Titre Anglais : Fudge's Fudge

Titre Français : La bêtise de Fudge

Auteur : Janara

Chapitre traduit par : Cab

Bêta traductrice : Rémus James Lupin

Bêta Correctrice : Enishi-Haru

Rating : M

État de la fic en anglais : Fini (3 chap + Épilogue)

État de la fic en français : Fini

Disclamer : Rien ne nous appartient sauf la traduction

Résumé : Comment résoudre un problème lorsque celui ci s'appelle Harry Potter ? C'était l'unique pensée qui occupait l'esprit de Cornélius Fudge ces derniers jours. Le morveux devait être réduit au silence et Cornélius Fudge était l'homme de la situation.

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Joyeux Noël à tout le monde

Histoire de vous gâter un peu pour ce Noël.

Nous vous avons concocté une petite news en ce merveilleux soir.

Vous aurez de nouveaux chapitres tout les jours jusqu'au Nouvel An.

Bonne lecture

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01 - Fudge's Fudge

Il était plutôt ironique de penser que finalement la prophétie faite à Albus Dumbledore n'avait rien à voir avec la fin de la guerre entre la Lumière et les Ténèbres. Le calme se fit grâce à la maladresse d'un insignifiant petit sorcier mécontent connu sous le nom de Cornélius Fudge.

Fudge aimait bien être Ministre de la Magie. Sa volonté était totale et il était libre de faire à peu près ce qu'il voulait. Cela ne le chagrinait pas vraiment que tous ceux désirant quelque chose doivent passer par lui pour l'obtenir, au contraire et plus ils étaient prêt à y mettre le prix, plus Fudge était disposé à les écouter.

Oui, la vie était belle lorsqu'on s'appelait Cornélius Fudge.

Jusqu'à ce jour fatidique en 1995, pendant l'année où le Tournois des Trois Sorciers avait eu lieu à Poudlard. Ce jour où Harry Foutu Potter se mit à clamer le retour de Vous-Savez-Qui.

En politicien aguerri qu'il était, Fudge rechercha immédiatement une solution qui lui éviterait le désaveu de la population. Et proclamer la résurrection de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ne lui donnerait pas une bonne image auprès du public. C'est pourquoi Fudge fit ce que tout très bon politicien aurait fait dans ce genre de situation, il nia tout en bloc. Tout à son déni, il alla même jusqu'à faire discréditer le morveux dans l'espoir que toute autre déclaration du garçon ne rencontre que le mépris et soit tournée en ridicule par le public. Cela devait, Fudge l'espérait, le faire taire pour de bon car nul ne peut volontairement faire face à ce genre de mépris bien longtemps.

Malheureusement pour Fudge, Harry Potter était plus solide qu'il ne l'avait prévu, et le garçon refusa purement et simplement de cesser ses déclarations insensées, clamant qu'il disait la vérité à qui voulait l'entendre.

Commençant à craindre pour sa carrière politique, Fudge envoya son plus fidèle larbin avec carte blanche pour s'occuper du morveux, sachant d'expérience que cette chère Dolorès pouvait faire changer d'avis les plus obstinés.

Mais pour une fois même Dolorès ne put accomplir le souhait de son ministre, et Fudge fut forcée de rechercher lui même des solutions à son épineux petit problème.

Pendant des semaines Cornélius s'enterra sous d'ennuyeux vieux grimoires, travaillant avec application comme il n'avait plus eu à le faire depuis l'année de ses ASPICS. Mais pour finir, son sacrifice fut brillamment payant. Il avait la solution pour faire fermer au garçon sa grande bouche.

Cornélius Fudge allait forcer le morveux à se lier avec son âme sœur !

Fudge détestait l'admettre, mais Harry Potter était assez puissant pour avoir une âme sœur, une chose que seuls les plus puissants sorciers et sorcières avaient. Quelque chose à propos d'équilibrer leurs pouvoirs et les aider à le stabiliser ou une autre imbécillité comme ça. Et si le morveux n'avait pas d'âme sœur, alors Cornélius était libre de trouver quelqu'un de convenable et de le lier au garçon et ses problèmes seraient résolus. Une gentille petite menace envers la compagne du morveux et les choses rentreraient dans l'ordre à nouveau.

Trouver l'artefact dont il avait besoin fut aisé. Il lui suffit de descendre au Département des Mystères une nuit où il savait le lieu désert. Un des avantages d'être Ministre de la Magie.

Se sentant en confiance et sûr de lui, Fudge se rendit à Poudlard par un samedi matin ensoleillé. Dolorès s'était assurée que Potter serait présent et non quelque part à bouder dans son coin en élaborant de nouvelles stratégies pour forcer le monde magique à l'écouter.

Fredonnant d'un air désinvolte, bien qu'il fut réellement irrité de devoir marcher jusqu'à Poudlard - Honnêtement, il était le Ministre de la Magie, il aurait du être autorisé à transplaner où il le voulait et pas être forcé de marcher comme un vulgaire sorcier lambda - Cornélius entra dans la Grande Salle, ignorant les salutations de Dumbledore et se concentra sur sa victime.

Marchant jusqu'à Potter, Fudge se crispa dans un grand sourire et dit jovialement, magistralement, enfin, c'est ce qu'il pensait, cachant son aversion alors qu'il serrait la main du Garçon Qui A Survécu : « Harry Potter, le Ministère souhaite vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour le monde magique. Comme gage de ma considération, je vous remets ce cadeau. », dit Cornélius, en faisant claquer le bracelet autour du poignet du morveux, hurlant presque les mots qui activaient le charme dissimulé sur le bracelet après s'être assuré d'avoir lâché la main du garçon pour être sur de ne pas être pris au piège à son tour par la magie.

« Cornélius Fudge, qu'avez-vous fait ? », cria Dumbledore en s'avançant vers le Ministre tel un ange vengeur. Fudge tint bon, avec la certitude qu'il était trop tard pour que le vieux fou l'arrête.

« Juste ce que je disais au morv - Hum - au garçon. Je le remercie pour tout ce qu'il a accompli pour le monde magique. », répondit Cornélius, un sourire bienveillant solidement attaché à son visage. Il ne devait pas paraître suffisant, pas encore.

« Quelque chose ne va pas avec Harry ! », cria un morveux roux, Fudge le reconnaissant difficilement comme le meilleur ami de Garçon Qui A Survécu. Un Weasley s'il ne se trompait pas.

« Ça n'a pas de sens, la Magie a juste besoin d'un peu de temps pour opérer, c'est tout. », répliqua Cornélius, maintenant fermement son sourire bienveillant. Il ne devait définitivement pas apparaître suffisant aussi tôt à ce stade de la partie.

« Quelle magie ? Que fait ce sortilège ? Je ne le reconnais pas. », dit une fille aux cheveux ébouriffés, regardant Fudge avec reproche, ce qui fit presque se sentir mal le Ministre. Comment cette enfant pouvait elle remettre en cause ses actions ?

« C'est un ancien sort, créé pour découvrir l'âme sœur d'une personne. Il était plus ou moins illégal depuis huit cents ans. », informa Dumbledore l'air sombre.

Fudge soupira de mécontentement mais tint sa langue. La magie devrait finir son travail bientôt, et alors il saurait qui menacer pour remettre le Garçon Qui A Survécu à sa place.

« Pourquoi était-il illégal ? Que fait ce sort ? » demanda la bruyante gamine en se mordant les lèvres.

« Le sortilège sonde la population magique à la recherche du partenaire idéal pour celui qui porte un bracelet spécialement enchanté. », dit Dumbledore en adressant à Fudge un regard noir. Cornélius l'ignora avec attention, concentré sur le Garçon Qui Insistait Pour Vivre, attendant un quelconque signe annonçant que la magie avait opérée.

« Cela ne parait pas si mal » dit la fille, regardant entre le Directeur et Potter.

« L'inconvénient est que le sort ne fait pas de distinction entre les espèces. Il regarde seulement la magie. Le sort fut interdit lorsque la fille d'une grande famille reçue le sortilège et finit liée au chef d'un clan de centaure. D'une manière peu surprenante, personne ne fut satisfait par cette union. »

Cornélius sursauta en entendant cela. Aucun des livres qu'il avait consulté ne mentionnait ça. Bien ! Les choses allaient de mieux en mieux. Si Potter était lié avec un hybride X, alors son importance dans le monde magique serait réduite sans que Fudge n'ait eu à faire quoique ce soit. Oh, les choses tournaient encore mieux qu'il aurait pu espérer en rêver.

« Il se passe quelque chose ! », hurla soudain quelqu'un et Cornélius se pencha avidement en avant. Merveilleux ! Le garçon avait commencé à rayonner, indiquant clairement que le sort était parvenu à ses fins.

Fudge s'approcha, retenant presque sa respiration d'impatience, ignorant complètement les murmures mécontents qui s'élevaient chez les professeurs et leurs élèves. Visiblement tout le monde n'appréciait pas la façon dont le Ministre traitait Harry Potter.

Alors quelqu'un cria et Fudge fronça les sourcils alors que Potter arrêtait d'émettre une lumière dorée régulière pour commencer à clignoter en bleu, or et rouge à la place.

« Que se passe t-il ? Pourquoi le garçon clignotait t il en rouge et bleu ? Il était supposé être doré, prouvant qu'il avait une âme sœur en train d'arriver. », demanda Cornélius irrité à Dumbledore, recherchant l'aide du vieux sorcier de la même façon que les jeunes enfants s'en remettent à leurs parents lorsque les choses ne se déroulent pas comme ils le souhaitent.

Dumbledore soupira et résista au besoin de se pincer les arrêtes du nez.

« Je ne sais pas, Cornélius. Je vous l'avais dit, il y a une raison pour laquelle ce sortilège en particulier a été abandonné. Qui a enchanté le bracelet ? Peut être ont-ils fait une erreur en plaçant le sort dessus ? »

« Comment pourrais-je le savoir ? Je l'ai simplement emprunté aux Langues de Plomb. Je n'ai aucune idée de qui a enchanté ce bracelet à l'origine. Tout ce que je sais c'est qu'il est très vieux et qu'il était au Département des Mystères depuis des années. » dit Cornélius en haussant les épaules

« Vous avez pris le bracelet au Département des Mystère ? Donc vous n'étiez même pas certain des sortilèges sur celui ci ? Cornélius, Comment avez vous pu ? » tonna Dumbledore augmentant la colère de Cornélius.

« Maintenant ça suffit Albus ! Je faisais simplement ce qui devait l'être pour protéger le monde magique. Harry Potter était hors de contrôle et quelqu'un devait faire quelque chose. Vous avez refusé de le faire en me laissant tout le sale boulot. J'ai fait mes propres recherches. Je sais ce que le sort était supposé faire, même si je l'admets, je n'étais pas au courant à propos du centaure. Mais là n'est pas la question. Le fait est que le garçon avait besoin de quelqu'un pour lui faire entendre raison pour qu'il arrête de clamer ses stupidités à propos du retour de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom », dit Cornélius, gonflant le torse dans l'espoir de paraître plus grand et plus important.

« Cornélius … ! », gémit Dumbledore, mais quoiqu'il voulut dire, ses paroles furent stoppées quand les portes du Grand Salle s'ouvrir avec fracas et que deux silhouettes encapuchonnées rentrèrent précipitamment à l'intérieur.

« Qui êtes vous et que venez vous faire ici ? » demanda Dumbledore, se déplaçant pour faire face à cette nouvelle menace potentielle.

« Albus Dumbledore, quelles sottises avez vous encore faites ? », siffla une voix irritée, semblant prête à tuer le Directeur.

« Je peux vous assurer, mon cher, que ce n'est pas mon œuvre, dit Albus clairement offensé. Blâmez-le plutôt. » Ajouta t-il pointant Fudge d'un doigt accusateur.

Cornélius se grandit autant que possible et commença à fulminer. Mais avant qu'il n'ait pu dire quoique ce soit les portes des cachots s'ouvrirent violemment et un Severus Rogue, hors de lui, en jaillit et se positionna dans la pièce. Celui-ci brillait d'une intéressante lumière bleue.

« Quel est l'imbécile responsable de ça ? » siffla dangereusement le Maître des Potions.

« Je suis désolé mon garçon mais il semblerait que notre Ministre vous ait atteint avec son stupide sortilège, » dit Dumbledore dans un soupir fatigué.

« Quel est ce sort ? » demanda une des silhouette sous sa capuche, et il fut clair qu'il y avait définitivement quelque chose de reptilien dans sa voix.

« Je faisais simplement ce qui devait l'être pour la sécurité du monde magique. », dit Cornélius avec importance, bien décidé à ne pas laisser ces crétins lui marcher dessus.

« Et qu'est-ce qui devait être fait exactement pour la sécurité du monde magique ? » demanda Rogue, semblant sur le point de vouloir éviscérer le ministre et de l'utiliser comme ingrédient de potion.

Fudge se grandit encore une fois.

« Maintenant regardez moi Rogue, vous n'avez aucun droit de me questionner sur mes méthodes pour remettre un dangereux petit morveux à sa place. » dit il, essayant de paraître important mais échouant lamentablement.

« J'ai tous les droit de vous questionner, babouin pitoyable. Spécialement quand vous m'impliquez dans vos plans grotesques que votre pitoyable cerveau a été capable d'imaginer !» siffla Rogue, semblant, si cela était encore possible, encore plus effrayant.

« Cela ne nous amène nulle part. Cornélius, je vous ordonne de nous dire quel sortilège vous avez utilisé. » dit Dumbledore, qui pour une fois ne se souciait même plus de dissimuler les événements aux étudiants.

« Vous ne m'ordonnez rien du tout. Je suis le Ministre de la Magie. » dit Cornélius pompeusement.

« Et je suis le président du Magenmagot et le Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers, répliqua Dumbledore sèchement. J'espère que vous vous rendez compte que j'ai plus de pouvoir que vous dans cette affaire. Spécialement alors que vous venez de blesser un de mes étudiant, sans parler de mon personnel, et cela en utilisant un sortilège interdit depuis des centaines d'années. J'espère que vous vous rendez compte, Cornélius, que vous ne pourrez pas vous sortir de cette situation par de belles paroles. Ou pots de vin. » ajouta sérieusement Dumbledore

« Blessé ? Blessé ? Comment osez vous Albus ! J'ai simplement tenté de donner au garçon l'équilibre dont il avait clairement besoin. Ce n'est pas de ma faute si le garçon a réussi à détourner le sort. » ajouta Fudge irrité.

« Cornélius, le sort ! » ordonna Dumbledore, et Cornélius soupira, abandonnant la bataille, pour l'instant. De plus, peut être qu'Albus pourrait corriger ce qui n'allait pas avec le sort. Légèrement regaillardi, Cornélius fut un peu plus à même de donner le sort qu'il avait utilisé.

« C'est le Sort de Lien d'Âme et de Magie, Albus. Celui en celte ancien, retranscrit par Barabbas Mauha. »

Quatre hommes gémirent simultanément de colère et de désespoir.

« Quoi encore ? » Se plaignit Cornélius, commençant à craindre les regards vénéneux qu'il recevait.

« J'ai toujours su que vous étiez un imbécile, mais je n'aurais jamais cru que vous étiez capable d'atteindre de un tel niveau de bêtise. » dit Rogue, mais il fut interrompu avant d'avoir pu décharger tout son venin sur le Ministre.

« Je suis d'accord avec Severus. Vous avez atteint un nouveau niveau de stupidité Cornélius, et je vous ferais virer du Ministère pour cela. De préférence hors du pays ! » siffla un des hommes encagoulés avec une telle fureur que Cornélius recula de plusieurs pas.

Puis il sembla se rappeler de l'existence de sa fierté et fit face à la silhouette pour répondre à cette attaque injustifiée, mais avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, Potter remua en gémissant.

« Que s'est-il passé ? Et est-ce que quelqu'un a le nom de celui volant sur ce balai ? »

« Comment te sens-tu Harry ? » demanda Dumbledore, adressant au plus jeune un regard concerné.

« Mal ! Que s'est-il passé bon sang ! Génial, qu'est ce que cet idiot a fait ? » demanda Potter quand il nota le fait qu'il était en train de briller d'une façon plutôt spectaculaire.

« J'ai bien peur que Cornélius n'ait tenté de te lier avec ton âme sœur, cependant,... »

« Cependant cet idiot a tout foutu en l'air. » grogna Potter, en adressant un regard venimeux au Ministre, le genre de regard noir qu'il n'avait pu qu'apprendre auprès de Severus Rogue.

« Ça suffit maintenant. » s'exclama Cornélius hautement vexé que tout le monde le traite d'idiot tout à coup. Il était le Ministre de la Magie oui ou non ? Il méritait le respect !

« Le sort que Cornélius a utilisé est un dérivé du charme originel des âmes sœurs. Le sortilège d'origine recherchait une correspondance entre les âmes, mais celui ci recherche aussi une correspondance avec l'Esprit et la Magie. Harry a été lié non pas avec un mais trois personnes ici présentes. Je suppose que c'est une chance si l'un d'entre eux est humain. La dernière fois l'adolescent qui avait reçu le sort s'est retrouvé lié avec une sirène, un vampire et un loup garou. Ce ne fut pas une union heureuse, dit Dumbledore dans un soupire. Le pauvre garçon s'est suicidé. »

Un frémissement parcouru la Grande Salle, et chacun regarda les deux personnes toujours cachées sous leurs capes.

« Fabuleux ! gémit Harry, juste Fabuleux. Et tout ça juste avec ma chance. Honnêtement est-ce que ma vie pourrait-elle encore être pire ? » L'adolescent soupira lourdement et regarda à travers le plafond enchanté comme s'il attendait une réponse venue de plus haut.

« Donc... Si je comprends bien cette euh... chose ne peut pas être annulée. » demanda éventuellement Harry, fixant toujours intensément le plafond.

« Je crains que non mon garçon. Le lien est trop profond. Essayer de dénouer votre lien pourrait causer des dommages irrémédiables à vos esprits. » dit Dumbledore la voix lourde de regret.

Harry tourna ses yeux brûlants vers le directeur et la magie commença à crépiter dans l'air.

« Donc je suis relié à Rogue pour le restant de mes jours. Merveilleux. Au moins je ne ressens pas... d'attirance pour lui. Je suppose que nous sommes le lien de l'esprit du sort. Bien que quiconque puisse penser que l'on soit assorti dans ce domaine me dépasse. » murmura Harry, ce qui lui valu un grognement du Maître des potions.

« C'est bien la première fois que je suis d'accord avec vous, Potter. » dit Rogue aigrement, semblant lui même hautement désappointé de l'admettre.

Harry renifla mais ne commenta pas. À la place, il se tourna vers les deux étrangers et les regarda sombrement.

« Bon... Lequel de vous deux est supposé être mon compagnon d'Âme ? » demanda t-il défait.

Les deux créatures échangèrent un regard, et celle de gauche abaissa sa capuche révélant un Lucius Malefoy fort mécontent.

« C'est moi. » annonça t-il, semblant aussi Heureux que Rogue d'admettre ces mots.

« Quoi ? C'est hors de question ! » hurla quelqu'un depuis la table des Serpentard, faisant éclater de rire Harry.

« Je suppose que je ne suis pas le seul à ne pas être satisfait par ces révélations. » dit Harry, jetant un regard sur un Draco à présent livide.

Lucius soupira simplement, ne songeant même pas à punir son fils pour son éclat. Comment le pourrait-il alors qu'il avait lui même eu une crise semblable lorsqu'il avait réalisé ce qu'il se passait ?

« Fantastique. C'est juste fantastique. » dit Harry sèchement regardant le blond de haut en bas. « Bien, je suppose que cela pourrait être pire. » ajouta t il en passant une main troublée dans ses cheveux.

« Comment peux-tu dire ça ? » hurla Ron dont le visage avait pris une charmante teinte rouge brique. « C'est Rogue et Malefoy ! Comment peux tu rester là et être... Aussi putain de calme ? »

« Est-ce que tu veux que je pique une crise pour te faire te sentir mieux, demanda Harry sardonique. Au moins, aucun d'entre eux n'est Voldemort. Je m'attendais réellement à le voir sous sa cape. » ajouta Harry en pointant Lucius.

« J'ai peur que tu n'aies parlé un peu vite Potter. » dit Voldemort avec un sourire, abaissant la capuche de sa cape.

Le silence dans la Grande Salle était à couper au couteau. Quelqu'un cria puis ce fut le chaos dans la pièce alors que les étudiants et nombre de professeurs cédaient à la panique.

Harry mit son visage entre ses mains et combattit le besoin urgent de rire. Il avait le sentiment qu'une fois commencé, il serait bien incapable de s'arrêter, et il n'avait pas le temps d'être hystérique en ce moment. Il allait attendre d'être en privé pour exploser. Un endroit privé et avec beaucoup de temps devant lui, car Harry avait le pressentiment qu'il lui faudrait un certain temps avant d'être capable de rassembler ses esprits après avoir perdu le contrôle.

Perdu dans ses pensées, Harry ne remarqua même pas quand la baguette de Dumbledore émit un bruit fort alors que le Directeur ordonnait à tout le monde de s'asseoir, de se calmer et de se taire. Le vieux sorcier se tourna vers ses hôtes inattendus et les cris commencèrent.

Harry n'arrivait pas à croire qu'il allait devoir être la voix de la raison alors qu'il était entouré des plus puissants sorciers du monde magique. Merlin, il n'avait que quinze ans ! Pourquoi était ce toujours à lui de régler les problèmes des autres ?

Incapable de supporter cette débâcle stupide plus longtemps, Harry prit une longue inspiration et cria aussi fort qu'il put: « Oh vous, Taisez vous ! » Récoltant alors un silence surprenant. Apparemment personne n'avait imaginé qu'il élèverait la voix en pareille compagnie.

« Vous vous comportez tous comme des gamins qui se chamaillent. » dit Harry les fusillant du regard, n'attendant rien d'autre que de pouvoir rejoindre son lit et s'y endormir pour ne jamais plus se réveiller. Ou plutôt si, se réveiller pour se rendre compte que toute cette histoire n'était en fait qu'un rêve étrange qu'il n'aurait jamais voulu vivre dans le monde réel.

« Pour une fois, Voldemort n'est pour rien dans tout ce bazar. Si vous souhaitez blâmez, quelqu'un blâmez ce fou dangereux de Fudge. » dit sèchement Harry, en adressant au ministre en question un regard noir.

« Maintenant écoutez moi ! » fulmina Fudge, mais il fut clairement effrayé lorsqu'il reçu les regards désapprobateurs de Dumbledore, Rogue, Malefoy et Voldemort.

« Non, Vous écoutez moi ! » gronda Harry en s'avançant menaçant vers l'empoté, le bouffon idiot qui avait tant travaillé pour faire de la vie de Harry un enfer sur terre depuis le retour de Voldemort.

« Parce que vous êtes un imbécile aux capacités mentales atrophiées qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, vous avez touché à des choses qu'il aurait mieux valu laisser. Qu'essayez-vous de faire de toute façon ? Avez-vous honnêtement pensé que vous pourriez me faire taire en intimidant mon âme sœur ? Ha ! C'est ce que vous vouliez n'est ce pas ? » Harry roucoula de joie à la vue de la terreur de Fudge, sans mentionner le rose sur les pommettes inexistante de l'homme.

« C'est vraiment dommage que votre plan n'ait pas marché. Bonne chance pour intimider Lucius Malefoy. » réussit à dire Harry avant de succomber à son fou rire, se roulant par terre dans son hilarité.

Irrité, Fudge commença à bégayer et geindre à propos de son innocence expliquant pourquoi c'était de la faute de Harry si le plan n'avait pas marché, et combien ce n'était pas de sa faute mais bien celle de Harry qui, têtu, avait refusé de suivre le plan.

Ces mots mirent fin au fou rire d'Harry plus efficacement qu'un saut d'eau froide ne l'aurait fait.

« Êtes-vous en train d'insinuer que tout est de ma faute ? » demanda Harry d'une voix basse et dangereuse, ses yeux verts brillants de pouvoir et d'émotion.

Pour une fois, l'instinct de préservation de Fudge pourtant aiguisé ne se manifesta pas alors qu'il fixait le Garçon Qui A Survécu Pour Le Contrarier et répliqua sèchement: « Évidement ! Tu as embrouillé le charme, je suis sur que tu l'as fait, comment en sommes-nous arrivé là sinon ? Et qui va devoir démêler toute cette histoire ? Moi ! Et laisse moi te dire jeune homme, que je... »

« Fermez la putain. » hurla Harry, réduisant effectivement au silence Fudge mais aussi toutes les personnes présentes. « C'est de ma faute ? Ma faute ? Comment. Osez. Vous ? » siffla Harry si furieux que les mots s'écoulaient difficilement. « Vous êtes celui qui utilise des artefacts illégaux, enchantés par des sorts interdits dont vous ne savez rien et quand les choses ne tournent pas dans votre sens, vous êtes celui qui blâme le reste du monde. »

Harry lança à Fudge un regard de pur mépris et ricana.

« C'est typiquement vous ça, Fudge, n'est ce pas ? Vous vous cachez derrière votre titre de Ministre de la Magie attendant que chacun se plie à vos quatre volontés. Vous vous êtes vendu au plus offrant, acceptant de suivre n'importe quelle conduite tant que vos poches étaient lourdement remplies d'or. Mais cette fois, vous êtes allé trop loin et je vais vous faire payer pour cela. »

« Maintenant écoutez moi, » clapit Fudge se tenant droit alors qu'il baissait les yeux vers Harry. « Je suis le Ministre de la Magie et mes désirs font lois. Il n'y a rien que tu puisses faire contre moi, petit garçon. Après tout, ce que j'ai fait, je l'ai fait pour le plus grand bien du monde magique. Tu as semé la discorde avec tes paroles insensées et il était clair pour moi que mon devoir envers le peuple magique était de... »

« Quel était exactement votre devoir, Monsieur le Ministre ? » demanda Rogue d'une voix plus soyeuse que d'ordinaire, rempli d'un dédain tel qu'il était surprenant que Fudge ne fut pas coupé par les mots du Maître des Potions.

« D'envoyer le garçon en enfer, bien sur. » répondit Cornélius comme si ce qu'il avait fait et pourquoi il l'avait fait était évident.

« Envoyer le garçon en enfer, gronda Harry, sa fureur atteignant des sommets. Vous parlez de moi comme on parlerait d'un animal enragé. Donc Fudge je répandais des mensonges, n'est ce pas ? Comment aviez vous tourné ça, je semais la discorde parmi le bon peuple sorcier ? Si je mentais, comment expliquez-vous sa présence ? » demanda Harry pointant d'un doigt accusateur Voldemort qui était resté étonnement silencieux jusqu'à présent.

Fudge jeta un œil au Seigneur des Ténèbres avant de considérer qu'il n'était pas important.

« Comment aurais je pu savoir qui étaient vos amis Potter ? Après tout, qui il est n'est pas très important. Ce qui est important par contre c'est que Lucius Malefoy est ton âme sœur. Crois-moi, je peux rendre la vie très difficile à Lucius. Désolé mon cher ami, mais garder Harry Potter sous contrôle est bien plus important que notre amitié de longue date. J'espère que vous le comprendrez et ne me tiendrez pas rigueur pour ce que je dois faire contre vous. » dit Fudge offrant à Lucius un sourire d'excuse alors qu'il essayait de deviner quelle menace fonctionnerait le mieux sur le blond influent.

Harry ne pouvait que fixer Fudge incrédule avant d'éclater en ricanant: « Vous êtes réellement en train d'essayer de menacer Lucius Malefoy ? Êtes-vous complètement stupide ? Pensiez-vous honnêtement que Malefoy allait vous obéir comme ça ? Ou que Voldemort allait vous autoriser à continuer à vivre après un tel chantage ? Tout le monde sait que Malefoy est le bras droit de Voldemort, et vous avez cru que le menacer et y survivre était possible ? » Harry ne pouvait que secouer sa tête sans y croire, comment un tel crétin avait pu devenir Ministre de la Magie le dépassait.

« Je suis désolé, Ron, mais tu devras suivre tes études d'Auror seul. Car il n'y a aucun moyen pour que je travaille un jour pour le Ministère, je ne veux pas prendre le risque qu'il me contamine. Je ne supporterai pas de devenir aussi désespérément stupide. » dit Harry d'une manière surprenante, en donnant à son ami un regard d'excuse en lui tapotant l'épaule.

« Je comprends mec. En vérité, je songe à reconsidérer le fait de rejoindre le Ministère moi aussi. » répondit Ron en regardant méchamment Fudge.

Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase pour Dolorès Ombrage qui s'élança pour défendre son bien aimé ministre.

« Comment osez-vous manquer de respect d'une manière aussi flagrante à ce cher Cornélius ? Il est le Ministre de la Magie et en tant que tel mérite votre respect. »

« Respect ? Il gèlera en enfer avant que j'accorde mon respect à ce sac à... » commença Harry, interrompu par un hurlement indigné.

« Trois mois en retenue, Potter. À partir de ce soir, voyons voir comment trois heures d'écriture peuvent faire changer votre ton, dit Dolorès avec suffisance.

Harry sourit.

« Regardez comme vous avez réussi à me faire changer d'avis sur le retour de Voldemort, je doute que vous puissiez me faire changer d'avis sur le respect dû à Cornélius Fudge peu importe le temps que vous y passez. Cela me fait penser, Professeur Rogue, les professeurs sont ils réellement autorisés à torturer les étudiants pendant les retenues ? » demanda Harry en se tournant vers Rogue qui brillait toujours d'une belle lumière bleue.

« Expliquez !» aboya Rogue, pas sur de savoir qui de Potter ou de Fudge méritait le plus sa colère.

« Ombrage utilisait ces étranges plumes pendant les retenues. Tout ce que l'on écrit avec se retrouve entaillé dans la chaire de votre main. » annonça Harry tendant sa main comme preuve.

« Harry pourquoi n'as tu pas prévenu un de tes professeurs ? » demanda Dumbledore qui s'était précipité pour examiner la main tendu en fronçant les sourcils.

« Et à qui étais-je supposé me plaindre ? demanda à son tour Harry en haussant les épaules. À vous qui m'ignoriez ou à ma Maîtresse de Maison qui m'a dit de me calmer, de garder ma bouche close. Oui, à qui étais je supposé me plaindre ? »

« Je suis tellement désolé Harry, j'ai peur de t'avoir abandonné. » soupira tristement Dumbledore, lâchant la main de Harry pour que Severus et Lucius puissent l'observer à leur tour.

« Hey Malefoy, puis-je intenter un procès au Ministère pour ça ? Je veux dire, ils m'ont persécuté pour avoir dit la vérité, curieusement je doute que même le Ministère de la Magie puisse torturer ses sujets simplement parce qu'ils ont proclamé une vérité qui dérange. » dit Harry, un sourire résolument Serpentard accroché à ses lèvres.

« Écoutez-moi ! » cria Fudge avant d'être à nouveau interrompu.

« Non. Vous, écoutez moi, aboya Harry finalement à bout de nerfs. Je refuse de supporter votre merde un instant de plus. Voldemort est de retour. Faites donc avec, pathétique bébé geignard. J'ai tenu ma bouche close, et fait de mon mieux pour rester calme, pour ne pas faire de vagues, parce que c'était ce que mes professeurs attendaient de moi. Mais maintenant ça suffit. Vous avez mené une campagne pour salir mon nom. Vous avez envoyé cette garce pour nous enseigner la défense, chose qu'au passage elle ne fait pas. Vous êtes responsable de ses actions. Soyez assuré que je prendrai ma revanche sur vous, faible crétin. Je n'aurais de repos tant que vous ne serez pas jeté hors de votre bureau et de préférence destitué et dépouillé de votre maison et de tous vos biens. » cracha Harry, sans remarquer que sa magie lui échappait en même temps que son sang froid jusqu'à ce qu'il sente deux mains sur ses épaules le faisant sursauter de surprise.

« Du calme Monsieur Potter, avant que vous ne fassiez s'écrouler le château sur nos têtes. » grinça Rogue irrité en donnant au garçon un regard noir pour faire bonne mesure.

Prenant de longues respirations, Harry faisait de son mieux pour remettre sa magie sous contrôle.

« Ne vous inquiétez pas Monsieur Potter, Fudge aura à répondre de ses actes, je peux vous l'assurer. Vous êtes un membre à part entière de la famille Malefoy à présent, et personne ne blesse un Malefoy, personne. » promit Lucius d'une voix soyeuse, son regard fixé sur Fudge alors qu'il disait ces mots.

Fudge hoqueta, lisant sans peine les promesses de douleur et d'humiliation dans les yeux argent qui s'étaient transformés en un gris acier glacé de sorte qu'il était limpide de comprendre les sentiments de Lucius Malefoy envers le Ministre de la Magie.

Se rappelant son plan, Fudge s'humidifia les lèvres dans un dernier sursaut pour regagner un peu d'autorité dans cette bataille de pouvoir.

« Je crois que vous oubliez à qui vous vous adressez, dit Fudge, sa voix ne tremblant qu'un petit peu. Je suis le Ministre de la Magie et en tant que tel me menacer est puni de mort. » regagnant confiance alors qu'il s'en rappelait, Cornélius reprit un air supérieur et continua plus sûr de lui: « Comme je l'ai déjà dit, j'ai le pouvoir de faire de vos vies un enfer, être lié à Harry Potter ne vous sauvera pas, sans parler du fait d'essayer de m'effrayer en me présentant un faux Vous-Savez-Qui. Honnêtement vous croyiez pouvoir me faire peur avec ça ? Cette chose ? » demanda Cornélius avec un regard pour Voldemort empli de mépris.

« Oh Merlin, il est mort. » dit Harry dans un long soupir, pas qu'il se sente particulièrement désolé pour le sort qui était sur le point de s'abattre sur Fudge.

« Tu oses dire que je suis un faux ? Demanda Voldemort incrédule. Tu oses m'écarter comme une personne négligeable ? Voyons comment tu peux écarter ça, veux-tu ? Doloris. »

« Tom ! Stop ! » hurla Dumbledore, invoquant une chaise et l'envoyant se fracasser contre le Lord, mettant fin efficacement au sort. Malheureusement cette action lui valu aussi de voir la colère de Voldemort tournée contre lui.

« Tu oses m'interrompre ? » siffla Voldemort menaçant, provoquant les cris et les larmes des étudiants.

« Assez ! » Ordonna Harry, saisissant le bras de Voldemort, faisant dérailler la situation. Vous pourrez vous disputer pour savoir qui a les plus grosses plus tard, pour l'instant il y a plus urgent dont nous devons discuter. »

« Comme par exemple ? » demanda Rogue avec amusement, commençant à trouver la scène absolument hilarante. Qui aurait cru que Potter avait le culot pour s'opposer aux deux sorciers les plus puissants de leur époque ?

« Je veux en savoir plus à propos du sortilège de Fudge ? Peut-il être brisé ? Quelles seront les conséquences pour nous si ce n'est pas le cas ? Qu'est-ce que ça implique exactement que nous fassions ? C'est seulement une fois que nous aurons réglé ça qu'on pourra s'intéresser au sort de cet idiot. » dit Harry avec négligence en penchant la tête vers la masse gémissante au sol.

« Harry ! » crièrent plusieurs voix en même temps. Harry les ignora.

« Allons discuter dans un lieu plus privé, voulez-vous ? » demanda Harry, se dirigeant déjà vers les portes.

« Une brillante idée. Pourquoi n'irions nous pas dans mon bureau ? » proposa Dumbledore désespéré de regagner au plus vite le contrôle sur cette situation qui se détériorait rapidement.

Harry renifla simplement et se mit en marche sans se soucier de qui le suivait. Il avait juste besoin de s'échapper avant qu'il n'explose pour de bon. Il n'avait aucune idée de comment agir pour se sortir du pétrin dans lequel il était cette fois ci. Tout ce qu'il savait c'est qu'il voulait bien être maudit s'il laissait encore une fois Albus Dumbledore diriger sa vie. Pas cette fois.

Échangeant un bref regard, les trois Serpentards haussèrent mentalement les épaules et suivirent l'adolescent curieux de voir ce qu'il avait prévu pour la suite.

Dumbledore fronça les sourcils de contrariété mais suivi le groupe malgré tout, planifiant déjà comment il pourrait tirer la situation à son avantage. Avec un peu de chance, il réussirait à arrêter la guerre avant qu'elle n'ait vraiment recommencé. Tom et Lucius ne le suivraient probablement pas docilement, mais il avait Severus et Harry de son côté. Ses deux garçons s'assureraient que les deux autres suivent sa volonté, courbant l'échine selon ses plans. Avec un sourire éblouissant, Albus commença à planifier les changements dont le monde avait désespérément besoin, sans réaliser que ses pions n'étaient pas exactement disposés à obéir à ses ordres.

A suivre…