The Rise and Fall

Les blas-blas de Xérès : bonjour à tous ! Je pense que vous serez contents de voir que j'ai quand même eu le temps d'écrire malgré mon départ en weekend ! J'ai eu de nombreuses reviews après le chapitre 8, enthousiastes, parfois paniquées, j'ai eu des « je te déteeeeeeste », des « argh vite la suite ! », bref plein de gentils messages qui m'ont boostée pour écrire en temps et en heure. Merci à tous ! Place à la lecture.

Merci à mes nouveaux followers (Dangerous-Stupidity, honoka fumi, Maedaa, DolldominationX, Poupoux, MlleMalfoy67, Minioon, Noxentra), ainsi qu'à Chapou69, Elena Grape, HeyLiamIsMyHero, Honni, faerycyn, Etoilemment, Petitestef, Erza Robin, StarPower, Amethyste-chan, babar, La petite souris, sweet nanoute, Nélopée pour leurs reviews.

RAR :

Petitestef : Alors en ce qui concerne la prise de pouvoir de Nott, en va en découvrir un peu plus au fur et à mesure, bien entendu, il faut juste être patient ! Dans le chapitre 8, je voulais beaucoup jouer sur l'effet de surprise, car les autres personnages sont tous aussi choqués de voir combien Nott a gagné en influence ! Ce sera bien entendu développé par la suite. Merci encore pour ta review et j'espère que l'attente de ce chapitre n'aura pas été trop longue ! ) Bisous

StarPower : aaaah enfin quelqu'un qui aime le sadisme autant que moi ! Merci pour tous ces compliments en tous cas et à très bientôt !

Elena Grape : lol désolée j'ai explosé de rire en lisant ta review, parce que j'avais dit à mon copain juste avant que les lecteurs allaient me haïr à cause de la fin de chapitre que je leur avais pondu, et ça n'a pas loupé ! XD Je sais, je suis une ignoble sadique … Merci pour ta review !

Etoilemment : j'avoue que ta review ma surprise ! Je n'avais jamais pensé qu'il fallait de la force de caractère pour écrire ce genre de choses. Ça vient relativement facilement et ça ne me pose pas vraiment de problème. Mon homme te dirait que c'est parce que je n'arrête pas de lire des polars ultra-violents et des bouquins de criminologie, et de regarder des films d'horreur à foison (il a peut-être raison…) XD En tous cas, merci pour ta review et j'espère que la suite continuera de te plaire (promis, ce ne sera pas trop traumatisant) ^^ Bises et à bientôt !

Honni : mais j'espère bien que tu vas devenir fan ! loool Plus sérieusement, c'est dommage que tu n'aimes pas Rogue, il va malheureusement encore être très présent dans ce chapitre, mais pour te consoler, je peux te dire qu'il va avoir un rôle important pour Draco et sa prise de conscience en termes de sentiments. J'ai hâte d'avoir ton avis sur mes autres créations (en particulier les OS les plus récents et sur la Voix des Morts, qui est bien meilleure à mon sens que The One I Love, écrite alors que j'étais encore bien jeune et qui manque donc un peu de maturité). Enfin, tu me diras… Bises et à bientôt !

CHAPOU69 : je suis contente de voir que ma version de Théo a été comprise ! J'avais un peu peur de ne pas avoir assez bien développé le sujet, mais je voulais vraiment qu'il parte en sucette en « crescendo », donc pas trop au début pour finir dans une explosion de cruauté. Par contre, j'y tiens, ce n'est pas un psychopathe, c'est un sociopathe (ou psychotique à la limite), la différence est énorme et surtout un psychopathe n'est pas forcément dangereux : c'est simplement une personne qui ne se soucie pas d'autrui, dépourvue d'empathie et qui manipule pour parvenir à ses fins (on en trouve beaucoup, notamment dans les postes de dirigeant ou parmi les carriéristes qui écrasent tous leurs collègues sur leur passage). Enfin breffons, toute guerre comme tu l'as souligné crée son lot de monstres, malheureusement. Je ne sais pas si tu as des membres de ta famille qui ont fait l'Algérie, mais tu remarqueras que contrairement à la 2nde guerre mondiale, peu de personnes qui ont fait l'Algérie en parlent. Pour 39-45, chaque petit vieux y va de son anecdote personnelle, ils racontent comment c'était sous l'occupation, etc…, mais pour l'Algérie, j'ai eu beau poser des questions (mon grand-père et mon grand-oncle ont été mobilisés, ils n'avaient donc pas vraiment le choix…) je me suis toujours heurtée à un mur. Le silence total. Parce que ce qu'ils ont vu là-bas, ils n'arrivent pas à mettre des mots dessus. Et c'est un comportement que je retrouve chez à peu près tous les combattants qui ont fait cette horrible guerre. Enfin, j'arrête de raconter ma vie ^^ Je suis contente que ce chapitre t'ait plu. Il a été intense à écrire et il me tenait beaucoup à cœur. Merci à toi et gros bisous.

Chapitre 9 : Return to Innocence

Draco descendit aux cuisines aussi silencieusement que possible et chercha une bouteille de verre vide. Après en avoir trouvé une propre, il la remplit d'eau fraîche et enfonça un bouchon de liège dans le goulot. Il chercha ensuite de quoi faire de petits sandwichs, du pain, du jambon et du fromage. Il en confectionna trois, les emballa dans un torchon propre, saisit la bouteille d'eau en passant, puis sortit de la cuisine. Il se rappela alors qu'il avait décidé d'aller rapidement voir comment se sentait Hermione avant de repartir vers l'étang où Blaise enterrait sa sœur. Serrant ses vivres dans ses bras, il entreprit donc de descendre avec précaution les escaliers qui menaient aux cellules.

L'escalier et le couloir étaient déserts et Draco s'en réjouit. Il aurait été difficile d'expliquer pourquoi il descendait là, les bras chargés de victuailles. Il longea les nombreuses portes derrière lesquelles croupissaient divers traîtres à leur sang et autres Sangs-de-Bourbe, puis soudain se figea. La porte de la cellule de Granger était légèrement entrouverte. Il avança lentement, sans faire de bruit, le dos plaqué contre le mur de pierre. Il percevait des grognements, des gémissements et un frisson lui parcourut l'échine. Toujours pressé contre la pierre froide, il tendit le cou et jeta un regard à l'intérieur.

Théodore était couché sur le sol. Draco ne réalisa pas tout de suite ce qu'il faisait, jusqu'à ce qu'il voie une paire de jambes maigres et sales étendues sous celles du Serpentard. Pétrifié, le blond releva les yeux et croisa le regard vide de Granger, sur le sol. Ses cheveux étaient éparpillés autour d'elle, baignant dans la poussière et formant une auréole autour de son visage maculé de sang et de larmes. Son aspect misérable n'avait pourtant pas l'air de décourager Nott, qui lui assenait de grands coups de reins en grognant, les mains serrées autour de son cou.

Draco sentit ses doigts se ramollir et la bouteille de verre tomba sur le sol, se brisant net et l'aspergeant de son contenu. Le bruit alerta Nott, qui releva la tête, sans pour autant cesser de violenter Hermione. Il remarqua alors le blond, qui l'observait comme pétrifié … et sourit. D'un sourire ignoble, sadique. D'un sourire qui disait : regarde-moi … regarde-moi, j'adore ça.

C'était le même regard qu'il avait vu sur le visage de Théodore au moment où l'Avada Kedavra de Blaise avait frappé sa sœur en pleine poitrine. Le même regard qu'il avait lancé à Draco lorsqu'il tenait Hermione par les cheveux et la menaçait de son couteau la nuit précédente. Draco se rappelait mot pour mot ses paroles. « Qu'est-ce que t'en dis, Malfoy ? Tu la trouverais toujours aussi mignonne si je lui faisais une grosse entaille ici ? Ou un gros trou par-là ? »

Etendue sous Nott, Hermione ne semblait même pas avoir entendu la bouteille se briser, ni même avoir remarqué la présence de Draco près de la porte. Elle fixait le plafond d'un regard absent, quelques larmes se mêlant au sang qui coulait de son nez et à la poussière qui se collait sur ses joues.

Le cœur au bord des lèvres, le blond recula d'un pas. Puis deux. L'instant d'après, ses jambes ne l'écoutaient plus et il se retrouva en train de courir comme un dératé en direction de la sortie. Il traversa le hall, s'écrasa contre la porte d'entrée qu'il ouvrit à la volée, manqua de renverser sa mère, qui revenait de sa petite balade nocturne avec Rogue. Et il courut, courut, sans s'arrêter une seule seconde.

Il ne vit pas Rogue retenir Narcissa d'une main et lui dire qu'il allait voir ce qu'il se passait. Il courait. Il dépassa les grilles de la propriété, jusqu'à ce que ses jambes s'entravent dans un amas de ronces et qu'il roule dans la poussière. Une fois au sol, le choc de la chute, les images du viol qui restaient imprimées sur ses rétines, le stress des dernières vingt-quatre heures, tout cela devint trop intense et Draco sentit ses entrailles se retourner comme un gant de toilette à l'intérieur de son abdomen. Il s'arc-bouta en avant et rendit le peu de nourriture qu'il avait ingurgité au cours des derniers jours. Les doigts crispés dans la terre et l'herbe fraîche, il se sentit alors commencer à trembler de manière incontrôlable, incapable de savoir si c'était la fraîcheur de la nuit, ses nausées ou ce qu'il venait de voir qui le mettaient dans cet état. Peut-être les trois. Il tenta de se relever mais ses jambes ne semblaient plus vouloir lui obéir. Il se força à respirer. Il devait y retourner. Il devait éclater la tête de Nott avec une grosse pierre et la sauver. Pourquoi s'était-il enfui comme un lâche ? Pourquoi n'avait-il pas pu supporter cette vision au point de fuir sans demander son reste ? Derrière lui, les graviers de la route crissèrent et il se retourna vivement.

Son parrain se tenait au milieu du chemin, haletant d'avoir lui aussi couru. Il lui jeta un regard d'incompréhension totale, tout en l'éclairant avec sa baguette.

« Draco ? Par Merlin, mais qu'est-ce qu'il te prend ? », s'écria l'homme en tentant de reprendre son souffle. « Tu te sens bien ? », ajouta-t-il bêtement en remarquant le teint verdâtre de son filleul et la flaque de bile dans l'herbe.

Draco ouvrit la bouche pour répondre mais la vision de Nott en train de s'agiter sur elle ne le quittait plus. La tête lui tourna de nouveau et une deuxième salve de bile vint rejoindre la première. Séverus fronça les sourcils, devenant de plus en plus inquiet.

« Bon sang, mais qu'est-ce qu'il t'arrive, parle-moi ! », supplia-t-il en s'approchant de son filleul, prostré sur le sol.

Draco prit quelques secondes avant de pouvoir répondre. « Nott… », balbutia-t-il, les yeux écarquillés de terreur et de dégoût.

« Eh bien quoi, Nott ? », le pressa Séverus avec une pointe d'agacement.

« Il … il l'a violée », réussit à articuler le blond, la respiration sifflante. Séverus mit moins d'un quart de seconde à réaliser ce qu'il venait de dire.

Sa première réaction fut de faire volte-face et de se précipiter vers le Manoir, mais après quelques enjambées, il s'arrêta. Voler au secours de Miss Granger en présence de Nott et peut-être de Lucius (qui savait où cet imbécile pouvait traîner dans son Manoir ?)… Tout cela était bien trop dangereux pour sa couverture. L'idée le répugnait mais Miss Granger n'allait pas pouvoir compter sur son aide pour le moment. En revanche, elle pouvait peut-être encore compter sur Draco. Le Maître des Potions repartit vers son filleul au pas de course. Le jeune homme était toujours agenouillé dans l'herbe, tétanisé. Séverus le prit violemment par le bras et le secoua comme un prunier.

« Tu dois y retourner, Draco. Tout de suite ! », aboya-t-il en accentuant la pression sur son bras. Le jeune homme lui jeta un regard paniqué.

« Mais … », protesta d'abord celui-ci, sans comprendre pourquoi un Mangemort aussi fidèle que Séverus Rogue l'incitait à présent à sauver Granger. Le maître des potions le saisit violemment par le col.

« Je ne te laisserai pas faire la même erreur que moi, Draco, tu dois y retourner ! »

« A votre place, je lâcherai Draco tout de suite, si vous ne voulez pas aller rejoindre ma sœur dans sa tombe », fit la voix de Blaise derrière eux.

Le jeune homme, alerté par les cris, avait accouru depuis l'étang et menaçait maintenant Rogue de sa baguette. Séverus se retourna et poussa un grognement de rage.

« Vous ne comprenez rien, tous les deux », siffla-t-il en lâchant néanmoins Draco, qui le regardait hébété. Rogue comprenait le besoin des deux garçons d'obtenir des réponses mais le temps leur manquait. Qui savait ce que ce taré de Nott pouvait bien faire à Hermione pendant qu'ils papotaient tranquillement à la lumière de la lune. « C'est moi le contact de l'Ordre du Phoenix. Je suis de votre côté. »

La bouche de Blaise s'ouvrit toute grande mais il n'abaissa pas sa baguette pour autant. « C'est quoi ces conneries ? », gronda-t-il, tandis que Draco trouvait enfin la force de se relever de lui-même.

« Zabini, vous nous faites perdre du temps », gronda Séverus en pointant un doigt en direction du Manoir. « Nott vient de violer votre amie Granger, pendant que vous êtes là à piailler comme deux bonnes femmes. »

Une lueur de panique passa dans le regard de Zabini mais il secoua la tête. « Pas question de vous lâcher tant qu'on n'aura pas eu d'explications. Si ce que vous dites est vrai, je vous rappelle que j'ai tué un être humain pour protéger Granger, l'Ordre et vous-même si vous êtes bien la taupe que vous prétendez être. J'exige d'en savoir plus. »

Draco s'approcha de son parrain, le cœur battant. « Qu'est-ce que vous vouliez dire par 'la même erreur que moi' ? », demanda-t-il en scrutant le visage de son parrain.

Rogue regarda en direction du Manoir. Mieux valait tout déballer en vitesse, les gamins semblaient bien décidés à ne pas lâcher l'affaire. Et en ce qui concernait Miss Granger, malheureusement à l'heure qu'il était, le mal était déjà fait.

« J'ai déjà vécu tout cela, Draco… », souffla Séverus en lui jetant un regard désolé. « Pour autant que je me souvienne, j'ai toujours été un espion. A la solde de Dumbledore. En particulier après que … » Il se tut. Même encore aujourd'hui, les mots avaient du mal à sortir de sa bouche.

« Après que quoi ? », l'encouragea Blaise d'une voix forte.

Séverus ferma les yeux. « Après que le Seigneur des Ténèbres ait tué Lily Evans, il y a 16 ans… »

Draco cessa de respirer. Il commençait vaguement à entrevoir le problème.

« Bordel, mais qui c'est ça, Lily Evans ? », s'énerva Blaise.

« Lily Evans … épouse Potter », répondit Draco dans un souffle, en regardant son ami. « Ma mère m'a dit un jour qu'elle était avec vous en classe », ajouta-t-il en reportant son attention sur son parrain, qui acquiesça.

« Je l'aimais », reprit le maître des potions d'une voix faible. « Depuis toujours, mais je n'ai jamais été rien de plus qu'un ami pour elle. Et j'ai accepté cette situation… » Il soupira.

« Jusqu'à ce qu'elle choisisse Potter », tenta Draco, mais le professeur secoua la tête.

« Non, jusqu'à ce que l'enfant qu'elle portait soit pris pour cible à cause d'une prophétie idiote », cracha Séverus avec animosité. « Le Maître s'est mis dans le crâne que cet enfant causerait sa perte, il avait juré de l'éliminer, ainsi que ses parents bien entendu. » Il fit un pas en direction de Draco, qui recula par réflexe. « Tu dois le comprendre, Draco. J'ai TOUT essayé pour la sauver. J'ai tenté de ruiner tous les plans du Seigneur des Ténèbres mais j'ai échoué… J'étais le premier sur les lieux lorsqu'elle a été tuée. » Il s'arrêta pour reprendre son souffle. Blaise abaissa lentement sa baguette et lui jeta un regard plein de pitié. « J'ai serré son corps inerte dans mes bras. Je l'ai serrée si fort que Dumbledore a dû faire usage de la force pour m'en détacher. J'ai hurlé comme un forcené. J'ai prié tous les dieux pour qu'ils me la rendent, mais tout ce qu'il me restait d'elle … c'était son enfant. Un enfant qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à ce salopard de Potter. J'ai haï cet enfant autant que j'ai aimé le voir grandir. Car grâce à lui, il restait encore un peu d'elle dans mon monde. »

Draco s'imagina un instant découvrant lui aussi le corps de Granger. Cette idée lui était intolérable, même s'il n'avait pas la moindre idée du pourquoi.

Rogue reprit. « Ne fais pas la même erreur que moi, Draco. Ne gâche pas ta vie avec des regrets. Si tu veux la sortir de là, tu ne dois pas hésiter une seule seconde ou te cacher derrière de fausses excuses. Aucune mission, aucune couverture ne valait la vie de ma Lily. Je regrette seulement de l'avoir compris trop tard. »

Séverus regarda son filleul. « Si tu l'aimes … », commença-t-il, mais Draco lui jeta un regard venimeux.

« Mon histoire n'a rien à voir avec la vôtre, je n'aime pas Granger… », cracha-t-il bien que l'image de Granger morte se suppléait de plus en plus à l'image de Granger violée par Nott dans les cachots. Il sentit une boule se former dans sa gorge et son cœur semblait prêt à exploser dans sa poitrine.

« Tu fais chier, Malfoy », s'emporta Blaise. « Arrête de te voiler la face. En tous cas si tu n'y vas pas, moi j'y vais … J'en ai assez entendu en ce qui me concerne. » Et sans un mot de plus, il partit en courant en direction du Manoir, laissant Draco et Séverus seuls. Le maître des potions fouilla dans les poches de son manteau et en sortit une grande fiole contenant un liquide boueux.

« Faites sortir Granger du cachot, mettez quelqu'un d'autre à sa place », dit-il à Draco en lui fourrant la fiole de Polynectar dans les mains. « Cache-la en attendant que je rassemble les autres et qu'on organise sa sortie. Et cette fois … », il serra le bras de Draco, « cette fois, on y arrivera. Libre à toi de nous suivre ou non, le moment venu. Je t'apporterai bientôt d'autre Polynectar de ma réserve personnelle. Je ne sais pas combien de temps il faudra utiliser ce subterfuge, mais j'espère avoir suffisamment de potion disponible … »

Draco regarda la fiole dans sa main, hésitant, puis Blaise qui courait toujours en direction du Manoir… et pris d'une inspiration soudaine, s'élança à sa poursuite.

Blaise voyait les grilles de la propriété s'approcher et y vit une silhouette sombre, nonchalamment adossée contre le fer forgé. Il discerna bientôt le visage satisfait de Nott, qui le regardait accourir en souriant. Blaise pointa immédiatement sa baguette dans sa direction et beugla « Diffindo ! ».

Nott para assez aisément le sortilège, mais un pan de sa cape fut sectionné en deux. Avant qu'il ait eu le temps de répliquer, Blaise tenta un Doloris mais encore une fois, le manqua de peu.

« Arrête un peu de bouger, que je te tranche la gorge, espèce d'enfoiré ! », aboya Blaise tandis que Nott plongeait derrière le muret en pierre. Pour toute réponse, Blaise entendit un rire glacial s'élever dans la nuit. Derrière lui, il entendit Draco courir à toute allure. Nott risqua un œil par-dessus le muret et constata lui aussi que le blond approchait. Il se releva donc, pointant sa baguette sur Blaise.

« Je suis absolument ravi que tu aies apprécié le spectacle, Malfoy », fit Théodore d'une voix forte, tandis que Draco se postait près de Blaise, une expression de fureur indescriptible plaquée sur ses traits. « En ce qui me concerne, ton arrivée a été le point culminant de mon entrevue avec Granger. Et je vais te confier un secret … » Son sourire s'élargit. « Cette petite cochonne a adoré ce que je lui ai fait. »

« AVADA- ! », gronda Draco, dont les iris gris étaient devenus aussi noirs que la nuit. Mais Théodore avait transplané avant même qu'il n'ait pu achever sa phrase. « MERDE ! » beugla Draco en donnant un coup de poing dans le vide. Blaise leva les yeux au ciel.

« Grouille-toi, il faut aller voir Granger », dit-il simplement avant de s'élancer en direction du Manoir, Draco sur les talons. Une fois sous le porche, Draco commença par pousser la porte d'entrée mais arrêta son geste en entendant des voix dans le hall. Il fit signe à Blaise de se taire et tendirent l'oreille. La voix de Lucius retentit la première.

« Narcissa ? Qu'est-ce que c'est que tout ce boucan ? », fit la voix mécontente de M. Malfoy. « J'ai entendu des cris… »

En se penchant un peu plus par l'interstice de la porte, Draco vit sa mère regarder précipitamment dans sa direction, puis se tourner à nouveau vers son époux. « Ce n'est rien, Lucius. Ce sont les garçons qui … font les idiots… Tu sais comment ils sont, tous les trois. Allons-nous coucher par pitié, je suis exténuée… »

Lucius plissa les yeux et regarda sa femme avec un air suspicieux. Celle-ci leva les yeux au ciel avec agacement. « S'il te plaît Lucius… », minauda-t-elle à nouveau et Lucius sentit toute résistance fondre comme neige au soleil. Leur couple n'avait jamais été évident, ils avaient des hauts et des bas, mais quand Narcissa lui faisait cet air-là, il était systématiquement incapable de lui refuser quoi que ce soit. Il hocha la tête et remonta les escaliers. Lorsque Lucius eut disparu à l'étage, Narcissa redescendit une ou deux marches et se pencha en direction de la porte d'entrée pour faire signe à son fils d'entrer en silence. Puis elle se dépêcha de rejoindre son mari.

Draco et Blaise attendirent quelques secondes puis poussèrent silencieusement la porte.

« Ta mère est géniale », chuchota Blaise.

« On est des Malfoy, on est tous géniaux », répondit Draco sur le même ton, tandis que l'Italien ricanait doucement. Puis il fit signe à son ami d'avancer et tous deux s'engouffrèrent dans l'escalier du sous-sol.

Arrivés en bas, ils virent que Théodore n'avait même pas pris la peine de refermer la porte de la cellule. Ils accélérèrent le pas et entrèrent en trombe à l'intérieur. Puis se figèrent. Hermione était recroquevillée en position fœtale, à l'endroit même où Nott l'avait abandonnée quelques minutes plus tôt. Son dos, recouvert par ce qui avait été autrefois un chemisier écru, était agité de soubresauts. Blaise vit qu'elle ne portait plus son pantalon et pour cause, celui-ci gisait dans un coin de la pièce, lacéré comme si une bête sauvage s'était acharnée dessus. Le chemisier semblait avoir subi le même traitement, mais les manches le maintenaient toujours sur le corps frêle d'Hermione.

Draco fut le premier à bouger. Il s'avança doucement dans la direction de la jeune fille, si doucement qu'elle ne remarqua sa présence que lorsqu'il fut à moins d'un mètre de distance. Elle sursauta violemment et releva vers lui son visage sanguinolent et apeuré. Elle poussa un hurlement de détresse et se traîna sur le sol, aussi loin que possible du blond. Derrière lui, Blaise accusait le coup. Contrairement à Draco, il n'avait pas vu la scène et réalisait seulement maintenant ce que Nott avait fait.

Draco retenta une approche, à petits pas mesurés, et tendit la main en direction d'Hermione. « Granger … c'est nous … tu n'as rien à-

Mais Hermione se terra un peu plus dans son coin, les jambes repliées contre elle, secouant la tête de gauche à droite comme une démente.

« Granger, on va te sortir d'ici, tout de suite, lève-toi… » Il s'accroupit et fit mine de lui prendre le bras, mais une véritable crise de panique s'empara d'Hermione et elle lui assena en hurlant un coup de pied qui le fit tomber au sol.

« Ne m'approchez pas, ne m'approchez pas », hurlait-elle sans discontinuer. Blaise ferma illico la porte de la cellule et insonorisa la pièce. Il ne manquait plus que ses cris alertent Lucius et le fassent débarquer ici.

Quant à Draco, il s'était relevé, un tantinet énervé de s'être fait frapper sans raison et décida de prendre les choses en main. Il saisit Hermione par les bras et l'écarta violemment du mur contre lequel elle se tenait. La jeune fille hurla lorsqu'il se glissa entre son dos et le mur. Elle continua de se débattre comme une lionne, lorsqu'il se laissa tomber au sol et serra le dos de la jeune fille contre son torse, avant d'enserrer sa taille et ses hanches entre ses jambes. Hermione ne put bientôt plus rien bouger d'autre que les jambes, toute enserrée qu'elle était par les membres de Malfoy. Elle se tut soudain et frémit lorsqu'elle l'entendit parler doucement tout près de son oreille droite, son souffle chaud caressant son cou.

« Granger, tu ne risques plus rien… », murmura-t-il en la serrant plus fort contre lui. « Oh et frappe-moi encore une fois et je te jure que tu-

« Draco, c'est pas le moment ! », l'avertit Blaise en voyant à nouveau une expression paniquée flotter sur le visage d'Hermione.

Le blond lui jeta un regard d'incompréhension. « Elle m'a frappé ! », se défendit-il, tandis que Blaise s'approchait et s'asseyait sur le sol, près des jambes d'Hermione.

« Oui et vu son état, tu ne vas pas lui en tenir rigueur », gronda Blaise avec un regard d'avertissement. Puis il se tourna vers Hermione et tenta un sourire faiblard. Aussitôt, celle-ci l'imita, mais son sourire ressemblait plutôt à un rictus de douleur.

Effarant, pensa Draco avec une pointe d'amertume. Encore une fois, c'est moi qu'elle frappe et c'est lui qui a tous les sourires. Il resserra inconsciemment son étreinte autour de Granger et fusilla son ami du regard. Blaise souriait toujours, mais son sourire s'adressait désormais à Draco et il était … narquois. Cela ne fit qu'accentuer l'agacement du blond, qui leva les yeux au plafond.

« Granger, tu vas venir avec nous », reprit Draco, tandis que la jeune fille sursautait entre ses bras en l'entendant à nouveau parler aussi près de son oreille. « Rogue m'a donné du Polynectar, on va te remplacer ici et te cacher ailleurs. »

Hermione tourna la tête vers lui et le regarda avec une expression qui, pour la première fois depuis qu'ils étaient entrés, n'était pas de la terreur. Draco sembla comprendre la question silencieuse qu'elle lui posait et y répondit.

« Oui, il nous a tout raconté, du moins dans les grandes lignes… », dit-il.

« Où tu veux qu'on la mette ? », s'étonna Blaise avec une pointe d'énervement. « Il est gentil, Rogue, il veut qu'on fasse des trucs mais lui il se mouille pas trop … »

« Dans le seul endroit où mon père n'a jamais foutu les pieds de toute sa vie… », répondit le blond avec un sourire. « Ma chambre. »

« Tu plaisantes ? », fit Blaise incrédule.

« Non. Il semblerait que son emprise paternelle se borne aux limites du salon, de la salle à manger et des parties communes. Ma chambre est le seul endroit où je suis peinard », dit-il avec un sourire réjoui.

« Et ta mère », reprit Blaise. « Elle y rentre, elle. »

Draco secoua la tête. « Ma mère ne dira rien. Elle sait très bien que vendre la mèche nous ferait tous tuer et elle ne prendra jamais le risque de perdre son fils unique. »

Blaise haussa les sourcils. « Bon, dans ce cas … si Granger est d'accord… »

Draco sentit la jeune fille hocher la tête faiblement. « Peu importe tant que je quitte cet endroit. »

A peine avait-elle prononcé sa phrase, qu'elle sentit les bras de Draco passer l'un dans son dos et l'autre sous ses jambes. Il la souleva sans aucun problème, tout en se relevant et Hermione pensa qu'elle devait vraiment avoir perdu beaucoup de poids depuis son arrivée ici. Pensée qui fut contredite par le grognement de protestation que poussa le blond. « Merlin, ce que t'es lourde, Granger … qui aurait cru… »

Hermione leva vivement la tête pour le fusiller du regard mais s'aperçut à son expression, qu'il se moquait d'elle.

« Va te faire voir, Malfoy », fit-elle d'une toute petite voix.

« Oui, je peux aussi me tirer et te laisser ici… », grommela-t-il, mais la jeune fille tressaillit et s'accrocha désespérément à sa chemise en secouant la tête. « Je plaisantais, Granger. Blaise, pars devant et vérifie que la voie est libre. »

Blaise esquissa un sourire éloquent et s'éloigna en soupirant. Draco leva les yeux au ciel (un geste qu'il commençait à faire beaucoup trop souvent à son goût) et le suivit en silence. Ils remontèrent silencieusement le couloir des cellules et Draco frémit en se rappelant de la dernière fois qu'ils avaient pris ce chemin tous les trois. Il chassa cette pensée et attendit que Blaise lui fasse signe pour monter les escaliers. Granger avait beau être un poids plume, l'ascension fut plus difficile qu'il ne l'avait imaginé et il pensa aux prochains escaliers interminables qui les mèneraient jusqu'à l'étage. Blaise s'engouffra dans le hall, fit un rapide tour des lieux et revint leur donner l'ordre d'avancer.

« Je pourrais aussi marcher, Malfoy », chuchota Hermione en entendant le souffle du blond s'accélérer avec l'effort.

Draco baissa les yeux sur elle et avisa les traces de sang séché entre ses cuisses, les hématomes qui commençaient à poindre sous sa peau pâle et la maigreur de ses chevilles. « Non, tu ne peux pas », dit-il fermement. « Cesse de vouloir toujours jouer les héroïnes, Granger, c'est insupportable. »

Hermione avait remarqué son regard mais n'osa pas baisser les yeux pour voir l'étendue des dégâts. Le temps du bilan viendrait plus tard, pour le moment elle préférait se concentrer sur la sensation agréable du corps chaud de Malfoy contre le sien. Ça avait beau être Draco Malfoy, pour l'instant il était ce qu'il y avait de plus réconfortant et de plus protecteur dans sa vie. Et elle allait s'en contenter. En fermant les yeux, elle s'imagina dans la même situation, avec Ron. Puis cette image s'effaça lorsqu'elle réalisa que Ron n'aurait jamais eu l'idée de la porter ainsi. Il lui aurait plutôt demandé avec son air inquiet si elle se sentait capable de marcher, Harry aurait posé sa main sur son épaule et lui aurait murmuré : « Fais de ton mieux, Hermione, il faut que tu marches ». Mais aucun ne l'aurait portée ainsi, comme si elle était faible et vulnérable. Car ils n'avaient toujours connu que l'Hermione forte et combative. Hermione frémit à l'idée de ne plus être la même personne lorsque toute cette histoire serait terminée. Harry la reconnaîtrait-il ? Reconnaîtrait-il la Gryffondor inébranlable ? Et Ron, aimerait-il la nouvelle Hermione ? Celle qui avait vécu l'Enfer et qui avait été prise par un autre ? Elle sentit quelques larmes couler sur ses joues. Non, sûrement pas. Nott s'est emparé de ma vie, l'a secouée dans tous les sens et me l'a rendue en ruines. Même si je répare tout, les pièces seront forcément mélangées, je ne serai plus jamais la même. Et si personne n'aimait plus jamais ce que je vais devenir ?

« On est presque arrivés, tu tiens le coup ? », chuchota Draco alors qu'ils atteignaient le premier étage. Il baissa les yeux et vit qu'elle pleurait de nouveau. Il fronça les sourcils, incapable de savoir ce qu'il se passait réellement dans la tête d'Hermione. « Tu n'as plus rien à craindre, Granger, arrête de pleurer », fit-il, mal à l'aise, tandis qu'ils entraient dans le couloir qui menait à sa chambre. Blaise, toujours quelques mètres devant, ouvrit la porte et fit le guet pendant qu'ils s'engouffraient à l'intérieur, puis referma derrière eux. Une fois entrés, Draco posa doucement les pieds d'Hermione à terre et l'aida à se redresser. Il fronça les sourcils en la voyant regarder autour d'elle, la bouche grande ouverte.

« Qu'est-ce qu'il y a ? », demanda-t-il. Elle se retourna vers lui, une pointe de colère dans le regard.

« Alors c'est vrai … les Malfoys se vautrent dans le luxe pendant que des dizaines de gens pourrissent sous leurs pieds… j'imagine également que vous avez toute une armée de pauvres elfes pour entretenir tout ça… », marmonna Hermione avec véhémence, son naturel reprenant un peu le dessus.

Malfoy ne sembla pas apprécier la critique. « Tu veux repartir dans ta cellule, Granger ? », gronda-t-il en plissant les yeux. Hermione écarquilla les siens et secoua la tête. « C'est bien ce que je pensais », acheva-t-il en se détournant pour regagner la sortie.

« Où est-ce que vous allez ? », demanda Hermione en les suivant du regard, paniquée à l'idée de se retrouver à nouveau seule en terre inconnue.

« On va essayer de trouver un moyen pour cacher ta disparition. En attendant, fais comme chez toi. Ou plutôt non, je retire ce que j'ai dit : contente-toi de ne pas bouger, ne casse rien et ne touche à rien… », se reprit Malfoy en lui jetant un regard buté. Derrière lui, Blaise gloussa doucement.

« On revient vite », la rassura l'Italien avec un sourire.

La porte se referma et Hermione se retrouva seule. « Pas toucher, pas bouger, assis, debout, couché, donne la patte… ce type me prend vraiment pour son chien, ma parole… », marmonna Hermione avant de baisser enfin les yeux sur son chemisier lacéré, ses jambes nues et sales. Elle sentit à nouveau les larmes monter mais refusa de se laisser aller. Pour se changer les idées, elle décida d'inspecter les lieux. Une grande chambre, deux fenêtres occultées par d'épais rideaux vert sombre et brodés d'argent. Une armoire en chêne massif, une énorme commode assortie, sur laquelle étaient posés des objets hétéroclites (un vif d'Or dans un écrin, un cadre contenant une photographie, un tee-shirt noir roulé en boule, une bouteille de Whisky Pur Feu vide…), un grand lit à baldaquins vert et argent (« Original », pensa Hermione en soupirant), deux tables de nuit, un sofa près d'une fenêtre, recouvert lui aussi de vêtements, de couvertures et autres affaires.

« Mais quel bordel ! », murmura Hermione, avec une grimace. Elle n'avait pas du tout prévu un tel capharnaüm. Malfoy était tellement tâtillons, à la limite de la maniaco-dépression, toujours tiré à quatre épingles, jamais elle n'aurait pu imaginer que sa chambre fut un tel champ de bataille. Encore une fois, elle s'apercevait que le Malfoy public était bien différent du Malfoy en privé.

Elle s'approcha de la photographie posée sur la commode et la prit dans ses mains. Elle sursauta en voyant le visage de Nott lui sourire. Elle faillit une seconde reposer le cadre, mais se reprit. Nott n'était pas seul sur le cliché. Malfoy, Zabini, Crabbe, Goyle, ainsi que Pansy Parkinson et Millicent Bulstrode l'entouraient, tous bras dessus-bras dessous, de larges sourires aux lèvres. Pansy faisait un V avec son index et son majeur droits, tout en tirant la langue. Draco lui jetait un regard un peu agacé, même s'il souriait en coin. Blaise semblait en train de rire aux éclats et Millicent levait les yeux au ciel. Nott agita la main dans la direction d'Hermione et celle-ci fronça les sourcils. Ils avaient tous l'air tellement jeunes et insouciants. Quand cette photographie avait-elle été prise ? Elle la scruta à la recherche d'indices et ne tarda pas à en trouver un. Malfoy. L'un de ses bras était bandé et en écharpe, ses cheveux n'étaient plus coiffés en arrière ni maintenus par des litres de gomina. Cette photo avait été sûrement prise en troisième année, juste après le cours de Soins aux Créatures Magiques où Buck l'hypogriffe avait attaqué Malfoy. Sur la photo, la jeune Pansy Parkinson se dressa sur la pointe des pieds et embrassa Draco sur la joue. Celui-ci se renfrogna. Hermione reposa le cadre sur la commode en souriant faiblement. Cela ne faisait que quelques mois qu'ils avaient quitté Poudlard, mais cette époque semblait déjà lointaine et révolue. Ils avaient tous changé. Hermione doutait même qu'aucun d'entre eux ne puisse un jour sourire à nouveau de cette manière. Et elle-même, le pourrait-elle ? Pourrait-elle à nouveau rire de bon cœur avec Harry, gronder Ron parlant la bouche pleine, partager ses secrets avec Ginny ? Hermione renifla. Elle se sentit soudain très seule et pria pour que Zabini et Malfoy ne soient pas absents trop longtemps. En ces lieux maudits, ils étaient la seule et unique chose qui ressemblât à des amis. Elle soupira et reprit son exploration.

Elle avisa une porte en face du lit et s'en approcha avec hésitation. Pouvait-elle l'ouvrir ? Ne risquait-elle pas de tomber sur un autre membre de la famille ou un Mangemort ? Mais réfréner sa curiosité n'avait jamais été le fort de la Gryffondor et elle décida de l'ouvrir tout doucement pour jeter un coup d'œil rapide. La poignée grinça légèrement lorsqu'elle l'actionna et elle se raidit. Mais en se penchant pour voir à l'intérieur, elle constata, effarée, qu'il s'agissait tout simplement de la salle de bain la plus spacieuse qu'elle n'ait jamais vue. Spacieuse, luxueuse, mais tout aussi désordonnée que l'était la chambre. D'autres vêtements traînaient çà et là, ainsi que des serviettes de bain humides. Mais Hermione ne s'offusquait plus du désordre. Une seule chose retenait à présent son attention. Une seule. La baignoire. La jeune fille poussa un soupir de soulagement.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

C'est tout pour aujourd'hui. Dans le prochain chapitre vous découvrirez le stratagème mis en place par Draco et Blaise pour cacher l'absence d'Hermione dans les cachots. Croyez-moi, ça ne sera pas de tout repos ! En tous cas, j'espère que ce chapitre-ci vous aura plu ! Il est un poil court mais c'est tout ce que j'ai pu faire pour pouvoir tenir les délais malgré mon weekend de vacances ! En tous cas, les choses sérieuses vont bientôt commencer pour nos amis. Comment avez-vous trouvé l'évolution du comportement de Draco ? J'ai essayé d'être un maximum cohérente. On sent qu'il commence à accepter ses sentiments bizarres même s'il essaie toujours de les combattre et s'évertue à martyriser la pauvre Hermione. L'intervention de Rogue a été décisive et malheureusement, dans un sens, celle de Nott également. J'attends vos avis ! Bisous et à la semaine prochaine !

Xérès !