Bonjour à toutes! me revoilà après une longue absence, j'espère donc ne pas avoir perdue trop de lectrices! Je pense que je vous dois quelques explications : j'ai eu un gros manque de temps (cours de terminale S donc préparation au bac etc etc) et surtout gros manque de motivation et d'inspiration! Je remercie les lectrices qui ont continué à lire et à poster des reviews, mettre en favoris... Merci merci merci, c'est grâce à vous que j'ai réussi à boucler ce chapitre !
Sur ce, bonne lecture :)

[Eric Clapton ~ Layla]

Bella POV

J'ouvris péniblement les yeux vers neuf heures du matin, soit 13h après m'être réconciliée avec Paul. Ce dernier dormait toujours profondément, cependant l'entraînement dispensé par Jasper commencerait d'ici quelques minutes. J'ouvris brusquement les rideaux, mais cela ne le fit même pas tressaillir. J'optais alors pour la méthode douce, et allais délicatement embrasser mon amoureux. J'obtins l'effet escompté, et un quart d'heure plus tard, Paul était en route vers la clairière où se déroulerait le combat. Alice n'avait eut aucune indication supplémentaire pour déterminer la date fatidique, c'est pour ça que les entraînements commençaient aujourd'hui.

Nous avons eu un répit d'une quinzaine de jours avant que les Volturis débarquent, et l'armée Cullen-Quileutes avait mis au point un plan théoriquement parfait. Tous les Cullen seraient sur le champ de bataille, ainsi que tous les Quileutes exceptés Seth, Collin et Brady, qui seraient chargés de protéger les habitants de la Push les plus exposés.

Évidement ce plan ne me convient absolument pas, puisque je suis sensée rester dans ma chambre. Mon atout est que ce plan ne convient pas à Seth non plus, et que nous sommes téméraires et ingénieux tous les deux.

J'étais en train de rentrer des cours, quand Paul me rejoint en courant pour me dire que les Volturis débarquaient. Il me mit donc à l'abri, en petit ami protecteur qu'il est, me fit promettre de rester tranquille, ce que je fis en croisant les doigts dans mon dos, et m'embrassa en me promettant de revenir vite.

Une demie heure après que tous les Quileutes aient migré vers la clairière, comme prévu, Seth se trouvait sous ma fenêtre. Je le rejoins en sautant élégamment, et nous nous mîmes en route, moi devant, et Seth effaçant mes traces olfactives.

Arrivés au point de rencontre, nous nous cachons dans les buissons, afin d'observer la scène. Pour l'instant, Carlisle et Aro sont en grande discussion, donc rien de très intéressant, d'autant plus que je n'entend rien de l'endroit où je suis, ce qui oblige Seth à tout répéter.

Seth et moi n'avions pas de plan clairement établi pour la suite de la soirée. Enfin, on était sensés observer et ne pas intervenir, se faire discrets pour éviter l'engueulade. Mais c'était sans compter sur un rebondissement dans les négociations entre les Volturis et les Cullens : la paix contre ma petite personne.

Forcément, Paul refusa tout net et après quelques minutes de grognements, injures et vociférations, Démétri proposa un combat à mort entre lui et Paul. Que ce dernier accepta. Je ne pu empêcher un « boulet » de sortir de ma bouche, et me mis à dévaler les cinq cents mètres qui me séparaient de la clairière. Durant ce laps de temps, Paul et Démétri s'étaient mis en position, et je ne pu réprimer un ricanement en voyant leur tête choquée en me voyant débouler.

J'observais le positionnement des armées : les Volturis et Démetri à ma droite, l'air mi-amusé mi-consterné par mon apparition, les Cullen et les Quileutes à ma gauche, clairement agacés par mon manque de respect des règles. Démétri se reprit le premier, en se lançant dans un discours visant à me faire rentrer avec lui en Italie. Paul se contenta de me fixer. De toute manière mon choix est déjà fait.

J'interrompis Démétri dans son laïus par un retentissant :

- STOOOOP ! Toi, je désigne Démétri, rentre chez toi. Je ne suis pas ton âme sœur, nous ne sommes pas fait pour vivre ensemble. Oublie moi.

Je rejoins Paul, frôlant son épaule de la mienne. Par je ne sais quel miracle, Démétri n'argumenta même pas. Il regagna juste ses troupes. Aro tenta d'attirer Edward et Alice dans ses filets, mais n'obtint que des grognements réprobateurs. C'est ainsi que ce termina ce combat, qu'Alice avait vu sanglant. Elle n'avait certainement pas vu mon intervention. Moi non plus d'ailleurs, mais du coup, pour la partie discrétion c'est raté.

Je rentrais avec Paul et le reste des Quileutes. Forcément, j'eus droit à l'habituelle réprimande « pourquoi est ce que tu es incapable de respecter une seule règle ?! », une fois par Sam et l'autre par Paul. Est ce que ça les auraient tués de me remercier ? Franchement...

Après ça, la vie reprit son cours. Emily tomba enceinte quelques jours après mon dix-huitième anniversaire. Je décidais donc d'aménager avec Paul, pour qu'ils puissent récupérer ma chambre pour le bébé. En réalité, j'ai juste traversé la route, puisque notre cottage se trouve juste en face de celui de mes parents.

La vie avec Paul est très... mouvementée. Disons que, durant certaines périodes ça crie beaucoup. Quand Paul a appris que j'avais été en prison par exemple. Ou quand j'ai décidé de ne pas aller à l'université. Ce n'est pas ces engueulades qui m'empêcheront de faire ce que je veux en tout cas... Je me suis inscrite à l'Ecole de Danse de Seattle, où j'ai été acceptée. La formation dure deux ans et ensuite je pourrais enseigner la danse, ou m'engager dans une troupe.

Paul a décidé d'ouvrir un garage avec Jared, et Sam leur file un coup de main quand ils sont débordés. Jacob les rejoindra quand il aura terminé le lycée.

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Deux ans plus tard

J'ai enfin fini ma formation ! J'ai obtenu mon diplôme haut la main, et j'ai immédiatement trouvé un poste de prof de danse à Port Angeles.

On est actuellement en plein hiver, et le thermomètre affiche des nombres beaucoup trop bas pour moi. Il faut pourtant que j'aille acheter un cadeau pour Joy, ma petite sœur, qui va bientôt fêter ses deux ans.

Je farfouille dans mon porte monnaie, cherchant désespérément ma carte de fidélité, quand je fais tomber un photo de Paul, Emily, Sam et moi. Je me dépêche de la ramasser, mais en me relevant, je me retrouve projetée une dizaine de mètres plus loin. La douleur se répand en moi, j'entends les cris, j'ai mal, le sang chaud coule hors de moi, mais ça m'est égal : mes mains se croise sur mon ventre, tentant par dessus tout de protéger la vie qui commence à s'y créer. En vain.