Auteur : Ella Potter Malefoy

Disclaimer : Bien sur les personnages appartiennent à J.K. Rowling, mais l'histoire est à moi ! Si il y a des ressemblances avec d'autres histoires existantes, je m'en excuse, ce n'est pas intentionnel.

Rating : Pour l'instant en K mais ça pourrait changer notamment à cause de violences ou de langage mais c'est pas encore pour l'instant.

Je ne prend pas en compte les tomes 5, 6 et 7 ou alors pas beaucoup.

Chapitre 1 : La rencontre

~ 8 Avril 1986 ~

Harry flânait encore le long de la berge qui bordait le vieux parc du quartier. Tante Pétunia l'amenait tout le temps avec Dudley après l'école. Bien sur, ce n'était pas par bonté de cœur, la Tante Pétunia détestait Harry mais ce qu'elle haïssait encore plus que lui était la saleté. Elle menait une guerre acharnée contre la crasse et la saleté alors il n'était pas question de laisser Harry seul dans la maison, sait-on jamais dans quel état risquait-elle de retrouver sa maison? Alors elle le prenait avec eux mais ne prêtait aucunement attention à lui tellement absorbée par les ragots que lui racontait la voisine de la rue d'en face, Mme Tarb.

Harry ne se mélangeait pas avec les autres enfants, ce n'était pas faute d'avoir essayé mais son horrible cousin Dudley semblait s'être donné comme mission de lui pourrir la vie et interdisait donc aux autres de lui parler. Personne n'osait lui tenir tête à cause de la bande de voyous qu'il s'était constitué et puis de toute façon, à leurs yeux, le pauvre binoclard n'en valait pas la peine.

Harry s'était rapidement adapté à cette ignorance de la part de ses camarades. Pour tout dire, il préférait être seul. Il se savait différent des autres depuis toujours. En effet, malgré son jeune âge il se souvenait encore un peu de comment ses parents étaient morts et ce n'était surement pas dans un accident de voiture comme Pétunia lui avait dit. Non, il se rappelait des cris lointains de sa mère pendant qu'un méchant monsieur envoyait un rayon vert sur son père, sa mère et ensuite lui et puis ensuite le trou noir. Il ne savait pas vraiment l'utilité du rayon vert mais en tout cas ses parents ne s'en étaient pas relevés. Il en avait déduit dans son petit cerveau d'enfant que le méchant monsieur avait fait tellement de mal à son papa et à sa maman qu'ils en étaient morts. Bizarrement, il ne s'était jamais demandé pourquoi lui n'avait pas subi le même sort.

Harry, assis sur l'herbe fraiche, pensait encore à ses parents et à leurs incroyable dons qu'ils lui avaient légué. Il se doutait que le fait qu'il sache faire des choses bizarres comme teindre les cheveux de la maîtresse ou planer à 50 cm du sol pour atteindre le produit à vaisselle était en autre la cause de la haine que tante Pétunia et oncle Vernon entretenait à son égard et aussi à celui de ses parents.

Il ramassa une poignée d'herbe et s'amusa à faire voler à toute vitesse les brins en l'air, leur faisant prendre des virages à 180° et des pics vers le sol. Les autres enfants ne pouvaient pas le voir de là où il était, la berge était séparée du parc par des arbres épais qui bouchaient la vue. Harry devait se faufiler entre les branches pour atteindre le petit carré d'herbe bordé d'eau, nul doute que Dudley, vu sa corpulence, ne pourrait jamais passer.

Il continua à s'amuser encore pendant une bonne demi-heure, tantôt en jouant avec l'herbe, tantôt en faisant des ondulations dans l'eau sans pourtant la toucher d'un pouce. Lassé de l'eau, il se mit à flotter dans l'air. Il faisait cela comme s'il marchait, il n'avait qu'à y penser pour que, généralement, ce qu'il souhaite se réalise. Bien sur, ça ne marchait pas à tous les cas, une fois il avait voulu réanimer un chat qui s'était fait renverser par une voiture mais en dépit de tous ses efforts, le chat n'avait plus bougé d'un pouce. Harry avait été bouleversé de la mort du petit chat, lui qui, du haut de ses 5 ans et demi se croyait tout puissant comme les super-héros à la télé, avait connu sa première vraie déception.

- « Bon sang, c'est pas possible ! » entendit-il

Il se dépêchât de revenir sur la terre ferme et regarda autour de lui, persuadé d'avoir été pris en flagrant délit mais il n'y avait personne. Il fronça les sourcil, il avait clairement entendu une voix mais personne n'était là. Il haussa les épaules, croyant à une hallucination et entreprit de créer un mini-siphon dans l'eau.

- « Mais comment arrive-t-il à faire ça ? »

Cette fois, il en était sur quelqu'un l'observait et la voix venait d'un peu plus loin sur sa droite. Il tourna les yeux dans la direction et poussa un cri en rampant loin du monstre qui était apparu. En effet, un serpent qui devait mesuré dans les 1m50 avançait vers lui, la langue sortie quand si il humait l'air. Harry ne savait pas quoi faire, il avait lu dans un livre à l'école que les serpents étaient très dangereux et rapides. Si il essayait de s'enfuir, le serpent risquait de vite le rattraper. Il se mit à trembler, en proie à l'indécision, pas une minute il ne lui vint à l'esprit d'utiliser ses « pouvoirs » comme il les nommait.

- « Oh qu'il se calme ! Je ne vais pas le manger, il est beaucoup trop maigre. »

Harry écarquilla les yeux, ça y était, il était devenu fou comme l'oncle Vernon lui disait souvent qu'il allait finir. Cependant, autant être un fou vivant que mort, comme il semblait comprendre ce que le serpent disait, il essaya de lui parler.

- « Vous n'allez pas me manger ? » demanda-t-il avec hésitation.

Le serpent, qui avait continué d'avancer, se figea soudainement, dardant ses deux yeux jaunes sur Harry.

- « Tu me comprends, humain ? » Il semblait stupéfait.

- « Euh … bah oui. »

Soulagé que le serpent ne le mange pas, enfin pour le moment, Harry le détailla. Il était noir avec des anneaux rouges tout le long de son corps et il avait l'air d'être un mélange entre un cobra royal et une vipère. Le serpent secoua légèrement sa tête comme pour se remettre de ses émotions.

- « Ca alors, je n'avais jamais rencontrer un fourchelangue avant toi, jeune humain. » siffla-t-il en direction d'Harry.

- « C'est quoi un fourchelangue ? »

- « C'est un sorcier qui sait parler aux serpents. C'est un don magnifique mais malheureusement, très rare. »

Harry était maintenant sur qu'il ne lui ferait aucun mal. Il se rapprocha un peu, la tête penchée en signe d'interrogation.

- « Un sorcier ? C'est ce que je suis ? »

- « Oui et tu n'est pas le seul sorcier sur cette terre. »

Alors il en existait d'autres comme lui ? Harry était partagé entre la joie de ne pas être le seul et la déception de, justement, ne pas être le seul.

- « J'ai été attiré par la magie que tu dégageais, gamin et de la magie tu en as beaucoup à ce que je sens. »

Donc ce n'était pas des « pouvoirs » mais de la magie. Harry commençait à ressentir de la curiosité et de l'excitation face à ce que le serpent pourrait lui apprendre. Il avait toujours aimé savoir beaucoup de chose, il avait lu quelque part que le savoir était un très grand pouvoir.

Ils discutèrent pendant un bon bout de temps. Le serpent lui apprit qu'il se nommait Silas, qu'il était une vipère magique et que comme beaucoup d'animaux magiques il avait des pouvoirs. Il pouvait sentir la magie, changer de taille à volonté et les anneaux de son corps pouvait atteindre les 500°C ce qui était très pratique pour échapper aux sorciers avides d'argent qui voyaient en lui une très bonne affaire.

Il lui appris également que les sorciers étaient très civilisés (Harry lui avait demander si ils étaient méchants comme dans les livres sur le Moyen-âge). Il lui expliqua en gros le fonctionnement du monde des sorciers, les lieux les plus importants comme le Ministère de la Magie, le chemin de traverse et bien sur, l'école de magie et de sorcellerie Poudlard.

Il était en train d'en parler quand Harry entendit la tante Pétunia appeler « Duddy, mon chou, on rentre à la maison ! », il devait se dépêcher de les rejoindre si il ne voulait pas rentrer à pieds. Silas lui dit qu'il l'attendrait tous les jours au même endroit qu'aujourd'hui. Harry partit avec regret mais plus heureux comme jamais il ne l'avait été dans sa vie.

Au cours de leurs rencontres suivantes, Silas continua à lui en apprendre plus sur le monde magique et commença à lui apprendre à se servir de sa magie. Il avait pris cette décision en apprenant l'identité d'Harry. Les noms humains n'ayant pas beaucoup d'importance pour les serpents, il n'avait reconnu Harry que grâce à sa cicatrice. Même chez les serpents, on connaissait le garçon qui avait fait échec au Seigneur des ténèbres.

Et finalement, voyant le potentiel extraordinaire chez le jeune garçon, il décida de rester avec lui, et aussi parce qu'il s'était pris d'affection pour lui. Dorénavant, Harry se baladait souvent avec un étrange bracelet en forme de serpent qui n'était autre que Silas sous sa forme la plus réduite. Quand la tante Pétunia lui avait demandé brusquement d'où il venait, il avait répondu qu'il l'avait trouvé par terre. Elle s'était détourné avec une grimace de dégout et en marmonnant qu'il ne méritait que ça de toute façon. Harry n'avait rien dit, trop heureux d'avoir enfin un ami à qui se confier.