Auteur : Maknatuna

Personnages/couples : Dean x Castiel

Rating : M

Spoilers : Aucun.

Résumé : Angleterre, 998. Par la volonté des Dieux, le bateau de Dean le Berserk est dévié de sa course et il échoue sur l'Île de Wight, où il rencontre Castiel, seigneur local. Tous deux essayent de se tuer, mais après avoir été capturés par Alastair, seigneur rival de Castiel. Dean doit tout faire pour survivre et faire en sorte que Castiel, gravement blessé, reste en vie.

Disclaimer : Aucun mal et aucune atteinte à la loi voulue.

Traductrice : Marple-Juice.

Nombre de mots dans la version française : /


Notes : Suite à plusieurs péripéties, j'ai perdu foi en cette fanfiction alors que j'en étais à la moitié de la traduction.

Aucune correction ou vérification n'a été effectuée et aucun pdf ne sera fait.

Mon implication vis-à-vis de cette fanfiction s'arrête là.

Laissez une review si vous le désirez. Elles seront traduites et envoyées à l'auteur.


Chapitre 1

En Avril de l'an 998, un drakkar à la proue munie d'une figure de dragon avec à son bord 120 guerriers féroces sous les ordres de Dean le Berserk, accosta sur l'Île de Wight. À cause d'une terrible tempête, le bateau avait dévié de sa route et ils avaient échoué sur l'île.

Le Berserk sauta hors du bateau et marcha d'un pas lourd dans l'eau. Glacé, le vent printanier rejetait ses longs cheveux blonds autour de son visage. Dean serra son épée contre lui et de sa main libre, il essuya les éclaboussures de l'eau de mer de son front alors que les guerriers suivaient leur chef.

Les Vikings atteignirent la plage, observant prudemment chaque direction à la recherche d'ennemis potentiels. La reconnaissance rapide qu'ils en firent révéla qu'il n'y en avait aucun et alors que la nuit approchait lentement et que la terre sombrait dans le crépuscule, ils firent un grand feu de branches qu'ils trouvèrent, de pommes de pins et de mousse puis ils s'assirent autour et sortirent l'ale. Que pouvaient-ils faire d'autre à part boire ? C'est ce qu'ils firent.

Le temps s'écoula lentement. Le feu crépitait joyeusement, les guerriers buvaient de la ale, plaisantaient et riaient. Dean leva son verre : « Puisse Odin, Thor et les Nornes nous mener à la victoire jusqu'à ce que nous soyons tous en Valhalla ! » Sur ces paroles, Dean vida sa corne.

Les guerriers rugirent avec enthousiasme et burent avec leur chef. Rapidement, l'alcool prit le dessus et le festin traditionnel Viking continua jusque tard cette nuit. Les rires, les rots, les blagues salaces et les ronflements se mêlèrent dans l'air nocturne.

Dean se rendit compte que s'il buvait une seule goutte d'ale de plus, il serait saoul. Il essaya de se mettre debout pour dégriser un peu, mais il tomba à plat ventre. Dean secoua la tête, essayant de retrouver sa sobriété et entreprit de nouveau. Il planta son épée dans le sol et s'agrippa à la poignée. Cela lui demanda pratiquement toute sa force pour se lever, mais après quelques suées et halètement, il y parvint finalement.

« Je… J'vais marcher un peu… » Dit-il d'une voix rauque et regarda sévèrement ses guerriers alors qu'il voyait trouble. « Et n'essayez p… Paaas de m'suivre, ou j'vous envoooie tous à Helheim ! » Ajouta Dean avec un grognement.

Les Vikings avaient été autrefois témoins de sa rage, donc personne ne s'y opposa – sans compter que la moitié d'entre eux n'écoutaient pas ou ne comprenaient pas ce qu'il disait. Dean le Berserk tituba le long de la plage en tenant sa plus fidèle épée et cria quelque vieille chanson paillarde aussi fort que ses poumons le permettaient. Bien qu'il tombât quatre fois et faillit se casser le cou deux fois, Dean le Berserk était d'excellente humeur et continua de brailler sa chanson. Il ne se rendit pas compte qu'il s'était trop éloigné de son campement.

Tout à coup, il s'arrêta pour écouter. Il y avait un étrange bruit dont il n'expliquait pas la nature. Dean scruta les ténèbres mais il n'y voyait rien. Il décida de s'approcher de la source de cet étrange bruit.

Tout d'abord, il crut qu'il avait là un ours mort parce que ça semblait avoir la même masse et semblait être couvert de fourrure noire. Mais après quelques secondes Dean entendit le bruit, par tous les dieux, c'était un ronflement de poivrot, le pire qu'il avait entendu de toute sa vie. Puis les choses s'éclaircirent dans son esprit embrumé. Les ours ne buvaient pas d'ale, donc ce devait être un homme. Un guerrier anglo-saxon bourré vêtu d'une peau d'ours, pour être exact. Regardant de plus près, il vit que l'homme reposait sur le ventre et qu'il avait une lourde épée longue qui reposait près de sa main droite.

Dean essaya de décider quoi faire. Il ne voulait pas attaquer l'homme endormi parce que bien entendu, il était un Viking, un guerrier effrayant et déchaîné, mais il aimait les combats à la loyale. Donc, il donna un coup de pied dans le corps du dormeur.

« Lève-toi, couard, et bats-toi comme un homme ! » Lui cria-t-il.

L'inconnu grogna un peu et murmura : « Si seulement ces fichus rats pouvaient me foutre la paix. »

Dean perdit son calme lorsque l'homme l'avait désigné comme étant un rat. « Toi, espèce de sale rongeur, je vais te tailler en pièces ! » Cria Dean dans l'oreille de l'étranger.

Ce fut suffisant pour que l'homme endormi se mette instantanément sur ses pieds. La peau d'ours tomba au sol et révéla un bien beau visage. Des boucles d'un brun sombre tombaient sur les épaules de l'homme et ses yeux bleus flamboyaient de rage.

« Mais qui es-tu ? » La voix grave aboya.

Dean transperça son rival de son regard affuté. « Je suis Dean le Berserk et tu es mon prisonnier, » annonça-t-il de façon peu cérémonieuse.

L'homme rejeta la tête en arrière et rit. « Je suis ton prisonnier ? Je me fiche de savoir que tu es Dean le Berserk ou Dean le Nigaud. Je suis le Seigneur Castiel et tu n'as pas la moindre chance de me capturer. » Castiel rit et montra à Dean ses dents parfaitement blanches.

Le Viking gloussa. « Alors, tu préfères mourir ? Ça me va. Prends ton épée et affronte-moi si tu peux, mais tu n'es qu'un autre fils de pute d'Anglo-Saxon, faible et inutile. »

« Ne me cherche pas, Barbare puant. » Siffla Castiel en plissant des yeux. « Je vais éclater ton crâne sur ces rochers. » Continua-t-il d'une voix dangereusement calme.

Ce fut à présent au tour de Dean de rire. « Tu es amusant. C'est dommage que tu doives mourir. Je vais empaler ta tête sur mon épée pour que tous voient à quoi ressemble un vrai bouffon. »

« C'est ce que nous verrons. » Souffla Castiel qui tint fermement son épée. « Je suis prêt. Tu es prêt, gente dame ? » Demanda-t-il ironiquement.

Le Viking le regarda, légèrement surpris. L'épée que Castiel tenait était très lourde et Dean se demanda comment un homme aussi élancé et fin réussissait à la tenir. Dean aurait pu facilement la soulever, mais il était un peu plus grand et musclé que Castiel.

« Allez, les dames d'abord. » Castiel lança un sourire narquois en direction de Dean. Le Viking était agacé de toute cette série d'insultes et s'élança rapidement vers l'Anglo-Saxon. Castiel para facilement son attaque et leva son épée pour asséner trois coups rapides au Viking. Dean réussit à les bloquer. L'instant d'après, il attaqua Castiel d'une rage folle et pure.

Castiel, découvrit Dean, était très expérimenté et un guerrier doué pour qu'il puisse résister aussi longtemps. Tous les ennemis que Dean avait combattus étaient déjà morts à ce stade du combat. Mais pas Castiel. Le Viking était plutôt impressionné par cela.

Le temps passa mais aucun d'entre eux ne semblait déterminé à y mettre un terme. Après que Dean ait repoussé plusieurs coups portés par Castiel, il savait qu'il se fatiguait et la sueur brûlait ses yeux la ale en était sûrement coupable. Tout à coup, il abattit un autre coup, un d'une terrible force, sur Castiel et l'épée du Saxon tomba de ses mains. Dean lui donna immédiatement un coup de pied et l'épée disparut dans les fourrés.

Castiel demeura là, stupéfait, les yeux écarquillés, son souffle s'échappant en halètements courts. Dean le regarda avec émerveillement fatigué, en nage et haletant, Castiel était une magnifique vision. Le Viking sentit une boule dans sa gorge et réussit à peine à déglutir. Il sentit des sensations de picotement évocatrices dans son entrejambe. Dean secoua la tête et pointa le bout de son épée sur la gorge de Castiel. « Je vais t'envoyer à Helheim, bellâtre. » Il rit.

Castiel se mordit la lèvre et chercha fébrilement une solution. Puis une idée lui vint. Il tomba à genoux devant Dean.

« Je t'en prie, Dean. Je supplie ton pardon. Sois miséricordieux. Laisse-moi vivre et je ferai tout ce qu'il te plaira. » La voix de Castiel tremblait et il sanglotait. Dean voyait les larmes qui dévalaient sur son visage. Le Viking n'en croyait pas ses yeux.

« Odin, père de tous, je n'en crois pas mes propres yeux. Suis-je en train de rêver ? Ou est-ce la ale ? » Dean rejeta la tête en arrière et rit, ce qui était une terrible erreur. Castiel sauta sur ses pieds et agrippa le poing de Dean. Le Viking s'arrêta net de rire et tira brusquement les cheveux de Castiel, faisant crier le Saxon de douleur. Mais Castiel réussit tout de même à mordre le bras de Dean, faisant rugir le Viking comme une bête blessée et il frappa Castiel au visage avec le plat de sa main droite. La dernière chose que vit Castiel fut des étoiles brillantes et dansant devant ses yeux, avant qu'il ne tombe dans les bras de Dean.

« Ha, ce petit fouineur croyait vraiment qu'il était plus fort que moi ? » Dean posa le corps inconscient au sol et jeta son épée. « Je ne vais pas te tuer. J'ai peut-être d'autres projets pour toi. » Il sourit à Castiel d'un air suffisant et sembla sur le point d'ajouter quelque chose, mais il se balança, tomba en arrière et se cogna la tête contre un rocher. Le Viking perdit connaissance sur le coup. Quelques minutes plus tard, Dean commença à ronfler.

Et, dans la fraîche nuit d'avril, deux corps reposaient sous le voile pâle de la lune, deux rivaux, ennemis qui dormaient malgré tout côte à côte.