Titre : Je suis à toi

Auteur : Yoshaly

Rating M

Résumé : Draco se réveille enfin de sa longue léthargie. Pour le meilleur… Et pour le pire.

Attention : relation maître/esclave, rapports SM, langage cru, couple DM/HP, âmes sensibles et homophobes s'abstenir.

Les personnages présents dans cette histoire appartiennent à J.K. Rowling et le studio Warner Bros, seul l'idée de l'histoire et l'histoire sont de moi.

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Je suis à toi :

L'expression « la nuit porte conseil » vient officiellement de rentrer dans mon top 5 des citations les moins fiables inventées par l'Homme… Il fait jour et j'attends toujours le signe du Tout-puissant pour me sortir de cette merde… Dois-je préciser que je suis retenu contre mon gré chez un sadique pervers psychopathe mégalomane ? Et que, pour couronner le tout, j'aime l'idée d'être à sa perpétuelle merci ? Cela ça va faire bientôt 2 heures que je suis enfermé dans une salle, bientôt 2 heures que je me pose des questions, bientôt 2 heures que je pense à lui, bientôt 2 heures que je n'ai qu'une seule envie : qu'il vienne me faire sien.

La pièce est glauque : il n'y a aucun meuble excepté un matelas sur lequel je suis, dans un coin de la pièce et… Le vide total. Les murs sont moisis, gris et délavés, le sol baigné dans la poussière, le plafond en tout point comparable à celui d'une cave, et la seule ouverture vers l'extérieur, une magnifique porte métallique blindée, fermée, sans espoir de voir un rayon de lumière.

Il fait noir et j'ai presque honte de dire que j'ai peur… Par ce qu'au final… Je n'ai pas la moindre information sur mon kidnappeur ! J'ai tout de suite pensé à lui, mais je n'ai aucune certitude !

Il faut que je respire… Calmement, et que je réfléchisse… Rapidement.

Essayer de s'enfuir requière de la folie. De même que de crier pour attirer l'attention de mon « sauveur ? ».

Mais voilà que j'entends des pas arriver dans ce qui semble être le couloir près ma triste chambre. Mon cœur se serre et ma respiration se bloque. Je fixe à présent le verrou qui cède peu à peu sous les coups de clé. Lorsque je puis enfin entrevoir une lueur de jour, ma peur fit place à mon désespoir d'être privé de la lumière, à jamais.

Voir mon interlocuteur de face n'était pas une surprise finalement. C'était bien lui, il était venu me chercher. Ma joie ne pouvait être plus grande : il avait voulu que je reste en vie !

Je ne sais comment exprimer mon bonheur si ce n'est par les larmes… Oh, c'est probable qu'il veuille que je sois un chien à sa merci ! Mais peu m'importe maintenant, puisqu'il veut que je vive.

Ses yeux reflètent une dureté que je n'avais jamais vue auparavant, un mélange entre l'objet suave tant désiré, et l'intensité d'un homme impénétrable.

Il prend la pose et s'appuie contre le rebord de la porte, légèrement courbé sur le côté, les bras croisés, donnant un air de défi.

« Explications », fut le premier mot prononcé.

« Immédiatement », fut le second.

Il me dévisageait intensément. Et comme si le seul fait de me voir l'irritait, il tapait du pied, frottait ses doigts, et faisait claquer sa langue. Le tout donnait une dimension surréaliste à la scène, une dimension digne de son image.

« Je… m'excuse », furent les mots que j'arrivais à prononcer. Visiblement, cette réponse ne le contentait pas. À la limite de l'indifférence, il poursuivit :

« Lorsque l'éducation d'un être humain est menée à bien, celui-ci sait que l'on doit demander le pardon, et non l'imposer. De plus, l'être humain civilisé et obéissant connait les règles de bienséance qui régissent notre monde, il est donc instruit que lors d'une discussion avec un membre supérieur à son rang, le pardon est une insulte envers cette autre personne. Il convient donc de me parler avec tout le mérite qui me revient, Malfoy. Et de ne pas me couvrir de honte devant toutes tes banalités que tu ne cesses de m'imposez… »

Un instant de silence se fit dans la pièce. C'est à se demander si l'homme qui est en face de moi est bien réel. C'est à se demander si c'est un homme !

« Tu es un enfant très mal élevé Malfoy : je comprends tout à fait que ton père veuille se débarrasser de toi… Oh ! À voire ton regard, j'en déduis que tu es inconscient de ta propre histoire ! Quelle malchance tu as eu depuis ta naissance… Mais celle-ci s'accroît de jour en jour, et a finit par éclater il y a peu. Voyons… Ne me regarde pas avec ses yeux, je vais tout te raconter : Lucius Malfoy veut te vendre à Voldemort, contre son salut et celui de ta très vénérée mère, Narcissa Malfoy.

Tu es surpris n'est-ce pas ? Tant mieux… Je peux alors dès à présent m'occuper plus sérieusement de ton cas de délinquant ».

Sur cette sage tirade, il quitta le rebord de la porte et s'avança jusque sur mon matelas. J'étais incapable de sortir la moindre phrase face à cet afflux d'information… Mais il devait n'en avoir rien à faire, puisqu'il prit lui-même les décisions qu'ils convenaient de prendre, et me tourna. Une fois allongé sur le sol et dos à lui, il se mit à cheval sur mon bassin, et commença à me déshabiller.

Lorsque le travail fut accompli avec, je devais bien le reconnaître, une certaine douceur, il entreprit de se dénuder lui aussi. Le visage écrasé sur le sol, je ne voyais rien : je me suffisais à sentir le tissu descendre, et à entendre le léger bruissement d'air.

Se relevant, et me donnant l'ordre muet d'en faire de même, il m'hypnotisa presque pendant les quelques minutes de l'examen détaillé de mon corps.

Il parut satisfait puisqu'il attrapa mon poignet, et m'amena vers une table métallique que je n'avais pas encore vue, à ma grande surprise. Il me mit à califourchon sur cette plaque froide, et m'attacha pour plus de docilités. Mes poignets étaient fixés sur le devant de la table, les chevilles en parallèles à l'arrière. Seuls mes pieds et mes mains dépassaient de la plaque pour pendre dans le vide. Mon bâillon, muni d'une sorte de long tuyau m'encombrant la totalité de la bouche, me forçait à lever la tête vers le haut.

Et ce n'est que lorsque je fus dans l'impossibilité de bouger le moindre de mes muscles, qu'il s'arrêta quelques secondes pour me regarder.

« Bien »

Ce simple mot avait été prononcé avec une telle intensité… Une telle froideur, un tel charisme… Que je me mis à remuer dans l'espoir de me dégager : espoir vain. Je pouvais tirer autant que je le voulais, mon corps restait inerte. Je pouvais entendre un léger rire sortir de ses lèvres, ce qui accentuait encore ma peur. Pourquoi avoir peur ? Je ne sais pas trop… Peut-être l'atmosphère ou l'odeur de sueur… Peut-être lui.

Je sentis son corps s'allonger lentement sur le mien, son sexe se frotter délicatement contre mes fesses, et ses mains chercher mon visage. Il dégageait mes cheveux collés de mes joues déjà pleines de sueur, et lécha les gouttes qui descendaient le long de ma nuque.

Je tremblais de tout mon être en imaginant toutes les horreurs que je lui avais permis de faire. Peut-être prendra-t-il le loisir de les exécuter ? Après tout, c'est son droit… Mais j'ai peur… Oh oui, je suis effrayé à l'idée de ne pas réussir à mourir lorsque je le voudrais : une fois que mon cœur et mon âme seront souillés et oubliés de tous…

Lorsque sa langue quitta enfin mon cou, il replaça ma tête de côté, et agrippa mes hanches. Ça y est, pensais-je, c'est la fin. Mais je n'avais pas encore fini mes bonnes réflexions qu'il commença ses coups de butoirs dans mon trou.

Ses cris ressemblaient à ceux d'un animal. Parfois, je croyais même entendre un aboiement ou la respiration d'un loup assoiffé. Je sentais ses griffes s'allonger encore et encore dans ma chair, glissant de haut en bas sur mon dos : « Cris, cris plus ! », ne cessait-il de railler. Ses canines s'enfonçaient dans une de mes fesses, puis lécha mon sang qui ruisselait le long de ma cuisse : « Oui, oui vas-y ! ». Ses paroles résonnaient dans ma tête comme celle du diable en personne.

« Maintenant dis que je te fais du bien ». Combien il me faisait peur à présent ! Ses halètements de chien malade me firent frissonner jusque dans ma nuque, puis je sentis sa tête s'approcher lentement de la mienne, et il injuria, suavement : « Obéis ou je te punis ! ». À ces mots, il planta ses ongles crochus sur ma joue et les bougea à un rythme effréné, se délectant de son énorme langue des gouttes qui perlaient sous mes yeux. Le coup fut de trop et je criais comme je ne l'avais jamais fait. Un long râle grave et profond qui résonnait dans tous les couloirs voisins.

« Non, … Tu n'as pas obéi… ». Alors, dans mes excès de peur je tournais la tête pour entrevoir ce visage que j'avais tant aimé.

Mon cœur s'arrêta de battre lorsque je vis l'improbable. Un visage déformé par la haine et les années. Une immense bouche sans lèvre, de la bave mêlée à du sang coulant jusque sur son torse imberbe. Un nez inexistant, des yeux noirs enfoncés dans leurs orbites, sans sourcils, sans autres expression que la folie. Un crâne chauve et le teint verdâtre… Voldemort.

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Je suis vraiment désolée pour ce retard… J'avais beaucoup de choses à faire, mais tout devrait rentrer dans l'ordre ! Et à partir d'aujourd'hui je vais écrire plus régulièrement.

Sinon j'espère que la suite n'est pas trop décevante après cette longue attente, et que vous prendrez le temps de mettre un petit commentaire ;-).