Note d'auteur: Bonjour tout le monde!

Maintenant vient le temps des remerciements: pour m'avoir mis en favoris: 13trinity, Anju-san, BellaMcCarthy, Catwooman, Cendrillon49, Dante35, Dedel03, Gaby1013,Gamma Phi Beta, JT50, Kyssou, Laulsbm, Little-Two, MIMINE2b, NC191, Nerivese, PetiteMia, Ptite-Julie05, Sorcière6174, Vampire-Jella, Yume-Yuna, accroOvampire, aurelb33, aurelie01, ballorchidee, betty24011987, cristalle, floriane1301, jyca, kikimica, kraqui98, laragazinella, lilly7100, meladrey, mimyr, oscarangel, prenelle05, titiangel16, vampirenessi. pour vos follows: 13trinity, Alice Potter du 55, Anju-san, Baby07, BellaMcCarthy, Bulles, Catwooman, Dante35, Dedel03, Elfia, G6K, Gamma Phi Beta, Grazie, Hurricane-M, IMB, JassyO, Juhn Shadow, Kyssou, Laulsbm, Lily Jolie, Little-Two, Llyss Sayu Slytherin, LoudeeM, Malicia33, Mane-jei, Manieemmett, Minashi, PetiteMia, Ptite-Julie05, Underniable-Love-67, Vampire-Jella, Yume-Yuna, Yumeii, accroOvampire, aurelb33, .5, Ballorchidee, crazygirl67, cristalle, darpicots, fanbella, fearkris, floriane1301, hp-drago,jyca, kekegirl62, lamarmotte13006, lei60, lilly7100, loovenaruto, lyylla, mariaxthexmonster, oscarangel, patoun, prunelle05, pyreneprincesse, sirinasan, sittelle, titeuh-stef, titiangel16, vampirenessi

Merci à vous qui m'avez donné vos avis en laissant un commentaire, aussi bien positifs que négatifs: BellaMcCarthy, hp-drago, G6K, Grazie, Dedel03, Sorcière6174, Horryael, Hermione 1888

◊Chapitre 12: Epilogue

◊Les fautes sont les miennes. (Merci à Delphine03 pour la corretion.)

◊Disclamer: Rien ne m'appartient. Les personnages sont à SM. Je m'en sers juste comme des marionnettes occasionnelles pour l'histoire.

◊Les lieux situés sont des recherches vagues. Je ne suis jamais allez là-bas.

◊ Je pense que tout y est ? C'est parti !


Chapitre 12: Epilogue/Bella

Je regardais choir une toute petite feuille, verte.

Cette petite pousse était assez surprenante en cette période de l'hiver. Je songeais que plus les années se déroulaient sur le fil du temps, plus la Terre et son environnement semblaient se dégrader. Un jour ce mince fil se briserait net et la planète subirait ce constat. Malgré mon état de mort-vivant, je pressentais qu'il ne faisait pas froid, du moins de ce que je pouvais m'en souvenir. Devoir dépoussiérer le fin fond de ma mémoire pour retrouver la sensation de glace procurée par la neige fut pénible. Quasiment douloureux. Je m'habituerais assez aisément à mon immortalité récente. Cependant, mon esprit vagabondait énormément hors des sujets abordés.

Souvent, penser à quelque chose suffisait à me faire perdre la notion de la réalité.

Auparavant, j'aurais dit ne jamais vouloir de cette vie qui se poursuivait dans la mort. Néanmoins, c'était bien avant de rencontrer la famille Cullen, je dirais même avec certitude que ce fut bien avant de connaitre le Clan Whitlock. Il était devenu mon existence et je demeurerais avec ces individus l'incorporant, aussi farfelu soient-ils. Le premier concerné était inévitablement Jasper, que je voyais comme un homme digne de confiance déjà lorsque j'étais humaine. Je crois. Charlotte et Peter paraissaient aussi loyaux qu'adorables autant que cruels. J'appréciais leur compagnie et comprenais aussi qu'ils ne souhaitaient que de la félicité pour le Major. J'y participais et Peter l'avait su depuis toujours. Le début de notre relation avait pu se profiler grâce à lui.

Sans l'aide précieuse du don de prescience de Peter, je serais sûrement aux mains d'Edward.

.

Je reviens dans la réalité en diffusant mes pensées ailleurs dans ma tête, l'aspect pratique d'être morte et vampire. Antérieurement, c'aurait été impossible.

Eloignées de nous, les sirènes criardes des camionnettes policières ainsi que celles des pompiers me firent dresser l'oreille. Une bonne chose que les humains soient occupés à la Villa même s'ils se poseraient des milliers d'interrogations au moment où ils s'apercevront que les habitants de cette dernière aient disparu.

Le seul bémol serait d'anticiper l'arrivée de Jacob, voire de la meute au complet. Ils ne se fichaient jamais des histoires à propos des sang-sus. Les crocs dehors, j'envisageais qu'ils débarquent dans l'espoir que nous nous soyons entre-tués. Après tout, Jacob savait que nous avions quelques soucis d'entendement.

L'odeur acre du sang me réveilla en s'infiltrant dans mes narines. Mes muscles entiers se contractèrent en réponse et j'étranglais la personne que je retenais prisonnière. Je préférais tuer le malotru que de finir de sucer le sang coulant dans les artères de l'homme couché à terre. En examinant les alentours, sur le qui-vive je remarquais que personne ne bougeait. Nous étions devenus statut, assimilable à des personnages mirifiques. Toutefois, le trouble subsistant en mon intérieur m'agitait en de faibles mouvements, comme par choc électriques et perturbait le silence des bois.

Cela aurait été tellement incroyable de contrôler le monstre en moi, grisant. Cette abominable silhouette dans mon esprit qui se manifestait dès que mes instincts les plus primaires ressortaient. Humer du sang faisait parti du processus qui aguichait mon second rôle. Nom d'un chien que c'était dur de maitriser un assoiffé de sang. J'avais la nette impression d'avoir un démon enfui dans les entrailles et qui demandait à parcourir le monde afin de massacrer qui passerait devant lui. Ouais, c'était un démon, j'étais un démon. J'apprendrais plus tard à faire ami-ami avec lui, comme le faisait Jasper ou Peter. Quoiqu'en me remémorant le carnage de la Villa… mon compagnon avait encore des progrès à faire à propos de son major obscur. Toutefois, j'étais un démon possédant un cœur que l'amour gardait en laisse. Voir les restes calcinés d'Emmett, mon frère, mon ami, me désarçonnait assez pour museler la bête temporairement. Je flairais son odeur monter dans la fumée provoquer par la foutu allumette.

Rosalie me peinait. Elle était partiellement garce mais chérissait inéluctablement, vigoureusement Emmett. Je ne retenais que cela: le bonheur donner à ce dernier tout au long de leur histoire.

Je pourrais éventuellement l'apprécier dans le futur, rien que pour parler de ce grand gamin cajoleur et farceur. C'était donc dans ce jugement que je décidais de mettre en pause le dénommé Félix. Rose aurait le loisir de l'annihiler, si l'envie l'envahissait. J'avais voulu venger l'humain, néanmoins peut être vivrait-il? Est-ce qu'il avait reçu correctement le venin? De toute façon, je ne savais même pas s'il était gravement blessé parce qu'en tant que jeune créature de la nuit, je ne parvenais pas encore à saisir la différence entre une meurtrissure banale ou mortelle.

Je pris donc directement appui de mes talons, recouverts de terre, sur les épaules de Félix. Je fis vite pour interdire toute manœuvre venant de sa part et lui tordait le cou comme un poulet. Accroupie au dessus de lui, mes ongles enfoncés griffèrent sa peau pendant qu'il tombait lourdement au sol, évanouit, dans un bruit fracassant. C'est qu'il était épais comme gars. Mes orteils ne lâchèrent prisent qu'au moment du choc. J'époussetais ainsi mes vêtements en descendant d'un saut agile du gaillard et Jasper fut rapidement à mes côtés. Il me prit par les épaules tout en grondant et shoota carrément dans la tête du garde royale à terre. Incontestablement, monsieur n'appréciait pas vraiment qu'un mâle fut aussi proche de sa compagne. J'en fus troublée mais l'odeur du sang me remplissais encore les sens et je me sentais presque faillir jusqu'à ce que je me rende compte que tous m'observais. Je pris le confort de me soutenir contre Jasper et dévisageait l'assemblée à mon tour:

J'aperçus Volturi Aro qui gardait un sourire énigmatique. Qu'avait-il dit déjà? Encore une fois mon égoïsme secret m'avait tenu détourné de cette foutue conversation insolite. Favorablement, Peter se manifesta pour répondre à toutes les questions que nous pouvions nous poser en interrogeant à son tour l'italien d'une voix méprisante:

"-Que veux-tu dire par dissout à jamais?"

Aro se racla la gorge, diverti par les regards anxieux et répondit tout simplement:

"-Je ne puis en rajouter plus pour éclairer vos esprits étroits. Il n'y a officiellement plus aucun Clan au nom des Cullen. Leur Blason est dorénavant nul. Par ailleurs j'informe de droit que mon fier ami Carlisle m'a aidé dans cette démarche."

Soudainement, Alice eu un hoquet de surprise en visionnant une scène inédite et interdite à nos simple yeux. Elle visa Edward d'un regard terrifié et triste. Aussitôt ce dernier fronça les sourcils et d'une seconde prit un visage à l'allure dangereuse, unique. Sa position changea pour démontrer sa défiance envers Aro et Carlisle. Alors, même sans être un empathe mon organisme anticipait le prédateur en lui qui entrait en scène. Que se passait-il? Contre mon corps, Jasper vibrait en symbiose du sentiment colérique du vampire aux cheveux roux. Je posais une main sur son torse et il me rassura d'un grondement apaisant. Ouf, il se calmait. Aro, se remit à nous contempler un par un, satisfait de nos visages intéressés. Il s'exprima plus clairement, me donnant matière à choquer un peu plus ma morale déjà bien détériorée, en mutant vampire :

"-Ma tendre Alice, avoir ces visions n'est-il pas désavantageant? Une si petite fille, avec une malédiction aussi terrible que pourrait l'être un séisme. Je vois que tu hésites à divulguer ce que notre cher Ami a fait. Je me porte donc volontaire pour satisfaire vos interrogations. Pour tous ceux qui n'ont pas de don, ou plus précisément, le don adéquat… "

Il me désigna du regard sans gène. Je lisais presque ses manigances dans ses prunelles carnassières comme s'il pensait: 'je sais que tu possèdes quelque chose qui m'intéresse'. Alors aussitôt je vérifiais que le bouclier fonctionnait. Bien, il était opérationnel. Si Aro touchait quelqu'un, il ne lirait rien. Ce dernier continua sa phrase maintenant lassé:

"-… Je vous informe que Carlisle a balayé, tout seul, comme un grand votre drôle de famille végétarienne en tuant votre matriarche. Quelque chose ça."

Rosalie renâcla insolente: "-Quelque chose comme ça ? Et c'est tout ? Putain Carlisle c'est quoi encore cette histoire ?"

Ce dernier se tassa clairement et je compris que la vérité avait été professée. Ao Volturi avait consciemment joué un rôle d'innocent en dévoilant cette véracité afin de faire paraitre Carlisle, cruel. Esmée Cullen était certainement morte quelque part et contempler la détresse de Carlisle, son mari, était très révélateur. En voyant Edward, son enfant chéri approché de lui, hargneux, prêt à défendre son honneur de fils prodige, Carlisle leva les paumes en l'air en signe de protection. Il recula d'un pas, quasi minuscule, mais qui me parut énorme au vu de la situation. Tout ce qui m'importait en ce moment était de voir comment le p'tit Ed allait se comporter et mesurer sa bête. Sans chichi de sa vielle bourgeoisie à la con. Du monstre réel. Autant en profiter puisque c'était rarissime. Carlisle et Esmée se mirent donc en pause dans mon esprit.

"-Comment as-tu pu la démembrer et l'enterrer je ne sais où? Ta femme, ta compagne! Tu es notre père à tous ici! Qu'est-ce qui cloche chez toi?"

Je soufflais comme un bœuf, totalement déçue. Jasper ricana aussitôt, lui savait que le vampire aux cheveux cuivrés n'était pas réceptif avec son démon. Soit il le contrôlait parfaitement, soit il avait une paire de couille en tissus… ça c'était ce que venait de dire mon compagnon à mon oreille. Ce dernier n'avait pas tort, parce que mis à part ses recommandations lorsque j'étais humaine, Edward n'avait jamais été violent comme avait pu l'être d'autres vampires avec moi.

Peter et Charlotte par exemple n'avaient jamais hésité à employer leurs forces pures pour m'effrayer. Quitte à me broyer un os, comme lorsque Alice avait ressurgi dans ma vie et que j'avais eu peur qu'ils m'écrabouillent contre eux. Certes, je l'avais cherché mais j'avais toujours eu une attitude de chieuse primale. En conséquence, je comprenais qu'Edward apparaissait comme un vrai vampire seulement quand il chassait ou traquait une proie. Comme il avait pu le faire avant pour moi.

La voix de Charlotte au loin derrière nous, se fit entendre:

"-Je ne m'immisce en rien dans cette merveilleuse conversation mais je conteste carrément le fait d'être aucunement la fille de ce blond trahisseur de clan!

-Ta gueula Char !"

Ah… Quoique, il se réveillait un peu le petit Ed. Ce dernier tourna subitement ses pupilles noires dans ma direction comme s'il m'avait entendu. Je paniquais mais me rassurais puisque c'était hautement improbable. Après tout, il n'avait jamais pu entendre ma voix interne. Si ? Il me sourit victorieusement jusqu'à ce que mon bouclier ne se retire spontanément de sa personne. Depuis quand je l'avais enroulé autour de lui, ce connard de bouclier? J'avais la nette impression qu'il encerclait automatiquement les individus que je considérais comme des alliés. Dès à présent, Edward repassait en individu non désiré. Surtout, que pendant ses interminable secondes ou ses yeux s'étaient ancrés dans les miens, son visage avait montré de l'envie. Du désir. Merde alors, il était malade ou quoi ? Bêtement, j'avais fantasmé qu'en étant transformée il se désintéresserait de moi. Erreur notable visiblement. Bien entendu, Jasper serra les dents en tremblant comme un dingue face à notre échange muet. Je voulus m'écarter mais il me tient fort entre son bras droit. Il me faisait presque mal. Satané de mâle protecteur.

Peter me fit un rictus en coin et prit la parole pour faire descendre toutes les tensions. Le temps était de se consacrer aux sujets plus intéressants et primordiaux:

"-Okay, donc la petite Esmée n'est pas morte. Bonne chose. Mais votre altesse… Que désirez-vous, mis à part Isabella ? Sujet sur lequel nous ne céderons pas. Il me semble juste de dire que votre but pour éteindre le Clan de nos amis les Cullen a abouti. Serait-ce trop demander que vous quittiez cet endroit pour retourner dans votre beau pays ?"

Aro se tourna vivement vers Peter Whitlock et lui offrit un grand éclat de rire:

"-Quel toupet ! Tu détiens toujours mon frère en otage et tu me demandes de partir aimablement sans demander mon reste ? Crois-tu que je serais Roi, si j'avais écouté des balivernes pareilles venant des gueux de mon royaume? Tu oses me demander une faveur?

-Effectivement j'ose." Je respectais en cachette que Peter ne souligne pas le qualificatif plus que méprisant et salissant donner par Aro en sa faveur "Si nous même avons perdu des amis, vous avez reçu pas mal de dégâts de votre côté aussi. A commencer par votre garde, Felix" Index pointé dans la direction du mentionné "Jane est cramée et Démétri se tenant en compagnie d'Alice et qui, si je ne m'abuse n'est plus vraiment près à vous jurer une allégeance éternelle ! D'ailleurs ne parlons même pas d'Alec, ce froussard… Qui notoirement s'est fait la malle après avoir été sauvé par Carlisle."

Ah… Oui… Carlisle avait du prendre une monnaie d'échange: Alec contre sa femme. Apparemment, dès qu'il fut libre, Alec avait fuit. Quelle armée était-ce donc pour décamper de la troupe à tout bout de champs? Séduit par l'authenticité et la franchise des propos de Peter, Aro fit un signe élégant d'épaule pour l'inviter à poursuivre:

"-Whitlock, Peter? Tu es bien irrespectueux, mais continue. Qu'offres-tu ?"

Peter ne se fit pas solliciter une nouvelle fois et jeta Marcus au sol. Bien sur, il prenait le risque qu'il détale mais décida de dialoguer sans se soucier de ce détail:

"-Je libère ton frère, seulement si tu promets la liberté pour Isabella et notre Clan. En échange, nous assumerons un rôle d'éclaireur dans le monde pour vous. J'entends par là, le Clan whitlock. En ce qui concerne les autres, ce n'est pas de mon ressort, Roi. Je ne m'attache qu'au bien de mes camarades."

Etrangement, Jasper ne dit mot et laissait Peter se charger des formalités. Il tutoyait le roi… Imbécile ou courageux? Pour ma part, je n'étais que peu encline à suivre ses dires, pourtant j'attendis patiemment la suite comme tout le monde. Charlotte délaissa son emplacement et vint un peu plus près de son compagnon, peureuse de représailles. Marcus se leva, cursif, et vogua vers Aro. Il semblait particulièrement rancunier mais Aro lui coupa la parole d'une main sur l'épaule:

"-Si je comprends bien, tu t'engagerais à informer ma souveraineté des civilisations de notre espèce, aux grés de vos déplacements? Hé bien, même si cela est très attrayant, il n'en va pas de toi à dicter la conduite du Clan entier. En conséquence, je m'adresse officiellement à toi Major Whitlock, qu'en dis-tu?"

J'étais persuadé qu'il dirait non, mais:

"-Si vous m'assurez ne plus importuner mon appariée, je m'y engage. Mais à une condition.

-Oui ?

-Je veux un libre arbitre total concernant nos destinations. Aussi, si nous décidons d'arrêter nos progressions pour installer un logis temporaire, je veux la sureté de n'être aucunement suivi."

Je fixais Jasper et remarquais mon étonnement par son regard en coin qui me laissa indécise. Il baissa ses pupilles jusqu'à me voir complètement et hocha la tête, haut en bas. Cela voulait-il dire, que l'Italien acceptait? Il se reprit, dos droit et patienta devant la mine calculateur du Roi. Je parcourais les alentours et examinais les visages étonnés de l'assemblée. Follement compréhensible. Les Volturi qui repartent d'une réunion en laissant leurs opposant indemne et sans carnage? Impossible ! D'un côté il savait assurément que contre tous, il ne faisait pas le poids, Caius était déjà mort. De plus, nos multiples pouvoirs les désavantageaient d'avance. Son hésitation devait parvenir à grandes pompes dans le corps de Jasper à la vue de son minuscule sourire mutin. Enfin, Aro Volturi releva la tête pour déclarer:

"-Accepté. Soit, si ton clan se dispose à observer notre espèce dans l'ombre et à m'en informer. Je ne peux décidément pas refuser une telle offre. Concernant les autres ?" Il élança un bras vers toutes les créatures ne portant pas le blason convenu.

"-Ai-je suggéré qu'ils intégraient mon clan?

-Non.

-Excepté deux personne" Jasper me délaissa un faible instant pour désigner deux personnes. " Rosalie Hale et l'humain mourant. Les autres, je ne veux rien savoir de ce qui leur adviendra."

Echevelée et triste, Rosalie le remercia d'un signe de tête infime tandis qu'elle demeurait assise, près des cendres de son mari. Après tout, elle n'était en rien responsable de se qui se tramait, la pauvre subissait nos chamailleries de guerre de Clan. Nous ne pouvions décidément pas la blâmer et la condamner au bucher simplement parce qu'elle avait fait parti du Clan Cullen.

Alice fut parcourue d'un frisson qui se matérialisa dans un hoquet et hurla contre contre son ancien mari:

"-Tu ne peux pas Jasper! Avec tout ce que j'ai fait pour toi, tu vas me laisser seule face à eux?

-Tu ne seras pas seule Alice. Demande donc à Démetri de te sauver de toi-même pour commencer, le reste viendra."

Un point pour mon compagnon, mais je ne préférais pas en remettre une couche bien que j'aurais toujours trois mots à dire au petit lutin. Manifestement, Alice ne percevait pas l'avenir de même et me dit d'une traite, méchante:

"-Je te croyais plus loyale Bella. Tu passes vite à autre chose, mémoire sélective hein? Ton comportement est dégradant pour notre espèce, Angela et Ben le savaient, eux!"

Je fulminais férocement. Qui était-elle pour me dicter une conduite? Parler d'eux me fit une peine inestimable. Une douleur des plus effroyable dont j'endurais depuis peu en me les remémorant. Je ne la regardais pas, la honte me traversant. Ouais, par ma faute Angela et ben étaient morts. Mais ma faiblesse humaine était en cause, pas celle vampire. Je ne les avais pas massacrés de mes mains. Elle oui. Alors doucement je me tournais vers elle dans l'optique de lui arracher une par une les dents. Toutefois je rencontrais le corps de Charlotte en chemin qui me bloqua net. Elle m'obligea à me canaliser sur autre chose en m'agrippant puis me poussant à marcher vers l'humain. Euh… Ce n'était pas vraiment mieux comme option. Charlotte me dit alors:

"-Elle ne vaut même pas la moitié de la colère que tu ressens à son égard."

Je particularisais donc de suivre Charlotte qui se déplaçait vers l'humain. Dans le cheminement je croisais le corps mutilé de Victoria et lui balançais un coup de pied gratuit. J'entendis vaguement Alice pestée, déçue que je ne me mette pas plus en colère. J'avais seulement envie de m'enfuir d'ici. Peter accompagna Jasper pour la poignée de main diplomatique tandis que Rosalie essayait de récupérer les cendres son époux entre son t-shirt.

Arrivée à hauteur de l'être humain, je percevais distinctement les minis tremblements provoqués par la diffusion, lente, du venin. Ses organes devaient commencer à le cramer de l'intérieur. Je ne me souvenais pas particulièrement de ma transition, mais le voir froncer les sourcils me fit compatir. Depuis mon rapprochement, j'avais retenu mon souffle et peinais à garder mon odorat hors de la tentation. Je me focalisais sur de petites choses en patientant que mon compagnon termine les échanges. Il y avait peu de venin en lui mais j'espérais secrètement qu'il tiendrait assez longtemps pour endiguer le poison jusqu'au bout. Maintenant il n'était plus envisageable de soustraire la toxine du système sanguin. Sa blessure du aux crocs n'était pas mortelle. L'éternité serait son ami, notre ami, pour Charlie.

Tout près un souffle se profila sur ma nuque. Je me courbais prestement et me retrouvais nez à nez avec un Edward entièrement enragé. Il me prit le cou en main et serra fort, me laissant sans souffle maîtrisé, ce qui me traumatisa malgré le fait que je n'en avais pas l'utilité. C'était plus l'acte en lui-même. Je me noyais dans son regard sombre et lu entre ses lèvres plus que je n'entendis:

"-Tu aimes les méchants garçons ? Et bien je vais te traiter comme la chienne que tu es Bella."

Le voir comme cela me déroutais alors que j'aurais pu simplement employer ma force brute pour le dégager. Ce fut le grondement profond de Jasper qui décida Edward à abdiquer et décamper aussi vite qu'il le pouvait. Sa rapidité le mènerait loin d'ici. Il s'arrêta un court laps de temps pour m'admirer, puis ce fut terminé, il partit loin. Loin de ma famille. Assise sur mes genoux, je pris le bras de Jasper pour le raisonner alors que je sentais son monstre pointer le museau:

"-Ne fais rien. Ce n'est pas la peine, il est parti à présent."

Peter aida Rosalie à se relever puis nous joignit à pas lents. Il s'adressa à nous tous:

"-Nous partons dès ce soir. Pour le moment nous allons dans l'Arkansas le temps que l'humain, pardon, ton père Bella se refasse une santé. Après on avisera selon votre aptitude à gérer votre faim et tous vos autres sens.

-L'Arkansas? Qu'y a-t-il là bas?" ça c'était Rose.

"-Ta nouvelle maison ma belle." Peter lui offrit un sourire franc et rassurant et Jasper se mouvait dans sa direction pour lui confier:

"-C'est une nouvelle chance que nous te donnons. Tu as ton libre arbitre mais tu es la bienvenue chez nous Rose. J'aimais Emmett et tu es sa femme, même si tu es une p'tite conne orgueilleuse, je t'aime aussi."

Rosalie ne dit rien, se contentant de serrer son t-shirt sale dans lequel Emmett flottait avec une mine déconfit. Elle finit par montrer un minuscule retroussement de lèvres sincère et avant qu'elle ne puisse dire un mot, Jasper confirma en interprétant ses désirs:

"-Bien entendu ton compagnon aura une sépulture décente."

Elle reprit un visage furieux et tourna la tête dans la direction de Félix avant de se décomposer. Il avait disparu, emmener par les Volturi. Quand à Alice et Démetri, ils s'éloignèrent en emportant le corps de Victoria. De toute manière maintenant que j'étais vampire, qu'allait-elle bien pouvoir tenter contre moi?

Je me penchais vers mon père, suintant de sudation odoriférante. Je fronçais les narines mais n'en fis pas moins que de le prendre dans mes bras et de le confier à Charlotte. Je voulais qu'une femme le cajole en attendant son heure.

D'un bloc, tous, nous tournions notre attention vers les pas qui résonnaient dans notre secteur. Incontestablement, une meute de loup venait à notre rencontre.

Encore une fois, j'allais devoir affronter un autre souci.

Jacob nous guettait tous de loin. Il n'osait pas approcher la créature qu'était devenue sa meilleure amie, moi. Il hésitait à m'approcher et je le comprenais parfaitement. J'étais devenue une immortelle et son ennemie de surcroît. Aussi, le fait que mon apparié me plaquait littéralement contre son torse ne devait pas aider non plus. Il n'y avait pas à s'en faire, l'odeur des loups était abominable. Mes narines semblaient me brûler et me glacer en même temps. Il n'y avait aucune chance pour que j'eusse le désir de planter mes dents dans une chair malodorante. Jasper se décrispa donc mais me maintien.

Je voulus sourire mais ne réussis qu'à esquisser une mine d'outre tombe. De plus, le soleil apparaissait plus ouvertement en cette fin de journée, comme s'il voulait se moquer de nous. Voir comme brille ses anomalies de la nature, des hybrides, des être non morts, non vivants. Nous brillons en simultanée.

L'arc en ciel des sempiternels. La seule chose que je trouvais encore étrange dans ce monde.

Quelques chênes nous séparaient de la meute. Comme chacune de nos espèces possédait une ouïe développée à l'extrême la proximité n'était pas nécessaire pour se faire entendre. Par contre pour se faire comprendre ce serait plus ardu. S'il y avait un affrontement la région serait dévastée, sans mauvaise opinion ni défaitisme. J'exposais les faits tels qu'ils étaient et mes réticences à avoir une discussion avec Jacob était justifiées. Généralement, il n'en faisait qu'à sa tête, rarement réfléchi dans ses initiatives. Il agissait tout simplement et c'était tout pour me déplaire.

Mon ami Jacob était soutenu directement par Paul humainement reconnaissable, les autres étaient métamorphosés en d'immenses loups. Leurs pas agités résonnaient contre le sol humide. Enfin, Jacob brisa le silence, mélodramatique:

"-Tu es finalement passée de l'autre côté. Tu es en vie…

-Oui.

-T'sais donc que je me dois d'ordonner à mes camarades de vous tuer, tous ?" Je sentis les mains de Jasper sur son ventre se contracter et de ce fait je le caressais doucement pour l'apaiser et il posa son menton sur le dessus de ma tête.

"-Nous partons.

-Tu t'enfuis? Et Charlie?" Bien sur, il avait senti l'odeur de Charlie bien avant que Charlotte et Rosalie ne court en direction opposée. Elles l'avaient emporté loin de disputes habituelles engendrées par les loups.

"-Tu comprendras que dans son état il ne peut rester ici. Sa transition sera terminée dans deux jours. Nous devons être à l'abri pour éviter un massacre qui te ferait nous poursuivre.

-Tu pourrais juste attendre d'avoir son avis. Il a un libre arbitre. Si ça ce trouve il veut mourir là, par devenir un suceur de sang.

-Evidement qu'il veut mourir, réfléchit à ce que tu dis un peu. Il souffre à cause du venin, mais tu crois vraiment que l'un de nous puisse assassiner Charlie? Nous sommes aussi émotifs que toi abrutis. Il y a eu un accident et ce n'est pas pour autant qu'on va l'abandonner.

-Ah oui ? Il fallait y penser avant de le mordre par pure égoïsme. Tu sais que devenir vampire signifie la mort? Bravo, il sera comme une pierre sans émotions grâce à toi!

-Un accident j'ai dit! Nom d'un chien, t'écoutes des fois quand les gens te parlent? Victoria s'est enfuie et a mordu Charlie pour se venger." Bon c'était un mensonge mais il huma l'air et reconnut la senteur de Victoria, celle qui m'avait mordu aussi.

"-Je croyais qu'elle était morte depuis l'temps? Qu'est-ce que vous avez foutu pour qu'elle se libère."

Je haussais les épaules, embêté par ses questions. Jasper répondit:

"-Nous avions mis une surveillance peu importante. Là n'est pas la question. Tu dois juste savoir qu'Isabella n'a rien fait contre son père." Jacob renifla méchamment mais abdiqua, pour l'instant. Il reprit la parole:

"-Je veux le revoir ensuite, quand il sera de nouveau lui même.

-Pour quoi faire? Il est hors de propos que tu le tues.

-Non. Je veux juste qu'il me pardonne pour n'avoir pas réussi à sauver son unique fille."

Je me tus, inquiète. Il pensait réellement que j'étais perdue? Sans âme? J'eus une étrange tristesse qui remonta et une culpabilité croissante à l'idée que Charlie devienne vampire. Jacob n'avait pas franchement tort. Mais pouvais-je vraiment délaisser ce dernier? C'était égoïste mais j'aspirais à un semblant de vie familiale. C'est dans ses pathétiques constatations que Jacob rebroussa chemin et courut hors de notre vue. Quoi il partait?

D'un pincement de doigts, Jasper me secoua et nous nous rendîmes vers notre avenir commun.

...

Charlotte Whitlock, mon amie d'éternité me flanqua une gifle brusque. Nous nous battions furieusement sans nous épuiser.

Peter pensait que les petites guerres entre femelle forgeaient les caractères ainsi que l'esprit. De ce fait il nous invitait généreusement à nous entre-tuer. Enfin, façon de parler. Il y arrivait simplement, en me défiant la première puis sa femme. J'appréciais encore plus les défis lancés par Peter dans la mesure où rien ne nous retenait. Les limites étaient dépassables et en tant qu'ancienne petite humaine timide, maintenant que mes réticences quittaient ma raison, je les adorais encore plus. Nous possédions toutes les deux une conscience de compétition hors normes. Nos similitudes ne s'arrêtaient pas là et je suis certaine qu'à une autre époque nous aurions été sœur.

Malheureusement, ma vision fut bloquée par le torse de mon amant. Il sentait comme les flammes et les bois. Je levais mes yeux rubis vers son visage et m'exclama fougueusement:

"-Ne me regarde pas comme ça, je ne suis plus humaine et je sais me défendre maintenant.

-Là n'est pas la question. Tu vas toujours dans l'extrême avec elle ou Rosalie. Peter est con mais ne soit pas pareil.

-Merci pour le compliment…" Peter avait entendu, forcément. L'intimité était quelque peu nulle ici.

Je me retournais et fit l'indifférente. Je m'excusais d'un regard à Peter, inquiet et curieux. En passant devant la porte d'entrée de la maisonnette je fis une mine dégoûtée. Je préférais sauter, m'agripper à la bordure du balcon et entrer dans la chambre. Plus marrant. Les tons étaient aux grisâtres comme je l'aimais. Evidemment je rencontrais de nouveau les yeux de Jasper dès le seuil de la porte vitrée franchie. Il me prit par les épaules et me força à m'asseoir sur le lit. Depuis un moment, mes forces étaient moins étonnantes, mes années de nouveaux nés devenaient abstraites. Dés à présent mon compagnon pouvait plus aisément me faire entendre sa logique par la force:

"-Ouille."

Ouais, je me moquais ouvertement de lui mais j'aperçus son regard du coin de l'œil. Aussitôt je me tue en face de sa colère. Ses prunelles étaient si sombres qu'elles étaient presque indissociables du contour de ses globes oculaires. Il renforçait petit à petit son appui contre l'os des épaules et je gémis finalement par douleur, d'une véritable douleur.

Ces actes étaient agressifs et en quelque sorte c'était de ma faute. Dernièrement j'avais été une pure chieuse, emmerdant tout ce qui trouvait à proximité. Tout cela parce que mon père venait de partir pour un périple en Antarctique accompagné de Rose et qu'ils faisaient un crochet par Forks. J'étais terrifiée et anticipait la rencontre entre lui et Jacob.

Nous nous trouvions front contre front. Il me montrait une colère évidente et du liquide sortait lentement de ses lèvres sous l'émotion. Il était furibond et n'hésiterait pas à me corriger si nécessaire:

"-Je suis ton compagnon. En conséquence j'attends du respect. Tu vas donc commencer par ne pas me dédaigner comme tu viens de le faire. Et surtout ne fais pas de choses inutiles en mon absence, compris?

-Oui…

-Oui qui ?

-Oui Jasper, mon apparié."

C'est vrai que nous n'étions pas souvent séparés et même me concernant, il me laissait rarement me débrouiller pour partir avec Peter. Ces dernières semaines ils avaient pu se retrouver avec son camarade comme à l'époque, entre hommes. Pourtant sans lui, je me sentais triste et savoir qu'il partait rejoindre Charlie me chagrinait. Tout en me rassurant. Jacob ne ferait pas de conneries s'il était dans les parages.

Nous allions passer une nuit de fêtes avant les aux-revoir.

Leur retour serait rapide et qui sait... Charlotte m'emmènerait peut être visité l'Australie.

Goûter un kangourou serait une fantaisie à me faire tester selon elle.


Note d'auteur:

Voici la fin. Bien sur j'ai écrit une fin particulièrement non explicative. J'en suis consciente. Mais ne voulant pas en faire de trop et blinder la fin j'ai décidé de faire comme cela.

Je suis encore active sur FF, donc n'hésitez pas à venir me laisser un petit message :D