Titre : Dog Days of Dixon

Auteur : Silver Dog Demon

Traduction : lovePEOPLEandCOWBOY

Note de l'auteur : Hello ! Apparemment, je suis une sadique. Je ne peux pas m'empêcher de penser à l'enfance de Daryl. Alors, je l'ai écrit pour la partager avec vous.

Attention : Cette histoire contient des scènes explicites d'abus, en plus de la vulgarité. Si ce n'est pas votre tasse de thé, passez votre chemin. Si ça l'est, bienvenue, je suis heureuse de ne pas être seule.

OOO

Il y avait un froid de canard, piquant son visage et ses bras dénudés, le blessant à travers son t-shirt miteux et son jeans en lambeaux. Le sol était humide de la dernière pluie, donc les feuilles se collaient sur ses pieds nus. Son cœur battait autant que ses poumons le brûlaient, ses muscles lui hurlaient de s'arrêter, mais il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas s'arrêter de courir, échappant au monstre à ses trousses. La panique et l'adrénaline le dominaient, le poussant toujours plus loin. Il savait, il savait ce qui arriverait si il s'arrêtait. Une mort certaine.

Daryl ne savait pas ce qui avait de nouveau mis en rogne le vieil homme. La minute d'avant, il se prélassait, ivre mort, dans un vieux relax près de la cheminée et la minute suivante, il pourchassait Daryl à travers les bois, une ceinture en cuir enrouler autour de son poing.

« Reviens ici, petite merde ! » Beugla-t-il. Daryl pouvait dire qu'il n'était pas loin derrière – il pouvait sentir le bout des doigts de l'ivrogne effleurer son cou et son dos. La panique l'envahissait un peu plus.

La panique aveuglait Daryl de environnement et la vague d'adrénaline qui le submergeait l'épuisait. Il ne vit pas la racine de l'arbre, et il se prit le pied dedans, puis il trébucha par terre, son visage tombant dans le sol boueux remplit de feuilles. Daryl gémit et il essaya de s'éloigner en rampant, sachant que sa tentative serait inutile. Pas une seconde plus tard, le monstre était sur lui, ses doigts autour de son cou, enfonçant un peu plus son visage dans le sol. Daryl passa ses bras par-dessus sa tête et il attendit que les coups s'abattent. Il n'attendit pas longtemps.

Le vieil homme était à cheval sur ses cuisses, gardant sa main droite appuyée contre le cou de Daryl tandis qu'il déroulait la ceinture de ses doigts, laissant la boucle pendre mollement. Levant le bras droit, il abattit la ceinture contre le dos de Daryl. Le métal mordit sa peau et Daryl hurla mais il se mordit rapidement les lèvres pour garder le silence. Il avait appris, il y a bien longtemps, que c'était toujours pire quand il criait. Il ne pouvait pas empêcher des petits cris de s'échapper de sa bouche, ou de se tortiller en vain pour essayer d'éviter les coups. Les coups de ceinture le brûlaient et il devinait que la boucle entaillait sa peau – il pouvait sentir le sang couler dans son dos.

« Qu'est c'que… ? » Il s'arrêta soudain de le battre, rendant Daryl ahuris. Son père s'appuya sur ses genoux, pour toucher le haut de son pantalon—C'était chaud et humide. Dans la peur et la douleur, Daryl s'était pissé dessus. « T'es pathétique, p'tit merdeux. R'garde c'que t'as fait ! Tu t'es pissé d'ssus comme un gamin. Tu n'seras jamais un homme, n'est ce pas ? » Son père se moquait de lui. « Putain, t'as 13 ans et tu te pisses dessus. T'peux aller t'racheter un pantalon, » le monstre leva de nouveau ses bras.

La honte et l'embarras écrasaient Daryl alors qu'il tremblait, dans l'attente des coups suivant. La peau de son dos brûlait comme le feu et il pouvait sentir le sang. Un cri lui échappa alors que la ceinture le frappait de nouveau, frappant des blessures plus anciennes. La douleur était insupportable et Daryl ne pouvait plus garder le silence tandis que des larmes coulaient sur son visage car il sanglotait, priant pour que ça s'achève.

« Inutile ! » - un coup – « Stupide ! » - un claquement – « Répugnant ! » - crack – « Fils de pute ! » Chaque mots en provenance de la bouche du plus vieux des Dixon étaient ponctués par un coup de ceinture. « Arrêtes de chialer avant que je ne te donne vraiment une raison de pleurer ! »

Daryl ne pouvait plus s'arrêter. Il ne pouvait plus – Il avait trop mal, il avait trop peur. Il voulait juste mourir et échapper à ce supplice pour toujours. Mais ça n'arriverait jamais. Peu importe le nombre de fois où il avait été à la merci de la ceinture de son père, peu importe la gravité des blessures, Daryl était toujours en vie pour subir d'autres coups. Et cette fois là ne fut pas différente.

Ses pleures ne faisaient qu'alimenter la rage de son père, alors il retourna Daryl sur le dos, la crasse et les débris de la forêt se frottant aux plaies. Il reçut un rapide coup au visage, fendant sa lèvre, mais qui le fit taire. Le monstre abandonna la ceinture pour frapper son fils à mains nues, cognant, frappant, martelant la poitrine et l'estomac de Daryl. Deux derniers coups de poings dans les pommettes de Daryl lui firent perdre connaissance, son corps se relâcha.

C'est peu de temps plus tard que Daryl s'éveilla. Il était confus, se demandant pourquoi il avait les yeux fixés sur un arbre et le ciel bleu au lieu du plafond tâché d'humidité de sa chambre. La douleur lui permit de se souvenir – l'entièreté de son corps le faisait souffrir, non, palpitait. Les entailles dans son dos le piquaient avec force. Il ne savait plus ouvrir son œil gauche. La douleur rugissante de son dos lui rapporta la mémoire.

Gémissant, il se força à rouler sur le côté pour ensuite pouvoir s'asseoir, la douleur le faisant presque vomir. Il savait qu'il allait devoir rentrer chez lui, pour se laver. Ses vêtements collaient à sa peau et rendait ses mouvements encore plus pénible qu'ils ne l'étaient. Daryl tenait à peine sur ses pieds mais il était déterminé à rester debout. Lentement, il se traîna à travers la forêt, retournant à la cabane qu'il partageait avec son père.

Ca lui prit plusieurs heures avant de voir apparaître la maison au loin, même si l'emplacement du soleil indiquait à Daryl qu'il n'avait pris que quelques heures pour se frayer un chemin dans les bois.

Avec une pointe d'appréhension dans l'estomac, Daryl s'arrêta, ne sachant pas vraiment ce qu'il attendait. Il se sentait en colère d'avoir peur et il serra les poings.

« Ne fais pas ta chochotte et ramène ton cul là dedans, » se marmonna-t-il. Avec une nouvelle résolution, Daryl finit sa marche vers la maison, montant la marche du porche arrière, prenant la vieille clinche de porte pour l'ouvrir.

La maison était plongé dans le noir et le calme. Daryl entra sans faire de bruit, gardant un œil sur son père. Il ferma la porte derrière lui, se dirigeant sur la pointe des pieds dans la cuisine puis dans le salon où son père s'était effondré dans un canapé, en ronflant. Daryl soupira de soulagement et il se dirigea dans le couloir menant à la salle de bain.

Il ferma puis verrouilla la porte et il enclencha la douche. Pendant que l'eau se réchauffait, Daryl fit la besogne d'enlever ses vêtements le plus doucement possible. Il commença par le plus facile des deux : son pantalon. Il ne lui collait pas à la peau comme son t-shirt mais il sentait quelque chose de terrible qui le faisait pleurer de rage. Il le roula en boule pour le jeter dans un coin. La honte l'achevait, le souvenir de s'être pisser dessus et les choses que son père lui avait dit, défilaient dans sa tête.

'Que penserait Merle ?' Daryl trépignait à cette pensée – Merle n'était pas là. Il était parti et il l'avait laissé seul avec le vieil homme pour aller jouer au soldat. 'Qu'il aille se faire foute, il n'est jamais ici de toute façon. Connard.'

Aussi en colère que pouvait être Daryl, il ne pouvait pas nier que son frère lui manquait. Merle pouvait être le roi des trous du cul mais, contrairement à leur père, Daryl savait qu'il s'en souciait. Ou il pensait que son frère s'en souciait, jusqu'à ce qu'il parte. A présent, il n'en était plus si sûr. Mais il lui manquait, les choses n'étaient pas si mauvaises quand Merle était là, au moins il avait quelqu'un à qui parler, avec qui chasser. Maintenant, Daryl se sentait douloureusement seul.

La buée remplissait la salle de bain. Daryl tenta d'enlever son t-shirt mais il lui collait littéralement à la peau à cause du sang séché. Une nouvelle fois, il essaya de tirer doucement mais ça lui faisait trop mal. Grognant de frustration, Daryl pensait, 'Putain', en tirant d'un coup sec et en passant le t-shirt par-dessus sa tête d'un mouvement rapide. Il était au bord des larmes à cause de la douleur mais il se retint – Il s'était réouvert les nouvelles plaies et elles saignaient de nouveau, coulant librement. Daryl agrippa l'évier de ses mains, ses jointures devenant blanches, serrant la mâchoire en attendant que la douleur passe.

Après un moment, la douleur lancinante s'est atténuée, devenant plus sourde, alors Daryl entra dans la douche, l'eau chaude ravivant la douleur. Il poussa un gémissement, serrant la poignée de porte de la douche, se forçant à rester sous l'eau chaude. Inclinant sa tête en arrière, l'eau mouilla ses cheveux et son visage. Daryl essayait de se nettoyer de la boue. Il ne prit pas de savon, ou de shampoing, se disant qu'il avait eu son compte de souffrance pour la journée. Une fois la boue débarrassée de son corps, il coupa l'eau pour sortir de la douche. Il s'essuya avec une serviette qu'il avait laissé pendre lors de sa dernière douche. Il ne s'ennuya pas à sécher son dos.

Une fois que Daryl fut assez sec, il s'approcha du miroir et il essuya la vapeur, se préparant à ce qu'il allait voir. Son front était marbré d'ecchymoses violettes, et de plaies rougeâtres. Son œil gauche était encore enflé et fermé, et sa lèvre inférieure était un peu gonflée, là où elle était fendue. Daryl se retourna pour regarder par-dessus ses épaules et examiner les dommages fait par la ceinture. Des zébrures roses et des entailles profondes entachaient son dos, se croisant avec d'autres vieilles blessures. La plupart de celles-ci étaient concentrées sur le haut de son dos, en travers des omoplates, mais il y avait aussi quelques entailles dégueulasses dans le bas de son dos. Il savait que les nouvelles plaies cicatriseraient, comme les plus anciennes avant.

Daryl soupira et s'éloigna de l'horreur de son corps, drapant une serviette autour de sa taille avant de ramasser son linge sale sur le sol. Il pouvait encore entendre les ronflements de son père, et Daryl s'en réjouissait. Il se dirigea vers sa chambre, il ouvrit la porte puis se figea.

Sa chambre avait été saccagée – plus de draps, plus d'oreiller, plus de couvertures. Et à la tête de son lit, il y avait un paquet. Des couches. Daryl ne pouvait s'empêcher de les fixer, abasourdis. Son père avait eu le bon goût d'acheter des couches pour son jeune fils.

Il changea de couleur sous l'humiliation, et Daryl baissa la tête de honte, même si personne n'était présent pour le voir. Ravalant des émotions qu'il ne désirait pas, Daryl laissa tomber ses vêtements sales pour traverser sa chambre et trouver un boxer propre à enfiler. Il balança les couches de son lit, dans l'intention de les jeter plus tard. A l'heure actuelle, il était trop épuisé et il souffrait trop. Il se dirigea vers son armoire, croisant fortement les doigts dans l'espoir que son père n'aie pas trouvé la seule chose qu'il cachait. Pour une fois, il avait de la chance – Ses doigts saisirent une veste en cuir que Merle lui avait donner. Elle était usée mais souple et trop grande pour Daryl.

Il se recroquevilla sur le matelas et tira la veste sur ses épaules comme une couverture. Ses genoux sous le menton, la veste le recouvraient totalement, le poids du cuir tombant sur lui de manière réconfortante, le gardant au chaud. Il ne fallut pas énormément de temps pour qu'il tombe endormi.

A suivre…

N'hésitez pas à laisser des commentaires que je transmettrais à l'auteur.