RAR anonymes :

Nepheria4 : Merci !

Adenoide : Ah tant mieux si tu as trouvé ! En effet, c'est bien fait pour Fudge et Ombrage ! Par contre, je ne pense que j'utiliserai les gobelins pour enlever l'horcruxe de Harry.


Chapitre 17 : La fin de Dolores Ombrage, partie 2

~ Soir de la première retenue de Hermione avec la plume de sang. ~

Harry regarda autour de lui, un peu étourdi. Il se demandait encore comment il avait accepté d'aller en boite de nuit avec Vincent. Le réceptionniste l'avait presque supplié d'accepter. Il n'avait jamais rentré dans ce genre d'endroit, alors par curiosité, Harry avait cédé. Pour l'occasion, Harry avait laissé Silas au Manoir et il se dit qu'il avait bien fait. Le serpent aurait finit par mordre quelqu'un avec toute cette agitation et ce vacarme.

Vincent lui prit la main et le traina jusqu'au bar pour leur commander des boissons. En attendant que le serveur les serve, Harry laissa trainer ses yeux autour de lui, écoutant distraitement Vincent qui lui parlait. Ils étaient dans une boite de nuit gay londonienne. Ce n'était surement pas la première fois que Vincent y venait car le videur les avait laissé entrer sans problème.

- « Tiens goute ça, c'est un cocktail maison ! » cria Vincent par-dessus la musique en lui tendant un verre.

Harry le prit et senti l'alcool lui bruler la gorge. Passée la première sensation, il y avait un arrière-gout qu'il se prit à aimer. Il n'avait jamais bu d'alcool fort mais ça lui plaisait plutôt bien. Il en redemanda un verre au serveur qui le servit avec un clin d'œil aguicheur. Harry sourit, se prêtant au jeu de la séduction mais avant qu'il n'ait pu boire le tiers de son verre, Vincent le traina sur la piste de danse.

Ils se frayèrent un chemin parmi la foule réuni sur la piste de dance. Harry ne se gêna pas pour regarder les nombreux jeunes hommes qui se pressaient les uns contre les autres. Ils s'arrêtèrent au milieu de la foule et Harry tenta de passer ses bras autour de la taille de Vincent pour le rapprocher de lui. Vincent lui sourit et entoura le cou de Harry avec ses bras. Ils commencèrent à bouger en rythme avec la musique. Harry n'aimait pas trop la danse mais il suivit volontiers les mouvements de Vincent, bougeant son corps contre le sien. Après quelques minutes, Harry commença à avoir chaud et voulu un peu s'éloigner pour ne pas montrer à Vincent l'effet qu'il lui faisait. Mais le jeune moldu le rapprocha encore plus de lui, lui faisant comprendre qu'il était dans le même état que lui.

Ils restèrent environ une demi-heure sur la piste avant que Harry ne s'avoue vaincu et ne demande une pause. La musique et l'alcool accentuait son mal de tête qui ne le quittait pas depuis le début de l'après-midi. Ils s'installèrent dans une alcôve. Vincent s'assit pratiquement sur lui dès que Harry posa ses fesses sur la banquette. Un serveur vint leur apporter des boissons que Vincent avait commandé au bar avant de venir s'installer.

Malgré son mal de tête, Harry vida son verre cul-sec et Vincent fit de même. Harry n'était pas bourré mais l'alcool l'aidait un peu à se décoincer. S'il avait été totalement sobre, il n'aurait jamais osé prendre Vincent sur ses genoux et lui caresser les fesses. Vincent poussa une sorte de gémissement près de son oreille et Harry le détailla encore une fois. Le jeune homme était blond avec des yeux marrons. Dans l'ensemble, il était un peu banal mais son corps mince et élancé donnait à Harry l'envie de le presser contre lui et de le caresser sans jamais s'arrêter. Le regard de Harry s'attarda sur ses lèvres alors que Vincent penchait la tête vers lui. Il ferma les yeux et laissa le blond l'embrasser. Dans un premier temps, il ne bougea pas, ne sachant pas trop quoi faire. Puis il bougea un peu ses lèvres contre celles de Vincent lui soutirant un soupir de bien-être. Il rompit le baiser mais le blond reprit immédiatement ses lèvres dans un second baiser. Cette fois Harry essaya de prendre le contrôle, passant une main dans les cheveux du blond et ouvrant légèrement la bouche pour permettre à sa langue de s'infiltrer entre les lèvres de Vincent. L'autre jeune homme le laissa faire, accompagnant ses mouvements d'un gémissement qui fit craquer Harry. Il prit totalement le contrôle du baiser, imposant un rythme brulant que Vincent sembla aimer au vu des gémissements qu'il parvenait à produire malgré que sa bouche soit occupée. Ils s'embrassèrent ainsi quelques minutes, ne se laissant que quelques secondes à chaque fois pour reprendre leur souffle. Ce ne fût que quand Vincent commença à bouger ses hanches contre celles de Harry qu'il stoppa les baisers.

- « Doucement » souffla Harry, le front contre celui de Vincent.

- « C'est trop pour toi ? » susurra le blond avec un grand sourire, heureux d'avoir enfin eut ce qu'il désirait.

Harry s'apprêtait à lui répondre quand un mouvement attira son attention. En face de lui, sur la table où étaient posés leur verre se trouvait Shadow sous sa forme de chat. Harry écarquilla les yeux, croyant à une hallucination mais quand il se pencha plus près, il dut se rendre à l'évidence qu'il ne devenait pas fou. Sa panthère magique était bel et bien assise sur la table à attendre que son maître daigne la remarquer. Dés qu'elle fut sur que c'était bien le cas, Shadow disparut dans un nuage noir sans que personne ne la voit. Harry resta cloué sur place, se demandant ce que cela voulait dire. Vincent se retourna pour voir ce qui avait attiré l'attention de Harry mais à part les personnes qui dansait plus loin, il ne vit rien.

- « Qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-il à Harry.

Le sorcier revint sur terre à la question et commença à être un peu inquiet. Shadow était venu le chercher pour le ramener au Manoir. Silas avait insisté pour que Harry montre à Shadow l'endroit de la discothèque ce matin, au cas où il aurait trop bu pour transplanner. Ainsi, la panthère saurait où le chercher si Harry l'appelait. La créature magique ne pouvait pas apparaître dans des endroits qu'elle n'avait jamais vu auparavant, même si elle entendait son maître l'appeler. C'était pour cette raison qu'Harry avait du transplanner avec elle pour lui montrer Poudlard avant qu'elle ne puisse y aller d'elle-même.

Harry s'était un peu moqué de son serpent, ce matin. Il n'allait quand même pas boire au point de rater son transplanage ! Silas avait répondu avec mauvaise humeur qu'il fallait mieux prévenir que guérir. Mais il n'avait pas appelé Shadow, il n'avait même pas pensé à elle. Alors son apparition ne pouvait signifier qu'une chose : il s'était passé quelque chose et cela ne pouvait pas attendre plus longtemps son retour.

Harry fit basculer Vincent sur la banquette et se leva. Il était sur le point de s'en aller rapidement quand il sentit une main sur son poignet.

- « Attend ! Je peux savoir où tu vas ? » fit Vincent, scandalisé que Harry parte après le baiser qu'ils avaient partagé.

- « Désolé mais je dois partir ! » répondit Harry en dégageant sa main.

Il ne prit pas la main d'attendre une réponse et couru à travers les danseurs pour rejoindre la sortie. Une fois dans l'air frais de la nuit, il se dépêcha de trouver une rue transversale et transplana.

Arrivé au Manoir, il traversa l'allée en courant et ouvrit brutalement la porte.

- « Silas ?! » cria-t-il en espérant se faire entendre dans toute la bâtisse.

- « C'est bon, je suis là ! Pas la peine de hurler comme un fou ! » siffla Silas, à deux mètres de lui, sur le tapis de l'entrée.

- « Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi Shadow est venue me chercher alors qu'il n'est qu'une heure du matin ? »

Silas lui fit signe de le suivre dans le premier salon au style moyenâgeux. Shadow, sous forme de panthère, l'attendait près du canapé. Harry s'assit rapidement et Silas le rejoignit en expliquant la situation.

- « Shadow est revenue il y a trois heures avec d'assez mauvaises nouvelles de Poudlard. Je lui ai dit de t'attendre pour ne pas gâcher ta soirée mais bien sur cette stupide créature ne comprend pas le noble langage des serpents. J'ai réussi à la retenir en la distrayant un peu, ce qui n'était pas très dur vu son niveau d'intelligence. Mais comme j'en avais marre de « jouer avec elle », elle s'est souvenue de ce qu'elle devait te faire voir et elle est partie te chercher. »

Harry pensa à dire à Silas de ne pas insulter Shadow mais se dit que cela ne servirait rien. Le serpent la tolérait et arrivait à partager sa vie avec elle mais ça ne voulait pas dire qu'il devait être toujours sympas avec la panthère. Il préféra se tourner vers Shadow et passa sa main dans la fourrure dense de sa tête.

- « Que s'est-il passé à Poudlard ? Montre-moi, ma belle. » dit-il affectueusement.

Shadow lui montra la journée qu'elle avait passée à Poudlard et en vint rapidement à ce qu'elle avait appris dans la soirée après le retour d'Hermione dans la salle commune. Harry assista au discours d'Hermione qui cloua le bec à tout le monde. Il fut témoin des excuses de Seamus et se promit de ne pas les accepter aussi facilement que ça. Il écouta avec émotion la réalisation de Ron en félicitant intérieurement le rouquin d'enfin réussir à grandir et à réaliser ses erreurs.

Il cligna des yeux quand la vision prit fin et resta quelques minutes immobile en tentant d'analyser ce qu'il venait de voir. Hermione avait été torturée. Alors que lui s'amusait et prenait du bon temps avec Vincent, sa meilleure amie s'était fait charcuté la main. La culpabilité remplissait chaque part de son corps et pour la première fois, il regretta d'avoir quitté Poudlard. Comme Hermione l'avait dit, s'il était resté, ça aurait été lui à sa place. Il aurait largement préféré subir milles souffrances que de savoir que quelqu'un à qui il tenait avait souffert par sa faute.

- « Harry, j'espère que tu ne penses pas que c'est ta faute ? » demanda Silas dans un sifflement menaçant.

- « Bien sur que c'est ma faute ! Si je n'étais pas parti, c'est moi qui aurait eu cette retenue. Je me connais, je n'aurais pas supporté de rester sans rien faire alors qu'Ombrage me dénigre ! »

- « Peut-être mais dans tous les cas, c'est de la faute d'Ombrage. C'est elle qui a eu l'idée d'utiliser cette plume ! »

Harry fit la moue, pas convaincue. Silas ne rajouta rien, il savait qu'il ne pourrait pas le faire changer d'avis.

- « Qu'est-ce que tu comptes faire ? » demanda-t-il à la place en regardant Harry réfléchir tout en caressant Shadow.

- « Même si j'aimerais plus que tout régler son compte à Ombrage, pour l'instant je ne ferais rien. » répondit-il en tournant son regard vers le serpent qui le fixait, étonné de sa décision. « Ron et Hermione doivent se débrouiller tout seul. Je suis sur qu'ils trouveront la solution sans moi. Je ne peux pas intervenir à chaque fois qu'ils ont des problèmes, ils sont assez grands pour se passer de moi. Et apparemment, Fred et Georges ont la solution pour soigner ce genre de blessures. Je dois avant tout me concentrer sur mon entraînement. » finit-il d'une voix déterminée.

En disant cela, il ne pensait pas seulement à Ron et Hermione mais aussi à Vincent. Il ne pouvait se laisser distraire ainsi pour une simple amourette. Silas le regardait toujours, encore plus étonné par la sagesse dont faisait preuve Harry. Cependant il avait peur que Harry ne se perde en chemin. Il ne voulait pas que son humain ne devienne qu'une machine à combattre. Et il sentait que Harry regrettait d'être sorti ce soir, rompant ainsi la routine qui s'était installée depuis 4 mois.

Shadow posa sa tête sur la jambe de Harry, attirant son attention sur elle. Harry reçut une vision de lui-même disant à Shadow de protéger les élèves en cas d'extrême urgence, comme une attaque de mangemort par exemple. Shadow se demandait si Harry lui en voulait de ne pas avoir pu protéger Hermione. Harry le comprit à travers les visions qu'elle lui envoyait et s'empressa de la rassurer.

- « Ne t'inquiète pas, ma belle. Tu ne pouvais rien faire dans ce cas. » fit-il doucement. « Il n'y a rien qu'on puisse faire pour l'instant. » ajouta-t-il pour lui-même, en passant une main sur son front pour essayer d'effacer la douleur.

- « Encore ces maux de tête ? » demanda doucement Silas. Harry baissa la main, jetant un regard intrigué vers le serpent.

- « Comment tu … »

- « Oh je t'en prie ! Ca fais bientôt 10 ans que je te connais. Tu m'insultes si tu crois que je n'ai pas remarquer que ça fais 2 mois que tu as mal à la tête ! » siffla Silas, exaspéré. Harry poussa un soupir de défaite et appuya son dos contre le dossier du canapé en fermant les yeux.

- « Au début, je pensais que ça passerais. Puis quand on a été en Egypte, je n'ai plus rien eût. Mais quand on est rentré, ça a recommencé mais je voulais pas t'embêter pour si peu. Mais tu sais, je crois que … je crois que c'est à cause de Voldemort. »

- « Comment ça, à cause de Voldemort ? »

- « Cette douleur … j'avais l'impression que je l'avais déjà ressenti en mille fois pire mais je ne me souvenais plus où. Mais après je me suis souvenu. C'était quand Voldemort m'a touché pendant la 3ème tâche. » révéla Harry.

- « Alors ce serait lui qui tenterai de percer tes barrières, tu crois ? Tu aurais du m'en parler plus tôt ! Tu arrives à les tenir au moins ? »

- « Je comptais te le dire, je le jure mais il y a toujours des choses plus importante à se soucier qu'un mal de tête. Mais je ne crois pas qu'il essaye de percer mes barrières. J'ai l'impression que la douleur ne vient pas de l'extérieur mais … de l'intérieur. » avoua-t-il avec réticence.

- « De l'intérieur ? Mais comment ça serait possible ? Et surtout qu'est-ce que ça signifierai ? » siffla Silas, se parlant surtout à lui-même.

- « J'en sais rien, je me le demande bien. » répondit tout de même Harry.

- « Mais en tout cas, tu ne pas rester avec un mal de tête carabiné tous les jours. Pourquoi tu n'a pas fais de potion anti-douleur ? » demanda-t-il à Harry. Celui-ci le regarda avec une expression vide pendant quelques secondes puis roula des yeux en poussant un soupir exaspéré.

- « J'y avais même pas pensé ! Mais qu'est-ce que je suis bête ! » s'exclama-t-il en passant sa main dans les cheveux.

- « C'est le cas de le dire ! »


Deux semaines plus tard, Harry se réveillait avec un sérieux mal de tête. Pas le même genre de ceux qu'il avait depuis deux mois mais plutôt du genre de celui de quelqu'un qui s'était creusé la tête presque toute la nuit pour trouver une solution qu'il n'avait, au final, pas trouvé. La veille avait eût lieu la réunion des élèves intéressés par l'idée d'Hermione à Pré-au-Lard. Voyant enfin une opportunité d'être utile à ses amis, il avait réfléchi toute la nuit à un possible lieu d'entraînement, en vain.

Alors qu'il se relaxait sous la douche, Harry se fit la réflexion que ses maux de tête ne lui manquaient absolument pas. Grâce à la potion anti-douleur et aux médicaments moldus, ils avaient diminué de moitié. Sous les conseils de son ancêtre maître des potions, il alternait un jour sur deux entre médecine sorcière et moldu afin d'éviter les risques d'addiction. C'était une vieille astuce de sa famille. Les aspirines permettaient d'effacer les résidus de la potion dans son organisme, ainsi Harry n'était pas en manque de celle-ci. Harry se dit que la section d'aide aux drogués de Sainte-Mangouste serait surement moitié moins remplie grâce à cette astuce. Mais bon, 'adopter un médicament moldu ? Jamais de la vie !' serait surement la réponse des sorciers si on le leur proposait.

Harry sorti de la douche, s'habilla et descendit prendre son petit déjeuner. Dobby et Winky était déjà installés à table et attendait Harry pour commencer à manger. Harry avait du carrément leur ordonner pour qu'ils acceptent de s'assoir à la même table que lui. Ils avaient accepté sous réserve d'avoir le droit de servir Harry et d'attendre qu'il commence à manger le premier avant de commencer eux-mêmes. Harry murmura un salut qui lui tira une grimace et s'installa à table. Il se prit la tête entre les mains pour essayer de calmer sa tête qui pulsait. Il avait l'impression que son cœur avait pris la place de son cerveau.

- « Maître Harry n'a pas l'air d'aller bien aujourd'hui ? » observa Winky, son ton oscillant entre l'inquiétude et le questionnement. Harry envisagea de ne pas répondre mais se dit que ce n'était tout de même pas de leur faute s'il n'avait pas dormi de tout la nuit.

- « Non, j'ai essayé tout la nuit de trouver un endroit à Poudlard où une cinquantaine d'élève pourraient s'entraîner. Mais à part la cabane hurlante, je ne vois pas. » admit Harry, d'un ton défaitiste.

Il y eût un silence et Harry releva la tête car ce n'était pas normal que les deux elfes ne disent rien. Normalement, ils auraient poussé des exclamations de compassions à son égard en l'encourageant et lui disant qu'il était le meilleur. Non, il n'était pas narcissique, il connaissait juste par cœur le comportement des deux elfes. Dobby et Winky se regardaient, semblant avoir une conversation silencieuse.

- « Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Harry face à leur curieux comportement.

- « Dobby se demandait pourquoi le maître n'a pas pensé à la salle sur demande ? »

- « La salle sur demande ? C'est quoi ? »

- « Le maître ne connaît pas la salle sur demande ? » dit Winky comme si Harry aurait absolument du la connaître. « C'est une salle qui apparait quand on passe trois fois devant. Il faut penser à ce que l'on souhaite et la salle se transforme en ce que l'on veut. »

- « C'est exactement ce qui leur faut ! Où est-elle, cette salle ? » demanda Harry, excité et toute trace de mal de tête envolé.

- « Au septième étage ! » répondit Winky.

- « En face de la tapisserie qui représente Barnabas le Follet battu par les trolls. » précisa Dobby.

- « Génial ! Dobby, tu pourrais aller déposer une lettre à Poudlard ? »

- « Dobby pourrait, monsieur Maître. Mais monsieur Dumbledore saurait que nous avons pénétré Poudlard. Comme nous avons travaillé à Poudlard, l'école reconnaît notre signature magique et le fait savoir au directeur. »

Harry réfléchi pendant un instant. Ce ne serait pas si grave d'envoyer Dobby. L'elfe n'en aurait que pour deux minutes à peine, alors Dumbledore n'aurait pas le temps de le trouver pour lui poser des questions. Mais Harry préférait prendre toutes les précautions possibles et ne laisser aucun indice possible à Dumbledore.

- « Shadow peut t'y conduire et te ramener tout de suite, ça ira vite. » conseilla Silas.

Harry y pensa tout en mangeant son petit-déjeuner. Poudlard était protégé contre les transplannages sorciers. Cependant les créatures magiques qui pouvaient 'transplanner' n'utilisaient pas la même méthode ni la même magie que les sorciers. Harry avait appelé ça l'apparition. C'était plus simple pour lui de raisonner ainsi. Donc les elfes inconnus à Poudlard et les autres créatures magiques comme Shadow pouvaient y apparaître sans se faire repérer ni repousser par les barrières magiques entourant le château. C'était bien la seule faiblesse dans les barrières de Poudlard dont personne ne s'était jamais soucié.

- « D'accord. Shadow me conduira à Poudlard quand les cours auront commencé. » dit-il en dirigeant son regard vers sa panthère qui mangeait dans une gamelle près de la table.

Les cours à Poudlard ne commencerait que dans 2 heures. Pour s'occuper, il alla se promener dans le parc qui entourait le Manoir. Celui-ci était immense avec plusieurs parties à thème dont Winky se prenait un plaisir à entretenir. La partie devant le Manoir était remplie de buissons géants qui prenait différentes formes d'animaux ou de personnages célèbres. Sur les côtés du Manoir d'immenses parterres de fleurs remplissaient l'espace, ne laissant qu'un seul chemin pour se rendre à l'arrière du Manoir. Cette dernière partie était remplie d'arbres fruitiers qui entouraient un espace vide suffisamment grand pour jouer au quidditch.

Ces deux dernières semaines, il s'était entièrement consacré à son entraînement. Il était arrivé à la moitié du programme de DCFM de 7ème année sans problème. En matière de duel, Kyle lui disait souvent qu'il apprenait vite. Il avait rapidement assimilé les règles et les positions à savoir et ils avaient commencé à combattre la semaine précédente. Malgré les encouragements de Kyle, Harry avait l'impression de ne pas progresser d'un poil. Tout comme ses premiers cours d'art martiaux, il finissait toujours par terre au bout d'à peine une minute. La seule différence étant qu'il avait une épée ou une baguette magique braquée sur lui.

Les éléments étaient eux-aussi très dur à contrôler. Harry s'était également rapidement familiarisé avec la sensation qu'ils lui apportaient et ils avaient essayé de les appeler dès le troisième cours. Ils avaient commencé par le feu, car c'était l'élément préféré de Harry, mais cela avait été une vraie catastrophe. Il aurait pût bruler la banque entière si Maggie n'avait pas été là pour le contrôler. Il avait perdu le contrôle dès la première flamme qu'il avait réussi à faire apparaître entre ses mains. La sensation de puissance ainsi que l'impression de se transformer en brasier géant l'avait englouti en une seconde, ne lui laissant aucune chance de reprendre ses esprits sans l'intervention de Maggie. Celle-ci l'avait presque noyé pour qu'il revienne à la raison. Depuis il se contentait de faire apparaître de petites flammes pour apprendre à ne pas se laisser submergé par les pouvoirs que dégageait l'élément. Harry n'avait pas voulut essayer les autres éléments pour l'instant. Maggie l'avait approuvé, ce serait plus facile de les maîtriser un à un que tous ensemble.

Harry arriva au niveau d'un parterre de roses et s'agenouilla pour sentir leur parfum. Il repensa à la dernière fois où il avait parlé à Vincent.

~ Flashback ~

Harry arriva au centre d'art martiaux en sachant pertinemment qu'il devrait parlé à Vincent de ce qui s'était passé deux jours plus tôt dans la boite de nuit. Le réceptionniste semblait l'attendre derrière le comptoir quand Harry poussa la porte. Il poussa un soupir et se dirigea vers lui.

- « Est-ce que je pourrais enfin savoir ce qu'il t'as pris l'autre soir ? » exigea Vincent d'une voix colérique. Harry haussa simplement les épaules.

- « Je devais partir, c'est tout ce que je peux te dire. »

- « C'est tout ce que tu peux me dire ?! Tu rigoles là ?! » fit-il, outré.

- « De toute façon, on s'est bien amusé mais je n'ai pas envie de plus avec toi. Désolé. » dit calmement Harry comme si ça ne lui faisait rien et il ne manqua pas l'expression blessée qui apparut sur le visage du moldu.

- « Ah très bien alors. Tu m'excuseras mais j'ai d'autres choses à faire là. » rétorqua Vincent, essayant en vain de contenir la colère et la peine dans sa voix.

Il se leva et disparut derrière la porte des archives mais Harry eût le temps de voir des larmes remplir ses yeux. Il soupira une nouvelle fois, il savait qu'il l'avait blessé mais il n'avait pas le temps pour se laisser distraire ainsi.

- « Si tu veux mon avis, tu viens de faire une grande erreur. » siffla doucement Silas.

- « Je ne te l'ai pas demandé ton avis ! » répondit Harry, froissé. Voyant que Silas ne répondait rien, Harry se dirigea vers son cours, les épaules basses.

~ Fin Flashback ~

Silas n'avait cessé de lui répéter qu'il devait s'excuser et aller s'amuser un peu avec le jeune moldu. Mais Harry n'en démordait pas, il voulait se consacrer à fond sur son entraînement, point barre. Au bout d'une semaine et demi, le serpent avait perdu courage et avait cessé d'essayer de le raisonner. Depuis cette fois, Vincent l'ignorait royalement chaque fois qu'ils se croissaient. C'était son but mais Harry ne pouvait pas s'empêcher d'en être un peu triste. Il se releva en voyant l'heure et reparti vers le château, en essayant de chasser ses sombres pensées.

Shadow l'attendait devant les marches qui menait à la porte d'entrée. Harry s'approcha d'elle et posa la main sur sa tête. Shadow disparût, l'entraînant avec lui. Il eût la sensation bizarre de séparer son corps en mille morceaux puis de se reformer en moins de deux secondes. Quand ils réapparurent, ils étaient au milieu de la salle commune des gryffondors. La pièce était déserte mais elle grouillait tout de même de vie. Harry la parcourue pendant quelques minutes laissant sa main trainer le long des canapés, des tables et des murs. Un fort sentiment de nostalgie l'avait envahi et il eût envie de rester dans cette salle pendant des heures. D'attendre le retour de Ron et Hermione et de voir leur tête quand il leur dirait qu'il était de retour pour de bon.

Harry se secoua mentalement, il n'était pas encore temps pour ça. Il devait devenir plus fort avant de pouvoir revenir ici. Il se rapprocha de sa panthère, près de la cheminée.

- « Shadow, tu peux me transporter dans le dortoir de Hermione. Je ne peux pas monter les escaliers, il y a un sortilège placé dessus. »

La panthère sembla hocher de la tête et se colla contre Harry pour les faire disparaître. Il réapparurent une nouvelle fois. Le dortoir des filles était propre et rangé, aucun vêtement ne traînait à terre contrairement au dortoir des garçons. Harry repéra la malle d'Hermione et se dirigea vers son lit. Il s'arrêta à coté, devant la table de chevet. Il ouvrit le tiroir et trouva des parchemins vierges rangés à coté de plusieurs plumes et bouteilles d'encre. S'aidant de sa magie, il fit venir à lui un parchemin et une plume. Les deux objets s'arrêtèrent en l'air en face de lui. Harry commanda à la plume d'aller se tremper dans l'encre et il lui fit écrire son mot en faisant attention à ce que l'écriture ne ressemble pas à la sienne. La plume s'activa sur le parchemin comme si il y avait un mur derrière pour les soutenir. Une fois fini, il relut et le posa sur la table de chevet. La plume se rangea à coté des autres dans le tiroir et Harry le referma. Il jeta un dernier coup d'œil au dortoir et demanda à Shadow de le ramener au Manoir.


Harry faisait les cents pas dans la bibliothèque, attendant que l'heure passe. Plus d'une semaine et demie s'était déroulée depuis qu'il avait déposé le mot à Poudlard. Il était plutôt fier de l'organisation qu'Hermione avait su donner à l'AD. Cependant, il n'en pouvait plus de voir ses amis se faire torturer tous les soirs. Malgré sa résolution de laisser Ron et Hermione se débrouiller seuls, il ne pouvait plus rester ainsi sans rien faire. Il était évident qu'ils ne pourraient pas se débarrasser du crapaud par eux-mêmes et à ce train là, ils passeront toute l'année dans le bureau d'Ombrage à se faire charcuter la main. Et Harry ne pouvait tout simplement pas ne pas agir. Cela le rongeait depuis quelques jours, depuis qu'Ombrage avait augmenté les retenues.

Le plan était simple : aller la voir et faire en sorte qu'elle ne nuise plus à ses amis. Il ne savait pas encore comment mais il pensait qu'il aurait peut-être une idée sur le moment. Il était plus doué pour l'improvisation que pour suivre un plan établie à la minute près. C'était pour ça qu'il attendait que l'heure du diner à Poudlard arrive. Il jeta un coup d'œil à sa montre, 'plus que 5 minutes' pensa-t-il, dans 5 minutes les portes de la grande salle se fermeront sur les élèves et professeurs en train de manger et Harry pourra ainsi déambuler dans Poudlard à sa guise. Il serra sa baguette dans sa poche qu'il avait prise plus par précaution que par réelle nécessité. Il n'y avait que trois sorts qu'il pensait ne pas pouvoir exécuter sans sa baguette. Il ne les avait jamais essayé, avec ou sans baguette et ne pensait pas en avoir besoin ce soir mais on n'était jamais assez prudent, comme le dirait Silas. Celui-ci était logé autour de son cou, sifflotant tranquillement un air pour passer le temps.

Après ce qui sembla une éternité aux yeux de Harry, il fut enfin temps d'y aller. Shadow les fit rapidement apparaître dans le hall de Poudlard. Harry regarda autour de lui, comme si c'était la première fois qu'il mettait le pieds ici. Son regard s'attarda sur les sabliers géants près du grand escalier et son regard s'écarquilla de surprise en voyant que les gryffondors étaient bon derniers.

- « Bordel mais qu'est-ce qu'ils ont foutu ? » se demanda-t-il à mi-voix.

- « Tu sais, à part Hermione, y'a pas beaucoup de têtes à gryffondor et d'habitude, tu es là pour remonter les points grâce au quidditch. Mais vu la raclée qu'ils ont pris face à serpentard, ça m'étonne pas qu'ils soient derniers. » répondit Silas.

En effet, le match gryffondor/serpentard avait eu lieu quelques jours auparavant et cela avait été un vrai massacre pour les gryffondors. Harry avait pu le voir grâce à Shadow et avait vraiment eu pitié de ses amis. Ginny avait été nommé attrapeuse à sa place mais elle était nettement moins douée que Harry. Et apparemment moins douée que Malfoy également car celui-ci avait attrapé la balle juste sous le nez de la rouquine. De leur côté, Fred, Georges et les attrapeuses étaient d'un bon niveau mais ils n'avaient pas pu rattraper la performance désastreuse de Ron. Le jeune homme n'avait pas été capable de contrer un but de tout le jeu. Harry pensait que Ron avait été pris par défaut, surement était-il le seul à s'être présenté au poste de gardien.

Depuis, les serpentards marchaient dans les couloirs comme s'ils étaient des rois. Et cette impression se renforçait lors des cours de potion où Rogue feignait de ne pas voir ses élèves chéris balancer toute sorte d'ingrédient dans les chaudrons des rouge et or. Même Hermione ratait ses potions désormais. Harry l'avait appris grâce à Ron qui avait fulminé à ce propos dans la salle commune avant hier.

- « C'est tout de même pas ma faute si ils sont derniers ! » s'exclama Harry dont les mots de Silas avait donné l'impression qu'il l'accusait.

- « J'ai pas dit ça. » rétorqua calmement le serpent.

- « Tu l'as bien pensé fort alors. »

- « Pfff, toujours à m'accuser toi ! »

- « Je constate juste un fait. » sourit Harry et Silas poussa un sifflement amusé.

Harry se mit en mouvement, cependant il n'alla pas directement au bureau d'Ombrage. A la place, il se dirigea vers le 2ème étage et plus précisément vers les toilettes des filles.

- « Qu'est-ce que tu fais ? On doit pas attendre Ombrage dans son bureau ? » demanda Silas, interloqué.

- « Si mais avant je dois donner quelque chose à Rogue. »

- « A Rogue ? Pourquoi ça ? » fit le serpent de plus en plus curieux. Harry lui expliqua rapidement ce qu'il avait prévu et hocha la tête. « Ca peut peut-être marché. En tout cas, ça vaut le coup d'essayer. » répondit-il quand Harry lui demanda son avis.

Harry arriva rapidement dans les toilettes et ouvrit l'entrée de la chambre des secret. Il s'y glissa et parcourut rapidement la distance qui le séparait de la chambre. Arrivé dedans, il s'avança vers le centre, se rappelant parfaitement les évènements survenus trois ans auparavant. Le cadavre du basilic se trouvait toujours là, en parfait état, comme s'il n'était mort qu'hier. Harry s'agenouilla à côté de lui et commença à arracher ses crochets. Il en prit quelques uns qu'il déposa dans une sacoche en cuir de dragon. Puis il appela à lui son épée, la métamorphosant en un grand couteau et découpa une vingtaine d'écailles. Enfin, il sortit plusieurs fioles et récolta le sang qui avait coulé. Il plaça les écailles et le sang dans la sacoche, la rétrécit et la rangea dans sa poche. Puis il en sortit une deuxième et répéta l'opération. Quand il eut finit, il garda la deuxième sacoche à la main, s'assurant qu'elle était bien fermée.

Il remonta à la surface et se dirigea vers les cachots. Arrivé devant la salle de potion, il détruisit rapidement le sortilège qui bloquait la porte et entra. Il déposa la sacoche qu'il avait gardé avec lui sur le bureau et sortit une lettre de son jean qu'il déposa à côté de la sacoche. Il espérait vraiment que Rogue prendrait en compte ce qui été écrit dedans et accepterait la proposition. Il allait quitter la classe quand une idée pointa le bout de son nez. Il regarda pensivement l'espace entre les deux rangées de bureau et se concentra sur sa magie. Il fit apparaitre une barrière magique transparente qui empêcherait les élèves d'envoyer des ingrédients dans les chaudrons des autres. Si ils essayaient, l'ingrédient feraient volte-face et plongerait aussitôt dans le chaudron de celui qui l'a lancé. Bon ça marchait dans les deux sens, si les gryffondors tentaient eux-aussi de saboter les potions des serpentards, le sortilège marcherait aussi contre eux mais au moins il n'y aurait plus aucune triche.

Satisfait de lui-même, il quitta les cachots et se rendit rapidement dans la salle de DCFM, prenant soin d'aveugler les tableaux devant lesquels il passait afin que Dumbledore ne sache pas qu'il était venu. Il traversa la salle et entra dans le bureau d'Ombrage. Il ferma la porte et lança un sort de silence autour de la pièce. Le diner était bientôt finit et le crapaud serait là d'ici dix minutes, peut-être quinze. Silas glissa au sol et s'agrandit jusqu'à deux mètres. Shadow prit exemple sur lui et se transforma en panthère.

- « Elle aura peut-être la trouille de sa vie comme ça ! » fit Silas.

Harry hocha la tête. Il examina le bureau d'un rose criard et son regard s'attarda sur les assiettes en porcelaine sur les murs. Elles dégageaient de la magie et Harry n'aimait pas vraiment ça. Ce n'était pas normal qu'une décoration dégage autant de magie. A moins que c'en était pas une … Et quand il vit un des chats sur une assiette sur le point de s'en aller par une chatière dessinée dessus, il ne prit pas la peine de penser. Il lança un sortilège d'explosion, apprit dans son manuel de 7ème année, en prenant soin de ne viser que les assiettes.

- « Pourquoi t'as fait ça ? »

- « Je sais pas, ça me paraissait suspect. » dit Harry avec un haussement d'épaule, en regardant les débris de porcelaine à ses pieds.

Il s'en détourna et commença à fouiller le bureau. Après cinq minutes, il trouva enfin ce qu'il cherchait. Il ouvrit la boite contenant les plumes de sang et la posa bien en évidence sur le bureau. Puis il s'assit sur le siège et attendit le retour du crapaud. Cela ne prit pas longtemps avant d'entendre des talons claquer sur le sol en se rapprochant. La porte s'ouvrit et Ombrage entra. La première chose qu'elle remarqua fut les débris qui entourait la porte, puis leva la tête et eût un couinement de surprise.

- « Potter ? » dit-elle, peu sur d'elle. Ce jeune homme ressemblait au gamin qu'elle avait vu quelques mois auparavant. Cependant, il était bien plus grand et musclé et avait l'air bien plus serein que la dernière fois.

- « Le seul et unique » répondit-il d'une voix froide en se levant. Il fronça les sourcils en l'examinant de plus près. Maintenant qu'il la voyait de ses propres yeux, il eût soudain un flash de son procès. « Je vous reconnais, vous étiez à mon procès cet été ! »

Ombrage sembla retrouver sa verve à ses mots. Elle ferma la porte et sortit sa baguette qu'elle pointa sur Harry.

- « Ah ! Je vous tiens Potter ! Vous ne pourrez pas vous échapper ! » dit-elle triomphalement. « Je vais enfin pouvoir vous apprendre les bonnes manières ! »

- « Je pense que vous trompez, professeur Ombrage. C'est vous qui ne pourrez pas vous échapper. » dit calmement Harry et la baguette d'Ombrage quitta sa main et traversa rapidement la pièce pour atterrir dans la main de Harry.

Au même moment, Silas et Shadow apparurent chacun d'un côté du bureau où ils s'étaient cachés. Ombrage poussa un cri d'épouvante en les voyant s'avancer vers elle. Elle leva les yeux vers Potter qui avait agrippé sa baguette à deux mains. Quand il fut sûr qu'Ombrage le regardait, il brisa sa baguette en deux puis brûla les deux morceau grâce aux éléments. Voyant cela, Ombrage essaya de fuir mais elle eût à peine le temps d'entrouvrir la porte que celle-ci se referma en claquant et elle entendit le clic bien connu du collaporta. Elle se retourna vers Harry qui avait fait le tour du bureau, se tenant ainsi au milieu de ses deux animaux.

- « Qu… qu'est-ce que… que v-vous v-voulez Po-Potter ? » bégaya-t-elle, terrorisée.

- « Oh c'est simple : venger mes amis. Vous savez, ceux que vous torturez depuis plus d'un mois. » expliqua-t-il puis il envoya Ombrage contre le mur, les mains des deux côtés de sa tête, la retenant avec des liens invisibles.

Pour l'occasion, il laissa sa magie remplir la pièce, faisant suffoquer Ombrage par la même occasion. Il la retira un peu quand il vit qu'elle ne pouvait plus respirer face à la puissance de Harry. Il s'avança vers elle, prenant une plume dans la boîte au passage et s'arrêta à quelques centimètres d'elle. Il observa pendant quelques secondes son visage rempli par la peur. Puis, sans prévenir, il enfonça brutalement la plume dans la paume gauche de la femme. Celle-ci cria de douleur, les yeux fermés et une horrible grimace sur le visage. Harry l'agrippa par la gorge, la forçant à le regarder, satisfait de voir des larmes couler de ses yeux.

- « Oh désolé, ça fais mal peut-être ? » fit-il semblant d'être désolé, puis il continua, sa voix augmentant de plus en plus : « Cette douleur n'est surement rien comparé à ce qu'ont enduré Ron, Hermione, Neville et les autres à cause de vous ! »

Il la relâcha, ne supportant pas de la toucher et essuya sa main sur son pantalon, dégouté. Il lui laissa quelques minutes pour retrouver ses esprits, mais alors qu'il allait parler, Ombrage prit la parole.

- « Vous auriez du être hors d'état de nuire, il y a bien longtemps Potter. J'aurais du envoyer plus que deux détraqueurs à vos trousses. » dit-elle, pantelante mais satisfaite de voir la surprise s'inscrire sur les traits du jeune homme.

- « C'était vous ? Vous avez essayé de me tuer ? »

- « Peut-être pas de vous tuer, mais de vous faire taire… Vous êtes une menace pour la société ! Je ne pouvais pas vous laisser ruiner la réputation de Cornélius pour un simple caprice ! »

- « Un simple caprice ?! » s'exclama Harry, n'en croyant pas ses oreilles. Puis il sourit. « Vous êtes décidément idiote, n'est-ce pas ? »

- « Est-ce qu'une idiote aurait réussi à faire entrer des plumes de sang dans Poudlard. Si vos amis ont souffert, c'est uniquement de votre faute Potter ! »

Harry perdit son sourire et reprit sa prise sur la gorge d'Ombrage, en serrant un peu.

- « Fermez-la ! » ordonna-t-il d'une voix forte en serrant un peu plus.

- « Harry, fais attention, tu vas la tuer ! »

Mais Harry n'entendit pas Silas. Le sang battait à ses oreilles. Il était furieux et une petite voix sifflante s'était immiscée dans sa tête.

Regarde cette femme. Elle a torturé tes amis. Ne veux-tu pas lui faire payer ?

Bien sur qu'il voulait qu'elle paye. Il était ici dans cet unique but, pensa-t-il en regardant Ombrage essayer d'aspirer de l'air.

C'est un monstre, une abomination ! Ce genre de personne ne mérite pas de vivre ! Elle ne mérite pas de vivre !

Il avait l'impression que sa tête pulsait de l'intérieur.

- « …ry ! »

Si tu la tue, elle ne pourra plus jamais torturer tes amis !

Un bourdonnement dérangeant résonnait à ses oreilles.

- « …arry ! »

Tues-la !

Oui, il devait la tuer ! C'était la seule solution !

- « Harry ! »

Harry cligna des yeux, ayant l'impression de sortir d'un lac où on l'aurait plongé de force. Il regarda Ombrage qui avait prit une teinte violette. Puis il se rendit compte qu'il avait sorti sa baguette et que le bout de celle-ci, pointée vers le visage d'Ombrage, luisait d'une étrange lueur verte. Il relâcha un peu son emprise sur Ombrage, lui permettant ainsi de respirer et laissa tomber sa baguette. Le bruit qu'elle causa en tombant et les halètements de Ombrage était les seuls bruits présents dans la pièce. Le bourdonnement avait disparu.

- « Putain, qu'est-ce qui t'as pris ? T'étais sur le point de la tuer ! » cria Silas.

- « Je… Je sais pas… » souffla Harry, fixant sa main qui avait tenu sa baguette. Il ne s'était pas rendu compte qu'il l'avait sorti de sa poche.

Il leva les yeux vers Ombrage. Oui, cette femme était ignoble. Mais à sa connaissance, elle n'avait jamais tué personne. Alors elle ne méritait pas de mourir. Selon lui, seul les meurtriers devaient mourir. Il savait très bien que s'il se retrouvait face à Pettigrow ou à Lucius Malfoy, il n'aurait aucun scrupule à passer à l'acte. Parce que ces gens aimaient tuer, ils ne s'arrêteraient jamais et les envoyer en prison ne changerait rien. Mais Ombrage n'était pas une meurtrière. C'est une folle dingue obsédée par le pouvoir.

- « Désolé, Silas, je ne sais pas ce qui m'a prit. »

- « C'est rien. Finis ce que pour quoi tu es venu ici et partons ! »

Harry reprit ses esprits. Ombrage ne méritait peut-être pas de mourir mais elle devait quand même payer pour ce qu'elle avait fait. Et il venait juste de trouver comment. Ombrage était une folle dingue, alors il allait la rendue encore plus folle. Il se concentra alors sur elle. Il la tenait encore par la gorge et il remarqua les marques que sa main avait laissé sur sa peau. Il les effaça à l'aide de sa magie. Il fut surprit par la simplicité de la chose. Sa colère avait semblait rompre un blocage en lui et sa magie lui semblait encore plus accessible qu'avant. Il plongea ses yeux dans ceux d'Ombrage qui ne cessait de couiner de peur depuis qu'Harry l'avait presque tué.

Il entra facilement dans son esprit qui ne possédait aucune barrière. Il scanna rapidement ses souvenirs, constatant qu'effectivement, elle n'avait jamais tué personne. Cependant elle était loin d'être une sainte. Elle avait torturé, menacé, fait chanté des tas de personnes afin d'arriver à sa place de sous-secrétaire. Un à un, il prit les souvenirs et les effaça. Pendant une demi-heure, il resta plongé dans sa tête à effacer toute sa vie, ne laissant qu'un énorme sentiment de peur à l'intérieur d'elle. Elle ne récupérera jamais ses souvenirs et vivra le reste de sa vie dans la peur. Elle deviendra folle en quelques jours et sera hospitalisée toute sa vie.

Quand il eût finit, il sortit de sa tête et la lâcha complètement. Elle s'était évanouie pendant le processus qui avait surement était douloureux. Elle serait tombée au sol si sa main n'était pas fichée au mur.

- « Qu'est-ce que tu lui as fait ? Elle n'arrêtait pas de crier jusqu'à ce qu'elle s'évanouisse. »

- « Je lui ai effacé toute sa vie. »

- « Hum… pas mal. Mais on va devoir parler toi et moi. T'étais pas dans ton état normal tout à l'heure. » dit Silas en rétrécissant et en montant sur Harry pour entourer son poignet.

- « Oui je sais. » soupira Harry en se rapprochant de Shadow qui était resté à la même place depuis le début.

Lui aussi se posait des questions mais mieux valait rentrer au Manoir pour essayer d'éclaircir tout ça. Il fit disparaître les débris de porcelaine, puis posa la main sur sa panthère et ils disparurent, ne laissant aucune trace derrière eux à par le corps avachi de Ombrage, toujours collée au mur.