Auteur : Emi

Base : Gundam Wings

Genre : torture psychologique (à peu de chose près…)

Couple : Je vous laisse le soin de deviner…

Disclaimer : Ces cinq charmants jeunes hommes ne sont pas à moi… Nan, sans dec, s'ils étaient vraiment à moi, vous croyez que je les laisserais se balader dans la nature ? ? ? J'les garderais pour moi, oui ! ! ! Attachés à une chaise ! (ou dans un lit, à la rigueur… A plusieurs…)

Note : 1_Je sens que je m'embarque dans un truc compliqué… Un POV de Heero… Nan mais je sais pas ce qui m'a pris sur ce coup là ! C'est dingue, ça ! J'dois devenir complètement barge !

2_Lisez pas les notes en même temps, ça pouilles le récit… Les lisez pas du tout, ça vaudrait mieux, en fait…

Lumières.

(Ca paraît bête comme titre mais vous comprendrez plus tard… )

CHAPITRE I

Qui ?

Qui est ce moi qui ne me réponds plus ?

Qui est ce moi que je ne reconnais plus ?

Qui ?

Qui suis-je ?

Ma main droite se crispa sur la rambarde de métal. Mon pied avança lentement sur le sol dur et lisse sur lequel je me démenai. Un faux mouvement et c'était la fin …

Ma main gauche faisait office de contre poids, faisant de rapides moulinets dans l'air froid. Je m'arrêtai un moment, et fixai la buée qui s'échappait de mes lèvres.

J'inspirai à fond…et, lentement, je retirai ma main gantée du métal où elle était agrippée.

Tout était une question d'équilibre…

Mais je sentis l'air bouger autour de moi. Mes bras se balancèrent follement, cherchant le centre de gravité que mon corps avait perdu. Ma main droite se tendit vers la rambarde, mon seul salut.

Mais il est déjà trop tard…

Je sentis le sol se dérober sous mes pieds et mon corps bascula en arrière, jusqu'à rencontrer violemment la surface dure et froide qui m'attendait depuis déjà quelques minutes.

Merde.

Je restai quelques secondes étendu, les yeux rivés au plafond, puis, je me redressai lentement sur les fesses, jetant un bref coup d'œil autour de moi, en espérant que personne ne m'ai remarqué. Et surtout pas un certain petit crétin à la natte…

_HEEEEE-CHAAAAAANNNN ! ! !

Raté…

Je tournai lentement la tête vers Duo qui s'approcha de moi et s'arrêta en une petite éclaboussure de glace, un large sourire aux lèvres.

Il posa les mains sur ses genoux et se pencha sur moi.

_Alors, tout va comme tu veux ?

Je réprimai difficilement l'envie qui me prit de lui sauter à la gorge pour l'achever ici et maintenant et murmurai :

_Omae O…

_Korosu, oui, je sais ! Tu sais, tu devrais changer de refrain, un jour, ça devient lassant !

Je ne répondis pas et tentai de me relever. Sans grand succès.

Duo se pencha sur moi et m'attrapa par l'épaule pour me hisser. Une fois debout, je restai sans bouger, les deux pieds écartés, les bras tendus de chaques cotés de mon torse. Duo me regardait, les main posées sur les hanches, son éternel sourire vissé sur ses lèvres.

_Tu as vraiment l'air ridicule, Heero !

_J'en ai rien à battre…

En temps normal, je n'aurais rien répondu. Mais à ce moment là, le vase avait vraiment débordé. Plus qu'en quinze ans de guerre, c'était pour dire…

Duo tourna gracieusement autour de moi, les mains dans le dos. Et moi, je ne le quittais pas des yeux, abordant mon expression "tu me touches, t'es mort… " qui n'avait pas vraiment l'air de le déranger.

_C'est pourtant pas très compliqué, enfin ! S'exclama t'il. Il suffit de placer un pied devant l'autre et de suivre avec ton corps !

Pour la première fois de ma vie, je pensai que c'était plus facile à dire qu'à faire. Mais de ça, je ne lui en fis pas part. J'avais une réputation à tenir, moi.

_Regarde Quatre. Il s'en sort très bien, lui !

Mes yeux se posèrent sur les deux silhouettes que me montrait son bras, et qui évoluaient plus ou moins gracieusement au milieu de la patinoire, face à face. Trowa glissait lentement à reculons, tenant fermement les mains que Quatre lui tendait. Je voyais ses lèvres bouger sans pouvoir distinguer à cette distance ce qu'il pouvait dire, alors que Quatre, la tête baissée, ne quittait pas ses patins à glace des yeux, exécutant les mouvement que Trowa devait lui conseiller, un calme sourire égayant son visage.

_Ils sont mignons… Dit Duo à mes côtés.

Pour un débutant, Quatre ne s'en sortait pas trop mal. Et puis, il était visiblement très heureux d'apprendre à patiner avec Trowa.

En ce qui me concernait, ce n'était pas vraiment le cas. La récente chute n'était pas la première et ne serait certainement pas la dernière. Si je tenais un jour celui qui avait eu cette idée, je n'étais pas sûr de le laisser en un seul morceau.

Mais en fait, il se trouvait déjà devant moi…

Ca faisait déjà plusieurs semaines que nous tournions plus ou moins en rond. Aucune mission à l'horizon. Duo devenait carrément insupportable à se morfondre comme une âme en peine. Depuis la dernière mission, il avait déjà regardé deux fois tous nos DVD, relu toutes ses BD, dévalisé le frigo une bonne vingtaine de fois, dépensé une somme folle en téléphone et avec Internet, et avait réussi mettre à cran tout le monde. Wufei avait donc décidé de prendre une petite semaine de vacances en Chine . Et je me demandais souvent pourquoi je ne l'avais pas suivi.

Et puis, ce matin, il avait descendu en courant l'escalier et hurlé "je sais ce qu'on va faire cet aprem ! ! ! " en entrant dans la cuisine. Il nous a donc tirés jusqu'ici, au grand bonheur de Quatre et à l'amusement de Trowa.

Quant à moi, si j'avais su où il voulait nous emmener, je me serais enfermé dans mon Gundam jusqu'à la prochaine mission…

Mon cœur a faillit s'arrêter quand j'ai vu la patinoire. Ils avaient du se mettre à deux avec Quatre pour réussir à me faire enfiler mes patins. Et moi, je lançais des regards désespérés à Trowa qui, apparemment, s'en fichait royalement.

Et je me suis retrouvé au milieu de la piste, vissé dans mes patins, incapable de faire un seul geste sans me glander lamentablement…

Duo avait pris apparemment beaucoup de plaisir à me regarder me démener pour avancer sans tomber. Il avait trouvé un semblant de faille dans le Soldat Parfait, et il jubilait. Il savait à présent qu'il y avait des choses que je ne savais pas faire.

Personnellement, je trouvai absolument humiliant d'être dans cet état de faiblesse et de rien pouvoir faire… De ce côté là, mon orgueil en avait prit un sacré coup.

Le regard Duo se posa sur moi.

Ouuuuuuuuuh… Que je n'aimais pas ce regard…

Soudain, il s'approcha de moi et prit mes mains dans les siennes avant de m'entraîner vers le milieu de la piste.

_Allez ! ! En selle, cowboy ! !

_Non ! ! Arrête ! ! DUOOOOOO ! ! !

Je sentais l'air frais glisser sur mon visage, alors que mes pieds cherchaient à rééquilibrer mon corps sur la glace. Je tentais désespérément de retirer mes mains de celles de Duo, mais celui-ci raffermit sa prise et dit :

_Mais arrête un peu de gesticuler ! ! C'est pour ça que tu n'y arrives pas !

Ses mains remontèrent le long de mes bras pour s'arrêter au niveau du coude.

_Regarde-moi ! !

je levais la tête et pendant un moment, son regard accrocha le mien. Etonnement, je me rendis compte qu'il était très sérieux, mais sur son visage flottait une douceur que je n'avais jusqu'ici remarqué que quand il dormait. Il baissa la tête et, s'intéressant de nouveau à mes jambes, murmura :

_Tu es beaucoup trop raide… C'est pour ça que tu n'y arrive pas. Assouplis un peu tes genoux et ne cherche pas à marcher. Laisse seulement glisser tes pieds alternativement. Droite, gauche, droite, gauche, droite…

Je t'entais de m'exécuter, et, au fur à mesure, je senti mon corps se détendre. Mes pieds suivirent la voix de Duo alors que mes yeux ne quittaient pas son visage baissé qui conservait cette douceur qui lui était tellement étrangère, mais qui lui allait pourtant si bien.

_Gauche… droite… gauche…

Doucement, ses mains glissèrent jusqu'aux miennes. Il les serra brièvement, puis je les senti couler le long de mes doigts. Nos majeurs s'accrochèrent un instant, puis il s'éloigna lentement a reculons, sa natte et sa frange flottant autour de sa tête.

_Droite… gauche… droite….

Il releva lentement la tête, son visage abordant toujours cette étonnante douceur qui lui paraissait si naturelle. Il me sourit calmement, et c'est à ce moment, à cet instant seulement que je me rendis compte à quel point il était beau.

Si beau…

J'étais tellement captivé que mes pieds glissaient malgré moi comme il me l'avait montré et que j'avançai à présent seul au milieu de la patinoire.

Tellement captivé que je ne vis pas le gamin qui me bouscula, m'envoyant valser dans les bras de Duo qui m'attrapa au vol et s'étala avec moi sur la glace, rompant le charme.

Légèrement sonné, je portai la main droite à ma tempe, alors que la gauche s'enfonçait dans une masse douce et chaude qui se trouva être le pull de Duo.

Nous échangeâmes un long regard. Puis, je me relevai non sans mal et me dirigeai lentement vers la sortie de la piste sans un regard en arrière.

J'avais trop peur de ce que j'aurais pu y trouver.

Quand nous rentrâmes, ce soir là, je fis comme s'il ne s'était rien passé.

Duo aussi, d'ailleurs.

_ON SE REPLIE ! ! ! criai-je.

Je vis Quatre acquiescer alors que Trowa et Wufei tentaient de faire marche arrière, tirant sur tout ce qui portait un uniforme.

Trois heures plus tôt, nous avions reçu un ordre de mission précisant que nous devions aller récupérer les plans du dernier prototype d'armure mobile de Oz. L'opération avait bien commencé, mais les renseignements qui m'avaient été transmis s'étaient révélés inexacts en un point un important. Il y avait trois fois plus de gardes que prévu…

Je m'en voulais tellement de m'être laisser jouer comme un débutant ! J'aurais dû vérifier par mes propres moyens le nombre exact d'armures mobiles présentes sur les lieu, et non me fier au document que J m'avait envoyé.

Nous croulions sous le nombre. Impossible d'avancer.

Wufei avait été le premier à être durement touché. Du sang coulait à flot de son épaule gauche, et Quatre avait été obligé de lui faire un garrot avec une des manches de sa chemise. La pâleur de son visage indiquait qu'il devait beaucoup souffrir. Mais il n'en laissait rien transparaître.

Les trois autres n'avaient rien, heureusement, bien que Quatre paraissait légèrement sonné après le coup qu'il avait reçu sur la tête.

Nous arrivâmes à un croisement. Trowa jeta un regard prudent à gauche et à droite et nous fit un petit signe. Cinq d'un coté, sept de l'autre.

Nous nous mîmes dos à dos et tirâmes sur les soldats qui succombèrent tous en quelques secondes.

_Par la droite ! dis-je. Allons-y !

Soudain, Duo s'exclama :

_Je crois savoir où se trouvent les plans ! ! Partez sans moi, je vous rejoins !

Je me retournai brusquement pour le retenir, mais il était déjà parti, courant d'un pas leste vers le bout du couloir

_DUO ! ! Attends, reviens ! !

J'eus à peine prononcé ces mots que Quatre s'élançait à sa poursuite en hurlant :

_Laisse tomber Duo ! ! ! On a pas le temps !

Puis, tout ce passa au ralenti.

Tout comme Quatre et Duo, nous vîmes très bien la grenade qui tomba à quelques mètres du petit blond, qui stoppa précipitamment et tenta de revenir en arrière. Quand elle explosa, le corps frêle fut projeté contre un mur où il s'affaissa lourdement.

_QUAAAAAAAAATRE ! ! ! !

Je vis Trowa passer à coté de moi comme une fusée pour se précipiter sur le petit corps désarticulé qui gisait à terre. Puis mes yeux glissèrent vers Duo qui se redressait doucement de l'autre côté de l'impact, un mince filet cramoisi coulant de sa tempe, les yeux écarquillés d'horreur.

Il se leva et s'avança vers l'inconscient.

_Quatre ! Non !

Trowa passa ses bras sous le jeune homme et le souleva.

Wufei posa sa main valide sur mon épaule et me montra les garde qui couraient vers nous.

_On y va ! criai-je.

Je laissai Trowa et Wufei passer devant, les couvrant avec Duo. Nous sortîmes enfin de la base et nous dirigeâmes vers une Jeep heureusement inoccupée. Trowa déposa son précieux fardeau sur la banquette arrière et se glissa près de lui, Wufei prenant place de l'autre côté. Je m'installai au volant alors que Duo jouait du couteau pour nous dégager le passage. Je démarrai et Duo monta en route.

Je fonçai vers les bois proches, entendant nos poursuivants prendre des véhicules et tenter de nous rattraper. Wufei pris appuis sur l'arrière de la voiture et tira, faisant mouche à chaque fois. Duo attrapa mon arme posé sur mes genoux et fit le ménage de son côté.

Ils nous poursuivirent pendant presque une demi-heure. Puis, je finis par les semer dans le sous bois. Je pris alors la direction de notre planque actuelle, à une heure de route de là.

J'entendis Quatre gémir. Duo se pencha sur lui.

_Reste calme, Quatre.

_Trowa… murmura t'il.

Je pouvais sentir la souffrance dans sa voix. Mes mains se crispèrent malgré moi sur le volant. Si Quatre venait à mourir…

Par le rétroviseur, je vis Trowa se pencher sur lui, et lui murmurer.

_Ne parle pas, Quatre… Tout va bien.

Je cru voir briller brièvement une larme dans son regard. Mais l'intensité de la situation devait me jouer des tours.

A côté de moi, Duo regardait à présent fixement la route, les doigts toujours crispés sur mon arme. Habituellement, je détestais que l'on y touche. Mais je sentais que Duo en avait besoin à cet instant. Il ne disait rien et son visage restait fermé. Mais ses yeux fixes parlaient plus que d'ordinaire. Il fallait que je trouve quelque chose pour occuper son esprit.

Regardant à nouveau dans le rétroviseur, je vis Wufei affalé sur le siège, les yeux mi-clos. Sa plaie saignait abondamment et le garrot de Quatre ne servait plus à grand chose.

_Duo, dis-je, occupe-toi de Wufei. Il ne faut pas qu'il s'évanouisse.

Il se retourna et tapa légèrement les joues de celui-ci.

_Hein, quoi ? murmura t'il.

_Ne nous lâche pas, Wuffy.

Wufei grimaça.

_M'appelles pas comme ça…

Duo défit le garrot de Quatre et en confectionna un autre avec la manche de sa propre veste. Puis, il surveilla que le Chinois ne s'évanouisse pas.

Et moi, dans tout ça ?

Etant le seul qui soit resté lucide, je sentai que mes compagnons comptaient tous plus où moins sur moi. Ca me mettait mal à l'aise. J'avais l'habitude de ne m'occuper que de moi, et éventuellement d'une autre personne dans le besoin, dans la mesure où les autres pouvaient se débrouiller seuls. Mais quatre personnes…

Quel fiasco… Je détestait me trouver en cette situation d'infériorité par rapport à mes adversaires. Et je sentais que je n'allais sans doute pas apprécier d'être propulsé au rang de protecteur par mes compagnons…

Soudain, Trowa releva la tête.

_Où nous emmènes-tu, Heero ?

_A la planque.

_Pas question ! Tu nous conduis à l'hôpital !

Mon pied s'abattit violemment sur le frein et je me retournais pour fixer Trowa.

_Serais-tu complètement fou, Trowa ? C'est la meilleur des façons pour que Oz sache où nous nous trouvons ! C'est comme si on mettait une enseigne lumineuse au dessus de nos tête qui dirait : " nous sommes là ! "

_Quatre est blessé, Heero! Wufei et Duo aussi ! Dis le tout de suite si tu as envie de les laisser crever!!

Je regardai Quatre qui gisait sur les genoux de Trowa. Ses yeux étaient fermés, mais je savais qu'il n'était pas totalement inconscient. Son doux visage couvert en partie de sang et tordu par la douleur me serra le cœur. Puis mon regard se posa sur Wufei, dont les yeux mi-clos étaient rivés sur moi. Leur visage à tout deux était si pâle… Une fine pellicule de sueur couvrait celui de Wufei, et sa bouche était tordue en un rictus de souffrance qu'il n'arrivait plus à cacher.

Je me tournai enfin vers Duo. Mais ce ne fut pas le mince filet cramoisi qui coulait le long de sa joue qui me fit prendre ma décision.

Ce fut le regard d'infinie détresse qu'il me lançait. Comme un appel à l'aide. Une muette supplique lancée par des yeux secs mais qui semblaient contenir toute la tristesse du monde.

La tristesse. Un mot qui siait si mal à Duo Maxwell.

_Kso… murmurai-je

Je me retournai vers mon volant, remis le contact et parti en trombe en direction de l'hôpital le plus proche.

Ca faisait maintenant une bonne heure que Wufei était en salle d'opération. La balle s'était logé profondément dans son épaule et il avait perdu énormément de sang. Quatre avait plusieurs fractures et souffrait d'un traumatisme crânien assez important, mais sa vie n'était pas en danger. La violence de l'explosion qu'il avait reçue avait fait moins de dégâts qu'il n'y paraissait. Mais il fallait qu'il se repose. Il n'avait pas encore repris conscience et Trowa veillait sur lui.

Duo, assit près de moi dans le couloir, restait pensif.

Ca me faisait réellement bizarre de le voir ainsi, la tête couverte d'un bandage, les mains jointes devant sa bouche.

Silencieux.

Je ne disais rien, moi non plus. Je savais que j'aurai dû essayer de le rassurer. Mais j'ignorais comment m'y prendre. Le soldat en moi ne savait pas faire ce genre de chose. Je me contentais d'être là, les bras croisé devant moi, la tête baissée.

On vint nous prévenir que Wufei était sortit de la salle d'opération et nous nous dirigeâmes vers sa chambre, voisine de celle de Quatre. Les médecins ne craignaient pas pour sa vie, mais il faudrait qu'il se repose énormément une fois remis.

Nous restâmes tous deux à le regarder dormir un moment. Son visage était toujours aussi pâle, mais il semblait beaucoup plus serein que quelques heures auparavant.

Duo et moi sursautâmes soudain à l'entente du hurlement qui s'échappa de la pièce voisine :

_TROWAAAAAAAA !

Nous nous précipitâmes dans la chambre de Quatre pour le découvrir agrippé au torse de Trowa, le corps convulsé de sanglots, le visage barbouillé de larmes perdu dans son pull.

_Je t'en supplie ! ! Ne me laisse pas ! ! J'ai peur ! ! ! !

Nous interogeâmes Trowa du regard. Il releva la tête. Des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues. Il serra le petit corps plus fort contre lui.

_Il ne voit plus rien, murmura t'il, il ne voit plus rien…

A suivre…