NdlA

Voici donc comme promis, la suite de Will you smile for me ? en français ! Yipee !

Je vous explique rapidement le concept, quelques scènes de la série (purs moment de Sterek évidemment) que je prend ça et là pour les réécrire à ma sauce. Vous allez revoir ces scènes à travers mon regard de fan de Sterek inconditionnelle !

Il y aura en plus quelques chapitres que je qualifierais de « bonus » qui seront totalement issus de mon imagination (généralement ça veut dire que je n'arrive pas à trouver l'inspiration avec les vrais extraits d' épisodes).

Petit détail, dans la version originale de l'histoire j'ai repris les dialogues exactement comme ils étaient dans la série. Seulement voilà, je n'ai pas vu la version française officielle, donc pour la VF de la fic, ce sera traduction personnelle (à moins que quelqu'un me trouve un script?) donc désolée si ça vous embête mais j'y peux rien !

La longueur de cette fic est encore indéterminée et dépendra totalement de l'inspiration que je peux avoir. Il se pourrait même que je la termine pour finalement poster de nouveaux chapitres après 1 an qui sait ! Mais en tout cas, je ne vais pas créer de suspense insoutenable à la fin d'un chapitre si je ne suis pas certaine d'apporter un dénouement très vite (sauf si je deviens franchement sadique...).

Enfin bref, cette explication n'était absolument pas rapide ! Maintenant, place au chapitre !

Chapitre 1

La première fois que je l'ai vu, il marchait sur ma propriété familiale avec un autre garçon de son âge.

Au début je les entendais seulement mais c'était suffisant pour que je décide qu'il était du genre énervant voire franchement exaspérant. A toujours essayer d'être drôle. Mais sa voix était agréable. Douce, avec un petit quelque chose qui faisait que je voulait encore l'entendre.

Ils étaient – enfin surtout lui – en train de parler de la lycanthropie. Et cela attisa ma curiosité.

Pourquoi ce sujet ? Comment en avaient-ils entendu parler ? Et surtout, qu'en savaient-ils ?

Étaient-ils conscients que les loups-garous existaient réellement, et que l'un d'entre eux se trouvait à à peine plus de 15 mètres d'eux au moment même où ils parlaient ?

Puis le vent changea, portant vers moi leurs odeurs.

L'une d'elles était agréablement sucrée et légèrement acidulée, cela me rappelait la citronnade – et j'aimais beaucoup la citronnade... c'était mon pécher mignon en fait. Je ne sais pas comment, mais j'ai deviné que cette senteur était celle du bavard. J'avais du pensé qu'il devait avoir un parfum aussi entêtant que sa voix. Je me demandai alors s'il avait aussi goût de citronnade... avant de décider de ne pas m'attarder sur cette pensée.

Je ne fis pas vraiment attention à l'autre odeur, légèrement musquée et boisée, avant de remarquer la pointe spécifiquement canine qui la caractérisait. Cela faisait un long moment que je ne l'avais plus sentie sur quelqu'un d'autre que moi et c'était clairement une odeur de loup-garou.

C'était cette même odeur, sans la partie loup, que j'avais sentie sur l'inhalateur de Ventoline trouvé la nuit précédente. C'est à ce moment que je compris.

Cette nuit là, j'avais poursuivi un alpha inconnu. Il courait trop vite pour moi et m'avait facilement distancé, mais sa piste m'avait mené jusqu'à cet inhalateur. Il n'était pas difficile de comprendre que ce garçon avait été mordu au cours de cette nuit.

Ils se rapprochaient de moi, et enfin je pus les voir.

Je ne remarquai même pas celui avec les cheveux mi-longs. Mon regard fut immédiatement attiré par l'autre adolescent. Je n'y pouvais rien, c'était comme un étrange magnétisme.

Il avait la peau lisse. Il était pâle mais pas d'une blancheur maladive. Il avait un teint plutôt uni et des grains de beauté constellaient son visage. Ses vêtements larges n'empêchaient pas de deviner un corps était mince mais athlétique.

Il sursauta en me voyant et donna un léger coup dans l'épaule de son ami – qui, je le remarquai tout juste, était accroupi sur le sol – afin d'attirer son attention, avant de se retourner vers moi.

Ses yeux... Ils avait les yeux les plus expressifs que j'avais jamais vus. Bruns clairs, comme du caramel chaud. J'aimais le caramel aussi. Je n'aurais su dire si je préférais ça à la citronnade... À vrai dire, à cet instant mon cerveau était incapable de former une seule pensée cohérente sinon que son regard était un océan de caramel dans lequel j'aurais pu me noyer sans regret. C'était comme si je pouvait voir son âme, et lui la mienne à travers ce simple regard. C'était assez déboussolant. Terrifiant. Mais aussi étrangement réconfortant.

J'entendais son cœur battre à un rythme apaisant, bien que légèrement plus élevé qu'avant qu'il ne me voit.

Bom. Bom. Bom. Ba-dom. Je fronçai les sourcils. Ce dernier battement ne venait pas de lui. Ce fut ce qui me rappela à la réalité de la présence de son ami à côté de lui.

Je me ressaisis en m'approchant d'eux avec un regard mauvais.

-Qu'est-ce que vous faites là, hein ? C'est une propriété privée !

-Euh...désolée mec on savait pas, dit-il de sa douce voix.

-Ouais on était juste...on cherchait un truc mais...euh...laissez tomber, ajouta l'autre avec hésitation.

Je le savais, ils cherchaient son inhalateur, je les avais entendu le dire.

Je lui lançai l'objet et me retournai pour m'éloigner.

Lorsqu'ils ne purent plus me voir je l'entendit dire :

-Mec, c'était Derek Hale... Tu te souviens de lui non ? Il a genre quelques années de plus que nous.

-Me souvenir de quoi ?

-Sa famille ? Ils sont tous morts dans un incendie il y a genre dix ans !

J'aurais du être énervé du manque de tact dont il faisait preuve mais je n'y arrivais pas. Au lieu de ça je me sentais apaisé par le son de sa voix.

Et je ne pouvais m'empêcher de ressentir ce petit pincement au cœur. Pas vraiment du bonheur, non. Mais plutôt une étrange sensation, comme si j'étais content qu'il sache qui j'étais.

Un peu plus tard ce jour là, alors que j'étais toujours à la recherche des empreintes de l'alpha, ou de son odeur...ou de quoi que ce soit, je me demandai pourquoi je me sentais soudainement si vide. Je n'avais jamais ressenti une telle chose auparavant.

Je vis un renard me fixer avec attention. Il s'était arrêter pour me laisser passer. Cela me rappela les histoires que mes parents me racontaient autrefois.

Quand mes sœurs et moi étions enfants, nos parents nous mettaient au lit après nous avoir raconté des histoires. Pas des contes de fées ou des récits inventés comme le parents « normaux », mais des légendes de loup-garous, le folklore et la culture de notre espèce. Il y avait par exemple le fait que les animaux les plus intelligents – les singes, les dauphins, les renards, certains chiens – faisaient toujours preuve de respect envers un loup-garou quand ils en reconnaissaient un.

Mais mes histoires préférées avaient toujours été celles sur les compagnons. Enfin jusqu'au truc avec Kate, qui s'était en fait avérée être une vraie psychopathe...

Attendez, les compagnons ?

Ma mère m'avait raconté ce que l'on ressentait lorsqu'on rencontrait son compagnon ou sa compagne pour la première fois. Elle disait que c'était comme si tout à coup tout votre être semblait lié à cet individu. Votre regard fixé sur lui, sa voix qui vous attire comme aucune autre auparavant. Son parfum portant exactement les notes nécessaires pour vous mettre à l'aise... Et le fait que se retrouver loin de la personne en question vous donne l'impression d'avoir oublié une partie de vous-même avec elle.

Toutes ces choses... Elles correspondaient exactement à ce que j'avais ressenti aujourd'hui.

Ce garçon était mon compagnon. Il m'était destiné comme je lui était destiné.

En comprenant cela je me sentis réellement complet pour la première fois de ma vie. Jusqu'à ce que je me souvienne d'un autre détail.

Lorsque ma mère racontait cette partie de l'histoire j'étais toujours terrifié à l'idée qu'une telle chose m'arrive un jour.

« Mais tu sais Derek, être destiné à une personne ne veut pas forcément dire que l'on vit avec elle pour toujours. La plupart du temps, tout fonctionne impeccablement. Mais il y a eu des cas qui se sont mal terminés. Ça arrive par exemples lorsque les deux compagnons respectifs ne se rencontrent jamais et finissent par se rechercher éternellement sans même s'en rendre compte. Ou alors quand l'un rejette l'autre pour un raison quelconque. Ou encore lorsque le compagnon est humain et ne peux pas ressentir le lien avec le loup-garou. Ce cas là est très triste parce-que le loup sait ce que serait la vie avec son ou sa partenaire et en ressent d'autant plus le vide en lui. »

À l'époque, j'étais toujours effrayé à l'idée de me retrouver dans une de ces situations, à tel point qu'un jour j'ai tout simplement décidé de ne plus croire au concept même de compagnon – l'affaire Kate ne faisant que me conforter dans cette idée.

Et voilà que cela arrivait. La peur était revenue, encore plus grande qu'avant. Il était humain alors si l'une de ces choses devait m'arriver, ce serait la pire.

J'aurais voulu ne jamais le rencontrer.

Mais j'étais tellement heureux de l'avoir trouvé.


NdlA

Vous avez pu voir dans ce chapitre que je ne serai pas celle qui trouvera la traduction idéale pour « mate » dans cette histoire. Le mot compagnon me paraît très maladroit parce-que d'une il sonne pas terrible (trop long je trouve), et de deux il ne rend pas bien l'ambiguïté qu'on a en anglais entre « mate » le compagnon, le camarade, l'âme sœur et « mate » le partenaire lors de l'accouplement chez l'animal avec l'aspect reproducteur, et c'est plutôt important dans une histoire impliquant des personnages mi-humains mi-animaux. Ce problème va d'ailleurs beaucoup m'embêter dans un futur chapitre que je suis en train d'écrire en anglais (et qui sera probablement le 5e, mais chuuuut ! Je vous ai rien dit!).

Note inutile : Que ne ferais-je pas pour mes lecteurs ! Afin de décrire au mieux le physique de Stiles, j'ai passé environ 15 min à fixer une photo de Dylan O'Brien ! Ça n'a rien à voir avec le fait que je le trouve trop canon et que ne puisse pas décrocher mon regard de lui malgré une volonté aussi forte que...qu'un bigorneau (je suis sûre que c'est très fort un bigorneau)! Non ! Je réfute cette accusation ! C'est entièrement dans un esprit de professionnalisme et de perfectionnisme que je me suis ainsi sacrifiée.

Note inutile bis : La longueur et la profusion de mes notes vous dérangent-elles ? J'imagine que si vous lisez jusque-là, probablement pas... Et puis je fais un effort quand-même, je parle de la fic, je vous livre des bonus de production incroyables et inédits ! Et j'y mets beaucoup d'humour, ha ! Ha... Ha .