devant tout le monde.

Alors que les filles nous devançaient, il me demanda.

-C'est quoi ce service ?

-Je vais le débarrasser définitivement de toutes ses groupies.

-Et comment comptes-tu t'y prendre ?

-Je vais leur dire qu'il n'est plus un cœur à prendre. Qu'un beau jeune homme leur a ravi cette opportunité. Lui racontai-je à l'oreille. Ça lui apprendra à avoir voulu me bouffer et je tiens ma petite vengeance personnelle pour le cadeau de Lauren. Il éclata de rire et m'embrassa devant tout le monde et pas sur le front cette fois-ci.

-Tu sais que je t'aime toi. Me déclara-t-il après avoir relâché mes lèvres.

-Pas autant que moi, mon ours au cœur tendre.

Les Cullen arrivèrent à notre niveau.

-Je sens que la vie va être mouvementée dorénavant. D'ailleurs je change de camp. Lança Jasper à ma hauteur.

-Tu changes de camp ?

-Il prenait toujours les paris contre moi lorsque je montais un coup contre Edward, m'expliqua Emmett. Mais avec ton esprit impénétrable, c'est Eddy qui va morfler dorénavant. S'amusa-t-il en frappant dans la main de son frère.

-On verra bien, répliqua le télépathe. Elle n'est pas née la personne qui arrivera à me surprendre et Bella a beau me cacher ses pensées, je doute qu'elle puisse y parvenir.

-Elle vient de le faire, démenti Jasper.

-Girouette, lâcha Edward.

-Mauvais joueur, répliqua Emmett en resserrant sa main sur ma taille afin de bien signifier à tout le monde que nous étions ensemble tandis que j'avançais au milieu des Cullen.

-Bienvenue dans la famille Bella, me gratifia Alice amusée elle aussi.


N/B : IL EST OU LE LEMON ? INDIGNATION !

N/A : Je me suis permise de laisser ton commentaire Til parce que j'ai littéralement éclatée de rire en le lisant ^_^ ... Oui je sais que ça doit frustrer un peu lol Mais j'y vais en douceur avec ce couple. Jusqu'à peu je considérai Emmett seulement comme un grand frère… Il me faut un temps d'adaptation ^_^ lol

Bien sinon j'espère que cette petite histoire vous aura plu. C'était un défi pour moi car comme je le dis plus haut, je ne considérai Emmett que comme un grand frère.

Donc est-ce que je l'ai relevé et réussi ? Il n'y a que vous pour me le dire.

Je remercie encore Tulinarou pour son remarquable travail de bêta sur cette histoire.

Pour ceux que ça intéresse, je vous ai mis les définitions des animaux totémiques dont je fais référence dans cette histoire.


Cerf animal totem :

Le cerf est un animal impétueux, fougueux, vif et rapide, il est lié aux énergies printanières.
Il est indépendant (Il vit à l'écart des biches, à part pendant la saison des amours).
Le cerf a un coté sauvage et incontrôlable et aime se rendre digne et peut être fier.
Le cerf est très réceptif et sensible à son environnement (peut-être grâce à ses bois).
Intuitif et empathe, il est difficile de cacher au cerf ses sentiments, ses émotions.
Emotif lui même, ses sentiments affleurent très vite;
ces particularités font que le cerf sera souvent à même à comprendre les autres et à éprouver de la compassion, ayant lui même vécu intensément certaines situations.
Le cerf bondit vite d'un endroit à un autre, les idées filent vite et bondissent, ce qui peut provoquer un manque d'écoute.

Ours animal totem :

L'ours est l'animal de l'introspection.
Chaque année il rentre dans sa grotte et hiberne, il est d'une grande aide au travail intérieur.
L'ours est aussi très pragmatique et très adaptable.
Il peut repousser un peu la naissance de ses petits si jamais la nourriture n'est pas assez abondante.
C'est un grand protecteur, il détient force et sagesse.
En Europe l'ours est symbole royal.


Je vous dis merci et à très bientôt.

Beti.