Bonsoir à toutes

Avec retard une fois de plus je vous livre ce dernier et court chapitre, l'épilogue

Je déteste les fins

On se retrouve en bas. Bonne Lecture

Disclaimers : Les personnages de Twilight appartiennent bien sur à Stéphanie Meyer.


Chapitre 17 Épilogue

Partie un : Un repas et des cartons

Seattle/ De Nos jours

POV Bella.

Je n'aurais jamais pensé que quelqu'un puisse être aussi bavard qu'Alice.

Elle avait tenu promesse. A 15h00 précise, elle frappait à ma porte et jetait ses bras fins mais solides autour de mon cou pour me saluer. Son enthousiasme et sa familiarité me firent plaisir après la froideur que Rosalie avait manifesté hier soir dans la cour de l'école.

J'étais allée chercher Jasper et j'avais tenté de m'excuser auprès d'elle de mes paroles dures même si je ne regrettai pas ce que j'avais dit. Rosalie m'avait lancé un regard froid avant de me tourner le dos.

Je la connaissais, j'aurais dû me douter qu'elle ne céderait pas ainsi.

J'avais alors confié Jasper à Jacob qui surveillait la cour avant de me lancer à la poursuite de mon amie. Dans ses yeux j'avais pu lire alors la peur, le regret et toujours cette satanée fierté. Incapable d'en dire plus dans cette cour d'école, je l'avais alors simplement invitée à ma soirée avec Emmett. Elle n'avait pas répondu mais je savais qu'elle viendrait.

Elle avait toujours été là pour moi. Depuis dix ans.

Elle sera là. Tout à l'heure. J'en suis certaine.

Si je survis aux questions sans fin d'Alice.

La sœur d'Edward s'était assise sur le comptoir de la cuisine dès son arrivée. De son poste d'observation elle me parlait depuis une heure. Je la regardais du coin de l'œil tout en finissant de couper les légumes qui constitueraient mon gratin. Elle était splendide et simple à la fois, vêtue d'un simple jean et d'un chemise noire, j'avais l'impression d'avoir une adorable gravure de mode dans ma cuisine. Ou un moulin à paroles. La tête me tournait un peu et pourtant j'avais l'habitude du bruit et des bavardages : une classe d'une trentaine d'enfants d'une dizaine d'années n'était pas un lieu particulièrement calme.

- Tu es d'accord n'est-ce pas ? me demanda-t-elle soudain.

De quoi parlait-elle ? J'avais décroché depuis un moment déjà. Les qualités de Jazz je les connaissais et la description minutieuse de leur première soirée lundi soir m'avait intéressée. Celle de mardi aussi certes : Jazz avait apparemment décidé de passer à la vitesse supérieure et ils avaient diner tous les deux chez lui. Alice était courageuse. Elle ne connaissait pas les dons culinaires de mon ami.

Elle avait apparemment apprécié, ce qui me faisait penser que Jazz avait dévalisé le traiteur italien du coin de sa rue. Mais j'avoue que j'avais perdu le fil de la conversation quelque part entre le « il est sublime en pantalon noir » et « j'aime ses mains ». Jazz n'avait aucun souci à se faire : Alice Cullen était totalement accro à mon ami. Et je devais avouer à la petite sœur d'Edward que je n'avais pas écouté.

Je soupirai doucement.

- Excuse-moi Alice …D'accord pour quoi ?

- Oh tu ne m'écoutes plus ! Manger chez mes parents demain ! Je veux leur présenter Jazz et j'aimerais que tu sois là.

Je rougis un peu.

- Rencontrer tes parents ? Demain ?

Je cherchai à gagner un peu de temps. Ne sachant par où commencer.

Elle descendit alors souplement de son perchoir et s'approcha rapidement de moi, m'examinant avec attention.

- Bella tu n'es pas attentive ! Je veux bien passer outre mais en plus tu me caches quelque chose ?

Son regard scrutateur me fit presque peur mais Edward et moi avions décidé d'annoncer notre décision ensemble. Donc Alice attendrait.

- Que veux tu que je te cache. Je réfléchis, c'est tout ! Rose est encore convalescente, lançai-je d'une voix que j'espérais assurée.

Mauvaise mère qui se sert de sa fille pour se tirer d'un mauvais pas

Alice fronça son joli petit nez et recula d'un pas me permettant de reprendre ma respiration.

- Alors tu viendras ou pas ?

- Je te donnerais ma réponse à la fin de la soirée. Promis. Jazz a dit oui lui ?, questionnai-je, espérant changer de sujet discrètement.

- Bien sur, il semble un peu inquiet. Sans aucune raison. Mes parents sont la gentillesse incarnée. Ils ont dû nous adopter Edward et moi. Ou alors il y a eu échange de bébés à la maternité.

Elle sembla réfléchir un peu à sa supposition farfelue avant de reprendre en secouant ses mèches brunes.

- Quoique une fois c'est possible mais le hasard d'un échange ne tomberait pas deux fois sur la même famille ? Carlisle, mon père est médecin et Esmée, ma mère est peintre et décoratrice… mais tu sais tout ca déjà ? Tu connais Edward depuis longtemps ? Il t'a déjà présenté à nos parents ?

Un peu perdue par son débit rapide et par les informations qui sortaient de sa jolie bouche à une cadence infernale, je cherchais à reprendre le fil de la conversation pour lui répondre.

- Non Alice , nous étions jeunes quand nous nous sommes connus.. On ne présente pas ces copains de fac à ses parents.

- Humm peut-être. Tu sais …

Elle semblait pensive… Je la regardais caresser du doigt le dessus marbré du comptoir, elle ne me regardait pas et je me méfiai soudain de ce qu'elle allait me dire.

- Oui Alice ?

- J'ai connu Tanya.

Je ne dis rien. J'attendais qu'elle poursuive me contentant de l'observer en silence. Je me sentis soudain très froide.

- Elle est venue à la maison. Deux fois…Une fois avant la naissance de Garrett et une autre quand il avait quelques mois. Je la haïssais et je détestais voir mon frère aussi malheureux. Je ne l'ai jamais vu aussi … désespéré qu'à cette époque.

J'avais la gorge serrée en me remémorant les mots d'Edward. Je savais qu'il avait cherché à cacher sa douleur.

- C'était une garce finie. Je suis contente qu'il l'ait virée et j'espère qu'il ne fera pas le con avec toi, conclut-elle.

Maline la guêpe.

Un changement de conversation s'imposait

- Alice..quand j'aurais quelque chose à te dire je te le dirais… mais pour l'instant je dois ouvrir le four alors pousse-toi de mon plan de travail.

Il nous fallut encore une heure pour finir de préparer le repas et quand Alice eut compris qu'elle ne tirerait rien de moi, elle consentit alors en rigolant à m'aider et tout se passa agréablement. Les Cullen avaient un don pour se lier et rendre les gens heureux autour d'eux.

Tout était prêt pour accueillir mes invités. Je montai ensuite à l'étage voir Rose qui avait fait la sieste pendant que Jasper jouait tranquillement. Ils se préparaient en se chamaillant chacun voulant l'exclusivité de Garrett. Elle était sortie la veille de l'hôpital et était encore un peu fatiguée. J'avais hésité à leur parler, à respecter la décision que nous avions prise Edward et moi. Mais ce samedi matin lorsque mes deux petits monstres m'avaient rejoint tous les deux dans mon lit, j'avais abordé LE sujet.

J'étais maintenant pleinement rassurée. Ils avaient été enthousiastes, avait posé plein de questions et l'avenir s'annonçait de plus en plus clair.

- Rose ! tu comprends pas c'est un garçon il doit jouer avec moi. Il n'aime pas les jeux de filles, commença Jasper, sûr de son fait.

- C'est même pas vrai. A l'hôpital il a joué avec mes petits poneys et puis je suis malade, la fête est pour moi. Donc il joue avec moi. Répliqua Rose, prête à pleurer.

Je les regardai un peu désarmée. C'était une des premières fois que je les voyais se disputer ainsi. Généralement quand Jasper voulait quelque chose Rose lui abandonnait avec plaisir et la réciproque était presque toujours vraie. Je commençais à m'inquiéter. Mes projets d'avenir ne seraient peut-être pas aussi simples que prévu.

Soudain Jasper, assis sur le sol, sauta sur ses pieds et alla embrasser la joue de sa sœur.

- On jouera avec lui tous les deux. Il sera notre grand frère à tous les deux et il partagera son temps, dit-il doucement.

Mes enfants me surprendraient toujours. Je les serrai tous les deux un moment contre moi avant de redescendre rapidement car la sonnette de la porte d'entrée avait retentie.

Fortement. Plusieurs fois

Emmett. Et Rosalie.

J'étais heureuse, je savais qu'elle viendrait ! J'ouvris alors la porte avec un peu trop de vivacité, pour tomber presque dans les bras d'Emmett. Il était prêt à sonner une fois de plus. Je croisai les yeux de mon amie et après avoir embrassé le grand enfant qui lui servait de mari je me précipitai sur Rosalie.

- Désolée !

Nous avions parlé en même temps et nous éclatâmes de rire, sous les yeux ébahis d'Emmett et d'Alice qui sortait du salon.

- Rosalie, je n'aurais jamais du te dire cela. Tu seras toujours mon amie.

- Je sais bien Bella ! C'est moi qui ai dit des conneries. Tu sais ce que tu fais, j'en suis sure. Tu passes ton temps à trop réfléchir d'ordinaire alors pour une fois que tu fonces j'aurais pas du me plaindre.

Emmett secoua la tête.

- Les filles je comprends rien à votre charabia. On pourrait rentrer ? j'ai…

- ...faimmmmmmmm ! On sait Emmett.

Encore une fois nous étions synchrones.

- T'as vu Alice ! Elles se moquent de moi, fit Emmett en prenant la sœur d'Edward à témoin, je vis cela depuis dix ans.

Pour le coup, Alice éclata de rire avec nous.

Nous allions rentrer dans la maison quand la voiture de Jazz se gara à son tour devant chez moi. Il n'eut pas le temps de descendre de sa Toyota qu'Alice passa devant nous se baissant à peine pour passer sous le bras d'Emmett. Elle courut se blottir contre Jazz qui la reçut avec un sourire heureux et embarrassé à la fois. Il nous regardait tout en embrassant le front du petit lutin brun si tactile. Jazz si réservé et si lent à se lier, semblait parfaitement bien avec elle. Je surveillai Rosalie du coin de l'œil. Son sourire était un peu crispé, mais elle était calme et ne dit rien lorsque les deux nouveaux amoureux s'approchèrent de nous et entrèrent chez moi à ma demande.

J'étais soulagée. Un débordement de plus sur le pas de la porte et mes voisins allaient demander mon déménagement. Ce qui ne me gênerait pas énormément.

Rosalie s'assit sur le canapé beige traînant Emmett derrière elle. Il attrapa cependant, avant de s'asseoir à coté de sa femme, une petite coupe de cacahuètes que j'avais disposée sur la table basse.

Jazz après m'avoir embrassé et ainsi que sa sœur, s'assit à son tour le fauteuil tandis qu'Alice prenait place sur l'accoudoir de celui-ci. Ils affichaient tous deux un sourire éclatant et leur lien au grand jour.

- Bon eh bien c'est clair apparemment Jazz, dit Rosalie, tu t'es enfin décidé à me présenter ta petite amie.

- Présenter est un grand mot, tu la connais depuis une semaine au moins.

- Peut-être mais tu m'as rien dit.

- Peut-être que j'avais besoin de temps et toi aussi. Alice et moi c'est … important. Alors laisse-lui une chance.

Jazz ne parlait pas souvent mais quand il parlait sa sœur l'écoutait.

- Si tout le monde me dit de laisser une chance à Alice. Je vais faire un effort. De toute façon ca m'arrange, poursuivit Rosalie en haussant les épaules.

Nous la regardions tous un peu surpris de sa remarque.

- Ben oui, elle te tiendra occupé pendant ma grossesse commenca Rosalie avec un sourire malicieux, elle se retourna en direction d'Alice pour continuer, Je me souviens que Jazz avait été infernal quand Bella attendait les petits. Je ne vais pas revivre ça grâce à toi Alice. Donc merci.

Emmett rigola en serrant sa femme contre lui l'embrassant sur le front.

- Tu te souviens qu'il l'a forcée à aller à l'hôpital pour accoucher 4 fois le dernier mois ? dit-il

- Tu ris maintenant Emmett, on en reparlera dans 7 mois …conclut tranquillement Jazz.

Soudain Jasper fila devant nous en courant suivi de peu par Rose qui allait nettement moins vite mais ne nous accorda même pas un regard. Ils se dirigeaient tous les deux vers la porte d'entrée et je devinai qui se trouvait derrière.

Mon cœur accéléra et j'essuyai rapidement les mains moites sur mon jean avant de suivre mes enfants. Garrett était déjà rentré dans le hall et parlait à voix basse avec les jumeaux. Je jetai un bref coup d'œil à Edward debout derrière lui qui regardait lui aussi nos enfants. Jean bleu clair et chemise blanche. Comme il y a dix ans. Comme le premier jour. Il leva la tête comme s'il avait senti ma présence et son regard me brula.

Nous ne nous étions pas revu depuis deux jours. Je voulais me précipiter vers lui et je savais qu'il en était de même pour lui.

Ses lèvres se relevèrent doucement, dessinant ce demi-sourire charmeur que j'aimai tant.

Difficilement je délaissai l'objet de mes désirs pour me baisser vers Garrett qui réclamait mon attention.

Il m'attrapa par le cou pour me parler à l'oreille :

- Papa m'a raconté. Je suis super content. J'aime …ça. Tu pourras toujours être ma maitresse d'école ?

Edward avait tenu parole. Comme moi il avait parlé avec son fils. Même si ses messages m'avait rassurée sur la façon dont Garrett avait pris les choses, l'entendre et voir la joie briller dans ses yeux verts était encore mieux.

- Bien sur … pour cette année en tout cas …répondis-je en lui caressant les cheveux après l'avoir embrassé.

Le sourire éclatant du fils n'avait rien à envier à celle de son père.

Puis il s'éloigna à l'intérieur de la maison à la suite de Rose et Jasper. Edward et moi étions seuls l'un devant l'autre. Il s'approcha en même temps que moi et se pencha sur moi, ses lèvres caressèrent ma joue et frôlèrent ensuite rapidement mon cou laissant une brulure sur ma peau. Mes mains avaient agrippées sa taille indépendamment de ma volonté.

Nos amis étaient assis à quelques mètres et nous avions décidé d'attendre un peu.

Je soupirai de frustration et Edward s'écarta doucement en grimaçant un peu lui aussi. Je laissai mes bras tomber le long de mon corps ressentant physiquement la séparation comme une amputation. J'avais besoin de sa présence près de moi comme un drogué avait besoin de sa dose d'héroïne. Cette dépendance me prenait au dépourvu et me fit perdre mes moyens. Nous restions face à face sans rien dire, nous dévorant des yeux, hésitant à nous rapprocher.

- On rentre ? dit-il après quelques secondes ou minutes.

- Non on part et on les laisse se débrouiller? Répondis-je sur le même ton peu enthousiaste.

Il rit franchement et posa alors sa main sur mon dos pour me pousser vers mon salon.

- Non la fuite, c'est terminé, chuchota-t-il derrière moi tout contre mon cou, son souffle tiède sur ma peau faisant bouillir mon sang.

Rosalie et Alice tournèrent la tête vers nous lorsque nous entrâmes ainsi l'un derrière l'autre. La même expression intriguée peinte sur leur visage. J'en aurais ri si je n'avais compris que maintenant j'aurais droit à deux interrogatoires.

Je préférais retarder l'échéance en proposant à mes amis de passer à table.

- Jazz, tu viens m'aider à la cuisine, Edward et Alice allez chercher les enfants s'il vous plait. Rosalie tu surveilles qu'Emmett ne manges pas tout, imposais-je alors rapidement afin de reprendre les rênes de la situation avant qu'elle ne m'échappe.

J'éloignai ainsi de moi la présence troublante d'Edward et me préservais des questions de mes deux amies.

Grace aux bavardages des enfants le repas fut animé et joyeux. Je me sentais calme et heureuse même si Edward me taquinait en laissant sa jambe frôler la mienne sous la table ce qui avait pour résultat de faire accélérer mon cœur de façon inconsidérée.

Perdue pour perdue, je me vengeai en me penchant devant lui plusieurs fois, afin de repartir les plats sur la table. Son raclement de gorge soudain ainsi que la crispation de ses doigts sur sa cuisse me récompensèrent de ma maitrise de moi lorsque je sentais ma poitrine frôler son épaule.

Nous devions cependant rester sages. Je respirais mieux lorsque les enfants eurent finis leur gâteau au chocolat et demandèrent la permission d'aller jouer dans la chambre de Jasper.

Nous reprîmes nos places dans les fauteuils du salon, Edward s'asseyant à coté de moi, sous bras négligemment posé derrière ma tête sur le dossier du canapé. La chaleur de son corps à proximité du mien ne m'aidait pas à me détendre pour la conversation qui nous attendait. Alice servit le café puis s'assit à son tour en face de moi. Elle me regardait fixement.

- Alors ? commença-t-elle.

- Alors quoi ? fis-je semblant ne pas comprendre.

Le trac me paralysait un peu et je me raidis dans le siège. Edward sentit ma gène et du bout des doigts me massa discrètement le cou.

Alice soupira.

- Tu m'as promis que tu me dirais à la fin du repas si tu acceptes de venir manger chez mes parents demain !

Elle tapait déjà du pied d'impatience et cela me fit sourire.

- Edward ! Dis-lui d'accepter ! Esmée est folle de joie d'avoir deux nouveaux invités. demanda alors Alice à son frère.

- Désolée Alice je ne lui dirais pas cela. Bella n'ira pas chez nos parents demain. Jazz non plus d'ailleurs.

Jazz qui discutait avec Emmett se tourna vers Edward lui lançant un regard interrogateur.

- Je ne comprends pas, répliqua Alice furieuse

L'homme de ma vie opposa à sa sœur un sourire calme et posa sa main sur mon épaule.

- Jazz a une autre occupation demain. Même s'il ne le sait pas encore. Lui répliqua tranquillement Edward.

- Tu pourrais arrêter de parler par énigmes maintenant Eddy ? demanda alors Emmett intervenant dans notre conversation.

Je pris à mon tour la parole, tentant de garder un air calme malgré la tension qui m'habitait.

Jazz m'a juré un jour d'être toujours là pour moi et demain j'ai besoin de lui … et de toi aussi Emmett, d'ailleurs, commencai-je avant de m'arrêter un peu inquiète de leurs réactions.

Toi et Jazz allez m'aider demain à porter les cartons et les meubles de ma nouvelle colocataire ici présente. Rosalie et toi, Alice vous allez l'aider à faire ces satanés cartons le plus vite possible. Esmée est au courant et elle viendra au ravitaillement avec Carlisle à midi. Nous voulons que tout soit prêt demain soir. Nous avons perdu assez de temps comme cela.

Les paroles d'Edward qui avait pris le relais entraînèrent le silence dans la pièce. Les regards d'Alice et de Rosalie erraient des mains d'Edward sur ma taille à la mienne qui serrait nerveusement sa cuisse.

Je relâchai immédiatement celle-ci rougissant légèrement

Puis la voix de Rosalie qui venait de comprendre retentit, elle me fixait, les yeux étincelants de plaisir. Dans le brouhaha des réactions joyeuses de nos amis, j'entendais uniquement sa réaction de bonheur

Je te l'avais prédit il y a 10 ans que ce type était celui qu'il te fallait !

Elle avait raison : Edward et moi avions mis du temps à le comprendre mais nous comptions bien nous rattraper

ooOoo

Partie 2 Et si tout recommencait ?

Seattle 10 ans plus tard.

Il pleuvait à torrents ce jour là. Rien de bien surprenant mais tous auraient préféré avoir un peu plus de soleil en ce mois d'octobre.

Les étudiants se pressaient sous l'auvent central. C'était le seul coin abrité de cette partie du campus.

Les étudiants en médecine étaient regroupés. Comme toujours. Pour se protéger de la pluie mais aussi car beaucoup ne quittaient pas des yeux le petit groupe de jeunes filles de la faculté de Lettres qui n'étaient pas encore entrées en cours. Encore et toujours se jouait la scène de l'éternel attrait de littérature pour la Science ou plutôt des jeunes gens pour de quelques jeunes filles libres et rieuses.

Le jeune homme pensif dont les cheveux blonds luisaient sous la pluie, restait silencieux. Il venait d'arriver, en retard comme souvent, ayant déposé ses frères et sa sœur à l'école et au lycée. Mais pour rien au monde il n'aurait loupé l'instant ou elle arriverait.

Il était heureux. Sa deuxième année commençait bien. Il habitait toujours avec ses parents et cela lui convenait très bien. Sa mère enseignait depuis peu à la faculté de lettres justement et il devait passer la voir après les cours pour lui transmettre un message de son plus jeune frère âgé de 3 ans à peine qui avait dessiné un truc incompréhensible pour elle.

Il sourit cela serait un bon prétexte pour essayer d'aborder celle qui l'intéressait. Qui sait c'était peut-être une des élèves de sa mère.

Oui surement.. si il osait.

Il soupira et regarda une dernière fois le groupe de jeunes filles avant de se décider à rentrer, il croisa alors son regard. Elle se tenait un peu à l'écart comme souvent. Elle portait un jean simple et un pull blanc assez moulant et un coupe-vent rouge. Elle avait croisés ses bras sur sa poitrine pour se protéger du froid. Elle ne ricanait pas bêtement comme les autres, se contentant de le dévisager tranquillement comme si elle attendait quelque chose. Il lui fit un petit sourire comme tous les jours depuis un mois avant de se tourner vers son amphi.

Elle était jolie. Une jolie petite brune aux yeux noirs. Pas du tout son type... Et pourtant il savait qu'il l'avait déjà dans la peau.

Il se passa la main dans les cheveux.

Et si….

- Garrett, tu viens ?

La voix de son père le fit revenir sur terre. La porte de l'amphi de Médecine venait de s'ouvrir et tous les autres étaient déjà entrés. Il avait oublié que celui-ci serait la aujourd'hui pour présenter son expérience de médecin humanitaire. Il fit la grimace Il connaissait le sujet par cœur.

Edward avait observé son fils pendant quelques minutes avant de l'interpeller et il avait repéré la jeune fille qui apparemment fascinait le jeune homme

Un souvenir vieux de près de vingt ans lui revint à l'esprit et il ne put s'empêcher de rire en tapant sur l'épaule du grand jeune homme qu'était devenu Garrett. Presque aussi grand que lui. Et aussi idiot avec les filles.

Il souhaita qu'il ne perde pas dix ans pour connaitre le bonheur que Bella et lui avait maintenant.

Papa arrête ça. Parfois t'est aussi lourd qu'Oncle Em', râla Garrett.

Surement ! Mais fais attention, c'est génétique en plus. Dis-moi, elle a l'air très bien cette fille, rigola Edward en entraînant son fils à l'intérieur.

Je ne dirais rien ! Pas question de subir vos questions. J'ai une famille de dingues se plaignit Garrett en souriant à son père.

Ils riaient tous les deux en pénétrant dans le bâtiment.

Sans trop savoir pourquoi, Bree se retourna à ce moment-là. Son cœur fit un bond dans sa poitrine et elle observa troublée les deux hommes jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans le hall. Ils étaient si semblables, si complices.

Elle était fascinée depuis un mois, par le plus jeune : sa haute et large stature, son air détaché et rieur qui pouvait devenir profondément sérieux quand il ne se savait pas observé et ses yeux verts émeraude qu'elle sentait souvent sur elle.

Elle était agacée une fois de plus son petit sourire mi-moqueur, mi-contrit l'avait troublé.

Jamais un homme n'avait éveillé en elle autant de sentiments.

Et si le destin ne le mettait pas devant elle aujourd'hui. Elle était bien décidée à mettre les chances de son côté dès demain.

FIN


Et voilà ...

Aujourd'hui fut une journée un peu...particulière pour plein de raisons

D'abord...pour situer le contexte mon acteur préféré.. tourne pas très très loin de chez moi et ca meperturbe un peu...

Ensuite j'ai eu une discussion assez ..troublante...

Enfin j'ai ecris et publier cet épilogue.

Franchement je ne sais pas si il y aura d'autres fics par la suite.

Alors je voudrais remercier celle sans qui tout cela ne me serait pas arriver avec .. par ordre d'arrivée à l'écran comme on dit mlca66, Louise Malone, Tied... ma Tied ... , Chrys et Manelor les deux betas (qui n'ont pas relu ce chapitre je vous rassure : les fautes sont entièrement les miennes !)

Et puis toutes les autres auteures (Estl, Debby, Chic Tess, Laura...) et lectrices (lisa, Eva..) toutes celles qui me lisent me suivent et envoient des reviews.

J'ai gagné pas mal de confiance en moi et cela change ma vie

Kiss

Nic Cullen15000