Se présenter et papoter
Forum francophone - Venez ici pour vous présenter ! Juste en dessous, vous pourrez papoter en toute liberté.
New Follow Forum Follow Topic
« Prev Page 1 .. 2 3 4 5 6 .. Last Next »
Basmoka

Je voudrais aussi revenir sur ce qu'a dit Ladypop (je vais un peu digresser, mais tant pis) : « Dire que les femmes sont mieux que les hommes, je trouve, c'est faire preuve d'étroitesse d'esprit... Un peu comme les communautés gays qui se plaignent des hétéro (et vice-versa). »

Je commencerai en disant que les « gays qui se plaignent des hétéros » ne se jugent pas meilleurs qu'eux, et que plus généralement ils se plaignent de la société, pas des hétéros qui la composent pris individuellement (hormis ceux qui sont homophobes, bien entendu).

Souvent (je ne dis pas que c'est ton cas, je n'en sais rien) les gens qui mettent en avant une supposée « hétérophobie » des homos le font parce qu'ils ne comprennent pas à quel point la discrimination homophobe est réelle à l'heure actuelle. On ne se plaint pas « dans le vent », on le fait parce qu'on a des raisons.

En vrac (en France) : on ne peut pas se marier. Si on a une famille, le parent non-biologique n'est pas reconnu, n'a aucun droit sur les enfants qu'il contribue à élever, peut se retrouver dans des situations intenables en cas de séparation/décès de l'autre parent. On se fait (pas systématiquement, mais ce n'est pas rare) maltraiter à l'école/collège/lycée(/études supérieures ?). On peut être contraint de rester dans le placard pour ne pas être discriminé sur son lieu de travail (suppression des primes, licenciement, accusation de pédophilie (!!!)). Quand on est un jeune homo/bi on a 13 fois plus de risques de faire une tentative de suicide que quand on est un jeune hétéro. On peut se faire tabasser en pleine rue parce qu'on « tient la main de la mauvaise personne » (chaque année j'ai vent d'au moins deux ou trois histoires comme ça en France, sans compter ceux et celles, nombreux, qui ne témoignent pas). On peut se faire jeter de chez soi après avoir fait son coming out (quelques associations tentent d'accueillir ces jeunes mis à la rue, mais elles ne sont pas suffisantes pour prendre en charge tout le monde). Certains politiciens (oui, en France, en 2011 !!!) comparent homosexualité et maladie mentale/zoophilie/pédophilie et pourtant ils sont toujours à leur poste...

A l'étranger : des viols correctifs pratiqués sur des lesbiennes* (dans certains pays ça prend des proportions folles : 520 connus par an, en Afrique du Sud), des assassinats, parfois encouragés/organisés par l'Etat.

Alors, oui, on se plaint. Peut-être que parfois, on est grognon pour « rien », peut-être que parfois on prend la mouche pour pas grand-chose... mais faut voir le contexte !

Après, peut-être que j'ai compris la phrase de travers, mais au cas où je préfère rappeler où on en est en matière d'égalité homo/hétéro. De la même manière, j'aurais ronchonné si tu avais écrit « Un peu comme les Noirs qui se plaignent des Blancs (et vice-versa) », parce que je trouve ce genre de propos limites. J'ai l'impression que ça cherche à minimaliser les discriminations qu'on peut subir lorsqu'on est homo/bi (ou bien noirs, handicapés, musulmans, etc. -- je ne cherche pas à hiérarchiser les discriminations).

* à relier avec les questions féministes d'ailleurs puisque l'idée derrière ces viols c'est qu'une femme ne peut pas/n'a pas le droit de vivre sans homme

3/21/2011 #61
Alixe

Basmoka, tout ce que tu relates plus haut est malheureusement vrai, mais cela ne retire pas le fait que les communautés gays sont... communautaires. Par exemple, il est difficile de trouver des associations ou activités qui soient à la fois pour les gays et les lesbiennes. Normalement, c'est l'un ou l'autre. Celles qui sont ouverts aux amis hétéros des membres sont rares aussi.

Le fait d'appartenir à une minorité ou un groupe discriminé ne supprime pas l'intolérance, le racisme, le sexisme. Le pourcentage est le même partout, malheureusement. (Cela n'excuse en aucune façon les brimades dont ils font l'objet, je dis juste ça pour éviter une vision trop manichéenne).

3/21/2011 #62
xD Mini xD

Alixe, je trouve cela une bonne chose de laisser tes enfants choisir leurs activités en fonction de ce qu'ils aiment et non Filles/Garçon :)

En parlant des inégalités dans les Métiers, j'en ai parlé ce matin en Philo. C'est notre nouveau thème en philo Différence/Inégalités. J'aime bien :P

Basmoka, ce que tu dis est vrai (même si je ne m'y connais pas beaucoup :D)

3/25/2011 #63
stah

Bon bah je déterre alors ^^

J'ai lu en diagonale mais j'ai à peu près cerné les différents points de vue du topic. J'irais dans le sens de beaucoup concernant l'identité sexuelle aujourd'hui, qui n'est rien d'autre qu'une image construite socialement sur laquelle beaucoup se basent pour répondre à des questions du genre "qu'est-ce qu'être une femme", etc. question que je trouve parfois très limite d'ailleurs, puisque je ne vois personnellement pas comment délimiter une identité sexuelle d'une autre, être garçon ou fille, je considère ça comme une question purement naturelle qui n'aura aucune incidence morale a priori.

D'ailleurs, je sais pas si vous avez vu Tomboy, mais le choix du mot anglais (qui en français signifie "garçon manqué") résulte d'une pensée très juste de la réalisatrice : "garçon manqué", c'est péjoratif, avec un fond de mépris derrière. On a beau dire, dans les relations familiales, un enfant garçon qui ira plus vers des activités "féminines" et vice-versa est souvent mal perçu, plus ou moins violemment. Ca s'accompagne de "faut s'habiller comme une fille/garçon", bla bla bla.

Et les remarques de Basmoka sont justes : on estime souvent qu'une femme a besoin d'un homme pour s'épanouir dans sa vie sexuelle et sentimentale, presque inconsciemment, c'est un schéma (moins ancré de nos jours) qui reste présent. On peut ajouter que l'homo est considéré, dans les plus basses insultes, comme une sorte de réalisation des prétendus défauts féminins, et devient un homme rabaissé à une autre condition, tandis qu'une femme lesbienne sera elle rapidement cataloguée comme fantasme, très vite sexualisée en fait. Je ne parlerai pas des bi qui, en échappant à ce système double (homo/hétéro), sont généralement pas tellement compris, autant parmis les homo que les hétéro.

Je pense aussi à la transexualité, le sujet attire déjà beaucoup plus de gêne, comme si changer de sexe était honteux, comme un rabaissement ou je ne sais quoi... C'est toujours en lien avec une lecture très finaliste des choses : on naît femme, on est femme/ on naît homme, on est homme. Cette interprétation de l'homme et de la nature est quand même à la base d'énormément d'ignominies : anti-avortement, homophobie, sexisme, insultes vis-à-vis d'handicapés, etc etc.

5/11/2011 #64
Oceanna

Il y a un très bon bouquin sur la transexualité pour ado "La face cachée de Luna". Un bon moyen d'aborder le sujet.

En parlant de ça, j'étais tombé récemment sur un article du Monde sur l'hermaphrodisme - http://www.lemonde.fr/week-end/article/2011/04/22/fille-ou-garcon-non-intersexue_1511136_1477893.html

Bref, ça n'a pas vraiment de rapport avec ce que tu as dit, Saah (quoiqu'il faut que j'aille voir Tomboy au cinéma), sauf pour affirmer encore et encore qu'il n'y a de différence quasi que génétique/physionomique entre homme et femme et que même un propos comme "tu es bien une fille" ou "c'est bien un truc de mec" a tendance à me hérisser assez facilement. Qu'on en ait besoin pour construire son identité personnelle, je le comprends (et c'est pourquoi je ne relève pas), mais ces cases m'énervent.

(Mais pour l'histoire drôle : à quatorze ans, mon petit frère à voulu se faire pousser les cheveux. J'ai donc eu droit à un cortège de "ton frère va devenir homo -Ah bon, pourquoi ? -Il se laisse pousser les cheveux !"... Et deux/trois ans plus tard, il y a eu la mode baba cool et cheveux long u.u)

5/11/2011 #65
stah

(Je conseille Tomboy qui est un excellent film, en particulier parce qu'il ne porte aucun message - si ce n'est dans le titre, message purement de justesse langagière - et parce qu'il est... beau ^^)

Qu'on en ait besoin pour construire son identité personnelle, je le comprends (et c'est pourquoi je ne relève pas), mais ces cases m'énervent.

Voilà, la nuance est là, pour construire une identité personnelle ok, mais porter une image et vouloir l'imposer, c'est autre chose.

(Mais pour l'histoire drôle : à quatorze ans, mon petit frère à voulu se faire pousser les cheveux. J'ai donc eu droit à un cortège de "ton frère va devenir homo -Ah bon, pourquoi ? -Il se laisse pousser les cheveux !"... Et deux/trois ans plus tard, il y a eu la mode baba cool et cheveux long u.u)

Ha ha comme quoi ^^

5/11/2011 #66
Shiriliz

J'ai vu que pas mal d'entre vous se considéraient comme garçon manqué. Bon je ne sais pas l'âge que vous avez, mais je pense pour la plupart que vous êtes encore toute jeunette. La phase garçon manqué, on y passe toute. Certaines s'y attardent plus que d'autres. Pour ma part elle a duré jusq'au début de mes études. Je pense que c'est une évolution de la confiance en soi. En tout cas si on m'avait il y a 5/6 ans que je me baladerai en jupette et petites ballerine aujourd'hui je lui aurai ris au nez, parce qu'a l'époque je détestais montrer mes jambes et donc me mettre en jupe. Entre temps, j'ai grandi, je suis tombée amoureuse... Et sinceremment je pense qu'il n'y pas mieux que tomber amoureuse pour enfin avoir confiance en soi. Petit à petit je me suis mise a arrêter de mettre des baskets pour aller en cours, a la place je me suis trouver des petites tennis de ville, discrètes et élégantes, j'ai commencé à mettre des jupe en hiver avec des collants, et puis finalement j'ai fini par en mettre l'été aussi, et puis je me suis dit que les talons c'était pas si mal alors j'ai commencé à en metre... bref c'est vraiment allé en douceur, mais aujourd'hui je pense que je suis féminine sans pour autant me maquiller à outrance (juste du mascara) et mettre des mini-jupe tous les jours :)

En ce qui concerne l'égalité homme/femme dans le milieu professionnel, je dois avouer que pour ma part je suis assez chanceuse. L'édtion est un milieu très féminin, c'est pas là-bas qu'on vous demandera si vous compter tomber enceinte dans les années qui viennent. Ca dépend le secteur mais j'ia fait un stage en littérature jeunesse et la-bas c'était presque le contraire même. Faut dire que le directeur éditoriale avait... hum 5 ou 6 enfants déjà donc c'était pas lui qui allait la ramener quand une de ses éditrices tombaient enceintes :)

5/11/2011 #67
stah

Mais justement... Dans ton discours, tu établis qu'être "garçon manqué" est une "phase". Et grandir, pour toi, avoir confiance, c'est aller nécessairement vers "des petites tennis, discrètes et élégantes" etc, excuse-moi, mais cette idée, si elle a à voir avec la confiance en soi, elle ressort surtout d'une mode (sociale). Etre "féminine", c'est ça, ça, et ça, pourquoi est-ce que ça ne pourrait pas être s'habiller avec des tennis ? Etre "féminine", ça ne veut rien dire de toute façon, et surtout, il faut avant tout s'en tenir à ce qu'on veut, ce qu'on aime, si une femme aime s'habiller façon "homme", qu'importe. Cela est tout autant un signe de confiance d'ailleurs, puisque cela va à l'encontre des représentations sociales habituelles.

Il faut au moins être conscient qu'il s'agit de mode sociale sans fondement, qu'on aime s'habiller ou se comporter de telle ou telle façon.

5/11/2011 . Edited 5/11/2011 #68
Oceanna

Ben... Disons qu'être féminine, c'est s'accorder aux critères sociaux qui définissent une femme : ici, c'est le soin à l'apparence (élégance, maquillage), un certain type de vêtement (la jupe, par excellence)... Non ? Après, c'est une question de choix et de courage personnel.

5/11/2011 . Edited 5/11/2011 #69
stah

Voilà, mais dire ça, c'est bien être conscient d'un "accord aux critères sociaux", Shiriliz parle quand même d'une sorte d'évolution (psycho)logique qui veut que la femme aille vers cela. Enfin, c'est vrai que la confiance en soi dépend du regard des autres, naturellement, mais il ne faut pas jouer dans la confusion du "garçon manqué" parce que non confiante.

5/11/2011 #70
Alixe

N'empêche qu'il y a des vêtement connotés filles et d'autre connotés garçon. S'habiller en jupe mignonne - talons hauts, c'est quand même donner le message "je veux qu'on me regarde comme une fille" (tout comme être sale et mal fagoté, c'est "je me fiche de votre opinion").

Après pour moi le succès du féminisme sera quand on pourra conduire un camion en minijupe sans étonner personne. Et si on pouvait arriver à un vrai égalitarisme qui libèrerait aussi les hommes des préjugés, tant mieux, je suis avant tout pour l'égalité des droits.

5/11/2011 #71
Oceanna

Et si on pouvait arriver à un vrai égalitarisme qui libèrerait aussi les hommes des préjugés

Oh oui, parce qu'il me semble que c'est (un peu) plus acceptable d'être un garçon manqué qu'une... fille manquée (y a-t-il seulement un mot ? J'ai efféminé qui me vient mais c'est une caractéristique physique, pas une question de vêtements).

Et j'adore ton exemple ^^

5/11/2011 #72
Miss Tako

Pour moi, les hommes et les femmes seront égaux quand les hommes porteront des robes/jupes sans que personne ne puisse ne serait-ce que songer que c'est bizarre.

Parce qu'une fille qui se comporte comme un mec, les gens supportent, mais un mec qui se comporte comme une fille, ils trouvent ça dégradant.

-_-

En gros, ils pensent que c'est dégradant d'être une fille...

5/11/2011 #73
Carbo Queen

Je débarque tout juste sur ce forum, mais j'aimerai m'immiscer dans votre conversation que je trouve très intéressante !

Auparavant, les mouvement féministes exigeaient que les femmes puissent s'habiller comme les hommes et donc porter des pantalons (j'ai appris qu'il existe toujours une loi, jamais abrogée, qui exige que les femmes demandent une autorisation de travestissement pour pouvoir porter un pantalon).

Aujourd'hui, on voit le mouvement s'inverser. Dans certains quartiers des banlieues 'chaudes', on exige des filles (je ne sais pas pourquoi on ne parle jamais de femmes mais toujours de filles dans ce genre de discours) qu'elles s'habillent en survêtement plus ou moins informe, car des habits féminins seraient provocateurs, voire pour les pires 'une invitation au viol'. Vous avez peut-être vu le film 'La journée de la jupe', qui reprend très bien cette problématique. Bref, dans ces quartiers, lutter pour l'égalité des femmes, ce n'est plus demander à porter des habits d'hommes, mais au contraire vouloir affirmer sa féminité.

Tout ça pour dire qu'à mes yeux, les objectifs du féminisme ne peuvent pas être défini par une comparaison entre femme et homme (être pareilles que les hommes ou différentes), il s'agirait plutôt d'obtenir la liberté de pouvoir choisir qui l'on est et comment l'on veut être vue.

C'est peut-être aussi le sens de la citation qu'a donnée Miss TakoChan à la page précédente : Les femmes qui veulent être les égales des hommes manquent sérieusement d'ambition.

Par ailleurs, concernant la question 'Voulez vous avoir des enfants' à l'entretien d'embauche, j'ai eu des conseils d'une recruteuse. Certes, c'est illégal de le demander, mais pour elle, le mieux ce n'est pas de se braquer en criant au scandale. Elle conseille plutôt de répondre :

"Bien sûr, je veux des enfants, comme tout le monde. Mais ce n'est pas ma priorité pour le moment. Beaucoup de mère continue de faire carrière, il n'y a pas de raison que je n'y arrive pas lorsque cela arrivera."

Et ce même si vous envisagez de devenir femme au foyer... C'est pas honnête mais il faut bien se nourrir et perpétuer l'espèce ! Alors tant pis pour les machos.

5/12/2011 #74
Alixe

Le fait qu'on se soit battues pour porter des pantalons et que maintenant on doive batailler pour se faire respecter en jupe est bien la preuve qu'il reste des poches de résistance "machistes", qui tente de nous culpabiliser et nous en faire baver, quoiqu'on porte !

Le pire, c'est qu'on est très privilégiées en France, alors quand on voit le chemin qui reste quand même à faire, on se dit qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond pour la moitié de l'humanité !

5/12/2011 #75
Shiriliz

En effet il y a une identité féminine. La jupe est le symbole de la féminité en matière vestimentaire. Je ne voulais pas dire non plus qu'être un garçon manqué c'est mal ou quoique se soit mais il faut avouer que plus on grandit et a fortiori quand on entre dans le monde professionnel des adultes, on rencontre de moins en moins de femmes "garçons manqués"... Après, à savoir si c'est par convention sociale ou autre... je ne pourrais pas le dire, chacun a fait son choix la-dessus.

Pour ma part, j'ajouterai aussi que je suis aussi une joueuse de World of Warcraft. Oui oui l'horrible jeu chronophage qui vous empêche d'avoir une vie sociale, je rassure c'est un cliché, je suis parfaitement épanouie dans la vie de tous les jours. Bref, voila un premier cliché évacué, le second cliché est celui que les gens qui y jouent sont des geeks et que c'est un univers très masculins. Donc, déjà, non ce n'est pas un jeu de geek, en tout cas il n'y a pas qu'eux qui y jouent. Ensuite, oui c'est un univers très masculin, et du coup pour moi c'est important de montrer que oui je joue à un jeu de mecs mais que je peux être aussi une fille féminine qui aime parler maquillage, faire du shopping etc. Pour moi c'est important dans cet univers-là de justement marquer ma différence : je peux être une fille, jouer aussi bien que des garçons ET avoir des préocupations très féminines.

Après tout cela se ressent par rapport à son propre vécu et aux confrontations auxquelles on a faire dans la vie.

5/12/2011 #76
Yebbeka

J'ai surtout l'impression que c'est les femmes les plus mesquines et qui jugent les autres femmes. Et n'oublions pas les grands parents (enfin pour mon âge c'est les grand-parents ^^") qui restent cantonnés dans les mentalités d'autrefois et qui vont juger tout ce qu'il n'y avait pas à leur époque ... patati et patata.

Il y aura toujours des pimbèches pour aller juger comment la voisine s'habille malheureusement. Et pour les grand-parents, ça finit par se lasser ou à continuer à jouer aux commères XDD

Mais c'est trop beau et trop facile de généraliser puisque à nous toutes(s) nous sommes des exemples que toutes les mentalités ne sont pas pareilles.

En tout cas, moi je veux voir des mecs en jupe parce qu'ils ont des plus belles jambes que les femmes O.O enfin quand on enlève les poils mais là encore ça peut se discuter puisque certains hommes se rasouillent ^^ (j'en ai un exemple à la maison et je dois combattre pour qu'il garde un peu de poil sur le torse TT.TT)

C'est nul la chimie, on peut pas se mettre en jupe et chaussures ouvertes pour manipuler →.← (je dis ça mais j'adore et je peste contre les filles qui se radinent en sandale et jupe alors qu'elles vont manipuler è.é elles ont pas peur de se mettre de l'acide ou de la base sur elles é.è)

Sinon, pour revenir à l'exemple de Alixe, ça existe les chauffeurs routiers en jupe \o/ ma mère conduit en short court (je veux dire qu'on voit toutes ses cuisses XDDD)

Ah et donc les jupes ne sont pas les seules qui montrent nos pattes ^^ y a les shorts aussi (muhahahahaha) donc bon ...

Hum ... je crois que j'ai plus rien à dire pour le moment XD Alors comme dit dans un célèbre film mais version française : "Je reviendrais" XDDDD

=3

5/12/2011 #77
Alixe

Le problème est essentiellement qu'on attribue arbitrairement ou historiquement certaines tâches et centre d'intérêt de manière sexuée, au lieu d'admettre que c'est une question de caractère et de goût et non de genre.

EDIT : mais non, les poils c'est pas si gênant, c'est culturel de vouloir l'épilation à tout prix !

5/12/2011 . Edited 5/12/2011 #78
Yebbeka

J'ai pas dit que je trouvais ça gênant XD j'aime bien les hommes poilus ♥ et je pleure, enfin je combats, mon chéri pour qu'il arrête avec son rasoir →.←

A moins que tu parlais du culturel pour les femmes ET les hommes ^^ alors là je suis complètement d'accord XD

5/12/2011 #79
SpringClouds

D'après moi c'est surtout un blocage historique. Si on arrête d'être hypocrite, on s'aperçoit encore qu'il y a moins d'une centaine d'année le travail était très dur et souvent dangereux. Quand l'homme devait permettre le soutien financier d'une famille, la femme devait gérer une majeure partie de l'éducation des enfants et l'entretien de l'espace habité. D'après moi, ce raisonnement a davantage des fondements pratiques et logiques que des fondements machistes inventés dans une optique de diminution de l'importance de la femme. À l'époque, il arrivait fréquemment qu'on se blesse gravement ou qu'on meure au travail, et il était davantage pertinent que ce rôle à demi-sacrificiel incombe au père plutôt qu'à la mère au moins pour assurer que, le cas échéant, un environnement stable soit fourni aux enfants.

Maintenant, qu'est-ce qui nous sépare de cette époque? Deux, trois, au mieux quatre générations? C'est vraiment peu comparé à l'échelle de l'Humanité. Les choses changent, c'est flagrant mais tout de même un peu lent. On ne peut décemment pas continuer à alimenter de telles polémiques - très actuelles - au regard du bond énorme, et sans précédent, que nos codes sociaux ont fait depuis cent ans. Alors ça sera peut-être pas pour nous, mais rien n'empêche d'ajouter sa pierre à l'édifice en élevant des enfants qui verront les choses de la façon dont vous les voyez. :)

Ceci dit, j'adore les filles, j'adore quand elles ont plein de droits, je suis peut-être d'avis de leur en donner davantage qu'aux garçons et surtout qu'elles soient plus nombreuses! Pour info j'avais lu quelque part qu'une étude avait prouvé que les pays avec le plus grand ratio de filles étaient moins sujets aux guerres et conflits que ceux avec un ratio plus faible. La classe!

6/2/2011 #80
Freia72

La femme qui travaille ou pas, au XIXe ou dans la première moitié du XXe siècle, c'était avant tout une question de moyens. Dans les milieux modestes, un seul salaire ne suffisait pas et les deux parents travaillaient. Evidemment, il y avait l'humiliation pour la femme de demander l'autorisation écrite à son mari lorsqu'elle allait travailler ailleurs que dans le commerce familial... Mes arrières grand-parents (période 1910-1935, en gros) travaillaient tous les deux et avaient 6 enfants. Le ou la plus jeune était en nourrice jusque 5 ans, les autres allaient chez les tantes plus âgées, les grand-mères en dehors des horaires de classe. Passé le certificat d'études, les enfants trouvaient une place et travaillaient aussi. Ce modèle a continué pour mes grand-mères et mes parents, mêmes s'ils n'ont pas eu autant d'enfants.

Pour les codes vestimentaires, j'ajouterai que chaque profession a ses codes. Il y a des questions de sécurité évidemment (on a toujours des cas bizarres de nenettes qui se pointent en tongs sur un échafaudage, mais bon), mais certains règlements existent encore : j'ai travaillé dans un grand musée il y a plusieurs années et nous n'avions pas le droit d'avoir de sandales. vivivi. Il y a beaucoup de non dits : on reconnait très facilement ceux qui travaillent dans un musée, ceux qui sont dans l'archéologie, ceux qui sont à l'université (je parle de milieux que je connais bien). Chacun se fond dans le moule. On s'adapte aussi en fonction de l'endroit où on va travailler : je dois parfois aller dans des entreprises très "macho" et je peux vous garantir que même en cas de canicule, j'irai en jean et avec le minimum vital de maquillage. Ok, c'est abdiquer, mais ça vaut mieux que d'en entendre des vertes et des pas mûres toute la sainte journée et d'être considérée comme incompétente parce qu'on a voulu ressembler à autre chose qu'un boudin vêtu d'un sac à patates.

6/3/2011 #81
Oceanna

Quand l'homme devait permettre le soutien financier d'une famille, la femme devait gérer une majeure partie de l'éducation des enfants et l'entretien de l'espace habité.

Oui... et non.

Il était courant que les femmes travaillent. Très courant. Dans les familles d'agriculteurs, elle ne s'occupaient de la maison que s'ils étaient assez riches. Et encore. Le travail était dur, et c'était une bonne raison pour que tout le monde se le partage... Alors certes, il devait y avoir distinction des tâches, mais bien moindre que les stéréotypes qu'on a gardé. Pourquoi on est jamais certains du nombre ? Parce qu'elles étaient comptées dans les recensements en même temps que leurs maris (le boulanger devait avoir une boulangère et ainsi de suite) ! Pour une jeune fille d'un milieu peu aisé, elle devait travailler pour se créer une dot, par exemple, au moins jusqu'au mariage (tu as entendu parler des usines-couvents ?).

Mais... Une femme se devait d'être mariée (et là, mes infos s'appliquent avec certitude au XIX - on peut me contredire pour les siècles antérieurs). Donc, comme tu le dis : l'homme devait permettre le soutient financier. D'où : si une femme travaille, c'est pour une salaire d'appoint. D'où : elle sera payée deux fois moins que le mari.

qu'il y a moins d'une centaine d'année le travail était très dur et souvent dangereux (...) et il était davantage pertinent que ce rôle à demi-sacrificiel incombe au père plutôt qu'à la mère au moins pour assurer que, le cas échéant, un environnement stable soit fourni aux enfants.

Et sais-tu les boulots qu'on refourguait aux femmes ? Ils étaient au moins aussi dangereux que ceux des hommes et causaient autant de problèmes sur la santé ! Qu'il s'agisse de travailler dans le textile (60% - voire plus - de main d'oeuvre féminine. Quelque soit la dangerosité des teintures, des fibres volantes, des métiers...), dans les fabriques d'allumette (elle enduisaient le bout des bâtons de la substance inflammable... Je crois que c'est Dickens qui relate avoir vu des femmes se prostituer plutôt qu'y travailler, parce que ça occasionnait des problèmes respiratoires et que ça déformait complètement le visage...), autre boulot dans les mines (... ok, soyons réalistes, là, c'est plus les enfants qui en bavaient u.u).

A côté de ça, beaucoup de mouvements ouvriers n'acceptaient pas de femmes en leur sein : tu comprends, comme elles étaient moins payées, elle faisaient de la concurrence déloyales... Donc elles étaient encore moins protégées en cas de problèmes !

6/3/2011 #82
tralalaire

Ah, voici un sujet fait pour moi :). Personnellement, je le revendique haut et fort je suis 100 % féministe, même si je ne tombe pas dans l'extrême. je trouve ça abérrant qu'au XXI siècle, des inégalités salariales subsistent encore et toujours. Mais plus que cela, c'est l'image que l'on a de la femme qui me choque. Cela me révulse de voir à la télévision des femmes cantonnées au rôle de bimbo et de potiches, présentes uniquement pour le "plaisir des yeux". A quand une roue de la fortune ou ce serait un charmant monsieur qui défilerait ? Auparavant, c'était la loi de la virginité qui prônait et on jetait un grand voile pudique sur le sexe, tandis qu'aujourd'hui , la femme est parfois réduite à l'état d'objet sexuel, on invite les actrices pornos sur les plateaux télé comme si elles étaient des stars, alors je vous le demande cette évolution nous a t' elle valorisées ? N'y a t 'il pas un moyen de balancer un peu moins dans les extrêmes? J'ai même pu constater la création d'un groupe sur le réseau social intitulé " toutes des salopes " (rebaptisé TDS vous pouvez constater par vous même), pourtant je suis prête à parier que ses créateurs revendiquent le statut de femme objet. De même, n'a t' on jamais dis de vous que vous étiez " bonne "? personnellement quand j'entends ça j'ai l'impression d'être réduit a une pièce de charcuterie. On a gagné de nombreux droits fondamentaux au fil des années mais on a aussi perdu des valeurs comme la galanterie. ( bien sur, pas chez tous les hommes fort heureusement !) Si on a, certes, connu une grande amélioration du statut de la femme je crois qu'il reste un grand chemin à parcourir.

Pourtant, malgré ces changements certaines idées restent très traditionalistes. Dans la tête de beaucoup de monde, le cliché de " la femme au ménage, l'homme au travail" reste valable. Pour preuve, j'ai discuté il y a peu avec une amie de ma grand mère ( certes elle fait partie de l "ancienne génération), elle a demandé à mon frère comment se passaient ses études et m'a également posé la question, avant que j'ai eu le temps de répondre elle m'a coupé l'herbe sous le pied en rétorquant " remarque, toi ce n'est pas si important si tu ne réussis pas tes études, c'est plus important pour un homme parce que c'est lui qui travaille " La formulation exacte était encore plus choquante mais le message reste le même. Les mentalités restent encore grandement à changer. Vous demanderez à un homme(encore une fois pas tous, je fais une généralités) quelles seraient pour lui les critères de la femme idéale ce seraient en premier la beauté ( la encore on est beaucoup plus exigeant de ce côté-là avec une femme) et ensuite viendraient les critères fumeux du type " qu'elle fasse le ménage et qu'elle cuisine bien" Une vraie révolution pour moi serait un jour de voir un homme vanter les mérites d'un produit ménager dans une publicité, là je dirais c'est un petit pas pour l'homme mais un grand pas contre les préjugés XD

Pour conclure, je pense que la femme a encore un rôle bien ingrat à l'heure actuelle.

8/9/2011 . Edited 8/10/2011 #83
Alixe

C'est le bon endroit, Tralalaire.

Je trouve aussi qu'après avoir fait de grand progrès grâce au féminisme (dans ma génération, les 30-40 ans, les hommes ont appris à voir les femmes travailler et à partager avec elles les travaux ménagers et l'éducation des enfants), on est actuellement en période de récession, en grande partie due à la représentation de la femme comme un objet par tout le système commercial. Non seulement on parle à la "ménagère" comme si elle était débile, mais en plus, on présente son corps pour vendre tout et rien (et encore, il parait que c'est pire en Italie). On est vraiment revenus en arrière et des fois je me dis que c'est même pire car la femme ayant quand même acquis des droits, les hommes sont moins sûrs d'eux donc plus agressifs.

Ce n'est pas ce que je vis, mais je crains bien, les filles, que vous allez y être confrontées (et vos petites sœurs encore plus).

8/9/2011 #84
Ruth Dedallime

Je voudrais vous parler de quelque chose qui a vraiment révolutionné ma vie, il y a cinq ans.

C'est la Mooncup, une coupe menstruelle, qui est une alternative aux protections hygiéniques jetables (tampons, serviettes). Car oui, on a des règles et ce n'est pas forcément la période la plus sympa du mois, mais avec une cup, ça devient des journées presque comme les autres.

Beaucoup de mes amis l'utilisent et toutes sont unanimes : "ça n'a rien à voir", "ça a changé ma vie", "on ne peut plus revenir aux tampons après", "c'est plus hygiénique", "c'est rentable", "c'est un scandale que ce ne soit pas davantage connu", etc. etc.

Alors, qu'est-ce qu'une coupe menstruelle ? C'est un réceptacle transparent ou coloré, en forme de cloche, fait de silicone médical dans la plupart des cas, terminé par une tige, qui permet de réceptionner le sang des règles de l'utilisatrice. On la positionne juste au-dessus de l'entrée du vagin (donc beaucoup moins profondément qu'un tampon) et elle se ventouse dans le vagin pour ne rien laisser passer. Si la cup est bien mise, il n'y a AUCUNE fuite. On ne la sent pas du tout, à tel point qu'il m'arrive de l'oublier... On peut la garder jusqu'à 8h-10h d'affilé sans qu'elle soit pleine. Mêmes les jours de gros flux, je peux la mettre le matin à 8h00 et la vider à 18h00 sans problèmes. Un coup d'eau, un peu de savon, je la rince et je la remets. Pour l'entretien, il suffit de la faire bouillir cinq minutes entre les cycles, histoire de la stériliser. On peut la garder 10 ans, autant dire que c'est d'une rentabilité à toute épreuve.

Est-ce que ça se met, ça s'enlève facilement ? Il faut prendre le coup de main, mais c'est rapide. On angoisse toujours un peu au début, mais ça devient vite si facile qu'on ne se pose plus aucune question au bout d'un ou deux mois.

Les avantages des cup ? C'est économique (entre 20 et 30 euros et ça vous dure 10 ans), c'est écologique (chaque femme utilise entre 10.000 et 15.000 serviettes ou tampons dans sa vie), c'est plus propre, c'est inodore, c'est plus confortable, c'est sans produits chimiques, ça ne provoque de syndrome du choc toxique... Vous n'avez plus à laisser de tampons/serviettes usagés chez vos amis (mine de rien, c'est toujours gênant), vous n'avez plus le problème de "au secours, je n'ai plus de tampons/serviettes !"...

Ca existe depuis les années 30, mais le lobby des tampons-serviettes est tellement puissant que sans Internet personne ne connaîtrait les cup.

Voici un site qui présente les cup, il y a plein de marques maintenant. Je reste fidèle à la Mooncup, mais j'ai des amies a la Lunacup et elles en disent du bien aussi : http://www.easycup.fr/ et un blog sur les coupes menstruelles : http://www.onpeutlefaire.com/guide-pratique-des-coupes-menstruelles

Je suis prête à répondre à toutes les questions à ce sujet sur ce topic et même à assurer une hotline pour toutes celles qui voudraient tenter l'expérience. Vous pouvez aussi m'envoyer un MP avec vos questions.

Pour celles qui cherchent des alternatives aux protections jetables, voici aussi un article intéressant (il parle de la cup mais aussi d'autres solutions alternatives) : http://raffa.grandmenage.info/post/2006/04/02/Rien_que_pour_les_filles___les_r%C3%A8gles_et_l_%C3%A9cologie

8/29/2011 . Edited 8/29/2011 #85
Miss Tako

ça m'a l'air pas mal! On peut acheter ça où? *fille qui s'est retrouvée chez une amie sans serviettes ou tampons*

Alalala, c'est chiant d'être une fille, je vous jure .

Les serviettes devraient être remboursées par la sécurité sociale. Et les boites de Spasfon que je m'enfile chaque mois aussi.

8/29/2011 #86
Ruth Dedallime

Ca s'achète plutôt sur Internet. Mais on peut trouver la Lunacup dans des boutiques bio à Paris. http://www.lunacopine.fr/revendeurs_lunacopine.php

Les règles paraissent nettement moins embêtantes avec une cup. J'avais des copines qui vivaient très mal leurs règles et qui maintenant se sont réconciliées avec cet aspect de leur féminité.

8/29/2011 #87
Elbereth des Neiges

Je plussoie Tako pour le Spasfon. x_x

Ruth, tu es un amour de nous avoir fait partager ça, je vais aller regarder un peu tout tes liens. (: Je crois que je t'aime. XD

8/29/2011 #88
Ruth Dedallime

De rien, Elby. C'est tellement génial les coupes menstruelles qu'on a toujours envie de faire partager l'info à toutes les filles qu'on connait !

Il parait selon certaines que les règles font moins mal avec la cup. Je suis sceptique, mais il est possible qu'on soit plus détendue avec une protection de ce type et que les crampes soient, de fait, moins fortes. C'est sans doute purement psychologique...

8/29/2011 #89
LaSilvana

Je ne connaissais pas. Merci du tuyau Ruth, ça m'a l'air fort pratique (que des avantages effectivement dans ce que tu nous dis), je vais me renseigner incéssemment sous peu !

8/31/2011 #90
« Prev Page 1 .. 2 3 4 5 6 .. Last Next »
Forum Moderators: Forum francophone SpringClouds, Wizzette, A Smiling Cat, Fof Culture, Wynhilde, Alixe
Rules:
  • Forums are not to be used to post stories.
  • All forum posts must be suitable for teens.
  • The owner and moderators of this forum are solely responsible for the content posted within this area.
  • All forum abuse must be reported to the moderators.
Membership Length: 2+ years 1 year 6+ months 1 month 2+ weeks new member