Association Pour la Défense d'Erwin Smith
[Fermé] L'APDES lutte avec honneur et bravoure pour rétablir la vérité sur cet homme merveilleux qu'est Erwin Smith. Entrez, on ne mord pas...
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Neechu

VOS FICS

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Ici nous papotons de fics ! De vos fics ! Enfin des nôtres ! Enfin, chacun les siennes quoi. Sauf si on parle justement d'une fic que VOUS avez présenté. C'est pas clair ? Comment ça c'est pas clair ?

Et bien parfois, on bloque, on a besoin d'un coup de pouce, on a envie d'un autre avis que le sien, on a juste envie de montrer ce qu'on a fait...

Alors parlons-en, et plutôt deux fois qu'une !

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Au passage, quelques règles. (Oui je sais, on est gonflantes avec nos règles surtout qu'on a dit qu'il n'y en avait que trois, dont une qui incluait un pingouin, mais ce sont des règles spécifiques à chaque topic, histoire que si ce forum grandit *croise les doigts* on puisse s'y retrouver.)

1 - Les fics que vous présentez ici, ce sont les vôtres (ou éventuellement vos traductions). Si vous voulez nous parlez d'une fic qui vous a plu, c'est ici.

2 - Vous pouvez présentez des fics finies, des fics en cours, des bouts de fics, des idées que vous ne savez pas par quel bout prendre, bref, tout ce que vous voudrez. Cela dit, si jamais vous présentez des fics qui ne sont pas encore publiées mais le seront plus tard (en gros que vous nous offrez un gros pavé en avant-première pour le plaisir et le régal de nos yeux), pensez à éditer votre post et à supprimer le corps de texte quand ladite fic sera parue, FFnet ayant eu la curieuse idée de déclarer que les forums n'étaient pas pour publier des fics. Si la fic est déjà publiée, un simple lien suffira.

3 - Acceptez les critiques. Parfois elles seront bonnes, parfois elles seront mauvaises, c'est le jeu. Ne vous vexez pas si c'est le cas, on est tous des amateurs ici et on a tous à apprendre.

4 - En cas d'avis négatif, les critiques devront rester courtoises et être argumentées (au moins un minimum). Vous n'aimez pas, et par l'entrejambe des titans, c'est absolument votre droit, tous les goûts sont dans la nature mais ce n'est pas une raison pour faire votre Levi (sauf si vous êtes Levi, auquel cas veuillez me contacter d'urgence par PM parce que euh... euh... Non, je ne peux pas le dire comme ça, devant tout le monde).

5 - Ce n'est pas parce que vous poster une fic ici que vous devez vous attendre à recevoir automatiquement des reviews de la part des membres de ce forum. C'est vrai que les reviews se font de plus en plus rares et si vous avez besoin qu'on booste vos stats et votre égo (parce que les reviews, ne nous le cachons pas, c'est le bien :p), il suffit de faire une demande ici et nous espèrons que plein de membres du forum, votre fondatrice vénérée et votre modé adorée en tête, se précipiteront pour noyer votre boîte mail sous les alert de reviews, mais ce topic est fait pour discuter et débattre. Ce qui n'empêche pas d'aller effectivement laisser une review plus tard mais ce serait casse-pied de devoir le faire juste parce qu'on est membre du même forum, pas vrai ?

6 - Tous les genres et les ratings sont acceptés, à l'exception du MA. (Mais bon, s'il est discret on fera semblant de ne pas s'en apercevoir. Juste, n'en abusez pas et ne nous collez pas un PWP de trente mille mots.)

7 - Même si ce forum est à la gloire d'Erwin-je-suis-irrésistible-et-vous-le-savez-Smith, nous avons décidé, après un très long débat qui explique le temps qu'on a mis à créer ce topic, d'accepter tous les couples et les personnages sans restriction, à l'exception des EreRi ou des RiRen qui seront soumis à certaines conditions. (Je sais, encore des règles. Mais pensez que si VOUS vous devez vous en farcir la lecture, nous on a du les trouver et les écrire.)

8 - Le bashing on est pas vraiment fans, sauf dans le topic correspondant bien sûr, que ce soit d'Erwin ou de n'importe qui d'autre. On ne l'interdit pas mais évitez de l'utiliser à outrance.

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Les EreRi (ou RiRen) sont, pour si vous débarquez de la lune ou que vous êtes remarquablement imperméables à toutes choses qui n'incluent pas Erwin, les Eren/Levi (ou Levi/Eren, ce qui est un débat fort passionnant sur ce qui se passe dans la chambre à coucher. Ou ailleurs. Je veux dire, ça n'a même pas besoin d'être une surface tout à fait plane pour... Bref, pardon, je m'égare) et ils sont en majorité sur ce site. Mais vraiment. Vraiment, vraiment. Or, nous on aime Erwin et il faut avouer que le EreRi ça nous gonfle souvent, surtout qu'Erwin y a rarement le beau rôle. De plus, il y aurait le risque qu'on soit envahi sous le nombre, même si pour l'instant, nous ne sommes guère nombreuses, et nous n'en avons pas envie :) Donc, vous pouvez nous présenter votre fic Eren/Levi si elle remplit les deux conditions suivantes :

Il n'y a pas de bashing d'Erwin. Erwin peut être dur et impitoyable mais si vous voulez le parer de tous les défauts morales, nous, on veut pas le savoir, ET si le Eren/Levi n'est pas le couple principal. Que ce soit parce qu'il est au second plan ou parce qu'il finit par se séparer et que chacun refait sa vie de son côté.

La seule exception sera si la fic est du point de vue d'Erwin.

En cas de doute, contactez-nous via PM ou via le topic FLOOD :)


A VOS CLAVIERS !


Grise : Neechu, tu sais qu'en créant cette catégorie, on a atteint les cent posts ? C'est pas beau ça, sur ce post précis !

4/5/2015 . Edited by Griseldis, 4/6/2015 #1
Baka-Shiro

Hello mes petits scarabées ! Bon, c'est un honneur d'ouvrir la marche avec mon début de fanfiction ne contenant que trois chapitre (avec un petit prologue tout mignon). Et donc mes chers scarabées, je voudrai avoir votre avis ! Au niveau des fautes, j'essaie d'être au taquet dessus, donc si vous voyez ne serait-ce qu'une petite faute, faites le moi savoir ! L'âge des personnages est un peu mis au hasard, je vous l'avouerai, mais j'ai essayé d'être vraiment cohérente avec l'anime o/

Et bien, bonne lecture !


Prologue

Erwin Smith. Blond de nature, intelligent, pas très bavard mais compréhensif. Il était capable de discerner les sentiments de ceux à qu'il échange un regard et restait, malgré toute signification de ce regard, distant.

Mary Dawk. Celle avec qui il avait connu les premières tendresses qu'une femme pouvait offrir. Celle qui lui a dérobé son cœur il y cela plus de trente ans. Celle dont la gentillesse est inégalable. La femme qu'il chérissait, mariée à son ami d'enfance.

Hange Zoë. Le soldat excentrique. Celle qui l'intriguait. Celle qui avait une étrange fascination pour les Titans. Cette femme qui adoptait des attitudes capricieuses et enfantines lui donnant un petit air irrésistible. Ce soldat dont le physique est trompeur. Une femme qu'il avait d'abord croisé au camp d'entraînement avant de la voir devenir son bras droit. Précieux bras droit qu'aucun homme ne touchera.


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Vingt deux ans plutôt..

S'évader loin de ces murs et voler de ses propres ailes tel était l'un de ses plus grands rêves.

Elle essayait de se faire un peu plus grande en grimpant aux arbres pour découvrir ce qui se cachait derrière ce grand mur. Son père lui avait assuré, après lui avoir posé la question que le néant y avait prit place. Pas une seconde elle ne l'avait crue. Le soir, elle grimpait sur le même arbre, pour contempler les étoiles. Parfois, elle tendait la main vers le ciel étoilé, et fermait son poing avec le vif espoir d'en avoir capturés.

Il y avait, pas loin de la rue marchande, un parc où les enfants adoraient y jouer. La petite fillette y allait, mais pour y faire une petite sieste. Des garçons s'amusaient à l'embêter durant ce petit moment de tranquillité, en lui jetant leur balle au visage et heureusement pour elle qu'elle retirait ses lunettes quand elle dormait ! Quelques fois, il lui arrivait de jouer avec ces mêmes garçons qui en fait, cherchait un moyen de l'entraîner dans leur partie de passe.

Douée dans les travaux de garçons, mais ignorante pour ce qui est d'être une véritable fille.

Les autres filles de son âge s'amusaient à jouer à la poupée ou encore à la maîtresse. Mais Hange était différente. Capable de rester enfermée dans sa chambre durant plus de trois jours, elle lisait plusieurs ouvrages de professeurs ayant survécu à l'extérieur du mur. Ces livres rapportaient sur des lieux encore jamais explorés par l'être humain et les quelques schémas qui s'y trouvaient rendait son rêve encore plus accessible.

Un jour, alors qu'elle errait dans les rues des commerces, elle croisa deux filles qui devaient avoir un peu plus de son âge. Elles étaient vêtues de la même robe au couleur rose pâle. L'une d'elle était blonde, l'autre brune. Les cheveux soigneusement coiffés, la peau de porcelaine, ces deux filles étaient sûrement issues de la noblesse.

L'une d'elle avait tournée la tête vers la scientifique en herbe qui traînait les pieds. Ses cheveux courts et brun ne dépassait pas la nuque, une longue frange cachait la moitié de son visage ainsi qu'une paire de lunettes bien plus grosse que sa tête. Habillée d'un simple pantalon et d'un haut trop grand, elle sentait le regard de la brune.

- Elle ressemble à un garçon.., murmura la brune à la blonde qui se mit à l'observer à son tour.

- C'est la classe paysanne, il n'y a rien d'étonnant.

Les paroles des jeunes filles n'atteignaient pas la fillette qui avait continué son chemin la tête haute. C'était assez fréquent mais elle s'en fichait. Les petites filles « normales » la regardaient bizarrement dans le quartier ou elle réside, ça n'allait pas être des filles de bonnes familles qui feront le contraire.

...

A plusieurs reprises, elle retirait ses lunettes, mais ne voyait rien. Les couleurs se mélangeaient formant des tas difformes et méconnaissables. Elle était née avec un problème de vue et mourra avec un problème de vue. D'ailleurs, son père lui en voulait assez, même s'il était totalement conscient que ce n'était la faute de personne. Mais elle le comprenait.

Que feriez vous si toutes vos pauvres économies partaient dans un achat qui ne vous est absolument pas bénéfique ? Essaieriez-vous de vous débarrasser de cette gêne ? Son géniteur y avait pensé plusieurs fois mais n'avait pas le courage de la laisser en pleine nature. Connaissant son tempérament et son étrangeté, elle se serait retrouvé coincée dans une histoire de trafique ou des affaires de ce genre.

De plus, une fillette de son âge ne devait pas forcément s'intéresser à ce que font l'armée pour les maintenir en sécurité. Les histoires louches lui pendait au nez comme ses lunettes : elle avait un incroyable don pour s'attirer des ennuis. Quand elle passait devant un soldat de l'armée militaire en plein discussion avec un compatriote, ses petits yeux noisettes s'illuminaient. Elle tirait sur la sangle du soldat avant de lui demander en étirant ses lèvres, curieuse:

- Dites, en quoi consiste votre armée ?

Le soldat l'ignora et continuait sa passionnante discussion. La fillette replaçait correctement ses lunettes et tira une seconde fois. Le soldat baissa la tête, agacé.

- Va voir ailleurs si j'y suis ! Tu ne vois pas que je suis occupé ?

- J'ai juste une question à vous poser !

- Vas-t'en !, lui ordonna l'homme en agitant sa main devant le visage de la fillette.

Celle-ci ne l'entendait pas de cette oreille. Elle s'agrippait alors à sa jambe tout en hurlant comme une forcenée qu'elle voulait sa réponse.

Les marchands de la rue avaient cessé toute vente en entendant ce cri et le propriétaire de la petite épicerie reconnu ce cri. Encore la fille de ce pauvre Edouard qui faisait des siennes.

- Hange !, hurla l'homme en retirant son tablier et le jeta sur le comptoir.

Le vendeur de la petite épicerie accourut jusqu'au lieu où se trouvait la fillette au nom d'Hange.

Le soldat tentait vainement de se débarrasser de la sangsue en secouant sa jambe, gesticulant dans tout les sens. Certains enfants s'étaient mit à rire et d'autres en profitaient pour voler des fruits pendant que les commerçants assistaient au spectacle déplorable. Le dénommé Edouard attrapa alors la taille de la fillette et tira de toute ses forces, celle-ci ne voulant pas abandonner.

- Lâche le !, ordonnait l'homme en grinçant des dents.

- Nan ! J'ai pas eut ce que je voulais !, déclara-telle en s'agrippant encore plus. Je veux qu'il me réponde !

Le vendeur tira un peu plus fort et réussit à lui faire lâcher prise. Il tomba sur les fesses, la petite sur ses genoux, gesticulant. Le soldat enfin libéré, il s'éloigna rapidement de la fillette.

- Il est complètement taré ce gosse !

- J'suis une fille du con !, s'exclama la fillette en lui adressant un doigt d'honneur et une langue tirée.

- Hange ! Excuse toi immédiatement !

Elle tourna la tête avant de répliquer, catégorique :

- Non.

Elle croisait ses bras et fit une moue boudeuse. Le marchand se leva sans se dépoussiérer et s'inclina légèrement devant le soldat.

- Excusez là je vous en prie, ce n'est qu'une gamine de dix ans, elle ne sait pas ce qu'elle fait.

Le jeune soldat renifla dédaigneusement et intima à son compatriote qu'ils devaient se retirer. Après qu'il ait quitté les lieux, le marchand donna une petite tape sur le front de la petite fille qui ne réagissait pas.

- Mais qu'est-ce qui t'as pris ?

- Ce soldat est mal élevé. Ignorer une enfant qui ne cherche qu'à se renseigner c'est pas poli, dit-elle stoïque en fixant un point invisible.

Le gérant de la petite épicerie soupira.

- Ce n'est pas une raison pour-

Le clocher retentit au même moment. La petite brune sursauta. Ça y est, ils sont de retour.

Elle se leva en un bond et s'en allait, laissant l'homme, la bouche entrouverte. Elle courait à en perdre haleine, un vague sourire ornant ses lèvres.

Le bataillon d'exploration était de retour. Ces stupides soldats qui s'évadaient hors des murs à la recherche de la liberté. Ces fous qui osaient s'aventurer hors des murs et en revenaient en nombre réduits, mais avec le souvenir d'avoir pour respirer l'air véritable de la vie.

Son rêve est d'intégrer ce bataillon et y apporter une lumière inédite, que personne d'autre ne pourrait posséder car Hange Zoë est unique en son genre, étant particulièrement intelligente.

Quand elle arrivait devant la grande porte du Mur Maria, elle ne put apercevoir que les pattes des chevaux tant elle était minuscule. Elle se fraya alors un chemin en bousculant au passage certain paysans et lorsqu'elle eut atteint son but sa bouche s'ouvrit en grand et ses yeux brillaient de mille feux.

Elle les voyait pour de vrai. Leur visage était grave, bandé de pansements rougeâtre et était encore en sous effectif. Ce spectacle lui était fascinant. Hange le constatait à chaque retour et les paroles des habitants lui faisait un effet d'électrochoc. Elle arrêta toute contemplation et baissa la tête. A cet instant, elle s'était juré d'intégrer ce bataillon lorsqu'elle atteindra l'âge minimum. Étudier ces bêtes mangeuses d'hommes jusqu'à ce qu'ils n'aient plus de secrets pour elle, devint son nouvel objectif.


2

Vingt ans plus tôt.

Se donner corps et âme dans ses recherches, au point même de ne pas manger durant quelques jours ou encore, soumettre son corps à des expériences ne la dérangeait pas le moins du monde. Dévorer tous les ouvrages qu'elle trouvait bénéfiques ou simplement intéressant.

Sa défunte mère, avant de mourir d'une violente tuberculose lui apprit l'art des lettres, le calcul, à s'exprimer de manière correcte tout en y ajoutant des injures.

- Les hommes sont vraiment ingrats, tu me remercieras quand tu seras plus vieille, lui avait-elle dit en lui brossant ses courts cheveux brun.

- Donc papa est ingrat ?

Elle ne lui avait pas répondu. Au lieu de cela, elle avait rit de bon cœur. Comme elle était belle, quand elle riait..Ses voisins de palier affirmaient que la petite Hange ressemblerait à sa mère, en grandissant ou qu'elle serait voire encore plus jolie qu'elle ne l'était.

- Bonjour !, s'exclama la petite en rangeant une mèche de sa frange derrière son oreille. Bienvenu dans l'épicerie je-ne-sais-plus-comment-elle-s'appelle ! C'est un honneur de vous avoir ici !

La bonne humeur que dégageait l'innocente petite fille touchait beaucoup de clients. Elle ressemblait à un garçon manqué et les plus âgés ayant connu sa mère lui comptait ses folles aventures. Hange se voyait à la place de sa défunte mère. Petit à petit, elle se voyait en train de changer. Son corps changeait. Au début, elle avait pensé à une transformation étrange. Mais en remarquant qu'elle commençait à avoir ne serait-ce qu'un petit peu de poitrine..

Surprise, effarée, apeurée elle s'en est allé en parler à son père. C'est avec une gêne incommensurable qu'il lui fit comprendre qu'elle se trouvait en phase de puberté.

- La puberté ? C'est quoi, ça ?

Trop occupée à lire des ouvrages pour adultes, elle n'avait pas prit le temps de se renseigner de ce qu'elle pouvait devenir : une femme.

- Eh bien, commença le père dans un murmure, c'est lorsque..lorsque..tu sais..en bas..

- Mhm ? Oh, oui ! J'ai-

- Bah voilà ! C'est ça !

Il l'avait laissé assis sur le comptoir tandis qu'il s'en allait dans la réserve. Il lui a été dis que son père n'était pas très doué avec les filles. Elle confirmait les dire de son grand-père : il ne savait pas.

Son père gérant d'une petite épicerie avait l'habitude de voir Hange près du comptoir en train de saluer les clients. Mais depuis quelques temps elle ne se présentait pas, enfermée dans sa chambre à faire il-ne-savait-quoi. Un soir, alors qu'elle descendait les escaliers de manière bruyante, il l'entendit dire qu'elle voulait devenir un soldat du bataillon d'exploration. Une blague.

Le regard dans le vide, il fixait la porte qui s'ouvrit sur un client fidèle qui s'avérait être un vieil ami. Le ventre rond chauve. Il portait de simples bottes jaunes et un casque de chantier en main. Il le salua vaguement tandis que celui-ci cherchait quelque chose du regard, ou plutôt quelqu'un.

- Hé bah ? Qu'elle est passé où ta petite poupée ?, lui demandait un habitué de l'épicerie en récupérant les viennoiseries que le père lui tendait.

- Elle étudie, encore.

- Que ça n'a pas l'air de te plaire ! C'est bon signe une gosse intelligente au moins elle ne se fera pas sauter à chaque coin d'rue ! J'voudrai une fille comme la tienne.

- Je l'ai entendu parler d'intégrer le bataillon d'exploration.

Les années avaient passées et la petite fillette qu'était Hange avait grandit. Deux ans en plus de ses dix petites années ne changeait en rien son comportement tout aussi masculin qu'auparavant. Elle ressemblait de plus en plus à une femme et avait finalement appris en compagnie de la femme du voisin ce qu'était la puberté -le message de son père était clair, il ne voulait pas en parler puisque cela ne le concernait pas.

Le hic dans cette histoire était la non féminité et l'incroyable spontanéité de la jeune adolescente. S'engager dans un tel corps d'armée n'allait pas être une partie de plaisir pour elle mais surtout pour les futurs coéquipiers qu'elle se fera. De nature surexcité quand il s'agit de parler « Titan », elle devenait tout à coup une sangsue affamée. La véritable peur du père Zoë n'est pas de voir sa fille partir dans un camps où les hommes régnaient en supériorité. Non, cela venait en troisième place.

La première étant qu'elle était capable d'exécuter sa menace presque silencieuse de s'engager dans ce maudit bataillon ou trainait les plus cinglés, avides de liberté. La deuxième étant qu'elle se jettera dans la gueule d'un Titan juste pour connaître l'effet de se faire avaler et en découvrir un peu plus sur son système digestif. La troisième étant le viol. C'était un événement qui se répétait très fréquemment et sa petite chérie risquait d'y passer si elle n'osait ne serait-ce que l'écouter insulter ce corps d'armée méprisable, qui lui mangeait le quart de son salaire brut.

La voix de son vieil ami le fit sortir de son mutisme. Celui-ci avait l'air particulièrement sur les nerfs, critiquant encore et encore sa jeune fille -qui devait avoir plus de deux ans de plus qu'Hange- enchaînant les aventures au lieu de penser au mariage. Hange aussi devrait penser au mariage, à ses futurs enfants. Penser à se fonder un petit nid douillet et non s'offrir un aller simple au Paradis.

- Revenons sur ta petit poupée !, s'exclama l'homme dodu, C'est un petit peu prématuré non ?

- Va le lui dire toi !, brailla le père en s'accoudant sur le comptoir. Elle ne veut pas m'écouter et devenir une bonne mère de famille, tout comme sa défunte mère.

Silicia Zoë. Connue pour avoir été bien moins sage que sa fille mais malgré cela, respectée pour le rang de soldate qu'elle avait atteint au sein du bataillon d'exploration : Chef d'escouade. Brune au teint mate et les yeux marrons, elle faisait tomber sous son charme, des hommes comme des femmes. Des rumeurs circulaient à propos de sa bisexualité. La vérité à ce sujet n'a jamais été sue. Cela restait un grand mystère, voire un mythe dans le quartier. Elle se faisait souvent critiqué pour avoir été une grande fanatique du mystère qui entourait la race titanesque. Et du jour au lendemain, elle quitta le bataillon. Enceinte de deux mois, elle se voyait mal aller en dehors des murs et risquer la vie de ce petit être qui allait venir au monde.

- Maman était soldate avant de te connaître, non ?

Les deux hommes tournaient la tête vers Hange qui, lunettes au dessus du front, portait une bouteille d'eau à ses lèvres et se renversa de l'eau sur la tête mouillant ses courts cheveux dont quelques mèches s'agrippaient désespérément à ses joues et sa nuque. Elle passa une vive main dans ses cheveux et les ébouriffa.

- Elle l'était non ?

Son avant-bras vint essuyer les gouttes d'eau qui menaçaient de couler le long de son cou.

- Tu vois comment elle a fini ?

La jeune fille déglutit. En effet. Edouard Stein n'était pas son réel géniteur. Sa mère avait subit un viol, en guise de bizutage. Un bizutage qui dura plusieurs mois. Elle n'en avait pas soufflé mot ne voulant pénaliser l'Humanité avec de telle futilité.

Hange finit par hausser les épaules en étirant ses lèvres.

- T'sais quoi, j'ai pris ma décision il y a bien longtemps. Je vais m'engager et intégrer le bataillon d'exploration, peu importe ce que tu en penses. Vous, habitants du mur, vous dites vouloir survivre mais ne faites rien pour que ça bouge. Oser ou ne pas oser. Mourir ou survivre. Vivre librement ou enfermé.. J'ai déjà fait mon choix et s'il le faut j'y perdrai la vie.

Elle s'apprêtait à monter les escaliers quand elle aperçu le vieux Anton lui faire un vague signe du menton. Elle le salua avec de grands gestes et un énorme sourire le client avant de monter rapidement.

- Ne t'inquiète pas Ed ! La petite est un sacré numéro, elle ne se laissera pas faire.

- …

L'ouvrier plongea sa main dans le sac en papier marron et en sortit un pain au chocolat. Il commençait le boulot dans une demie heure, pourquoi ne pas la tuer avec son bon vieil ami trop soucieux.

...

Les journées s'écoulaient lentement durant la quatrième et dernière saison de l'année. Au mois de Décembre, il y avait Noël et la neige était au rendez-vous. L'air ambiant était glacial et étrangement réchauffante. La période où le froid, sans pitié s'abattait sur les pauvres bêtes que sont les humains. Sans fourrure, ils s'emparaient de leurs gros manteau de laine et sortaient faire les courses.

Il ne manquait plus qu'il y ait des visages éclairés par la joie et la bonne humeur. Et comment rendre toute une population heureuse lorsque le semblant de reste des membres partis en éclaireurs revenaient blessés, traumatisés et sans résultats positifs ? L'Humanité allait de plus en plus mal.

Dans une ruelle coincée entre deux bâtiments, Hange les observait défiler avec appréhension. C'était donc à cela qu'elle fera face à chaque retour de mission. L'extérieur avait beau être tentant, magnifique et illimité, il restait tout de même le lieu le plus dangereux qu'il leur était donné. Son but n'était pas de finir aussi vite dans leur ventre, elle n'était pas aussi stupide que voulait lui faire croire son père. Il y aurait, au sein de ce corps d'armée de suicidaire un département scientifique.

Elle soupira, laissant ses prunelles vaciller entre les soldats à cheval, puis ceux qui se trouvait dans la charrette et enfin vers le chef de cette armée, Keith Shadis. Les énormes poches sous ses yeux démontraient les éternelles heures de travail effectué et celle de sommeil sacrifiées. Sa stature était droite, contrairement aux autres, courbés. Une prestance digne d'un chef.

Elle tourna alors ses pupilles vers une couleur jaune vive. Un jeune homme se tenait juste à côté du Commandant, le nez en l'air. Le bleus de ses pupilles s'illuminaient en contemplant la neige avant de suite se ternir. La dure réalité le rattrapa trop vite pour qu'il ne puisse se réjouir de s'en être débarrassé. Le jaune vif, c'était le teint de ses cheveux. Il jetait de bref regard à la foule qui leur jetait des remarques acides et cinglantes.

Et elle vit ses yeux bleus regarder les siens, marrons.. Qu'il était jeune..Deux..non trois. Il devait avoir trois ans de plus qu'elle et il se trouvait déjà enrôlé dans ce foutu bataillon. Elle lui offrit un timide sourire. Le jeune homme blond avait baissé la tête et, ses lèvres s'étiraient lentement. Il souriait.

Hange remonta sa paire de lunettes correctement et vit le blond réajuster sa cape. Toujours avec ce timide étirement des lèvres elle détourna de la triste parade qui se déroulait sous ses yeux. Elle en avait assez vu pour ainsi décider qu'elle s'en irait à la prochaine session de recrutement.

...

Sa petite fille chérie ne toucha pas à son assiette. C'était toujours ainsi lorsque les éclaireurs revenaient de mission. Le père grinça. Ces stupides humains à la cape verte obsédaient sa seule et unique raison de vivre, il avait de quoi les détester. Mais il y avait bien une chose, plus précieux que tout ce qu'il possédait de matériel, que ces bons à rien de mangeur d'impôts ont fait pour lui : lui amener le don du ciel qu'était Hange. Il l'aimait bien plus qu'il n'avait aimé sa défunte femme.

- Tu penses qu'il neige aussi à l'extérieur ?

Affalée sur la table, la brune à lunettes fixait presque absente la fenêtre d'où il est possible de voir s'effondrer la poudre blanche. Son index se leva et fit de petits ronds en désignant la grande vitre. L'extérieur. Elle faisait allusion à l'extérieur des murs. Une lueur sombre pouvait se lire dans les yeux de son père qui se leva de table, récupérant l'assiette remplie de l'adolescente.

- J'n'en sais rien.

Rien. Il ne savait rien.

...

Aller en expédition un jour de neige n'a pas été la meilleur idée que le Commandant Shadis ait pu proposer. Mais il était indispensable de savoir si ces choses mangeuses d'hommes agissaient même recouverts de neige. Apparemment, oui. Il souffla longuement en se massant les tempes. Depuis qu'il est arrivé au côté du très imposant Keith Shadis, il ne se voyait plus dormir sur ses deux oreilles. La dure réalité de ce qu'est leur vie au quotidien, le fait qu'il se retrouve encerclé entre un énorme mur, le regard dur et compréhensif de cette jeune fille à lunettes.

Comme tout ces jeunes enfants innocents, elle devait être fascinée par le courage des combattants du bataillon. Toutefois, le sourire qu'elle lui avait adressé, avant de disparaître soudainement, n'était pas anodin. Voulait-elle s'enrôler à l'armée ? Elle semblait avoir au moins cinq années de moins que lui, elle était bien trop jeune pour.

Allongé, la seule chose à laquelle il aspirait était de dormir. Oublier un peu tout le malheur de ce monde pourri. Ses yeux pochés se fermaient alors. En quelques secondes, la vision d'une jeune femme aux long cheveux ondulés virant du brun au roux apparut. Ses prunelles vertes scintillaient et une grimace agréable ornait ses lèvres rosées.

A chaque fois qu'il fermait les yeux, la vision de cette femme lui venait. Belle, souriante, aimante. Elle était son seul échappatoire.

...

_ Je m'en vais.

L'heure fatidique tant redouté arriva. L'hiver avait laissé place à la saison un peu plus florissante qu'est le printemps. En un mois de Mars, les branches nues se fabriquaient de nouvelles feuilles colorées, l'herbe verte s'emplit de toutes nouvelles couleurs, accueillant les pâquerettes, les coquelicots. La session de printemps venait d'ouvrir ses portes et les désireux -ou ceux envoyés de force par leurs parents- se tenait devant la grande porte menant à l'enceinte du mur Sina.

Elle se tenait debout devant la table où son père était installé, les coudes sur la table et les doigts entrelacés cachant sa bouche. Il avait le regard sombre et ne posa pas les yeux sur son unique enfant.

- Prends soin de toi.

Le père baissa la tête et s'entêtait à ne pas lui répondre. L'adolescente grinçait des dents et hurla sur un coup de tête :

- Vieux schnock ! T'es même pas capable d'assumer le fait que j'ai plus de jugeote que toi !..Mais tu le sais bien que je fais cela pour nous assurer un avenir meilleur à toi, moi et tes futurs petits enfants ! Je compte bien t'en ramener et pour cela je vais devoir me battre ! Comprends moi bon sang !

Des pas se firent entendre et c'est son géniteur, irrité qui leva la tête, en fusillant la jeune adolescente de ses yeux verts.

- Comprendre quoi ? Que tu cours tout droit à ta perte ?

Pourquoi ne voulait-elle rien entendre ?

- J'aurai au moins essayé.

- Ta mère a quitté l'armée pour former une famille ! Tu pense que tu te trouverai là, sur le seuil de cette porte à me sermonner sur la valeur du sacrifice si elle avait été aussi égoïste que toi ?

- Après s'être fait tournée ? Bien sûr que son seul choix était de partir ! Et toi ? Tu penses que je suis aussi une pétasse ? Je sais que tu as toujours pensé ainsi de maman ! Et puis, c'est son choix pas le mien, dit-elle en lui tournant le dos.

Les yeux d'Edouard s'était abaissé un instant avant de se reposer sur la silhouette de sa fille. Rien n'était encore perdu. Elle n'était pas aussi têtue que lui. Hange n'était pas celle qui aura le dernier mot. Pas tant qu'il respirera.

- Tu es plus aveugle qu'un aveugle sans tes lunettes, et tu crois pouvoir sauver le monde ? Il faudrait juste qu'on te les retire que tu deviens immédiatement vulnérable !

- Tout est dans le savoir !, hurla avec une grande conviction l'adolescente en faisant face à son père. Le savoir est la lumière qui illuminera ce monde pourri jusqu'à la moelle ! Et je serais celle qui l'apportera ! Ces histoires de viol ou je ne sais pas quoi..ce ne sont que des futilités par rapport à la menace titanesque !

Un énorme frisson la traversa, la refroidissant. Elle soupira et retourna jusque la porte d'entrée qu'elle ouvrit.

_ Je ne sais pas pourquoi je perds mon temps à te convaincre, t'es plus têtu qu'une mule..

_ Fais donc ça ! Ne perds pas ton temps et casses-toi !

Edouard se leva brusquement manquant de renverser sa chaise et pointa la porte du doigt. Hange réprima un sourire avant de baisser la tête. Il l'invitait enfin à aller s'engager. Il était temps..

_ C'est bon, j'y vais, ne sois pas si pressé, grogna la jeune femme en agitant sa main devant son visage. Mais sache que malgré cet altercation, je t'aime toujours autant. Souhaite moi bonne chance !

Elle leva la main en signe de salut, récupéra son sac et sortit la tête haute. Quand la porte eut été fermée, le vendeur s'était rassit tout en contemplant le vide. Il n'y avait pas à le redire : Hange était bel et bien la fille de Silicia que cela soit physiquement ou mentalement. Espérer de tout coeur qu'elle lui revienne en un morceau et surtout en vie était tout ce qu'il pouvait faire.

Les mains dans les poches et un vague air joyeux sur le visage, la brune à lunettes arrivait devant le Mur Sina. Trois années de formation l'attendaient avant d'atteindre son but. Son rêve est à porté de main, désormais.


3

Dix huit ans plus tôt.

Se donner à fond quoi qu'il arrive. Donner le meilleur de soi-même, même si le physique féminin était désavantageux. La poitrine qui pousse, le problème des vêtements adaptés pour s'entraîner sans que ses coéquipiers ne la charrie ou encore les périodes de menstruations. Durant les séances d'entraînements, elle s'efforçait d'oublier ces inconvénients et se contentait d'appliquer l'exercice avec précision.

C'était surtout quand il s'agissait de faire un duel avec un autre soldat qu'elle se braquait. Femme ou pas, le soldat d'en face ne sera pas doux. Mais Hange ne montrait en rien sa gêne.

- Donne tout ce que tu as ! Brise moi les os si l'envie te viens !

Ces entraînements journaliers la poursuivaient et cela depuis plus d'un an.

Encourager son adversaire et le mettre encore plus sur ses gardes. Sourire à chaque fois qu'elle évitait un de ses coups et ainsi l'énerver. Expérimenter la douleur jusqu'à sa dernière limite.

A plusieurs reprises, les adversaires qu'elle rencontrait tentait de lui arracher ses lunettes. Un coup bas, faible et lâche. Et étant d'humeur mesquine, elle ne se lésinait pas sur les moyens d'arriver à ses fins. Un coup de genoux bien placé et la bataille est remportée. Un coup bas, certes, mais puissant.

Hange était connu pour être une fanfaronne au grand cœur qui ne perdait jamais le nord. Reconnue par ses autres camarades, elle était cependant toujours seule. Contrairement à ce que pensait son père, elle n'avait pas eut le droit au bizutage. Peut-être parce qu'elle ressemblait plus à un garçon belliqueux qu'à une frêle et douce femme. Peu importait, de toutes les façons faire partie de l'armée, c'est oublier sa féminité. C'est être un soldat avant tout.

Elle partageait une chambre avec trois autres filles, tout aussi distantes que ses autres camarades. Hange n'avait pas besoin de comprendre le pourquoi de ce comportement puisque cela était évident : son étrangeté. C'était la cause de cette solitude. Hurler à tue-tête qu'elle deviendra un soldat à part entière du bataillon d'exploration n'était vraiment pas malin, connaissant sa réputation.

De plus, les questions un peu trop poussés qu'elle posait au professeur qui leur apprenait l'essentiel à savoir sur les Titans faisait d'elle une « personne à éviter si on ne voulait pas finir six pieds sous terre ». Elle n'y pouvait rien si la théorie était son domaine de prédilection.

Le soleil commençait à se lever, laissant quelques rayons éclairer le ciel sombre. La jeune femme était déjà levé et se trouvait assise sur l'herbe dans le grand terrain qui leur servait d'arène de combat. Le couvre feu n'avait encore été relevé, mais cela lui était égal. De toutes manières, elle ne s'y prêtait jamais. « Trop de règles tuent les règles », était une expression que son père lui disait tout le temps.

Un homme s'était approché d'elle sans qu'elle s'en aperçoive et lui tapota l'épaule.

- Mike Zacharius.

Elle sursauta et leva la tête vers un jeune homme châtain et étonnement grand. Il avait la main tendu vers Hange qui l'empoigna sans vraiment assimiler l'attitude de son vis-à-vis.

- Hange Zoë.

Il s'était assis en face d'elle, sur l'herbe sans lui adresser une seule fois la parole. Le plus étrange était qu'il reniflait constamment l'air avant d'arborer un sourire satisfait. Tout comme elle, il était vêtu d'un pantalon blanc, d'une simple chemise blanche et d'un blouson marron. Elle posa ensuite son regard sur l'écusson de ce blouson qui représentait deux ailes dont l'une était blanche et l'autre bleue.

Les ailes de la liberté.

Comme pour s'assurer qu'elle ne devenait pas folle, elle retira ses lunettes, prit un mouchoir en tissus dans sa poche et les nettoya avant de les remettre.

L'écusson représentait bien les deux ailes. Elle n'avait donc pas encore perdu la raison. Ledit Mike fixait depuis un long moment Hange qui lui jeta un regard perplexe. Que faisait un soldat du bataillon d'exploration dans ce camp d'entraînement et à une heure aussi avancée ?

Elle voulut prendre la parole quand le plus âgé se leva et inclina légèrement la tête. Il se dépoussiéra et partit dans le sens opposé de son arrivée.

...

Erwin avait des drôles d'idées. Ce n'était pas nouveau, le fait qu'il veuille repérer dès la deuxième année de formation, des futurs soldats prêts à s rallier à la cause de Keith Shadis mais c'était mal vu. Précipiter des jeunes enfants vers la Mort..cet acte égoïste lui valut une réputation d'homme sans cœur et prêt à n'importe quoi pour arriver à ses fins. Que sa notion de sacrifice n'était qu'un bon moyens d'endoctriner les naïfs ignorants et stupides. Mais Erwin était malin. Trop malin pour que Mike puisse penser que cette attitude aussi préoccupante envers les cadets en formation était un moyen de renforcer le bataillon. Non, il y avait quelque chose derrière.

Il n'était pas le sous-Commandant et un Chef d'escouade pour rien. Il devait y avoir une raison bien plus tordue que celle cité. Mike le savait bien et pourtant, lui portait un profond respect et lui offrait une confiance absolue. Erwin était jeune. Erwin était intelligent. Mais Erwin n'avait pas toute sa tête. Cette jeune recrue à lunettes, aussi douée au corps à corps qu'elle pouvait l'être était idiote. Sa façon de regarder le monde avec des yeux étincelants. Une fille facile à berner.

Alors, pourquoi Erwin la recommandait ? Parce qu'ils s'étaient échangés un regard et qu'à partir de cela, tout a été déterminé ? Non, il n'y avait pas que cela. Encore, il cachait quelque chose.

Était-ce parce qu'il eut entendu de la bouche du Commandant Shadis que cette jeune fille hurlait à tout-va qu'elle sera membre du bataillon d'exploration ? Non. C'était trop simpliste. Erwin ne se base jamais sur des choses simples.

Il avait eut le temps de la détailler et de la sentir. Elle ne dégageait rien de malfaisant, elle puait la franchise à plein nez. Le problème n'était pas son odeur, mais son regard. Étincelant. Trop. En bon sous-Commandant qu'il était, voulait-il lui faire connaître la peur des Titans pour la faire taire une bonne fois pour toute, ou..était-ce le fait qu'elle soit la fille d'un ancien soldat que le Commandant avait sous son aile ?

Mike soupira longuement tandis qu'une paire d'yeux bleus se posait sur lui.

- Elle est banale, répondit-il à la paire d'yeux qui se détourna rapidement de lui.

Un dossier lui a été tendu et impassible, le grand homme le prit.

- Un résultat hors norme lors du dernier examen, lui indiqua alors le propriétaire des yeux bleus.

Quand il l'eut ouvert et rapidement jeté un coup d'œil, Mike se pinça les lèvres et jeta le tas de feuilles sur la table, les éparpillant.

- Pourquoi elle ?

Mike ne s'attend pas à ce qu'il lui réponde franchement, mais au moins savoir ce qu'il préparait. Dans tout les cas, son vis-à-vis ne lui dira rien tant qu'il n'aura pas la confirmation de sa totale collaboration. Il soupira donc pour la seconde fois.

- Elle est trop naïve.

- Ce n'est qu'un bébé, contra son interlocuteur en regroupant l'ancien tas de feuilles. Nous aurons le temps de la renforcer. En attendant la fin de sa formation, surveille là, il serait fâcheux qu'il lui arrive quoi que ce soit entre temps.

Le grand homme se leva et toisa de toute sa hauteur le jeune homme qui ne le quitta pas des yeux. Quand Erwin voulait quelque chose, il l'obtenait. Allait-il obtenir la liberté du peuple ? C'est une question sans réponse. Mais il était certain qu'il réussira à s'accaparer la jeune recrue idiote.

...

Il relisait pour la énième fois la lettre qui venait d'arriver dans son bureau. Cette écriture était la sienne. Appliquée, fine et presque calligraphique. Il laissa ses doigts frotter la tâche transparente ressemblant à une goutte d'eau. Le bout de papier frôla son nez. Mary avait encore pleuré en lui écrivant. Et cette lettre avait son odeur. Une douce et fraiche odeur de vanille. Le trouble était si visible, dans ses prunelles bleues. Même à une distance équivalente à cent vingt kilomètres, elle avait le don de faire battre son cœur à une vitesse folle. Comme quand elle se blottissait dans ses bras, ou qu'elle lui soufflait à l'oreille qu'elle l'aimait. Oui, qu'elle l'aimait. C'est fini, maintenant, même s'il en doutait sérieusement. Pleurer par compassion n'était pas le genre de Mary. Elle l'aime toujours, il en est certain. Il l'aime aussi, il ne le niera jamais.

Ce qui se dresse entre eux est bien plus qu'une histoire d'avoir rejoint le bataillon d'exploration ou la brigade spéciale. Un mariage, un bébé et une responsabilité impossible à assumer. Loin de la civilisation, il essayait de trouver un moyen pour sauver la race humaine. Mary, gentiment lui annonce une grossesse et un mariage inattendus. Nile Dawk, le parfait ami d'enfance par excellence demanda la main de la belle rouquine qu'est Mary.

Ainsi soit le déroulement des événements, il s'y pliera. Malgré cela, il y aura une chose dont il est certain même si toute la terre entière le contredisait : elle l'aime toujours et il l'aime aussi, Erwin ne le niera jamais.


Voili Voilà ! J'ai décidé de tout mettre à la suite pour éviter de...de quoi même ? Bon, c'est pas grave. Pour dire, ce n'est que le début et du côté d'Erwin, on en saura un peu plus au fil des chapitres.

Arigatou minna !

4/5/2015 #2
Jyanadavega

Oh c'est fort sympathique ** Et très intéressant; Et bien écrit. J'aime bien!

Mon texte est beaucoup plus court par contre :

First Time and after

La première fois qu'ils avaientcouchés ensembles, cela avait été purement animal. Ni l'un ni l'autre n'avait réellement compris comment ils étaient passés de leur tranquille discussion sur les recrues de l'année à ça… Ces deux corps qui se jetaient l'un sur l'autre et se dévoraient avec délectation. Mais ce qu'ils savaient c'était qu'ils avaient appréciés. C'est pourquoi lorsque deux jours plus tard, une réunion se termina de nouveau sur le canapé, ils ne furent pas spécialement surpris. Après tout, il aurait fallu vraiment être idiot et aveugle pour ne pas voir qu'à chaque fois qu'ils se trouvaient seuls dans la même pièce, ils cherchaient le contact…

Dès lors, les deux hommes commencèrent à se voir pour autre chose que les missions et les plans de guerre. Toutefois, pour ne pas basculer entièrement et aller vers quelque chose qu'ils craignaient tous deux, ils décidèrent d'une limite : ne pas s'embrasser. Mais ils savaient tous deux, que même cette limite finirait par se briser. Surtout que le premier

C'est Erwin qui l'a brisé le premier. Il venait de perdre son bras et Rivaille, inquiet, s'était un peu trop approché de lui. En quelques secondes, le commandant avait comblé le trou et posé ses lèvres sur celui de son caporal dans un baiser bien plus doux que tous ce qui n'avait jamais eu entre eux. Et le brun avait répondu, pas longtemps certes mais juste assez pour que le blond comprenne qu'il était d'accord. Puis, il s'était relevé, avait balancé une remarque sur la sensibilité exacerbée de son supérieur avant de sortir de sa chambre.

Ce n'est que lorsqu'il passa le seuil de la porte qu'Erwin prononça son nom, comme pour lui dire quelque chose. Et le soldat d'élite s'arrêta pour l'écouter. Mais les minutes passèrent et rien ne vint, alors il le quitta en silence.

Leur deuxième baiser fut moins doux mais c'était Rivaille qui en était à l'origine. Rivaille qui savait que son amant ne reviendrait peut-être jamais de la capitale. Rivaille, enfin, qui avait promis de ne pas venir le sauver et de rester concentré sur la mission.

Encore une fois, ils n'avaient pas été loin de laisser échapper ce qu'ils ressentaient vraiment l'un pour l'autre. Et encore une fois, ils laissèrent passer l'occasion, laissant encore une fois leur fierté parler plutôt que leur cœur.

Depuis ils ne s'étaient pas revus et le monde entier parlait de la condamnation à mort de l'ex-commandant des bataillons d'exploration. Et pour la première fois, Rivaille Ackermann songeait que leur relation était quand même bancale.

Certes, il était vrai que le monde dans lequel ils vivaient n'était pas tout à fait adapté à une tranquille romance. Toutefois il existait encore des couples et même des couples soldats, qui arrivaient à se dire je t'aime autrement que lorsque l'autre était en danger de mort imminente ; ou lorsqu'on venait de voir notre vie défiler devant nos yeux.

Et pour la première fois, assis sur ce foutu rocher, lui, le gamin des rues les envia. Eux qui savaient laisser leur fierté de côté pour réussir à se parler d'amour. Eux qui réussissaient à accepter qu'ils avaient besoin de l'autre pour avancer et qui s'arrêtaient en route pour repartir ensemble.

Alors peut-être que ce qu'il vivait avec Erwin était mille fois plus fort, mille fois plus dingue. Peut-être qu'ils se battaient ensemble depuis qu'ils s'étaient rencontrés et qu'ils avaient une confiance aveugle en l'autre. Peut-être aussi que le brun se battait autant pour venger ceux qui étaient morts que pour aider le blond. Mais faire tout cela n'était plus suffisant et surtout n'avait plus de sens.

Après tout qu'importait qu'aujourd'hui il se batte pour lui s'il ne pouvait même pas le protéger, s'il n'avait même plus le droit de l'empêcher de se sacrifier pour autrui…

Et puis oui, il risquait sa vie chaque jour quand il se battait contre les titans ou contre les membres de la brigade spéciale mais ce n'était pas pareil : il pouvait se défendre. Contre cette justice injuste Erwin Smith ne pouvait rien faire, seulement attendre.

Et s'il avait été quelqu'un d'autre, comme Eren ou Jean ou n'importe lequel de ces humains sensibles, il se serait peut-être mis à pleurer. Mais il n'était pas quelqu'un d'autre et aucune larme ne coula sur son visage et il n'y eut pas non plus de musique triste tandis que le soleil se couchait. Il avait seulement le cœur en miette et l'impression qu'il était peut-être bien aussi con que ce pensait Mikasa.

Enfin, il était trop tard et il ne servait plus à rien de se lamenter. Il continuerait la mission et sauverait Eren et Christa, puis prierais qu'Erwin le soit aussi. Même s'il n'avait jamais cru en aucun dieu et n'était pas prêt de commencer aujourd'hui.

Ensuite, si cet abruti n'était pas mort et qu'il le revoyait, il mettrait ses sentiments sur le tapis et ils feraient l'amour. Encore et encore, pour qu'il puisse vérifier qu'il était bien revenu entier ce fou qui préférait sauver les autres que vivre sa vie.

4/6/2015 #3
Baka-Shiro

Hihii merci !

Je viens de lire ton texte et oh mon dieu, c'est tellement beau ! Levi qui se fait un sang d'encre pour son commandant ! Un petit Eruri tout choupinoupinou comme je les aime *-* c'est très bien écrit, fluide et captivaaant ! o/

4/6/2015 #4
Griseldis

Je commence par le texte de Jyan' parce qu'il est plus court et que globalement, à part le Rivaille (mais bon, moi je m'obstine avec Hange, donc je peux me taire sur l'orthographe des noms) et la phrase "Surtout que le premier" où il manque visiblement quelque chose, il n'y a rien à dire.

L'idée de "pas de baiser" car "pas de sentiment" n'est pas nouvelle, je l'ai souvent croisée sur le fandom anglais, mais je trouve qu'elle est absolument adorable de la manière dont tu l'as traitée, j'aime leur fierté et leur obstination (le silence d'Erwin, qui l'appelle mais qui ne dit rien et Levi qui veut sans doute dire quelque chose et qui ne dit rien non plus, et Levi qui plus tard en souffre et se bouffe les tripes en silence, mais c'est ça aussi, leur relation, la confiance silencieuse), j'aime l'espèce d'inéluctabilité qui les attire au début, j'aime la tristesse de ce monde qui n'a pas de Dieu et que Levi priera pourtant parce qu'il veut qu'Erwin revienne et plus que tout, j'aime la chute, parce que nous on sait qu'Erwin va revenir et du coup toute l'amertume et le désespoir de ce texte est tempéré parce que justement, on sait qu'ils vont se revoir (si l'un des deux meurt dans le prochain chapitre, je hurle). Bref, même s'il en manque donc un bout, je ne comprends VRAIMENT pas ce qui t'arrête (la fin étant une chute épatante, quitte à plus tard faire une suite avec les retrouvailles) et quant à l'OOC, sans surprise, tu n'as rien à craindre puisque ce n'est pas OOC.

Voilà ce que j'ai remarqué sinon :

c'était qu'ils avaient appréciés = é, tout court. (Peut-être. J'insiste, peut-être car je lis énormément en anglais en ce moment et je perds un peu ma grammaire française mais il me semble que c'est -é.)

C'est Erwin qui l'a brisé le premier = si tu parles de la limite, c'est -ée mais comme il manque un bout, tu avais peut-être dans l'idée tabou ou interdit.

avait comblé le trou = d'accord, c'est pas une faute, mais c'est mal, j'ai ri. Le trou ? Franchement, et je ne veux pas corriger ton style qui comme toujours est brillant, mais l'écart serait quand même plus approprié je crois...

Peut-être qu'ils se battaient ensemble = j'ai eu un doute pour le coup. C'est côte à côte ou l'un contre l'autre ?

risquer sa vie (...) contre les membres de la brigade spéciale = Je ne dis pas ce ne sont pas des connards, mais mettre ça au même niveau que les Titans ?

prierais = c'est il, prierait.

Sinon, franchement, c'est génial !

4/6/2015 #5
Griseldis

Baka-Shiro, je fais un nouveau post pour ton histoire (hum, double post quand il existe la fonction EDIT, oh la la, la modé en moi hurle,) mais comme ça je ferai toutes les remarques sur ce post-ci :)

Donc, je me mets à la rédaction, ça risque d'être un peu long puisque comme tu le vois, j'aime faire dans le détail :p

EDIT : Et donc, j'ai fait dans le détail... Plus de deux heures et presque deux mille mots O_o

L'histoire :

Alors, ce sont des chapitres un peu d'introduction, on ne sait pas encore où on va donc c'est dur de dire quelque chose sur ça. Visiblement, il y aura de la romance mais on le comprend, il n'y aura pas que ça.

J'aime bien le titre des chapitres Vingt-deux, Vingt, Dix-huit, ça donne un côté décompte qui me plaît bien, qui ressemble à « Regardez comment ça a commencé et préparez-vous pour le final, il va être explosif. »

Si je devais pinailler, je dirais que je trouve dommage que ça semble au début tourner exclusivement autour d'Hange (pas qu'il y ait quoique ce soit de mal à se concentrer sur Hange !) alors qu'à cause du prologue, je m'attendais à voir trois parties pour chaque chapitre, c'est-à-dire Hange, Erwin et Marie. (D'ailleurs, un instant j'ai cru que la petite fille qui parlait à Hange c'était Marie et je me suis dit : Ouhla, je crois pas qu'elle soit si jeune, mais comme on ne sait rien sur Marie, et qu'on ne sait même pas l'âge d'Hange ou d'Erwin, ou de Mike, je m'étais dit : Pourquoi pas, éventuellement. Finalement, c'est pas ça et ça me semble plus logique donc je vais arrêter de déblatérer sur ce qui n'est pas.) Cela dit, c'est juste mon impression et ton choix est bien plus valide que le mien et pour cause, c'est ton histoire ;)

Bref, ça a l'air original (j'aime l'évocation de la puberté et les ennuis que cela entraînent x)) on voudrait en savoir plus, je me délecte d'avance de la relation Erwin/Marie que tu nous prépares (alors ils s'aiment encore, comme ça ? Hé, hé, intéressant) et comme je te l'ai déjà dit, le Erwin/Hange est possiblement le seul autre couple qui pourrait vraiment me plaire si on le sépare de son nain personnel.

En revanche, au niveau de l'écriture (et de l'orthographe et de la grammaire), c'est extrêmement confus, à tel point qu'à un moment, je me suis demandée si tu t'étais relue tellement vu que je devais revenir en arrière pour essayer de comprendre.

Il me semble aussi que tu prends pas mal de libertés avec le canon même si je devrais relire le manga pour être tout à fait certaine de certains détails.

Les choses qui m'ont étonnée par rapport au canon :

La passion d'Hange pour les titans. Hange adore les titans, on le sait, elle en fantasme probablement la nuit, mais dans l'animé (et c'est pour ça que je ne suis pas sûre parce qu'il y a quelques différences entre le manga et l'animé), elle raconte à Eren que c'est en shootant dans une tête, ou un bras, de Titan qu'elle s'est rendue compte du poids anormalement léger de la chose et que du coup elle a commencé à se poser plein de questions. On peut bien sûr supposer qu'Hange qui est une passionnée et une curieuse s'intéressait déjà aux titans mais ça n'avait pas encore atteint le degré d'obsession qu'elle montrera plus tard.

Keith Shadiss déjà commandant et globalement en poste depuis plus de quinze ans. Ce n'est pas forcément impossible, puisque nous ne savons pas grand-chose de lui, ni du poste de commandant, ni même des Bataillons. On sait qu'ils sont haïs et qu'avant la chute du Mur Maria c'était encore pire parce qu'ils étaient vus comme plus qu'inutiles, on sait qu'il y a treize chefs en cent ans (d'ailleurs c'est dit dans « Before the Fall » qu'à un moment ils ont été dissout ou c'est moi qui hallucine ?), on sait qu'ils ne faisaient pas tellement de sorties, qu'avant l'arrivée d'Erwin et de sa formation longue-distance le taux de mortalité était encore plus épouvantable que maintenant, que Keith se laissait utiliser par Erwin et qu'il en était conscient, qu'il aime bien hurler mais que quand le Mur Maria est tombé il n'a pas tenu le coup et il est parti. Je trouve juste bizarre qu'il soit déjà commandant, c'est tout. (Oui, ceci est une remarque terriblement arbitraire, je n'aurais jamais osé la coller dans une review x))

Au niveau des détails de l'intrigue :

Les livres interdits : Je me demande VRAIMENT où Hange a obtenu si jeune tant de livres interdits surtout que son père est épicier. Je veux dire, ce n'est pas pour rien qu'ils sont interdits…

L'attitude de son père : « Que feriez vous si toutes vos pauvres économies partaient dans un achat qui ne vous est absolument pas bénéfique ? Essaieriez-vous de vous débarrasser de cette gêne ? Son géniteur y avait pensé plusieurs fois mais n'avait pas le courage de la laisser en pleine nature. Connaissant son tempérament et son étrangeté, elle se serait retrouvé coincée dans une histoire de trafique ou des affaires de ce genre. » Il parle bien d'abandonner sa propre fille ? (enfin même si c'est pas la sienne ?) Je peux admettre ça, mais du coup ça se conjugue vraiment très mal avec les soucis qu'il aura plus tard de son bien-être, la qualifiant de chérie…

Edouard : Nous avons bien le cas du nom de « Jean » où plus franchouillard on peut difficilement faire, mais ça me choque parce que le monde d'SnK ressemble quand même à un bout d'Allemagne ou de Pologne, bref… Jean en allemand ça donne Johan, ce qui est assez éloigné, alors que bon en anglais Edouard c'est Edward et en allemand Eduard, ce qui ressemble beaucoup et je trouve que ça collerait mieux à l'ambiance.

Mais où vit-elle ? Alors là, je ne comprends pas. D'un coup, elle est assez près pour voir le retour des bataillons et elle vit près du mur Maria et à la fin, tu laisses entendre qu'elle vit près du mur Sina, soit presque trois cents kilomètres à l'intérieur des terres !

Le grand-père : Paf, d'un coup, il apparaît au détour d'une phrase où on apprend qu'il a dit à sa petite-fille que son fils n'était pas bien doué avec les filles et il ne réapparaît pas de tout le récit. Je n'ai pas compris d'où il sortait.

Le quart de son salaire : Les Bataillons comptent trois cents hommes et ils ont un mal épouvantable à trouver des subventions. Je ne crois vraiment pas que ça engloutisse un quart du budget de chaque habitant. Je veux dire, je ne pense même pas que ça engloutisse un dixième des impôts, et ce, après la chute du mur.

Le viol de la mère d'Hange : Donc je ne suis pas contre le viol à la base (dans les histoires, évidemment) surtout que tu as l'air de vouloir traiter le sujet avec la circonspection et la prudence qu'un thème aussi délicat mérite mais je vois là un authentique paradoxe : elle s'est retrouvée enceinte parce qu'elle a subi un bizutage sous forme de viol pendant plusieurs mois… et elle était chef d'escouade ?

Le chocolat : C'est clair que pour nous c'est une denrée courante, mais le cacao ne pousse pas n'importe où (généralement au niveau de l'équateur par rapport au climat) et je pense que même si on peut le cultiver dans des serres, c'est une denrée simplement trop précieuse pour qu'un ouvrier puisse avoir un pain au chocolat comme si c'était un encas parfaitement ordinaire.

Noël : On fête Noël dans SnK ? Je veux dire, certes c'est l'anniversaire de Levi mais la religion chrétienne n'a pas l'air d'être très répandue…

La population heureuse (ou malheureuse) selon le résultat des explorations : Avant la chute, c'est vraiment clair. Ils s'en tapent et c'est inutile.

Les cheveux jaunes : Erwin est blond, d'accord, mais il revient d'une expédition et il fait moche. Tu crois sérieusement que leur couleur est très remarquable ?

Le sourire entre Hange et Erwin : Que le cœur d'Erwin, qui après tout est peut-être encore relativement impressionnable même si c'est pas de base l'être humain le plus chaleureux, soit un instant apaisé par le sourire de cette enfant qui le regarde et qui ne semble pas les haïr contrairement à l'écrasante majorité de la population mais de là à ce qu'il s'en souvienne et qu'elle l'intéresse… ?

Mike en baby-sitter d'Hange : Non, là, je suis obligée de réagir. Mike est le soldat le plus puissant avant l'arrivée de Levi et même si on peut se dire qu'il ne l'a pas toujours été, il y a un entraînement, il y a des tas de choses à faire plutôt que d'aller s'occuper d'une morveuse que pour une raison que je ne comprends pas non plus, Erwin a distingué. Je veux dire, il ne s'est même pas intéressé en son temps à Mikasa qui est un prodige absolument unique alors que Keith, donc avec qui il a éventuellement un contact, est son instructeur et Hange si ? Attention à ne pas faire de notre scientifique adorée un personnage aux tendances Sue ;)

Il laissa ses doigts frotter la tâche transparente ressemblant à une goutte d'eau. Le bout de papier frôla son nez. Mary avait encore pleuré en lui écrivant : Alors soit Marie pleure de l'huile (ou tout autre corps gras), soit ils sont voisins parce que je ne vois pas comment la larme n'aurait pas eu le temps de sécher.

Au niveau de l'orthographe et de la grammaire :

Les temps du récit : Tu jongles entre passé, présent et futur. Attention. Ton récit est au passé donc les descriptions aussi (à moins que ce ne soit des vérités absolues auquel cas on peut utiliser le présent mais c'est une règle vraiment chelou selon moi donc vaut mieux tout caser au passé comme ça on est sûr !) et lorsqu'on veut faire du futur dans un récit au passé, on utilise le conditionnel.

La conjugaison du verbe et les participes passés : Aie, attention cette faute revient très souvent !

Les incises des dialogues en italique : J'avoue que je ne comprends pas pourquoi. Déjà les dialogues en italique je trouve ça étrange en général (je parle pas de toi, hein) vu que les tirets et les guillemets existent mais alors les incises… Ça fait genre didascalie de théâtre, c'est étrange.

Les accords : Ouille ici aussi, fais bien attention aux adjectifs et aux pluriels !

Niveau vocabulaire, tu emploies le mot compatriote quand un soldat parle à un autre. Même si c'est parfaitement possible, on sait qu'il y a plusieurs ethnies dans les murs (Mikasa, Mikasa…), tu ne voulais pas plutôt dire camarade ou compagnon ?

Il y a aussi le « pourquoi ne pas la tuer avec son bon vieil ami trop soucieux » où j'ai cru pendant un instant que tu parlais d'Hanji avec le mot tuer, je n'ai pas du tout compris que c'était la demi-heure, j'ai cherché de qui tu parlais. Même si bien sûr, on « tue » le temps, pour le coup, je te recommande « passer. »

J'ai remarqué aussi le « Allait-il obtenir la liberté du peuple ? » qui fait limite slogan politique, là. Le mot « peuple » est assez connoté je trouve, surtout si tu le colles avec liberté.

Bilan :

Franchement, j'aime bien, mais tu dois relire ce texte avec plus de soin. Ça a le potentiel pour être une authentique bombe (en plus d'être monstrueusement original) mais ce n'est pas toujours très clair, voire parfois tout simplement confus, et vraiment, il y a trop de fautes ! (C'est bizarre parce que je veux dire, je n'ai pas l'impression que tu en fasses tellement… En fait, je n'ai même pas le souvenir que tu en fasses tout court en dehors des fautes d'inattention qu'on fait toutes !)


Edit de Neechu : Roooh, Grise a encore frappé ! Baka-Shiro, ne te vexe surtout pas car je t'assure que même quand elle me corrige j'en prends pour mon grade ! ;) (Mais je suis un peu maso... !)

Edit de Grise : Ah, ah, j'avoue, je fais rarement dans la dentelle. En même temps, on a dit qu'on faisait un truc sérieux et tout ! Mais tu ne m'en veux pas, n'est-ce pas Baka-Shiro ? x)

4/6/2015 . Edited 4/6/2015 #6
Baka-Shiro

Il n'y a pas de sushi ! Gehehe..x3

4/6/2015 #7
Neechu

Je commence aussi avec le texte de Jyana, pour la longueur... (J'ai du mal à me concentrer aujourd'hui.)

Je rejoins l'avis de Grise, qui a tout dit en fait ! J'adore ton style, ta vision du couple... C'est beau et c'est loin d'être OOC !!! Je me demande aussi ce qu'il y avait après ce bout de phrase : "Surtout que le premier" !

c'était qu'ils avaient appréciés = é, tout court. (Peut-être. J'insiste, peut-être car je lis énormément en anglais en ce moment et je perds un peu ma grammaire française mais il me semble que c'est -é.)

Je confirme, c'est -é :)

Il mérite... non, il DOIT être dans les archives FFnet. Les gens doivent tomber dessus. C'est beau, poignant, c'est tout ce qu'on aime dans le Eruri. Vraiment.

x

Concernant ton texte, Baka-Shiro... L'œil de lynx de Grise est passé par là ! Et elle est bien plus douée pour ça que moi. (Tu as de la chance, moi elle me MORD !!!! Mais je le mérite, j'avoue, je plaide coupable.) Donc, tu t'en doutes, je n'ai pas grand chose à redire. :)

Ton texte a un énorme potentiel, ça j'en démord pas, et mon amour pour Hanji Zoe n'est plus à prouver.

Il y a d'autres choses qui m'ont dérangée, je n'ai jamais été à l'aise avec la thématique du viol mais là ça reste strictement personnel. D'ailleurs, je n'ai pas compris pourquoi Hanji et Edouard n'avaient pas le même nom de famille. J'veux dire... C'était sa femme. Donc ils sont censés tous avoir le même nom ? Même s'il n'était pas son père biologique, rien ne l'empêchait de sauver l'honneur de sa famille en lui faisant porter son nom, surtout s'il l'a chérie aussi fort ! :)

Pour les denrées rares, il me semble que la famille royale a une serre... J'en suis plus sûre, mais il est clair que s'il y a du chocolat, il doit être 100x plus précieux que l'or. :) (même nous, à l'heure actuelle, le cacao devient une denrée de plus en plus rare, donc imagine, eux, où une simple patate est précieuse !)

4/6/2015 . Edited 4/6/2015 #8
Griseldis

Neechu tu es une sale feignasse ! (Vous remarquerez qu'elle s'est en gros contentée de faire "plus 1") Tu as un œil de lynx, il y a de ces fautes dans ce texte, va leur botter le cul !

(Et explique-moi COMMENT alors que tu repères infailliblement quand je joue au yoyo avec le temps des verbes, que tu es capable de confirmer mes doutes quand je pleure sur les participes passés et que tu connais par cœur cette infâme règle des couleurs, tu arrives à me sortir "s'il la chériE aussi fort ?")

4/6/2015 . Edited 4/6/2015 #9
Neechu

Ah non, je ne me permettrais pas ! Tu sais que j'admire ton œil de lynx et ton esprit critique, et tes idées qui viennent si facilement, et tout et tout. Bref, ce n'était qu'un compliment ! :)

(Et comment j'ai pu faire une faute aussi minable ? ... Et bien bonne question. Mon taux de glycémie proche de zéro et les 40ans de sommeil en retard ? Sinon... Comment j'arrive facilement à m'en sortir avec ces monstres de la grammaire française ? Traumatisme de deux ans de fac, je dirais xD)

4/6/2015 #10
Baka-Shiro

Hehehe..Tout d'abord je te remercie pour cet avis trèès constructif ! Pour ce qui est des fautes d'orthographe et de conjugaison, mon ancienne bêta m'attrapais par la peau des fesses mais c'est dingue, ça ne passe toujours pas x3 On va travailler ça, on va travailler ça !

Ensuite, ton magnifique pavé me fait comprendre que oui jeune fille, il faut être cohérente dans la vie ! Heheh on fait deux elle et moi, mais je vais corriger tout cela ! Que dire d'autres.. Oh ! Tu ne m'a pas du tout vexée ! Ne t'inquiète pas ! Être une bonne critique c'est être impartial !

Eeeet tu penses vraiment que ça va être une authentique bombe ? YATTA !

A vrai dire, je pensais faire découvrir le personnage d'Erwin au fur et à mesure des prochains chapitres et par la même occasion Mary. Euuh..je ne sais pas si c'est tout ce que j'ai à dire..Ah au pire je ferait un autre post !

Eh bien eh bien merci beaucoup Griseldis ! C'est un petit pas pour moi et un grand pas pour cette fanfiction ! (Ce couple plus exactement :3)

Neechu : Ouh bah tu sais on peut se comprendre entre maso, mais c'est pour notre bien qu'elle le fait ! o/

Oh ! Je viens de voir ton post ! Doonc, ouais c'est pas bête ça..j'ai un incroyable manque de réflexion, mais siouplait Baka-Shiro (comme son nom l'indique) est un peu baka sur les bords elle a besoin de guides qui sauront l'amener jusqu'à la lumière !

4/6/2015 . Edited 4/6/2015 #11
Neechu

Y'a pas de secret, faut réviser ses cours de français T-T En plus, avec not' pote google on a accès à tout en un claquement de doigts niveau infos. Enfin, perso, c'est comme ça que je fonctionne quand j'ai un doute sur une expression ou un mot.

Une note cependant pour les prochains textes : évitons les trucs trop longs, sinon on va mourir avant l'heure ! lol (En tout cas, moi, oui ! xD)

4/6/2015 #12
Baka-Shiro

Promis ! La prochaine fois je ferai moins long ! Sachant généralement, je n'écris pas des chapitres très longs u.u

4/6/2015 #13
Griseldis

Rooh, moi ça me dérange pas forcément mais je ne ferais plus ça aussi vite x) Entre les créations de topic, la nuit du FoF et ça, j'ai l'impression que ça fait trois jours non-stop que j'écris O.o

EDIT : Et oui, j'adore les histoires qui sortent de l'ordinaire, je m'ennuie très rapidement. Alors une fic sur Erwin qui traite non seulement de sa relation avec Hange mais également avec Marie, et je veux dire, mince elle a dû compter pour lui cette femme tout de même, et bien je trouve que ça surnage plus qu'agréablement dans la marée d'AU du fandom français d'SnK où tout semble se résumer à : Eren voit Levi. Levi voit Eren. Ils couchent ensemble. (BONUS : Erwin est un connard.)

De plus, même si j'aimais déjà énormément Hange, je suis véritablement tombée amoureuse d'elle à cause du recueil de Neechu (et dans un sens, c'est une sacrée chance que je n'ai pas lu ce recueil avant parce que j'aurai une vision totalement différente d'elle aujourd'hui et que du coup, comme moi et l'humour, on est pas forcément copains par écrit, je ne pourrais pas su écrire sur elle) donc c'est vraiment un plaisir de découvrir ce personnage comme pivot central d'une histoire d'un autre point de vue. De plus, je ne lis pas de fics SnK en français (je veux dire, vraiment pas, j'ai ouvert la page en français, j'ai vu la liste d'EreRi, j'ai vu les résumés, je suis retournée me blottir dans les bras du fandom anglais bourré d'EruRi.) donc c'est aussi sympa d'avoir éventuellement l'occasion d'en découvrir et de me réconcilier avec le fandom français !

4/6/2015 . Edited 4/6/2015 #14
Baka-Shiro

Boooh c'est gentil !!! Il y a la petite larme qui va descendre là !! Ça fait vraiment plaisir de voir que ça te tiens à coeur ! Ah tu sais, j'ai commencé à lire des Fanfiction SnK que pour du Petra/Levi à la base (j'étais une fanna de ce couple, et je le reste toujours) mais le peu de fanfiction sur ce couple m'a frustrée. Et puis est venu le Eruri. ACWNR m'a convaincu que oui, ce couple existe !

A vrai dire, le fait qu'Erwin avoue à Nile qu'il aimait Mary m'a donné cette envie d'écrire cette fanfiction, peut-être parce que ces deux là n'ont pas eut de chance dans le manga et que je veux leur offrir une seconde chance -ou pas. Mais sinon le Ereri je n'en si jamais lu donc je ne pourrai pas te répondre x3

4/6/2015 #15
Griseldis

Je n'en ai jamais lu non plus. Moi j'ai tout fait à l'envers, j'ai découvert SnK via un doujinshi (EruRi donc) avant de connaître le manga... Donc quand j'ai commencé le manga, pour moi c'était déjà évident. Le Petra/Levi c'est compliqué parce qu'elle meurt. Donc forcément, ça bâtit tout de suite une limite dans la relation (et puis moi elle me fait rire avec Auruo, c'est tellement évident qu'il essaie de l'impressionner !)

Quant au EreRi, je suis sûre que Neechu qui a jadis beaucoup lu sur ce couple qu'elle a tant aimé (mouahaha :p) pourra éclaircir tous tes doutes éventuels (si tu en as...) J'ai pour ma part depuis longtemps décidé que le premier enfant de Nile et de Marie est en réalité le fils d'Erwin.

4/6/2015 #16
Baka-Shiro

Le comportement de Auruo est juste trop mignon xD Malgré qu'elle soit morte -qu'elle repose en paix auprès de ses compagnons- je trouve que les sentiments de Levi par rapport à cet événement est juste le texte à lire ! Pas les remords, pas le fait qu'il pleure sa mort. Mais l'avant ! On fait le décompte avant l'heure fatidique et je trouve ça horriblement beau.

OH ! Je pense que toutes celles qui ont lu les scans pensent comme toi ! J'avoue y avoir pensé, aussi u.u Nile qui se retrouve avec un mini-Erwin, c'est un cadeau du ciel..

Hm..je n'ai pas vraiment de doutes, quoique si. Dans toutes les fanfics Seigneur Erwin est le méchant ?

4/6/2015 #17
Jyanadavega

Aimer est dangereux

Aimer est dangereux. Aimer vous rend plus faible.

Certes, Erwin ne croyait pas que l'amour soit mauvais en soi. Il ne pensait pas non plus que les sentiments étaient futiles et inutiles. Néanmoins le commandant des bataillons d'exploration savait qu'il était dangereux de se laisser maîtriser par ceux-ci. Alors, il avait fermé son cœur.

Cela ne faisait pas de lui un être insensible, il souffrait de voir ses hommes mourir, il ressentait leur douleur et il souhaitait les protéger dans la mesure du possible. Cependant il avait toujours réussi à ne pas trop s'attacher à l'un d'entre eux. Il les avait éloigné de lui, et était devenu pour tous une figure inatteignable. Lorsque son heure viendrait, il n'y aurait personne qu'il souhaite vraiment voir.

Enfin c'était ce qu'il pensait ou plutôt ce qu'il voulait croire. Mais maintenant que le monde semblait se fissurer autour de lui, maintenant qu'il était dans les mains du roi, Erwin Smith commençait à douter de cette appréciation. Parmi « son » armée, il y en avait qui lui était cher.

Hanji, par exemple. Hanji aussi pétillante qu'une flamme, et qui voulait tout savoir. Hanji, fascinée par les titans mais qui lui était dévouée. La jeune femme était à la fois une formidable combattante et une scientifique de talent. Et parce qu'elle était aussi et surtout pleine d'énergie et de bonne humeur, elle s'était imposée dans sa vie bien plus qu'il ne l'aurait voulue. Dans un autre contexte, Erwin aurait quasiment pu la considérer comme une amie.

Seulement le monde dans lequel ils vivaient était sans pitié, et au lieu de son amitié, il lui avait laissé la lourde charge de commander les bataillons d'exploration. Un cadeau empoisonné qu'il aurait préféré ne pas avoir à lui donner. Mais à qui d'autre aurait-il pu le confier ? Elle était là, à ses côtés et elle était l'une des personnes en qui il avait le plus confiance. C'était le seul choix.

Certes, si Rivaille s'était lui aussi trouvé à ses côtés, il aurait peut-être hésité. Un peu. Mais l'insigne aurait quand même fini par revenir à Hanji, il le savait. Et ce ne serait pas parce qu'il se défiait de Rivaille car bien au contraire, il était l'homme en qui il avait le plus confiance. Ce qui ne faisait pas de lui le meilleur choix.

Rivaille était un solitaire, et même si on pouvait lui confier quelques hommes, il serait toujours plus à l'aise seul. Son talent faisait certes de lui un être admiré mais son caractère irascible était un véritable problème pour la grande majorité des soldats, donc non Rivaille ne pouvait pas être son successeur


Cet extrait vous est offert par les ménagères anonymes de l'ordinateur de Jya' :)

4/9/2015 #18
Griseldis

Remercie chaleureusement de ma part les ménagères anonymes de l'ordinateur de Jya' et si tu en trouves une colle-lui un gros baiser pour moi !

Alors, c'est court (mais bon tu le savais déjà), c'est court (mais il me semble que je te l'ai déjà dit) et c'est court (au cas où j'aurai oublié de le mentionner).

Je continue à ne pas comprendre POURQUOI tu ne t'es pas lancée à cœur et corps perdus dans les fics SnK par peur du OOC, mais bon... Si je devais trouver quelque chose à dire (en dehors du fait que c'est court et que je veux la suite), ce serait qu'avec ton "Aimer..." d'entrée de jeu, tu annonces peut-être un peu trop vite la couleur. Les sentiments, ça marche aussi et ça a moins tout de suite cette connotation "romance". Même si on aime ses amis, évidemment, mais déjà que j'ai dû racler le fond pour trouver un truc à dire (à part que c'est court), alors bon, faut prendre ce qu'il y a, hein.

Au niveau des fautes, la chiantissime règle des participes passés est passée par là (oh, oh !) mais comme c'est pas mon texte je les vois beaucoup mieux que si c'était chez moi. J'ai donc repéré "Il les avait éloignéS de lui" et "qu'il ne l'aurait voulue" (pas de e). J'ai également un GROS doute sur "il y en avait qui lui était cher" parce que je pense que "cher" devrait prendre un s (il y en avait certains qui lui était chers) mais comme je ne suis pas sûre, je te recommanderai de le remplacer par précieux qui t'évite de te prendre la tête =D

Ah, oui, et je ne sais pas si je te l'ai dit mais : c'est court.

(a.k.a. ABOULE LA SUITE)

4/9/2015 . Edited 4/9/2015 #19
Jyanadavega

Disons que j'ai les fics de Melloan et Nems comme référence pour le Eruri et que je trouve ce que je fais bien pâlichon à côté...

Et je transmettrais tes remerciements : en fait je fais une grande "promotion" sur tumblr : je sors tous mes bouts de textes afin de voir lesquels intéressent le plus les gens et donc sur lesquels je dois me concentrer ;) Ce texte en fait partie :P

4/9/2015 #20
Neechu

Tes ménagères sont des petites fées ! *_*

J'étais sur ma fin/faim (?) !!! Vraiment, vraiment, vraiment bien ce texte. Et, et... Ce que tu fais n'a rien de pâlichon à mes yeux !

Après avoir fait mes petites recherches... "Qui lui étaient chers" même, il me semble. J'ai eu un doute en le passant au présent car j'avais d'entrée de jeu pensé "qui lui sont chers" et c'est bien ça, le sujet = les personnes.

Côté Fr, notre fandom n'est pas très varié. Les fictions sur Erwin faut creuser pour les trouver, et je ne te parle même pas du vrai Eruri... Donc je trouve ça dommage de se stopper ;-)

4/10/2015 #21
Jyanadavega

Après je manquais aussi d'inspiration je pense :)

sinon une poésie Reiner/Berthold/Annie à sens unique... et non terminé.

J'ai vu le regard que tu avais hier

Je pensais que tu viendrais me parler

Mais deux nuits que j'attend sur ces rocher

Et jamais ton corps n'a franchi cette clairière

Pourtant tu souffres je le sais

Ce n'est pas la première fois

Il est loin le temps du toi et moi

Le temps de l'enfance sans secret

Je me rappelle qu'autrefois

Tu dormais dans mes bras

Je crois qu'à l'époque déjà

J'étais amoureux de toi

Nous étions heureux tous les trois

Nous visitions toutes sortes de lieux

Et chacun était toujours plus merveilleux

On était bien Annie, toi et moi

Souvent nos éclats de rires résonnaient

Faisant fuir les geais dans la forêt

Mais aujourd'hui ton merveilleux sourire

Je n'arrive même plus à m'en souvenir

La nuit tu n'as jamais sommeil

Par à coup tu te réveilles

Plongeant tes yeux hantés

Dans mon cœur blessé

Mais jamais tu ne te plains,

De tes douleurs tu ne me dis rien.

Je sais seulement que tu t'inquiètes pour elle

Et que chaque jour tu la trouves plus belle.

Cependant tu ne me trompes pas

Je sais que derrière ces mots-là

Se cache l'enfant blessé, terrifié

Celui qui me laissait le réconforter.

...

4/10/2015 #22
Neechu

Oooh, vraiment chouette comme tout !!! (Et c'est un vrai compliment, moi l'allergique aux poèmes !!) J'espère que tu le termineras :)

Eeeet, il me semble que c'est le lieu pour ça : j'ai ENFIN mis en ligne ma fic à chapitres sur Erwin et Levi !!!! :D

Survey Corporation, Inc.

Etant donné que c'est du POV de sa Grandiosité du Saint Sourcil, j'espère que ça vous plaira et je suis curieuse de connaître votre avis du coup, d'une Erwinomane à une autre x)

4/13/2015 #23
Griseldis

Félicitations pour ta fic, bien sûr, Neechu !


En exclusivité mondiale, et pour cause, voici un extrait de la prochaine fic EruRi que je vais traduire. C'est tiré de Derrotados de Hessefan qui vient de me donner sa permission :

« Qu'est-ce que tu vois d'intéressant dans cette pratique immonde d'échanger des fluides corporels ? Sperme, salive, sang et… erk, » lâcha-t-il avec un profond dédain. « En plus, du sexe entre hommes. C'est-à-dire… nous parlons de foutre une queue dans un cul. Du cul sort la merde… C'est dégoûtant, soldat.

- N-non, je ne voulais pas dire que…

- Si tu veux faire ce genre de chose avec moi, je te le dis tout de suite, n'y pense pas, même pendant que tu te branles ou que tu te fourres un concombre.

Eren pâlit d'horreur. Il tenta de parler, mais le choc était si fort qu'il pouvait à peine respirer.

- N-non, non, non… je… » Il voulait lui expliquer ce que même lui n'arrivait à comprendre. C'était évident que son geste qui avait l'impulsivité de la jeunesse n'avait été qu'un pas de plus dans cette étrange relation qu'ils avaient. Il voulait passer plus de temps en compagnie de son supérieur mais Levi ne le laissait pas aller plus loin et Eren n'avait pas compris les raisons. Et bien, elles étaient là.

« Tu as une idée de ce que c'est que d'avoir du sperme dans le cul la première fois ? continua-t-il avec brusquerie. Ça te colle une terrible envie de chier pire que si tu t'étais bâfré de mûres. Et sans oublier les odeurs et les bruits involontaires. Ne parlons même pas des redoutables 'accidents'. » Il secoua la tête.

- Je, juste…

- Le sexe c'est dégueulasse, conclut-il catégorique

- Je… juste, Eren recula d'un pas, en avalant sa salive. Je voulais juste savoir si vous vouliez faire une promenade, juste ça. » Il paraissait être sur le point d'aller pleurer dans un coin.

« Bien sûr. D'abord, une promenade, après on se pelote et on sait tous comment ça finit. » Il fit non de l'index. « Oubliez ça, soldat. Vous ne poserez jamais un doigt sur moi. »

Ça promet, non ? ;) Pauvre Eren ! (Bien sûr, c'est juste une traduction rapide, ce sera susceptible de changer plus tard !)

4/15/2015 #24
Baka-Shiro

Et bien, je poste pour la deuxième fois une de mes fanfictions écrites il y a quand même quelques mois (novembre ? décembre ?). Je suis repassé dessus vite fait et j'ai corrigé tout ce que j'ai pu voir.

Cette fois-ci, ce n'est pas un très long pavé ! Hehe..Je crois n'avoir rien d'autres à dire !


Elle portait une jolie jupe noire, virevoltante quand elle marchait.

Oh !..Comme elle était mignonne.

Elle avait des cheveux noirs de jais.

Ah !..Comme ils étaient courts, comme ils avaient l'air doux.

Elle avait cette petite manie de se méfier de tout le monde.

Oh, cela la rendait encore plus intéressante.

Dans son coin, elle lisait, patientait voire contemplait le vide, souvent. Ah !..Comme il aurait aimé être son centre d'attention, son petit monde à elle.

La cloche sonna et tous les élèves dans les couloirs du lycée commençait aussitôt à rejoindre les salles de cours. Et elle restait à la même place. Elle n'attendait rien de spécial, juste qu'il y ait moins de monde.

Et lui aussi il restait, adossé à un poteau, il la regardait, jouer avec son écharpe rouge. Regarder le ciel, sourire béatement avant de se figer et de prendre une mine déconfite puis impassible.

Magnifique créature que Dieu créa, tourna la tête vers lui. Il rata un battement. Ses yeux d'un noir perçant, sombres, comme ses cheveux, étaient sublimes. Ne sachant plus comment se comporter, face à ce regard il avança à son tour derrière la foule d'élève qui tentait vivement de passer la grande porte du couloir, très souvent bouchée. Ses pas, mal assurés, lui donnait un air de canard boiteux. Et elle en ria.

A la cantine, habituellement, elle était assise seule. Encore au fond près d'un des quatre coins de la salle. Discrète et toute petite qu'elle se faisait.

Et il la cherchait du regard, maintenant.

Elle changeait rarement de place, elle qui avait l'air de détester le changement brusque.

Oh, tiens, la voilà, en compagnie d'un brun. Un jeune homme brun insupportable qu'il n'appréciait guère pour sa « grande gueule ». Ah, il lui en foutrait bien des coups de pieds dans son cul, à cet idiot.

Elle ne souriait pas, mais au moins daignait lui adresser un regard attentif et par dessus tout, la parole. Saleté de Jäger..

Elle, s'était le genre de fille super bonne partout, dans toutes les matières. Même en éducation physique sportive. Surtout en éducation physique sportive. C'était la honte pour un homme de sa trempe de voir qu'elle pouvait faire plus de pompe que lui.

Il lui était arrivé au cours de l'année de se mesurer à elle en boxe. Son entrejambe et ses côtes s'en souvenaient encore. Sa molaire gauche, qui attendait patiemment la venue de la petite souris aussi.

Elle était belle, sexy, tout ce qui allait dans les champ lexicaux de la sensualité et de la beauté. Toutefois, cette fille était une brute. Une belle brute. Et pour rien au monde, il ne s'arrêtera d'être en fascination devant une telle énigme.

Au fond, elle avait peut-être besoin d'un punching-ball et il est arrivé au mauvais moment. Oui, ça semble être plausible.

Puis il y avait la jeune fille en dehors des cours bien plus habillé que le petit uniforme obligatoire. Elle avait un style assez particulier, digne des femmes dans la cinquantaine mais pourtant, elle donnait l'air d'être innocente voire pure.

Elle en donnait l'air.

Bien plus mature aussi et bien plus à l'aise. Une femme que tout homme rêverait d'avoir.

Une fois, juste pour le fun, l'ami d'enfance de la beauté invitait le groupe à venir manger un soir chez lui et sachant très bien qu'elle allait être de la partie, il accepta.

La soirée se passait lentement, lourdement. Elle ne bougeait pas -elle n'était pas très mobile-, restait près de la stupide « grande gueule ». C'était rageant pour lui.

Elle ne l'appréciait pas, c'est ça ?

- Jean, je peux ?

Il leva les yeux au ciel et les roula. Un autre humain stupide n'ayant presque plus de cheveux sur le crâne apparut. La soirée promettait d'être sérieusement ennuyeuse...

Elle portait une simple chemise blanche plus grande qu'elle. Une chemise d'homme.

Oh !..Comme il s'était retenu de lui sauter dessus.

Ses cheveux noirs de jais se bataillaient entre eux.

Ah !..Il en avait grandement envie !

Elle passait juste devant le fauteuil où il siégeait, lui adressant un regard désintéressé.

Outch.

Il aurait pu se lever et la plaquer contre un mur et lui lancer tout les mots qui lui passerait par la tête.

Mais non. Il ne fit rien de plus intelligent.

Il se levait, très certainement. Il plaqua ses mains sur son opulente poitrine ayant perdu du volume à cause de l'énorme chemise. Un regard perdu à l'appui, ses pupilles marrons se dilataient et croisaient celle profondes de sa belle. Ses lèvres tremblaient.

Un souvenir malheureux en plus pour son pauvre entrejambe.

Jamais ô grand jamais il n'avait eût autant mal. Ses mains lâchèrent la paire de jumelles pour aller cajoler sa paire à lui. Il se plia en deux pour atténuer la douleur et comme pour provoquer la pitié de son agresseur, il gémissait le prénom de la belle brune de manière pitoyable :

- Mi..ka..saaa..

Elle ne dit rien et continua alors son chemin tout droit vers le plan de travail de la cuisine où se trouvait une machine à café.

Il était encore très tôt. Le crétin de blond qui servait d'ami d'enfance à la belle brune leur avait proposé de rester pour la nuit pour profiter du début de week-end ensemble. Et la belle à la sombre chevelure était très matinale, tout comme Jean. Malheureusement pour lui, il se trouve que Mikasa n'est pas du matin.

Deux heures s'étaient écoulées après le douloureux et malheureux incident.

- Tu as pissé du sang ?

Incrédule, il se tourna vers elle. Elle ne le regardait pas ; ce qu'il y avait à la télévision semblait plus intéressant.

-..Non.

Elle détourna son attention de la télévision pour regarder intensément son interlocuteur. Leur fauteuil étant assez proches, il pouvait distinguer une petite étincelle briller au fond de ses deux billes noires.

- C'est que le coup n'était pas assez puissant.

Sur ces mots fraîchement dits, elle tourna la tête vers l'écran.

C'est sûr et certain, maintenant il le savait. Il était dans la ligne de mire de la belle Mikasa.

Il esquissa un sourire tremblant. De cette manière, il détiendra toute son attention et il pourra la contempler comme bon lui semblera sans que cet imbécile de Jäger n'ait quelque chose à en dire.

Elle esquissait de son côté, un petit sourire malicieux, tout en regardant l'écran qui ne projetait aucune image.

Ah !..Comme elle était charmante, envoûtante..Elle l'avait envoûté.

Oh !..Comme c'était doux et cruel à la fois de se jouer de lui comme elle l'a toujours fait. Elle s'arrêtera lorsque Eren lui-

- Mikasa.

- Eren ?

- C'est suffisant, tu ne penses pas ? »

Eh bien..


Je me rappelle l'avoir écris pendant mon cours d'histoire (qui était un sacré souk..) Le fait que Jean ait été paralysé par la beauté de Mikasa m'a faire marrer. Donc c'est venu :3

4/16/2015 #25
Griseldis

Shiro, j'avais oublié de laisser un commentaire sur ton histoire ! Donc c'est mignon, c'est assez "Jean" dans le genre même si je trouve la fin un peu confuse, je ne comprends pas trop ce qui se passe.

J'ai repéré quelques petites choses, mais certaines sont peut-être arbitraires.

Magnifique créature que Dieu créa, tourna la tête vers lui = Je pense qu'il manque un article avant le "Magnifique", comme cette ou la, et pour le coup, je pense que la virgule n'est pas nécessaire entre le verbe et le sujet malgré la subordonnée.

Et elle en ria = "ria" n'existe pas. Le passé simple c'est "rit"

Oh, tiens, la voilà, en compagnie d'un brun = même si on comprends que c'est une transcription de pensée, le "tiens" est un peu bizarre à cause du temps du récit.

faire plus de pompe que lui = pompes

il ne s'arrêtera d'être en fascination devant une telle énigme = À nouveau, le temps du récit. Quand c'est au passé, c'est le conditionnel qui sert de futur.

Félicitations pour cette ficlet vraiment adorable ! Mikasa et Jean, c'est loin d'être mon couple préféré mais j'adore Jean donc...

4/24/2015 #26
Nataku Makuraka

Yo !

Alors, déjà désolé de ne pas (tout de suite) commenter vos fics x), mais vu l'heure qu'il est...Promis j'enregistre et je vous laisse mes impressions dans pas longtemps :D !!

Donc, rapidement, je voulais juste avoir votre avis sur une fic que je viens de commencer (et qui s'est retrouvé au bout de deux jours en page 2, malheur à moi T.T)

https://www.fanfiction.net/s/11249796/1/Limites

Je me permets de le demander (en général je suis bien trop timide pour faire ce genre de choses), parce qu'en fait je galère assez pour l'écrire et la construire (surtout), et que j'ai vraiment besoin d'aide, pour savoir si je m'en sort, si c'est acceptable ou si carrément c'est de la m**de. Et si ça vous plais (ou pas), 'fin si vous jugez que je peux continuer de la poster, j'aimerais aussi vous faire lire le deuxième chapitre quand je l'aurais fini.

Merci d'avance amies Erwinomanes !

5/21/2015 #27
Griseldis

Tu as décidé de montrer Levi humain et de le faire craquer, et pourquoi pas, même si je pense qu'avant cette colère qui s'exprime sans pudeur d'abord devant Erwin (et déjà je trouve ça limite, Erwin) mais en plus devant Eren (je pense que si j'aurais imaginé quelqu'un, ça aurait été Hange), j'aurais imaginé la lassitude.

La colère demande de la force et vu son état, j'aurais cru qu'il n'en avait plus. La colère c'est encore se rebeller, se battre. Le suicide que tu évoques plus tard, c'est juste le renoncement.

Levi qui s'endort face à Eren, je déteste. On sait que Levi dort trois heures par nuit donc vraiment, le voir s'endormir comme ça d'un coup… S'il avait été ivre ou je ne sais pas, mais juste pour un câlin. Vraiment bizarre.

Même chose pour le côté « porter comme une princesse », Eren est plus grand que Levi mais on ne porte pas un homme comme ça si facilement. Levi reste lourd malgré tout. Et puis il y a une limite entre somnoler et plonger dans l'inconscience à tel point qu'on ne se rend pas compte qu'on se fait porter.

Je trouve Erwin très OOC. Erwin, qu'on décide que c'est un connard glacial ou un bisounours qui fait juste semblant d'être un glaçon, ça me va mais ce qu'il est de toutes manières, c'est un manipulateur de première parce qu'il connait la nature humaine. Levi ne peut pas être la première personne à craquer et dans ce cas-là, ordonner de tenir ne sert à rien. Il faut consoler.

Sa première réaction est vraiment incompréhensible alors que la seconde est effectivement beaucoup plus logique. Cela dit, Levi allant chercher ce genre de réconfort près d'Erwin j'ai du mal. Parce que les morts de Levi, ils sont déjà sur la conscience d'Erwin en plus de beaucoup d'autres (sauf si on est dans l'optique connard glacial, qui je le répète, me va aussi) mais ce n'est sûrement pas un détail qu'il laisse connaître à Levi.

Eren est Eren, peut-être un peu trop entreprenant et tendre (il est encore très jeune et Levi l'impressionne beaucoup, mais ça me choque toujours moins qu'Erwin gérant d'abord si mal Levi.)

J'ai été interpellé par le « cent, deux cents » parce que déjà si ça pèse tellement, ça m'étonnerait qu'il ne connaisse pas le nombre précis et de plus il n'y a que trois cents soldats dans les Bataillons. Les expéditions ne sont pas si nombreuses (57ème, on ne sait pas si ça correspond à si c'est depuis qu'Erwin est commandant, mais j'ai un doute parce que ça en ferait quasiment une par mois et justement, ils apprennent que la 57ème aura lieu dans un mois donc ce n'est pas du tout quelque chose de régulier) et les nouvelles recrues qui souhaitent intégrer les Bataillons non plus. Je crois que c'est Dita qui demande à Eren si des gens voulaient rejoindre les Bataillons donc on peut se dire qu'il y a certains districts qui n'en envoient pas certaines années.

Le style est bon, même s'il y a parfois des répétitions surtout au début, qui rendent la chose un peu lourde mais tu veux peut-être justement insister sur le poids de tous ces morts et donc c'est un choix parfaitement compréhensible.

Par exemple : « Bien qu'il ne le montrait pas, il en était conscient, bien trop conscient. » je trouve que ces deux « bien » sont un peu redondants. Même chose un peu plus loin, « Le garçon titan lâcha ce qu'il tenait et se précipita vers son supérieur, avant de s'arrêter brusquement à quelques mètres, de peur de précipiter sa chute. » où il y a deux fois précipiter alors que tu aurais aisément pu en remplacer un.

Tu oscilles entre le style oral et écrit, au début je croyais que ça allait être un point de vue de Levi mais finalement c'est un point de vue omniscient et donc certaines tournures un peu « orales » choquent. Le « Heichou » me casse les pieds parce que je lis une fic en français, j'aime lire une fic en français mais c'est un sentiment purement arbitraire.

Finalement, la ponctuation que tu négliges dans les dialogues. Il faut un point pour finir les phrases, à moins qu'il y ait un verbe d'action et dans ce cas-là, le point se transforme en virgule et le verbe ne prendra pas de majuscule (si c'est un point d'interrogation ou d'exclamation, il n'y a pas de majuscule non plus.)

Voici une liste de ce que j'ai remarqué. Ce n'est certainement pas une correction, je n'ai pas relu ton histoire, c'est juste ce qui m'a interpellée. Tu prends et tu jettes ce que tu veux.

Résumé :

parce qu'on en a tout simplement pas la force = donc ici c'est bien sûr un langage oral. Ce qui est parfaitement valide, j'insiste lourdement. Mais comme plus tard, tu utilises un style plus littéraire, la transition m'a étonnée. Ce serait « parce que l'on n'en a tout simplement pas la force. » Ce qui n'est pas particulièrement léger, je te l'accorde.

Note d'auteur :

il m'a parut évident = paru

ce qui m'a inspiré = inspirée

Histoire :

C'était lui qui les avait porté = portés

Bien qu'il ne le montrait pas = Je suis à peu près sûre qu'après bien que, c'est un subjonctif. Donc qu'il ne le montre pas ou montrât pas selon si c'est une vérité absolue ou pas. Je ne peux pas t'expliquer cette règle, je ne l'ai jamais comprise.

Evidemment qu'il = langage oral

Il n'en était rendu compte = Il s'en était rendu compte

Faire autrement aurait été injure à sa propre réputation = aurait été une injure. Et vraiment ? Ça compte à ses yeux, à ce stade-là ? Certes tu précises après que c'est secondaire mais je trouve ça surprenant.

Deux cent = deux cents. Plus tard, tu emploieras deux-cents, la graphie de 1990. Choisis-en une.

personne ne pouvait affirmer qu'elles étaient tous utiles =je suppose que c'est toutes utiles mais je n'ai pas trop compris cette phrase.

mais si on parvenait à la réveiller, pour sûr = À nouveau ce langage oral, qui me plaît beaucoup, hein. Mais comme après tu penses sans transition au point de vue d'Erwin, ça fait très étrange.

Erwin ne pouvait pas se plaindre, il avait déjà fait des progrès : il n'entrait plus en trombe ! = Rien. Juste que j'ai rigolé en lisant cette phrase :p

Levi tendis = tendit

« Je vois. En gros, rien de nouveau » Fit = de nouveau, » fit (je te le mets-là, hein, mais je ne te le ferai pas remarquer à chaque fois, c'est un oubli récurrent.)

« Je n'y arrive pas, en effet » = en effet, je trouve que ça va à Levi comme un tutu à un titan. (Hange, ce n'était pas une suggestion) Après ce discours oral, ça fait bizarre. Et il manque le point.

Ses lèvres se mouvaient sans qu'il ne le demande = généralement c'est qu'il le veuille, mais demander va aussi. C'est juste une impression.

« …Atteindre mes limites » = comme il finit sa phrase précédente, je crois que la majuscule est inutile.

« J'ai encore besoin de toi. Tu es fort, tu dois pouvoir prendre sur toi/ » = Alors le /, je sais pas du tout à quoi ça correspond. Il revient plusieurs fois.

Il avait perdu son sang froid = sang-froid

Et ses mains, que dis-je = j'ai vraiment été très surprise par ce « que dis-je ». Ce n'est pas du tout une faute, c'est juste une remarque. Je ne m'attendais pas à ce que tu t'adresses au lecteur.

puisque tu en a décidé ainsi = à nouveau, je trouve que ça ne va pas trop à Levi. Cela dit, c'est bien sûr mon impression et MA vision de Levi.

le balais = le balai

donna des frissons au Jäger = Compliqué, ce au Jäger. Déjà, je ne comprends pas pourquoi au mais surtout je ne comprends pas pourquoi Jäger. Tu n'es pas en point de vue de Levi.

L'homme le plus puissant e l'Humanité (1) = de l'Humanité. Au passage je te signale que tu as mis deux notes mais qu'elles n'apparaissent nulle part.

qu'il admirait, ne pouvait pas se lamenter sur son sort, alors que c'était lui-même qui lui avait apprit à être plus fort. = lui-même se réfèrerait à Eren, pour Levi c'est juste « lui » et appris et non apprit.

La rapidité avec la quelle = laquelle

deux-cent = donc c'est deux-cents et comme je t'ai dit plus haut, décide-toi pour une des deux orthographes.

ceux bleu nuit écarquillés (2) = Tu me diras que certaines nuances de bleu nuit sont grisées mais malgré tout bleu pour Levi ça m'a choquée.

Plus que les accusations qu'il se portait, plus que le fait qu'il lui ait ouvert son cœur, il sut ce que ressentait vraiment le plus âgé son indifférence et son dédain n'étaient qu'un masque. = je n'ai pas compris cette phrase. Plus que les accusations, plus que le fait qu'il lui ait ouvert son cœur… Quoi ? Plus que ça quoi ?

qu'infimement = néologisme qui n'est pas encore reconnu

Eren se décide à se relever = en fait, je n'ai pas compris pourquoi Eren se relevait parce que je n'ai pas suivi le moment où il s'asseyait.

Comme je te dis, ce n'est pas vraiment une correction, et je ne laisserais jamais une review pareille parce qu'une grande partie de ce que je dis est totalement subjectif.

Pour la suite, je ne sais absolument pas ce que tu prévois et ça peut sembler étonnant mais perso, je n'ai pas tellement envie d'une romance, même EruRi, parce que ce que tu vas coller dans les pattes de Levi, apparemment une dépression grosse comme une montagne, il va être assez occupé pour que le cœur soit vraiment secondaire.

Tant qu'elle te plaît, continue à poster puisque c'est ton histoire et c'est d'abord à toi qu'elle doit plaire. Et je ne trouve pas que ce soit de la merde, c'est bien les personnages qui craquent. C'est angst, et avec SnK ça peut virer très très mal, mais je trouve que quand même c'est une chouette idée :) J'aime le angst. Ça me fait souffrir d'en lire, mais j'aime quand même.

5/22/2015 . Edited 5/28/2015 #28
Neechu

A mon tour, même si mes remarques seront bien fadasses face au pavé de Grise je pense '

D'ailleurs, je suis d'accord avec elle (et non, ce n'est pas que de la flemmardise, aha).

Il faut déjà tenir compte d'un fait absolument personnel : je ne lis pas des histoires qui ne prennent pas en compte les derniers chapitres. Enfin, en général, parce qu'à partir de ce moment là, j'ai mes signaux vitaux qui s'activent en mode "ha mais non, on sait que c'est pas çaaa" et ça me déroute énormément dans ma lecture et floute un peu (complètement, même) mon jugement. Du coup ma vision des choses est totalement différentes et ne correspond absolument pas et je ne me le cache pas : je n'arrive pas à prendre du recul. (J'essaye hein, mais je n'y arrive vraiment pas et c'est frustrant...)

Eeet donc, c'est inévitable et j'ai du mal à m'attacher à ce Levi qui est bien loin de l'image que je m'en fais. Pas à ce stade de l'histoire en tout cas... En tout cas une chose est sûre : Levi n'est pas un homme aussi froid qu'il n'y parait. Il aime ses troupes et cela ne peut que l'affecter, mais (pour moi) cela n'attise que son envie de vaincre les titans.

Par contre j'aime beaucoup le fait que tu ne prévois pas de pairings car en effet, cela risquerait un peu de casser l'ambiance et le récit je pense.

Et zut, j'ai vraiment pas grand chose à dire en plus après tout ce qu'à dit Grise, en fait ! (Je ne suis absolument pas douée pour faire ce genre de choses, faut le dire !) J'espère néanmoins que mon avis t'aura guidé un peu. (Ce dont je doute en fait... Oui, je suis une fondatrice indigne u_u.. Noooooon ne faites pas de mal à mes pinguuuuus !)

5/22/2015 #29
Nataku Makuraka

Merci pour vos conseils et d'avoir prit le temps de lire :D !

Bon, je vais pas m'éterniser, mais j'aimerais répondre à certaines notes :

- Pour ce qui est de l'état de Levi, je dois l'avouer, j'ai un peu tatôné. Et je me rends compte que je n'ai peut-être pas assez attendu avant de la poster.

- Merci pour l'info sur le nombre de morts, j'y ai vraiment pas pensé x).

- L'oscillation entre les styles n'est absolument pas voulu, j'ai juste parfois un peu e mal à gérer.

- Pour ce qui est de la ponctuation, n'ayant jamais prit de cours dessus, je ne savais même pas qu'il y avait des règles XwX

- Pour les yeux bleu nuit, je voulais laisser une note parce que j'ai bien observé l'OAV d'ACWNR et je les ai clairement vu bleus.

- Infimement, je sais que ça existe pas mais ça sonnait bien, et puis j'ai pas trouvé de mot correspondant au sens que je cherchais.

- Il n'y aura pas de romance à proprement parlé, mais des sentiments à sens unique, mais bon je vais pas spoiler.

- Le / indique une phrase interrompue, cela me paraissais mieux que trois points de suspension, mais à vrai dire je sais pas si ça existe dans la langue française x).

-Neechu, tu risque de vouloir me tuer mais....J'ai pas lu le manga. Je sais je sais je suis pas digne d'être fan d'SnK mais croyez-moi c'est pas ma faute ! Vu ma connexion déplorable et mon budget bien trop maigre pour m'acheter les tomes, j'ai pas pu. Mais je compte tout faire pour le lire cet été et j'espère qu'après tu pourra lire mes fics sans problème :D !

Encore merci. J'hésite par contre à la réécrire ou à juste corriger les fautes,et j'aii eu un tit quart d'heure de déprime (pas que je m'attendais à la palme d'or, mais je pensais pas faire autant de fautes. Et pis Erwin OOC, j'ai honte...) mais je prends vos avis avec plaisir et vais m'en servir pour m'améloirer ! Et vous allez voir de quoi je suis capable moi !!

5/28/2015 #30
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