Bêtas : Archimède, Mandala7338, Mirabelle31 (je vous aime, bande de cinglées)

Note : Voilà la fin de cette fiction. Last one. Mais y en aura d'autres des fics. Je vous laisse découvrir ce qui se passe. J'avoue que j'appréhende un peu, parce que c'est le dernier et parce qu'on aime ou pas ce chapitre (je l'aime bien)

Merci à Balina, Elo, ankana87 pour vos reviews anonymes. Merci pour les autres. J'espère avoir répondu à tout le monde.

/!\ Avertissement : c'est hot, très hot ce chapitre. Alors attention aux clavier! Je ne les rembourse pas! Pensez au bavoir ou à la baignoire. Et remerciez Archimède, c'est elle qui a écrit les lemons (oui, y en a pas qu'un)

S'il reste des fautes, désolée


Chapitre 17

Quand Severus se réveilla, il ignorait l'heure qu'il était mais se sentait plus frais et dispos qu'il ne l'avait été durant ses deux semaines de détention.

Il avait dormi, mangé et s'était lavé. Harry dormait dans ses bras et ronflait doucement dans son cou, une jambe passée entre les siennes. Severus sentait parfaitement le sexe au repos de son amant contre sa hanche.

C'était étonnant que le succube ne soit pas excité. Après tout, ils avaient été séparés durant quinze longs jours. C'était interminable pour une créature magique telle que lui.

Le sorcier tâtonna sous son oreiller à la recherche de sa baguette qu'il ne trouva pas. Il jura entre ses dents en se rappelant qu'il ne l'avait pas récupérée en quittant la salle d'audience. Peut-être qu'Albus avait pu la reprendre et qu'il la conservait. Il n'y avait plus qu'à espérer que ce soit le cas.

Severus soupira et tâtonna sa table de chevet à la recherche de son réveil. Il le trouva et regarda le cadran. Les aiguilles brillaient doucement. Il était cinq heures. Restait à savoir si c'était du matin ou du soir. L'homme ignorait combien de temps il avait dormi.

Dans ses bras, Harry remua doucement, soupirant dans le cou de son amant avant de cesser de bouger. Il dormait encore et n'était pas prêt de se réveiller.

Alors qu'il allait se rendormir, soudain fatigué, Severus entendit un gémissement plaintif qui le figea. Il glissa une main rassurante dans les cheveux du jeune homme qui couina de nouveau avant de soupirer.

Severus haussa les sourcils en sentant quelque chose de dur contre sa hanche. Il comprit assez rapidement que les soupirs et les gémissements n'étaient pas à cause d'un cauchemar. Harry était sujet aux rêves érotiques. L'homme ne l'avait jamais vu à l'œuvre, mais savait que les succubes avaient une imagination débordante lorsqu'il s'agissait de sexe et que leurs rêves étaient les plus chauds qui puissent être. Même les veelas, connus pour ça, ne leur arrivaient pas à la cheville.

Quand Harry commença à se mouvoir lentement contre son amant, ce dernier se mordit la lèvre. Si le jeune homme continuait de la sorte, il ne répondrait plus de lui. Severus savait se contrôler, il ne pensait pas avec son sexe. Mais là, il avait un succube en chaleur et en manque dans son lit, il lui était impossible de rester de marbre. Il n'était qu'un homme et la chair était faible.

Un grognement rauque s'éleva. Harry avait accéléré le mouvement et une de ses cuisses se frottait contre le pénis de Severus. L'organe reprit vie. Le professeur était excité par les sons et les va-et-vient sur son sexe.

- Encore, gémit Harry. S'il... pitié... Plus !

Severus aurait donné n'importe quoi pour savoir de quoi pouvait bien rêver Harry. Il aurait pu pratiquer la Legilimancie mais il n'avait pas sa baguette.

Il bascula soudain Harry sur le dos et s'allongea sur lui, alignant leurs deux érections. Le succube haleta, toujours dans les limbes du sommeil. Il ne se réveilla pas lorsque Severus embrassa délicatement son cou mais gémit fortement.

Le jeune homme papillonna doucement des paupières et grogna de contentement en découvrant que son amant se montrait aussi entreprenant sur sa personne. Il était ravi et son sexe en érection l'était d'autant plus.

- S'il te plaît, le supplia-t-il, soudain pressé de sentir son compagnon au plus profond de lui.

La veille – ou le matin, il ne savait plus – il avait laissé Severus se reposer, en profitant lui-même pour dormir un peu et savourer la présence son amant. Mais maintenant qu'il était en meilleure forme, il avait besoin de son compagnon. Il était en manque.

- Tout de suite ! exigea le succube.

Severus fut surpris mais ne se posa aucune question. Il n'avait pas envie. Harry le pressa en entourant sa taille de ses jambes pour le faire aller plus vite.

L'homme sourit et plongea son nez dans le cou tentateur du succube qui gémit en sentant la langue humide sur sa peau sensible.

- Sev' !

Severus se recula, les sourcils froncés. Pour un peu, il aurait tout cessé. Il ne voulait pas qu'on l'appelle Sev', il n'appréciait guère les surnoms ou les diminutifs, il en avait eu toute son adolescence et aucun n'avait été très aimable.

Si Harry n'avait pas été aussi attirant avec ses joues rosies par le plaisir, ses yeux fermés et ses cheveux plus ébouriffés encore, nul doute que Severus serait parti ou du moins qu'il se serait éloigné.

- Severus, souffla le succube d'une voix suppliante. S'il te plaît.

Le jeune homme ne supporterait pas un refus. Pas maintenant. Il était bien trop excité pour cela. Durant ces deux dernières semaines, il n'avait ressenti aucun désir, il n'avait pas eu la moindre envie de sexe. Il n'avait pas été bien, n'ayant fait que penser à Severus, tentant de l'imaginer dans une cellule à Azkaban tout en gérant au mieux ses propres peurs. Ses cauchemars avaient été tous plus sombres les uns que les autres, il n'avait eu de cesse d'imaginer un Severus mort ou alors qui se moquait allègrement de lui.

Mais maintenant qu'il savait son compagnon près de lui, libre et en sécurité, il n'était plus question qu'ils fassent autre chose que l'amour ensemble. Là, tout de suite, il en avait besoin plus que tout. Il devait réaffirmer son lien avec son compagnon.

Il gémit de bonheur en sentant plus qu'il ne le vit Severus s'allonger de nouveau sur lui et fondre sur ses lèvres. Il n'hésita pas un seul instant à ouvrir la bouche pour laisser le passage à la langue de son amant. Elle trouva aisément sa jumelle et entama un ballet millénaire.

Severus était excité par les sons qu'émettait le succube et ne parvenait à empêcher son corps de se frotter doucement à celui d'Harry. Les deux érections ne cessèrent de se coller et de glisser l'une contre l'autre. Ils buvaient les halètements et les gémissements à la source.

- Prends-moi ! exigea presque Harry lorsqu'ils se séparèrent pour reprendre leur souffle. Tout de suite !

Le maître des Potions glissa une main entre les deux corps et se saisit de son pénis en érection. Il ne réfléchit pas, ne demanda pas à Harry s'il était certain. Il sentait le succube au bord de l'explosion.

Il pénétra le jeune homme qui avait remonté ses genoux outrageusement ouverts de part et d'autre de son torse pour l'encourager à aller plus loin.

Le succube émit un cri de plaisir en sentant enfin son compagnon au fond de lui. Il s'arqua et agrippa les draps sous ses doigts, cherchant à approfondir le contact. Il n'attendit pas longtemps avant que Severus ne commence à le pilonner. Il lâcha les draps et planta ses ongles dans la peau tendre du dos du potionniste qui ne ressentit pas la moindre douleur.

Ils ne mirent guère de temps avant de jouir au même moment.

Severus se laissa tomber sur le corps humide de sueur du petit brun et dégagea sa verge de l'intimité de son partenaire. Il refusa de bouger mais avait l'impression d'écraser le Gryffondor. Lorsqu'il esquissa un geste pour rouler sur le côté, il perçut des bras autour de sa taille qui le retinrent.

- J'espère pour toi que tu ne comptais pas partir, souffla Harry, mutin.

- Non.

- Tant mieux car nous sommes loin d'avoir fini, toi et moi.

Severus ferma les yeux un instant. Il avait souvenir de la dernière fois ou Harry avait été en manque. Il ne l'avait lâché qu'après cinq parties de jambes en l'air endiablées.

0o0

Au petit-déjeuner, Albus fit un petit signe à Minerva qui fit tinter son verre, annonçant un discours imminent.

- Mesdemoiselles et Messieurs, commença le directeur. Hier, le professeur Rogue a été libéré d'Azkaban comme vous avez pu le lire dans les journaux ce matin. Pour ceux qui s'inquiètent, il compte reprendre son poste d'ici peu.

Un murmure de désapprobation monta dans la Grande Salle. Tous avaient espéré que Rogue quitterait définitivement l'école. Son absence était plus supportable que sa présence.

- Concernant Monsieur Potter... Il m'a fait part de sa décision de ne plus être scolarisé à Poudlard, il y a environ trois semaines, son statut le mettant en porte-à-faux vis à vis de la loi. Comme vous le savez, il est le compagnon du professeur Rogue et les relations élève-professeur lorsque l'un des deux est une créature magique ne sont plus tolérées. Il restera à Poudlard, non plus comme élève, mais comme conjoint du professeur Rogue. Vous pourrez néanmoins le voir dans la Grande Salle et il pourra vous rendre visite dans les salles communes.

Dans la Grande Salle, Ron soupira. Sa petite crise de la veille n'avait pas calmé les ardeurs de ses camarades qui étaient revenus à la pêche aux informations. Il n'était pas loin d'éborgner avec sa baguette un de ses condisciples. Pour l'instant, il se retenait mais il ignorait pour combien de temps encore.

Il afficha sa mine revêche quand il vit trois filles de sa maison s'approcher de lui timidement. Il sentait la suite arriver aussi grosse qu'une maison.

Et il eut raison.

- Ron ? fit l'une d'elles. C'est vrai que Harry est un succube et qu'il est le compagnon de Rogue ?

- Tu écoutes quand Dumbledore parle ? !

- Mais...

- Mais tu ne l'as pas cru ? ! C'est de Dumbledore dont on parle ! Il a déjà menti ? Non ! Alors dégage et fiche-moi la paix !

Il retourna à sa lecture. Pour une fois qu'il lisait, il ne fallait pas le déranger. C'était tellement rare.

Ron espérait que son ami n'allait pas tarder à réapparaître afin de faire taire les mauvaises langues. Les rumeurs allaient bon train, toutes plus stupides les unes que les autres. Il en avait entendu une et avait explosé de rire mais s'était empressé de l'oublier aussitôt. Il n'avait pas envie de se farcir l'esprit de bêtises.

Le jeune homme referma son livre, déconcentré. Il se leva, son bouquin sous le bras, et fila à la bibliothèque. Peut-être que l'ambiance allait l'aider à se motiver pour lire. Ce n'était pas gagné mais bon, il était en droit d'espérer.

Il n'appréciait pas la bibliothèque, il ne pouvait pas parler comme il le voulait. Lorsque Hermione était encore amie avec Harry et lui, elle n'avait de cesse de les traîner là-bas, leur faisant compulser des ouvrages indigestes et les grondant quand ils traînassaient dans leur lecture. Depuis que la brunette avait coupé les ponts, aller dans l'antre de Madame Pince était plus facile mais Ron ne parvenait pas à se faire à l'ambiance. Le moindre chuchotement était sanctionné et l'acariâtre bibliothécaire n'hésitait pas à mettre les fauteurs de trouble dehors.

Là, il était seul, Ron pourrait donc travailler en silence, du moins tenter.

Il s'installa à une table et ouvrit son livre. Il soupira et ferma les yeux un instant, cherchant à se concentrer. Mais étrangement, il fut plus attiré par autre chose que par son propre exemplaire. Les élèves qui allaient et venaient entre les étagères de la bibliothèque étaient plus intéressants que ce qu'il avait devant lui.

Le rouquin soupira quand il se rendit compte, au bout d'une vingtaine de minutes, qu'il n'avait pas lu une ligne. Il referma l'ouvrage et se leva, décidé à rentrer dans la salle commune des Gryffondor pour poser ses affaires et sortir se promener dans le parc. L'air était frais mais cela ne pourrait lui faire que du bien. De toute manière, il n'avait pas vraiment le choix, s'il mettait un pied dans la tour, on l'assaillirait de questions et il n'avait pas très envie d'être accusé de meurtre.

Sur le trajet, il se prit à se demander ce que Harry et Severus pouvaient bien faire, avant de se souvenir que son meilleur ami était un succube et que le professeur de Potions, son compagnon. Qu'ils ne s'étaient pas vus pendant plusieurs jours et qu'ils devaient sans aucun doute réapprendre à connaître en détail le corps de l'autre.

Rien que cette image lui donna la nausée. Imaginer deux hommes ensemble ne le choquait pas le moins du monde. C'était penser à Harry, celui qu'il considérait comme son propre frère, et à Severus, qui le faisait frissonner.

- Je dois vraiment me trouver quelqu'un, marmonna-t-il à lui-même.

Non, Ron n'avait jamais vraiment eu de relations sérieuses. Il était sorti l'été dernier avec un garçon rencontré à Loutry-Ste-Chaspoule, le village le plus proche du Terrier, mais leur couple n'avait tenu que quelques jours. Le jeune homme en question n'était que de passage et c'était un pur moldu.

0o0

Ron était loin de se douter que le couple avait enfin fini de batifoler dans leur chambre – c'était devenu celle de Harry depuis qu'il avait été rayé de la liste des élèves. Mais ils n'avaient pas quitté le lit depuis la veille. Les draps étaient froissés par les activités licencieuses des locataires des appartements.

Harry était alangui sur le matelas, entièrement nu, et picorait le contenu du plateau posé entre eux.

Cette matinée avait été parfaite, il avait profité sans honte du corps de son amant qui s'était laissé faire. Severus avait demandé grâce après cinq fois et ils avaient remis le couvert dès que le professeur avait bu une potion revigorante. Harry avait eu besoin d'une dose plus importante de sexe que la dernière fois. Ils s'étaient endormis, lessivés, les jambes et les bras emmêlés. Ils venaient à peine de se réveiller.

- Je ne pensais pas que tu serais autant en manque..., fit Severus dans un souffle.

Il ne s'était pas encore vraiment remis de ses activités. Harry se tourna vers lui, surpris par la réaction de son amant.

- Quoi ? Mais pourquoi tu dis ça ? Tu n'imaginais tout de même pas qu'être loin de toi ne me ferait rien ! Faut te mettre à jour Severus, je suis un SUCCUBE ! Avec toi, je suis toujours en manque... Deux semaines, c'est long, et encore, on a pas fini de rattraper tout le temps perdu... va falloir s'y remettre, ajouta-t-il en se léchant les lèvres.

Severus cligna des yeux, étonné, et se retint de gémir.

- Déjà ? Mais tu es inhumain ! s'exclama-t-il.

- Succube, Severus, succube ! Tu penses bien que je ne vais pas me contenter de simples caresses ou de baisers, ce n'est pas dans ma nature et ça serait bien dommage de me priver de ton corps.

Il lui jeta un regard empli de luxure qui fit frissonner Severus. Il commençait à connaître son succube. Ils n'allaient pas tarder à remettre le couvert d'ici quelques minutes.

Harry ne lui laissa pas le temps de réagir, il posa le plateau par terre et s'assit à califourchon sur les cuisses dénudées de son amant. Severus ferma les yeux. C'était la dernière fois qu'il se séparait du Gryffondor aussi longtemps.

La créature fondit sur ses lèvres et sa langue passa la bouche entrouverte. Severus ne put empêcher un râle de sortir de sa gorge et il se fit une joie de répondre au baiser tout en serrant Harry dans ses bras.

Il était fatigué mais savait qu'il serait bien incapable de dire non à son compagnon, surtout lorsque celui-ci l'embrassait de cette façon et se frottait à lui. Ses mains posées sur la taille fine de son amant glissèrent sur les hanches puis sur les fesses fermes qu'il caressa tendrement, faisant gémir Harry. Severus ne rompit pas le baiser, buvant de nouveau les bruits de son compagnon directement à la source.

Alors que l'érection de Harry devenait encore plus dure contre sa hanche, Severus décida de changer un peu la donne. Il voulait que cette fois, tout se passe en douceur. D'un mouvement habile de hanches, il fit basculer son amant et le plaqua contre le matelas, les poignets au dessus de la tête. À l'aide d'un informulé, il les lui lia à la tête de lit et se redressa, un sourire sadique au coin des lèvres.

- Ah ! Severus ! Mais qu'est ce que tu fais ? Détache-moi !

- Tut, tut, tut, susurra doucement Severus. Tout vient à point à qui sait attendre...

Harry lui jeta un regard noir, mais en voyant son compagnon se redresser et lui exposer fièrement son érection plus que conséquente, il ne put que se lécher les lèvres, impatient de voir ce son amant avait prévu de faire.

Lentement, Severus se leva puis s'empara d'une de ses baguettes magiques de secours qu'il gardait précieusement dans son bureau, invoqua une grande casserole et des tablettes de chocolat qu'il déposa sur un plateau qu'il avait également conjuré sur le lit. Son sourire s'accentua quand il vit le regard de Harry se voiler d'incompréhension.

- C'est quoi ça ? demanda le succube, impatient.

- Tu me déçois Harry, je pensais que même toi saurais reconnaître du chocolat.

- Je sais ce que c'est, merci ! répliqua le succube avec aigreur, vexé que son compagnon se moque et fasse de la cuisine au lieu de s'occuper de lui. Mais je voulais dire, à quoi ça va servir ? Parce que là tu vois, j'ai plus envie de toi en moi que de manger du chocolat !

- Qui te dit que je n'ai pas envie de te déguster, répliqua le Serpentard un sourire gourmand aux lèvres.

Harry ferma les yeux en entendant le son de la voix hautement érotique de son amant. L'idée d'être dégusté par son compagnon était extrêmement excitante pour le succube.

- Par Merlin ! gémit-il en tirant sur ses liens. Bordel, Severus ! Détache-moi !

Severus se retint de soupirer devant l'impatience et la délicatesse de son amant, mais il ne dit rien, se contentant de secouer la tête avec un air réprobateur.

- Tsss, Harry, tu as encore beaucoup de choses à apprendre, et on va commencer avec une première leçon maintenant !

Harry grogna, mais il ne put rien faire d'autre. Résigné, il arrêta de tirer sur les liens invisibles et attendit, tous les sens aux aguets.

En voyant cela, Severus eut un sourire satisfait. Il se tourna ensuite vers le plateau sur lequel il avait déposé ses victuailles, et commença doucement mais sûrement à faire fondre les tablettes de chocolat, non sans en prendre un ou deux morceaux qu'il dégusta sous le regard de braise de son amant couché à ses côtés.

Quand Harry vit son compagnon prendre un petit carré de chocolat entre ses lèvres et le déguster comme s'il s'agissait du met le plus délectable, il gémit.

- Severus... j'en veux ! S'il te plaît...

Alors qu'il s'apprêtait à mettre l'un des derniers morceaux dans le plat, Severus stoppa tout mouvement, avant de tourner la tête vers Harry. Il le considéra un bref instant avant qu'un sourire digne de Salazar Serpentard lui-même n'apparaisse sur ses lèvres.

- Mais tout de suite mon cher, souffla-t-il en se mettant à sa hauteur.

Harry se retint difficilement de gémir, mais il ouvrit la bouche d'anticipation, désirant ardemment que son compagnon accède à sa demande.

Severus effleura rapidement ses lèvres avant de se reculer, et lentement, il fit courir ses doigts le long de l'abdomen du garçon, remontant le torse puis le cou, pour enfin arriver au niveau des lèvres qu'il caressa du pouce, le carré de chocolat coincé entre son index et son majeur.

Harry fit glisser sa langue sur le doigt inquisiteur, ce qui envoya un violent frisson le long de l'échine du potionniste qui ferma à moitié les yeux. Mais il se reprit, bien décidé à mener la danse. Doucement, il fit passer le bout de chocolat sur les lèvres de son amant, s'amusant de sa réaction quand le succube tenta de le croquer. Severus retira vivement ses doigts.

- Allons Harry, j'ai dit patience... susurra-t-il.

Harry jura, frustré au possible.

Severus ricana, mais il ne se laissa pas distraire pour autant. Il était hors de question qu'il perde de vue son objectif, et ce n'était pas le succube alangui sous lui qui parviendrait à l'en détourner. Il reprit donc ce qu'il faisait, repassant ses doigts sur les lèvres devenues rouges d'être mordillées de frustration. Ces dernières s'ouvrirent aussitôt au contact, tandis qu'un râle puissant s'échappait. Severus soupira légèrement de plaisir. Il ne se lasserait jamais de voir Harry aussi soumis.

Il fit alors glisser le morceau de chocolat dans la bouche du succube qui l'accepta avec délice, enroulant sa langue autour pour le savourer au maximum. Severus ne loupa pas une seule miette de ce spectacle, et quand il fut certain que la friandise fut avalée, il s'empara des lèvres de son amant pour un baiser exigeant. Ce dernier avait un goût exquis.

Presque à contrecœur, il mit fin à l'échange mais se réconforta en sachant que la suite serait meilleure encore. Il se redressa, puis se détourna de son compagnon pour voir où en était la préparation. Un sourire satisfait étira ses lèvres quand il vit que le chocolat fondu était prêt.

Précautionneusement, il fit léviter la casserole, faisant disparaître le reste d'un coup de baguette, puis il se tourna vers Harry, un air calculateur sur le visage.

- Maintenant, deuxième leçon Harry, commença Severus d'une voix basse. Comment donner du plaisir. Elle sera suivie par la troisième, comment frustrer son partenaire. Prépare-toi à hurler.

Harry posa un regard voilé sur son compagnon, pas vraiment certain d'avoir compris le sens de ses paroles. En réalité, son cerveau s'était arrêté après le mot « plaisir ». Mais en voyant l'air plus qu'avisé de Severus, il ne douta pas un seul instant de ses intentions.

Severus finit par poser sa baguette sur la table de nuit non loin, et d'un petit mouvement de poignet – vive la magie sans baguette – il fit venir à lui l'ustensile de cuisine. Avec une lenteur bien définie, il plongea un doigt dans le liquide chaud avant de le porter à ses lèvres, fermant les yeux sous la saveur sucrée.

- Parfait... Et sur toi, ça ne va en être que meilleur...

Le sexe d'Harry eut un soubresaut en entendant ces mots, et il recommença à tirer sur ses liens.

- Maintenant, maintenant ! gémit-il avec force.

Severus secoua la tête face à la réaction de son amant, mais aucun son ne franchit ses lèvres. Il ne céderait pas. Harry ne mènerait pas la danse cette fois-ci.

Il se pencha sur l'ancien Gryffondor et, alors qu'il effleurait ses lèvres, il fit venir à lui la casserole. Quand il se redressa, il plongea son doigt dans le liquide devenu tiède grâce un sort de refroidissement qu'il avait pris soin de lancer avant de se séparer de sa baguette, et il le posa sur les lèvres du brun alangui sous lui. Il les parsema de chocolat, puis quand il eut fini, il l'embrassa, appréciant le goût.

Harry poussa un gémissement de pur plaisir. Finalement, se faire déguster de cette manière n'était peut-être pas si mal.

Severus remarqua le changement d'attitude de son amant, et un sourire satisfait étira ses lèvres. C'était exactement ce qu'il voulait.

Il se releva ensuite, se mettant à genoux à côté de Harry qui le regarda faire sans comprendre.

- Qu'est-ce que tu fais ? Reviens !

Severus l'ignora. À la place, il prit l'ustensile et versa très doucement le chocolat fondu sur le torse du succube, faisant couiner celui-ci de surprise. Il fit bien attention à ne pas trop en mettre, afin que ça ne coule pas. Quand il s'estima satisfait, il mit la casserole de côté et avec ses doigts, il remonta le long du torse du garçon, faisant couler le liquide sucré et l'étalant un peu plus.

Puis il remplaça ses doigts par sa bouche, et prit grand soin d'avaler le chocolat fondu jusqu'à la dernière goutte. Il commença au niveau de l'abdomen, pour remonter lentement le long du torse jusqu'au cou, embrassant consciencieusement chaque point qu'il savait sensible d'Harry.

Le succube sentait la chaleur se répandre partout en lui. La langue de son compagnon faisait des merveilles, et il ne voulait surtout pas que cela cesse. Des soupirs de plaisir ne cessaient de franchir ses lèvres, et il savait que cela excitait le maître des potions dont les yeux brillaient de désir.

- Severus, plus...

Entendre Harry le supplier lui fit beaucoup d'effets. Mais il se retint de céder à son instinct primaire et continua ce qu'il avait commencé. Il reprit l'ustensile de cuisine et badigeonna de nouveau le corps de son amant de chocolat, prenant le soin cette fois-ci de descendre jusqu'à l'aine. Un sourire sadique apparut sur son visage quand il entendit le long gémissement plaintif qui franchit la barrière des lèvres d'Harry.

Severus observa chaque expression du succube tandis qu'il descendait avec une lenteur calculée jusqu'à l'aine du garçon qui secouait la tête de droite à gauche, sachant pertinemment ce que son compagnon allait faire.

- Oh Merlin, Severus, dépêche-toi...

- Tu as vraiment besoin d'une bonne leçon mon garçon..., souffla le potionniste avant de donner un léger coup de langue sur la base du pénis en érection.

Harry gémit, alors que son corps s'arc-boutait de plaisir.

Severus refit les mêmes gestes, enlevant tout le chocolat qui était présent sur le corps du succube qui n'en pouvait plus. Il se redressa une dernière fois, puis plongea sa main entièrement dans le chocolat liquide, avant d'entourer le sexe d'Harry et de commencer à le masturber d'une incroyable lenteur.

Harry gémit, frustré. Mais comment son compagnon pouvait-il lui faire subir ça ? D'accord, il avait été frustré durant les deux dernières semaines et il avait limite tué Severus avec leurs parties de jambes en l'air précédentes, mais quand même ! Ce n'était pas humain !

- Severus, plus vite !

Ce dernier ricana, ravi que le but recherché ait été atteint. Mais ce n'était que le début, et il allait se faire un plaisir de faire comprendre à Harry qu'on n'épuisait pas un Rogue sans conséquences.

Il se pencha ensuite, prenant place entre les jambes du succube, puis lécha consciencieusement le chocolat sur sa main, alors qu'Harry avait redressé la tête et le fixait avec des yeux voilés de désir. Ses poignets étaient rougis à force de tirer sur les liens qui le retenaient à la tête de lit.

- Severuuuuuuus ! hurla-t-il brusquement.

Le maître des potions venait de le prendre en bouche, et toujours aussi doucement, il commença ses va-et-vient, emmenant le jeune succube un peu plus loin dans les limbes du plaisir.

Le goût originellement amer des quelques gouttes qui perlaient était atténué par celui du chocolat, et Severus apprécia grandement. Il s'autorisa alors à prendre un peu plus profondément son amant en bouche, faisant crier Harry qui se cambra violemment, avant de bouger les hanches.

Aussitôt, Severus se retira et bloqua le plus jeune, l'empêchant de faire le moindre mouvement.

- Je crois qu'on ne va pas être d'accord Harry, souffla-t-il d'une voix légèrement rauque.

- D'accord, je bouge plus, mais continue, je t'en prie ! lui répondit Harry avec empressement.

Voyant que la créature prenait très au sérieux ce qu'il venait de dire, Severus fut satisfait et reprit aussitôt le sexe en bouche, imposant directement un rythme soutenu qui provoqua des hurlements de plaisir à Harry qui ne parvenait plus à former une seule parole cohérente.

Quand Severus sentit qu'Harry était proche de la rupture, il ralentit, s'attirant un râle réprobateur de son amant. Il l'ignora. À la place, il continua sa douce torture. Puis dès qu'il fut certain que le succube fut redescendu un peu en pression, il accéléra de nouveau, alternant les mouvements lents et rapides.

Dans le même temps, il alla titiller l'intimité d'Harry qui écarta les jambes violemment en sentant les doigts inquisiteurs de Severus.

Enfin, pensa-t-il dans un sanglot.

Et alors que les doigts allaient entrer, ils se retirèrent, de même que la bouche de Severus.

Harry écarquilla les yeux, surpris.

- Mais qu'est-ce que... AAAH !

Un hurlement de pur plaisir déchira l'air alors que Severus venait de plonger directement deux doigts dans l'intimité du succube, touchant avec habileté la prostate du premier coup. Il commença directement les mouvements de va-et-vient avec ses doigts, tâchant d'amener Harry le plus près possible du point de rupture. Quand il vit que le garçon était à la limite, il retira ses doigts.

Harry hurla de frustration avant d'ouvrir les yeux et de lui jeter un regard mauvais.

- Bon sang ! J'ai envie de toi en moi, MAINTENANT !

- Tu n'as pas compris, hein ? ricana Severus, moqueur, alors qu'il se plaçait à genoux entre les jambes outrageusement écartées du succube.

Harry leva un regard furieux sur lui.

- J'ai parfaitement compris, oui, mais maintenant, j'ai besoin de toi en moi !

Severus secoua la tête, amusé malgré lui.

- Très bien.

Et sans plus de cérémonie, il remonta les jambes du succube contre son torse et le pénétra d'un coup reins bien placé. Un gémissement s'échappa de ses lèvres, alors qu'Harry poussait un râle pur de plaisir.

Severus décida de ne pas perdre une seule seconde et commença à pilonner avec force le succube qui tirait comme un fou sur ses liens invisibles, alors que des cris de plaisir s'échappaient de ses lèvres.

Après quelques aller-retour, Severus fit glisser les jambes d'Harry sur ses bras et s'empara de ses hanches, lui permettant ainsi d'entrer plus profondément en son amant qui ne devint plus que gémissements.

Harry secouait la tête dans tous les sens. Les sensations étaient divines et son compagnon le comblait au plus haut point. Pour rien au monde il ne voulait pas que ça s'arrête.

- Ah Severuuus, plus vite ! gémit-il dans un sanglot.

Le potionniste accéda à sa demande, accélérant encore le rythme. Ses mouvements se firent presque frénétiques, mais quand il se sentit partir, il ralentit. Il ne voulait pas éjaculer maintenant. Non. Avant, il fallait que le succube perde totalement le contrôle de lui-même.

Dans un mouvement rapide, il passa une des jambes de son amant sur son épaule et fit des mouvements lents et profonds, venant à chaque fois toucher la prostate d'Harry qui écarquilla violemment les yeux sous le changement qui venait de s'opérer. Même si c'était différent, c'est tout aussi bon.

- Oh oui, c'est bon ! Encore !

Severus sourit. Il continua sa douce torture, changeant fréquemment le rythme de ses coups de reins. Son souffle se faisait de plus en plus erratique, et il voyait le regard du succube devenir noir de désir. Ils approchaient du point de rupture.

Soudain, les liens qui retenaient les poignets d'Harry cédèrent. Ne sentant plus aucune résistance, le succube ouvrit les yeux et un sourire plus que satisfait étira ses lèvres. Son compagnon avait voulu lui enseigner ce que c'était le plaisir ? Il allait lui montrer qu'il était un bon élève.

Il se cambra encore plus, faisant en sorte que le sexe de son compagnon entre le plus loin possible en lui. Puis, sans que Severus ne s'y attende, Harry enroula ses jambes autour de lui et inversa leur position.

Un air de pure surprise s'afficha sur le visage du potionniste.

- Comment tu as fait ça ? demanda-t-il dans un souffle.

- On s'en fiche, lui répondit le succube avant de se lécher les lèvres, séducteur.

Puis il tourna la tête et avisa la casserole de chocolat qui était posée sur le côté. Il s'en empara et regarda le fond. Il ne restait presque plus rien. Du doigt, il racla le fond et lécha soigneusement le chocolat alors qu'il commençait à mouvoir ses hanches.

Le regard brûlant que Severus lui renvoya eut raison de lui. Il envoya valser la casserole à travers la chambre et se pencha le plus possible en arrière, bougeant furieusement des hanches afin de sentir le sexe de son amant le pilonner avec le plus de force possible.

Un puissant gémissement sortit de la bouche de Severus qui ne s'était pas attendu à une telle réaction, mais il s'empara des hanches d'Harry pour avoir une prise et le masturba avec vigueur.

Harry n'était plus qu'un corps hurlant de plaisir. Les aller-retour qu'il faisait sur l'érection de son compagnon l'emmenaient au paradis et il se sentait de plus en plus proche du point de rupture.

Il décida d'accélérer encore le rythme qui devint carrément frénétique. À cela, Severus rejeta la tête en arrière, poussant un hurlement. Harry, en l'entendant, gémit dans un sanglot.

- Severus... Severus...

- Je... je sais...

Ils étaient incapables de former des paroles cohérentes, et le plaisir était bien trop fort pour qu'ils puissent penser à quoique ce soit.

Alors que Harry venait de s'allonger sur les jambes de Severus et roulait des hanches avec furie, prenant appui grâce à ses pieds, le potionniste eut un puissant coup de poignet, couplé avec un effleurement de la prostate du Gryffondor et ce dernier se libéra dans un cri de jouissance. Severus sentit les muscles se resserrer autour de son sexe et il éjacula dans un grondement.

Essoufflés, ils ne bougèrent plus. Ils en étaient incapables. Après quelques minutes à être restés comme ça, Harry parvint à se redresser, et il s'allongea aux côtés de son compagnon qui l'embrassa chastement avant de l'attirer contre lui, le prenant dans ses bras.

- Tu as vu Severus, je suis un bon élève, murmura-t-il, amusé.

Severus réussit à ouvrir tant bien que mal un œil, alors qu'il donnait une légère tape à l'arrière de la tête de son amant.

- Idiot.

Harry eut un petit rire. Il aimait ces moments auprès de son compagnon, la tendresse qui en ressortait. Qui aurait cru que sous ses airs froids, le grand Severus Rogue pouvait se montrer attentionné ?

Le succube soupira de bien être en sentant la main de son compagnon faire des cercles dans son dos. Il se colla un peu plus contre lui, et inspira profondément. La chaleur que dégageait son partenaire, aussi nu que le jour de sa naissance était juste parfaite.

Harry sentit son sexe reprendre de la vigueur. Il n'en aurait jamais assez de voir Severus à ses côtés, dans le plus simple appareil. En réalité, cette simple vision lui suffisait pour qu'il ait une érection. Et il était prêt à recommencer mais le regard presque inquiet que jeta Severus sur son sexe dur lui fit froncer les sourcils.

- Pitié, non !

C'était la première fois que Harry entendait son compagnon le supplier.

- S'il te plaît, minauda-t-il à son tour.

Il en voulait encore et si Severus refusait, Harry avait peur de ne pas pouvoir jouir en se masturbant. Il n'avait pas essayé depuis qu'il était en couple avec son compagnon mais, si ça n'avait pas fonctionné après avoir couché avec ses amants en Sixième Année, il ne voyait pas pourquoi ça marcherait cette fois-ci.

Il allait argumenter quand il vit le regard noir de Severus. Le couperet venait de tomber, son amant ne voulait pas entendre parler de sexe avant au moins le lendemain.

Il s'allongea sur le dos et le maître des Potions se tourna sur le côté, avec l'intention évidente de dormir. Il était épuisé et n'allait pas se laisser avoir par un succube en chaleur – il n'y avait pas d'autre mot – qui ne cherchait qu'à être rempli.

Harry attrapa sa verge dure et commença à la masser doucement, gémissant lorsque ses doigts passèrent sur ses testicules. Malgré lui, il replia les jambes et les écarta sans cesser ses attentions sur son pénis. Il glissa deux doigts jusqu'à son anus mais hésita à les introduire dans son intimité. Il ramena sa main sur son torse. Il ne pouvait supporter autre chose qu'un sexe entre ses fesses. Les seuls doigts qui pouvaient entrer là étaient ceux de son compagnon.

Sa main accéléra le rythme et les gémissements augmentèrent de volume. Harry s'arqua sur le matelas, au bord de la jouissance.

Ses petits cris d'excitation se transformèrent en sanglots quand il se rendit compte qu'il ne pouvait pas éjaculer.

Il le savait.

Il avait beau se masturber, il ne parvenait pas à jouir. Il n'y arrivait pas. La seule personne qui pourrait le faire venir, c'était Severus.

Ce dernier se tourna vers lui, intrigué et s'inquiéta en voyant les joues de son amant inondées de larmes.

- Harry ?

- Aide-moi, pleurnicha le succube, sa main encore refermée sur sa verge. S'il te plaît.

- Tu y arrives bien tout seul, constata Severus.

- Je... Je ne peux pas, couina Harry. Je n'arrive pas à jouir.

- Et comment cela se peut-il ?

Severus était intrigué. Harry avait réussi à éjaculer à chaque fois. Pourquoi serait-il bloqué maintenant ? Il avisa le regard vert brillant de larmes du Gryffondor et soupira. Il allait encore devoir donner de sa personne. Merlin, pourquoi personne ne l'avait prévenu que les succubes étaient aussi entreprenants et aussi demandeurs de sexe ?

Il posa sa main sur le poignet de Harry et l'écarta avant de s'occuper du problème. Son compagnon hurla franchement quand il sentit ses doigts s'enrouler autour de son érection frémissante. L'homme n'attendit pas plus longtemps avant d'entamer des va-et-vient de plus en plus rapides.

Harry ne cessait de crier et de gémir, au bord de la rupture mais rien ne venait. Il ne parvenait toujours pas à jouir et son érection était de plus en plus douloureuse.

- Fais quelque chose ! pleura Harry.

Il n'en pouvait plus, il voulait éjaculer, rien d'autre n'avait d'importance. Severus lâcha son sexe et embrassa le jeune homme sur la bouche. Quelque chose n'allait pas et visiblement, Harry n'était pas en mesure de se finir tout seul, Merlin seul savait pourquoi.

- Tout va bien, fit-il, rassurant.

Il embrassa délicatement le cou de l'ancien Gryffondor et descendit lentement jusqu'au pénis fièrement dressé et au gland violacé. Il donna un coup de langue, faisant hurler le succube une nouvelle fois. Severus enroula sa langue autour de la verge tendue et aspira la hampe.

Mais là encore, rien ne vint.

Harry pleurait sans honte, certain qu'il resterait dans cet état durant des semaines. Une partie de lui savait qu'il exagérait, que son amant ne le laisserait pas comme ça mais, l'autre, bien moins rationnelle, se faisait tout un cirque.

Il se tendit et hurla à s'en déchirer les cordes vocales quand Severus le pénétra enfin. Tout à son apitoiement, il n'avait pas vu le professeur se caresser.

Severus ne perdit pas un instant et le pilonna aussitôt. Harry ne mit guère de temps avant de venir, soulagé, entraînant le maître des Potions dans son orgasme.

Ce dernier s'affala sur le corps tremblant du jeune homme puis se retira. Harry se lova contre lui, cherchant sa chaleur et son réconfort. Après un dernier baiser, ils fermèrent les yeux et se laissèrent emporter par le sommeil, bien trop épuisés pour faire quoique ce soit d'autre.

0o0

« Rogue,

Albus refuse que je passe prendre des nouvelles de mon filleul et que je vienne te parler. Il doit penser que je ne sais pas me tenir quand tu es dans les parages. Cela dit, il n'a pas tout à fait tort, mais, puisque toi et moi tenons à Harry, je pense qu'il est plus que temps d'enterrer la hache de guerre et de nous comporter en personnes civilisées. Je sais que tu ne me portes pas dans ton cœur mais je souhaite rester en contact avec Harry. C'est mon filleul et je tiens à lui presque autant que toi.

Durant ces dernières années, je n'ai jamais voulu te demander pardon pour ce que je t'ai fait subir durant toute notre scolarité. Mais j'ai failli perdre Harry lorsque tu as été emprisonné. Alors, j'estime que le temps est venu de te présenter mes plus sincères excuses même si je ne le mérite pas. Je peux comprendre que tu les refuses, c'est tout à fait normal. Mais, s'il te plaît, ne m'éloigne pas de mon filleul. Il est la dernière famille qu'il me reste et je voudrais garder une place dans sa vie.

Je vous souhaite à tous les deux, tout le bonheur possible.

Sirius O. Black »

Severus considéra la missive qu'il venait de finir de lire. Il l'avait reçue quelques minutes auparavant et ne savait toujours pas quoi en penser. Il était vrai qu'en étant en couple avec Harry, il allait devoir supporter le parrain et le loup-garou. Il l'avait presque oublié et Black se faisait un plaisir de lui rappeler. Mais le professeur se devait de prendre en compte ce fait. Son amant était le filleul de Black, et le fils de Potter père.

Harry était proche de son parrain, Severus ne pouvait les éloigner l'un de l'autre. Black avait raison, il était temps de mettre de côté leurs rancœurs même si pour l'ancien Serpentard, cela prendrait du temps. Quelques décennies environ. À cause de Sirius, il avait failli mourir et jamais il ne pourrait pardonner cet acte.

Il se demanda un instant s'il devait écrire une réponse. À ce moment-là, un autre hibou entra dans ses appartements par l'ouverture dans un des murs, spécifiquement aménagée pour les volatiles et la réception du courrier.

- Encore ? marmonna-t-il.

Il pria Merlin pour que cette missive soit la dernière.

« Severus,

Après avoir appris par les journaux que vous formiez avec Harry un couple, je n'ai pu m'empêcher de m'inquiéter. Arthur et moi considérons Harry comme l'un de nos enfants, et le savoir avec vous alors que vous éprouviez à son sujet les plus vives rancœurs, ne nous a pas rassurés outre mesure. Nous avons découvert en même temps que tout le monde, le statut de succube de Harry et, croyez-le bien, nous en avons été les premiers étonnés mais cela explique pourquoi il n'a pu venir durant les vacances d'été de l'année dernière au Terrier, et qu'il a laissé Ginny. Nous sommes ravis, croyez-le bien, de savoir qu'il a trouvé son compagnon mais nous étions inquiets quant à la viabilité de votre couple.

Comme je vous l'ai dit, Harry est un peu notre fils, il est donc de notre devoir en tant que parents de cœur de prendre soin de lui et de veiller à ce qu'il aille bien.

Nous souhaitons rester en contact avec vous et sachez que vous êtes tous les deux les bienvenus au Terrier.

Je me mêle de ce qui ne me regarde pas et je m'en excuse d'avance mais, je me dois de vous mettre au courant de certaines choses. Ron m'a confié – tout comme Ginny – et j'ai pu m'en rendre compte au cours des années, que Harry a un rêve. Il souhaite par-dessus tout se marier et avoir une famille. Par son statut de créature magique, ce rêve lui est accessible. Il ne tient qu'à vous de le réaliser.

Harry n'est pas quelqu'un qui se confie facilement et il préfère garder beaucoup de choses pour lui, quitter à sombrer. La personne la plus à même de l'aider, jusque-là, était Ron, mais nous comptons sur vous pour prendre le relais et le rendre heureux.

Nous vous invitons à partager Noël avec nous au Terrier.

Cordialement,

Molly. »

Severus replia le parchemin et se tourna vers Harry, roulé en boule dans le lit, le nez dans l'oreiller et le corps emmitouflé dans les couvertures. Son jeune amant dormait du sommeil du juste et il n'était pas question de le réveiller.

L'homme reporta son attention sur la lettre que Molly Weasley venait de lui envoyer.

Il allait peut-être réfléchir sérieusement à la proposition de la matriarche, mais plus tard. Là, il préférait profiter encore un peu du corps de son succube avant de se montrer de nouveau au grand jour, devant l'école.

Il savait que la créature proclamerait aux yeux du monde sorcier qu'il était son seul et unique compagnon.

Qui sait, peut-être que dans quelques semaines, ou quelques mois, Harry Potter deviendrait Harry Rogue.

Mais ça, seul le temps le dirait...


FIN

Voilà, c'est la fin de cette fiction. Pour que vous puissiez dire adieu à cette fic, je vous laisse lire ce qui suit. C'est un "hommage" à toutes les personnes qui m'ont aidée à écrire cette fic, que ce soit dans l'écriture, les idées, la correction ou encore le soutien. Parce que je n'étais pas toute seule derrière cette fic, on est plusieurs. Donc, si elle est si bien, bah, c'est grâce aux filles, Mirabelle31, Crapounette, octo, Archimède et Mandala7338 (et que les idées ne viennent pas de moi, mais des filles)

Pétage de câble de l'auteur

Blaise et Archimède vécurent heureux pour toujours, élevant plein de bébés poulpes à qui ils donnèrent les noms de Salazar, Civette, Nessie, Sa Poulpesque Majesté, Godric et bébé poulpe ! Puis Archimède tomba enceinte, non pas d'un poulpe, mais d'un Blaise junior.

Nanola tua Narcissa et prit sa place auprès de Lucius et le rendit aimable avec les elfes de maison.

Jaloux de Blaise, Drago abandonna Pansy devant l'autel et fila rejoindre le couple formé par Blaise et Archimède. De cette union plus que hors norme, naquit un petit Drago junior quelques mois après Blaise junior.

Mirabelle31 et Crapounette se battirent pour avoir Severus mais Harry ne cessait de les narguer en leur faisant comprendre qu'elles n'auraient rien et que c'était lui qui l'avait, qu'il était à lui et qu'aucune des deux n'avait ce qu'il fallait où il fallait. Mais elles eurent l'autorisation d'observer leurs ébats, Crapounette ne lâchait plus sa plume à papotte auto-encreuse érotique – by Weasley – et ses multiplettes, arguant que c'était pour la science si elles regardaient : écrire des lemons réalistes.

La pauvre octo pleura toutes les larmes inexistantes de son corps – une poulpesque majesté ne pleure pas – en voyant son Sirius d'amour convoler avec une pouffe et fit comme Nanola, elle la tua pour prendre sa place.

Mandala7338, Mandy pour les intimes – et notamment sa bichette – s'exila en Roumanie pour filer le parfait amour avec Charlie Weasley, son chéri, même s'il n'a strictement rien à voir avec l'histoire.

Voilà, c'est vraiment la fin.

Pour ceux et celles qui voulaient plus de renseignements sur divers personnages ou qui estiment qu'il manque des choses, je voulais me concentrer sur Sev et Ryry. J'ai voulu laisser les couples à l'appréciation du lecteur, de même que leur futur. C'était une snarry, les autres n'étaient pas vraiment importants. Donc, je ne me suis pas concentrée dessus.

Merci de m'avoir lue